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  • Mathieu Bock-Côté chez Nicolas Demorand ... Un moment d'intelligence et de franc-parler détonnants

     

    2293089609.14.jpgIl y a pratiquement trois ans que nous avons découvert (et repris très souvent) les écrits - nombreux, foisonnants, profonds - de Mathieu Bock-Côté et sa pensée si proche de la nôtre à bien des égards. Sans-doute sur l'essentiel. 

    Mathieu Bock-Côté se défend d'être un antimoderne, encore que nous ne soyons pas très sûrs qu'il ne le soit pas. Pierre Boutang voulait « une monarchie moderne ou affrontée au monde moderne ». Mathieu Bock-Côté, dans les domaines dont il traite, nous paraît correspondre assez bien à ce double qualificatif.

    Mathieu Bock-Côté a fait bien du chemin au fil de ces trois années. Notamment en France. Son passage sur France Inter, hier matin, est un moment d'intelligence et de franc-parler détonnants chez ces parfaits tenants du dogme et de la doxa dominants. Nous nuancerions beaucoup son optimisme à l'égard d'Emmanuel Macron dont nous attendons les actes plutôt que les discours [Voir ci-dessus l'article de Jean-Baptiste Donnier]. Mais Mathieu Bock-Côté a énoncé hier matin face à Nicolas Demorand un certains nombre de ces vérités qui sauvent dont les lecteurs de Lafautearousseau ne pourront que se réjouir.  Lafautearousseau   

     

     

    Mathieu Bock-Côté

    Mathieu Bock-Côté est docteur en sociologie, chargé de cours aux HEC à Montréal et chroniqueur au Journal de Montréal et à Radio-Canada. Ses travaux portent principalement sur le multiculturalisme, les mutations de la démocratie contemporaine et la question nationale québécoise. Il est l'auteur d'Exercices politiques (VLB éditeur, 2013), de Fin de cycle: aux origines du malaise politique québécois (Boréal, 2012) de La dénationalisation tranquille (Boréal, 2007), de Le multiculturalisme comme religion politique (éd. du Cerf, 2016) et de Le Nouveau Régime (Boréal, 2017).

  • Société • « De la neige à Paris, au mois de février ! » par Éric Zemmour

     

    TRAVAUX DIVERS - Largeur +.jpgBILLET - Les intempéries de ces derniers jours ont bouleversé la vie des Français. De la neige à Paris : pouvait-on encore y croire ? « Notre époque était vraiment celle de tous les possibles et de tous les exploits », raille Éric Zemmour. [RTL 8.02]. Une satire désopilante, bourrée d'esprit, emplie de sens. Satire de la société postmoderne, idéologiquement écologiste, mais existentiellement coupée de la nature comme jamais. C'est bien clair : Zemmour est mieux qu'un réactionnaire : un antimoderne.   LFAR

     

    Résumé RTL par Éric Zemmour et Loïc Farge 

    C'était un événement inédit, un événement inouï, hors du commun. Les enfants ne l'avaient jamais vu et les plus vieux souhaitaient le revoir une dernière fois avant de mourir.

    On tapotait nerveusement sur son téléphone portable pour être sûr que la rubrique météo ne nous trompait pas. La baisse des températures nous avait bien alertés, mais on ne voulait pas y croire. Les plus méfiants avaient balayé l'information d’un revers de main.  

    Éric Zemmour

  • Réaction d'un libraire ... Alexis Chevalier : « Juger un écrivain par rapport au débat actuel est toujours un peu absurde »

     

    Le-Livre-des-commemorations-nationales-2018.jpgA la suite de la décision controversée de Mme Nyssen de retirer Charles Maurras (1868-1952) du livre des Commémorations du ministère de la Culture pour 2018, Boulevard Voltaire a recueilli la réaction d’un libraire du marché Brassens à Paris [9.02]. On l'écoutera avec intérêt après avoir lu l'article d'Hilaire de Crémiers qui précède.  LFAR • 

     

     

  • Le 15h17 pour Paris, ne le ratez pas !

