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LAFAUTEAROUSSEAU

  • Un « maurrassien » d'Outre-Atlantique qui n'est pas le premier venu

    Charles Mauras, Stephen Miller 

     

    En deux mots.jpgConnaissez-vous Stephen Miller ?

    Il né à Santa Monica, en Californie, Etats-Unis, dans une famille juive aisée, le 23 août 1985. Il a 32 ans, a étudié à l'université de Duke, puis a exercé le très moderne métier de « communiquant » ; enfin il est nommé en 2017 « Haut conseiller politique du président des Etats-Unis ». 

    Tout New-York se demandait, paraît-il, hier, si ce serait lui qui écrirait le discours de Donald Trump à l'ONU. C’est ce que nous apprend MSN, et bien autre chose de plus important : « Les mauvaises langues rappellent que Miller a comme livre de chevet, parmi d’autres, l’œuvre de Charles Maurras. Inutile d'ajouter dès lors que cette inspiration contribuera à donner un discours très ethnocentré à l’ONU, sévère pour cette institution, accusée par Trump lui-même il y a quelques années d’être minable, d'abriter des gens qui y bavardent sans rien faire. » 

    Ainsi, Maurras n'est pas M le maudit pour tout le monde. Pas plus Outre-Atlantique qu’en vérité en France et ailleurs. Cette condition qui lui est faite est l’un des aspects de la réalité de sa destinée politique et littéraire. Elle est artificiellement maintenue par nos élites politiques, médiatiques et, en partie, intellectuelles. Et, quelques fois encore, par de vieux maurrassiens complexés. Elle est une réalité secondaire et nous aurions tort aussi bien de la nier que de la mettre en avant. Dans la réflexion politique contemporaine, en vérité, et même si tout est fait pour ne pas avouer la place qu’il tient, Maurras est bien plutôt, selon l’expression d’Olivier Dard, ce « contemporain capital » qu’il n’est ni inutile, ni ringard de lire. Bien des signes, bien des choses le montrent, que nous n’allons pas détailler ici. 

    Stephen Miller, par exemple, lit Maurras, y puise son « inspiration ». L’oeuvre de Maurras, nous dit-on, est sur la table de chevet de ce jeune-homme de 32 ans. Et figurez-vous qu’accessoirement, il écrit les discours du président des Etats-Unis. •

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    En deux mots, réflexion sur l'actualité

  • Les antifas incendiaires sont en fait les victimes. Sérieux ?

     

    Par Gabrielle Cluzel

    Une excellente chronique qu'on ne peut qu'approuver, parue dans Boulevard Voltaire du 19.09. 

    Que faut-il en conclure ? Notamment que nous avons désormais affaire à deux terrorismes en France. Non pas à un seul. Le terrorisme islamique et le terrorisme des antifas, des casseurs et des voyous. 

    Rappelons pour ceux qui l'ignoreraient que Gabrielle Cluzel a participé - d'ailleurs brillamment - au colloque du Cercle de Flore « Refonder le bien commun », du 13 mai dernier, à Paris (Illustration ci-dessous).  LFAR 

     

    2654943674.jpgLe Monde est un journal sérieux, n’est-ce pas ? Un journal très sérieux. Peut-être même le plus sérieux d’entre tous, de l’avis général.

    Ce journal sérieux, très sérieux, on ne peut plus sérieux, s’intéresse donc au procès – qui doit s’ouvrir mardi – des antifas à l’origine de l’incendie d’une voiture de police en mai 2016, en marge d’une manifestation interdite alors que la protestation contre la loi Travail battait son plein. Masqués, ils avaient harcelé des policiers dans leur véhicule jusqu’à y balancer un fumigène, mettant le feu à l’habitacle et blessant l’homme et la femme. La photo de la voiture carbonisée, hautement symbolique, avait fait le tour des réseaux sociaux, suscitant une vive émotion.

    « Voiture de policiers incendiée : les antifas veulent faire de leur procès une tribune », titre Le Monde« Le collectif Libérons-les et les antifas veulent se servir de leur procès pour sensibiliser aux luttes contre la répression policière », lit-on encore sous la plume d’Abel Mestre.

    Sérieux ? C’est réellement ce qu’il voulait écrire ? Ce n’est pas une boulette, une coquille, un cafouillage, l’ajout traître et maladroit d’un Caïn chevelu, étudiant à Villetaneuse le jour et antifa la nuit, ou l’inverse, que Le Monde aurait pris en stage parce que son père est actionnaire du canard-le-plus-sérieux-de-France ? 

