samedi, 01 novembre 2014

1er Novembre 2014 ... Ainsi le roi de Prusse aurait fait battre l'empereur d'Allemagne.

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Rencontré par grand hasard Henry de Cardonne* dans son centre de Blois, il recueille bien des échos qui n'arrivent pas jusqu'à Paris. C'est ainsi qu'il m'apprend que Joffre et Casttelnau ont, depuis les premiers jours de la guerre, mis en réforme, pour incapacité constatée, éprouvée, soixante-dix-sept officiers généraux et officiers supérieurs qui sont à Limoges, où ils observent comme des arrêts.

D'après des renseignements fournis par un officier d'état-major, la victoire de la Marne aurait été rendue possible par le fait que Guillaume II avait retiré 200.000 hommes à l'armée d'invasion de l'Ouest pour les envoyer en Prusse orientale contre les Russes qui menaçaient Koenigsberg, la capitale sacrée, la Moscou des Hohenzollern. Ainsi le roi de Prusse aurait fait battre l'empereur d'Allemagne.

Aujourd'hui encore, le transfert rapide de troupes d'un front à l'autre paraît être un des moyens d'action de l'Allemagne. En ce moment, ils semblent ramener vers la France, et surtout vers Nieuport-Dixmude une grande quantité d'hommes et vouloir se tenir sur la défensive vis-à-vis des Russes. Ce procédé peut aussi bien achever leur perte. La trop grande perfection même de leur appareil de guerre et les facilités qu'il leur fournit les incitent à commettre des imprudences.  

Cependant nous n'avons pas encore partie gagnée. Le quatrième mois de la guerre est commencé. Les Allemands sont encore en territoire français et ils attaquent encore, nous sommes toujours en réalité sur la défensive, comme en fait foi cette lettre datée du 28 octobre que je reçois du front et où je lis : "Ne soyons pas trop optimistes. La machine de guerre allemande est formidable. Je crois seulement qu'elle finit de donner son plus grand effort... J'espère que bientôt les Allemands seront immobilisés (ils sont donc encore "mobiles") et que bientôt aussi nous les verrons reculer..."

On se plaint que les renforts anglais n'arrivent qu'au compte-gouttes. "Le million d'hommes promis par Lord Kitchener viendra, nous n'en doutons pas, me dit quelqu'un.  Mais en combien de temps ?" D'autre part, il se confirme que le gouvernement de la République a éprouvé les plus grandes difficultés dans ses rapports avec l'Angleterre. Il en éprouvera encore. Lorsqu'il voulait conclure la paix avec l'Allemagne, après la défaite de Charleroi (où 9.000 Anglais s'étaient fait hacher), on raconte que Sir Francis Bertie fit savoir que, la France se faisant par cette paix ignominieuse l'auxiliaire de l'Allemagne, le gouvernement de Sa Majesté britannique lui déclarerait sur-le-champ la guerre... Vraie ou fausse, l'anecdote a le mérite de montrer à quel point, entre l'Allemagne et l'Angleterre, la situation de la France est inconfortable. C'est Charybde et Scylla - Fachoda et Tanger.

On apprend que la Turquie entre en mouvement. Nous voilà en guerre non pas avec le Grand Turc, mais avec les Jeunes Turcs, libéraux et quasi-républicains, fils de 1789 et admirateurs de notre Révolution, arrivés au pouvoir il y a six ans et dont la niaiserie démocratique en France se promettait les félicités d'une alliance éternelle. Quelle pitié ! Il y a huit mois, le gouvernement permettait à la Turquie d'emprunter 400 millions à notre épargne. Quelle ignorance ! Quel aveuglement ! Tout fait craindre que cet évènement ne soit la fin de notre influence en Orient. A cette guerre absurde et qui n'est pas si maladroitement machinée, quoi qu'on en dise, de la part de l'Allemagne, gagnerons-nous au moins la Syrie, que nous promet Gustave Hervé ?... ♦ 

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* Henry de Cardonne, journaliste royaliste à L'Avenir du Loir-et-Cher.

 

Ephéméride du 1er Novembre.

1049 : Dédicace de l'église de l'Abbaye Saint Hilaire le Grand de Poitiers.