     

    Par Catherine Rouvier

    Voici une intéressante et pertinente tribune de Catherine Rouvier, [Boulevard Voltaire, 11.02] sur fond d'intelligence, de subtilité et d'humour, comme à son ordinaire. Catherine Rouvier, ici, se fait moralisatrice et son commentaire de ce qui est sans-doute un très bon film dont Guilhem de Tarlé nous parlera un prochain weekend, revêt un particulier intérêt social et politique. Catherine Rouvier a participé à quelques unes de nos réunions en Provence. Et nous en gardons un très bon souvenir ...  LFAR 

     

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    Les moralistes avaient disparu. D’Ésope à La Fontaine, ils avaient utilement émaillé notre littérature européenne, car leurs fables étaient des sortes de paraboles, racontant des histoires pour mieux faire comprendre l’inconvénient d’un défaut – jalousie, orgueil, avarice, paresse, gourmandise – ou les vertus d’une qualité – courage, générosité, travail, sobriété. C’était bien commode pour les rendre sensibles aux enfants que les longs discours ennuient.

    Les enfants d’aujourd’hui ont aussi soif de fables, de contes. Et l’audiovisuel – vidéo, film – en est un vecteur apprécié d’eux et efficace.

    Clint Eastwood n’a pas hésité. Pour illustrer la vertu de courage, pas besoin d’affabuler. Le récit était fourni. Les acteurs toujours vivants. Il fallait juste rejouer, remettre en scène cette soirée du 21 août 2015 où eut lieu l’attaque du Thalys, et remonter le passé des héros de l’histoire.

    Ce faisant, il a délivré un message principal : ne pas avoir peur, combattre même un homme armé pour sauver les vies qu’il entend supprimer, mais aussi quelques autres. L’un des « guys », Anthony Sadler, est noir et se sent un peu déclassé dans l’école ou il côtoie les deux autres : rebelle, il est perpétuellement puni. Les deux autres sont également des élèves jugés difficiles par une directrice qui impute tout naturellement leur violence au fait que leurs mères les élèvent seules.

    L’une d’elles aura le courage d’envoyer son fils, Alek Skarlatos, vivre avec son père pour qu’il se heurte à son autorité. L’autre donne à son fils, Spencer Stone – le grand costaud qui attaquera le terroriste en corps-à-corps -, une éducation religieuse. Chaque soir au coucher, il dit avec ferveur la prière de saint François d’Assise « Là ou est la haine, que je mette l’amour ». Il découvrira, un jour où il vend des hamburgers à un Marine, que s’engager dans l’armée, c’est « sauver des vies ». Il est trop gros, il se prend en main et perdra quinze kilos. Et lors de ses classes, il apprendra la survie en cas d’attaque. 

    Nos trois Californiens, restés amis malgré les séparations, se retrouvent pour un voyage en Europe. Après le Sud (Rome, Venise), ils ciblent Amsterdam, puis Paris. 

    La suite est connue, mais on la redécouvre plus précisément qu’on ne l’avait perçue alors. Chacun des trois jeunes gens, aidés d’un Anglais plus âgé, joue un rôle crucial. Il s’avère, en effet, que le tueur, Ayoub El Khazzani, avait sur lui assez de munitions pour « faire un carnage ». Livré à la police sur place, il est, depuis, en attente de procès, et son avocat voudrait « faire interdire le film », arguant d’une présomption d’innocence… sérieusement écornée, tout de même, par le fait qu’il a été pris en flagrant délit ! C’est ce qu’ont dû penser les juges, qui ont considéré qu’il s’agissait bien, dans le film, d’une reconstitution authentique.

    Alors, oui, les élèves difficiles peuvent être de la bonne graine. Et non, les mères abandonnées ne feront pas forcement de leurs fils des délinquants. Lors de l’attaque, la prière de saint François montera une fois encore aux lèvres du grand costaud prêt à donner sa vie, et ses dernières phrases y prennent un sens particulier : « C’est en donnant qu’on reçoit, c’est en pardonnant qu’on est pardonné, c’est en mourant qu’on naît à la vie éternelle. »

    Ne ratez pas le 15 h 17 pour Paris et emmenez-y vos enfants. Les moralistes sont de retour !   


