Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Patrimoine, Racines, Traditions

  • Famille de France • Prince Jean : une prestigieuse illustration du patrimoine français

       

    TRAVAUX DIVERS - Largeur +.jpg« Le domaine national de Rambouillet »

    Il fut la propriété en son temps du duc de Penthièvre, petit-fils de Louis XIV et grand-père de Louis-Philippe. Il le céda à Louis XVI qui venait y chasser et en échange récupéra le domaine de Dreux pour y transférer les restes de sa famille.

    Propriété de l’Etat affectée au président de la République jusqu’en 2007, ce domaine conserve aujourd’hui un patrimoine exceptionnel notamment sa faune et sa flore, inscrit dans l’histoire des plus belles chasses d’Europe. On y préserve encore les « tirés ». Ce sont des parcelles avec des rangées de haies de petites tailles les unes à coté des autres qui apportent le gite et le couvert aux faisans. Les arbres qui les bordent permettent de contenir les oiseaux afin que ceux-ci puissent passer très haut au dessus des têtes.

    Des aménagements successifs ont permis à une forêt variée de se développer en alternance avec des plaines cultivées et une grande variété de paysages : chênaies, alignement de bouleaux, saules ou peupliers, landes de bruyères, prairies, mares. Cette biodiversité est un réservoir exceptionnel d’insectes, un conservatoire des espèces notamment le faisan commun et le cerf sika. A coté on trouve des moutons mérinos. Cet équilibre agro-sylvo-cygénétique est rare.

    Le parc est accessible. Outre le personnel agricole et forestier affecté à l’entretien, des chasseurs y sont conviés pour la régulation du gibier ou la destruction des nuisibles, des scientifiques y sont invités pour mener des études, et d’avril à octobre y sont organisés des tours en calèches pour le grand public. Cet accès contrôlé permet de préserver ce site exceptionnel.

    Un modèle du genre très rare dans le contexte d’aujourd’hui pour qu’il soit souligné. »   

    2-La-forêt-domaniale-de-Rambouillet.jpg

    3-Les-mérinos-de-la-Bergerie-Nationale.jpg 

     

    Jean de France, duc de Vendôme
    Domaine Royal de Dreux le 1er décembre 2017

    Le site officiel du Prince Jean de France

  • Premier jour de l'Avent : Crèche et... JOYEUX NOEL !

     

    La laïcité, distinction entre le spirituel et le temporel, est une notion saine, inventée par le christianisme et définie par le Christ lui-même : « Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu». La Nouvelle Religion Républicaine, au pouvoir, dévoie et dénature la laïcité en laïcisme haineux, destiné uniquement à détruire nos racines chrétiennes, celles de la France et celles de l'Europe, et à usage exclusif de l'anti-catholicisme : on souhaite un bon ramadan aux musulmans, mais on ne veut pas de nos crèches traditionnelles dans les espaces publics ! On ne veut même plus dire «Joyeux Noël ! », on dit « Joyeuses Fêtes ! »

    A Lafautearousseau nous n'avons pas de ces pudeurs de gazelle, comme dirait qui vous savez. Nous savons qui nous sommes, d'où nous venons, de qui et de quoi nous sommes les héritiers; nous savons où nous voulons aller, et où nous ne voulons pas aller.
    Voilà pourquoi, à l'approche de Noël, nous vous souhaitons à tous, sans complexe(s), un JOYEUX NOEL, en vous proposant une modeste crèche familiale, dont Morgane, la fée photographe, a su capter la poésie et la simple authenticité.

    Faisons vivre nos racines, qui, en retour, nous font vivre : les arbres qui s'élancent le plus haut vers le ciel sont ceux qui poussent leurs racines le plus profondément dans la terre (Gustave Thibon, paraphrasant Frédéric Mistral).  

    CRECHE 2.jpg

    CRECHE 3.jpg

    CRECHE 4.jpg

    CRECHE 5.jpg

    CRECHE 6.jpg

    CRECHE 7.jpg

  • Patrimoine • Notre-Dame de Paris, illuminée

     

    par Gérard Leclerc

    Pour ceux qui croient au Ciel comme pour ceux qui n'y croient pas Notre-Dame est un pur symbole de notre civilisation et de notre Histoire.  LFAR

     

    2435494823.jpg

    L’enthousiasme est unanime. La scénographie projetée sur la cathédrale Notre-Dame de Paris, à l’enseigne de « La Dame de Cœur », a obtenu plein succès, aussi bien de la part du public qui s’est pressé sur le parvis, quatre soirées durant, que de la part de la critique qui n’a pas trouvé de mots assez forts pour exprimer la splendeur du spectacle*. Ainsi Amaury Giraud écrit-il dans Le Figaro : « Le spectacle plonge le spectateur dans une rêverie féerique, à mi-chemin entre promenade narrative et initiation mystique. Car si les explications historiques sauront contenter les adultes en quête d’érudition, l’émerveillement des enfants est lui aussi garanti. La technologie est ici au service d’une poésie visuelle hors normes. » Il convient de féliciter Bruno Seillier, le directeur artistique, à qui l’on doit cette création originale et qui avait déjà fait ses preuves, notamment avec « La nuit aux Invalides ».