    Dites-moi, dites-moi… si les procès se transforment en tribune contre les victimes, ça ouvre de chouettes perspectives ! Les délinquants sexuels pourront enfin dénoncer ces pimbêches au cœur sec qui se refusent à eux, les cambrioleurs l’accueil peu amène que leur réservent la plupart des propriétaires quand ils débarquent dans leur salon, les assassins d’enfant l’agacement que suscite un gosse qui crie dans vos oreilles, les hommes qui battent leur femme la frustration engendrée par un dîner qui n’est pas prêt en temps et heure. 

    Les violences policières existent sans doute, mais l’usage est de les dénoncer… dans les procès dont elles sont l’objet, non ? Et disons-le, qui a côtoyé des antifas et tenté une fois dans sa vie, fût-ce le plus pacifiquement et légalement du monde, de s’opposer à la terreur idéologique que leurs bandes font régner sur certaines universités – cela fait partie des multiples dossiers qui seront un jour ouverts quand la droite sera au pouvoir et aura retrouvé une once du courage, c’est-à-dire peu ou prou quand les poules auront des dents, diront les pessimistes – peine à les imaginer recroquevillés, désemparés, désarmés, tout amour et paix devant de méchants policiers.

    Un jeune « normal » arriverait au tribunal cou cravaté et mine contrite, battant sa coulpe et baissant les yeux : il n’imaginait pas les conséquences de son acte. Mais n’aurait pas l’outrecuidance de déclarer vouloir passer « de statut de poursuivi au statut de victime » au motif que leur manif était une « réponse légitime au rassemblement policier le même jour contre la haine anti-flics, où sont venues des personnalités de la droite extrême, chaleureusement accueillies, comme Gilbert Collard, Marion Maréchal ou Éric Ciotti ». Griller des poulets était donc justifié, doit-on sans doute comprendre. Avec une si limpide démonstration, qui pourrait le contester ?

    Dans un esprit de « convergence des luttes », nos jeunes antifas de beaux quartiers, représentés par Antonin Bernanos, entendent développer des « actions communes » avec « les collectifs qui se multiplient dans les quartiers populaires », notamment autour de l’affaire Adama Traoré. Et plusieurs personnalités ont appelé à se rendre tous les jours au procès, comme Danièle Obono, Olivier Besancenot ou encore Houria Bouteldja.

    Ce monde cul par-dessus tête – s’agit-il du nom propre ou du nom commun ? Les deux, peut-être ? Ils ne me l’ont pas précisé… – commence à SÉRIEUSEMENT insupporter les policiers.  

    Ecrivain, journaliste
  • Zemmour sur la PMA : « Les pauvres, par leurs cotisations, paieront les caprices des riches »

     

    BILLET - L’autorisation par le gouvernement de l’ouverture de la procréation médicalement assistée pour toutes les femmes, mêmes celles qui ne sont pas stériles, fait grand bruit. Eric Zemmour donne son analyse [RTL 14.09]. Ne nous plaçant - sans les méconnaître ou les nier - ni sur le terrain moral ni sur le terrain religieux, mais seulement politique et social - nous partageons cette analyse.  LFAR 

      

    Résumé RTL par Éric Zemmour et Loïc Farge

    « Elles feront toutes des bébés toutes seules. Quand elles voudront, comme elles voudront. Sans devoir supporter ces affreux hommes qui leur pourrissent la vie depuis des millions d’années », lance Éric Zemmour. « Bienvenue dans le monde de la liberté, clament déjà les mouvements féministes. Bienvenue dans le monde de l'égalité, ajoutent les mouvements homosexuels », poursuit-il un brin railleur. « Dieu est comme les Français, il est nul en économie. Il faut donc l'externaliser du corps de la femme pour qu'elle devienne artificielle, complexe et très chère », ose-t-il.

    « Au nom de l'égalité entre les enfants, on aura le remboursement par la Sécurité sociale », prédit Zemmour. « Les pauvres, par leurs cotisations, paieront les caprices des riches », assure-t-il. Et Éric Zemmour d'inviter l'actuel chef de l'État à se méfier : « Après l’obligation des onze vaccins, il va finir par apparaître comme l'homme-lige des grands laboratoires pharmaceutiques et du big business médical ». 

    Éric Zemmour

  • 2017 ... Plus que jamais pensez à Lafautearousseau !

    D'avance, merci à tous ceux qui voudront bien participer. A partir de 5 € ! 