    Docteur d'Etat en droit public, avocat, maitre de conférences des Universités

     
  • Eric Zemmour dénonce le retrait de Maurras du livre des commémorations nationales 2018

     

    Zémmour défend Maurras dans un - quasi - sans fautes ... A écouter !  LFAR

     

     

  •  Éric Zemmour : « Après le théorème d'Archimède, voici le théorème d'Hidalgo »

     

    TRAVAUX DIVERS - Largeur +.jpgBILLET - La saleté à Paris et la multiplication des rats devient un problème politique pour la maire de Paris. « Et si Anne Hidalgo faisait l'inverse de ce qu'on demande à un édile ? », s'interroge Éric Zemmour. [RTL 1.02]. En quelques mots brefs et lucides, Zemmour dresse d'Anne Hidalgo un portrait exact : « Elle a conservé de son engagement socialiste, un sectarisme idéologique à toute épreuve, d'antiques réflexes de classe ...» A noter que Zemmour dit le maire de Paris - et non la - comme il convient lorsqu'on entend défendre la langue française.  LFAR


    Résumé RTL par Éric Zemmour et Loïc Farge 

    On apprenait jadis à l'école le théorème d'Archimède. On devra désormais y ajouter le théorème d'Hidalgo : « Toute politique conduite par le maire de Paris donne des résultats exactement inverses à l'objectif proclamé.»

    Anne Hidalgo défend la pureté de l'air, et les Parisiens ont la pollution. Anne Hidalgo promet la propreté, et les Parisiens ont la saleté et les rats. Anne Hidalgo promet la rigueur de la gestion, et les Parisiens ont l'explosion du nombre des fonctionnaires.  

    Éric Zemmour

  • Paul-François Paoli : Tariq Ramadan, la chute d'un prédicateur cathodique

     

    Paul-François Paoli a donné au Figaro, le 1er février. la tribune qui suit, parfaitement pertinente et éclairante. Que Tariq Ramadan soit placé en garde à vue puis en détention à la suite d'une plainte pour viol relève, expose-t-il, de la chronique judiciaire. Le véritable scandale est qu'un islamiste aussi radical ait pu tenir si longtemps le haut du pavé dans le débat sur l'islam. Il a raison. En un sens très clair, c'est le procès de la République qu'il ouvre ici. Son analyse est à lire ! LFAR 

     

    Paul-Francois-Paoli-La-France-n-est-pas-la-Republique_visuel.jpgPourquoi et comment Tariq Ramadan a-t-il pu devenir une sorte d'autorité dans notre pays, sinon que moult Français nullement extrémistes l'y ont aidé ? Voilà la question que nous devrions nous poser, plutôt que de nous passionner pour des affaires de mœurs qui en disent toutefois long sur le personnage, si les faits qu'évoquent les plaignants sont avérés. Ce n'est pas la première fois, ni la dernière, qu'un prédicateur exhorte les femmes à mener une vie édifiante dont il s'exempte lui-même. « Le pervers est pédagogue » disait Jacques Lacan. Ce mot d'esprit va comme un gant au sieur Ramadan, homme très sourcilleux quant à la vêture des femmes musulmanes à la piscine ou dans la rue.

    Mais au-delà de cette scabreuse histoire, la véritable affaire est ailleurs. Ramadan, que Pasqua avait voulu faire expulser en 1994, n'a pas pu devenir le phare de tant de dévots et le compagnon de route respecté d'une certaine galaxie islamosphérique si son discours n'avait été en phase avec le multiculturalisme ambiant et implicite de certaines élites françaises. Quand Franz-Olivier Giesbert dans un édito incendiaire contre Plenel (Le Point du 16 novembre) qualifie Ramadan d'intégriste, il a tort. Ramadan n'est pas un intégriste mais un multiculturaliste à l'anglo-saxonne, autrement dit quelqu'un qui a les mêmes idées que Justin Trudeau qu'affectionnent tant nos libéraux. Mathieu Bock-Coté a parfaitement défini le multiculturalisme : c'est un système où tous les référents religieux et culturels s'équivalent dans un espace prétendument commun. L'intégriste est totalitaire, il veut convertir son entourage non musulman à l'islam. Le multiculturaliste est libéral qui demande aux musulmans de vivre comme dans un pays musulman en respectant des procédures communes.