    Il est sans doute hasardeux de préjuger de l’effet d’un tel spectacle sur les milliers de personnes qui ont pu y accéder. (À chaque séance, on a, en quelque sorte, joué à bureau fermé. Le parvis étant comble et les organisateurs contraints de refuser d’innombrables candidatures.) Mais l’impression sur les présents était forte et les moins avertis de la dimension spirituelle ont souvent été les plus médusés par ce spectacle de lumières et de couleurs qui faisait ressortir le mystère de « la Dame de Cœur ». Il ne faut pas minimiser la puissance d’attestation spirituelle de la beauté et du témoignage qu’elle projette dans l’âme de tous ceux et de toutes celles qui en sont saisis. L’héritage que nous avons reçu de nos prédécesseurs dans la foi nous met aux prises avec l’inspiration qui a présidé à la construction d’un tel patrimoine.

    Mgr Patrick Chauvet, le recteur de la cathédrale, expliquait, ces jours-ci, que son vœu le plus cher était que les touristes qui visitent Notre-Dame deviennent des pèlerins. Une telle transformation ne peut s’opérer par la seule grâce du monument, il faut que celle-ci soit mise en valeur, explicitée dans un service d’accompagnement, qui restitue au peuple des statues et des vitraux ses références bibliques, évangéliques, ecclésiales. La scénographie constitue un moment fort de cette mission. Elle reprend, à sa façon et avec d’autres moyens, la tradition des mystères qui, au Moyen Âge se déroulaient devant les églises pour mieux faire parler la pierre. N’y a-t-il pas dans la réussite de « La Dame de Cœur » une invitation à se mobiliser pour faire de notre patrimoine religieux l’occasion d’une vaste entreprise de pédagogie spirituelle, préalable à l’évangélisation qui s’impose à notre temps ?   

    * Voir le reportage photographique de Michel Pourny

    Gérard Leclerc

  • «  Soleil cou coupé  »

     

    Par François Marcilhac

     

    3466611312.jpg

    Mandaté depuis septembre dernier par Macron pour la sauvegarde du patrimoine en péril, l’animateur de télévision Stéphane Bern souhaite faire payer l’entrée des cathédrales en France, s’inspirant, dit-il, des autres pays européens  : «  On est le seul pays où leur accès est gratuit. À Londres, l’entrée à l’abbaye de Westminster est fixée à 24 euros  !  » – oubliant de préciser qu’Anne Hidalgo, pour Notre-Dame, avait déjà eu la même idée au commencement de son mandat et qu’elle s’était alors vu opposer une fin de non-recevoir de l’archevêché de Paris. Bern, du reste, avoue qu’il ne fait que ressortir l’idée de «  la  » maire de Paris, en reprenant l’argument de celle-ci dans son entretien au Parisien du 10 novembre  : «  Une ville comme Paris n’a plus les moyens d’entretenir son patrimoine religieux.  » Ce qui est faux. Première ville touristique du monde, Paris pourrait entretenir ses églises qui participent pleinement de son attractivité et lui rapportent donc… Tout est évidemment une question de choix  : et ceux de «  Notre-Drame de Paris  », c’est de privilégier les Jeux olympiques, pour lesquels le scandaleux voyage à Lima de la délégation française en septembre – 1,5 million d’euros – annonce un gaspillage financier sans précédent  ; de subventionner des associations immigrationnistes ou LGBT ou de transformer la capitale en sanatorium festif en en chassant la voiture. Tout en laissant non seulement se délabrer ses églises, mais aussi proliférer les rats et transformer l’ancienne Ville Lumière en dernier dépotoir de France à ciel ouvert.

    L’âme de la France mise en vente

    Qu’importe les exemples étrangers, même de pays dits catholiques, comme l’Autriche, l’Italie ou l’Espagne  ? Que dans notre République laïque et obligatoire, les cathédrales et les simples églises soient encore considérées avant tout comme des lieux de prière peut paraître saugrenu aux yeux d’Anne Hidalgo ou de Stéphane Bern. Aux nôtres, c’est la réaffirmation essentielle que tout ne se vend ni ne s’achète et qu’il ne convient pas de réintroduire les marchands dans un temple… transformé en musée  !

    Pourquoi donner une telle importance à ce qui pourrait n’apparaître que comme une anecdote  ? Parce qu’elle illustre combien la victoire d’Emmanuel Macron provoque un total renversement de tous les fondements de la société française – et la Conférence des évêques de France, qui est aussitôt montée au créneau, ne s’y est pas trompée. Faire payer l’entrée des cathédrales ou des églises remarquables, c’est inverser, et donc nier, la nature même du bâtiment, en faire un monument vénérable par sa dimension historique et artistique et non plus par son caractère sacré, qui devient accessoire. On dira que la plupart des touristes visitant nos cathédrales ne sont pas croyants, ni même baptisés  ? Et alors  ? Outre que, dans la définition du touriste, n’entre pas celle de l’incroyant – en termes scolastiques on dira que le «  touriste  » n’est pas une espèce du genre «  incroyant  » –, on ne saurait réduire ce qui constitue l’âme d’un pays à des monuments d’un passé qu’on souhaiterait révolu – en l’occurrence le catholicisme comme passé religieux de la France –, et qui se visitent comme tels. Ni accepter que les «  derniers  » croyants soient, comme les derniers Peaux-Rouges d’Amérique du Nord sur leur territoire, parqués dans quelque zone de la cathédrale

    Encore réservée à la prière.

