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napoléon

  • Ephéméride du 6 avril

    La grande galerie de l'évolution, musée d'histoire naturelle de Paris - Jardin des plantes

     

    1199 : Richard Coeur de Lion est tué au siège de Châlus 

    Bien conseillé par le sage et avisé Suger, qui « arrangea » ce mariage, le roi Louis VII (plus tard, père de Philippe Auguste) épousa Aliénor d'Aquitaine, alors qu'elle n'avait que quinze ans. Sans guerre et sans dépense, le roi agrandissait ainsi le royaume de la Guyenne, de la Gascogne, de la Saintonge, du Limousin, du Périgord, de l'Angoumois, de la Marche et du Poitou ! Mais la reine avait un très mauvais caractère et, surtout - la chose est avérée - était très volage : tant que Suger vécut, le couple royal résista malgré tout, mais, Suger disparu, Louis VII fit annuler son mariage en 1152, au concile de Beaugency, pour cause d'infidélité(s).

    Un mois et demi après, Aliénor se remariait avec Henri Plantagenêt, comte d'Anjou et duc de Normandie, qui devint roi d'Angleterre deux ans plus tard. Le nouveau couple fut aussi « malheureux » que le premier, mais il eut deux enfants mâles : Richard Cœur de Lion (roi d'Angleterre à la mort de son père, en 1189), preux chevalier mais piètre politique, et son cadet Jean sans Terre, lui ni preux ni politique, et qui devint roi d'Angleterre à la mort de son frère.

    Ce fut la tâche de Philippe Auguste, fils de Louis VII et de sa troisième épouse, Adèle de Champagne, que de « réparer » les conséquences désastreuses de l'annulation du magnifique « mariage aquitain » de son père, voulu et « arrangé» par Suger. 

    Il y parvint au-delà de toute espérance, puisqu'il devait quadrupler le territoire national, aucun roi n'ayant agrandi le pays comme lui. 

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    Le château de Châlus, d'où fut tirée la flèche qui tua le roi Richard 

    www.richardcoeurdelion.fr/  

    Dans notre album L'aventure France racontée par les cartes, voir les deux photos Aliénor d'Aquitaine et « La puissance des Plantagenêts » 

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  • Ephéméride du 2 avril

    Aéroplane de Clément Ader, dit avion III, 1897, Musée des Arts et Métiers. [Clément Ader né le 2 avril 1841 : voir plus loin] 
     
     
    1715 : Aux origines du Haras du Pin 

    Dès 1665, Colbert et Louis XIV créèrent l’administration des haras, afin d’y élever des étalons et de pouvoir travailler à l’amélioration des races chevalines.

    En 1714, la région de l'actuel Haras fut retenue en pour la qualité de ses pâturages et les facilités d’approvisionnement en eau.

    Le 2 avril 1715, on procéda au déménagement de l’ancien haras royal de Saint-Léger vers le Buisson d'Exmes. Enfin, le domaine du Pin fut acheté à Louis de Bechameil.

    Les bâtiments actuels (écuries et château) furent construits sous le règne de Louis XV, entre 1715 et 1730, par Pierre Le Mousseux, sur des plans de Robert de Cotte, le parc ayant été imaginé par Le Nôtre, qui y montra une fois de plus ses dons dans la création des jardins à la françaises. 

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    C'est Jean de la Varende qui a parfaitement nommé cette merveille, qui s'étend sur 1.000 hectares : « le Versailles du cheval » 

    http://www.haras-national-du-pin.com/ 

    Georges-Louis Leclerc, comte de Buffon, l'a admirablement exprimé :
     
    « La plus noble conquête que l'homme ait jamais faite est celle de ce fier et fougueux animal, qui partage avec lui les fatigues de la guerre et la gloire des combats; aussi intrépide que son maître, le cheval voit le péril et l'affronte; il se fait au bruit des armes, il l'aime, il le cherche et s'anime de la même ardeur: il partage aussi ses plaisirs; à la chasse, aux tournois, à la course, il brille, il étincelle. Mais docile autant que courageux, il ne se laisse point emporter à son feu; il sait réprimer ses mouvements. non seulement il fléchit sous la main de celui qui le guide, mais il semble consulter ses désirs, et, obéissant toujours aux impressions qu'il en reçoit, il se précipite, se modère ou s'arrête: c'est une créature qui renonce à son être pour n'exister que par la volonté d'un autre, qui sait môme la prévenir; qui par la promptitude et la précision de ses mouvements, l'exprime et l'exécute; qui sent autant qu'on le désire, et se rend autant qu'on veut; qui, se livrant sans réserve, ne se refuse à rien, sert de toutes ses forces, s'excède, et même meurt pour obéir...»