    Quand Jacques Attali affirme que la France est d'ores et déjà un pays musulman puisque des millions de musulmans y vivent, que dit-il d'autre ? Pourquoi fermer les yeux ? Le libéralisme qui promeut le marché et le Droit comme référents ultimes de nos « sociétés d'individus » est le cheval de Troie du multiculturalisme, ni plus ni moins. Le débat tabou sur le multiculturalisme n'a pas eu lieu en France, parce que nous sommes attachés à la doxa républicaine. Mais cette doxa, on le sait, vaut surtout pour les catholiques. C'est à eux que Mélenchon, Plenel et d'autres rappellent qu'il ne faut pas manifester leur foi dans l'espace public quand ils décorent une crèche dans une mairie, tout en se gardant de stigmatiser les prières de rues islamiques. Les laïcards en France gonflent leurs muscles pour combattre une catholicité qu'ils aiment détester, mais ils sont pétris d'inhibition devant les barbus des cités.

    La République est comme la ligne Maginot : elle n'arrête que ceux qui ne sont pas décidés à la contourner. Dans La Revue deux Mondes de décembre 2015, au cours d'un dialogue musclé avec Jean Paul Brighelli, Tariq Ramadan affirmait que si la police n'interpellait pas les femmes en burqa c'est qu'il faudrait aussi le faire sur les Champs Élysées et que les femmes des pays du golfe rapportaient des devises. Et il est aujourd'hui défendu par un avocat payé par le Qatar. Dans un article du Nouvel Observateur consacré à « l'inquiétant exode des Juifs de Seine-Saint-Denis » (16 novembre), une habitante de Saint-Denis qui a quitté son quartier évoque la situation de ces Juifs qui doivent cacher leurs kippas dans des rues où circulent des femmes en burqa. « À Saint-Denis, la kippa n'est pas acceptée, un Juif qui la porte risque d'être lynché. Mais la burqa y est autorisée à cent pour cent. Des femmes fantômes tout en noir, avec même des mains gantées. Tout le monde trouve ça normal...» dit-elle.

    En niant cet état de fait, Edgar Morin fait figure d'idiot utile idéal. Mais est-il le seul à le nier ? N'est-ce pas le cas de la gauche mélenchoniste et des macronistes ? Sans cette affaire de mœurs, allez savoir si Ramadan n'aurait pas obtenu la nationalité française qu'il réclame, lui qui se prétend si républicain. Gageons qu'il la demandera après son procès rien que pour mesurer l'étendue de notre lâcheté. Dans leur dernier livre intitulé L'urgence et l'essentiel, vers un nouvel humanisme (Don Quichotte éditions), une modestie qui les honore, Morin et Ramadan souscrivent aux idéaux de fraternité. Un livre qu'il faut parcourir pour mesurer la vacuité d'une réflexion aussi floue que pétrie de bonnes intentions, et qui ne devient consistante que lorsqu'il s'agit d'accabler Israël. La vraie leçon de l'affaire Ramadan est la suivante : les élites de gauche mais aussi libérales sont responsables d'une situation qui a permis à un Tariq Ramadan d'exister. Elles ont délégitimé l'idée même d'une culture française à laquelle les musulmans nés en France devaient s'identifier pour devenir Français, notamment à travers l'école.

    Ce ne sont pas les musulmans qu'il faut accabler et qui sont sûrement las d'être l'enjeu d'une permanente controverse. Pourquoi leur faire grief de ne pas s'acculturer à un pays qui ne sait plus se décliner autrement que sur le mode des « valeurs républicaines », notion floue dont n'usaient ni De Gaulle, ni Pompidou, ni Giscard ? Macron n'a-t-il pas contesté la notion même de « culture française » ? C'est nous qui avons permis à Ramadan, vrai idéologue et faux penseur, de monter en puissance. Nous sommes le pays des lignes Maginot imaginaires que franchissent en ricanant ceux qui les défient. Plutôt que de stigmatiser une gauche radicale dont il n'est plus à démontrer qu'elle est collaborationniste dans l'âme - souvenons-nous des trotskistes qui levaient leurs crosses en l'air en 1940 pour ne pas tirer sur les prolétaires allemands incorporés dans la Wehrmacht, ou des porteurs de valises du FLN - les Français devraient s'interroger sur la responsabilité de ceux qu'ils élisent depuis des années. N'est-ce pas Chirac qui affirmait que les racines de l'Europe étaient musulmanes ? N'est-ce pas Macron qui soutient que l'islam est un monothéisme tout ce qu'il y a de plus pacifique ? N'est-ce pas Hollande qui postule que la France est une idée - ce qui suppose que les Français qui ne partagent pas son idée sont des étrangers en France ? « Heureux comme un Juif en France », vraiment ? Le dicton a bien vieilli. « Heureux comme un islamiste en France » serait plus idoine aujourd'hui.   