    La Macronie, c’est le règne arrogant et cynique de l’argent, devenu le critère à l’aune duquel tout est mesuré. La victoire que l’oligarchie voudrait définitive de l’avoir sur l’être. D’où la vulgarité foncière du macronisme, cet idéal matérialiste et consumériste que notre Jupiter philosophe propose à la jeunesse – devenir milliardaire –, vulgarité qu’il ne peut plus contenir à intervalles réguliers, comme si le vernis finissait pas craquer au contact de ceux dont il ressent la simple présence comme une offense à sa basse conception de la réussite calculable en termes de costards. D’où, aussi, l’instrumentalisation de tout ce qui respire l’être pour le réduire à une dimension strictement utilitariste. Vérité du «  en même temps  »  : faire d’une cathédrale en même temps un musée dont on paie l’entrée et un lieu de prière aboutit à la réduction du spirituel au culturel, puis de celui-ci à sa rentabilité touristique.

    Macron et la figure du roi

    Donner le change, pour mieux subvertir. Parce que, comme jadis Giscard, il les regarde de l’extérieur  : c’est dans les médias étrangers que Macron aime livrer sa pensée sur les Français. Et de revenir une énième fois, le mois dernier, dans un entretien à l’hebdomadaire allemand Der Spiegel, sur la prétendue verticalité dans laquelle il souhaite s’inscrire, tournant le dos à la normalité du quinquennat précédent. Mais là encore, c’est la structure sans le contenu, comme dans ce premier entretien qu’il avait donné à L’Un en juillet 2016 où le roi n’est qu’une «  figure  », et non une «  réalité effective, une personne  », comme le définit Boutang. Aux yeux de Macron, la verticalité n’est qu’une posture, dépourvue de toute transcendance véritable. Comme il le précise au Spiegel  : en France, «  l’Église catholique a marqué la société d’une empreinte verticale de haut en bas [sic] et je suis persuadé que cela [resic] persiste  ». Le phénomène du souverain ne serait donc plus qu’un marqueur de notre rapport au pouvoir à la fois intangible mais dépourvu de toute signification (comme nos cathédrales devenues musées), ce que n’avaient compris ni Sarkozy, ni surtout Hollande. Les Français en auraient besoin comme d’une poudre aux yeux symbolique qu’il faut leur jeter pour mieux leur faire admettre, sous les atours royaux, la fin du politique dans un monde devenu «  poreux  ». Et d’ajouter  : «  Non, je ne me prends pas pour un roi  ! Mais, qu’on le veuille ou non […]  : la France est un pays de monarchistes régicides. Paradoxe  : les Français veulent élire un roi, et en même temps pouvoir le renverser quand ils veulent.  » Réécriture pleine de signification des trois régicides (Henri III, Henri IV et Louis XVI), dont aucun ne fut la conséquence d’un consensus populaire. Au contraire, les deux premiers furent le fait d’illuminés armés par des conspirateurs ultra-minoritaires, le troisième ouvrit sur une guerre civile. Quant aux révolutions de 1830 et 1848, elles furent imposées par une fraction de Paris au reste de la nation.

    On l’aura compris, ce qui fascine Macron, ce n’est pas la transcendance effective du souverain, interface ou non d’une transcendance divine (le sacre des rois de France). Mais le régicide. Autrement dit la mort violente du souverain. C’est qu’il se sait condamné à prendre de court les Français, s’il veut en finir, comme c’est son projet, avec l’indépendance de la nation, définitivement, dans une Europe qui aurait réglé le problème de notre rapport prétendument régicide au souverain en s’appropriant elle-même la souveraineté.  C’est une lutte à mort qui se trouve ainsi engagée contre notre liberté et que Macron est chargé de conduire, ce qu’il fait avec prudence et détermination, par petites touches, par petites victoires successives, en s’efforçant de rendre l’Europe chaque jour plus incontournable tout en nous alignant sur l’Allemagne. Il ne flatte notre goût de l’histoire que pour mieux en faire notre passé révolu, que viendront visiter par cars entiers les touristes du monde entier – et les Français eux-mêmes, devenus touristes étrangers à leur propre pays, à leur propre civilisation. Mais il sait aussi qu’il n’y a pas loin du Capitole à la roche Tarpéienne. D’où le caractère morbide de sa fascination pour le régicide. «  Soleil cou coupé  » (Guillaume Apollinaire, «  Zones  », Alcools).   

     
  • Ephéméride du 17 octobre

    Albert Camus reçoit le Prix Nobel de Littérature (1957)

     

    1260 : Dédicace de la nouvelle cathédrale Notre-Dame de Chartres  

    La cérémonie a lieu en présence du roi Saint Louis, qui ouvre la semaine de festivités marquant l'évènement, du 17 au 24 octobre :     

    chartresvitraux1.jpg

    La rosace nord 

    http://cathedrale.chartres.free.fr/p01.htm 

    http://www.vitraux-chartres.fr/  

    Lire la suite

  • Patrimoine • Une vue à couper le souffle



    Les nouveaux jardins à la française du Château de Chambord

  • Patrimoine • Au hameau « Les Maurras », rapprochement inattendu entre sport, santé, détente et Charles Maurras !

     

    Publié le 8 avril 2017 - Actualisé le 22 juillet 2017

    Ne dit-on pas « Mens sana un corpore sano » ? : les beaux jours arrivent, et, avec eux, le désir de retrouver la nature.

    Pour les amateurs de marche à pied-randonnée, ou de VTT, savez-vous qu'il existe, dans cet endroit de Haute Provence dont sont partis, il y a bien longtemps, les ancêtres des Maurras, un circuit sport-santé ?