 

Edifice millénaire, l’église Saint-Hilaire de Poitiers appartient aux sites culturels majeurs classés au Patrimoine Mondial de l’UNESCO au titre des Chemins de Saint-Jacques de Compostelle.

Elle est remarquable par l’équilibre de ses volumes, sa hauteur impressionnante et sa grande luminosité...

 

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vendredi, 31 octobre 2014

Sergent-chef Thomas Dupuy : un jeune-homme qui, lui, est mort pour la France

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Naturellement, cette nouvelle retentit moins dans l’espace médiatique que celle du jeune Rémi Fraisse, victime d’une grenade offensive lors d’une manifestation d’écolo-anarchistes. D'un côté, l’un n’a fait que son devoir et, pour les médias, il ne mérite rien (ou presque). L’autre, au contraire, s’est opposé de toutes ses forces à une retenue d’eau, s’est trouvé au mauvais endroit au mauvais moment. Mais il a droit à tous les honneurs et tous les couplets laudateurs, dithyrambiques et naturellement polémiques !  Henri Saint-Amand, Boulevard Voltaire  ♦

 

Engagé dans une opération visant le camp d’un groupe jihadiste dans le massif de Tigharghar, dans le nord du Mali, le sergent-chef Thomas Dupuy, du Commando Parachutiste de l’Air n°10, a mortellement été touché au cours des combats.

Né en 1982 à Toulouse, Thomas Dupuy a 23 ans quand il s’engage en qualité d’élève sous-officier au sein de l’armée de l’Air.

Nommé sergent à l’issue de sa scolarité à l’École des sous-officiers de l’armée de l’air de Rochefort, il rejoint l’Escadron des fusiliers commando de l’Air, à Dijon, pour y suivre sa formation spécialisée. Le 9 octobre 2006, il est affecté au CPA n°30 de Bordeaux-Mérignac, où il sert au groupe Rapace puis à la cellule MASA (mesures actives de sûreté aérienne) en qualité de tireur d’élite. Il intègre ensuite un module « Personnel Recovery » (Récupération de personnel).

Au début de l’année 2007, il effectue une mission au Togo et assume les responsabilité de chef de poste de commandement de la protection. Deux ans plus tard, il est affecté au CPA n°10 d’Orléans et rejoint le groupe 12C en tant que chuteur opérationnel. Après un déploiement à Djibouti, il est engagé, en 2011, sur alerte dans la bande sahélo-saharienne (BSS) en qualité d’équipier groupe action.

« Il s’est particulièrement distingué en apportant un soutien sans faille à son chef, dans la préparation à l’engagement du groupe, lors d’un saut opérationnel à grande hauteur sur une zone d’opération tenue par des preneurs d’otages, tout cela dans des conditions difficiles et dans des délais extrêmement réduits », souligne le Sirpa Air.

Grâce à ses qualités de combattant et son comportement toujours exemplaire, il est cité en exemple et reçoit la Croix de la Valeur Militaire avec étoile de bronze. Toujours en 2011, le jeune sous-officier s’est une nouvelle fois distingué en Afghanistan. Une fois, pris à partie par des insurgés au cours d’une mission d’infiltration en territoire hostile, il a pu appuyer efficacement le désengagement « d’éléments amis ». Plus tard, il rispostera efficacement alors que son groupe est pris sous le feu des rebelles. Il sera toutefois blessé par des éclats de roquette. Son comportement, encore exemplaire, lui vaudra ’attribution de la Croix de la Valeur militaire avec étoile d’argent.

Promu sergent-chef en juillet 2013, il avait rejoint le Mali depuis le 2 août dernier. Comme l’indiquait le communiqué du ministre de la Défense, il était « un spécialiste reconnu dans des domaines aussi variés que l’appui aérien, les transmissions opérationnelles et le saut à ouverture très grande hauteur ». D’après sa hiérarchie, il était aussi un « élément incontournable de son groupe » et un « camarade apprécié de tous ».

Le sergent–chef Thomas Dupuy était titulaire de la Croix de la Valeur militaire avec étoile d’argent et étoile de bronze, de la médaille d’outre-mer agrafe Sahel et République de Côte d’Ivoire, de la médaille d’argent de la défense nationale et la médaille des blessés.  ♦

 

Péguy, l'enseignement et la société moderne ... une société qui ne s'estime pas ! Un texte comme d'aujourd'hui ...

