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LAFAUTEAROUSSEAU

  • Alain de Benoist : Emmanuel Macron - tout le contraire d’un populiste !

     

    Alain de Benoist

    En peu de mots, quelques phrases, une brève analyse, Alain de Benoist dit au fil de l'entretien qui suit, [Boulevard Voltaire, 23.02] ce qu'il convient de penser d'Emmanuel Macron, du moins selon lui comme selon nous. Chacun sait que nous avons avec ce brillant intellectuel, de fort anciens débats et certains points de divergence que le temps n'a pas effacés. Mais, l'imminence de dangers très évidents et très certains, pour la France, comme, en général, pour la civilisation européenne, les ont, aujourd'hui relativisés, de sorte que nous partageons les mêmes points de vue sur un certain nombre de sujets essentiels. Ces convergences méritent, nous semble-t-il, d'être signalées et utilisées.  Lafautearousseau 

     

    Benoist2.jpgEmmanuel Macron comme Donald Trump : le phénomène est plus intéressant que le personnage lui-même. Comment expliquer l’actuel phénomène Macron, qui se veut candidat hors système, alors qu’il est justement un pur produit du système ?

    On peut facilement ironiser sur le personnage. Le petit Mickey travesti en Rastignac, la petite chose qui veut se faire aussi grosse qu’un président, le Micron transformé en Maqueron, le Ken du couple Ken et Barbie, le télévangéliste christique débitant à chacun les niaiseries qu’il veut entendre. Mais tout cela ne cerne qu’imparfaitement le phénomène. Ce qui frappe d’abord, c’est qu’Emmanuel Macron est le premier candidat postmoderne que l’on ait jamais vu se présenter à l’élection présidentielle. Les arguments raisonnés, les promesses lyriques, les démonstrations destinées aux électeurs, tout cela faisait encore partie de la modernité. Avec la postmodernité, on est dans l’affect à l’état pur, dans l’émotion, l’amour, l’extase. Le sentiment submerge tout, comme dans le discours des gourous.

    Certains reprochent à Macron de n’avoir pas de programme et de multiplier les déclarations contradictoires. Mais on perd son temps à s’indigner ou à vouloir lui répondre. En régime postmoderne, les contradictions n’ont aucune importance, et ce n’est pas avec des programmes que l’on conquiert l’opinion. C’est avec des postures et des incantations. Ce ne sont pas les mots qui comptent, mais le métalangage, pas le réel mais le plus-que-réel, pas le textuel mais l’hypertextuel. En recourant à des stratégies narratives, à des mécanismes persuasifs fondés sur ce que lui indiquent les algorithmes, Macron ne cherche à convaincre que d’une chose : qu’il faut communier avec lui, fusionner avec lui, qu’il faut l’aimer autant qu’il s’aime lui-même (« Parce que je veux être Président, je vous ai compris et je vous aime ! »). Il est plein de vide, mais ce vide le remplit mieux que tout autre contenu. Une bulle, certes, mais qui continue à enfler.

    Un mutant politique, un phénomène typiquement postmoderne. 

    Dans L’Obs, le philosophe Michel Onfray – qui faisait récemment la une de votre revue, Éléments – assure qu’Emmanuel Macron « est en réalité l’autre nom de l’ubérisation de la société ». Vous confirmez ?

    Bien sûr. Au-delà des banalités et des platitudes qu’il accumule avec un aplomb que rien ne vient entamer, Macron se situe dans une perspective bien précise qu’on peut résumer de la façon suivante : la mondialisation heureuse, l’ubérisation de la société et la précarité pour tous. De ce point de vue, Macron est un libéral au sens complet du terme : libéral en économie, libéral en matière « sociétale », libéral en tout. C’est pourquoi il séduit à la fois la gauche « branchée », les économistes hors-sol et les centristes fascinés par la Silicon Valley, Jacques Attali et Bernard Kouchner, Alain Minc et Corinne Lepage, Renaud Dutreil et Pierre Bergé. Nathalie Kosciusko-Morizet ne déparerait pas dans ce paysage !

    Macron se dit au-delà de la droite et de la gauche. Vous venez vous-même de publier un livre intitulé Le Moment populiste – Droite-gauche, c’est fini ! (Pierre-Guillaume de Roux). Ce positionnement apporte de l’eau à votre moulin ? 

    La grande caractéristique du populisme est de substituer au clivage horizontal droite-gauche un clivage vertical entre le peuple et les élites (« ceux d’en haut » contre « ceux d’en bas »). Mais l’effacement du clivage droite-gauche ne se constate pas seulement à la base. Par réaction, il se retrouve aussi dans la classe dominante, avec l’idée d’une « union nationale » destinée à faire barrage au populisme et à neutraliser les « récalcitrants » des deux bords. Il y a, là, une certaine logique : en même temps qu’il coalise à la base un électorat venu de la gauche et un électorat venu de la droite, le populisme suscite à la tête un regroupement de factions hier encore antagonistes, mais qui n’ont pas de mal aujourd’hui à réaliser que rien ne les sépare vraiment.

    Cette nouvelle stratégie était déjà présente dans l’idée de « troisième voie » théorisée par Anthony Giddens à l’époque de Tony Blair, dont l’objectif avoué était de contribuer au « renouveau » de la social-démocratie dans le sens d’une fusion assumée avec la logique libérale. C’est elle que l’on retrouve en France chez Emmanuel Macron, véritable héritier du blairisme, quand il assure que « le vrai clivage dans notre pays […] est entre progressistes et conservateurs », ou chez le libéral Guy Sorman, pour qui « le récent référendum britannique sur la sortie de l’Union européenne n’a pas opposé la droite conservatrice à la gauche travailliste, mais les partisans de l’ouverture à ceux de la fermeture ». La « fermeture » étant censée désigner le « tribalisme » et le « repli sur soi », il faut comprendre que l’« ouverture » signifie l’adhésion à tout ce qui transcende les frontières, à commencer par les marchés financiers. La position de Macron représente donc le symétrique inverse du populisme. Elle cherche à unifier les élites mondialisées au-delà des étiquettes, tout comme les populistes essaient d’unifier le peuple.

