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LAFAUTEAROUSSEAU

  • Tombeaux

     
    Par Jean-Philippe Chauvin

    C'est là le premier de plusieurs articles de Jean-Philippe Chauvin, rédigés pour ce centenaire de la victoire de 1918. Nous les publierons au fil des prochains jours. Ils nous parlent d'hier mais avec de fortes implications pour aujourd'hui.  LFAR

     

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    Chaque 11 novembre depuis une dizaine d'années, je relis quelques pages de Tombeaux, recueil d'articles nécrologiques écrits par Charles Maurras et qui présente quelques figures d'une génération royaliste disparue dans la fournaise de la guerre de 1914-1918. Des noms aujourd'hui oubliés par le plus grand nombre, y compris dans les milieux monarchistes: Henri Lagrange, « le prince de la jeunesse » royaliste du Quartier Latin entre 1911 et 1914 ; Léon de Montesquiou, véritable théoricien de la raison d'Etat et l'un des plus brillants intellectuels de l'Action française ; Henry Cellerier, auteur d'un livre passionnant mais aux nombreuses pages censurées lors de sa publication en 1916, La Politique fédéraliste ; Jean-Marc Bernard, poète dauphinois auteur d'un des plus beaux poèmes, un des plus poignants aussi, sur les tranchées dans lesquelles, d'ailleurs, il trouvera la mort ; etc. Quel cimetière de jeunes intelligences ! 

    Tombeaux-Livre-ancien-875877253_L.jpgCette guerre terrible est, à nos yeux de contemporains, absurde. Mais elle a mobilisé 65 millions de personnes sur tous les champs de batailles (9 millions, je crois, de Français) sans vraiment de révoltes ni de mutineries, à quelques exceptions près. « Quand la guerre est là, qu'il y a danger aux portes de la Cité, il n'y a plus qu'à la faire, et à la gagner », expliquaient alors les monarchistes, pourtant méfiants à l'égard de la IIIème République qui gouvernait alors le pays. Les générations d'après-40 reprocheront beaucoup à ceux de 1940 de n'avoir pas su la faire, et la gagner... L'Occupation montra, avec toutes les horreurs liées à l'application de l'idéologie nazie, que la défaite ou la soumission (même au nom du pacifisme), est la pire des catastrophes pour les « occupés ». Cela permet aussi de mieux comprendre l'acharnement des soldats de 1914-1918 « à ne pas céder », malgré l'horreur de cette première « guerre industrielle ». 

    Mais lorsque retentit le clairon de l'armistice, les combattants espèrent que leur souffrance, le sacrifice de leurs compagnons et de leurs ennemis, n'ont pas été vains. Malheureusement, la Paix des traités de 1919-1920 était déjà grosse des guerres suivantes, de celles de 1939-1945 et des Balkans dans les années 1991-1999, comme le soulignait dès 1920 dans son ouvrage Les conséquences politiques de la paix l'historien Jacques Bainville, le spécialiste des affaires étrangères de l'Action française. 

    Aujourd'hui, la guerre a pris d'autres formes et, si elle s'est apparemment « absentée » du continent européen, elle reste un risque, y compris pour nos vieilles nations désormais amies, confrontées à des périls qu'elles n'arrivent pas encore à exactement cerner. Aussi ne faut-il pas baisser la garde et maintenir notre défense à un niveau d'excellence qui lui permette de dissuader toute agression extérieure. La paix est un bien trop précieux pour que l'on néglige de la préserver.   

    Le blog de Jean-Philippe Chauvin

  • Marseille en déshérence

     

    Par Jean-Paul Brighelli

    blue-wallpaper-continuing-background-wallpapers-bigest-images - Copie.jpgOn sait que nous aimons les textes de Jean-Paul Brighelli, son style, son humour, son expression directe et sans ambages, son érudition, son bon sens, son non-conformisme et jusqu'à la verdeur de son langage. Qui mieux que lui pouvait dire ce qu'il convient de penser des effondrements de Marseille ? Il l'a fait, dans son blog, ce 11 novembre. Voici !  LFAR  

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    A l'abandon, le centre-ville s'effondre...