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« La crise de l’enseignement n’est pas une crise de l’enseignement; il n’y a pas de crise de l’enseignement; il n’y a jamais eu de crise de l’enseignement; les crises de l’enseignement ne sont pas des crises de l’enseignement; elles sont des crises de vie; elles dénoncent, elles représentent des crises de vie et sont des crises de vie elles-mêmes  elles sont des crises de vie partielles, éminentes, qui annoncent et accusent des crises de la vie générales; ou, si l’on veut, les crises de vie générales, les crises de vie sociales, s’aggravent, se ramassent, culminent, en crises de l’enseignement qui semblent particulières ou partielles, mais qui, en réalité, sont totales, parce qu’elles représentent le tout de la vie sociale. C’est en effet à l’enseignement que les épreuves éternelles attendent, pour ainsi dire, les changeantes humanités; le reste d’une société peut passer, truqué, maquillé; l’enseignement ne passe point… Quand une société ne peut pas enseigner, ce n’est point qu’elle manque accidentellement d’un appareil ou d’une industrie  quand la société ne peut pas enseigner, c’est que cette société ne peut pas s’enseigner; c’est qu’elle a honte, c’est qu’elle a peur de s’enseigner elle-même; pour toute humanité, enseigner, au fond, c’est s’enseigner; une société qui n’enseigne pas est une société qui ne s’aime pas; qui ne s’estime pas; et tel est précisément le cas de la société moderne ».  ♦

Charles Péguy

Pour la rentrée (1904), Œuvres en prose complètes, I, Paris, Gallimard, coll. Bibliothèque de La Pléiade, pp. 1390-1392.

 

31 Octobre 1914 ... où peut-on être mieux qu'au fond d'une tranchée, en automne, en attendant les canons qui n'arrivent pas ?

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Le troisième mois de la guerre s'achève sur une impression favorable. Les Allemands font des efforts violents et régulièrement infructueux pour percer les lignes des alliés. Leurs efforts dans la direction de Dunkerque et de Calais paraissent avoir définitivement échoué. Le soulagement est immense, mais le sentiment général, c'est que nous l'avons échappé belle, qu'il est miraculeux que la France s'en soit tirée avec l'invasion de sept ou huit départements et surtout que Paris ait été épargnée. L'état de non-préparation du pays à la guerre saute aux yeux. Le Temps a publié sur ce sujet (en s'attachant principalement à l'insuffisance des munitions de notre artillerie, insuffisance venue d'économies démocratiques) un article que la censure a fort mutilé. Par contre une lettre de notre ami X..., officier d'artillerie, dans L'Action française, sur la même question, n'a pas eu une seule ligne retranchée. 

En somme, il va devenir clair que l'électeur a payé de son sang et de sa chair, pendant ces trois mois, de longues années d'appropriation du "mieux-être". Où peut-on "être mieux" qu'au fond d'une tranchée, en automne, en attendant les canons qui n'arrivent pas et qui n'ont pas assez de mitraille pour arroser l'ennemi ?...  ♦ 

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Bainville : Lorsque la puissance de l'Or faiblit, il apparaît que la première valeur de toutes, c'est la Sang. Péguy ne penserait pas autrement !

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Ephéméride du 31 Octobre.

Vers 290 : Martyre de Saint Quentin.

 

Le 31 octobre est la date traditionnellement admise pour le martyre de Quentin - apôtre originaire de Rome - qui eut lieu sous le règne des empereurs Dioclétien et Maximien.. Quentin s'était rendu dans le nord de la Gaule, durant la seconde moitié du IIIème siècle, pour l’évangéliser, en compagnie de Lucien, futur martyr de Beauvais...

 

* http://www.histoire-compiegne.com/imageProvider.asp?priva...

 

* http://www.vpah.culture.fr/picardie/squen-vi.htm

 

28 octobre,henri ii,dassault,la rochelle,louis xiii,richelieu,maurice de saxe,alphonse allais,urbain v,saint victor,marseille

Manuscrit du XIVème siècle, Le martyre de Saint Quentin...