    Personne ne semble réaliser que, dans cette optique, un second tour de l’élection présidentielle opposant Marine Le Pen et Emmanuel Macron, où ne serait donc présent aucun représentant des deux grands partis de gouvernement qui ont en alternance gouverné la France pendant trente ans, représenterait un véritable tournant historique. 

    Entretien réalisé par Nicolas Gauthier

    Intellectuel, philosophe et politologue 

    Revue Eléments

  • « Un roi immédiatement » ... Un livre dont on parle déjà beaucoup, dont on reparlera

     

    2504458051.3.jpgLe Figaro - papier et éditions en ligne - a fait largement écho, il y a trois jours [25.02], à la sortie d'Un Roi immédiatement, de Marin de Viry*.

    Mais pourquoi une telle injonction, une telle exigence, une telle urgence, un tel impératif, se demandera-t-on ? L'introduction du Figaro au Grand entretien de Vincent Trémolet de Villers avec Marin de Viry à propos de son ouvrage, en donne la raison : « la crise politique qui traverse le pays », « sur fond de déroute morale, intellectuelle, économique et sociale. » Crise politique, déroute : ces mots sont forts. Ils ne sont pas exagérés. 

    Pour Marin de Viry une telle situation vécue par les Français dans une sorte de sidération désabusée et en un sens désespérée de cette politique, exige un roi immédiatement

    Vincent Trémolet de Villers interroge longuement Marin de Viry, dans ce Grand entretien du Figaro de vendredi dernier et ce que nous appelons dans Lafautearousseau, depuis l'origine, la question du régime, en forme la trame, le souci, l'objet.   

    Est-il si important de se demander si la conception de la monarchie de Marin de Viry correspond à la nôtre ? Nous savons depuis longtemps qu'il y a bien des façons d'être monarchiste et que la monarchie qui se dégagera un jour, peut-être, de ce que feu le Comte de Paris appelait les réalités de notre temps, et ses urgences, comme celles d'aujourd'hui, sera surtout ce que l'Histoire la fera bien plutôt que des théories.

    A chaque jour, sans-doute, suffit sa peine et, pour aujourd'hui, ce qui importe, c'est que la question soit posée, que l'exigence d'un roi pour immédiatement - même si cet immédiatement signifie demain ou après demain - soit si impérativement proclamée.

    On saura gré à Marin de Viry de s'être chargé de cette sorte de mission et à Vincent Trémolet de Villers de lui avoir fait écho.

          

    Marin de Viry est un écrivain et critique littéraire français, membre du comité de direction de la Revue des deux Mondes. Il enseigne à Sciences Po Paris, dont il a été diplômé en 1988, et a été le conseiller en communication de Dominique de Villepin durant sa campagne pour l'élection présidentielle de 2012. Auteur du Matin des abrutis (éd. J.C. Lattès, 2008) et de Mémoires d'un snobé (éd. Pierre-Guillaume de Roux, 2012), il vient de publier Un Roi immédiatement (éd. Pierre-Guillaume de Roux, 2017).

    Marin de Viry : « Après 30 ans d'antifascisme, Le Pen aux portes du pouvoir. Bravo les gars ! »

    A lire aussi dans Lafautearousseau ...

    Frédéric Rouvillois : « Pourquoi les Français sont nostalgiques de la monarchie » [1ère partie]

    Frédéric Rouvillois : « Pourquoi les Français sont nostalgiques de la monarchie » [2e partie]

  • En France, le retour du peuple

     

    PAR CHRISTIAN TARENTE

     

    933807218.jpgLes événements extérieurs survenus en 2016 - succès international de Poutine, Brexit, élection de Trump -, tout à fait inattendus, ont heureusement surpris ceux qui aspirent à secouer le cocotier mondialiste. En réalité, ils n'ont pas de quoi nous réjouir : alors que le monde se réveille, nous, Français, continuons à nous repaître de combats de coqs dans des fonds de basse-cour... Comment voir autrement ces fameuses « primaires », qui étaient censées apporter une modernisation décisive à notre vie démocratique ? Le pays légal reste fidèle à son refus de prendre en compte le bien commun. Pourtant, le peuple de France multiplie les signes de son réveil. Longtemps leurré par le rêve mondialiste - horizon irremplaçable des élites, de la classe politique et des médias -, il a eu peu à peu les yeux dessillés par le réel. Sur au moins trois plans : les conséquences de l'immigration exorbitante ; les résultats d'une économie livrée aux seules forces du marché planétaire ; enfin, les perspectives menaçantes ouvertes par le rejet de toute éthique naturelle. Dans ces trois cas, on a pu voir des révoltes gronder. Le jour où elles sauront comprendre ce qui les relie et se coordonner, les Français seront mûrs pour passer de la simple révolte à la révolution culturelle globale que la situation exige.

    LE PEUPLE NOUS DEÇOIT :
    CHANGEONS LE PEUPLE !

    On a vu comment l'immigration, répondant initialement à des besoins purement économiques, a progressivement engendré un monstre idéologique où les fantasmes d'un nomadisme généralisé ont rejoint les vieilles haines contre le passé de la France, et d'abord son patrimoine chrétien. Des populations assimilables tant qu'elles étaient peu nombreuses et qu'il y avait volonté de les intégrer, se sont retrouvées trop importantes pour pouvoir éviter plus longtemps un clivage culturel dommageable à tous. On se rappelle les « odeurs » dénoncées par Chirac, en dépit de son « progressisme » revendiqué. L'Islam lui-même, dans ses aspects socio-politiques comme sur le plan des moeurs (voile, hallal, etc.), a fini par apparaître comme destructeur du mode de vie français. Les élites, au lieu de prendre le problème à bras le corps, se sont abritées derrière une ligne de défense : la dénonciation de l'islamophobie. Une digue qui s'est révélée de plus en plus fragile.

