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LAFAUTEAROUSSEAU - Page 5

  • Bien-sûr que les soutiens des migrants agissent par idéologie !

    Le Karaboudjan du capitaine Haddock alias l'Aquarius

     

    Par Antiquus

    Excellent commentaire, du mardi 8 août, à propos de notre publication « Bravo, l'Italie ! Pas pour Saint-Nazaire ! Pour la Méditerranée ! ». En réponse à un commentaire d'Hugues Noël, auquel on devra se reporter ainsi qu'à notre article. (Lien ci-dessous).   LFAR 

     

    3142485460.jpgBien sûr que c'est par idéologie. Il y a de nombreuses catégories d'idéologues qui favorisent l'immigration de masse. 

    D'abord il y a ceux qui veulent dynamiter la société et la culture européenne, dans une vision trotsko-gramsciste, afin de rendre la révolution inévitable. C'est à cette catégorie qu'appartient Cédric Herrou.

    Ensuite il y a ceux qui, au nom d'un christianisme dévoyé, reprennent pour argent comptant les paroles de certains papes récents qui considèrent que l'immigration et la suppression des frontières font partie du plan de Dieu. Ils savent que c'est suicidaire pour l'Europe mais pensent que l'Europe a fait son temps.

    Il y a les cercles puissants de financiers comme Soros, qui fournissent de l'argent à ces associations sans cacher un but double: faire sauter les frontières qui sont un obstacle à la poursuite de la mondialisation, et fournir une main-d'oeuvre pas chère qui permet de bloquer les salaires qui, je vous le rappelle, ont baissé en valeur restituée depuis 40 ans. Ont partie liée avec ces cercles les organes dirigeants de la communauté européenne, et les néoconservateurs américains qui sont justement responsables des guerres un peu partout. Un général américain concluait un exposé à l'OTAN il y a quelques années: "malheur aux peuples qui refuseront de se métisser!"

    Conclusion, si vos bons sentiments provoquent chez vous des remontées stomacales, vous êtes priés de ne pas nous en faire profiter.  

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    Bravo, l'Italie ! Pas pour Saint-Nazaire ! Pour la Méditerranée !

  • Benali victime de Bourguiba ?

    Bourguiba en compagnie de Benali 

     

    Par Péroncel-Hugoz 

    TRAVAUX DIVERS - Largeur + 2.jpgNotre confrère Péroncel-Hugoz, longtemps correspondant du Monde dans l'aire arabe, a publié plusieurs essais sur l'Islam, et il travaille maintenant à Casablanca pour le 360,  l'un des principaux titres de la presse francophone en ligne au Royaume chérifien. Il tient aussi son Journal d'un royaliste français au Maroc, dont la Nouvelle Revue Universelle a déjà donné des extraits. Nous en faisons autant, depuis janvier 2016, en publiant chaque semaine, généralement le jeudi, des passages inédits de ce Journal.  LFAR    

     

    PERONCEL 4.jpgSamedi 8 janvier 2011, Rabat


    Comme d'hab, depuis un lustre, nous tirons les Rois à Rabat chez la famille Kuntz. Logique : la première fois que j'ai vu Florence Kuntz, alors élue euro-rhonalpine, c'était aux Baux, jadis, pour y accueillir le prince Jean de France.

    Au marché, à la superette, chez le mécanicien, le coiffeur, le kiosquier, le traiteur, etc, les Marocains entre eux ne parlent, avec passion, à haute voix, que d'une seule et unique chose : les événements de Tunisie, et accessoirement de ceux qui se dessinent en Algérie. Partira-t-il ? Oui ou non ? Qui ? Le général-président Ben-Ali (dont le prénom, Zine-el-Abidine, « la parure des dévots [d'Allah] » est tout un poème...)

    Pour ma part je n'ai jamais prisé ce militaire à esprit flic qui certes a eu beau jeu en 1987 d'opérer un coup d'Etat médical pour écarter un Bourguiba quasi retombé en enfance mais qui, alors, annonça sa couleur en ne prévenant que Washington de cette mesure salutaire - et non point Paris, pourtant traditionnellement aux petits soins pour l'ancienne Régence de Tunis... Au reste, le principal responsable des incertitudes tunisiennes actuelles, c'est Bourguiba, qui faisait risette aux Occidentaux et se laissait volontiers surnommer par les musulmans, el moudjahid el akbar, complaisamment traduit en français par « le Combattant suprême » mais qui, en arabe, veut dire « le plus grand djihadiste »... De même, le quotidien francophone officieux de l'Etat-fellaga d'Alger s'est toujours appelé El Moudjahid (sans traduction, et pour cause). Oui, Bourguiba peut être largement crédité de la présente situation plus qu'incertaine à Tunis, car c'est lui et lui seul, sans demande populaire, qui, en 1957, l'an d'après la fin du Protectorat français sur son pays, déposa Lamine-Bey qui venait de se proclamer roi de Tunisie (comme au Maroc le sultan de l'Empire chérifien devenait le roi, malik). Si l'émir Fayçal, régnait aujourd'hui à Tunis, au lieu d'écrire des romans historiques inspirés par son histoire dynastique (une lignée au départ créto-corse, d'obédience ottomane, sur le trône de Tunis depuis 1705), la transition pourrait sans doute s'opérer plus sereinement, dans le respect de la continuité étatique, ce dont on est loin maintenant, la rue, très excitée, imposant sa loi ...  