    Il se trouve dans la petite - mais charmante... - commune de Saint Julien le Montagnier, dans le Haut Var, commune située sur l'aire du Parc naturel régional du Verdon, à deux pas du très beau lac d'Esparron-sur-Verdon.

    En voici une très rapide présentation :  

    Circuit « Les Maurras » :

    Itinéraire en boucle. (9,485 Km) - Dénivelé : 102 mètres - Durée : environ 5 heures.

    Départ depuis l’Office de Tourisme (Parking).

    Intérêts du sentier :

    Les Paysages

    Caractéristiques de l’arrière-pays provençal, ils sont contrastés en toute saison. Vous parcourrez les plaines agricoles avec cultures céréalières, de la vigne et de la truffe pour découvrir un magnifique panorama sur le village perché de St Julien et ses moulins à vent.

    La Flore

    La végétation est encore typique des Préalpes calcaires : forêts de pins sylvestres, pins d’Alep, chênes blancs et chênes vert. garrigue provençale, flore sauvage méditerranéenne, xérophile et aromatique nous rappellent la richesse des parfums de la Provence.

    Le Patrimoine

    Les attraits paysagers et floristiques de ce circuit s’ajoutent au patrimoine rural : le lavoir des Fontettes (XIXe siècle), la fontaine et la chapelle situées à Saint-Pierre ; l’oratoire Saint-Eloi (1948), l’oratoire Saint-Denis (XIXe également), le lavoir des Phélines (1880), l’oratoire Saint-Marc. De plus, l’itinéraire du circuit permet de découvrir la Bastide Neuve, sans oublier le pont de pierre autrefois très emprunté.

    Alors, à vos vélos, à vos chaussures de marche, et... bonne randonnée ! 

    Commune de Saint Julien le Montagnier

  • Ephémeride du 19 juillet

    Dans Le Figaro du 19 juillet 1919, Jacques Bainville et Henri Massis publient un manifeste « Pour un parti de l'intelligence ». La Revue universelle verra le jour l'année suivante 

     

    1799 : Découverte de la Pierre de Rosette 

    Exhumée lors de l'expédition de Bonaparte en Egypte, et aujourd'hui exposée au British Muséum, elle est l'un des documents qui permirent à Jean-François Champollion de percer le mystère de l'écriture des anciens Egyptiens. 

    pierre de rosette.jpg
     

    Voici ce qu'en dit Jean Leclant, secrétaire perpétuel de l'Académie des inscriptions et Belles-lettres :        

    Lire la suite

  • Histoire & Patrimoine • Le réveil de Chambord

     

    823330531.jpgOn se souvient du souhait par lequel Jean-François Mattei conclut son magistral Le Regard vide, Essai sur l'épuisement de la Culture européenne (citation tirée du Philèbe, de Platon) : le vœu que nous sachions retrouver « le chemin qui conduit chez nous ».

    La beauté sauvera le monde, disait, non sans raison, Dostoïevski. Et notre dernier Grand Texte (dernier pour l'instant, pas dernier tout court) est le superbe message de Pierre Boutang à la jeunesse de France, l'incitant à ne pas aller chercher ailleurs ses modèles et son salut, mais, bien plutôt, à se replonger dans les origines de notre Histoire, de notre jeunesse française. Ce que, au fond, Jean-Paul II disait à sa façon, lorsqu'il incitait ses publics : « retrouvez les intuitions de vos origines ».

    Face à tant de laideurs dans notre société, pour une fois le service public apporte sa pierre. On le critique assez souvent, ici même, mais à chaque fois que l'on peut en tirer quelque chose de bon, nous n'hésitons pas à le signaler. Voici donc que, durant toute la deuxième semaine d'avril, le JT de 13 heures de France 2 nous a proposé un excellent feuilleton, nous ramenant à l'une des grandes époques de notre Histoire, pour nous raconter le réveil de Chambord. En l'occurrence, celui de ses magnifiques jardins à la française, dessinés sous Louis XIV et qui avaient disparu à la Révolution, comme tant d'autres merveilles - qui, elles, ne reviendront jamais.

    On a en effet décidé de restituer à l'identique cette merveille dont la Révolution nous avait privés : et c'est cette résurrection que nous raconte le feuilleton de France 2, qui se passe de tout autres commentaires. 

     


    Le réveil des jardins du château de Chambord (1/5)

     


    Feuilleton : le réveil des jardins du château de Chambord (2/5)

     


    Feuilleton : le réveil de Chambord (3/5)

     

     
    Feuilleton : le réveil de Chambord (4/5)

     


    Feuilleton : le réveil de Chambord (5/5)

  • Pâques 2017  • Pas d'articles aujourd'hui sur Lafautearousseau ... Honneur à nos racines, à nos traditions !

     

    1080883310.jpgLes racines chrétiennes de l'Europe sont sans cesse invoquées soit pour en réclamer la reconnaissance - alors qu'elles sont un fait, ccertes non exclusif mais incontestable - soit pour les nier, les refuser, ou, en réalité, pour les combattre.

    Quelles sont-elles ? Le pape Benoît XVI a médité à leur sujet dans une conférence au collège des Bernardins unanimement saluée par les invités du monde de la culture et par ses innombrables auditeurs.

    Benoît XVI ne se livre à aucune sorte d'apologétique exclusivement religieuse, encore moins sentimentaliste ou romantique, selon le goût du XIXe siècle. Il expose ce que sont concrètement, objectivement, historiquement, les racines chrétiennes de la culture européenne.  