    Remerciements

    Il nous sera sans-doute difficile de remercier individuellement toutes les personnes qui ont déjà bien voulu répondre à notre appel, envoyer leur don. Qu'elles trouvent, ici, l'expression de notre gratitude 

    Aux autres, nous renouvelons notre appel car Lafautearousseau ne doit pas manquer des moyens de se développer, de diffuser nos idées plus largement encore. Merci

    Faute de pouvoir remercier personnellement chaque donateur, voici la liste des localités d'où nous sont parvenus des dons. (92 localités, à ce jour). Ceux et celles qui ont eu la générosité de répondre à notre appel s'y identifieront :

    Aix en Provence – Allauch - Ancenis - Attiches - Aubagne - Barcelonne du Gers – Beauvais – Bièvres – Bordeaux - Boulogne-Billancourt - Bourron Marlotte - Caen - Cagnes sur Mer – Calais - Camburat - Carignan de Bordeaux - Cergy - Chalon sur Saône - Champagne en Mont d'Or – Châtellerault - Chatillon - Chatillon sur Seine – Colayrac-Saint-Cirq - Courbevoie - Draveil - Eguilles - Eyrans - Feucherolles – Fontaine – Fontainebleau - Fontenay-aux-Roses - Gercy - Gergy - Grenoble - Grosrouvre - Guilherand Granges - Langley - La Seyne sur Mer - Le Hezo - Le Mans - Le Perreux-sur-Marne – Les Aileuds - Les Angles - Lille - Limoges - Lodz (Pologne) - Maisons-Alfort - Manosque – Marcq en Baroeul - Marseille – Martigues – Melun - Menton - Méreau - Merigny - Meylan - Montélimar - Montigny les Bretonneux - Montpellier - Montreuil - Moulins - Nans les Pins - Nantes - Narbonne – Nevian - Pagny sur Saulx - Paris – Plan-de-Cuques - Ploemeur - Pyla sur Mer - Reims - Rioux - Robiac-Rochessadoule - Roquemaure - Rueil Malmaison – Saint-Gratien - Saint Ismier - Saint-Nauphary- Saint-Sulpice-La-Pointe - Samois-sur-Seine - Saverne - Sèvres - Sorcy-Saint-Martin - Strasbourg - Tarare - Toulon - Toulouse - Tours - Triel sur Seine - Versailles - Ville d’Avray - Voreppe. 

  • Grenoble : Lundi 25 septembre, conférence de Stéphane Blanchonnet au Centre Lesdiguières. A ne pas rater

     

    Charles Maurras est bien vivant. Sa pensée ne cesse d’irriguer les domaines de la politique, de la culture et de la littérature. Ses héritiers sont nombreux aujourd’hui
    encore. Avec cet ouvrage, Stéphane Blanchonnet nous offre la possibilité d’aborder
    avec facilité et efficacité le continent maurrassien.

    Le dictionnaire convient parfaitement à cet inventaire des principes et des mots-clés de la pensée maurrassienne. Destiné autant à ceux qui s’engagent en politique, aux amoureux de la France et de sa civilisation, qu’aux simples curieux de la pensée toujours vivace de Maurras, ce petit dictionnaire fait oeuvre de pédagogie. Cet ouvrage est aussi un hommage à cette école de pensée et d’action.  

    CONTACT

    centreslesdiguieres@laposte.net

  • FILM « LA RÉBELLION CACHÉE » à NANCY

     

    1158c.JPGRetenez dès maintenant la date du  lundi 25 septembre 2017.

    Ce jour là, à Nancy, sera projeté le film « La rébellion cachée » de Daniel Raboudin. Ce film rend hommage aux martyrs vendéens.

    L’auteur du film devrait être présent.

    Il sera projeté dans la salle Saint Jean-Paul II sous la basilique Notre Dame de Lourdes. Ce sera la séance d’inauguration du nouveau club de cinéma chrétien.

    Plus de précisions prochainement, mais prévoyez dès maintenant d’être présent et invitez vos amis.  

    rebellion cachée - Copie.jpg

  • Café Histoire de Toulon, mercredi 27 septembre, avec Pierre Gourinard

     

    Nous, Prouvençau, avons perdu la mémoire d'un Var des IX° et X° siècles, occupé par l'invasion sarrasine.

    Ces heures sombres sont généralement minimisées ; tout comme la reconquête réalisée sous la conduite énergique du comte Guillaume, surnommé « le Libérateur ».

    Le professeur Gourinard, pénitent gris d'Aix, fera découvrir ce pan occulté de notre histoire, qui donna son essor au Comté de Provence.  