    Retrouvez l'ensemble des textes parus depuis le 14 janvier 2016 en cliquant sur le lien suivant : Journal d'un royaliste français au Maroc.

  • Pas facile de trouver ce que vous cherchez sur Lafautearousseau ? Voici un moyen utile !

    762895540 - Copie (2).pngOn nous le dit souvent : malgré les diverses classifications et moyens de recherche, il n'est pas toujours facile de trouver ce que l'on recherche sur le blog. 

    Voici qui pourra vous aider – qui n’est qu’un rappel :

    Quoi que vous cherchiez – un article, un sujet, un nom - il vous suffit de taper dans votre barre de navigation – ou dans la barre de navigation Google - le titre de l’article (si vous vous en souvenez) ou quelques mots résumant l'essentiel, voire un nom propre, et de faire suivre votre texte tout simplement par lafautearousseau : neuf fois sur dix, vous verrez apparaître ce que vous cherchez.

    Par exemple, sur la récente primaire de la droite et du centre, vous tapez primaire de la droite et du centre lafautearousseau et, ô miracle, vous voyez apparaître les articles consacrés au sujet. Si c'est Patrick Buisson et son La cause du peuple qui vous intéressent, même procédé : vous tapez Patrick Buisson lafautearousseau et le même résultat suivra ! Vous aurez trois pages, soit trente références, d’articles de Lafautearousseau sur ledit Patrick Buisson.

    Dans le cas particulier des éphémérides, même processus, sauf qu'au lieu de taper seulement lafautearousseau vous taperez éphéméride de lafautearousseau. Si, par exemple, vous voulez mieux connaître le journal L'Action française, vous tapez premier numéro de l'Action française éphéméride de Lafautearousseau : curieusement, le premier lien qui sortira sera celui du dernier numéro, mais, en deuxième position, vous aurez le lien menant vers l'éphéméride du 21 mars 1908, date de la première parution de L'Action française. Et suivent tous les autres liens menant à chaque éphéméride où l'on parle de L'Action française.

    En espérant que ce petit rappel vous sera utile ... à vos claviers !  •

  • Ephéméride du 10 août

    L'Histoire de deux peuples, de Jacques Bainville, parue le 10 août 1915 

     

    1539 : Ordonnance de Villers-Cotterêts 

    François 1er - qui est aussi à l'origine du Dépôt légal et de l'Imprimerie nationale (voir l'éphéméride du 28 décembre) - institue ce qui deviendra l'Etat civil en exigeant des curés des paroisses qu'ils procèdent à l'enregistrement par écrit des naissances, des mariages et des décès.

    Il exige également que tous les actes administratifs, politiques et judiciaires soient dorénavant rédigés en français « et non autrement » : c'est-à-dire, concrètement, que les actes officiels ne soient plus rédigés en latin.

    C'est une décision importante pour l'unification du royaume, même si, dans les faits, il faudra beaucoup de temps avant que l'édit royal entre partout en application.

    Le premier acte notarié en français a été rédigé en 1532, soit sept ans avant l'ordonnance de Villers-Cotterêts, dans la ville d'Aoste, sur le versant italien des Alpes...

    VILLERS COTTERETS.jpg

     « CXI. Et pource que telles choses sont souventeffois ad-venues sur l'intelligence des motz latins contenuz esdictz arrestz, nous voulons que doresenavant tous arretz ensemble toutes autres procédeures, soyent de noz cours souveraines ou autres subalternes et inférieures, soyent de registres, enquestes, contractz, commissions, sentences, testamens et autres quelzconques actes et exploictz de justice, ou qui en dépendent, soyent prononcez, enregistrez et délivrez aux parties en langage maternel françois, et non autrement. »

    Texte intégral de l'Ordonnance (les 192 Articles) : 

    https://fr.wikisource.org/wiki/Ordonnance_de_Villers-Cotter%C3%AAts 

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  • Les cent jours d'Emmanuel Macron

    18 brumaire an VIII 

     

    2910916609.3.jpgTrois mois auront donc suffi - c'est ce que nous apprennent médias et sondages - pour que la popularité d'Emmanuel Macron - supposée plus que réelle, orchestrée plus que sincère ou spontanée - prenne le chemin de celle de ses prédécesseurs. Le chemin des profondeurs.

    Nous doutons qu'il y ait jamais eu pour lui, de la part des Français, ni véritable adhésion, ni empathie, respect ou affection.

