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samedi, 31 janvier 2015

Loisirs • Culture • Traditions ...

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LIVRES - HISTOIRE • Louis Manaranche : si elle ne connaît pas son histoire, la France est condamnée

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Crédits photo: Martine ARCHAMBAULT/Le Figaro

ENTRETIEN - À l'occasion de la sortie de son livre « Retrouver l'histoire », Louis Manaranche a souligné pour FIGAROVOX l'importance de la transmission de notre héritage pour faire face à la crise.

Louis Manaranche est agrégé d'histoire et président du laboratoire d'idées Fonder demain. Son livre « Retrouver l'histoire » vient de paraître aux éditions du Cerf.

Dans de nombreuses écoles, la minute de silence en hommage aux victimes de Charlie Hebdo, n'a pas été respectée. Ces incidents ont mis en lumière une profonde crise de l'intégration. Celle-ci est-elle également selon vous une crise de l'histoire et de son enseignement ?

Certainement. Il y a, depuis désormais plusieurs décennies, un profond malaise dans la transmission de ce qui constitue le socle de notre culture commune. Face à des élèves d'origines diverses et issus d' univers à l'identité culturelle et religieuse forte, nous peinons à dire qui nous sommes et ce qui nous a faits ainsi.

Si l'histoire de ce pays et de cette civilisation n'est pas enseignée, nous ouvrons la voie non pas à un choc culturel mais à celui de l'inculture, pour reprendre l'expression de François-Xavier Bellamy, vectrice d'une identité refuge caricaturale. Dans cette configuration, la réaction immédiate est celle de la provocation, du défi à l'égard de la France et de ce qu'elle porte.

Quelles sont les causes profondes de cette crise ?

Elles sont multiples. D'un côté, on ne veut pas trop imposer l'histoire de France -et plus largement celle de la civilisation européenne- de crainte que ceux dont les histoires familiales sont autres ne s'en trouvent discriminés. Ainsi, les programmes incluent de plus en plus des excursions vers des univers lointains. Cela part d'un souci louable. Toutefois, en diluant ainsi l'enseignement d'une histoire commune, nous diluons aussi les motifs d'appartenance à une même nation, à une même culture. De l'autre, nous sommes volontiers honteux de notre histoire, qui contient évidemment des heures peu glorieuses. Il ne s'agit ni de les éluder, ni de les déplorer constamment, mais de donner la compréhension de l'histoire comme un tout, qui s'impose à nous. Les zones d'ombre d'une histoire familiale n'empêchent pas une identité assumée: il doit en aller de même pour l'histoire d'un pays.

Quel regard portez-vous sur les lois mémorielles? Confond-on mémoire et histoire ?

L'historien doit être le plus libre possible des contraintes extérieures pour mener sa recherche. C'est un principe fondamental. Il est toutefois inévitable qu'un discours mensonger, incitant à la haine raciale ou religieuse, justifiant ou atténuant tel ou tel crime contre l'humanité, ne puisse être produit sans conséquences légales. L'historien ne peut pas déroger à cette règle qui accompagne tout bon usage de la liberté d'expression. Une communauté, et a fortiori une nation, est légitime pour faire mémoire d'événements, de lieux et de périodes marquants. L'histoire peut irriguer cette mémoire, l'enrichir et la corriger. Elle ne peut, en revanche, en être la simple auxiliaire.

Dans votre livre vous renvoyez dos à dos l'école de la IIIe République et l'école des «pédagogistes» née de l'après 68. Mais l'histoire républicaine, si elle contenait une part de mythe, n'avait-elle pas au moins le mérite de transmettre un héritage et de créer un sentiment d'appartenance au même titre que l'anthropologie chrétienne ?

Ces deux écoles ne sont pas comparables. Malgré ces limites, la première n'a jamais perdu de vue l'objectif de la transmission! Simplement, là où l'histoire s'enseignait volontiers comme un roman national, on ne peut plus aujourd'hui s'adresser aux élèves de la même manière. La pluralité des sources d'information et des univers familiaux amène à enseigner une histoire qui n'élude pas les périodes compliquées. Elle doit évidemment garder une dimension chronologique et narrative, mais elle ne peut plus être lue comme fléchée d'avance. Le sentiment d'appartenance est d'autant plus fort qu'il s'appuie sur l'héritage entier, tel qu'il est, sans l'embellir ni le salir.