    Paul-François Paoli est essayiste et chroniqueur littéraire au Figaro. Il est l'auteur de Quand la gauche agonise (éd. du Rocher, 2016). 

     

     

  • Mémoire [Vidéo] • A Marseille, ferveur de la messe dite le 20 janvier pour Louis XVI et les victimes de la Révolution

     

    TRAVAUX DIVERS - Largeur +.jpgCe sont des dizaines de messes pour le roi Louis XVI qui ont été dites en France, aux Etats-Unis, en Belgique, aux Pays-Bas, en Grande-Bretagne, et en bien d'autres lieux, autour du 21 janvier.

    Nous en avons annoncé ici près de quatre-vingt, auxquelles s'ajoutent toutes celles dont certainement nous n'avons pas eu connaissance. Des messes nombreuses et recueillies, mais aussi beaucoup de rencontres, conférences, débats et manifestations de diverses sortes. En ces temps de trouble et d'inquiétude, le besoin de racines, de retour aux sources, nationales et historiques, apparaît ainsi bien plus prégnant qu'aux époques d'insouciance. Ainsi ces évocations du roi Louis XVI, du martyre de la famille royale et des horreurs révolutionnaires, prend-il un tour très actuel.

    A Marseille, samedi 20 janvier, à 11 h, une très belle messe, fervente et recueillie, a été célébrée par Mgr. Jean-Pierre Ellul, en la basilique du Sacré-Coeur en présence d'une nombreuse assistance, et ce avant la rencontre enrichissante et réussie qui devait se tenir l'après-midi. 

    Voici, aujourd'hui, le reportage réalisé par nos soins, sur cette très belle célébration. L'homélie qui y a été donnée par Monseigneur Ellul, recteur de la basilique, s'y trouve intégralement. •   

    Messe LOUIS XVI Marseille 2018 from Lafautearousseau on Vimeo.

  • Le Figaro : Pourquoi Charles Maurras ne sera pas « commémoré »

     

    TRAVAUX DIVERS - Largeur +.jpgÀ la suite de la polémique née de la décision du ministère de la Culture de retirer de la liste des commémorations nationales la figure intellectuelle de Maurras, Le Figaro a publié mardi les commentaires et le débat vidéo qui suivent. On sait que les membres du comité avaient ferraillé sur l'opportunité de le retenir.  LFAR

    sans-titre.pngExit Charles Maurras ! Sur décision de Françoise Nyssen, tous les exemplaires du Livre des commémorations nationales 2018 sont partis au pilon. Les pages 154, 155 et 156 vont être supprimées, afin que l'écrivain et polémiste sorte de la liste de la centaine de personnages et de dates. La notice sur Maurras, signée Olivier Dard, professeur d'histoire contemporaine à la Sorbonne, prenait soin de signaler qu'il était une « figure emblématique et controversée ». Ces derniers jours, les associations de lutte contre le racisme et le délégué interministériel à la lutte contre le racisme (DILCRAH) s'élevaient contre cet hommage rendu à un « auteur antisémite d'extrême-droite ». 

     

    C'est Maurice Druon, ministre des Affaires culturelles, qui lança en 1974 l'Association française pour les célébrations nationales, afin « de veiller à la commémoration des événements importants de l'histoire nationale ». En 1998, l'Association se transforme en Haut comité des célébrations nationales, puis en Haut comité pour les commémorations nationales, en 2011, à la suite d'une autre polémique qui concernait, cette fois, Céline.

    Les douze membres du comité sont nommés tous les trois ans par le ministre de la Culture. Présidé par l'académicienne Danièle Sallenave, il est composé entre autres de l'ancien ministre et ancien président de la BNF, Jean-Noël Jeanneney, des historiens Pascal Ory et Evelyne Lever, mais aussi du musicologue Gilles Cantagrel, ou de l'académicienne Catherine Bréchignac. Chaque année, ils établissent la liste des anniversaires à venir commentés par une centaine de spécialistes. « Pour 2018, il nous était apparu impossible de ne pas parler de Maurras l'année des 150 ans de sa naissance (il est né le 20 avril 1868) », souligne la présidente du Haut comité aux commémorations nationales, Danièle Sallenave, en son nom personnel. Même si les discussions ont été vives, les membres du comité ont pris acte que l'écrivain et directeur de L'Action française, soutien du régime de Vichy, condamné pour intelligence avec l'ennemi à la réclusion criminelle à perpétuité et à la dégradation nationale, a eu une grande influence sur la vie intellectuelle et littéraire française.