    Mais plutôt une sorte de sidération mêlée de quelque respect pour la soudaineté et la fulgurance de son ascension, une certaine admiration pour la prise de pouvoir à marche forcée de ce trentenaire inconnu hier, enfin, disons-le une forme de délectation pour l'audacieuse façon dont ont été éliminés en trois petits mois la plupart des vieux briscards de l'ancien régime chiraquien, sakozyste ou hollandais. Ministres, députés, partis dits de gouvernement ont été brisés, éclatés, et, selon le mot en vogue,« dégagés ». Ainsi, Lucien Bonaparte avait-il évacué en moins de deux, pour le compte de son frère, le Conseil des Cinq-Cents, au 18 Brumaire, et mis en fuite désordonnée les conseillers en panique. Toutes proportions gardées, il y a de cela dans la prise de pouvoir de Macron. Et il n'y a pas eu grand monde pour plaindre les exclus.

    Est venu ensuite ce qui a plu, presque à tout le monde. En vrac : un style plus digne dans l'exercice de la fonction présidentielle : après Sarkozy et Hollande, il est vrai que ce n'était pas très difficile ; mais il est vrai aussi que, tout à trac, avec Macron, les Français n'ont plus eu honte de leur président. Les journalistes tenus en respect, remis à leur place, cela a plu aussi, tant les Français ont de mépris pour cette caste orgueilleuse et monochrome, trop uniformément orientée pour être crédible. Il y a eu ensuite la rencontre virile avec Trump à Taormine; la réception royale de Poutine à Versailles, où fut lavée la stupide gaffe de Hollande, refusant de recevoir le président russe pour l'inauguration de la nouvelle cathédrale orthodoxe de Paris... Positif encore de la part d'Emmanuel Macron, du moins pour nombre d'observateurs, le refus des « Etats faillis » tels la Libye et, le cas échéant, la Syrie, raison pour laquelle, Macron, à juste titre, ne fait plus du départ de Bachar El Assad un préalable à une solution politique en Syrie. Sans entrer dans le détail, de nombreux Français comprennent que ce sont là des positions de bon sens.

    Eh bien, cela ne suffit pas à asseoir une popularité, ne garantit pas sa durée ; n'empêche pas son effondrement.

    La loi travail est impopulaire, si l'on peut dire d'origine, car elle ne fait que prolonger la loi El Khomri ; les 5 Euros / mois rabotés sur les APL ont fait monter la colère ; surtout, le traitement autoritaire, injuste et brutal réservé au général de Villiers, et, à travers lui, à nos armées, a soulevé l'indignation. Les Français aiment l'autorité mais détestent l'autoritarisme ; ils ont de l'affection et du respect pour l'armée qui les protège et qui défend le pays. Enfin, il détestent l'injustice et ont désapprouvé celle, manifeste, qui a frappé nos soldats.

    En quelques jours, peu de chose, la chute de la popularité d'Emmanuel Macron a reposé la lancinant problème de la gouvernabilité du pays. Comment faire, si l'élection présidentielle ne garantit jamais à l'élu qu'un minimum de popularité de quelques très courts mois ?

    La vérité est que - du moins en France - l'élection présidentielle ne confère au vainqueur désigné par le suffrage plus aucune légitimité. Seulement une maigrichonne légalité. Et que, tout simplement, dans de telles conditions, même si l'on s'emploie à sauver les apparences, la France n'est plus ni gouvernée ni gouvernable.  

  • Fake news : la preuve par Macron !

     

     
    Par Nicolas Gauthier
     
    Intéressante chronique parue dans Boulevard Voltaire le 8 août, où Nicolas Gauthier tourne en dérision le projet d'Emmanuel Macron d'installer des hot spots en Libye. A-t-il raison ? Eventuellement, on en débattra. LFAR
     

    745791051.pngLes journalistes – le dernier venu le sait – lavent plus blanc que blanc ; quitte à devenir transparents, pour paraphraser le défunt Coluche. Ne cherchez pas, ils savent le vrai, le bon, le bien et le beau. Ce sont des vigies morales et ceux qui les tiennent pour vigiles de la brigade des mœurs démocratiques ne sont rien que de mauvais coucheurs.

    Ainsi entendent-ils redresser à la fois les torts et les informations. Logique : eux, ils savent. Et nous, non ; moi y compris, qui pourtant fait partie de cette aimable confrérie. D’où inlassable traque à ces « fake news », naguère surnommées « bobards », ici ou là dénichées sur les réseaux sociaux. D’où, encore, ces « Décodex », rubriques consistant à « décoder » les « news » plus ou moins « fake ». Autant dire qu’il y a du travail sur la planche et que les premiers à décoder à plein tube sont généralement ces mêmes journalistes.

    À leur décharge, il convient de reconnaître que l’exemple peut venir de haut. Emmanuel Macron, par exemple, qui, pour lutter contre l’immigration de masse venue du sud de la Méditerranée, annonce : « L’idée est d’ouvrir des “hotspots” [déjà, rien que ce vocable… NDLR] en Libye afin d’éviter aux gens de prendre des risques fous alors qu’ils ne sont pas tous éligibles à l’asile. Je compte faire cela dès cet été. »

    Inutile d’attendre la fin de ce dernier pour constater que la bise est venue avant terme par la voix de Gérard Collomb, ministre de l’Intérieur, qui s’empresse de préciser : « Ce type d’initiatives ne peut pas actuellement être envisagé en Libye, compte tenu de la situation du pays. »

    Il s’agissait donc d’une « fake news » sur laquelle, par révérence peut-être, les médias ne se sont pas rués, alors qu’elle était « fakissime ». Ouvrir une antenne française pour réfugiés en Libye ? Pourquoi pas inaugurer une succursale de Pôle emploi à Kaboul pour y développer l’industrie locale du strip-tease ?