«On fait l'histoire avec une ambition, pas avec des vérités. Je veux donner aux Français des rêves qui les élèvent, plutôt que des vérités qui les abaissent» disait le général de Gaulle. Sans tomber dans l'«histoire officielle», une nation n'a-t-elle pas besoin de mythes pour se construire ?

Les mythes sont certainement, par leur valeur évocatrice et même poétique, d'une importance au moins égale à l'histoire académique. Mais ils doivent être entretenus précisément par l'univers du beau plus que par l'enseignement de l'histoire. Celle-ci donne la matière, mais c'est le génie des peuples, de ses artistes, de ses poètes, de ses musiciens, de ses architectes, qui en fait naître un mythe. L'école doit aussi transmettre ce riche héritage! L'histoire de la Résistance serait bien aride sans le chant des Partisans, sans le discours de Malraux au Panthéon, sans la puissance évocatrice des images du maquis du Vercors...

Les attentats contre Charlie Hebdo ont ré-ouvert le débat sur la laïcité à l'école. Quel regard portez-vous sur celle-ci ?

Elle est un facteur de paix et d'unité dans l'école de la République dans la mesure où elle ne nie pas le fait religieux. On a souvent cru, à tort, que la laïcité exigeait que l'on soit discret dans la transmission de notre patrimoine d'origine chrétienne. Vouloir transmettre des valeurs sans, avant tout et en premier lieu, faire comprendre le terreau historique, culturel et spirituel sur lequel elles ont émergé, en respectant évidemment la liberté de conscience, n'est pas digne de la mission de l'école. En outre, cette compréhension du fait religieux ne doit pas être reléguée au rang des souvenirs du passé. Il faudrait trouver une manière non-confessionnelle et respectueuse de tous de dire l'importance de la quête spirituelle et les réponses qu'y apportent les grandes religions présentes en France. Voir la laïcité comme l'expulsion du religieux hors de toute sphère publique est une caricature sans doute plus dangereuse que jamais.

En quoi l'Europe et la mondialisation modifient-elles notre manière d'appréhender l'histoire ?

On touche là le coeur de la démarche du livre. Il n'y est pas seulement question de la transmission académique de l'histoire mais aussi du rôle que celle-ci peut jouer face aux défis contemporains. En ce sens, ce livre a une dimension politique. L'Europe et la mondialisation nous posent la question d'une possible Cité sans frontières ni racines. Nous Français sommes particulièrement armés pour savoir que c'est une chimère, que l'universel ne va pas sans le très incarné, le local. Notre histoire offre des pistes pour penser ces articulations de manière décomplexée. Appartenant pleinement à tout Français, elle ne peut être excluante de quiconque et elle offre de nombreux critères de discernement. Sans réappropriation de notre héritage commun, avec ses perles méconnues, nous ne pourrons être capables de trouver notre place dans le cours de l'histoire. Retrouver l'histoire essaie de décliner et de développer cette idée ! 

FIGARO VOX  - Entretien réalisé par Alexandre Devecchio

A SUIVRE - BON A SAVOIR • Chambord : 2015, l'année François Ier

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Tourné en grande partie à Chambord en 1970 , Peau d'âne, film de Jacques Demy. Crédits photo : Rue des Archives/Cine-Tamaris

Le château célèbre cette année le 500e anniversaire du sacre du Roi Chevalier, qui fit édifier le monument au XVIe siècle. La restauration de la chambre du souverain est aussi à l'étude. 

En 2015, Chambord va se mettre à l'heure de Peau d'âne. Le film de Jacques Demy, qui fut en grande partie tourné à Chambord en 1970, et vient d'être restauré, a été projeté sur écran géant dans le château, les trois derniers dimanches de décembre.

Passé cet épisode très seventies, Chambord attaquera une période faste. Le projet d'établissement, fraîchement adopté et joliment dénommé « Chambord ou la Cité idéale », prévoit que le domaine soit totalement autofinancé d'ici à 2020 (contre 86 % aujourd'hui). Et se fixe pour objectif un million de visiteurs par an dans le château, contre 770.000 visiteurs aujourd'hui, et 1,5 million dans le domaine.