    Il se passe toujours quelque chose à Marseille : parti couvrir la « marche blanche » des habitants du centre-ville priés de déménager pour cause d’instabilité architecturale, j’ai appris en cours de manifestation qu’un balcon s’était effondré Cours Garibaldi — à 30 mètres des voitures de police rangées en épi devant le plus gros commissariat de la ville. Beaux gravats, trois blessés légers. Rue coupée : de toute façon le Cours Lieutaud, dans le prolongement, l’est depuis une semaine, à cause des travaux de déblaiement des trois immeubles réduits en gravats.

    Et le temps que je monte sur place, la rue de Rome était coupée elle aussi, juste en face des coquillages de Toinou, par une intervention urgente des pompiers — que je salue au passage, il faut être doué d’ubiquité, en ce moment, dans cette ville, pour faire ce métier.

    Marseille est la seule ville de France dont le centre est laissé à l’abandon. La seule ville d’Europe dont l’habitat central, à 48%, est insalubre. Amis parisiens en quête d’exotisme et de Tiers-monde, renoncez au Nigeria, oubliez les Philippines, snobez le Liban : Beyrouth est à trois heures de train de la capitale, et s’appelle Marseille.

    Saint-paraboles.pngUne promenade, nez en l’air, vous en convaincra aisément. Les immeubles du Quartier Noailles furent jadis de bonne tenue. Mais les saints patrons installés aux corniches ne protègent plus les habitants des coups du sort et de l’incurie municipale. D’ailleurs, ils sont désormais en concurrence avec les poêles à frire qui permettent de capter Sainte Al Jezeera, nouvelles paraboles d’une nouvelle religion.  

    façade-2.pngLes façades écaillées, lézardées, condamnées,camouflent à peine les toits crevés, rue du Musée. C’est bien pour les pigeons. C’est médiocre pour les humains qui s’obstinent à vivre ici. Que ne déménagent-ils donc pour aller habiter le VIIIe arrondissement, comme Gaudin, ou le VIIe, comme la sénatrice Samia Ghali…

    Il y a deux Marseille. L’un commence à Castellane, occupe le Prado, le boulevard Michelet et le stade Vélodrome, jusqu’à l’obélisque de Mazargues, et s’étend jusqu’à la mer, via Borély et la Pointe Rouge, avec enclave au Roucas Blanc. L’autre — l’autre, c’est le reste de la ville. Une ville endettée au-delà du raisonnable, en quasi-cessation de paiement, qui ne tient debout, au jour le jour, que par son économie souterraine — les « Marrrrlboro » que vous fourguent les vendeurs à la sauvette dans la Quartier Noailles, justement, et le trafic de drogue. C’est ce qui met du bouillon dans le couscous — et rien d’autre.

    Burka.pngPlus de la moitié des habitants de la ville ne sont pas assujettis à l’impôt, par défaut de revenus — contre 12% à Lyon. Et le petit paquet noir assis sur une cagette au milieu du carrefour, c’est une gamine en burka qui fait la manche — c’était vendredi, jour propice à l’aumône…

    Mais tant que les touristes sont mis sur les rails du port, de Notre-Dame de la Garde et de l’abbaye de Saint-Victor, à la rigueur de ce café « si parisien » sis à côté de chez Lempereur, dont Giono parle si bien dans Noé… Tant qu’ils reviennent au bateau goinfrés de cartes postales visuelles et bien à l’abri de la misère qui, quoi qu’en ait dit Aznavour, n’est pas moins pénible au soleil… Tant que le tourisme va, rien ne peut troubler Jean-Claude Gaudin. Tout dans la façade !

    rue-daubagne.pngOui — mais les façades se lézardent. Un rapport en 2015 ciblait déjà les immeubles qui se sont effondrés, rue d’Aubagne ? Broutilles. C’est la faute à la pluie, as-tu dit…

    Eh bien non, Jean-Claude, ce n’est pas la faute à la pluie. Ce sont des immeubles de pauvres, construits au XVIIIe siècle (Sade est venu faire une orgie de flagellation rue d’Aubagne) avec des matériaux de pauvres — impossible de planter un clou dans le mur, c’est du mauvais mortier qui part en sable. Impossible de sauter à la corde dans les appartements : le sol est fait de canisses posés sur des poutres pourries.