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    Le cheval tient une place éminente dans la culture et la civilisation française : en plus de celle-ci, deux autres de nos éphémérides lui rendent l'hommage qu'il mérite : l'éphéméride du 3 juin (sur l'ouverture du Musée du Cheval à Chantilly) et l'éphéméride du 20 juin (« Première présentation au public du Cadre noir »). 

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  • Ephéméride du 1er avril

    1er avril 1933 : naissance de Claude Cohen-Tannoudji, prix Nobel de physique 1997 pour ses travaux sur « le développement de méthodes pour refroidir et piéger des atomes avec des faisceaux laser ». Photo : l'ordinateur quantique 

    1328 : Avènement de Philippe VI de Valois 

    Il est le cousin de Charles IV le Bel, le dernier des Capétiens directs (voir les éphémérides des 1er et 2 février).

    Son accession sur le trône de France en 1328 découle d'un choix politique, déjà fait à la mort de Louis X le Hutin en 1316, et donc renouvelé à celle de Charles IV, afin d'éviter que la couronne ne passe dans les mains d'un étranger. Édouard III d'Angleterre, pourtant petit-fils de Philippe le Bel par sa mère, Isabelle, est donc évincé au profit du neveu de ce dernier.

    C'est le prétexte direct, sinon la cause réelle, de la Guerre de cent ans. 

    Dans notre album L'aventure France racontée par les cartes voir la photo « La France de 1180 à 1328 », c'est-à- dire de l'avènement de Philippe Auguste à la mort de Charles IV, le dernier "capétien direct".  

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    Philippe VI de Valois
     
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  • Ephéméride du 31 mars

    Palerme, de nos jours

     

    1282 : Massacre des Français à Palerme, lors des « Vêpres siciliennes » 

    Les « Vêpres siciliennes » désignent le soulèvement populaire de la Sicile contre la domination du roi français Charles d’Anjou, frère de Louis IX (futur Saint Louis), survenu le mardi de Pâques. À la suite de ce soulèvement et du massacre des Français, les Siciliens passent sous la protection du roi d’Aragon, Pierre III.

    A cette époque, l’Italie est le théâtre de la lutte entre les partisans du pape (les «Guelfes ») et ceux de l'empereur (les « Gibelins »). En 1250, l'empereur Frédéric II de Hohenstauffen, roi de Sicile et ennemi déclaré de la papauté, décède. Son fils, Conrad IV, lui succède mais ne règne que quatre ans, et meurt en 1254 :  le pape Innocent IV, suzerain nominal de la Sicile, veut profiter de la minorité de son fils Conradin pour évincer les Hohenstaufen d’Italie. Le régent de Conradin, Manfred de Hohenstauffgen, fils bâtard de Frédéric II, se proclame roi en 1258, au détriment de son neveu. Il est alors excommunié et privé de son royaume par le pape, qui investit Charles d’Anjou (frère du roi de France, Louis IX, le futur saint Louis) roi de Sicile, en 1266.

    Charles envahit le sud de la péninsule italienne et tue Manfred à la bataille de Bénévent, le 26 février 1266, mais il doit, alors, faire face par la suite aux attaques de Conradin, dorénavant assez âgé pour faire valoir ses droits. Conradin, vaincu, est fait prisonnier en1268, et décapité.

    Mais les ambitieux projets de Charles d’Anjou (une nouvelle Croisade contre les musulmans mais aussi la guerre aux Byzantins pour les contraindre à l’union religieuse avec Rome) et, surtout, les exactions des seigneurs qui entourent Charles entraînent dans l'aristocratie et les classes urbaines siciliennes un rejet des Français.

    Le roi Pierre III d’Aragon (une grande puissance maritime, à l’époque) est très intéressé par la Sicile ; de son côté, l’empereur Byzantin Michel VIII Paléologue, inquiet des visées sur l'Orient qu'entretient Charles d'Anjou, est également approché par des émissaires siciliens.

    henri ii,claude de france,francois premier,saint denis,chateaubriand,bourbons,bonaparte,napoléon,tour eiffel,saint john perseLe soulèvement des « Vêpres siciliennes » débute le 30 mars – lundi de Pâques - à Palerme et à Messine à l’heure des vêpres, au son des cloches. Le 31 mars - mardi de Pâques – lors du pèlerinage habituel des familles palermitaines de la porte Sainte-Agathe à l'église du Saint-Esprit (Santo Spirito) hors les murs, c’est l'embrasement : les Français ont-ils recherché des armes sur les jeunes gens et sur les femmes, ont-il offensé une jeune fille, ou bien des enfants - qu’ils auraient insultés - leur auraient-ils jeté des pierres ? Quel que soit la cause, difficile à établir avec certitude, l’ensemble des Français et des Italiens qui les soutiennent est massacré, au cri de « Mort aux Français ! ».