    Les lecteurs de Lafautearousseau qui souhaiteront écouter cette conférence, en ce jour de Pâques 2017, alors même que se déroulent en France d'indignes débats, feront ce que Proust appelait une cure d'altitude mentale. Qu'ils soient croyants ou ne le soient pas.    

     

    32'35"

     Vendredi 12 septembre 2008

    Rencontre avec le monde de la culture

    Discours du pape Benoît XVI au collège des Bernardins

     

    Lire aussi ...

    Discours du pape Benoît XVI au collège des Bernardins [Texte]

  • Patrimoine • Au hameau « Les Maurras », rapprochement inattendu entre sport, santé, détente et Charles Maurras !

     

    Ne dit-on pas « Mens sana un corpore sano » ? : les beaux jours arrivent, et, avec eux, le désir de retrouver la nature.

    Pour les amateurs de marche à pied-randonnée, ou de VTT, savez-vous qu'il existe, dans cet endroit de Haute Provence dont sont partis, il y a bien longtemps, les ancêtres des Maurras, un circuit sport-santé ?

    Il se trouve dans la petite - mais charmante... - commune de Saint Julien le Montagnier, dans le Haut Var, commune située sur l'aire du Parc naturel régional du Verdon, à deux pas du très beau lac d'Esparron-sur-Verdon.

    En voici une très rapide présentation :  

    Circuit « Les Maurras » :

    Itinéraire en boucle. (9,485 Km) - Dénivelé : 102 mètres - Durée : environ 5 heures.

    Départ depuis l’Office de Tourisme (Parking).

    Intérêts du sentier :

    Les Paysages

    Caractéristiques de l’arrière-pays provençal, ils sont contrastés en toute saison. Vous parcourrez les plaines agricoles avec cultures céréalières, de la vigne et de la truffe pour découvrir un magnifique panorama sur le village perché de St Julien et ses moulins à vent.

    La Flore

    La végétation est encore typique des Préalpes calcaires : forêts de pins sylvestres, pins d’Alep, chênes blancs et chênes vert. garrigue provençale, flore sauvage méditerranéenne, xérophile et aromatique nous rappellent la richesse des parfums de la Provence.

    Le Patrimoine

    Les attraits paysagers et floristiques de ce circuit s’ajoutent au patrimoine rural : le lavoir des Fontettes (XIXe siècle), la fontaine et la chapelle situées à Saint-Pierre ; l’oratoire Saint-Eloi (1948), l’oratoire Saint-Denis (XIXe également), le lavoir des Phélines (1880), l’oratoire Saint-Marc. De plus, l’itinéraire du circuit permet de découvrir la Bastide Neuve, sans oublier le pont de pierre autrefois très emprunté.

    Alors, à vos vélos, à vos chaussures de marche, et... bonne randonnée ! 

    Commune de Saint Julien le Montagnier

  • Racines & Traditions • Du 8 au 17 avril 2017, Perpignan vit au rythme de la Semaine Sainte

     

    Comme chaque année, la semaine sainte est l’un des temps forts de la vie perpignanaise.  

    L’originalité de la Semaine Sainte se situe dans le mode d’expression d’une ferveur à la fois intime et spectaculaire, mais aussi dans le rituel spécifique qui entoure la procession de la Sanch, point d’orgue de la semaine. Les traditions ont su garder ici une réelle authenticité. 

    La ferveur d’aujourd’hui n’a d’égale que celle d’hier. Tout ce qui touche au cérémonial des fêtes de la semaine Sainte et de la Passion est prévu, réglé avec minutie depuis des siècles. 

    De nombreuses animations sont organisées tout au long de cette semaine. Des expositions, des visites guidées thématiques… et les deux temps fort de la semaine : la Semaine Sainte et le festival de musique sacrée. 

    Vibrez avec la procession de la Sanch – Vendredi 14 avril 2017

    Un patrimoine culturel et religieux immatériel d’une longévité exceptionnelle.

    Six siècles de traditions et de recueillement se donnent à voir dans les rues et dans les églises restaurées de la ville.

    Agnostique, curieux ou réellement croyant, le public ne reste jamais insensible à la ferveur de cette manifestation populaire de la foi en Catalogne.

    Prières, psalmodies, recueillement. La foule est là, massée, silencieuse. Les pénitents avancent, chancelants sous les fardeaux des péchés du monde. Avec leurs longues capuches pointant vers le ciel, les pénitents s’isolent du monde derrière leurs masques de tissus. Vêtus de grandes robes noires, « les caparutxes » défilent au son de la cloche de fer du regidor rouge en tête du cortège. Portés sur leurs épaules, les lourds « misteris » relatent les différentes scènes de la Passion, entre Madone affligée et Christ crucifié. A intervalles réguliers, les pénitents s’arrêtent sous les roulements des tambours. Souvent les pieds nus, ils revivent la quête d’expiation qui animait les flagellants de saint Vincent Ferrier.

    Départ de la procession à 15h de l’église Saint-Jacques.

    Plongez dans les variations du Festival de Musique Sacrée – du 4 au 15 avril 

    Au-delà de toute conviction, de toute croyance et de toute appartenance, le Festival de musique sacrée de Perpignan partira à la quête de l'harmonie, de l'unité, de l'équilibre et des justes proportions. Laissons-nous entraîner dans un monde musical empli de spiritualité, de transcendance, et de tout ce qui conduit à des relations apaisées en contrepoint de notre monde dysharmonique.  