    Et les rats qui peuplent la ville, et se nourrissent des déchets des pauvres, ce n’est pas non plus la faute à la pluie. Les moustiques qui ont empêché tes concitoyens de dormir, tout l’été, ce n’était pas la pluie non plus. 

    marseille-effondrement-centre-ville-gaudin-pluie.pngTu sais, mon Jean-Claude, je suis passé deux fois dans ton bureau du Sénat, quand tu en étais vice-président. Le gentil jeune homme rougissant qui te servait alors de secrétaire, et qui faisait une thèse sur Jacques Maritain (eh, sur qui d’autre pouvait-il la faire !) m’avait montré, très fier, les belles photos où tu posais en compagnie du pape. Es-tu allé à confesse récemment, Jean-Claude ? L’homicide par imprudence, par incurie, par incompétence, ce n’est pas prévu dans les canons de l’Eglise ? « Tu ne tueras point », Jean-Claude — remember ?

    Ou par choix. Le Stade oui, les grands centres commerciaux oui, les tours majestueuses qui dominent la rade, oui — mais la souffrance des pauvres gens… Que d’affaires juteuses se sont partagées, et se partagent encore, les magnats de l’immobilier ! Tout le monde sait que tu avais à cœur, dans ce domaine, de faire mieux que Gaston : rassure-toi, c’est fait. ■ 

    Jean-Paul Brighelli
    Enseignant et essayiste, anime le blog Bonnet d'âne hébergé par Causeur
  • Atlantico pose un problème qui tue !

     

     «logo.png Si le populisme pose les bonnes questions, Emmanuel Macron a du mal à convaincre qu‘il peut y apporter les bonnes réponses. 

    Pour s’opposer au populisme, les « princes qui gouvernent » vont-ils être obligés d’ériger le mensonge en méthode de gouvernement pour sauver la démocratie ?  » [12.11.2018]  

  • L'Action française a honoré ses morts de la Grande Guerre ...

    A Paris, sur les Champs-Élysées
     
    Images d'un 11 novembre d'Action française
     
    Paris, Champs-Élysées

    Les militants d'Action française étaient présents en nombre sur les Champs Elysées pour rendre hommage aux morts de la guerre de 14-18.

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    Toulouse

    Un dépôt de gerbe a été suivi d'une intervention de Pierre de Meuse. Une cinquantaine de personnes ont participé à cette commémoration avant de se rendre à la Cathédrale Saint-Étienne où furent récompensés quelques-uns des militants pour leur engagement au sein de la section toulousaine. 

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    Nîmes

    C’est notamment à l’initiative de l’historique Cercle Saint-Charles qu’un dépôt de gerbes et une cérémonie d’hommage aux morts d’Action française de la Grande Guerre ont eu lieu à Nîmes où est érigée une stèle à la mémoire des Camelots du Roi nîmois morts pour la France. Une délégation d’une dizaine de militants marseillais de L’Union Royaliste Provençale conduite par Jean Gugliotta, son président, a participé à cette commémoration. L'Union Royaliste Provençale, représentante historique de l'Action française en Provence, était donc présente avec ses drapeaux, dont celui, d’avant-guerre, de la section d’Action française de Marseille.   

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    Bordeaux ...

    A Bordeaux, aussi, l'Action Française a honoré ses morts de la Grande Guerre. Une occasion pour le maire de la ville, Alain Juppé, de lire Le Bien Commun, le nouveau mensuel de l'Action française (photo).

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  • 2018 ... La France sur un volcan ... Plus que jamais, pensez à Lafautearousseau !

    D'avance, merci à ceux qui voudront bien participer. A partir de 5 € ! 

    Remerciements

    Il ne nous est pas possible de remercier individuellement toutes les personnes qui ont bien voulu répondre à notre appel, envoyer leur don. Qu'elles trouvent, ici, l'expression de notre gratitude 

    Aux autres, nous renouvelons notre appel car Lafautearousseau ne doit pas manquer des moyens de se développer, de diffuser nos idées plus largement encore. Merci ! 