    Une seule commune ne participe pas à la rébellion, et donc au massacre des Français : celle de Sperlinga, dont le château (ci-dessous) porte encore, sur l’arc en ogive de sa première chambre, la devise gravée sur deux pierres :  

    Quod Siculis Placuit Sola Sperlinga Negavit : ce que les Siciliens ont aimé, seulement Sperlinga l’a nié 

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  • Ephéméride du 29 mars

    Le Redoutable, lancé le 29 mars 1967

     

    1796 : Charette est fusillé 

    Il avait 33 ans...           

    Dans notre album Totalitarisme ou Résistance ? Vendée, « Guerres de Géants » voir la photo Charette fusillé et les neuf photos - précédentes et suivantes - qui lui sont consacrées. 

    Pour Philippe de Villiers, Charette, c'est, tout simplement, « l'anti Robespierre » : 

    Philippe de Villiers Charette.pdf

     

    charette 1.jpg

     

    chabotterie.vendee.fr/ 

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  • Ephéméride du 21 mars

    Premier numéro de L’Action française quotidienne [21 mars 1908]

     

    1098 : Fondation de l'Abbaye de Cîteaux           

    Robert, de l'Abbaye de Molesme, avec une vingtaine de compagnons, veut en revenir à une observance plus stricte que celle qui était pratiquée dans les monastères de l'époque :

    http://www.citeaux-abbaye.com  

    http://www.citeaux.net/familia.htm    

     

    citeaux.JPG
     
    voir la photo « L'Empire de Cîteaux »      

    Pour bien mesurer l'importance que devait revêtir cette fondation : de Michel Mourre (Dictionnaire Encyclopédique d'Histoire, pages 980/981) :

    «...Cîteaux.... ne prit vraiment son essor qu'avec l'arrivée au monastère (printemps 1112) du jeune Saint Bernard, accompagné d'une trentaine de parents et d'amis...

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  • Ephéméride du 17 mars

    1956 : Mort d'Irène Joliot Curie [Prix Nobel de Médecine 1935 avec Frédéric Joliot Curie] 

    1267 : Mort de Pierre de Montreuil  

    Né vers 1200, il fut le successeur de Jean de Chelles* comme architecte de la cathédrale Notre-Dame de Paris. 

    De l’Encyclopedia Universalis :

    17 mars,françois premier,ecole des mines,pavie,conjuration d'amboise,françois ii,guise,baccalauréat,napoléon,université,lycées,facultés,joliot curie« Né vraisemblablement dans les premières années du XIIIème siècle à Montreuil-sous-Bois, l'architecte Pierre de Montreuil peut être considéré comme l'un des plus grands créateurs de ce siècle; son rôle a été décisif dans l'évolution de l'architecture rayonnante.

    Un certain nombre de textes évoquent son activité au réfectoire (1239-1244) et à la chapelle de la Vierge (1245-1255) à Saint-Germain-des-Prés. En 1247, il est cementarius (maçon) de Saint-Denis. Enfin, en 1265, il est dit maître des œuvres de la cathédrale de Paris.

    Il devait mourir peu de temps après, et il fut enterré avec sa femme dans la chapelle de la Vierge qu'il avait édifiée. Ce rare privilège suffit à souligner la très grande estime dans laquelle le tenaient ses contemporains.

    L'inscription qui courait sur la dalle, "De son vivant docteur des maçons", confirmait cette notoriété ainsi que le fait qu'il a participé aux plus grands chantiers de l'époque : Saint-Germain-des-Prés, Saint-Denis, Notre-Dame de Paris; en revanche, son rôle à la Sainte-Chapelle et au réfectoire de Saint-Martin-des-Champs n'est nullement attesté.