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jeudi, 30 octobre 2014

La France ne sait que faire de son Nobel d’économie. Par François Thalloy*

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L’attribution, le 13 octobre, du prix Nobel d’économie à un Français est une plaisante ironie du sort. Non que le choix de la Banque royale de Suède soit le moins du monde contestable : Jean Tirole figurait depuis une dizaine d’années sur la liste des possibles récipiendaires. Son influence dans le monde universitaire s’explique par l’intérêt qu’il a toujours porté à l’économie industrielle, alors même qu’une majorité de chercheurs se consacrait à la théorie des marchés financiers. En cela, il incarne une tradition typiquement française de la pensée économique, liée au développement des grands opérateurs de réseaux (énergie, transports, communication). Fidèle à cette tradition, Jean Tirole a consacré l’essentiel de ses travaux à la compréhension des oligopoles : comment, dans un secteur nécessitant des investissements colossaux, éviter que quelques mastodontes dominant le marché ne rançonnent le consommateur ? Comment, à l’inverse, s’assurer que les règles qui leur sont imposées ne les empêchent pas de se développer et d’investir ?

Mais cela va plus loin : par son parcours même, Jean Tirole résume un pan de notre histoire intellectuelle récente. Polytechnicien et ingénieur des Ponts, il a très tôt quitté la France pour les États-Unis. C’est au Massachusets Institute of Technology qu’il soutint sa thèse et mena la première partie de sa carrière d’enseignant. Tout comme lui, nombre de Français ayant reçu une formation mathématique poussée se sont expatriés aux États-Unis pour devenir économistes. Contrairement à Gérard Debreu (prix Nobel 1983) qui ne quitta jamais sa chaire de Berkeley, Jean Tirole a fini par revenir en France pour diriger l’école d’économie de Toulouse (Toulouse School of Economics, en bon français), qui est aujourd'hui reconnue comme un des meilleurs centres de recherche au monde. Avant ce retour, il avait largement contribué à attirer dans les universités américaines toute une génération de jeunes économistes particulièrement prometteurs (Thomas Piketty, avant sa métamorphose en prophète auteur de best-sellers, était du nombre). C’est là que se révèle toute l’ironie de l’histoire : si notre récent Prix Nobel n’a jamais affirmé de préférences politiques, la quasi-totalité de ces brillants cerveaux sont catalogués comme étant « de gauche ».

Pour un esprit formaté par les faux débats que notre presse produit en série, il y a là un mystère inexplicable. Un économiste – à plus forte raison s’il enseigne et publie avec succès aux États-Unis – ne peut être qu’un infâme libéral. Avec un chauvinisme que l’on croyait réservé aux commentaires sportifs, les médias français se sont d’abord félicités de voir nos immenses mérites enfin reconnus, mais le réflexe pavlovien ne s’est guère fait attendre. Bien forcés de lui laisser un peu la parole, ils ont été forcés de constater que Jean Tirole professait des opinions peu conformes à la doxa. Rappelant, avec la candeur du savant véritable, que la situation du marché de l’emploi dans notre pays est « assez catastrophique » (on appréciera la nuance), notre prix Nobel a ainsi réitéré sa proposition de fusionner CDI et CDD en un contrat de travail unique. Sa conclusion : « à force de trop protéger les salariés, on ne les protège plus du tout ». On se réjouit de voir les chaînes d’équations justifier les conclusions du gros bon sens.

Si le jury du prix Nobel d’économie avait été composé de Français, Jean Tirole aurait dû attendre sa récompense encore longtemps. ♦

 

Source : Politique magazine 

A lire demain ... A ne pas manquer !

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30 Octobre 1914 ... Bombardement au château de Tilloloy ...