    Si l’on y réfléchit mieux, le silence de ces mêmes médias, à l’exception notoire de notre confrère Marianne, n’a rien d’anodin, la caste journalistique étant le premier grossiste en matière de « fake news ». De charniers roumains à Timișoara, de profanation de cimetière à Carpentras, de bébés égorgés dans les couveuses koweitiennes par la soldatesque irakienne, d’armes de destruction massive dissimulées à Bagdad et dans ses proches environs, de génocides en ex-Yougoslavie, de révolutions colorées en Ukraine et autres printemps arabes. Sans évidemment négliger les parallèles spécieux visant à, aujourd’hui, assimiler les régimes russes, vénézuéliens ou hongrois aux heures les plus sombres d’un stalinisme ou d’un hitlérisme décidément recyclables jusqu’à l’infini et l’au-delà.

    Et c’est là où les nouveaux chevaliers de l’information excellent, puisqu’ils finissent, vingt ans après, par rectifier leurs propres erreurs, tout en nous faisant la morale au passage ; logique, ils incarnent le camp du « bien ». Et s’ils se sont trompés, c’était de bonne foi et pour la bonne cause. Pratique. Quant à leur chasse aux « fake news », elle consiste le plus souvent à pinailler sur les détails tout en négligeant l’essentiel. Tel ou tel journal plus ou moins dissident affirme que deux cent mille migrants vont déferler sur nos côtes avant la rentrée ? Faux ! Car ce sera cent cinquante mille tout au plus… Mais à cinquante mille près, il n’empêche que l’invasion est bel et bien réelle, et que là constitue l’information majeure.

    En l’occurrence, qui publie la « fake news » ? Celui qui exagère ou minimise l’information ? Ou celui qui la nie tout bonnement ? Dans le cas d’Emmanuel Macron, c’est un peu plus sournois. Cette information majeure (la submersion migratoire), il fait mine de la prendre en compte tout en faisant croire qu’il la réglera, tout en sachant bien que ce tour de passe-passe ne saurait longtemps faire illusion, même pas auprès de ses plus proches ministres.

    Ce n’est plus Jupiter, c’est Garcimore.  

    Journaliste, écrivain
  • Ephéméride du 9 août

    Salle, dite salle de l’Édit, du château de Roussillon où Charles IX fixa au 1er janvier le début de l'année calendaire dans toute la France, le 9 août 1564

     

    870 : La fin de la Lotharingie 

     

    Après s'être alliés contre lui, et l'avoir vaincu, Louis le Germanique et Charles le Chauve, petits-fils de Charlemagne, se partagent le territoire de leur frère Lothaire II, la Lotharingie..

    Bien loin d'être un simple souvenir lointain, ce fait recouvre une réalité qui va accompagner la France pendant mille ans, expliquant une grande part de ses difficultés.

    Une fois de plus, on en a l'explication lumineuse grâce à Jacques Bainville. 

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  • Bravo, l'Italie ! Pas pour Saint-Nazaire ! Pour la Méditerranée !

     

    2910916609.3.jpgQuelles que soient les objurgations morales, les prétentions éthiques, qui surabondent, il était prévisible que face à ce qui est bien une invasion migratoire massive de l'Europe, l'emploi de la force - donc de la force armée - finirait, un jour ou l'autre, par s'imposer.

    Bien entendu, on ne tirerait pas sur les migrants mais l'on chargerait les militaires et les marins de détruire les embarcations destinées à les transporter, de neutraliser les passeurs ; et même de se confronter aux associations de bonnes âmes qui n'ayant de charité que pour l'étranger quel qu'il soit et point du tout pour les populations européennes malheureuses de ne plus se sentir chez elles, d'y perdre leur identité, prêtent assistance à la transhumance migratoire et à ceux qui se sont organisés pour en faire un très lucratif commerce.

    Il devait donc arriver un jour où les choses seraient devenues si graves, si massives et si intenables que l'on devrait y mettre un terme par la force. Il est possible que ce jour soit arrivé. Ou très prêt d'être arrivé.

    C'est ce dont témoigne la réaction italienne en Méditerranée où c'est par la force que les marins italiens refoulent les embarcations des migrants quittant les côtes libyennes; par la force aussi qu'ils bloquent les navires des ONG qui sont en mer pour - en fait - sécuriser et favoriser les passages. Tel le sulfureux Aquarius français ou le l'allemand Juventa. Quant à lui, Médecins Sans Frontières n'est pas seulement en action  pour soigner des malades parmi des populations lointaines mais, en l'occurrence, par idéologie, pour prêter la main aux migrations africaines et orientales vers l'Europe.