    Faute de pouvoir remercier personnellement chaque donateur, voici la liste des localités d'où nous sont parvenus des dons. (105 localités, à ce jour). Ceux et celles qui ont eu la générosité de répondre à notre appel s'y identifieront :
    Aix en Provence – Allauch - Ancenis - Attiches - Aubagne - Barcelonne du Gers – Beauvais – Bellac - Bièvres – Bordeaux - Boulogne-Billancourt - Bourron Marlotte - Caen - Cagnes sur Mer – Calais - Camburat - Carignan de Bordeaux - Castres - Cergy - Chalon sur Saône - Champagne en Mont d'Or – Châtellerault - Chatillon - Chatillon sur Seine – Colayrac-Saint-Cirq - Cormontreuil - Courbevoie - Dammarie-les-Lys - Dignes-les-Bains - Draveil - Eguilles - Eyrans - Feucherolles – Fontaine – Fontainebleau - Fontenay-aux-Roses - Gercy - Gergy - Grenoble - Grosrouvre - Guilherand Granges - Langley - La Seyne sur Mer - Le Hezo - Le Mans - Le Perreux-sur-Marne – Les Aileuds - Les Angles - Lille - Limoges - Lodz (Pologne) - Maisons-Alfort - Manosque – Marcq en Baroeul - Mâron - Marseille – Martigues – Melun - Menton -Méreau - Merigny - Meylan - Montélimar - Montigny les Bretonneux - Montpellier - Moulins - Nans les Pins - Nantes - Narbonne – Nevian - New-York - Pagny sur Saulx - Paris – Plan-de-Cuques - Ploemeur - Pyla sur Mer - Redon - Reims - Rioux - Robiac-Rochessadoule - Roquemaure - Roquevaire - Rueil Malmaison – Saint-Blaise-du-Buis - Saint-Gratien - Saint Ismier - Saint-Nauphary - Saint-Paterne-Racan - Saint-Sulpice-La-Pointe - Sainte-Mère-Église - Samois-sur-Seine - Saverne - Sèvres - Sorcy-Saint-Martin - Spa (Belgique) - Strasbourg - Tarare - Toulon - Toulouse - Tours - Triel sur Seine - Versailles - Vichy - Ville d’Avray - Voreppe. 

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  • Remerciements ...

     

    Courriel : lafautearousseau@outlook.fr 
    Chèques à l’ordre de : Les Amis de Lafautearousseau,
    Envois : 48 rue Sainte-Victoire, 13006 Marseille
    En ligne (en toute sécurité) : Via PayPal  
     
  • Paris 17 novembre : L'A.F. célèbre le 150e anniversaire de Maurras et annonce la fusion de ses 2 mouvements

     

    Journée d'Action Française

    samedi 17 novembre 2018 de 12h00 à 23h00. 

    A 12h : Messe aux intentions de Charles Maurras et de tous les morts d'Action Française, en la chapelle du Calvaire de l'église Saint Roch : 24, rue Saint Roch - 75001 Paris.

    A 15h : Mot d'accueil et inauguration du siège rénové de l'Action Française par François Bel-Ker, secrétaire-général de l'AF : 10, rue Croix-des-Petits-Champs.

    15h30 - Colloque en hommage à Charles Maurras dont nous commémorons les 150 ans de la naissance.

    • « Maurras philosophe » par Axel Tisserand, philosophe et écrivain, directeur     éditorial du Bien Commun.
    • « Maurras religieux » par Gérard Leclerc, journaliste et écrivain.
    • « Maurras mystérieux » par Hilaire de Crémiers, directeur de La Nouvelle     Revue Universelle.

    18h - Le Centre Royaliste d'Action Française et la Restauration Nationale annonceront officiellement la fusion des deux mouvements d'Action Française.

    Cette grande journée d'Action française sera clôturée par un cocktail dînatoire.   