Pour ce faire, événements, festivals et restaurations sont au programme. 2015 est l'année du 500e anniversaire du sacre de François Ier. Bien que le roi séjournât très peu à Chambord, il en est tout de même à l'origine et demeure la figure célèbre du lieu. Pendant quatre ans, les équipes de conservateurs vont s'attacher à reconstituer le décor de la chambre de François Ier. Dans l'immédiat, le projet se fera de manière virtuelle. Mais à terme, la pièce sera remeublée, en partenariat avec le Musée national de la Renaissance au château d'Écouen. Cela n'a l'air de rien, mais le mobilier Renaissance ou lié au roi tout simplement est extrêmement rare.

Chambord possède 440 pièces et l'impression de vide s'impose régulièrement pendant la visite. Dans le souci de remeubler petit à petit les pièces ou de leur donner de la vie, les cuisines XVIIIe siècle, au rez-de-chaussée seront restituées, ainsi que l'arrière-cuisine, le fruitier, l'office et le four à pain… Et des salles consacrées au comte de Chambord et à la naissance de la IIIe République vont ouvrir.

Par ailleurs, le château s'est désormais équipé d'Histopad, des tablettes en douze langues faisant appel à la réalité augmentée: les moindres recoins de salle ou fonds de tiroir sont ainsi exploités et mis en valeur.

En 2016, outre la construction d'une nouvelle halle d'accueil à l'entrée de la place Saint-Louis ou l'illumination des façades, le grand projet sera la restitution des jardins à la française, sur le parterre nord, et à partir de plans datant de l'époque de Louis XIV.   

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2015, sous le signe de François Ier et de la Renaissance (1 Janvier 2015 au 31 Décembre 2015.

L’année 2015 sera l’occasion de célébrer en France, et particulièrement dans le Val de Loire, le 500eme anniversaire de l’avènement de François Ier (1515-2015), labellisé au titre des Célébrations Nationales du Ministère de la Culture. Le Centre d’Études Supérieures de la Renaissance et Intelligence des Patrimoines proposeront plusieurs actions d’envergure pour marquer cet anniversaire parmi lesquelles : 

Colloque International d’Études Humanistes : « François Ier, roi de guerre, roi de paix ».

Du 30 juin au 03 juillet 2015 – CESR / Domaine national de Chambord

Il vise à questionner plus précisément la figure du « roi de guerre » et de son pendant le « roi de paix », qui protège et promeut les arts. Son image de « roi bâtisseur » sera notamment abordée à travers l’un des fleurons de l’architecture de la Renaissance : le château de Chambord. Il s’agira d’étudier autant l’imaginaire royal que les pratiques et les cultures de guerre de l’époque, comme la politique et l’art de la diplomatie. Cette manifestation permettra une nouvelle mise en valeur de l’image de François Ier, au regard des travaux les plus récents réalisés par les spécialistes de la question.5

Reconstitution de la célébration de Marignan

  • 24-25 juillet 2015 au parc de Beauvais, Romorantin

  • 26-27 juillet 2015 au parc Léonardo da Vinci, Château du Clos Lucé, Amboise

Cette manifestation vise, à partir d’un travail scientifique de haut niveau, à réaliser la reconstitution historique des plus grandes fêtes de cour organisées sous François Ier pour célébrer la bataille de Marignan.

Cet événement est le résultat d’un projet de recherche régional (Région Centre) porté par Pascal Brioist, professeur d’Histoire et chercheur au CESR, en partenariat avec l’Association R2V2 de la Ville de Romorantin, le château du Clos-Lucé, le laboratoire Irhis, l’Equipe Alimentation LEA, le Musée de l’Armée et les offices de Tourisme du Loir-et-Cher et d’Indre-et-Loire.

Tout au long de l’année 2015, des actions de valorisation scientifique et de médiation culturelle coordonnées par Intelligence des Patrimoines® permettront de faire partager à un large public les nouvelles connaissances autour de François Ier et la Renaissance.

Ces actions seront développées en partenariat avec la Mission Val de Loire et plusieurs Châteaux de la région Centre.

 

LIVRES • Le nouveau livre de Bernard LUGAN : Afrique, la guerre en cartes

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Présentation : Cet ouvrage de 278 pages tout en quadrichromie est composé d’une centaine de cartes accompagnées de leurs notices-commentaires. 

Il s’agit d’un exceptionnel outil de documentation et de référence construit à partir des cours que Bernard Lugan dispense à l’Ecole de Guerre et aux Ecoles de Saint-Cyr Coëtquidan. Il est composé de deux parties. Dans la première sont étudiés les conflits et les crises actuels ; la seconde traite de ceux de demain. Sa vocation est d’être directement utilisable par tous ceux, civils et militaires qui sont concernés par l’Afrique.

