Dans notre Éphéméride de ce jour : de Gaulle, "royaliste empêché", et ses rapports avec Maurras et l'Action française...
I.
Il est de notoriété publique que de Gaulle - comme son grand ami et frère d'arme le Maréchal Leclerc - est né dans une famille catholique et royaliste, abonnée à L'Action française dès la création du quotidien royaliste.
Dès juin 1940 les deux hommes se retrouvèrent, tout naturellement, dans ce que l'on peut appeler "la première Résistance", authentiquement patriote et qui se composait de nombreux royalistes d’Action française. Pendant ce temps-là, les communistes suivaient les directives du Komintern et de Staline, se trouvant donc - "volens, nolens..." - alliés des envahisseurs nazis.
Cette collaboration du communisme (en France) avec le nazisme dura presque deux ans ! Il fallut que la folie d'Hitler le poussât à envahir l'URSS pour assister à la rupture du pacte d'amitié germano-soviétique et, donc pour voir les communistes français, sur ordre de Staline, se muer de collabos des nazis qu'ils étaient (sur son ordre) en "anti-fascistes" (!) forcenés, prêts à tout pour faire oublier leurs presque deux ans de collaboration avec Hitler : ce n'est, en effet, qu'après la rupture du pacte germano-soviétique, fin 1941, et l'invasion de l'URSS par Hitler (l' "Opération Barbarossa") que la "première Résistance" fut rejointe et souvent, malheureusement, prise en mains par les militants du Parti Communiste Français. Les objectifs ultimes de ces nouveaux venus, nouveaux ralliés étaient la Révolution prolétarienne internationaliste, très éloignée, bien entendu, de la Résistance originelle.



