    Confronté à ces nouvelles réalités, le peuple les a d'abord subies passivement comme on subit les intempéries. Puis il a réagi, avec ses seuls moyens : le racisme, c'est-à-dire le rejet global de l'autre, ou, lorsque des élections lui en donnait l'occasion, le vote Front national. Il est indéniable que, sur ce sujet, le peuple attend désormais du pouvoir, quel qu'il soit, une politique forte. Mis à part les discours électoraux, qui n'engagent « que ceux qui y croient », rien n'indique encore que les élites en aient pris conscience : en 2016, la seule immigration « légale » est en nette croissance par rapport à 2015, et représente l'équivalent de villes comme Bordeaux, Rennes ou Le Havre. « Grand remplacement » ? « Changement de peuple » ? En tout cas, on voit bien qu'il y a là un facteur déterminant de ce qu'il est convenu d'appeler la « droi-tisation » de la société.

    LA CASSE ÉCONOMIQUE

    Un nom marque l'origine du grand dérapage économique que nous continuons de vivre, même s'il a du plomb dans l'aile : Jean Monnet. Après la Libération, Monnet s'est habilement allié à la démocratie chrétienne alors au pouvoir, imperméable aux arguments gaulliens, et qui, naïve, n'a pas vu où il voulait l'emmener, et la France avec elle. Monnet, c'était le libre-échange généralisé, européen et transatlantique pour commencer, et c'était le triomphe des puissances d'argent. C'est son programme qui a été réalisé, non sans certains succès économiques, mais avec des effets pervers, destructeurs en profondeur de la société, tant sur les plans politique, social et humain que du point de vue économique lui-même.

    FRANCE PÉRIPHÉRIQUE
    ET HORREUR ANTHROPOLOGIQUE

    On lui doit notamment la dislocation méthodique du tissu industriel français, et le chômage qui lui est lié. Le résultat, consternant, est surtout humainement dramatique. La description clinique du stade actuel en a été faite par le géographe Christophe Guilluy, notamment dans son livre La France périphérique (Flammarion). Encore n'est-ce qu'un des aspects d'une dérive progressive, une véritable fuite en avant : elle a conduit à construire l'Europe contre les nations, alors qu'il fallait au contraire, pour qu'elle soit durable, bâtir la solidarité européenne sur la reconnaissance des réalités nationales, bref, faire l'Europe des nations. La prise de conscience de cette réalité par le peuple de France est sans doute longue et difficile, tant la propagande « pro-européenne » est omniprésente, mais le rejet progressif de l'oligarchie encore dominante prélude à une remise en cause de tous ses dogmes. Le Brexit en a été un signal retentissant.

    Simone Veil, auteur de la loi autorisant l'avortement, ne semble pas en considérer les suites sans quelque désarroi. Sur le mode de Guillaume II disant de la guerre mondiale qu'il avait provoquée : « Je n'ai pas voulu cela. » Les suites de la loi Veil, c'est l'application systématique d'un « effet cliquet » conduisant à avancer sans cesse vers une destruction croissante de la nature humaine. Selon la formule d'Alphonse Allais, « quand on a passé les bornes, il n'y a plus de limites... » C'est en effet ce à quoi on assiste, faisant redouter le pire des perspectives annoncées par le « transhumanisme ». À cet égard, l'optimisme invétéré d'un Luc Ferry n'est, hélas, pas de nature à nous convaincre, contrairement aux mises en garde de beaucoup d'autres, comme Jean-Pierre Dickès.

    Cet « effet cliquet » paraissait inéluctable quand la décision d'étendre l'institution du mariage civil aux homosexuels a fait déborder le vase. Et ce fut la grande révolte populaire de la Manif pour tous. Sans effet apparent, puisque l'autisme des parlementaires a imposé le vote de la loi, mais la résonnance en a été profonde : on sait désormais qu'une réaction est possible, le printemps 2013 en constitue une butte-témoin, prélude à l'indispensable révolution culturelle de demain.

    Le retour du peuple fait peur à ceux qui ont tôt fait de le stigmatiser en le qualifiant de « populisme ». Ils se gardent bien de donner la moindre publicité au « Baromètre politique français », le dispositif d'enquête électorale le plus complet jamais réalisé en France, dû au Centre de recherches politiques de Sciences Po, le CEVIPOF. On y constate que, depuis des années, l'institution dont les Français ont la meilleure opinion est... l'armée. Suivie de la police et des PME... Et cette tendance ne cesse de croître. Le retour du peuple ? Ce sont maintenant les statistiques officielles qui l'annoncent.. 

    Politique magazine, février 2017  -  Consulter ... S'abonner ...

     

  • Provence : Samedi 4 mars, Marseille, colloque « Election présidentielle, la défaite du peuple ? » On s'inscrit !

     

    COLLOQUE D'ACTION FRANÇAISE

    ELECTION PRESIDENTIELLE : LA DEFAITE DU PEUPLE ?

    PROGRAMME / SAMEDI 4 MARS  

    Première table-ronde : Un contexte politique défavorable
    animée par Charles de Meyer, assistant parlementaire de J. Bompard

     

    LA DÉMOCRATIE AU DÉFI DES NOUVELLES INITIATIVES CITOYENNES
    par Elie Davy, étudiant en journalisme et communication

     

    LA GAUCHE CONTRE LE PEUPLE
    par David L’Épée, rédacteur à Éléments

     

    LA DROITE CONTRE LE PEUPLE
    par Antoine de Crémiers, conférencier,

    conseiller éditorial de La Nouvelle Revue Universelle

     

    Deuxième table-ronde : Des fondements institutionnels viciés
    animée par Philippe Mesnard,

    rédacteur en chef de L’Action Française 2000

     

    LES LIMITES DE LA Vème RÉPUBLIQUE
    par Jean-Baptiste Collomb

    Doctorant en droit constitutionnel et Chargé d'enseignement

     

    LA SOUVERAINETÉ EN QUESTION
    par Hilaire de Crémiers, directeur de Politique magazine

    et de de La Nouvelle Revue Universelle

     

    RESTAURER LE POLITIQUE

    FACE AUX IDEOLOGIES DE LA DECONSTRUCTION

    par Rémi Soulié, essayiste et critique littéraire

     

    Suivi d'un buffet dînatoire 

    SAMEDI 4 MARS, 15 H

    NOTRE-DAME DU LIBAN,

    5 avenue du Parc Borely, 13008 Marseille

    PAF • COLLOQUE & BUFFET DÎNATOIRE 20 €

    10 € POUR LES ETUDIANTS

    Inscriptions & renseignements : colloqueafprovence@gmail.com

    Téléphone [renseignements] : 06 08 31 54 97

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  • 2017 ... La France sur un volcan ... Pensez à Lafautearousseau !