    « Prouveçau e catouli, Nosto fe n'a pas fali ! »

    Le Grall, Pub associatif des missionnaires de la Miséricorde (adhésion 1 €)
    377 avenue de la République , 83000 Toulon
    La soirée pourra se poursuivre autour d’une pizza (Participation aux frais)
    Contact : cafehistoiredetoulon@gmail.com

  • Le Café Actualités d’Aix-en-Provence reprendra ses activités le 3 octobre en recevant Hilaire de Crémiers

     

    2840298611.jpgLe Café Actualités d’Aix-en-Provence a le plaisir d'annoncer que ses activités reprendront comme d'habitude le premier mardi de chaque mois, à partir du 3 octobre, en recevant Hilaire de CRÉMIERS.

    Retenez la date !  

    Pour bien préparer l’année 2017-2018 du Café Actualités, et afin de mieux nous faire connaître, nous vous proposons de nous envoyer des adresses internet de personnes susceptibles d’être intéressées par nos réunions. Nous leur ferons part des prochains Cafés.

    Nous vous en remercions par avance. 

    Café Actualités d’Aix

  • Ephéméride du 20 septembre

    Millénaire de la Cathédrale de Strasbourg (2014)

     

     

    2 Avant Jésus-Christ : L'armée de secours gauloise échoue devant Alésia  

    Vercingétorix capitulera sept jours plus tard.

    Ci dessous, l'oppidum vu d'avion :

                 

    alesia.jpg

     

    http://historyweb.fr/vercingetorix/ 

    Dans notre album L'aventure France racontée par les cartes, voir les trois photos « Campagnes de César », « I : La Gaule et la conquête de César », et « II : Alésia, conséquences heureuses d'une défaite ». 

     

    Lire la suite

  • Notre avant-guerre ?

    La Chine investit près de 200 milliards de dollars/an pour son armée 

     

    En deux mots.jpgPériodiquement, il faudrait relire Giraudoux, esprit sage et subtil, bienveillant et souriant aux misères des hommes et des peuples, à leurs insuffisances et à ces fatalités qui, à intervalles réguliers, les conduisent dans de terribles malheurs. Par exemple les guerres modernes. Giraudoux en savait quelque chose, qui en avait vécu deux. Mondiales, pour la première fois. Mais on ne lit plus Giraudoux, on l'a oublié ou presque, on ne joue plus son théâtre. A notre société il manque la culture et au théâtre un Jouvet, qui avait fait de Giraudoux l'auteur dramatique de sa vie. 

    Ce qui nous a rappelé Giraudoux ces temps derniers, ce sont les prodromes d'une guerre, qui montent de l'actualité avec leur lot de ridicules, de dérision et de sourde inquiétude. C'est ce dont Giraudoux a superbement traité dans La guerre de Troie n'aura pas lieu. Et qui finalement aura lieu comme chacun sait. 

    Entre 1870 et 1914, on avait déjà cru une nouvelle guerre impossible. On pensait que le perfectionnement des armes la rendait trop meurtrière pour qu'elle fût tentée. On le croyait encore le 2 août 1914. Mais la guerre éclata quand-même le 3. Entre les deux conflits mondiaux on recommença : la tragédie avait été trop terrible entre 1914 et 1918, elle avait fait un trop grand nombre de morts - autour de 20 millions - pour qu'une guerre pût encore se produire. Et aussi on avait créé la Société des Nations, la SDN, ancêtre de notre ONU, pour, de toute façon, l'empêcher. Dérisoire illusion ! Hubert Védrine l'a fort bien dit : les institutions internationales ne sont que des lieux de rencontre. 

    Les grands conflits sont en général précédés de guerres dites régionales. La guerre d'Espagne, où les armées européennes, sauf la nôtre, s'étaient essayées, sur terre et dans le ciel, s'est terminée le 1er avril 1939 ; la Seconde Guerre mondiale éclata le 1er septembre. Nous avons aujourd'hui la guerre de Syrie, dont Eric Zemmour a dit - peut-être avec raison - qu'elle est notre guerre d'Espagne. Mauvais présage … Les aviations russe, américaine et accessoirement française, se croisent dans le ciel syrien, au risque, d'ailleurs, de s'y affronter. Des militaires de mêmes nationalités s'affairent sur son sol.  