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Des hommes courageux sont restés en très grand nombre dans les pays envahis et ont attendu l'ennemi de pied ferme. Leur courage n'a pas toujours eu la récompense qu'il eût mérité. M. d'Hinnisdal, demeuré avec ses filles dans son château de Tilloloy, dut se mettre, au sous-sol, à l'abri d'un bombardement dirigé par l'artillerie allemande. Quand il devint possible de sortir, il se trouva en tête à tête avec des soldats à nous qui avaient cru inhabité ce château assailli par des rafales de feu et à qui le propriétaire, qu'ils regardaient d'un air soupçonneux, eut toutes les peines du monde à faire reconnaître son identité. M. de Resnes, à Beaumetz-lès-Loges, a vu son château devenir le centre d'une véritable bataille et il a dû se retirer avec Mme de Resnes, laissant tout en flammes, meubles, tableaux, papiers, archives. D'autre part, le Dr Lesage apprend que son beau-frère, ingénieur à Lille, a été fait prisonnier (bien qu'il fût civil) par les Allemands, et enrôlé dans l'armée allemande sous menace de mort. Ces faits sont soigneusement cachés au public, ainsi que toutes les atrocités et toutes les violations du droit de la guerre que les Allemands commettent depuis leur entrée en France. On ne sait rien de ce qui se passe à Lille, Valenciennes, Maubeuge et dans toutes les parties du territoire encore envahies.  ♦  

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Nouvelles activités, nouvelles annonces

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Nouvelles annonces : 

AIX-EN-PROVENCE : Mardi 4 novembre, Café Actualités, QUE FAIRE ? Par Antoine de Crémiers.
 
FEDERATION D'ILE DE FRANCE (Restauration nationale)

u.  Mardi 14 octobre, 20h, conférence de rentrée du Cercle Histoire, Culture et Patrimoine, salle Henry de Seilhac de l’A.S.I.E.M.  6, rue Albert de Lapparent, Paris 7ème.  Béatrice Bourges, porte-parole du Printemps français et du collectif Pour l’Enfant parlera de : Après la Manif pour tous du 5 octobre : Que faire ?

u.  Samedi 1er novembre, 10h, au cimetière de Vaugirard, 320 rue Lecourbe, Paris  15ème, à l'invitation de la Restauration Nationale, l’association Marius Plateau et le Centre Royaliste d’Action Française cérémonie du souvenir des morts de l’Action française, des Camelots du roi et de la Restauration Nationale. 

u.  Vendredi 14 novembre, à 19 heures, à l'invitation de la Restauration Nationale et de l’association Marius Plateau, messe aux intentions de Charles Maurras, en l’église Saint-Eugène  Sainte Cécile,  4bis, rue Sainte-Cécile, Paris 9ème. Messe suivie de l’assemblée générale annuelle de la Fédération Royaliste d’Ile-de-France.  

u.  Mardi 18 novembre, 20, conférence mensuelle du Cercle Histoire, Culture et Patrimoine, salle  Henry de Seilhac de l’l’A.S.I.E.M, Paris 7ème  : «  Nouvelle guerre froide », par Gilles Varange, journaliste et écrivain.  

PARIS : le 6 décembre, colloque du Cercle Vauban. Nous donnerons dans les tout prochains jours des informations détaillées sur ce colloque qui s'annonce important : lieu, thèmes, horaires, intervenants, etc.

 
Suivez ces informations, qui sont régulièrement mises à jour. Pensez à nous transmettre les annonces de vos activités importantes. Cette rubrique est destinée à les faire connaître ! u

La Dizaine de Magistro, une tribune d'information civique et politique

magistro_fr.jpgPar-delà les appareils et les discours dits de droite, dits de gauche ou d'ailleurs, ... attention aux fondamentaux et que vive l'esprit critique pour expliquer et comprendre ...  

 

 

 

 Maxime TANDONNET, Haut fonctionnaire :
     L'esprit de destruction
  Christine SOURGINS, Historienne de l'art :
     "The Tree" - L'affaire McCarthy
  François JOURDIER, Officier, contre amiral :
     L'imprécateur
  Sophie de MENTHON, Présidente d'ETHIC, Membre du Conseil économique, social et environnemental (CESE) :
     Foire

  Eric Zemmour, Journaliste politique :

     Place aux vieux !
  Françoise THIBAUT, Professeur des Universités :
     Mélopée militaire
  Jacques BICHOT, Economiste, Professeur émérite à l'Université Lyon 3 :
      Allocations familiales : ne nous trompons pas de débat
  Hubert de GEVIGNEY, Officier, contre amiral :
     Où va l'Occident ?
  Arnaud TEYSSIER, Haut fonctionnaire, historien :
     Richelieu

Ephéméride du 30 Octobre.

1757 : Naissance de Jean Cottereau, dit Jean Chouan.