IMPORTANT : Cet ouvrage est exclusivement disponible auprès de l’Afrique Réelle.

Prix :
- 45€ (livraison colissimo et TVA compris)
- 47€ pour livraison Suisse/UE
- 50€ pour livraison monde
- Pour toute commande à partir de 5 exemplaires, 37€ par exemplaire.

Trouver la table des matières ou commander :

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Au Maroc, la presse n'est pas tendre pour François Hollande ...

hollande-hitler.pngFrançois Hollande en première page du journal marocain “Al Watan Al an,” grimé en Hitler ... Le patron de cette publication risque toutefois une peine d’emprisonnement car la loi marocaine punit “l’offense commise publiquement envers la personne des chefs d’État étrangers”.

 

QUE FAIRE ? Ce sera le thème du prochain Café actualités d'Aix en Provence

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Ce Café aura pour thème l'organisation d'un débat entre tous les participants sur une question difficile mais qui appelle une réponse urgente. 

Un café, c’est fait pour parler, oui, mais de quoi ? Et bien d'un sujet à peine effleuré lors d'un précédent café, avec un titre plein de promesses, hélas non tenues : 

QUE FAIRE ? 

Nous sommes très souvent d'accord sur le diagnostic concernant : « l'état des lieux » et pour constater que nous sommes, non pas dans une simple crise classique, économique et financière, mais bien davantage dans une véritable crise de civilisation.

Par ailleurs, si nous sommes également à peu près d'accord sur l'analyse des causes qui nous ont conduits à cette situation, et si chacun dispose d'un éventail d’idées pour savoir « ce qu'il faudrait » faire, nous sommes en panne dans la plupart des cas, pour savoir ce que l'on peut faire… 

Ephéméride du 31 Janvier.

1375 : Pose de la première pierre de la Chapelle du Collège de Beauvais.

 

Aujourd'hui totalement disparu, le Collège de Beauvais se trouvait dans le Vème arrondissement, dans l'actuelle rue Jean-de-Beauvais, anciennement rue du Clos-Bruneau.

Il avait été fondé le 8 mai 1370, par Jean de Dormans, évêque de Beauvais et chancelier de France. Seule sa chapelle, dite de Saint-Jean l'évangéliste, est parvenue jusqu'à nous (au 9bis, rue Jean de Beauvais) : c'est aujourd'hui une église roumaine orthodoxe, l'Église des Saints-Archanges.

Elle fut édifiée en 1375 par l'architecte Raymond du Temple, qui travailla également au Louvre et de Vincennes : elle est le seul monument qui nous reste de lui, et l'un des témoin de la splendeur et de la grandeur de l'université parisienne au Moyen-Age; et l'un des rares vestiges des nombreux collèges médiévaux de la rive gauche (avec bien sûr, le collège des Bernardins et la Sorbonne)...

Aujourd'hui église roumaine de Paris, elle possède un somptueux plafond peint du 15ème siècle, et porte, sur sa façade, une plaque en cuivre rendant hommage à Constantin Brancusi, ainsi qu'un panneau de la ville de Paris sur Cyrano de Bergerac, ancien résident du collège de Beauvais...

 

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   http://www.aeof.fr/site/486/cathedrale-des-saints-archang...

 

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vendredi, 30 janvier 2015

Entretien Michel Houellebecq - Ruth Elkrief : Découvrez les passages qui intéressent les royalistes que nous sommes ...

 

 

Michel Houellebecq a dit en effet des choses importantes dans son entretien avec Ruth Elkrief, mercredi soir, sur BFM TV.

C'est ce que nous avons écrit hier et c'est pourquoi nous vous proposons d'écouter aujourd'hui les enregistrements vidéo (1 et 2) de cet entretien où plusieurs passages doivent intéresser les royalistes que nous sommes. Il nous semble superfétatoire de les signaler ou de les citer. Chacun saura les découvrir, les discerner.

L'on pourra contester l'importance des dits propos, nous représenter - ce que nous savons déjà ! - que Houellebecq n'est pas royaliste, qu'il se dit de gauche, que son engouement pour Podemos est farfelu; on critiquera son amitié pour Bernard Maris, son élocution, son allure, sa vie personnelle, etc. Il n'empêche : un certain nombre de ses propos - qui semblent importants pour lui car il les répète et les redit sur toutes les chaînes - sont authentiquement, si l'on nous passe ces mots, réactionnaires ou contre-révolutionnaires. 