    Précèdent aussi les conflits majeurs, ces rencontres entre « grands » où l'on fait assaut de pacifisme et de bons sentiments. Giraudoux, toujours, a restitué cette dramaturgie singulière dans La Guerre de Troie n'aura pas lieu, avec une infinie délicatesse et une lucidité amusée. En 1938, il y avait eu Munich. Nous avons les G7, les G 20, et les conférences au « format Normandie ». Trump, Poutine et Xi Jinping se sont rencontrés à Hambourg en 2017 ; les membres, plus chanceux, du G7 se sont offerts Taormine comme jadis on se retrouvait à Locarno. 

    La politique des « sanctions » fait aussi partie de la panoplie des avant-guerres. Comme il y eut, autour de 1935-1937, les sanctions contre l'Italie, aux funestes conséquences, nous avons les sanctions américaines contre Cuba et les sanctions, d'ailleurs réciproques, des « démocraties » contre la Russie, ou contre l'Iran et, aujourd'hui, les sanctions votées à l'ONU, contre la Corée du Nord. 

    C'est maintenant dans le Pacifique que semble s'être déplacée la perspective de grands affrontements. Loin de notre Europe, et c'est tant mieux. Les missiles de Pyongyang survolent à intervalles rapprochés le Pacifique et le Japon lui-même, qui d'ailleurs, avait occupé jadis la Corée. Elle ne l'a pas oublié. Les 160 000 Américains de l'ile Guam vivent dans la peur qu’un missile nord-coréen leur tombe dessus. Mais chacun sait que derrière la Corée du Nord il y a l'immense Chine et derrière la Corée du Sud et le Japon, les Etats-Unis. Contenue, pour un temps dont on ne peut dire combien il durera, par des motivations commerciales et financières, la rivalité sino-américaine n'en est pas moins un phénomène grandissant, derrière les sourires et les poignées de main. 

    Ces motivations pacifico-pragmatiques, toutefois, n’empêchent pas la course aux armements, dont on croit qu'on ne se servira jamais, comme on avait pensé jadis que la guerre de Troie n'aurait pas lieu. La course aux armements caractérise aussi les avant-guerres et nous conseillerons aux sceptiques de considérer l’ampleur et l’accroissement, étonnants pour les optimistes, des budgets militaires des grandes puissances d’aujourd’hui : les 622 milliards de dollars américains, que Trump vient de décider d’augmenter de 7% ; les presque 200 milliards de dollars chinois ; le programme militaire indien, en passe de rejoindre la Chine sur ce terrain ; sans compter l’éventuel réarmement du Japon, d’ailleurs déjà entamé. Que pèsent, en comparaison, les 44 milliards français et les 48 milliards russes ? 

    Justement, si le pragmatisme devait être abandonné, si un conflit majeur venait à éclater un jour ou l’autre dans les régions du Pacifique que nous avons évoquées, il ne faudrait pas dénier à l’Europe, qui s’est si longtemps épuisée à se battre chez elle, notamment la France, la chance de se trouver, pour une fois fort éloignées du théâtre du conflit, ni, nonobstant toutes alliances,  le droit de s’en tenir soigneusement à l’écart. Chacun sait que la guerre de Troie n’aura pas lieu. Mais si elle avait lieu tout de même ? Nous devrions dire comme Louis XV et rester sur le mont Pagnotte.  • 

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    En deux mots, réflexion sur l'actualité

  • Immigration : Et si on appliquait les bons principes du roi Henri II ?

     

    Par Philippe Montillet

    « Et si on appliquait les bons principes du roi Henri II ? » C'est une proposition bienvenue. Nous y souscrivons tout à fait. De même qu'au rappel - qui est une invite - de « la sagesse des rois et leur sens du concret et des réalités ». [Boulevard Voltaire, 18.09]. Comprenne qui pourra, en effet !   LFAR

     

    158b0d29c04264bd2acfe68e126a4a70.jpegVoici un texte vieux de 450 ans du roi Henri II * qui, avec la fraîcheur de son style, demeure bien actuel !

    « Aux dits P. ** […], est venu le singulier désir qui leur croît de jour en jour de venir résider en cestuy notre royaume et amener leurs femmes et leurs familles, apporter leur argent et meubles…

    Savoir, faisons, que nous inclinant libéralement à la supplication et requête des dits P., comme gens desquels nous voyons le bon zèle et affection qu’ils ont de vivre sous notre obéissance, ainsi que nos autres Sujets, en bonne dévotion de s’employer pour notre service, et de la république de notre Royaume, la commodité de laquelle ils veulent aider de leurs biens, manufactures et industries : desorte que cela nous meut à les bien et gracieusement traiter  ***. »

    ​‌J’en tire trois conclusions.