    Réservation (obligatoire) ICI 

  • Paris ce 13 novembre, aux Mardis de Politique magazine, le colonel Michel Goya dira comment l'armée française a gagné la Grande Guerre

     

    Rendez-vous à partir de 19 h 00 - Conférence à 19 h 30 précises
    Participation aux frais : 10 euros -  Etudiants et chômeurs : 5 euros

    Salle Messiaen, 3 rue de la Trinité  Paris 9° - Métro La Trinité, Saint-Lazare

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    Renseignements : Politique magazine, 1 rue de Courcelles Paris 8° - T. 01 42 57 43 22

  • Marseille, 15 novembre, conférence de Jean Sévillia : Les vérités cachées de la guerre d'Algérie

     

    Présentation : Plus d’un demi-siècle après l’indépendance de l’Algérie, est-il possible de raconter sans manichéisme et sans oeillères la guerre au terme de laquelle un territoire ayant vécu cent trente ans sous le drapeau français est devenu un État souverain ?

    La conquête et la colonisation au XIXe siècle, le statut des différentes communautés au XXe siècle, le terrible conflit qui ensanglanta l’Algérie et parfois la métropole de 1954 à 1962, tout est matière, aujourd’hui, aux idées toutes faites et aux jugements réducteurs.

    Avec ce livre, Jean Sévillia affronte cette histoire telle qu’elle fut : celle d’une déchirure dramatique où aucun camp n’a eu le monopole de l’innocence ou de la culpabilité, et où Français et Algériens ont tous perdu quelque chose, même s’ils l’ignorent ou le nient. (éd. Fayard) Journaliste, essayiste et historien, auteur de nombreux ouvrages qui ont été des succès de librairie (Zita impératrice courage, Le Terrorisme intellectuel, Historiquement correct, Historiquement incorrect, Histoire passionnée de la France), Jean Sévillia est chroniqueur au Figaro Magazine et membre du conseil scientifique du Figaro Histoire.   

    S'inscrire auprès du Professeur Hervé Pasqua : hpasqua@unice.fr

  • Grenoble lundi 19 novembre au Centre Lesdiguières, une conférence d'Henri Augier à ne pas manquer !

    Le CENTRE LESDIGUIERES

    vous convie le lundi 19 novembre à 20h à une conférence 

    d'Henri Augier

    président du Centre Lesdiguières 

    « Tout peut s'effondrer.  Et pourtant...» 

    Tout peut s'effondrer, nous disent les « collapsologues » (Pablo Servigne) et les catastrophistes éclairés (Jean-Pierre Dupuy) . Vrai ou faux ? Tout s'effondre déjà, nous dit Cyril Dion (Demain) Comment se préparer ? Après l'encyclique Laudato Si, avec les jeunes animateurs de la revue d'écologie intégrale Limite, avec des alliés de tous bords qui se réveillent face aux défis de l'impossible, comment entrer en résistance et emprunter une voie d'espérance ? La décroissance est-elle la seule réponse ? Le désespoir en politique est -il toujours la sottise absolue que Charles Maurras dénonçait dès 1905 dans l'Avenir de l'intelligence ? 

    10 place Lavalette, 38000 Grenoble - salle du 1er étage (Tram: arrêt « Notre-Dame ») (Participation aux frais) Courriel: centrelesdiguieres@gmail.com Merci de nous informer de votre participation par retour de courriel

  • Ephéméride du 13 novembre

    Le Beaujolais nouveau (Naissance officielle le 13 novembre 1951) 

    1745 : Naissance de Valentin Haüy 

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     C’est lui qui fonda à Paris la première école pour aveugles, devenue depuis l'Institut national des jeunes aveugles 

      avh.asso.fr/rubriques/association/association.php  

    •  snof.org/histoire/hauy.html                              

             

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  • Le Prince Jean de France rend hommage aux soldats tombés pour la France

     

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    11 novembre 2018

    En ce jour de commémoration de l'armistice de 1918, comme beaucoup de Français, je pense aux noms gravés sur nos monuments, au coeur de nos villages, et je me souviens de nos soldats tombés pour la France.

    Dans l'Europe pacifiée d'aujourd'hui, leur mort peut paraître distante et vaine. Pourtant, emportés dans l'escalade de violence qui se mettait en place, souvent bien loin de leurs vies quotidiennes, et des limites de leur existence individuelle, c'est une frontière commune qu'ils ont défendue. La frontière d'une histoire, d'une manière de vivre, d'une langue qui rendent la France si chère à notre coeur.