    Pour ce nouveau voyage musical au thème évocateur, le festival s’installera au Couvent des Dominicains, un lieu emblématique du patrimoine de Perpignan. L’église et le patio seront tout spécialement aménagés pour proposer les concerts gratuits à 18 h 00, les concerts du soir à 21 h 00 et les rencontres avec les artistes. Dans ce cadre splendide, les soirées du festival deviendront incontournables, mêlant l’émotion, la magie, le plaisir et la convivialité.  Un lieu à découvrir dès le 6 avril, à recommander et à partager avec le plus grand nombre pour vivre de magnifiques invitations musicales. 

    A l’affiche du Festival 2017, des chefs d’œuvre de la musique sacrée par des artistes exceptionnels :  Les Musiciens du Louvre, Marc Minkowski - Le chœur Accentus, Laurence Equilbey - Ensemble Pigmalion, Raphaël Pichon - Pierre Hamon et les chanteurs d’Oiseaux - Paul Agnew, Thomas Dunford – Ensemble Canticum Novum, Emmanuel Bardon. 

    Laissez-vous conter le patrimoine catalan

    Profitez de votre séjour pour découvrir la richesse patrimoniale de Perpignan au travers des expositions et visites guidées proposées par l’Office de Tourisme. 

    La Sanch en images

    Procession de la Sanch. Copyright Office de Tourisme Perpignan1.JPG

    Procession de la Sanch. Copyright Office de Tourisme Perpignan2.JPG

    Procession de la Sanch. Copyright Office de Tourisme Perpignan3.JPG

    Procession de la sanch. Copyright Ville de Perpignan 1.JPG

    Procession de la Sanch. Copyright Ville de Perpignan.JPG

    Source des informations ...

    Cp semaine sainte à Perpignan.jpg

     

  • Patrimoine • Flèche de Saint-Denis : ce chantier peut être l'occasion d'une transmission formidable

     

    Spécialiste du patrimoine religieux, Benoît de Sagazan réagit au projet de reconstruction de la flèche nord de la basilique Saint-Denis.

    [Interview reprise partiellement sur le site de La Croix, suivie de mon commentaire] 

    La Croix : Quel est votre avis sur le projet de reconstruction de la flèche nord de la basilique de Saint-Denis ?

    Benoît de Sagazan : Personnellement, j’y suis favorable. D’abord parce que nous disposons d’une base scientifique. L’état initial de la flèche est extrêmement bien documenté. L’historien de l’art Jean-Michel Leniaud m’a convaincu à ce propos. Il ne s’agira donc pas d’un chantier à la Viollet-le-Duc où l’on interprète le monument. On ne reviendra pas à une vision rêvée de la basilique, mais à la basilique telle qu’elle a vraiment existé. La seconde raison de mon soutien est que j’apprécie, comme à Guédelon, la vision pédagogique qui accompagne ce projet. Nous avons besoin de chantiers innovants qui permettent de mieux comprendre notre patrimoine et de faire vivre la passion des Français à son égard.

    Certains défenseurs du patrimoine s’inquiètent d’un chantier qui utilisera des pierres neuves…

    B. S. : Je respecte ces confrères qui font beaucoup pour la défense du patrimoine, mais cela ne me dérange pas. Sans doute parce que j’ai une vision moins radicale du patrimoine…

    La question de la reconstruction est toujours une question sensible, et donc passionnelle. Il suffit de se souvenir des échanges qui ont entouré la reconstruction de la cathédrale de Reims, bombardée en 1914. Beaucoup ne voulaient pas reconstruire mais garder la basilique détruite comme un mausolée des souffrances infligées par l’ennemi. Aujourd’hui, qui se plaindrait de cette reconstruction ?

    À LIRE : La flèche de la basilique de Saint-Denis monte en puissance

    Ce chantier est-il une priorité alors que d’autres monuments souffrent de l’absence de crédits nécessaires à leur sauvegarde ?

    B. S. : Pour la flèche, l’idée est de financer ce projet à partir des visites de chantier. On peut donc espérer qu’il soit largement autofinancé. Cela n’enlève rien au fait que les crédits pour le patrimoine sont insuffisants en France. Pourtant, en période de crise, on a besoin de culture. Et s’il est important de défendre la création, il l’est tout autant de soutenir le patrimoine. Je voudrais néanmoins souligner que l’argument financier est un mauvais argument en matière de patrimoine. Lorsqu’on veut restaurer un monument ou une église, mon expérience est que l’on trouve toujours l’argent pour mener à bien son projet. Tous ceux qui ont voulu sauver un monument y sont arrivés, même les communes les plus pauvres. Cela peut prendre beaucoup de temps, plusieurs décennies, mais les chantiers sont menés jusqu’au bout. Pourquoi ? Parce que le patrimoine est facteur de cohésion sociale et qu’il suscite des solidarités étonnantes. On le voit aujourd’hui pour les églises de village. Quand une église va mal, ceux qui protestent le plus fort sont ceux qui n’y mettent jamais les pieds ! À partir du moment où on restaure, on fédère des personnes. Quand on démolit, au contraire, on divise…

    LIRE AUSSI : Faut-il reconstruire la flèche de la basilique Saint-Denis ?

    Êtes-vous sensible au fait que ce projet concerne un monument chrétien inscrit dans un territoire très mélangé d’un point de vue culturel et religieux ?