    D'avance, merci à ceux qui voudront bien participer. A partir de 5 € ! 

    Remerciements

    Il ne nous est pas possible de remercier individuellement toutes les personnes qui ont bien voulu répondre à notre appel, envoyer leur don. Qu'elles trouvent, ici, l'expression de notre gratitude 

    Aux autres, nous renouvelons notre appel car Lafautearousseau ne doit pas manquer des moyens de se développer, de diffuser nos idées plus largement encore. Merci ! 

    Faute de pouvoir remercier personnellement chaque donateur, voici la liste des localités d'où nous sont parvenus des dons. (84 localités, à ce jour). Ceux et celles qui ont eu la générosité de répondre à notre appel s'y identifieront :

    Aix en Provence – Allauch - Ancenis - Attiches - Aubagne - Barcelonne du Gers – Beauvais – Bièvres – Bordeaux - Boulogne-Billancourt - Bourron Marlotte - Caen - Cagnes sur Mer – Calais - Camburat - Carignan de Bordeaux - Chalon sur Saône - Champagne en Mont d'Or – Châtellerault - Chatillon - Chatillon sur Seine – Colayrac-Saint-Cirq - Courbevoie - Draveil - Eguilles - Feucherolles – Fontaine – Fontainebleau - Fontenay-aux-Roses - Gercy - Gergy - Grenoble - Guilherand Granges - La Seyne sur Mer - Le Hezo - Le Mans - Le Perreux-sur-Marne – Les Aileuds - Les Angles - Lille - Limoges - Lodz (Pologne) - Maisons-Alfort - Manosque – Marcq en Baroeul - Marseille – Martigues – Melun - Méreau - Merigny - Meylan - Montélimar - Montigny les Bretonneux - Moulins - Nans les Pins - Nantes - Narbonne – Nevian - Pagny sur Saulx - Paris – Plan-de-Cuques - Ploemeur - Pyla sur Mer - Redon - Reims - Rioux - Robiac-Rochessadoule - Rueil Malmaison – Saint-Gratien - Saint Ismier - Saint-Nauphary - Saint-Sulpice-La-Pointe - Samois-sur-Seine - Saverne - Sèvres - Sorcy-Saint-Martin - Strasbourg - Tarare - Toulon - Toulouse - Tours - Triel sur Seine - Versailles - Ville d’Avray. Voreppe. 

     

  • La Semaine de Magistro, une tribune d'information civique et politique

     

    La  Semaine de MAGISTRO - Adossée à des fondamentaux politiques avérés, Magistro, une tribune critique de bon sens, raisonnée et libre, d'information civique et politique. [26.02]  

    A tout un chacun

    • Henri de SAINT-BON  Essayiste   L’islam éclaté

    Du côté des élites

    Ivan RIOUFOL  Journaliste politique     Le vieux monde politique est en perdition  

    Michel PINTON   Ancien Délégué général de l’Union pour la Démocratie Française (UDF)   Macron peut-il gagner ?

    Eric ZEMMOUR  Journaliste politique   Trump : un contre tous, tous contre un !

    En France

    Jacques BICHOT    Economiste, Professeur émérite à l'Université Lyon 3   Ruineuse décentralisation ?

    Maxime TANDONNET   Haut fonctionnaire, ancien conseiller au cabinet du Président de la République    Douze raisons de soutenir François Fillon

    De par le monde

    Renaud GIRARD   Journaliste, reporter de guerre et géopoliticien français   Les difficultés d’une détente américano-russe

    Au-Delà

    Annie LAURENT   Journaliste, essayiste, conférencière, spécialiste du Proche-Orient, de l'Islam et des chrétiens d'Orient   Dieu ou Allah ?  Jésus ou Issa ?

    Devant l'histoire

    Paul RIGNAC  Ecrivain, essayiste   Du fait colonial

    Faites suivre à vos amis, dans votre famille et partagez ...  MAGISTRO  vous invite aussi à vous rendre sur son site et y (re)lire tous les écrits depuis son origine (2008).  MERCI. 

  • Paris, mardi 14 mars, Olivier Pichon aux Mardis de Politique magazine, un rendez-vous à ne pas manquer ...

     

    Rendez-vous à partir de 19h00 - Conférence à 19h30 précises
    Participation aux frais : 10 euros  - Etudiants et chômeurs : 5 euros

    Salle Messiaen
    3, rue de la Trinité 75009 Paris  Métro: La Trinité, Saint-Lazare

    Renseignements : Politique magazine, 1, rue de Courcelles, 75008 Paris
    Tél. : 01 42 57 43 22

  • Ephéméride du 27 Février

     

    36 : Date possible du départ de Judée de Ponce Pilate, qui doit aller se justifier devant l'Empereur Tibère 

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    http://www.interbible.org/interBible/decouverte/archeologie/2007/arc_070316.htm

     

    Il ne le sait pas encore, mais, arrivé à Rome en 37 - Tibère étant mort entre-temps - le nouvel empereur Caligula va le nommer en Gaule, à Vienne, où il mourra; et le même Caligula va également exiler en Gaule - à Saint Bertrand de Comminges -  le roi Hérode Antipas, qui y mourra également.