    Tout doit être évité pour que l'humanité ne donne plus le spectacle d'un tel carnage. Mais que ce voeu ne nous empêche pas de méditer le courage de ces soldats qui ont fait tous les sacrifices, non seulement par obéissance, mais aussi par conscience d'un bien supérieur à leur propre existence.

    Le prince Jean de France
    (Page facebook officielle)
  • I.E.I.

     

    par Louis-Joseph Delanglade
     

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    Voilà donc commémoré l’armistice de 1918.

    L’événement a quelque peu occulté la première réunion à Paris, mercredi 7, des pays signataires de l’« Initiative européenne d’intervention » (I.E.I.).  Ils sont désormais dix : neuf pays membres de l’Union européenne (France, Allemagne, Danemark, Belgique, Pays-Bas, Espagne, Estonie, Portugal, Finlande) auquel il faut ajouter le Royaume-Uni (hors U.E. de jure, le 29 mars 2019), l’Italie ayant préféré rester dans une prudente expectative. 

    logo-long-dgris_a_la_une.jpgSi c’est à Luxembourg qu’a été signée une « lettre d’intention » par les ministres de la défense de neuf pays européens (25 juin 2018), c’est bien une fois de plus la France qui est à l’origine de cette initiative avec le discours de M. Macron à la Sorbonne (26 septembre 2017). L’ambition est grande, si l’on en croit la D.G.R.I.S. (Direction Générale des Relations Internationales et de la Stratégie) du Ministère des Armées : créer « les conditions préalables pour de futurs engagements coordonnés et préparés conjointement » par des « États européens ayant démontré leur volonté politique et leur capacité militaire d’assumer un engagement en opérations ». 

    Alors que M. Trump conserve à l’évidence, suite aux résultats des élections de mi-mandat aux Etats-Unis, le pouvoir de persévérer dans une politique étrangère de désengagement, l’affichage d’une telle volonté « politique » peut sembler de bon augure.  Pour l’Europe en général, cela va de soi, grâce au rapprochement franco-britannique. Mais aussi pour la France, laquelle dispose d’atouts de premier ordre dans le domaine de la défense (sa force de dissuasion et sa présence outre-mer, par exemple). Cependant, on peut avoir quelques inquiétudes, à tout le moins quelques doutes. Ainsi, mardi 6 (soit la veille de la réunion de Paris), M. Macron déclare sur Europe 1 : «  On ne protégera pas les Européens si on ne décide pas d’avoir une vraie armée européenne. » Cette dernière dénomination peut surprendre. 

    5b328a8809fac2f5058b4568.jpgQu’est-ce en effet qu’une « armée européenne », si ce n’est une armée unique qui remplacerait les armées nationales ? Or, on se rappelle l’échec de 1952 (Communauté européenne de défense) et même celui de 1999 (Force d’intervention rapide). C’est que les Etats existent et que la défense relève de leur souveraineté - ce que l’U.E. elle-même admet dans un texte de 2016, tandis que le document de la D.G.R.I.S. se contente de noter, à propos de l’I.E.I., sa « forte compatibilité avec l’Otan et/ou l’U.E. ». Il est donc plus réaliste d’envisager une solide alliance fondée sur un engagement sérieux (et financier) de la part d’une Allemagne toujours frileuse dans ce domaine depuis la fin de la seconde guerre et de quelques autres partenaires jusqu’à présent confortablement à l’abri sous le parapluie américain. 

    Croyant sans doute y trouver une bonne justification à ses propos, M. Macron affirme par ailleurs, le même jour sur la même radio, que la Russie représente un danger. On doit, certes, regretter que la situation géopolitique actuelle et l’hostilité manifeste de l’Otan à son égard tiennent la Russie éloignée de la communauté des nations d’Europe. Mais la nommer comme le premier de nos ennemis potentiels est chose grave. D’abord parce qu’elle ne nous menace pas vraiment, ensuite et surtout parce qu’elle a naturellement vocation à faire partie de la véritable Europe, pas celle de l’U.E. évidemment. 