    On peut suivre dans ces édifices une évolution assez notable, quoique la destruction du réfectoire et de la chapelle de Saint-Germain-des-Prés, ses premières œuvres, nous empêche de prendre la mesure exacte de son génie. Il donne à l'architecture un linéarisme de plus en plus souligné : les supports montent du sol sans interruption, pour recevoir directement la retombée des ogives. Les meneaux des fenêtres hautes se poursuivent dans le triforium pour mieux lier entre eux les deux niveaux. Ce goût si particulier pour le jeu des meneaux apparaît particulièrement dans les baies des édifices qu'il construit.

    Son chef-d'œuvre est sans conteste l'élévation du bras sud de Notre-Dame de Paris dont Jean de Chelles avait posé la première pierre. Elle apparaît comme l'œuvre d'un grand dessinateur qui a cherché à mettre en valeur un jeu de lignes extrêmement simples mais très harmonieuses. L'art de cour est parvenu là à son plus haut degré de raffinement. » 

    * On sait encore moins de choses sur Jean de Chelles que sur Pierre de Montreuil : « Maître d'œuvre » du XIIIème siècle, Jean de Chelles fut un des architectes de Notre-Dame, où il commença sa « maîtrise d'œuvre » en 1258 jusqu'en 1265, date présumée de son décès. À cette date, il fut remplacé par Maître Pierre de Montreuil.

    À l'extérieur du transept sud, on peut voir une plaque datée de 1258 et signant sa maîtrise d'œuvre, puisqu'elle indique qu'il a élevé la façade nord et commencé la façade sud (vers 1250-1260). On lui doit aussi la façade nord du transept, le portail du cloître et sa rosace, le portail Saint-Étienne.

     

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    http://fr.structurae.de/persons/data/index.cfm?id=d001474  

     

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  • Ephéméride du 14 mars

    En 1913, mort d'Auguste Desgodins, missionnaire et savant linguiste, spécialiste du tibétain. Ci-dessus : le palais du Potala à Lhassa (VIIe siècle)

     

    1590 : Henri IV remporte la bataille d'Ivry 

    En lutte avec les ligueurs catholiques conduits par le duc de Mayenne (famille des Guise), il avait déjà remporté une victoire similaire à Arques, l'année précédente.

    C'est durant cette bataille qu'il prononça ces mots célèbres :  

    « Si vos cornettes vous manquent, ralliez-vous à mon panache blanc, vous le trouverez toujours au chemin de la victoire et de l'honneur. » 

    Voir le tableau de Rubens :

    http://www.artliste.com/peter-paul-rubens/henri-bataille-ivry-70.htm

     

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    Le roi Henri III - dernier des Valois - a été assassiné huit mois auparavant, alors qu'il venait de mettre le siège devant Paris avec son lointain cousin, et allié,  Henri III de Navarre, devenu, depuis le régicide, Henri IV, roi de France et de Navarre (voir l'éphéméride du 30 juillet). Depuis huit mois, Henri IV se bat pour reconquérir son royaume, dont une partie - emmenée par la fanatique Ligue catholique, alliée au roi d'Espagne - se refuse à lui et préfère la trahison à la Légitimité.
    Il faudra attendre 1598 - encore huit ans de guerre - pour que Philippe II d'Espagne - juste avant de mourir - ne reconnaisse Henri IV comme roi de France (voir l'éphéméride du 2 mai)
     

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  • Ephéméride du 26 février

    L'Arc de Triomphe de l'Étoile [Début des travaux le 26 février 1806]

     

    1725 : Naissance de Nicolas Cugnot 

    Il est le père du fardier, la première automobile 

       FARDIER 1.JPG

     
    En 1988, le lycée N.J. Cugnot a réalisé une copie du Fardier à l'échelle 1/2 avec la collaboration de l'Etablissement Régional du Matériel, le lycée Hanzelet et le lycée Loritz. 
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  • Ephéméride du 20 février

    Centre européen du volcanisme, Vulcania [ouvert le 20 février 2002]

     

    197 : Fin de la Bataille de Lyon 

    Elle a duré deux jours : les 19 et 20 février.

    Victorieux, Septime Sévère asseoit définitivement son pouvoir, en mettant en déroute les 40.000 hommes de son dernier adversaire, Clodius Albinus, légat de Bretagne, qui meurt dans l'affrontement.

    La guerre civile s'achève dans l'Empire et, pour la première fois, la famille du nouvel Empereur n'a pas d'attaches italiennes : elle vient de Leptis magna, en Libye.