    Seulement, l'Italie est à bout. Migrants et ONG sont désormais considérés et traités pour ce qu'ils sont. Des adversaires, des envahisseurs et leurs complices.

    Il y a tout lieu de penser que cette évolution de l'attitude des Européens face à cette invasion tendra graduellement à s'amplifier.

    L'Italie montre la voie parce qu'elle est en première ligne, qu'il y a plusieurs années maintenant qu'elle est saturée d'arrivées massives de migrants, et qu'elle n'en veut plus.

    Le dernier recours, en pareille extrémité, est toujours la force; la force armée. L'Italie s'est décidée à y recourir. Elle ne fait que montrer la voie à l'Europe et l'on ne peut que l'en féliciter.  

  • La question scolaire en France. Partie 1 : L'hypocrisie et les blocages de l'Education nationale.

     

    Par Jean-Philippe Chauvin 

     

    1345578492.2.jpgLors des émeutes de l'automne 2005, j'avais proposé au proviseur du lycée Hoche de Versailles d'échanger pour les mois suivants quelques heures de mon service avec des collègues de mon ancien collège des Mureaux, en zone défavorisée, pour soulager un peu ceux-ci et leur montrer un autre visage de l'enseignement tandis que j'espérais que mon expérience passée de « professeur de ZEP » (neuf ans au collège Jean-Vilar des Mureaux) servirait à dénouer temporairement quelques soucis. C'était aussi un moyen d'affirmer une solidarité active, tant avec les professeurs et les administrations des établissements considérés comme « difficiles » qu'avec des élèves souvent persuadés que la France les a rejetés parce qu'ils étaient nés là ou au loin, et qui se sentent, pas totalement à tort, marginalisés par l’Éducation nationale, plus injuste encore qu'inégalitaire...

     Si l'idée d'un tel échange a tout de suite plu aux autorités du lycée et à quelques enseignants des deux établissements éloignés d'une poignée de kilomètres, le rectorat et l'inspection académique m'ont tout de suite fait savoir, oralement et assez sèchement, qu'une telle initiative était impossible, non seulement à mettre en place, mais aussi à proposer ! Les textes étaient clairs, les consignes étaient strictes : il m'a été ainsi répondu que si je voulais donner des heures de cours aux Mureaux, il fallait demander ma mutation là-bas, ce qui n'était pas mon intention puisque je ne souhaitais y donner que quelques heures (j'avais proposé six heures, soit un tiers de mon service), et que c'était la même perspective pour les quelques collègues du lycée qui avaient accepté de me suivre dans ce projet malheureusement administrativement et légalement impossible. Ainsi m'apparaissaient encore plus nettement l'un des nombreux blocages de l’Éducation nationale et la froide logique d'un système à la fois jacobin et kafkaïen, apparemment incapable de cette nécessaire souplesse qui, pourtant, pourrait résoudre moult problèmes sans défaire l'ensemble. J'en ai conçu une amertume et une colère encore plus fortes que d'ordinaire, et l'hypocrisie d'un système qui ne cesse de parler de justice sociale, d'égalité des chances ou de bien-être scolaire pour éviter d'avoir à les pratiquer, m'a poussé à reprendre, pour ce qui était de cette École-là, deux formules, l'une d'origine familiale, l'autre d'origine plus politique : « L’Éducation nationale, c'est « grands principes, petite vertu » » et « Delenda Schola » (« Il faut détruire l’École », si l'on en suit le sens général, en tant qu'institution centralisée, une proposition du royaliste Pierre Debray, jadis étalée en couverture du mensuel monarchiste Je Suis Français...). Bien sûr, ces formules un peu abruptes nécessitent explication et nuance, mais elles méritent tout autant attention et réflexion et, au-delà, fortes propositions ! 

    Contrairement aux belles pages de l'éducation civique et morale qui emplissent les manuels de cette matière plus justificatrice du « Système » en place que de la réflexion libre et argumentée, l’École ne garantit, malheureusement, aucune des promesses qu'elle continue de vanter année après année, échec après échec. Cela serait sans doute pire si elle n'existait pas, mais certains de mes collègues en sont de moins en moins sûrs, preuve d'une perte de confiance indéniable et, peut-être, d'un fatalisme qui ne cesse de s'étendre ces dernières décennies, au détriment de l'esprit d'initiative et de justice réelle.

