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LAFAUTEAROUSSEAU - Page 5

  • Paris ce samedi 13 mai, colloque du Cercle de Flore : « Refonder le Bien Commun » en présence du Prince Jean de France

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    Colloque du 13 mai 2017 : REFONDER LE BIENCOMMUN

    Invité d'honneur le prince Jean de France, duc de Vendôme 

    L'intérêt général n'est pas la somme des intérêts particuliers. L’intérêt du moment n’est pas celui de l’avenir. Comment déterminer, aujourd’hui, dans le contexte actuel mais pour les générations à venir, ce qui est bien, juste, bon, durable, efficace, légitime ? Et comment s’assurer que la société mettra en œuvre les moyens nécessaires pour atteindre le but fixé ? Comment surtout ne pas tendre vers l’utopie mais s’inscrire dans la réalité, forcément mobile, de la nature, des êtres, des gens, des communautés, des peuples, des nations ? 

    Introduction :

    François Marcilhac, directeur politique de l’Action Française 2000 

    Table ronde 1 : BIEN COMMUN ET GOUVERNEMENT IDEAL

    Animateur : Stéphane Blanchonnet, président du Comité Directeur de l’Action Française

    Comment définir le Bien commun et peut-il être mieux servi par une forme de gouvernement que par une autre ? La participation politique des sujets sociaux à la vie de la Cité est-elle une condition, une marque du Bien commun ? Et quels sont ces sujets sociaux : personnes, familles, entreprises, associations, régions, peuples ? Ont-il tous un rôle à jouer ?

    + Guillaume Bernard, maître de conférences à l’ICES : "Le bien commun."

    + Pierre-Yves Rougeyron, directeur de la revue Perspectives Libres, Président du Cercle Aristote :" Les sujets sociaux." 

    Table ronde 2 : SUBSIDIARITE ET SOLIDARITE

    Animateur : Guillaume de Prémare, directeur-général d'Ichtus

    Le bon gouvernement ménage la liberté de chacun dans le cadre du bien commun poursuivi. Comment les individus conçoivent-ils leurs propres actions en fonction de ce bien commun, comment exercent-ils leur liberté, quelle réciprocité de services peuvent-ils ou doivent-ils mettre en place ?

    + Jacques de Guillebon, écrivain et journaliste La Nef : "Être un sujet libre."

    + Gauthier Bes, co-fondateur des Veilleurs : "Être un sujet engagé." 

    le-prince-jean-au-cercle-de-flore.pngINTERVIEW DU PRINCE JEAN DE FRANCE. 

    Table ronde 3 : BIENS COMMUNS IMMEDIATS

    Animateur : Philippe Mesnard, rédacteur-en-chef de L’Action française 2000

    Si le bien commun doit être refondé, si la promotion de ce bien commun est nécessaire, si les formes du politique doivent être réinventées, il y a simultanément à ce chantier primordial une urgence sociale. C’est aujourd’hui que le bien commun de demain est menacé. S’engager dès maintenant, sans l’assurance de la meilleure forme politique et sans la légitimité du consentement des personnes et des communautés, est-ce déjà poser les bases, refonder ?

    + Charles de Meyer, président de SOS Chrétiens d'Orient : "L’urgence diplomatique."

    + Gabrielle Cluzel, écrivain et journaliste Boulevard Voltaire : "L’urgence sécuritaire."

    Conclusion :

    M° Jacques Tremolet de Villers, avocat et écrivain.

    Informations pratiques

    * Lieu : Espace Cléry, 17 rue de Clery, 75002 Paris.

    * Horaires :  14h-18h - colloque - 20h-00h - banquet

    * Tarifs : Colloque seul : 7€ (adhérent de l'Action française) 10€ / 20€ (soutien) Colloque + banquet : 20€ (adhérent de l'Action française)  30€ / 50€ (soutien)

    Renseignements : contact@cercledeflore.fr

  • Cortège traditionnel de Jeanne d’Arc 2017

     
    Paris : Le Cortège traditionnel de Jeanne d'Arc 2017 aura lieu le dimanche 14 mai.

    Rendez-vous à 10 heures, place de l’Opéra.

    Le cortège marchera jusqu'à la statue de Jeanne d’Arc, place des Pyramides.  • 

  • Ephéméride du 13 mai

    Le château du Haut-Kœnigsbourg restauré (Inauguré par Guillaume II le 13 mai 1908)

     

    1753 : Naissance de Lazare Carnot 

    Personnage ambigu, personnalité double : s'il est à juste titre mondialement connu pour ses travaux scientifiques, et s'il contribua de toutes ses forces à la création de l'Ecole polytechnique (voir l'éphéméride du 11 mars), il vota aussi sans état d'âme la mort de Louis XVI et organisa directement le génocide vendéen. 