    La question de l’accueil des immigrés n’est pas nouvelle. 

     Des règles de bon sens ont permis de fixer la conduite à tenir : le bon zèle mis par les nouveaux arrivants à vivre sous les lois du pays d’accueil ; leur souci de s’employer au bien commun du pays d’accueil ; leur volonté de mettre leurs talents au service de leur nouveau pays. En échange de ces actes de bonne conduite, les arrivants bénéficient de traitements gracieux. Près de cinq siècles après, en demandons-nous plus ?

     La sagesse des rois et leur sens du concret et des réalités seraient les bienvenus aujourd’hui…et demain.

    Comprenne qui pourra.   

    * Henri II, fils de François Ier (1519-1547-1559), en août 1550. 

    ** En l’occurrence, il s’agissait des Portugais, et plus spécialement des juifs portugais fraîchement convertis chassés de leur pays.

    *** Cité dans Les Frères Pereire, Jean Autin, Librairie académique Perrin, 1984, page 14  

  • Entretenir la flamme ? Avis contradictoires dans les commentaires ...

     

    Le Lundi de Louis-Joseph Delanglade que nous avons publié hier - Entretenir la flamme - a suscité aussitôt des commentaires intéressants et, d'ailleurs, contradictoires. Nous avons retenu les deux premiers qui sont argumentés et opposés. On les lira avec intérêt.  LFAR

     

    Le commentaire de Pierre Builly

    Presque en rien d'accord avec cet édito : j'ai ressenti, pour ma part, une immense joie par cette désignation. Après les échecs enregistrés pour les Jeux de 1992, 2008 et 2012, Paris ne pouvait pas renoncer à organiser l'événement mondial sportif le plus important qui se puisse.

    Les avoir obtenus, dans le « deal » que le CIO a proposé avec Los Angeles, n'était pas anodin ni facile : il fallait surtout tenir bon sur 2024, ne laisser aucune échappatoire permettant de penser que notre Capitale pourrait se contenter de 2028. Cette fermeté têtue a payé et il faut en féliciter les promoteurs de cette candidature.

    Se poser la question du « rendement financier » de la désignation est puéril : bien sûr que les Jeux vont - dans une stricte démarche comptable - coûter plus qu'ils ne « rapporteront ». 

    Eh ! Ne croit-on pas que l'Opéra de Paris, les centaines de musées éparpillés çà et là sur le territoire et dont certains ne reçoivent que quelques centaines de visiteurs par an mais entretiennent gardiens et billetteries sont « rentables » ? Que le défilé du 14 juillet est rentable ?

    Outre que l'organisation matérielle des Jeux va transformer radicalement une banlieue pourrie - comme le stade de France, conçu pour la Coupe du monde de football de 1998 l'a fait pour l'autre partie de la Plaine Saint Denis - et laisser à la place de taudis un nouveau quartier, les infrastructures de transport seront accélérées et modernisées, une grande piscine sera construite, etc.

    Qu'on daube sur la dérive financière des performances des sportifs montre aussi en quel mépris on tient, dans nos milieux, le « geste »  sportif : pour moi, qui suis depuis toujours fana du spectacle sportif, la performance est bien plus émouvante et admirable que des trucs révérés par ceux qui préfèrent... je ne sais pas, moi, la peinture au kilomètre des Renoir ou des Monet. Revoir Renaud Lavillenie réussir son 3ème essai victorieux à 5,96 à Londres me fera toujours plus d'effet que l'accumulation des gribouillis de Picasso.

    Je conçois parfaitement qu'on puisse ne pas aimer l'émotion sportive, qu'on soit insensible à la haute cuisine, qu'une simple ritournelle populaire puisse laisser indifférent. 

    Je conçois aussi qu'on puisse trouver plaisir aux Offices de nuit de Solesmes, aux solennelles peintures de Poussin, aux tragédies tardives de Corneille : ce n'est pas mon cas et je n'y vibre pas : suis-je si méprisable ? C'est possible, mais je ne suis sûrement pas le seul en mon cas.

    Et donc vive les JO, vive les sportifs (surpayés ? dopés ? Et alors ? si vous croyez que les artistes contemporains ne sont ni l'un, ni l'autre, vous vous mettez gravement le doigt dans l'œil), vive les émotions que nous rencontrerons dans 3 ans à Tokyo, dans 7 ans à Paris !