    Ainsi, deux des trois puissants qui ont eu à juger Jésus de Nazareth viendront-ils finir leurs jours dans ce pays qui n'est pas encore la France, mais qui va le devenir peu à peu. Seul le Grand prêtre Joseph Caïphe restera à Jérusalem, pour y mourir. Encore son sort se trouve-t-il - d'une certaine manière - associé à celui des deux autres puisqu'il fut, lui aussi, déchu de sa fonction par le même légat de Syrie, Vitellius - nommé par l'empereur Tibère - qui contraignit Ponce Pilate à aller rendre compte de sa gestion, très critiquée, devant l'empereur, à Rome.

    Petit retour en arrière...

    Ponce Pilate avait été nommé Préfet de Judée par Tibère. Qui nomma également, par la suite, Lucius Vitellius Légat de Syrie.

    Vitellius, mécontent de Pilate et de Caïphe - le Grand Prêtre - destitua le second et obligea le premier à aller se justifier devant l'empereur Tibère, à Rome. A la même époque, mais de sa propre initiative, l'ambitieux roi Hérode partit aussi pour Rome, afin de se concilier les bonnes grâces de l'empereur; mais, on l'a vu, mal lui en prit.

    Cet Hérode Antipas est le fils du roi Hérode le Grand, celui qui reçut les Mages, cherchant le roi des Juifs, dont ils avaient vu se lever l'étoile. Il leur demanda de venir le voir, une fois qu'il l'auraient trouvé, afin qu'il puisse, lui aussi, aller l'adorer, mais eux - disent les Evangiles - avertis en songe, rentrèrent dans leurs pays par un autre chemin. Furieux, Hérode fit périr tous les nouveaux-nés : ce fut le massacre des innocents...

    Son fils, Hérode Antipas, avait une personnalité et des moeurs assez troublantes : il fit décapiter Jean le Baptiste, afin de complaire à sa nièce et  épouse, Hérodiade - qu'il avait enlevée à son demi-frère... -  mais aussi et surtout à Salomé, la fille qu'Hérodiade avait eue avant de l'épouser, et dont il était secrètement amoureux.

    Puis c'est à lui que le Sanhédrin et Caïphe envoyèrent Jésus,  pour le juger (photo ci-dessus).  

    Mais comme le vrai pouvoir appartenait aux Romains, et que ni le Sanhédrin ni le roi fantoche Hérode n'avaient le pouvoir de condamner Jésus, Hérode l'envoya à Pilate...

    Les deux acteurs/témoins non-chrétiens de l'Affaire Jésus restèrent à peine deux ans en Gaule : arrivés en 37, ils disparurent dans le courant de l'année 39 :

    Ponce Pilate à Vienne, où il serait tombé d'une falaise ("aidé à tomber", il aurait plutôt été poussé, selon de tenaces traditions orales...) : le mont Pilat perpétuerait son souvenir;

    et Hérode Antipas à Saint-Bertrand de Comminges (appelée alors Lugdunum Convenarum).

     

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    Dion Cassius, Eusèbe de Césarée et Flavius Josèphe (dans ses Antiquités judaïques et dans La Guerre des Juifs) sont les principales sources traitant de ces évènements lointains; s'ils se contredisent parfois, ou émettent des affirmations confuses ou incomplètes, le recoupement de leurs affirmations permet cependant d'arriver à une certitude d'ensemble : ainsi, par exemple, Flavius Joseph indique d'abord (dans les Antiquités judaïques) qu'Hérode fut exilé « à Lugdunum », et donc certains pensèrent qu'il fut exilé avec - ou à côté de - Ponce Pilate, dans l'actuelle ville de Lyon; mais, ensuite, dans La guerre des Juifs, le même Flavius Josèphe affirme que c'est « en Hispanie » que fut exilé Hérode : les frontières étant moins précises à l'époque qu'aujourd'hui, il ne peut donc plus s'agir que de Lugdunum convenarum, devenue Saint-Bertrand de Comminges, tout à côté de l'Espagne actuelle, et non pas de la « grande » Lugdunum, Lyon.

    Ainsi donc, parmi les autres nations chrétiennes, c'est un sens particulier que prend, en Gaule - puis en France - l'expression « racines chrétiennes » : car, on vient de le voir, dès les débuts de la religion chrétienne, la Gaule fut associée, si l'on peut dire, et quelle qu'en soit la façon - en l'occurrence, paradoxale, pour employer un terme philosophique - à la nouvelle religion, qui n'allait pas tarder à devenir celle du peuple presque tout entier, par l'évangélisation : avec Saint Irénée, qui avait connu Polycarpe, disciple de Saint-Jean l'évangéliste (voir l'éphéméride du 28 juin), ce sont des représentants des tous premiers disciples - et non plus seulement deux des trois acteurs/témoins des débuts du christianisme - qui arrivent en Gaule : saint Irénée, arrivé en 157, rejoint Pothin, à Lyon, dont il devint le deuxième évêque, puisqu'il succéda à Pothin, victime (avec Blandine et ses compagnons) de la grande persécution de Marc-Aurèle en 177.

     

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    Le mont Pilat est situé dans le département de la Loire, au sud-est de Saint-Etienne et au sud-ouest de Vienne et Givors :  simple accident, suicide, ou bien « aidé à tomber », c'est de ce mont Pilat que Ponce Pilate - qui lui a donné son nom - aurait « chuté » en 39, cette même année qui vit disparaître également son comparse/complice dans « 'affaire Jésus » : le roi Hérode Antipas. 

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    Le Duc et la Duchesse de Vendôme

     

    PAR JACQUES TRÉMOLET DE VILLERS

     

    1295935921.jpgLes hasards des travaux, des plaidoiries, des discours et des conférences m'ont conduit, depuis quelques semaines, à fréquenter un très ancien confrère âgé de plus de deux mille ans : Marcus Tullius, dit Cicéron.

    Cette rencontre avait un aspect de retrouvailles car, en dehors des années d'humanités, comme on disait alors à propos des lettres classiques, je l'avais quelque peu fréquenté dans les premières années de mon exercice professionnel. Elle s'est révélée d'une jeunesse étonnante.