    B. S. : Tout à fait. Ce projet est important dans ce contexte-là. Il est d’ailleurs très sympathique que ce soit une mairie communiste qui le soutienne. Bien sûr, on peut considérer qu’il n’est pas essentiel, mais il peut être l’occasion d’une transmission formidable. Ce chantier va permettre de redonner des clés de notre histoire et les clés de la ville à toute une population privée de cette connaissance.Le patrimoine est un facteur d’intégration incroyable. On voit ce qui se passe quand les gens participent à la restauration d’une église : … Lire la suite sur Basilique de Saint-Denis : « Ce chantier peut être l’occasion d’une transmission formidable » – La Croix

    Mon commentaire

    Sur ce sujet, je sais que je n’ai pas que des alliés, y compris parmi ceux dont je partage nombre de combats patrimoniaux. mais je crois, si la promesse est tenue, que ce chantier, dont on pourra toujours discuter l’absolue nécessite, va permettre une réappropriation de la basilique par les habitants de la ville, de l’Île-de-France et de nombre de Français. Et ce, quelle que soit leur religion (c’est ce que j’ai voulu dire, sans doute maladroitement à la fin de l’intervew), la philosophie ou les origines.

    Que ce chantier nous redonne l’occasion de nous rendre à nouveau à la basilique Saint-Denis !  

    Patrimoine-en-blog- Benoît de Sagazan

  • Culture & Loisirs • Le Puy du Fou veut ouvrir en Chine et en Espagne

    La « cinéscénie », le spectacle de nuit du Puy du Fou. - Photo : Alain Moneger

     

    Le Puy du fou, une réussite à la française

    Le parc d'attractions, qui fête ses 40 ans cette année, compte ouvrir trois sites à l'étranger, à l'horizon 2027.

    A 40 ans, le Puy du Fou est en pleine forme. Avec 2,2 millions de visiteurs accueillis l'an dernier (8% de plus qu'en 2015), le parc revendique la place de numéro deux en France en termes de fréquentation, loin derrière Disneyland Paris, mais devant le Futuroscope.

    En 2016, son chiffre d'affaires a franchi la barre des 100 millions d'euros de chiffre d'affaires (+21% par rapport à 2015). «En cinq ans, le parc a doublé son chiffre d'affaires et le nombre de visiteurs a progressé de 30% en trois ans», se félicite Nicolas de Villiers, président du Puy du Fou.

    Fort de ce succès, le Puy du Fou, élu «meilleur parc du monde» en 2012 et 2014, veut accélérer hors de France. Son président annonce vouloir ouvrir trois nouvelles adresses dans le monde, d'ici 2027.

    Parcs consacrés à l'histoire de l'Espagne et de la Chine

    La première ouverture à l'étranger devrait se faire en Espagne, près de Tolède dans la région de Castille. Des discussions sont en cours avec les autorités locales. Ouverture prévue en 2021 pour ce parc, dont le thème sera consacré à l'histoire du pays. La construction doit débuter en 2019. Il représenterait un investissement de 140 millions d'euros, qui sera financé par des investisseurs.

    Parallèlement, des discussions sont en cours avec plusieurs partenaires chinois, pour exporter le Puy du Fou en Chine. «Nous serons fixés dans l'année sur la faisabilité d'un premier projet. Nous avons déjà repéré des lieux. Notre objectif est d'ouvrir un parc dans le pays, d'ici 2025», assure Nicolas de Villiers. Ce parc retracerait l'histoire de la Chine. Montant estimé du projet: 300 millions d'euros, là encore supporté par des partenaires.

    Un troisième parc, annoncé à l'horizon 2027, pourrait ouvrir soit en Chine, soit en Europe.

    Déjà des spectacles en Angleterre et au Pays-Bas

    «Des porteurs de projets -publics et privés- viennent nous voir depuis 2010, pour lancer des spectacles signés Puy du Fou, explique Nicolas de Villiers. Depuis quatre ans, nous en avons lancé un aux Pays-Bas, baptisé le Raveleijn Show, avec un partenaire hollandais. Nous avons conçu ce show, et les acteurs sont tous membres des équipes du Puy du Fou. En juillet 2016, nous avons inauguré avec un partenaire anglais, un spectacle nocturne de 8000 places assises, dans le château d'Oakland, au nord du pays. Il a affiché complet tout l'été. Nous souhaitons maintenant aller plus loin, en ouvrant de nouveaux parcs». Les ambitions en Russie, qui avaient donné lieu à un accord signé en 2014 entre Philippe de Villiers et Vladimir Poutine pour l'ouverture de deux parcs, en sont au point mort.

    Une dizaine d'autres pays ont été regardés depuis, avant que l'Espagne finisse par l'emporter.

    30 millions d'investissements cette année en France

    Le parc vendéen n'oublie pas pour autant la France. Les nouveautés de 2017 représentent un investissement record de 30 millions d'euros, destinés à financer un nouvel hôtel qui doit ouvrir en avril, deux nouveaux spectacles et deux restaurants.

    Créé en 1977, le Puy du Fou est une société par actions simplifiée (SAS), qui a deux actionnaires: deux associations de loi 1901. L'une s'occupe de la «cinéscénie» jouée par des bénévoles, l'autre protège l'incorporel (propriété intellectuelle). Depuis sa création, le parc a investi plus de 450 millions d'euros pour son développement. Les bénéfices qu'il réalise chaque année, soit «8 à 9% du chiffre d'affaires», sont tous réinvestis dans le parc. «Le Puy du Fou ne perçoit pas un centime d'argent public», insistent ses responsables.