    « Connotation positive »

    « C'est certainement le mot commémoration qui pose problème, il y a une connotation proche de l'hommage, positive », explique Danièle Sallenave. Et d'ajouter, comme elle le fera devant la ministre de la Culture qui la reçoit ce mardi après-midi: « Nous devons mener une réflexion sur notre rôle et sur le sens des commémorations. Il est indispensable de trouver un moyen de transmettre, notamment aux jeunes générations, une vision complexe de l'Histoire de France, avec ses hauts faits, sa grandeur, mais aussi ses zones sombres.»

    Déjà dans l'introduction du livre pilonné, l'historien Claude Gauvard, insistait : « Le passé est là, tragique et lourd, aussi bien qu'heureux, voire léger. » Pour 2018, le comité avait retenu entre autres la diffusion du premier épisode des Shadoks, l'attribution du Nobel de la paix à René Cassin ou l'Armistice de 1918.  •

    Lire encore dans Lafautearousseau ...  

    Maurras, une influence telle qu'on ne l'effacera pas

    Yann Moix rappelle le rayonnement de Maurras [Vidéo]

    Eric Naulleau : Disparu... Maurras des commémorations. Comme jadis les bannis sur les photos soviétiques

    Stéphane Blanchonnet : « Il est triste que le ministre de la Culture envoie au pilon des livres validés par une commission d’historiens »

    Vive Maurras !

    Stéphane Blanchonnet : Commémorons Maurras avec Mme Nyssen ou sans elle !

  • Yann Moix rappelle le rayonnement de Maurras [Vidéo]

     

    « Si vous enlevez Charles Maurras de la compréhension d'une époque, vous enlevez l'influence qu'il a eue sur Marcel Proust, Apollinaire, André Gide, Jacques Lacan. Maurras, qu'on le veuille ou non, fait partie de l'histoire des idées en France ». 

    Yann Moix  

     

     

  • Stéphane Blanchonnet : « Il est triste que le ministre de la Culture envoie au pilon des livres validés par une commission d’historiens »

    Maison de Charles Maurras à Martigues

     

    648211564.jpgCharles Maurras (1868-1952) vient d’être retiré de la liste des commémorations du ministère de la Culture pour 2018. Stéphane Blanchonnet, président du comité directeur de l’Action française, réagit au micro de Boulevard Voltaire. 

    Professeur agrégé de lettres modernes
    Président du Comité directeur de l'Action française 

     

  • Éric Zemmour : « La prison est devenue une extension du domaine de la banlieue »

     

    TRAVAUX DIVERS - Largeur +.jpgBILLET - Le gouvernement a décidé de sanctionner par des retenues sur salaire les surveillants de prison qui se sont mis en grève.  Éric Zemmour explique que les matons subissent en réalité ce que subissent dans certains quartiers les pompiers caillassés ou les profs insultés. [RTL 25.01]. En quelques mots brefs et lucides, Zemmour dit tout simplement la vérité. Celle que les matons savent aussi. Ils doivent être exécutés !  LFAR


    Résumé RTL par Éric Zemmour et Loïc Farge 

    Silence dans les rangs ! Les surveillants pénitentiaires ne sont pas mieux traités que le général Pierre de Villiers. Le patron des Armées était le chef de la Grande muette, et il a parlé. Les matons n'ont pas le droit de grève, et ils se mettent en grève. Les deux doivent donc être sanctionnés.

    Dans l'univers macronien, on ne plaisante pas avec la discipline ni avec la hiérarchie. Hanté par la faiblesse « à la Louis XVI » de son débonnaire prédécesseur, Emmanuel Macron en rajoute dans le formalisme quasi-disciplinaire. Quitte à taper à côté de la plaque.
      