    Depuis que j'ai embrassé la carrière d'avocat, voilà maintenant plus d'un demi-siècle, je n'ai cessé d'entendre le même refrain. À savoir que notre profession changeait, suivant l'évolution du droit et des moeurs, des nécessités et des techniques.

    On se moquait des avocats à la Daumier, à l'allure méprisante et au geste emphatique, sans se rendre compte que, Daumier, de son temps, se moquait déjà d'eux et que le pli méprisant de la bouche et le verbe incontrôlé sont d'aujourd'hui et seront demain comme ils étaient hier.

    Et, dans ces retrouvailles, que dit Cicéron, aujourd'hui, aux avocats mais aussi aux juges et aux hommes politiques - car il fut, par la nécessité, autant juge qu'avocat et homme d'État ? II dit que ces métiers - disons mieux ces professions, ou, selon les termes qu'il employait, ces « devoirs » - ne peuvent pas être convenablement accomplis si ceux qui en ont la charge n'ont pas exercé leur esprit et leur âme à la pratique d'une saine et simple philosophie. Tout le reste, techniques, agrément, art de la parole, sens de la communication, habileté, richesse, voire même cette vertu que Napoléon appréciait tant chez ses généraux - la chance - sont secondaires. En effet, sans cette vertu (au sens premier du mot) fondamentale, les hommes ne sont ni bien défendus, ni bien jugés et les cités ne sont pas bien gouvernées.

    Que cette lumière simple, égale et tranquille, éclaire aujourd'hui, comme elle servait en son temps à voir ou à éclairer le droit des gens et la prospérité de la république ! Elle renvoie les interminables et ennuyeux débats à leur vide. Elle pose les questions essentielles à ceux qui se présentent à nos suffrages : qui êtes-vous ? Que pensez-vous ? Où est votre âme ? Où est votre esprit ? Qui sont vos amis ? Et pourquoi sont-ils vos amis ? Avec, en ligne de fuite nécessaire à la compréhension du tableau : que savez-vous de la France et que voulez-vous pour elle ?

    Elle nous renvoie aussi nous-mêmes à nos propres responsabilités. La République n'est pas la chose de quelques-uns. Elle n'est surtout pas l'enjeu des factions. Elle est la chose publique. C'est-à-dire qu'elle appartient à tous. Et donc d'abord à nous, qui nous en préoccupons, avec, au fond de l'âme, l'angor patriae, cette angoisse de la patrie qui est la marque sensible de la vraie charité politique.

    ciceroa.jpgNous connaissons, tous le combat sans issue que Cicéron mena pour sauver l'unité de la République et la concorde des citoyens contre les factions en furie. Il en mourut, martyr d'un temps qui semblait révolu. Mais nous savons aussi que la semence jetée par sa sagesse devait fleurir chez celui-là même qui commit la faute - le crime - de le faire exécuter. Octave devenu Auguste, remplaça le chaos républicain par un principat qui vit fleurir les arts de la paix, Horace, Virgile, les routes et les aqueducs, les villes et le droit, la civilisation étendue au monde connu.

    Après la cacophonie insupportable de nos campagnes interminables, que vienne, pour nous aussi, celui en qui germent nos espérances : le Prince français. 

    Politique magazine, février 2017  -  Consulter ... S'abonner ...

  • Religions • Un athée face aux religions

     

    Par Péroncel-Hugoz

    Lors de son récent séjour en Europe, notre confrère a été frappé par la véritable « occupation » des médias réalisée par le néo-philosophe Michel Onfray dont les prestations naguère au Maroc ne passèrent pas inaperçues non plus… D'où ce récit vu du Maroc, et cette analyse par les textes.

     

    peroncel-hugoz 2.jpgC’était il y a cinq ou six ans dans l'espace des pas perdus de l’Institut français de Casablanca. Je m’y trouvais en compagnie d'un fameux psychanalyste et essayiste marocain, le docteur Rouchdi Chamcham*, qui m’y présenta l'une de ses connaissances françaises, l’essayiste Michel Onfray, spécialiste de l’athéisme ou, plutôt, selon sa propre formulation, de l’« athéologie ». 

    Changement de thème

    Il nous précisa qu’il était venu à Casa pour « s’y adresser à des étudiants ». Pour leur parler de quoi ? « D’athéologie », nous répondit-il, ce qui me conduisit à lui dire que l’athéisme n’était pas du tout bien vu par le Maroc officiel ou populaire. Pas de réaction de sa part, si ce n’est une moue dubitative, mais rencontrant quelque temps plus tard l'un des étudiants ayant assisté à la conférence de M. Onfray, il m’apprit que ce dernier avait finalement parlé d’une autre de ses spécialités : « l’art de jouir », bref « l’hédonisme »… 

    Une place à part

    Se définissant lui-même, dans ses écrits, comme « d’aucun sérail, d’aucune coterie, d’aucune tribu », Michel Onfray occupe, il est vrai, depuis bientôt vingt ans une place à part au sein de l’intelligentsia de l’Hexagone : issu d’un milieu populaire et provincial, en Normandie, il a créé avec succès dans cette province industrielle et agricole, une « université gratuite », ouverte à tous et très courue. Regardé de haut à Paris par la « gauche caviar » mais ayant conquis de très nombreux lecteurs ou auditeurs grâce à ses textes ou émissions non-conformistes sur Albert Camus, Nietzsche, les Freudiens, les Libertins, il est peu à peu devenu, comme on dit, « incontournable ». Il faut ajouter qu’il est avenant, qu’il sait parler, qu’il est rarement ennuyeux, et puis, il y a eu un phénomène de mode, drainant même des intellos très parisiens vers les percutants cours publics du « Maître » en sa bonne ville de Caen, un lieu peu « branché » jusqu’ici… 

    Près de cent volumes…

    Suivant une tendance de plus en plus marquée de l’édition française actuelle, Onfray l’athée militant, l’hédoniste proclamé, s’est donc mis à publier sur les religions, notamment sur les deux principales fois révélées : le christianisme et l’islam. La bibliographie de cet auteur relativement jeune encore (il est né en 1959) frise déjà la centaine de volumes. Pour nos suiveurs, nous avons sélectionné quelques définitions très « onfreïennes», extraites notamment de trois ou quatre de ses plus récents entretiens ou essais, par exemple Décadence. De Jésus à Ben Laden, vie et mort de l’Occident (Flammarion, Paris) et Penser l’Islam (Grasset, Paris). 

