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GRANDS TEXTES

  • GRANDS TEXTES (55) : Frédéric Mistral, poète de l’amour et du soleil, par Jacques Trémolet de Villers

     

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    Ce très beau texte/hommage de Jacques Trémolet de Villers, consacré au grand Frédéric Mistral est paru dans le numéro du 27 Juin 2026 de France catholique) 

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    Frédéric Mistral, poète de l’amour et du soleil

     

    Frédéric Mistral (1830-1914) ne fut pas seulement un magnifique écrivain. Le monde aurait tout intérêt à redécouvrir son œuvre.

    Si les temps modernes eurent un Homère, celui-ci, comme l’a dit Lamartine dans son célèbre Cours de littérature, « est venu de la Provence ». De son côté, Léon Daudet a écrit que notre histoire littéraire comptait deux aventures poétiques et amicales, la Pléiade de Ronsard et du Bellay et le Félibrige de Frédéric Mistral. Les deux sont des aventures de jeunesse et de renaissance, mais celle du Félibrige est plus proche de nous et peut être source d’un véritable renouveau au XXIème siècle.

    Le jeune Frédéric Mistral, sortant de la faculté de droit d’Aix-en-Provence, rentrait chez lui à Maillane lorsqu’il décida de consacrer son existence au relèvement de la langue provençale qui avait été si noble et qui se traînait dans la boue. Son œuvre fut de littérature, mais aussi de journalisme et d’innovations comme le musée d’Arles, premier musée écologique de notre histoire où sont rassemblés les instruments de la culture populaire. Il remit aussi à l’honneur les fêtes antiques.

    « Pour les pâtres »

    Dans le début de Mireille, Mistral se décrit comme « l’humble écolier du grand Homère » mais il précise aussi qu’il n’écrit « que pour les pâtres et gens des fermes ». Mistral, à la différence d’Homère, est chrétien comme Dante, mais il est plus proche, par la simplicité de l’intrigue et du langage, des gens les plus simples. Il est donc plus universel. Et si Mireille s’élève à la hauteur des grandes épopées, elle reste une histoire d’amour entre une jeune fille de la bonne société et un simple vannier, qui passe de mas en mas pour réparer les chaises.

    Dans son souci de retrouver la grandeur de sa Provence, Mistral redécouvre la force d’une civilisation ancrée dans les vertus de la terre et la confiance en Dieu, et il élabore les lignes d’une civilisation à la fois ancienne et nouvelle qui repose sur l’harmonie de la Création et la prise de conscience par l’homme de sa nécessaire défense. Il est le maître d’une écologie intégrale dont le monde moderne a bien besoin. Dans son poème Nerte, il a ce vers que Gustave Thibon définissait comme « un éclat de génie souverain » : « Devant l’homme maîtrisant à son gré le monde naturel, Dieu pas à pas se retirant. » Le plus grand châtiment que Dieu pourrait réserver à l’homme serait de se retirer et de le laisser à sa folie prométhéenne, mais Dieu n’a pas abandonné le genre humain. Il a envoyé son Fils et l’Église qui est « Jésus Christ répandu et communiqué » (Bossuet). L’encyclique Magnifica humanitas répond à cette angoisse de Mistral et en signe l’actualité.

    Mistral est né un 8 septembre et il est mort un 25 mars. Sa vie est scandée par le rythme marial et l’une de ses dernières œuvres visait à rassembler les hymnes à l’Immaculée Conception dans toutes les langues des provinces de France. Il a senti venir la Première Guerre mondiale comme un « déluge universel » qui noierait l’ancien monde, et il a rassemblé son œuvre pour la jeter dans le Ciel afin qu’elle puisse retomber pour ceux des générations futures qui voudraient s’en nourrir.

    L’anti-Marx

    Il semblerait que l’heure soit venue de puiser dans ce trésor. Mistral succède à Marx dont il est le contraire absolu. Marx était l’homme du matérialisme et de l’idéologie. Mistral était le chantre de l’amour et du soleil. Marx a rêvé de révolutions. Mistral a chanté l’harmonie et la paix. Marx a médité sur la marchandise. Mistral a chanté la lumière. Une philosophie profonde nourrit son œuvre. Elle est d’Athènes, de Rome et de Jérusalem. Elle est provençale, française et catholique. Elle est admirée par l’univers entier beaucoup plus que par les Français. Des cars de Japonais, Américains, Allemands, etc., se pressent dans Maillane pour honorer ce maître que nous connaissons si mal. Il y a là, à portée de notre main, de quoi renouveler le monde."