     

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    Buste de Septime Sévère, 204 après Jésus Christ, musée du Louvre, Paris
     
     

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  • Ephéméride du 8 février

    La foire aux santons à Marseille

     

    1764 : Naissance de Jean-Louis Lagnel 

    Dès le XIIe siècle, on trouve de nombreuses représentations sculptées de la nativité, de l'âne, du bœuf, des rois-mages. La première mise en scène d'une crèche vivante avec des personnages et animaux, fut créée  en 1223 par saint François d'Assise (dont la mère était originaire de Tarascon), lors d'une messe de minuit à Gréccio dans la forêt des Abruzzes en Italie.

    Dès la fin du XIIIe siècle, les moines franciscains introduisent la crèche en Provence.

    Quand la révolution interdit la célébration du culte catholique, et donc la Messe de Minuit et les crèches d’église, les Marseillais résistèrent à leur façon à cette violence qui était faite à leur Foi, et L'usage se développa de monter une crèche dans chaque foyer. « La crèche » est donc, au départ, un acte de résistance au fanatisme révolutionnaire : évolution que Robespierre et sa clique étaient bien loin d’imaginer lorsqu’ils prenaient leurs mesures de déchristianisation de la France !

    Lorsque Napoléon, par calcul politique, fit la paix avec l’Eglise, par le Concordat, et que les églises rouvrirent, présentant de nouveau leurs crèches au public, l’habitude était prise, et se maintint, de « faire la crèche » aussi chez soi. La crèche familiale est, aujourd’hui, l’une des coutumes calendales (c’est-à-dire « de Noël », en provençal) les plus vivaces.

    Jean-Louis Lagnel, venait juste d’inventer les santons d'argile. Avant sa création, les santons étaient en plâtre ou en bois : c’est lui qui eut l’idée de réaliser des moules figurant ses voisins, chacun dans son métier, et ses santons furent vêtus à la manière populaire de l'époque Ces moules de plâtre permirent de faciliter la reproduction de sujets à moindre coût :  ces « santons d'un sou » permettaient en effet à chacun de posséder sa propre crèche.

    C’est en 1803, juste après la signature du Concordat, qu’eut lieu à Marseille la première Foire aux Santons et aux Crèches, sur le cours Saint-Louis, à côté de la Canebière. 

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    Moules en plâtre de Lagnel au Musée Carbonel, Marseille

    La Crèche est installée dans les maisons, au gré de chacun,  à partir du début de l'Avent, soit quatre dimanches avant la Noël. On la retire le 2 février, jour de la Présentation de Jésus au Temple : c'est alors l'Octave de la Chandeleur qui commence, aussi populaire et aussi célébré, et qui prend la suite des célébrations de la Noël, pour en marquer comme la conclusion :

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  • Ephéméride du 18 janvier

     Les Hospices de Beaune aujourd'hui

     

    1462 : Mort du Chancelier Nicolas Rolin 

    Grande figure politique de la Bourgogne et de la France du XVème siècle, il fut chancelier de Philippe le Bon, duc de Bourgogne durant 40 ans.

    Fondateur du célèbre Hospice de Beaune, il fut un homme politique clairvoyant et iintelligent : il sut gagner la confiance du duc de Bourgogne, Jean sans Peur, qui lui décerna le titre de conseiller et fit de lui son avocat au parlement de Paris. Après l'assassinat de Jean sans Peur, par des Armagnacs, en 1419, il se mit au service de Philippe le Bon, qui le nomma chancelier de Bourgogne en 1422.

    Après l'épopée de Jeanne d'Arc, Rolin jugea la cause anglaise perdue et incita Philippe le Bon à quitter la famille des Lancastre pour celle des Valois et à obtenir les faveurs de Charles VII, ce que fit Philippe le Bon lors du congrès d'Arras (1435), où le chancelier Rolin était le porte-parole du duc et de la duchesse de Bourgogne.

    C'est lui qui commanda la célébrissime Vierge du Chancelier Rolin, aujourd'hui unique oeuvre de Jan Van Eyck que possède la Louvre : 

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    Sur la fondation des Hospices de Beaune, le 4 août 1443, voir notre éhéméride du 4 août; et l'éhéméride du 1er janvier, jour où ces Hospices ont reçu leur premier patient...

     

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  • Ephéméride du 2 Janvier

    Compiègne, aujourd'hui

     

    876 : Charles le Chauve fonde la basilique Notre-Dame de Compiègne 

    Toutes proportions gardées, cette basilique (qui deviendra par la suite Saint Corneille) représentera pour les Mérovingiens ce que Saint-Denis représentait pour les Capétiens.