    Du Vatican à Israël 

    « Le Concile Vatican-II (réputé avoir « modernisé » l’Eglise) a évacué la transcendance et le sacré, pour confiner le catholicisme dans un moralisme politiquement correct ».

    « Une civilisation vit tant qu’elle résiste à ce qui veut sa mort ».

    «Le catholicisme triomphe médiatiquement parce que le pape François sait en user, en jésuite, mais (…) le catholicisme est épuisé ».

    « La France blanche et catholique va vers sa disparition ».

    « Si d’aventure un Mélenchon ou une Marine Le Pen arrivaient au pouvoir pour mener une autre politique, ils auraient le même destin que Tsipras et Syriza [en Grèce] ».

    « L’Islam bénéficie d’un jugement favorable : la fameuse religion de paix, de tolérance et d’amour…»

    « Si les droits de l’homme  étaient la véritable raison des attaques françaises, [contre les jihadistes], pourquoi n’attaquerions-nous pas (…) la Chine, Cuba, l’Arabie, l’Iran, le Pakistan ? ou même les Etats-Unis sinon Israël… ? ». 

    De l'Irak à la Libye

    « Le droit d’ingérence, théorisé par (le ministre français) Kouchner, permet à l’Occident de continuer sa politique impérialiste sans en avoir l’air ».

    « Nous avons bombardé des pays musulmans qui ne nous menaçaient pas directement : Irak, Afghanistan, Libye, Mali aujourd’hui, l’Etat Islamique ».

    « La plupart des intellectuels (occidentaux) ayant pignon sur rue ont soutenu les guerres quand ils ne les ont pas voulues ; je songe au terrible rôle de Bernard-Henry Lévy (philosophe parisien ayant poussé le président Sarkozy à intervenir en Libye pour y éliminer Kadhafi) ».

    « Islamophobe au-dehors la France est islamophile au-dedans ».

    « Aujourd’hui l’Islam est une religion exponentielle, en pleine forme, forte de ce que Nietzsche appelait la grande santé ».

    « Islamophobe renvoie, par le suffixe « phobe » à la peur : avoir peur de l’islam n’est pas le détester (…) Est-ce être islamophobe que de préférer la paix à la guerre ? »

    Conclusion provisoire

    Comme le montrent éloquemment les citations ci-dessus, Michel Onfray ne redoute ni les paradoxes, ni les oxymores, ni de bousculer maintes idées présentement dominantes… 

    * Auteur d’essais marquants sur La psychanalyse au Maroc (Eddif, Casablanca) et La circoncision au Maroc (Afrique-Orient)

    Péroncel-Hugoz

    Repris du journal en ligne marocain le360 du 3.02.2017

  • Histoire • La monarchie contre l’esclavage

     

    Relevé sur le site du Salon Beige ces quelques éléments d’Histoire utiles à connaître et à faire connaître.

     

    Le 4 février 1776 : abolition de l'esclavage en France.

    Selon_le_droit_de_Nature_chacun_doit_naître_franc.jpgL'esclavage en France métropolitaine n'a jamais existé ! Dans Institutions coutumières, (éd. Loysel, livre I, art. 6), il est rappelé qu'un édit du 3 juillet 1315, de Louis X le Hutin, stipule que : 

    « Le sol de France affranchit l'homme qui le touche ». 

    Encore un mensonge de l'histoire officielle, car ce n'est pas la Convention, qui en 1792 abolit l'esclavage en décidant d'accorder la citoyenneté aux hommes libres de couleur, mais bien le roi Louis XVI qui promulgue, dès 1776, un édit condamnant fermement la possession d'esclaves sur le territoire français. Et la République se garde bien de nous rappeler que trois ans plus tard, le roi va plus loin, puisque le 8 mai 1779, Louis XVI abolit par ordonnance, le servage, le droit de suite et affranchit tous les « mains mortables » [les serfs] des domaines royaux, ainsi que les hommes de corps, les « mortaillables » et les « taillables ».  

    Encore un mythe mensonger destiné à draper la république d'habits respectables qu'elle ne mérite pas. Où sont la liberté, l'égalité et la fraternité quand on justifie l'esclavage ? 

    En effet, l'Assemblée Nationale de 1790 réaffirme par deux décrets, du 8 mars et du 12 octobre 1790, que l'esclavage est légal ; abolissant une liberté de plus en supprimant ainsi la réforme royale. L'Assemblée rejette ainsi la publication de Brissot Adresse à l'Assemblée Nationale pour l'abolition de la traite des Noirs

    Ce n'est que devant son impuissance face aux révoltes des esclaves des colonies qu'elle finit par abolir l'esclavage en 1794 et, comme par hasard, le 4 février ! La France est par l'action réformatrice de son roi l'une des premières nations du monde à abolir l'esclavage et le servage. 

    Mais qui sait encore qu'à l'époque un esclave qui met le pied sur le sol du royaume devient automatiquement libre, ou « franc» ? Le serf dépend du seigneur, qui en échange de son travail, lui doit protection ; il est attaché à sa terre, mais on ne peut la lui retirer. Avec le temps, le servage disparaît, ne subsistant que sous des aspects secondaires, variant selon les endroits. Quant aux corvées, elles sont un impôt en nature et n'ont rien à voir avec l'esclavage. L'esclave est une « chose », un « bien meuble » (conception du droit romain reprise à la Renaissance), tandis que le serf n'a jamais cessé d'être une « personne », possédant la personnalité juridique. Tempéré par le Code noir de 1685, qui est un progrès pour l'époque, l'esclavage demeure aux colonies, et est effectivement confirmé en 1790. Ce qui est moins connu, c'est l'esclavage des Blancs aux Antilles, par d'autres Blancs, sous la forme de « l'engagement ». Il existe tout au long du XVIIe siècle. 