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    Et, puisque Jacques Trémolet de Villers parle de Léon Daudet, grand admirateur de Mistral, comme Maurras et Bainville, on nous permettra de communiquer au lecteur qui en aurait envie (tirés de notre Catégorie "Grandes "Une" de L'Action française...") ces quatre articles sur Mistral - deux pour Daudet et deux pour Bainville - parus dans L'Action française :

    • numéro du 26 Mars 1914 :

    Grandes "Une" de L'Action française : Quand il est mort, le poète... Mistral ! (1/2)

    • numéro du 27 Mars 1914 :

    Grandes "Une" de L'Action française : Quand il est mort, le poète... Mistral (2/2)

    • numéro du 27 Octobre 1926 :

    Grandes "Une" de L'Action française : À l'occasion du millénaire de Virgile et du centenaire de Mistral (1/2) : de Léon Daudet...

    • numéro du Lundi 18 Juillet 1927 :

    Grandes "Une" de L'Action Française : Ronsard et Mistral, par Léon Daudet...

  • GRANDS TEXTES (54) : De la Révolution française à la "nouvelle France" de LFI, par Mathieu Bock-Côté

     

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    La Révolution voulait régénérer la France "sur des monceaux de cadavres" (la phrases est de Saint Just), Mélenchon veut la régénérer (?) sur des monceaux d'envahisseurs islamistes... Mais c'est toujours la même révolution, et son désir fou d'effacer la France traditionnelle et de créer "le français nouveau". Utopie démente et criminelle, puisqu'elle a conduit aux Colonnes infernales et au Génocide vendéen (le premier des Temps modernes, modèle de tous ceux qui allaient survenir et qui sont ses enfants, ses descendants, ses héritiers.

    Notons que cette utopie démente a été reprise par des "bas de plafond", comme Xavier Bertrand - qui se présente comme un homme, soi-disant "de droite" ! - et qui profère l'hénaurmité suivante :

    "Être Français, c'est adhérer aux valeurs de la République" !

    Il nous semble impossible d'aller plus loin dans la stupidité...

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  • GRANDS TEXTES (53) : La Tour du Pin, précurseur; et son actualité..., par Firmin Bacconnier

     

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    Le très beau et très fort texte que Firmin Bacconnier (ci-dessous) a consacré à René de La Tour du Pin est paru en deux parties dans L'Action française : les 14 et 30 Novembre 1926.

    Il n'est donc pas tiré d'un ouvrage et c'est pour lui conserver son caractère d'article que nous avons choisi de le présenter tel qu'il est apparu au public.

    Ses deux parties distinctes composent, d'ailleurs, deux de nos "Grandes "Une" de L'Action française".

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     1. Voici donc, d'abord, la première partie du texte :

    "Homme de demain plutôt que d'hier, René de La Tour du Pin est toujours en avance sur son temps..."

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    Maurras aimait à répéter :

    "Ce n'est pas La Tour du Pin qui est d'Action française, c'est l'Action française qui est de La Tour du Pin"...

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  • GRANDS TEXTES (52) :  Naissance d’un peuple : l’histoire démographique de la France, par Jacques Dupâquier

     

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    Voici l'intégralité de l'excellent texte de Jacques Dupâquier publié dans Renaissance catholique, suivi d'un court entretien au cours duquel il répond aux questions d'un journaliste de RC.

    On y verra justement dénoncés les mythes immigrationnistes et l'entreprise subversive à laquelle nous sommes confrontés.

    Jacques Dupâquier y tord le cou à toutes les niaiseries et billevesées que l'on entend sur le sujet; à tous les mensonges que propage une "vérité officielle" d'un Système qui, partout failli, persiste cependant dans ce qui est son essence même ("du passé faisons table rase...") : la volonté assumée de changer le peuple français, à la fois dans son "mental" et dans son "physique", et de faire disparaître tout ce qui faisait son Être profond, avant la Révolution.