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Qu'un mouvement de réaction se dessine depuis quelques temps dans notre pays, qu'il y ait, comme le prétend Philippe de Villiers, « des signes d'un sursaut , des gens qui bougent ; des voix qui s’élèvent et qui parlent de plus en plus fort », nous paraît une évidence. Et Michel Houellebecq, dans son style, à sa manière, dans la tonalité particulière qui est la sienne, avec ses incohérences, est sans doute de ceux-là. Il ajoute sa voix à la leur et ce n'est certainement pas sans importance. Ce ne devrait pas être indifférent en particulier aux maurrassiens, lecteurs de l'Avenir de l'intelligence.  

L'on pourra se reporter aussi à l'excellent article de Léo Pougnet que nous avons publié vendredi dernier, 23 janvier.   Lafautearousseau

 

Musset interpelle Voltaire démentant ce siècle-ci qui s'en réclame sans en savoir grand chose ...

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Dors-tu content, Voltaire, et ton hideux sourire.
Voltige-t-il encor sur tes os décharnés ?
Ton siècle était, dit-on, trop jeune pour te lire
Le nôtre doit te plaire, et tes hommes sont nés...

Voilà pourtant ton œuvre, Arouet, voilà l'homme
Tel que tu l'as voulu...

Et que nous reste-t-il, à nous, les déicides ?
Pour qui travailliez-vous, démolisseurs stupides,
Lorsque vous disséquiez le Christ sur son autel ?

...Vous vouliez pétrir l'homme à votre fantaisie ;
Vous vouliez faire un monde. Eh bien, vous l'avez fait. 

 

Alfred de Musset 

Rolla

Poésies nouvelles (1836-1852), Charpentier, 1857. 

(Opportunément cité, sur son blog, par Patrice de Plunkett

 

Saint Rémy de Provence, le 5 février • Une conférence à ne pas manquer : Joseph Roumanille, par Hervé Casini ...

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Accès au site de La Cour des Arts : cliquez ci-dessus

Signalons aux personnes qui l'ignoreraient qu'Hervé Casini est un élève et fut un grand ami de Jean-François Mattei. C'est en sa compagnie qu'il a participé à la journée d'hommage à Charles Maurras qui a eu lieu à Martigues, en septembre 2012. Et où, d'ailleurs, Jean-François Mattei avait donné un remarquable exposé sur le Chemin de Paradis, ce livre de neuf contes philosophiques que Maurras avait composé autour de ses vingt ans...

Outre l'intérêt du sujet - Joseph Roumanille poète et félibre comme le sera Maurras - ce sont là de bonnes raisons pour nous d'annoncer et, pour ceux d'entre nous qui le pourront, d'assister à la conférence d'Hervé Casini.

Ephéméride du 30 Janvier.

1132 : La Grande Chartreuse détruite par une avalanche...

 

Les bâtiments ne sont pas les seuls à souffrir : la communauté des moines est également décimée : l'évêque de Grenoble charge Anthelme de Chignin (le futur saint Anthelme) de reconstruire les bâtiments et de reconstituer la communauté des moines...

 

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Les bâtiments, état actuel...

* http://www.musee-grande-chartreuse.fr/fr/

         * http://www.chartreux.org/

 

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jeudi, 29 janvier 2015

La Grèce... ne nous fait pas peur ! Par Jean-Philippe CHAUVIN

arton8470-7b8cd.jpgLa Grèce fait peur, une fois de plus : non pas que les Hellènes nous menacent d'une invasion mais plutôt d'une implosion du système de l'union monétaire européenne, à en croire les élites libérales et la Commission européenne elle-même qui oscille entre ton d'une rare fermeté et une certaine prudence, comme pour ne pas insulter l'avenir mais en se préparant à une confrontation musclée avec le gouvernement de la Gauche radicale issu des urnes grecques. 

Bien sûr, et c'est le discours officiel que l'on entend partout dans les sphères bruxelloises, les Grecs ont exagéré, par le passé : ils ont cru que la société de consommation que venait leur « offrir » la Communauté économique européenne (devenue Union européenne au début des années 1990) était un cadeau que l'on n'oserait pas leur reprendre puisque « l'Europe », c'était la paix, la prospérité et, surtout, la solidarité, et qu'ils en profiteraient toujours...