    Ainsi, l'égalité des chances (qui ne doit en aucun cas être confondue avec l'égalitarisme qui en est, en réalité, la négation) est devenue un leurre : selon que vous serez scolarisé dans un collège de banlieue défavorisée ou dans un établissement de centre-ville plus huppé, les conditions d'étude ne seront évidemment pas les mêmes et les motivations des enseignants, comme leur travail, ne seront pas semblables. Cela a d'ailleurs toujours été le cas, au moins contextuellement parlant, mais il y avait jadis l'idée que les moyens mis en œuvre par les autorités scolaires pour les écoles dites publiques permettaient un certain rééquilibrage et une forme d'équité scolaires, et aucune zone éducative ne semblait « abandonnée », ne serait-ce aussi que parce que la motivation des « hussards noirs de la République » était de type missionnaire comme celle des religieux qui tenaient les écoles privées avant que la République ne leur fasse une guerre qui, en certains lieux, n'est pas totalement achevée... Aujourd'hui, les enseignants nommés dans les établissements de ZEP ne pensent, à quelques exceptions près, qu'à en partir, malgré des dispositions financières parfois avantageuses. Souvent, ce ne sont pas les élèves en eux-mêmes qui découragent les collègues, mais c'est bien plutôt l'impression d'impuissance devant une situation de plus en plus compliquée qui motive le départ des professeurs vers d'autres zones moins conflictuelles : l'usure des bonnes volontés est une triste réalité qui ne trouve pas de réponse ni de réconfort dans les politiques des rectorats et du ministère central...  

    (à suivre)

    Le blog de Jean-Philippe Chauvin

  • Ephéméride du 8 août

    Félix Leclerc (2 août 1914 - 8 août 1988)

     

    1534 : Jacques Cartier atteint l'embouchure du Saint Laurent  

     

    C'est en effet le nom du  saint du jour, Saint-Laurent, qu'il donne au fleuve dont il achève l'exploration : il avait réussi à convaincre le roi François Ier de financer un voyage pour découvrir le passage par le nord entre l'Océan Atlantique et l'Océan Pacifique...

    Jacques Cartier repartira pour remonter le Saint-Laurent l'année suivante, arrivant ainsi au village indien de Hochelaga, près duquel fut bâtie plus tard Montréal. C'est là qu'il apprend des Indiens le nom de Canada qui voulait dire, en fait, village. 

     

    QUEBEC SAINT LAURENT.png
     
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  • Le petit soldat

     

     

     Par François Marcilhac

     

    364574047.jpgL’élection d’Emmanuel Macron devait ouvrir une ère nouvelle : elle se contente d’aggraver les défauts de l’ancienne sans qu’il faille attendre du nouveau pouvoir la volonté de répondre aux défis qui se posent à notre pays. Entre enfumage et brutalité, le but désormais avoué est au contraire d’achever la société française dans son équilibre traditionnel, de plus en plus précaire.

    Les couacs ou les polémiques dont Jupiter rendrait responsables, dans les milieux bien informés, ses différentes équipes, qu’il s’agisse de ses collaborateurs directs, du Gouvernement ou de La République en marche, sont avant tout le fruit du malentendu qui s’est installé entre lui et les Français. Non seulement ils ne l’ont jamais adoubé comme un sauveur, puisqu’il est le plus mal élu de tous nos présidents, mais ils se sont aperçus très vite que loin de représenter une rupture, son élection était un aboutissement. C’est comme des fruits pourris, c’est vrai, que les vieux partis de gouvernement sont tombés au printemps dernier. Sonnées, les vieilles équipes vont prendre quelque temps avant de se reconstituer et de faire le nécessaire travail de recomposition idéologique, mais les partis sont parties prenantes d’une Ve République qui a été la première à leur attribuer dans la Constitution un rôle spécifique, puisque, selon l’article 4, ils « concourent à l’expression du suffrage ». D’où la bâtardise de La République en marche, conçue comme une sorte de mouvement poujadiste pour CSP++, que le chef de l’État cherche désormais à faire entrer dans le cadre vermoulu de nos institutions – le seul qui demeure pour l’instant opératoire –, fût-ce au corps défendant de ceux qui ont vraiment cru que leur élection représentait enfin la disparition du décalage entre le pays légal et le pays réel. La République en marche, n’est-ce pas la société civile enfin représentée par elle-même à l’Assemblée ? Peu importe que les membres de la nouvelle majorité soient à ce point coupés des Français ! Ils croient d’autant plus volontiers à leur mission novatrice qu’ils prennent leur absence de culture politique pour un défi au vieux personnel et aux vieilles pratiques : Macron ne les a-t-il pas appelés pour faire de la France une jeune pousse ? Ne se sentent-ils pas tous promis à cette révolution qui consiste à larguer les lourdeurs de modèle politique pour l’efficacité du modèle de la start-up ?