    CARNOT 1.JPG

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  • Quand la Commission européenne s'en prend au « protectionnisme » de M. Macron.

     

    1345578492.2.jpgDimanche soir, toute l'Europe (du moins les gouvernements européens de l'Union et ses institutions) était « macroniste » : l'ancien ministre de l'économie de François Hollande était celui que tous semblaient espérer et tous voyaient en lui le nouveau sauveur de la construction européenne, et le disaient, le clamaient à l'unisson.

    Mais, une fois les lampions précocement éteints, l'Union européenne, comme dégrisée, dénonce la volonté affirmée dans son programme d'une certaine régulation de la mondialisation, ce qui est tout de même fort de café au regard de la situation actuelle, en particulier de l'usine Whirlpool et de la délocalisation spéculative pratiquée par la multinationale états-unienne, opération qui laisse plus de 280 personnes sur le carreau, sans compter les intérimaires et les sous-traitants. 

    Dans son édition du mercredi 10 mai et en ses pages économiques, Le Figaro (sous la plume de Jean-Jacques Mével) évoque de quoi il retourne, sans donner tort à M. Macron dans ce qui s'annonce comme l'un des premiers bras de fer du nouveau président avec Bruxelles et, peut-être, Berlin : « Emmanuel Macron jure qu'il ne soutient ni « la mondialisation naïve », ni le libre-échange à tout va. Et c'est un projet littéralement protectionniste du président élu qui commence à semer le trouble à Bruxelles, à Berlin et dans d'autres capitales du nord de l'UE : réserver les marchés publics du Vieux Continent aux entreprises qui localisent la moitié au moins de leur production sur le sol européen. » Fichtre ! Le grand mot est lancé, celui que M. Hollande vouait l'autre jour aux gémonies : protectionnisme. 

    En fait, ce « protectionnisme » évoqué par Le Figaro n'est pas un protectionnisme national mais bien plutôt un protectionnisme européen, que le journal rebaptise, comme pour enfoncer le clou, « patriotisme économique », formule jadis utilisée par M. de Villepin, aujourd'hui soutien du nouveau président. Mais, européen ou non, c'est toujours un sacrilège économique pour les grands prêtres de la mondialisation, qui voit dans cette proposition de M. Macron « une solution de facilité d'inspiration populiste », selon la formule lâchée, à en croire le quotidien de droite, « au plus haut de la Commission » (Juncker ? Moscovici ?). « C'est surtout le credo libéral que suit rigoureusement la Commission Juncker, en publiant ce mercredi ses « Réflexions sur une reprise en main de la mondialisation » (…).

    « Le document (…) reconnaît que « le revenu réel des classes moyennes a stagné dans l'UE durant la dernière décennie », avec un risque réel que « les inégalités s'accroissent encore, en même temps que la polarisation sociale ». La mondialisation et l'accélération technologique ne sont pas des mutations de tout repos. » 

    Ainsi, la Commission, dans sa grande bonté, « reconnaît » les conséquences sociales ennuyeuses de la mondialisation mais, surtout, pas question de toucher à ce tabou des temps (et des élites, ou supposées telles ?) contemporains : le dogme avant tout, l'idéologie d'abord, et tant pis pour les nouveaux « vaincus de l'intégration mondiale », qui pourront toujours se recycler dans une profession uberisée ou numérisée... Ce cynisme fait froid dans le dos, et il prépare les colères de demain, que cette même Commission qualifiera, avec une moue dégoûtée, de « populismes ». 

    Les dirigeants des institutions de l'Union européenne affirment ainsi que les évolutions en cours, y compris dans leurs aspects les plus socialement injustes, « ne peuvent être ni stoppées, ni inversées », ce qui me semble faire preuve d'un grand fatalisme et d'une absence de volonté (et de courage) dont, pourtant et a contrario, les mêmes n'hésitent pas à faire montre quand il s'agit d'appeler les États (dont, au premier rang, la France) à mener les fameuses « réformes » qui doivent libéraliser un peu plus la vie économique et sociale, au risque de créer de nouveaux déséquilibres et de nouveaux drames sociaux sur nos territoires. 