 

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Cadeau empoisonné car la société de consommation et de croissance ne fait jamais rien gratuitement et ce qu'elle « offre » un jour devient la dette du lendemain. Les Grecs, tout heureux d'être acceptés dans cette Europe à laquelle ils avaient donné son nom à travers un mythe ancien, ont joué les cigales et, croyant les européistes qui annonçaient à longueur de colonnes la fin des États remplacés par une Europe fédérale bruxelloise, n'ont rien fait pour construire un État, des institutions et un appareil politiques dignes de son histoire et de son destin. Mais, quand manque l’État, le chaos n'est pas loin, conjugué à l'injustice et à la corruption : c'est d'ailleurs une leçon que la Grèce, depuis l'Antiquité, nous donne à travers sa propre histoire.  

La Grèce a connu une véritable descente aux enfers durant ces dernières années : bien sûr, elle avait fauté mais le châtiment n'était-il pas, en fait, injuste car frappant tous les Grecs et non, d'abord, les responsables politiques et économiques du pays qui l'avaient, par démagogie et carriérisme, mené à la catastrophe ? Certains me rétorqueront que les électeurs étaient tout aussi coupables que ceux qu'ils avaient élus, justement parce que, par le simple jeu démocratique et électoral, ils les avaient portés au pouvoir... Certes ! Mais, dans ce cas, que la démocratie est brutale ! Or, la politique n'a pas pour seul but de sanctionner mais de décider, de guider, mais aussi d'accorder les citoyens entre eux, de leur apporter les « hautes conditions du bonheur », non le Bonheur totalitaire d'un Saint-Just, mais celui qui permet l'harmonie du corps social et des citoyens avec le monde environnant, ce bonheur qui se conjugue au pluriel...  

Peut-on oublier, aussi, que les institutions de l'Union européenne elle-même sont fautives puisqu'elles savaient qu'il y avait, au moment de l'entrée dans la zone euro, tricherie de la part du gouvernement grec d'alors, une tricherie facilitée par les banques dont la fameuse Goldman Sachs ? Mais il fallait alors que l'euro fasse rêver, car cette monnaie unique avait été présentée aux peuples comme cette solution-miracle qui allait, c'était certain, écarter tout risque de crise et assurer le plein-emploi et la prospérité au continent tout entier : on sait désormais que, s'il y avait tricherie, c'est d'abord et surtout de la part d'une Union européenne qui a menti pour faire avancer ses projets sans possibilité future de recours pour les États qui s'étaient engagés dans ce que l'on peut nommer l'aventure, sans que celle-ci soit vraiment assurée d'être heureuse... L'Europe a construit, par idéologie, son malheur et celui de ses peuples : que le peuple grec, abusé à la fois par sa classe politicienne indigne et par une Union européenne arrogante, décide désormais de « changer la donne » en rejetant bruyamment ses anciens partis dominants et en brandissant le poing devant le nez de « l'Europe », n'a rien, en définitive, de surprenant. Je ne suis pas certain que l'on puisse, malgré les errements anciens, l'en blâmer... Mais il est fort possible qu'il donne des idées à d'autres peuples d'Europe, ceux-là qui, d'ordinaire, désertent les urnes européennes pour mieux maugréer en vain contre un système qui leur échappe ou qui, déjà, s'en servent comme pavés pour se rappeler au bon souvenir des classes dirigeantes, nationales comme bruxelloises. En ce sens, la Grèce fait peur aux oligarchies qui, trop longtemps, ont cru qu'elles pourraient éternellement imposer leurs vues aux électeurs, au nom et par le moyen d'une démocratie représentative qui n'est pas celle que les Athéniens de Clisthène et de Périclès pratiquaient... Quand le royaliste Bernanos dénonçait la démocratie libérale comme le moyen politique du capitalisme de manœuvrer et dominer les foules, il visait juste ! Que, brusquement, ce système électoral se retourne contre ceux qui en vivaient et s'en servaient cyniquement pour légaliser leur domination, et voila que les masques tombent et que l'Union européenne s'inquiète ! Quoi ? Un peuple en dissidence ? Si ce n'est pas encore une révolution, c'est, assurément, une révolte... Où mènera-t-elle ? Nous verrons bien, et nous nous gardons, prudemment, d'en faire un modèle : regardons-la comme une expérience intéressante et, à coup sûr, instructive quelle que soit sa destinée. Mais, à défaut d'être nôtre, elle nous est un rappel que, en politique, rien, jamais, n'est impossible : une leçon que, en bons empiristes organisateurs, les royalistes ont retenu et ont bien l'intention, à leur tour et pour notre pays, de mettre en pratique...   