    Ce Peuple français qui, malgré 150 ans de décadence républicaine, ne veut, justement, pas mourir et disparaître, alors que la "subversion migratoire" (selon le mot du Premier ministre François Bayrou, en 2025) est devenue - après le changement des esprits opéré dès 1875 par les maudits "hussards noirs de la République", envoyés en "mission (!) par Jules Ferry - l'arme favorite du Système pour faire tomber ce qui résiste encore et toujours - et de plus en plus ! - à l'effacement programmé de notre cher et vieux pays...

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  • GRANDS TEXTES (51) : "L'Avant propos - En manière d'introduction" du "Stupide XIXème siècle", de Léon Daudet...

     

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    DAUDET ASSEMBLEE.jpgC'est en 1922 que parut "Le stupide XIXème siècle", dont on va lire, ci-après, une courte partie de l' "Avant-propos" ("en manière d'introduction", dit Léon Daudet).

    Daudet, avec sa verve inimitable, y fait preuve d'un sens aigu du raccourci, aussi saisissant que lumineux. Ainsi que d'un brillant esprit de synthèse.

    Sens du raccourci ? "...la révélation d’Aristote par saint Thomas n’est-elle pas l’origine de la Renaissance ?"...

    Art de la synthèse ? "...les Croisades, dont l’aboutissement est Jeanne d’Arc. Car la vierge héroïque est issue de cet immense frisson fidèle."

    Cet "Avant propos" est un survol brillant, autant qu'érudit, de quinze siècles d'Histoire et de ces quatre époques que furent les si mal nommés  "Moyen-äge" et "Renaissance" (Daudet explique bien pourquoi, on le lira plus bas...), puis les deux "grands siècles" :

    le XVIIème siècle, d'abord, celui du Roi-Soleil, "Louis, le grand en tout", disait Pierre Puget (que Daudet cite, dans cet Avant propos);

    puis le XVIIIème, celui de Louis XV (et, là, on renverra le lecteur au remarquable "Le siècle de Louis XV", de Pierre Gaxotte).

    Et c'est en se bornant à constater la rupture totale entre le XIXème siècle et les époques fécondes qui l'ont précédé que Daudet emploie le terme de "stupide" : terme, certes, polémique, mais Daudet n'est-il pas, aussi, un polémiste ? Et redoutable...

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  • GRANDS TEXTES (50) : en langue provençale, cryptée, le brûlot politique anti-jacobin de Frédéric Mistral, "La Coumtesso", ici décrypté, "pour tous"..

     
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    Lo gran Frédéric Mistral de Malhana qu'ei mòrt ! - Escòla Gaston Febus
     
    Quand il fait paraître "La Coumtesso", Mistral, né en 1830, a trente-six ans...
     

    On commencera par lire le texte complet, en provençal, mais accompagné de sa traduction en français :

    Texte complet La Coumtesso.pdf

     

    On le verra tout de suite : il s'agit d'un poème puissant, véritable allégorie contre l'idéologie et la centralisation jacobine, où le message politique se cache sous les symboles et sous un certain hermétisme (très en vogue à l'époque : le poème est daté par Mistral du "22 Août 1866").

    C'est probablement l'un des plus beaux, et en tout cas l'un des plus forts poèmes de Mistral. L'un de ceux qui a le plus de souffle.

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  • GRANDS TEXTES (49) : Tocqueville et son intuition/prémonition du "despotisme mou" qui régit le Système qui le fait régner, aujourd'hui...

     

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    L'oeuvre majeure d'Alexis de Tocqueville (ci dessus), De la démocratie en Amérique, se divise en deux tomes bien différents, publiés en 1835 et en 1840 :

    le premier étant une analyse descriptive de la démocratie aux États-Unis (la démocratie comme structure politique);

    le second étant une réflexion sur les formes particulières de la démocratie américaine.

    C'est ce second tome qui est peut-être le plus intéressant, car la réflexion de l'auteur s'élargit à des considérations générales sur la démocratie, notamment le risque de tyrannie de la majorité et l'influence que la démocratie exerce sur la société civile, sur les mœurs, les idées, la vie intellectuelle...