    Le texte de la Commission poursuit : « Si nous fermons nos frontières, les autres feront de même et tout le monde se retrouvera perdant », argument désormais classique des libre-échangistes et qui semble oublier que, hors d'Europe, la plupart des pays protègent leurs industries et leurs marchés des intrusions qui leur semblent menacer leurs propres populations et souveraineté économique. C'est ce dernier point que, d'ailleurs, souligne le journaliste : « L'idée, inscrite noir sur blanc dans le programme du candidat à l’Élysée, n'est pas nouvelle. L’État chinois et d'autres géants pratiquent le patriotisme économique sans arrière-pensée. Les États-Unis appliquent leur Buy American Act depuis 1933, quand l'instauration de barrières commerciales devait accélérer la sortie de la Dépression. Lors d'un autre passage à vide, un demi-siècle plus tard, le président Reagan a élargi la préférence nationale à l'industrie du transport de masse.(...)

    « La classe politique française, à défaut de maîtriser la mondialisation, se remémore à chaque élection qu'elle pourrait user de la commande publique comme un bras armé, notamment dans les transports et les chantiers d'infrastructure. » Cette proposition, si elle ne peut assurer à elle toute seule une stratégie économique face à la mondialisation, a au moins le mérite de remettre le politique et l’État au cœur du jeu, permettant la préservation des intérêts de l'économie nationale et des salariés français, ce qui n'est tout de même pas négligeable, me semble-t-il ! 

    ecudor.jpgEn tout cas, ce qui est certain, c'est que le nouveau président va devoir batailler ferme pour tenir ce qui n'était jusqu'alors qu'une promesse de campagne : si le protectionnisme européen n'est pas la solution idéale (et les salariés de Whirlpool en sont bien conscients, puisque le pays, la Pologne, qui va accueillir leurs machines et leurs emplois délocalisés appartient à l'Union européenne...), il peut apparaître comme une première protection utile pour maintenir une part du travail en France et garantir des règles sociales un peu plus favorables aux ouvriers français qu'aujourd'hui. 

    A l'inverse, si M. Macron cède aux oukases libre-échangistes de Bruxelles (et de Berlin ?), son quinquennat ne sera que la triste continuation du précédent et il n'aura aucune excuse à mes yeux et à mon cœur de royaliste social. Le test est d'importance : au-delà du président fraîchement élu, il concerne l'avenir économique et, en particulier, industriel de la France pour les décennies à venir. 

    Mais, il faudra sans doute penser plus loin que ce protectionnisme-là, pas totalement satisfaisant, et, dans le même temps, produire et consommer plus local... 

    Le blog de Jean-Philippe Chauvin

  • Éric Zemmour : « Macron, c'est Peter Pan à l'Élysée »

     

    BILLET - En quelques mots, quelques phrases, quelques brèves minutes, Zemmour a l'immense talent de mettre aussitôt en pleine lumière toute la nature d'un homme, de caractériser une situation, de la comparer aux précédentes, de marquer les évolutions intervenues, d'en envisager, pour l'avenir, les conséquences prévisibles. En un sens, il est un peu notre Bainville, « le grand Bainville », comme il dit. Son maître, qui est aussi le nôtre. [RTL, 9.05]. Cette analyse du cas Macron est exemplaire.   LFAR

     

     

    Résumé RTL par Éric Zemmour et Loïc Farge 

    « Lors des cérémonies du 8-Mai, François Hollande a accueilli avec beaucoup de chaleur son successeur. "C'est l’accolade qui dit tout. L'accolade chaleureuse et pudique, l'accolade du père au fils prodigue qui rentre au foyer après une fugue de quelques mois, pour reprendre la boutique du paternel", décrypte Éric Zemmour, selon qui "Macron, c'est Peter Pan à l'Élysée". Traduction : "C'est le syndrome de la jeunesse éternelle, le Dieu de la société de consommation".

    Aux yeux du journaliste, notre président est "le produit d’une d’une société égalitaire où les pères d'antan, respectés, craints et parfois tyranniques, sont devenus au pire des copains, et au mieux des secondes mères, ou un fils de plus". Et Éric Zemmour de citer le psychanalyste Jacques Lacan, qui "nous avait prévenus, en disant que 'L'amour, c'est donner ce qu'on n’a pas à quelqu'un qui n'en veut pas. ». 

    Éric Zemmour

     

  • Robespierre a-t-il « théorisé » à la limite du racisme ?...