    Elle sera à l'origine de la ville de Compiègne, en attirant les pèlerins mais aussi en étant un centre intellectuel rayonnant avec Jean Scot Erigène qui retraduisit vers 827 les manuscrits grecs. Au XIème siècle, Roscelin, chanoine de l'abbaye, fut le maître d'Abélard...

    Il ne reste que le cloître de cette abbaye (ci dessous) : là comme ailleurs, la Révolution, qui a anéanti entre le quart et le tiers de notre Patrimoine, a accompli son oeuvre destructrice... 

    http://www.histoire-compiegne.com/shc-abbaye-saint-corneille-compiegne.asp

     

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  • Ephéméride du 20 décembre

    Le pays de Forcalquier, l'un des sièges de la cour de Provence, au temps de Raymond-Béranger

     

    1295 : Mort de Marguerite de Provence, épouse de Saint-Louis 

    Fille de Raymond-Béranger IV de Provence et de Béatrice de Savoie, elle a épousé le jeune Louis IX de France (1226-1270) en 1234, lorsqu'il avait vingt ans. Ensemble, ils ont eu 11 enfants dont l’un, Philippe III de France dit le Hardi (1245-1285), est devenu roi en lieu et place de son père après la mort de ce dernier sous les remparts de Tunis.

    Par son mariage avec le futur Saint-Louis, Marguerite fait entrer la Provence dans la sphère d'influence royale, et initie le long processus qui aboutira, en 1481, à ce qu'elle devienne française (voir l'éphéméride du 15 janvier).

    Devenue reine, elle vit également ses trois autres sœurs le devenir (elle n'eut pas de frères), et le fait mérite d'être brièvement raconté : le père de Marguerite, Raymond Bérenger IV de Provence, était l'unique fils d'Alphonse II, comte de Provence, et de Gersende, comtesse de Forcalquier, issue de la maison de Sabran. En 1209, alors que Raymond Bérenger IV avait environ douze ans, son père mourut à Palerme; son oncle, le roi Pierre II d'Aragon assura sa tutelle, mais il fut tué à la bataille de Muret, en 1213. De grands troubles s'ensuivent en Provence, pour savoir qui assurerait le pouvoir : finalement, la noblesse provençale prit le parti de Gersende de Forcalquier et, de fait, Raymond Bérenger assura solidement son pouvoir, Gersende lui cédant le comté de Forcalquier pour se retirer au monastère de Celles.

    Il se débarrassa de son rival le comte de Toulouse, également marquis de Provence, dont la famille voulait annexer la Provence, et n'hésita donc pas à soutenir la croisade contre les Albigeois : il conquit Avignon avec le roi de France Louis VIII en 1226.

    C'est lui qui fit bâtir l'église Saint Jean de Malte premier édifice gothique de Provence à Aix-en-Provence, où il est enterré...

    De son union avec Béatrice de Savoie sont issues quatre filles, qui devinrent, donc, toutes reines, Raymond Bérenger ayant suivi les sages avis de son bon conseiller, Romée de Villeneuve :

    Marguerite de Provence (1221-1295), reine de France par son mariage avec Louis IX;

    Éléonore de Provence (1223-1291), reine d'Angleterre par son mariage avec Henri III;

    Sancie de Provence (v.1225-1261), comtesse de Cornouailles par son mariage avec Richard de Cornouailles, aussi roi des Romains;

    Béatrice de Provence, à qui son père laissa la Provence en héritage lorsqu'il mourut, épousa Charles 1er d'Anjou (1227-1285), comte d'Anjou et du Maine, roi de Sicile et de Naples...

    On montre aujourd'hui, dans le pays de Forcalquier, la Ferme des Quatre Reines : singulier destin que celui de cette famille de quatre filles, à l'avenir d'abord mal assuré, et qui devait finalement se révéler si heureux. 

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    Sceau de Marguerite de Provence, femme de Louis IX, reine de France et dame d’Étampes, conservé aux Archives Nationales 

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  • Ephéméride du 4 décembre

    Charlemagne : statue équestre, au musée du Louvre

     

    4 décembre,traites de westphalie,charlemagne,pépin le bref,francs,musée du louvre,capétiens,charles quint,carolingiens,napoléon,richet,aix la chapelle771 : Charlemagne seul maître du pouvoir 

    Fils aîné de Pépin le Bref et de Berthe aux grand pieds, celui qui sera, bientôt, Charlemagne dut, à la mort de son père, partager le royaume avec son frère cadet Carloman, en 768.

    Trois ans après, celui-ci mourut, et Charles devint donc le seul roi des Francs...

     

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