    Tocqueville spécula sur le futur de la démocratie, aux États-Unis mais aussi ailleurs, en général, et il eut l'intuition, la prémonition, qu'elle avait une tendance à dégénérer en ce qu'il décrivit comme "le despotisme mou".

    Tocqueville a ainsi annoncé, et prédit, l'avènement d'un autoritarisme "plus étendu et plus doux", qui "dégraderait les hommes sans les tourmenter" et pour lequel "les anciens mots de despotisme et de tyrannie ne suffisent pas".

    Démocratie comme despotisme : écrit en 1840, ce texte est d'une clarté et d'une lucidité extraordinaires. Il présente ce qui s'est passé et ce qui se passe de plus en plus sous la domination de la démocratie totalitaire : manque d'indépendance, manque d'esprit créatif, manque de vitalité. Les vices des gouvernants et l'imbécillité des gouvernés dominent.

    C'est un portrait impitoyable de la réalité contemporaine, composé il y a plus de 150 ans...

    En complément de la lecture de ce "Grand texte", le lecteur pourra utilement se référer à notre très courte Page :

    Raffaele Simone : "Pourquoi l'Europe s'enracine à droite"

     

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  • GRANDS TEXTES (48) : D'où vient la France ? Éloge des Celtes, qui ont su saisir la chance de la romanisation...

     

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    ... par Charles Maurras et Jacques Bainville

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    Buste de César en marbre, trouvé dans le Rhône en 2008...
     
    En janvier 2010, Éric Besson, bien pâle et bien falot ministre du très mauvais Président que fut Nicolas Sarkozy, proféra l'insanité suivante : "La France n’est ni un peuple, ni une langue, ni un territoire, ni une religion, c’est un conglomérat de peuples qui veulent vivre ensemble. Il n’y a pas de Français de souche, il n’y a qu’une France de métissage..."

    Nous répondîmes aussitôt, dans ces colonnes, à cette stupidité monumentale, rappelant cette évidence : à partir du moment où l'on quitte la Préhistoire pour entrer dans l'Histoire, il y a un premier peuplement connu, identifié sûrement, dans cette terre qui s'appelle aujourd'hui "la France" : c'est le peuple Basque. Celui-ci, comme les deux tiers de l'Europe, fut comme recouvert par une immense migration : celle des Celtes, qui recouvrirent toute l'Europe de l'ouest et l'Europe centrale.
    Ce sont donc les Basques, puis les Celtes, qui sont à la base même du peuple français d'aujourd'hui, qui en sont comme les fondations.
    Sans savoir qu'il répondait par avance à cet ignare d'Éric Besson, Maurras évoquait, dans un article de L'Action française du 6 juillet 1912, intitulé L'Hospitalité :
    "Ce pays-ci n'est pas un terrain vague. Nous ne sommes pas des bohémiens nés par hasard au bord d'un chemin. Notre sol est approprié depuis vingt siècles par les races dont le sang coule dans nos veines. La génération qui se sacrifiera pour le préserver des barbares et de la barbarie aura vécu une bonne vie."
     

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  • GRANDS TEXTES (47) : Préface du "Charles Maurras" (de Michel Mourre), par Pierre Dominique (extraits)

     

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    C'est en 1953 - un an après la mort de Maurras - que Michel Mourre fit paraître son excellent ouvrage, sobrement intitulé : Charles Maurras. 144 pages, au format 11/18 : il s'agit d'un "grand petit livre", pour reprendre la façon de parler de Pierre Boutang, présentant comme "un immense petit livre" L'Avenir de l'Intelligence de Maurras (ouvrage lui aussi très court).

    Treize ans plus tard, Jean de Fabrègues fit à son tour paraître son excellent Charles Maurras et son Action française. Dans un article paru dans Le Monde, le 26 novembre 1971, et intitulé La doctrine de Maurras, Gilbert Comte ne s'y était pas trompé :

    "Excepté deux biographies assez dissemblables, mais excellentes, écrites par Michel Mourre en 1953 et Jean de Fabrègues treize ans plus tard, les études approfondies consacrées depuis la guerre à Charles Maurras nous sont généralement venues de l'étranger, grâce aux travaux du critique américain Léon S. Roudiez, de son compatriote l'historien Eugen Weber, ou du philosophe allemand Ernst Nolte. Trop de rancunes laissées par les controverses de la IIIe République, les blessures plus graves encore de Vichy, décourageaient des recherches aussi sereines dans notre pays."