     

    Mur-bleu gds.jpgC'est le 7 mai 1794 que Robespierre fit adopter par la Convention le Culte de l'Être suprême. Comme souvent, pris par l'actualité la plus immédiate - qui prime, évidemment - nous ne sommes pas tout à fait en phase avec le calendrier commémoratif, dans ces Grains de sel, en rappelant certains faits de notre Histoire, qui méritent pourtant très largement de l'être, comme celui qui va nous occuper aujourd'hui...

    En effet, personne n'en parle, bien sûr, dans la doxa dominante, où il serait indécent de critiquer - et à fortiori de mettre en doute leur existence - ces fameuses « Valeurs de la République » dont on nous rebat les oreilles, avec d'autant plus d'insistance qu'elles n'existent pas, comme le dit fort justement Denis Tillinac : « ...les “valeurs républicaines”, ça n’existe pas. On confond indûment valeur et principe... »

    Mais les faits sont têtus et comme le dit l'adage latin Verba volant scripta manent : les paroles s'oublient, les écrits demeurent. Comment Robespierre a-t-il fait « passer » sa ridicule trouvaille de l'Être suprême, aussi vite oubliée qu'imposée ? Evidemment, par un discours fleuve, car Robespierre, avocat, était un discoureur impénitent, un de ces « bourgeois diserts » dont la Révolution fut prodigue (la formule est de Madame de Coislin, citée par Chateaubriand), atteint d'une logorrhée incurable. Et le 18 floréal, an II de la république, le cher Maximilien prononça un de ces discours ampoulés dont il avait le secret, au milieu duquel il glissa tout de même cette assertion, qui pose problème, comme dit aujourd'hui le jargon :

    « ...Le peuple français semble avoir devancé de deux mille ans le reste de l'espèce humaine ; on serait tenté même de le regarder, au milieu d'elle, comme une espèce différente* ».

    Mais, qu'est-ce-à dire, « une espèce différente » ?

    Certes, nous n'allons pas accuser Robespierre d'avoir comparé « le peuple français»  (tiens, tiens, il existe, « le peuple français » , monsieur Eric Besson ?) à un peuple supérieur aux autres (comme un Hitler regardait la « race aryenne » comme supérieure aux autres), mais il faut bien avouer qu'il y a, dans ce contentement de soi, cette exaltation d'un peuple en particulier, cette façon de le mettre en avant, en hauteur, en état pour ainsi dire de supériorité de fait par rapport aux autres, quelque chose de nauséabond, comme on dit aujourd'hui, toujours dans le jargon.

    Car, de toute évidence, le fait d'être « comme une espèce différente » est évidemment envisagé par Robespierre dans un sens positif, prétendument favorable au peuple français comparé aux autres. C'est parce qu'il a quelque chose de plus, quelque chose en plus par rapport aux autres peuples qu’ « on serait tenté de le regarder même... comme une espèce différente » .

    Surtout à l'époque et dans le contexte de xénophobie exacerbée qu'a ouvertement produit, attisé et assumé la Révolution : n'oublions pas que la reine de France n'était appelée que « l’autrichienne », et encore, quand ce n'était pas bien pire...

    Que recouvre donc cette propension a être tenté de regarder le peuple français « comme une espèce différente » alors que l'on pratique ouvertement, allègrement, quotidiennement la xénophobie la plus virulente ? Alors, danger : si Robespierre n'a pas franchement franchi la ligne rouge, disons qu'il l'a tutoyée, et même un peu chevauchée, non ? Et puis, bien sûr, en creux, il y a ce sentiment de supériorité inavoué ; ce mépris non-dit, cette arrogance et ce dédain, cette commisération aussi, vis-à-vis des autres, des pauvres autres...

    La conclusion nous semble s'imposer d'elle-même : s'il n'a pas littéralement « théorisé » le racisme, la supériorité d'un peuple sur les autres, Robespierre s'en est approché très, très près ; trop près.  

    « Je ne puis rien nommer, si ce n’est par son nom. J’appelle un chat un chat, et Rollet un fripon » (Boileau, Première Satire, 1666). Oui, vraiment, un texte pareil, pour parler français : ça pue !