    Bercy prend le pouvoir

    Macron est un aboutissement, avons-nous dit. Jusqu’à présent cohabitaient à la tête de l’État un personnel politique hérité de la tradition républicaine et les intérêts de l’oligarchie, qui, à la faveur de la construction européenne, a pris le dessus sur nos exécutifs. Certes, cette domination n’a pas pu être possible sans la trahison par nos élites de leur mission politique, que la prise du pouvoir par la rue du Louvre en 1974 a amorcée et que celle par Bercy en 2017 a achevée. De Giscard à Macron, il n’y a pas de solution de continuité. Il y a seulement l’aboutissement d’un double projet technocratique et mondialiste – Giscard est déjà l’homme qui regarde la France de l’extérieur et réduit notre pays à 1 % du monde. Le personnel politique, durant ces quarante-cinq ans, loin de lutter, comme c’était son devoir, contre une évolution qui n’avait rien d’inéluctable – il n’y a pas de sens de l’histoire, il y a seulement des tendances lourdes qui se succèdent au fil des rapports de forces successifs –, a au contraire cherché à l’accompagner, dans l’espoir non pas de l’encadrer ou d’en limiter les effets, mais d’y survivre en en devenant un des partenaires. Le double septennat de Mitterrand fut de ce point de vue catastrophique. Ancien militant politique de droite sous la IIIe République, politicien opportuniste sous la IVe République, concurrent socialiste malchanceux de De Gaulle et de Giscard sous la Ve, Mitterrand avait tout de l’homme politique ancienne mode. Las ! Exception faite des deux premières années, du reste malheureuses, de son premier mandat, Mitterrand mit bientôt la France à l’heure européenne, ou plus exactement allemande, il suffit de relire un acteur de l’époque, Chevènement. Car le traité constitutionnel de 2005 – dernière fois où les Français purent se prononcer en tant que peuple politique –, la forfaiture de Lisbonne en 2008 ou celle du traité budgétaire en 2011 ne furent possibles que parce que Mitterrand avait engagé, en 1992, la disparition de la France comme acteur politique par le traité de Maëstricht, tout en entamant la dissolution de la France comme être politique via le remplacement de l’idéologie socialiste, encore trop politique, par l’antiracisme, aggravant du point de vue de l’identité nationale la politique migratoire inaugurée sur le plan démographique par Giscard.

    Médiocrité croissante à l’Élysée

    Comment s’étonner que la classe politique, génération après génération, ait perdu progressivement le sens même de la nation, et avec celui-ci, le sens de l’État ? La médiocrité croissante de nos chefs d’État de Mitterrand à Hollande correspond à la perte progressive de la notion même du politique chez nos élites. C’est en ce sens que Macron est un aboutissement et non une rupture : celui du mouvement né avec le retour du saint-simonisme en 1945 et porté sur les fonts baptismaux par un Jean Monnet et toute sa clique sous la IVe République. Et si les débuts de la Ve ont pu faire illusion avec le retour de De Gaulle au pouvoir, qui a marqué une pause dans le projet européen, celui-ci repartit de plus belle après son départ et surtout après 1974, la mondialisation financière décidant du rapport de forces.

    Le rejet, au printemps dernier, des partis politiques traditionnels au profit, tout relatif, compte tenu du taux d’abstention inédit, de La République en marche, est celui d’acteurs fondés sur une forme ancienne – les partis de la IIIe République – discrédités d’avoir accompagné et même favorisé la prise de pouvoir par l’oligarchie alors que leur mission, au moins théorique, était d’en protéger les Français. La création de La République en marche a eu pour fonction de remplacer ces vieilles outres, rendues obsolètes par Hollande et Fillon, par une outre nouvelle, totalement connectée sur le nouveau monde, dont le nouveau parti, « en marche » perpétuelle, comme le temps de la finance, doit être, et est, en quelque sorte, une représentation fidèle. Ce nouveau parti a toutefois besoin d’être encadré, car la « société civile », même tronquée, n’a, par elle-même, aucune unité. On comprend qu’une partie du vieux personnel politique se soit recasée auprès de Macron pour assurer cette délicate mission dans un cadre encore politique et constitutionnel. Nous sommes donc toujours dans une situation bâtarde. La prochaine étape sera le dépassement même de ce cadre. D’où les velléités de réforme constitutionnelle vers un régime parlementaire encore plus raisonné et efficace. Comprenez, encore plus docile et inefficient. Car c’est bien vers un affaiblissement du rôle du Parlement que s’oriente Macron, comme le montre la prétendue réforme de moralisation qui vise à achever de discréditer le parlementaire comme tel tout en s’orientant vers un parlement chimiquement pur, sur le plan idéologique, puisque désormais, il faudra être antiraciste, immigrationniste et militant LGBTIXYZ pour être élu.

    L’État livré à l’oligarchie

    Devrions-nous nous en réjouir, nous, qui à l’Action française, n’avons cessé, à juste titre, de dénoncer les défauts irrémissibles du régime des partis ? Malheureusement, le but de Macron n’est pas de redonner à un exécutif véritablement indépendant le pouvoir souverain de décision. Non, il est d’achever le processus en livrant définitivement l’État ou, plutôt ce qu’il en reste, à l’oligarchie internationale, dont il est le petit soldat.   

    L'Action Française 2000 du 03 Août 2017.

  • Prochains temps incertains en Algérie ... Le chef du FLN prépare les Algériens à la présidence de Saïd Bouteflika

     

    Par Abdelkader El-Aine

    Vu du Maroc ... De précieuses et intéressantes informations qui concernent aussi la France.

     

    Tour de chauffe pour les élections présidentielles algériennes prévues en 2019. La récente sortie du secrétaire général du FLN, Djamel Ould Abbes, défendant le droit de Saïd Bouteflika à se porter candidat, sonne comme un avis de tempête chez le voisin de l’Est.