    Lutte de titans, Héros... : voilà bien des mots familiers aux connaisseurs de la mythologie gréco-romaine. La Préface de Pierre Dominique est bien l'hommage qu'il méritait rendu à l'homme-Héros Maurras et une "restitution", au sens étymologique du terme, de la vérité du Martégal, de la vérité sur ce que fut l'homme et son action titanesque, entreprise à partir, en gros, de sa trentième année.

    En prenant deux siècles de recul - et de hauteur - Pierre Dominique remonte aux sources lointaines du Mal contre lequel se dressa Maurras : aux années 1750  (il écrit, lui, en 1953) époque où la secte des Encyclopédistes a semé en plein Paris, dans cette France de la douceur de vivre dont parlait Talleyrand les germes et semences de cette affreuse idéologie qui allait ensanglanter non seulement la France (avec le Génocide vendéen, le premier des Temps modernes) mais toute l'Europe et se propager jusqu'aux extrémités de la terre : l'Extrême-Orient, avec les fleuves de sang des tyrannies sanglantes de Mao, Ho Chi Minh, Pol Pot...; l'Afrique, et ses féroces dictatures marxistes-léninistes...; l'Amérique, avec les horreurs d'un Castro, d'un Che Guevara, d'un prétendu "Sentier lumineux"...

    Oui c'est bien une lutte titanesque contre une idéologie qui ne l'était pas moins que Maurras a livré, à partir du jour où, comme il l'a dit lui-même, il est "entré en politique comme on entre en religion"

    Il annonçait, dans L'Avenir de l'Intelligence, "l'âge de fer" dans lequel nous nous trouvons. Son disciple fidèle, et commentateur zélé, Pierre Boutang, parlait, lui, de "l'âge héroïque" qui était celui qui attendait tous les Français qui lutteraient pour rétablir "l'ordre légitime et profond"...

    Place au texte...

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  • GRANDS TEXTES (46) : Du ralliement à la République, au ralliement au monde, par Hilaire de Crémiers.

     

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    1A.jpgNouvelle Religion Républicaine contre Religion chrétienne : c'est le combat titanesque ouvert lors de la Révolution française, préparée par les Encyclopédistes, et par elle. 

    Hilaire de Crémiers propose ici une récapitulation aussi brillante que juste de ce conflit "à mort" engagée depuis maintenant près de deux siècles et demi.

    Nous n'avons évidemment rien à rajouter à ce qu'il dit, que nous approuvons totalement, bien entendu,. Nous signalerons seulement au lecteur qui chercherait d'autres détails sur tel ou tel point que quatre de nos Éphémérides traitent des rapports entre l'Église et la République idéologique française, en général, et des rapports entre l'Église et l'Action française en particulier :

    pour les rapports entre l'Église et la République idéologique française, voir l'Éphémeride du 16 février - sur le "Ralliement" - et celle du 18 novembre - sur le "toast d'Alger", qui préparait les esprits à ce "ralliement";

    pour les rapports entre l'Église et l'Action française, voir, notre Éphéméride du 29 décembre, sur les premières sanctions vaticanes contre l'Action française, et notre Éphéméride du 10 juillet, sur la levée des sanctions vaticanes par Pie XII...

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  • GRANDS TEXTES (45) : Le départ, par Honoré de Balzac

     

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    Le 16 août 1830, Balzac est à Cherbourg pour apercevoir et saluer le Roi, Charles X, qui quitte la France, pour toujours. Un peu plus d'un an après, il écrit un très court texte, Le départ, dans lequel il définit son royalisme.

    Dans un autre de ses textes peu connus, paru dans les Contes bruns, il écrit : "Le plus beau pouvoir connu… Tout arbitraire et tout justice; le vrai roi !…"

     

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  • GRANDS TEXTES (44) : La grande clarté du Moyen-Âge, par Gustave Cohen

     

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    Historien médiéviste, Gustave Cohen est né à Saint-Josse-ten-Noode le 24 décembre 1879 et mort à Paris le 10 juin 1958

    En octobre 1912, il est nommé professeur au tout nouveau département de français de l'Université d'Amsterdam, mais en 1914, il quitte ses étudiants pour faire la guerre.