    Merci à Michel Franceschetti de sa transmission

    Lire aussi sur Lafautearousseau ...

    Louis X le Hutin : « Considérant que notre royaume est dit et nommé le royaume des Francs ... ».

  • 2017 ... Pensez à Lafautearousseau !

    D'avance, merci à tous ceux qui voudront bien participer. A partir de 5 € ! 

    Remerciements

    Il nous sera sans-doute difficile de remercier individuellement toutes les personnes qui ont déjà bien voulu répondre à notre appel, envoyer leur don. Qu'elles trouvent, ici, l'expression de notre gratitude 

    Aux autres, nous renouvelons notre appel car Lafautearousseau ne doit pas manquer des moyens de se développer, de diffuser nos idées plus largement encore. Merci

    Faute de pouvoir remercier personnellement chaque donateur, voici la liste des localités d'où nous sont parvenus des dons. (84 localités, à ce jour). Ceux et celles qui ont eu la générosité de répondre à notre appel s'y identifieront :

    Aix en Provence – Allauch - Ancenis - Attiches - Aubagne - Barcelonne du Gers – Beauvais – Bièvres – Bordeaux - Boulogne-Billancourt - Bourron Marlotte - Caen - Cagnes sur Mer – Calais - Camburat - Carignan de Bordeaux - Chalon sur Saône - Champagne en Mont d'Or – Châtellerault - Chatillon - Chatillon sur Seine – Colayrac-Saint-Cirq - Courbevoie - Draveil - Eguilles - Feucherolles – Fontaine – Fontainebleau - Fontenay-aux-Roses - Gercy - Gergy - Grenoble - Guilherand Granges - La Seyne sur Mer - Le Hezo - Le Mans - Le Perreux-sur-Marne – Les Aileuds - Les Angles - Lille - Limoges - Lodz (Pologne) - Maisons-Alfort - Manosque – Marcq en Baroeul - Marseille – Martigues – Melun - Méreau - Merigny - Meylan - Montélimar - Montigny les Bretonneux - Moulins - Nans les Pins - Nantes - Narbonne – Nevian - Pagny sur Saulx - Paris – Plan-de-Cuques - Ploemeur - Pyla sur Mer - Reims - Rioux - Robiac-Rochessadoule - Rueil Malmaison – Saint-Gratien - Saint Ismier - Saint-Nauphary- Saint-Sulpice-La-Pointe - Samois-sur-Seine - Saverne - Sèvres - Sorcy-Saint-Martin - Strasbourg - Tarare - Toulon - Toulouse - Tours - Triel sur Seine - Versailles - Ville d’Avray - Voreppe. 

  • 10 ans d'existence dans 3 jours ... Comment allons-nous ? Quid de Lafautearousseau ?

    Google Analytics : Exemple de connections en cours un jour de semaine à 14h15

     

    Depuis sa création [28.02.2007], nos lecteurs se sont toujours intéressés à la progression de Lafautearousseau et nous les en avons toujours tenus informés. Nous continuerons de le faire, notre lectorat constituant, au moins dans sa plus grande part, une désormais assez vaste communauté d'idées, dont l'amitié d'esprit, parfois l'amitié tout court, sont le ciment.

    Disons simplement que Lafautearousseau continue de progresser régulièrement. Et nous en donnons aujourd'hui deux exemples :

    L'illustration en titre est reprise de l'un de nos deux fournisseurs d’analyse d’audience, Google Analytics. Il s'agit d'une visualisation en temps réel des principaux lieux d'où, à l'instant « t », Lafautearousseau est regardé. Les plots orange apparaissent ou disparaissent au fur et à mesure des connexions-déconnexions. Ce service permet de suivre l'activité des utilisateurs en temps réel sur le site. Dans l'exemple ci-dessus, nous sommes regardés de diverses villes françaises et de deux villes étrangères : Barcelone et Genève. A d'autres heures apparaîtront Rome, Kiev ou Varsovie, Tunis, Casablanca ou Ankara, Luanda ou Libreville; et, souvent, la nuit, les villes américaines : Miami ou Philadelphie, Halifax, New-York ou Buenos Aires ...   

    Quant au nombre des « sessions » et des « utilisateurs », nous pouvons dire qu'avec les hauts et les bas liés au calendrier (vacances, ponts, weekends) ou à l'actualité, il est en croissance régulière. La courbe « 22 janvier-22 février » ci-dessous, établie, elle aussi, par Google Analytics, en donne une illustration.  

    courbe 20.02.17.jpg

    Période du 22 janvier au 22 février 2017

     

    philippe%20de%20saint%20robert%205.jpg

    Parmi tous les nombreux soutiens qui nous sont adressés, l'un d'entre eux, renouvelé récemment, nous touche à titre particulier. Il nous est précieux parce qu'il émane d'un homme dont nous respectons depuis longtemps l'œuvre, le style et la pensée : il s'agit de Philippe de Saint Robert qui, avec sa participation pour Lafautearousseau, nous a écrit ces quelques mots : « Bravo pour votre site et, surtout continuez ». Inutile de dire que, venant de lui, nous en sommes honorés. [Voir : Philippe de Saint Robert - Wikipédia]

    Le lecteur tirera des informations qui précèdent les conclusions qui lui paraîtront convenir. Quant à nous, elles nous encouragent à poursuivre notre travail, souvent très prenant - et, bien-sûr, intégralement bénévole - pour réaliser au quotidien un site qui nous semble faire œuvre utile.

    Pour la première fois depuis la dernière guerre, l'Action Française dispose à nouveau d'un quotidien politique et culturel de qualité. Il est sur le Net. Tous les royalistes et patriotes français y sont bienvenus.  Lafautearousseau  •