 

Dans notre Album Totalitarisme ou Résistance ? Vendée, "Guerres de Géants"... , voir la photo "Jean Cottereau (I/II)" et la suivante ".

 

De Michel Mourre :

"Chef royaliste français. Ancien faux-saunier, il avait reçu le surnom de Jean Chouan parce que, la nuit, il imitait le cri du chat-huant pour avertir ses hommes de l'approche des agents de la gabelle. Reconnaissant à Louis XVI de lui avoir accordé une grâce, il proclama ouvertement sa fidélité au roi, peu après le 10 août 1792, alors que les fonctionnaires du gouvernement révolutionnaire tentaient de procéder à un enrôlement militaire, à Saint-Ouen-des-Toits, près de Laval. L'année suivante, il fut, avec ses frères Pierre, François et René, l'un des premiers chefs du soulèvement populaire qui prit le nom de chouannerie. Il fit sa jonction avec l'armée vendéenne et fut tué au combat, ainsi que son frère François; l'aîné, Pierre, fut fait prisonnier par les Bleus et fut guillotiné à Laval en 1794. Seul René, le cadet, surnommé Faraud, survécut à la période révolutionnaire. Il mourut en 1846." 

 

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http://www.musee-vendee-chouannerie.com/

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mercredi, 29 octobre 2014

QUESTIONS-REPONSES SUR LA MONARCHIE (3), par Jean-Philippe Chauvin

CHAUVIN VIDEO.jpgJean-Philippe Chauvin continue de nous faire partager sa suite de courtes vidéos intitulées sobrement Questions-réponses sur la monarchie. Elles ont néanmoins pour superbes cadre et décor les jardins du château de Versailles... Chacune se compose de cinq questions et des réponses qui leur correspondent. (Durée environ 9'). Nous avons mis en ligne les vidéos n°1 et 2 les dimanches 29 juin et 6 juillet. Vous pouvez vous y reporter. Mais voici la vidéo n°3. "Profitez-en, précise Jean-Philippe Chauvin, pour vous exprimer et posez vos propres questions, éventuellement vos arguments, vos critiques, etc.". N'oubliez pas que vous pouvez regarder nos vidéos en plein écran ! Cliquer sur l'icône rectangle, au bas de l'écran, à droite !  ♦
 
 
 

 

 

29 Octobre 1914 ... Arthème Fayard raconte cette "chose vue"

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Arthème Fayard* raconte cette "chose vue" :

"A Nevers, un convoi de prisonniers allemands descend du train. Il y a là un officier, jeune et arrogant. Il refuse d'entrer dans le rang avec ses hommes et exige d'être conduit à la citadelle en voiture. Le chef du détachement français qui conduit les prisonniers est un sergent de la territoriale, un Parisien avec le bagout et l'accent faubouriens. Il s'approche de l'officier et lui parle ainsi :

- Allons, mon vieux. Fais-toi une raison. Nous sommes en république ici. On est tous égaux. Faut marcher avec tes hommes, Allons, un bon mouvement...

Silence dédaigneux du Prussien. L'autre reprend :

- Oh ! Tu m'fais d'la peine. A quoi ça sert tout ça. Dieu de Dieu ! Puisque t'es prisonnier, puisque t'es vaincu, puisque t'a pas d'armes, à quoi bon de la résistance. Faudra qu'tu marches, mon vieux. Marche tout de suite de bonne volonté. Autrement il faudra en venir aux extrémités. A quoi ça sert ?

L'officier allemand ne bouge pas plus que s'il était de marbre. Le monologue du sergent continue :

- Allons, je vois que tu ne veux rien entendre. (Faisant le geste d'atteindre sa baïonnette, avec une immense lassitude et un accent de faubourg de plus en plus prononcé) Alors, quoi ? Les grands moyens du sang, de la tragédie, des chichis..."

Devant la menace de la baïonnette, le Prussien cède, sans avoir rien saisi du haut goût de cette scène qui avait réuni cinq cents spectateurs, parmi lesquels des officiers français qui mouraient de rire.  u  

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* Arthème Fayard (1866-1936), ami et éditeur de Jacques Bainville à partir de La Guerre et l'Italie (1916). Bainville créera chez Fayard avec son Histoire de France (1924) la collection des Grandes Oeuvres historiques.