    Éric Zemmour

  • Éric Zemmour : « Donald Trump agit comme un chef d'opposition en exil »

     

    TRAVAUX DIVERS - Largeur +.jpgBILLET - Le 20 janvier, cela fera tout juste un an que Donald Trump a été officiellement investi à la présidence des États-Unis. Contrairement aux apparences, le milliardaire doit faire face à la résistance de nombreux contre-pouvoirs. [RTL 18.01]. En quelques mots brefs et lucides, Zemmour nous rappelle, par-delà le personnage Trump, ce qu'est la démocratie américaine, ce que sont ses présidents, leurs pouvoirs et les contre-pouvoirs qui en limitent l'action. Le Système politico-médiatique occidental y ajoute son incessante propagande.  LFAR

     


    Résumé RTL par Éric Zemmour et Loïc Farge 

    C'est un fou, un imbécile, un illettré, un fainéant. Donald Trump suscite des jugements pour le moins tranchés. C'est l'habitude en France de se gausser des présidents américains, surtout quand ils sont issus du Parti républicain.

    Reagan passait pour un inculte, Gerald Ford pour un brave gars qui ne savait pas marcher et mâcher du chewing-gum en même temps, Bush junior pour un ancien alcoolique, et Nixon pour un fou et un menteur. Mais Donald Trump, lui, cumule tout. 

    Pendant la campagne, les médias américains nous assuraient qu'il ne pourrait jamais être élu. Depuis qu'il est à la Maison-Blanche, ils nous assurent qu'il ne peut pas gouverner. Ce qui n'est pas tout à fait faux.  

    Éric Zemmour

  • Éric Zemmour : « Le PS est un cadavre qu'il n'est même plus nécessaire de renverser »

     

    TRAVAUX DIVERS - Largeur +.jpgBILLET - Le nombre de candidatures se multiplie pour le titre de premier secrétaire d'un PS aux abois. Mais pour Éric Zemmour, les postulants se battent seulement pour le rôle de croque-mort. [RTL 11.01]. En quelques mots brefs et lucides, Zemmour démonte les ressorts idéologiques et politiques profonds qui ont sonné le glas de la social-démocratie en France et dans le monde.  LFAR

     


    Résumé RTL par Éric Zemmour et Loïc Farge 

    Ils se jaugent. Ils se défient. Ils s'insultent. Ils se menacent. Les candidats ressemblent à des pilotes enfoncés dans le siège de leur formule 1, au moment du départ de la course. Sauf que leur formule 1 est un jouet avec des pédales et que leur compétition est pour rire.

    Mais eux ne rient pas du tout. Ils ne se sont pas aperçus que le parti dont ils briguent la direction s'est évanoui. Qu'ils poursuivent une chimère. Un mirage dans le désert. Ils ne se sont pas aperçus que les candidats sont plus nombreux que les militants qui vont voter, et que le Parti socialiste n'est plus un objet politique mais un objet d'Histoire. 

    Éric Zemmour

  • Histoire • Retour géopolitique de 25 ans en arrière, avec Thomas Molnar : Le déclin de l'empire soviétique

     

    1978112346.jpgC'est un document d'archives exceptionnel que nous vous proposons aujourd'hui, tiré précisément des archives de Lafautearousseau. Il s'agit d'une conférence de Thomas Molnar, donnée à Marseille vers le milieu des années 1980, pour l'Union Royaliste Provençale

    Ce document est exceptionnel d'abord parce qu'il permet de retrouver le penseur puissant que fut Thomas Molnar et le cheminement de ses analyses. A notre connaissance, il existe peu d'enregistrements de lui. Celui-ci est l'un des rares.

    Ce document est aussi exceptionnel par le sujet traité : le déclin de l'empire soviétique. Il en prévoyait la fin prochaine. Nous doutions un peu à cette époque qu'elle fût possible à court ou moyen terme. Elle se produisit quatre ou cinq ans après.

    Enfin, dans cette conférence Molnar donne sur la Russie de toujours, sur la Mitteleuropa, sur la montée de l'Islam, sur les Etats-Unis d'Amérique, l'Allemagne et la France, des aperçus qui valent toujours pour le monde d'aujourd'hui, qui l'expliquent et l'éclairent avec une singulière acuité.  LFAR    

     

     

    Sur Thomas Molnar l'on pourra lire la très courte notice de Wikipédia. 

    Voir aussi la note que nous lui avions consacrée, l'année de sa mort (2010)