    À partir de la fin de la guerre, Cohen occupe des postes à l'Université de Strasbourg et à la Sorbonne. Il crée le groupe théâtral Les Théophiliens (nommé ainsi après la représentation du Miracle de Théophile de Rutebeuf en mai 1933, salle Louis Liard à la Sorbonne) dont René Clermont a été metteur en scène. C'est également en 1933 qu'il fonde, à Amsterdam, la Maison Descartes.

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  • GRANDS TEXTES (43) : "Pour la première fois dans l'histoire du monde l'argent est seul devant Dieu", par Charles Péguy

     

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    (Portrait de Charles Peguy, par Jean-Pierre Laurens, Musee des Beaux-Arts, Chartres)

    Voici un court passage de Charles Péguy : "Pour la première fois dans l'histoire du monde l'argent est seul devant Dieu"

    Un texte où Péguy, venu du radical-socialisme ("Ce Péguy...", disait Bainville) rencontre Maurras, le Maurras de L'Avenir de l'Intelligence, cet "immense petit livre" dont parle Boutang.

    Péguy, au soir de sa vie, jeune encore (né en 1873, il est mort pour la France en 1914, il avait 41 ans...) a constaté ce que Maurras avait expliqué, et dont il avait, si l'on peut dire, démonté le mécanisme...

    Les deux hommes ne se sont jamais rencontrés, physiquement. Ils n'ont jamais dialogué ensemble. On peut le regretter, l'histoire ne l'a pas voulu.

    Mais, force est de constater qu'ils se sont bien rencontrés, intellectuellement s'entend, sur ce constat terrible et fondamental : l'Argent est devenu Roi, et nous sommes dans "l'âge de fer" qu'avait annoncé Maurras, qu'a constaté Péguy...

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  • GRANDS TEXTES (42) : La cathédrale effondrée, par Pierre Debray

     

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    Pierre DEBRAY au Rassemblement Royaliste des Baux de Provence

     

     

    blue-wallpaper-continuing-background-wallpapers-bigest-images - Copie.jpgLa métaphore de la cathédrale effondrée est descriptive de la France de 1962 - date de parution de l'ouvrage portant ce titre. En voici l'avant-propos.

    Mais la métaphore de la cathédrale effondrée s'impose bien plus encore à notre réflexion sur la réalité d'aujourd'hui, encore empirée.

    Cette réflexion ne contredit pas les doctrines initiales de l'Action française. Pierre Debray le montre : elle les actualise, conformément à la méthode maurrassienne.

    La déchéance du Pays réel réclame désormais qu'il soit presque intégralement reconstruit et impose au Politique d'abord !  des conditions, une temporalité différentes de ce qu'elles furent vers l'année 1900.

    Les nouvelles générations qui auront la charge de prolonger l'Action française et le royalisme français, sont aujourd'hui familières de ces problématiques.

    Ce 42ème grand texte - choisi pour son actualité - montre aussi que leurs aînés avaient très tôt ouvert la voie, avec une extrême lucidité. 

    Lafautearousseau     

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  • GRANDS TEXTES (41) : L'Avenir du nationalisme français

     

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    Le tome II des Œuvres capitales de Charles Maurras, sous-titré Essais politiques, s’achève par un texte court au titre prometteur : L’Avenir du nationalisme français.

    En exergue, on y lit la mention suivante : Ces pages forment la conclusion  du mémorial publié sous le titre POUR UN JEUNE FRANÇAIS chez Amiot Dumont, Paris, 1949.

    Maurras y démontre comment « le nationalisme français se reverra, par la force des choses…»  Force des choses qui, aujoud'hui, semble bien s'exercer sur la France avec intensité, avec caractère de gravité, de divers ordres, intérieurs et extérieurs.

    Et justifier la permanence ou le retour d'un nationalisme français, tel que Maurras l'illustre et le redéfinit ici.

    Par quoi ce très beau texte trouve toute son actualité.  

    Lafautearousseau 

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