    Le patriotisme « vvisible » s’est réfugié dans le sport et, à chacune de nos grandes victoires, beaucoup de gens ont eu beaucoup de bonheur à agiter des drapeaux tricolores et à chanter « La Marseillaise » : c'est bien dérisoire ? Possible... Mais c'est déjà ça... À nos gouvernements de profiter de ces moments de communion nationale pour diriger l'émotion populaire sur l'amour du pays.

    Et c'est cela la vraie objection, la vraie question : en 1998 le bonheur de la victoire aurait pu donner lieu à un chant d'amour à la France, toutes couleurs confondues, à un moment d'exaltation vraiment nationale ; au-dessus des différences visibles, il y avait « notre » victoire...

    Espérons...

     

    Le commentaire d'Antiquus

    J'approuve quant à moi l'édito de L.J. Delanglade, et je ne partage pas l'enthousiasme de Pierre Builly.

    En 1998 je n'ai nullement éprouvé ce moment de « communion nationale », et je dirai même que j'espérais bien que les croates eussent le dessus sur l'équipe black black beur. La comparaison avec l'opéra de Paris et les musées est fallacieuse car ces monuments sont durables alors que les JO ne sont qu'une flambée éphémère.

    A propos de flambée, tout va flamber à cette occasion : les prix, les loyers, les denrées, mais aussi la délinquance, le vandalisme, et la situation des parisiens français en sera encore dégradée. Et une fois les monceaux d'ordures nettoyés et les touristes partis, gorgés de mauvaise nourriture et peut-être nantis d'une chaude-pisse, il faudra payer l'addition et ce sont les impôts qui vont flamber à leur tour.

    Vraiment, je ne vois pas une seule bonne raison de me réjouir. Mais peut-être des événements imprévus empêcheront-ils cette bacchanale de se dérouler, et même s'ils charrient de mauvaises occurrences, d'un mal pourra jaillir un bien. En tout cas, comme Montaigne fuyant la peste de Bordeaux, je fuirai Paris pendant les jeux, si toutefois je suis encore en vie. 

    Entretenir la flamme

  • 2017 ... La France sur un volcan ... Plus que jamais, pensez à Lafautearousseau !

    D'avance, merci à ceux qui voudront bien participer. A partir de 5 € ! 

    Remerciements

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    Aux autres, nous renouvelons notre appel car Lafautearousseau ne doit pas manquer des moyens de se développer, de diffuser nos idées plus largement encore. Merci ! 

    Faute de pouvoir remercier personnellement chaque donateur, voici la liste des localités d'où nous sont parvenus des dons. (92 localités, à ce jour). Ceux et celles qui ont eu la générosité de répondre à notre appel s'y identifieront :

    Aix en Provence – Allauch - Ancenis - Attiches - Aubagne - Barcelonne du Gers – Beauvais – Bièvres – Bordeaux - Boulogne-Billancourt - Bourron Marlotte - Caen - Cagnes sur Mer – Calais - Camburat - Carignan de Bordeaux - Cergy - Chalon sur Saône - Champagne en Mont d'Or – Châtellerault - Chatillon - Chatillon sur Seine – Colayrac-Saint-Cirq - Courbevoie - Draveil - Eguilles - Eyrans - Feucherolles – Fontaine – Fontainebleau - Fontenay-aux-Roses - Gercy - Gergy - Grenoble - Grosrouvre - Guilherand Granges - Langley - La Seyne sur Mer - Le Hezo - Le Mans - Le Perreux-sur-Marne – Les Aileuds - Les Angles - Lille - Limoges - Lodz (Pologne) - Maisons-Alfort - Manosque – Marcq en Baroeul - Marseille – Martigues – Melun - Menton -Méreau - Merigny - Meylan - Montélimar - Montigny les Bretonneux - Montpellier - Moulins - Nans les Pins - Nantes - Narbonne – Nevian - Pagny sur Saulx - Paris – Plan-de-Cuques - Ploemeur - Pyla sur Mer - Redon - Reims - Rioux - Robiac-Rochessadoule - Roquemaure - Rueil Malmaison – Saint-Gratien - Saint Ismier - Saint-Nauphary - Saint-Sulpice-La-Pointe - Samois-sur-Seine - Saverne - Sèvres - Sorcy-Saint-Martin - Strasbourg - Tarare - Toulon - Toulouse - Tours - Triel sur Seine - Versailles - Ville d’Avray - Voreppe. 

     

  • Ephéméride du 19 septembre

    Jean-Paul II aux cérémonies du 1.500ème anniversaire du baptême de Clovis

    1356 : Désastre de Poitiers  

    Vaincu par les Anglais, le roi Jean II le Bon est encerclé, dans les plaines de Maupertuis, en compagnie de son troisième fils, Philippe le Hardi Père, gardez-vous à droite; père, gardez-vous à gauche... »).