    En plus de 3800 bénévoles, il emploie 1800 employés permanents et saisonniers. 

    Mathilde Visseyrias           

    Le Figaro, 28.02

  • Racines • Marseille, Chandeleur, Vierge noire, Navettes : la Tradition vivante, belle, joyeuse

    Après l'acte religieux, à 8 heures, l'archevêque de Marseille, Georges Pontier, bénit les navettes dans le Four des Navettes, qui maintient son activité depuis 1781, en présence du maire de la ville et des représentants des différents corps de l'Etat. Nos traditions, nos racines, ce qui constitue, sur deux mile ans, notre être profond, il ne faut pas en parler : il faut en vivre, il faut les vivre, tout simplement. C'est la meilleure et la seule réponse à apporter aux tenants du mondialisme, grand effaceur des frontières, des diversités, de ces différences qui nous enrichissent

     

    A Marseille, l’octave de la Chandeleur, c'est quelque chose ! Rappelons que ce jour - toujours le 2 février - est celui de la présentation de Jésus au Temple ; dans les maisons, on enlève donc ce jour-là les crèches que l'on a installées dès le début de l'Avent (qui commence quatre dimanches avant Noël, donc fin novembre). On les remettra dans dix mois !

    1430097718.jpgDes crèches familiales, à l'intérieur des maisons particulières (ci contre), qui, soit dit en passant, sont un héritage direct de la sinistre Révolution. Lorsque celle-ci déclencha sa persécution de tout ce qui s'opposait à elle - la Terreur... -  et notamment de l'Eglise catholique, fermant les églises et assassinant les prêtres « réfractaires », la Provence, ultra catholique et ultra royaliste, réagit d'une façon inattendue : puisqu'on nous ferme nos Eglises, et que nous ne pouvons plus voir nos crèches, qui s'y trouvent, eh ! bien, nous ferons les crèches chez nous ! se dirent les Provençaux. Le Diable porte pierre !

    Les sinistres représentants en mission de la sinistre Convention et de sa non moins sinistre Terreur n'en croyaient pas leurs yeux, quand ils arrivaient dans le Midi. L'un d'eux, Albitte - surnommé « le tigre de l'Ain » parce qu'il martyrisa aussi Lyon - fut l'un des plus féroces. Sévissant particulièrement dans le quart sud-est de la France (à Lyon, Marseille, Toulon, à l'armée des Alpes...), c'est lui qui, lors de la séance de la Convention du 17 juillet 1793 - rapportée par le Moniteur, dans lequel était notée l'intégralité de débats de l'Assemblée - brossa le tableau d'un Midi contre-révolutionnaire, le comparant à la Vendée, et se trouve ainsi directement à l'origine de l'expression Vendée du Midi, ou Vendée provençale...

    3007626652.jpgCe bref rappel historique ayant été fait, il faut reconnaître que c'est, aujourd'hui, une tradition bien vivante et bien belle que la Chandeleur (mot qui vient de chandelle, bougie - donc : lumière - pour célébrer le Christ, lumière des peuples) : il est, de plus, réellement réconfortant - en nos temps de sinistrose - de voir cette foule de jeunes scolaires (mais pas seulement) venus de tous les établissements de la cité, à cinq heures du matin (ci contre : ils se sont évidemment levés bien plus tôt, ou, pour certains, pas couchés du tout) pour assister à une messe matinale aussi recueillie que joyeuse.

    L'octave débute le 2 février, à 5h, avec la procession de la vierge Noire. Le départ du cortège est donné sur le Quai des Belges et remonte jusqu’à l’Abbaye de Saint-Victor. Les uns vont à pied, d'autres embarquent, avec la Vierge noire, sur des bateaux conduits par des élèves de l'Ecole de la Marine marchande.

    168717428.jpgQuand tout le monde est arrivé sur le parvis de l’Abbaye (ci contre), l’archevêque de Marseille, en présence du maire, procède à la bénédiction de la ville, de la mer et des cierges verts de l’abbaye, puis célèbre la Messe solennelle des fêtes de la Chandeleur. 

    À 8h, l’archevêque vient au Four des Navettes pour procéder à la bénédiction du four (ci dessous), des fameuses navettes, de ceux qui les fabriquent, de ceux qui les vendent et de ceux qui les mangent !

    Pour les non Marseillais, il faut savoir que ces navettes rappellent par leur forme (navette signifie bien sûr « petite embarcation ») les traditions orales de la venue des Saintes Maries de la Mer. Quant aux crêpes que l'on dégustera ensuite - mais, là, toute la France est concernée - il s'agit bien sûr, par leur forme ronde, de rappeler le disque solaire, le Christ étant, pour les Chrétiens, le vrai Soleil du monde. 

    Rapide reportage en images

     A partir de 3 heures du matin, on se concentre sur le Vieux-Port 

    1923747122.jpg

    701121654.jpg

     

    2992848752.jpg

     La statue de la Vierge Noire est embarquée...

    694092135.jpg

    ...direction la Basilique de Saint Victor, du Vème siècle

    149458727.jpg

    A peine débarquée, la Vierge noire est portée à l'intérieur de la Basilique : la Messe va commencer.

    1330181623.jpg

    Il est cinq heures : sous les vénérables voûtes de la basilique, noire de monde, et malgré la Révolution qui a détruit l'intégralité de l'abbaye - il n'en subsiste que l'église - la même foi depuis près de deux mille ans.

    1915280455.jpg

    La foule de jeunes scolaires