    Djamel Ould Abbes, le SG du FLN, n'y va pas par quatre chemins. Pour lui, le prochain président de la République algérienne doit être Saïd Bouteflika ou bien son frère aîné, Abdelaziz, qui en est déjà à quatre mandats, en dépit d’une incapacité flagrante à gouverner, suite à un accident cardiovasculaire qui a considérablement diminué ses facultés.

    Dans une interview accordée, le 22 juillet, à la chaîne El Bilad, Ould Abbes n'a pas tari d'éloges à l'égard de Saïd Bouteflika qui, selon lui, a «le droit comme tout citoyen algérien de se présenter aux élections présidentielles de 2019 ».

    « Saïd Bouteflika est un homme humble. Son frère Abdelaziz lui a inculqué des valeurs qui ont fait de lui un homme droit. Il n’est pas une personne extravagante. Il a travaillé depuis 19 ans au côté de son frère comme conseiller. Il a toujours été dans l’ombre. Il ne s’occupe pas de politique. D’ailleurs, on ne le voit que lors des enterrements », a déclaré le chef du FLN dont les propos font les choux gras des médias algériens.

    Homme humble, timide, intellectuel, jouissant d'une grande popularité et de l'amour du peuple... Les termes valorisants ne manquaient pas pour qualifier le cadet des Bouteflika. Et Ould Abbes d'ajouter: «Saïd Bouteflika est un enseignant universitaire en informatique, un ancien syndicaliste rude, il a apporté beaucoup dans le domaine de l’informatique au niveau de la présidence». Les éloges du SG du FLN, le parti historique algérien inscrit deux fois dans la Constitution du pays, ont deux buts: préparer l’opinion publique algérienne à la candidature de Saïd Bouteflika aux présidentielles de 2019 et dissuader tout autre éventuel prétendant à la course aux élections.

    Mais cette candidature reste conditionnée à l’incapacité d'Abdelaziz Bouteflika -dont les apparitions se font de plus en plus rares et les annulations des rencontres avec les chefs d’Etat plus nombreuses- à briguer un cinquième mandat. «Si le président Bouteflika se porte candidat pour un cinquième mandant, nous allons naturellement le soutenir», a affirmé Ould Abbes. Autrement dit, pour le chef du FLN qui parle au nom de ses “militants“, la présidence du pays restera entre les mains des Bouteflika. Si Abdelaziz recouvre par miracle un minimum de motricité et d’aptitude à gouverner, ce sera lui. Sinon, c’est à son frère qu’iront les suffrages du parti politique le plus influent en Algérie.

    Nul n'ignore que Saïd Bouteflika est l’homme fort en Algérie. Le très influent conseiller d’Abdelaziz fait et défait les hommes politiques et les hommes d’affaires. Sa soif de pouvoir n’est un secret pour personne. Jusque-là, il a bataillé coûte que coûte pour que son frère impotent reste au pouvoir, éliminant ceux qui s’étaient opposés à un quatrième mandat d’Abdelaziz comme le général Toufik qu’on pensait pourtant indéboulonnable. Le fait que Saïd Bouteflika lance une première salve relative à sa candidature et sorte des bois est moins un signe sur ses ambitions présidentielles qu’un indice sur l’état de santé d’Abdelaziz Bouteflika. Etat qui ne lui permet probablement plus de se porter candidat à un cinquième mandat.

    Il reste maintenant à savoir quelle sera la réaction de l’armée algérienne et du très ambitieux général Gaïd Salah qui guette l’occasion pour s’emparer du pouvoir présidentiel. Laissera-t-il Saïd Bouteflika se positionner comme le successeur de son frère? Rien n’est moins sûr et les prochains mois s'annoncent comme des temps incertains en Algérie. •

    Abdelkader El-Aine

    Repris du journal en ligne marocain le360 du 27.07.2017

  • Ephéméride du 7 août

     

    1169 : Louis VII pose la première pierre du château de Fontainebleau 

     

    La première mention officielle dont on dispose, à propos de Fontainebleau, remonte à 1137 : il s'agit de la charte de succession de Louis VI, mentionnant un château dans cette localité, mais très certainement fort modeste. C'est Louis VII qui lancera une suite de travaux qui ne s'arrêteront plus, et qui feront de Fontainebleau - selon le mot de Napoléon -  « la maison des siècles, vrai palais des Rois ».

    Et, probablement, celui qui aura hébergé le plus de souverains : 32...

    Encore les travaux seront-ils, eux aussi, en cette année 1169, bien modestes, puisqu'il s'agit seulement cette année-là pour Louis VII d'adjoindre une simple chapelle - dédiée à Saint-Saturnin - au logis de son père. Laquelle chapelle sera consacrée par Thomas Beckett, archevêque de Cantorbery, alors exilé en France.

    Il n'empêche : le mouvement est lancé, et il ne s'arrêtera plus. Même si, pour des époques aussi lointaines, planent toujours quelques incertitudes sur les dates exactes, il est juste de faire remonter à Louis VII, et à l'été 1169, le point de départ de la grande aventure de Fontainebleau...

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