    Emmené prisonnier à Londres, le roi y restera quatre années. Il sera ainsi, après Saint Louis, le deuxième roi de France à être fait prisonnier (voir l'éphéméride du 11 février).

    C'est pendant la lieutenance de son premier fils, le Dauphin Charles, qu'aura lieu la tentative révolutionnaire d'Etienne Marcel : le Dauphin, prisonnier de fait des révolutionnaires,  se résoudra à quitter la ville, pour mieux y revenir, en vainqueur, cette fois (voir l'éphéméride du 21 mars). 

     

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  • Entretenir la flamme

     

    par Louis-Joseph Delanglade

     

    logo lundis.jpgTapis rouge pour Mme Hidalgo à son retour de Lima où Paris a été désigné officiellement « ville hôte » des J.O. de 2024.

    Accueil d’un triomphalisme déplacé quand on sait que le choix de Paris est le résultat, connu d’avance, de tractations avec l’autre ville candidate, Los Angeles, laquelle aura aussi « ses » J.O. en 2028 et, mieux, touchera une rallonge de deux milliards de dollars : tractations sous l’égide du Comité international olympique et avec sa bénédiction. Mme le maire de Paris, qui n’a pas hésité à se déconsidérer à Lima en surjouant son rôle, offre sa première médaille à la France, médaille d’or du ridicule. 

    Il n’empêche, diront certains, les J.O. peuvent rapporter gros. Sur l’aspect purement comptable, le scepticisme est de rigueur, le coût global réel des jeux ayant une fâcheuse tendance à augmenter, si ce n’est à exploser, par rapport aux prévisions - à preuve les exemples plus ou moins récents et inquiétants de Montréal (1976), Athènes (2004) ou Rio (2016). Quant au bénéfice pour l’image de la ville organisatrice, il est surtout intéressant dans le cas où il permet à celle-ci de franchir un palier, comme ce fut le cas pour Barcelone qui, en 1992, s’est muée de capitale régionale espagnole en métropole européenne ouverte sur la Méditerranée : Paris est déjà, pour le meilleur et pour le pire, une ville-monde. 

    On se demandera donc pourquoi des gens qui sont, ou ont été, « aux responsabilités » nous ont fait le coup de l’émerveillement puéril dès la proclamation du « résultat ».  MM. Sarkozy, Hollande et Macron auraient pu se dispenser de donner conjointement et très rapidement une caution toute politicienne à la chose, le bon peuple n’ayant qu’à suivre. Et c’est ce qu’il fait, si l’on en croit les apparences, d’autant que de nombreux journalistes et sportifs (eux, on ne peut que les comprendre) se chargent à qui mieux mieux d’entretenir la flamme chez tous ces anonymes pour qui les J.O. de 2024 doivent forcément constituer un événement extra-ordinaire. Comme il est écrit dans Le Monde (14 septembre) : « Journalistes forcément “contents“ et population forcément enthousiaste ». 

    Pourtant, c’est un fait, les Jeux Olympiques « modernes » ont perdu leur âme en devenant, olympiade après olympiade, un événement où prime désormais l’extra-sportif, à l’identique de ce qui se passe dans les disciplines sportives les plus populaires et les plus médiatisées, disciplines gangrenées par l’argent, le dopage et le chauvinisme le plus primaire. Les exemples sont tellement nombreux qu’on en a la nausée : sommes astronomiques dépensées pour acheter et rémunérer des « joueurs » devenus des mercenaires-esclaves, présence avérée du dopage dans la quasi totalité des spécialités et à tous les niveaux, violence verbale et physique allant jusqu’à des affrontements meurtriers sur les terrains et dans les tribunes. 

    Il est bien qu’en de certaines occasions, notamment quand l’existence même du pays est menacée, une sorte d’union sacrée puisse transcender les divisions et exalter la population. Mais existe aussi, dangereux, un unanimisme de façade, aux relents idéologiques, auquel on voudrait nous faire croire - tels le multiculturalisme de la « France black-blanc-beur » de 1998 ou les manifestations compassionnelles de « Je suis Charlie ». C’est à celui-là que nous fait penser l’enthousiasme olympique de commande. Alors, entretenir avec Mme Hidalgo, ou même avec M. Macron la flamme d’un olympisme déjà mort, au nom d’on ne sait quelle arrière-pensée ? Non, merci et, à tout le moins, méfiance.