    On soulignera enfin, car c’est une donnée politique très importante, que le Brexit ne devrait avoir aucune incidence sur le processus d’alliance militaire enclenchée par l’I.E.I. Les Britanniques quittent l’Union mais se rallient à l’I.E.I. : cela prouve que l’Union européenne, qui se reconnaît bien incapable de promouvoir quoi que ce soit en matière de défense, est tout simplement hors jeu. Redit de façon différente : ce sont bien des Etats, certes membres pour la quasi totalité de l’U.E., qui se rapprochent militairement, en dehors de la technostructure de Bruxelles. 

    Le possible grand retour des Etats et l’affichage des souverainetés nationales : M. Macron aura peut-être été, sans le vouloir, l’initiateur d’un processus fécond pour l’Europe. Affaire à suivre.   

  • Les Lundis de Louis-Joseph Delanglade... Les analyses de Lafautearousseau

     

     Fond d'image XXX.jpgInformation

    Les Lundis parus en 2018, au fil de l'actualité nationale et internationale, vous pouvez les retrouver d'un clic !

    Lien à suivre : 

    Les Lundis de Louis-Joseph Delanglade 2018

    Les Lundis de Louis-Joseph Delanglade ce sont des analyses et des réflexions hebdomadaires (hors vacances scolaires) sur l'actualité. (politique intérieure et politique étrangère généralement alternées) qui synthétisent ou définissent les positions de Lafautearousseau. A savoir notre ligne politique, dans un esprit d'Action Française actualisé.  

    Ces éditoriaux forment aujourd'hui une somme de plus de 200 articles regroupés et consultables dans une annexe de Lafautearousseau.  

    Pour consulter les Lundis des années passées (à partir du 20.11.2012) : 

    Les lundis de Louis-Joseph Delanglade 

    [Icône les lundis de Louis-Joseph Delanglade en page d'accueil, colonne de droite].

    Bonne lecture !  LFAR     

  • L’Action française et la Grande guerre

     

    20181111-grande-guerre.jpgAprès avoir dénoncé les faiblesses de la politique étrangère de la IIIème République (notamment à travers ce chef-d’œuvre qu’est le Kiel et Tanger de Maurras, qui faisait l’admiration du président Pompidou), après avoir contribué puissamment par ses campagnes au vote de la loi des trois ans, qui allongeait la durée du service militaire, l’Action française participa sans réserve en 1914 à l’Union sacrée et jeta toutes ses forces dans la guerre.

    Toutes les forces du talent de Bainville, Daudet et Maurras d’abord, qui ne cessèrent de soutenir l’effort de guerre. Le procureur Thomas au procès de Maurras à Lyon en 1945 le reconnut lui-même en ces termes : « Je suis le premier à reconnaître qu’en 1914-1918, Maurras a été un très grand patriote, qu’il a rendu des services signalés à la France, qu’il a été un grand Français, qui, à ce moment, chassa la trahison, qu’il a expurgé certains membres du gouvernement qui n’avaient pas fait leur devoir, qu’il a donc été un grand citoyen, un grand Français. » Toutes les forces de ses cadres et de ses militants ensuite, qui périrent hélas par milliers sur l’autel de la patrie. Parmi ces innombrables héros, dont plusieurs monuments aux morts de section conservent la mémoire, citons notamment Henri Vaugeois, le co-fondateur de l’AF avec Maurice Pujo, Léon de Montesquiou, Octave de Barral, l’admirable poète Jean-Marc Bernard, le jeune prodige Henri Lagrange, qui écrivit ses premiers articles dans l’AF quotidienne à 16 ans, Pierre David, ce jeune patriote juif qui écrivit à Maurras une lettre magnifique devenue un référence…

    Il faudrait des volumes entiers pour les évoquer tous. Pensons aussi à ceux qui revinrent mutilés comme le sculpteur Maxime Real del Sarte, chef des camelots du roi. Leur sacrifice, comme celui de tous les autres Français de 14, ne doit pas être dilué dans le discours contemporain qui occulte la Victoire au profit de la seule compassion pour les souffrances (certes immenses !) des soldats ou d’un pacifisme européiste qui nie les raisons mêmes pour lesquelles ils se sont battus avec tant de courage : la patrie, la nation, la sauvegarde de nos frontières et la reconquête des provinces perdues.  

    ACTION FRANÇAISE
    11 novembre 2018