Le blog de Jean-Philippe CHAVIN

Michel Houellebecq à Ruth Elkrief : "On ne peut pas être optimiste à l'heure actuelle"

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Michel Houellebecq a dit des choses importantes à Ruth Elkrief, hier soir, sur BFM TV.

Nous y reviendrons demain, vendredi et mettrons en ligne la vidéo de cet entretien Ruth Elkrief / Michel Houellebecq, dont, plusieurs passages doivent intéresser les royalistes que nous sommes.

L'on pourra se reporter, d'ores et déjà, à l'excellent article de Léo Pougnet que nous avons publié vendredi dernier, 23 janvier.  • Lafautearousseau

 

Actualités du blog • Grands auteurs ou acteurs de l'Histoire : une bibliothèque qui s'enrichit et qui est à la disposition de tous ...

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Les auteurs présents dans notre bibliothèque 

Sauf exception, chaque vendredi, nous vous livrons une réflexion, une pensée brève, parfois une analyse plus étoffée, et certaines jours des vers, de l'un de nos grands auteurs français et européens, ou encore de quelques-uns des acteurs qui font ou ont fait l'Histoire, et qui, souvent, furent aussi des écrivains, des scientifiques, ou des artistes.   

Notre galaxie personnelle et collective ne se limite pas, bien-sûr, aux quelques noms, aux quelques maîtres, pour ainsi dire, directs, à qui l'on voudrait nous limiter, ou auxquels, nous-mêmes, par facilité, pourrions être tentés de nous limiter. Ce genre de - d'ailleurs fausse - fidélité n'est pas fécond. Nos vraies références sont riches et multiples, dans l'espace et dans le temps. Il nous importe de nous y référer. Et lorsque on s'y attache, l'idée, la crainte, l'impression de notre isolement se dissipent, se relativisent et se métamorphosent en une forte impression de solidarité, de filiation heureuse avec tout un univers constitué de quelques-uns des esprits les plus marquants de notre culture, française et européenne.   

Tel est l'esprit et l'objet de cette bibliothèque de textes et d'auteurs que nous constituons peu à peu, chaque vendredi. • 

Déjà présents :

•  Edgar Poe   •  le Dalaï Lama  

•  Tocqueville   •  Baudelaire  

•  Vaclav Havel   •  Claude Lévy-Strauss

•  Charles Péguy   •  Dostoïevsky  

•  Goethe   •  Anouilh  

•  Malraux   •  Unamuno 

•  La Satire Ménippée   •  George Steiner  

•  Shakespeare     Frédéric II  

•  Jacques Perret   •  Paul Verlaine 

•  Georges Bernanos   •  Anatole France  

•  Auguste Comte   •  Balzac

•  Racine   •  Pierre Manent

•  Louis XIV   •  Charles Maurras

•  Alexandre Soljenitsyne

•  Le Pape François •  Winston Churchill

•  Alfred de Musset 

Une majorité de Français et de grands esprits européens (anglais, allemand, espagnol, tchèque et russe). Plus le Dalaï Lama ...

Bien d'autres auteurs éclectiques et profonds sont à venir. « Du bonheur d'être réac ? » C'est, à des titres divers, ce qui les rassemble. Lecteurs, étudiants, universitaires, n'hésitez pas à consulter cette bibliothèque. Elle est faite pour vous; elle est à votre disposition !

Icône en page d'accueil, colonne de gauche, partie haute.  

Ephéméride du 29 Janvier.

1635 : Le Cardinal de Richelieu fonde officiellement l'Académie française.

 

Avec l'aval du roi Louis XIII, il en précise la mission dans l'article 24 de ses statuts  :

"La principale fonction de l'Académie sera de travailler avec tout le soin et toute la diligence possibles à donner des règles certaines à notre langue et à la rendre pure, éloquente et capable de traiter les arts et les sciences ".

Les Lettres patentes de Louis XIII de ce 29 janvier 1635 seront enregistrées le 10 juillet 1637 par le Parlement, la première séance de l'Académie ayant eu lieu le 13 mars 1634...

 

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