    Anecdote de clôture, pour garder le sourire et ne pas perdre le moral : le 7 mai 1794, Robespierre est à l'apogée de sa puissance ; deux mois et demi après, le 27 juillet, il est mort... Un anonyme, avec talent, a rédigé la célèbre épitaphe que tout élève devrait apprendre : « Passant, ne pleure pas sur ma mort : si je vivais tu serais mort ! »  

    * Source :

    https://fr.wikisource.org/wiki/%C5%92uvres_de_Robespierre/Sur_le_rapport_des_

    id%C3%A9es_religieuses_et_morales_avec_les_principes_r%C3%A9publicains_

    et_sur_les_f%C3%AAtes_nationales,

    Le passage cité forme le huitième paragraphe de cette logorrhée

     

    Lire aussi dans Lafautearousseau ...

    L'imposture des valeurs républicaines (Denis Tillinac - 26 février 2015)

  • Jean Sévillia : Dernier discours officiel du Président Hollande - encore la repentance !

      

    L’historien Jean Sévillia replace le dernier discours de Hollande sur l’esclavage dans le contexte de la loi Taubira de 2001, qui a reconnu la traite négrière comme un crime contre l’humanité.

    Il dénonce aussi les mensonges de cette idéologie, le silence sur la traite des Noirs par les musulmans et les dernières propositions de loi de Cécile Duflot, de « l’agit-prop » maximaliste en faveur du versement de réparations aux victimes. 

     

     
     
     
    Rédacteur en chef adjoint au Figaro Magazine, membre du comité scientifique du Figaro Histoire, et auteur de biographies et d’essais historiques.
  • Ephéméride du 12 mai

    Parc naturel régional de Corse (Créé le 2 mai 1972) 

     

    1003 : Mort de Sylvestre II, le pape de l'an mil 

    Surnommé « l'érudit », Gerbert d'Aurillac, né en Auvergne, vers 938, fut le premier pape français, et régna sous le nom de Sylvestre II (de 999 à 1003).

    Philosophe et mathématicien, il est l'un des plus grands esprits de son temps, et un acteur scientifique et politique majeur du renouveau de l'Occident médiéval de l'an mil, se distinguant par son érudition notamment dans le domaine scientifique.

    Ecolâtre de Reims, c'est-à-dire Maître des études, il y eut un temps Hugues Capet comme élève. Ami de l'archevêque Adalbéron, il prendra comme lui parti pour Hugues Capet, au détriment du dernier descendant des Carolingiens, lors de l'élection houleuse de 987 à Senlis (voir l'éphéméride du 1er juin).

    Ci dessous sa statue à Aurillac, oeuvre de David d'Angers. 

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  • Gilles-William Goldnadel : « Emmanuel Macron, bravo l'artiste ! »

     

    Par Gilles William Goldnadel
     
    On n'est pas forcément d'accord avec tout ce qu'écrit ici Gilles William Goldnadel [Figarovox, 9.05]. Sévère pour Marine Le Pen, en partie à bon droit, cette chronique nous semble contenir aussi de puissantes vérités. Sa conclusion pessimiste souligne surtout que, si rien n'est jamais trop tard, il y a aujourd'hui, comme en d'autres temps et circonstances de notre longue histoire, une urgence pour la France. Raison de plus pour proposer nos idées. Et, si possible, mieux encore : une doctrine.  LFAR
     

     

    I1762865742.jpgl n'est pas interdit, ni irrévérencieux de crier: Bravo l'artiste!

    Car la victoire d'Emmanuel Macron est avant tout artistique, médiatique et esthétique.

    Elle aura été scénarisée de main de maître communicant, à l'instar de cette traversée pharaonique du Carrousel du Louvre sur fond d'hymne européen joyeux et d'éclairages mystérieux.

    Le monde virtuel existe. Il influence les esprits. Il les séduit. Il les galvanise. Il les télé-transporte. Il les effraie. Il les impressionne. Il les intimide. Il les embellit. Il les contraint. En ce sens, il peut agir sur le réel électoral.

    Il n'est pas sérieusement contestable que l'ensemble quasiment unanime du monde médiatique français, à commencer par son service public audiovisuel, aura puissamment contribué à la victoire de l'ancien ministre de François Hollande.

    Il est difficile de ne pas y déceler un soubassement idéologique au moins réflexe.

    Au premier tour, en focalisant l'attention sur les problèmes judiciaires du candidat de droite, au détriment des sujets de sociétés controversés et sciemment occultés.

    Au second tour, en contribuant au retour du débat névrotique autour de la seconde guerre mondiale, comme à la culpabilisation de ceux qui, taxés implicitement de collaborationnisme, refusaient de choisir entre l'erreur économique de l'une et l'horreur multiculturaliste de l'autre.

    Cela n'enlève évidemment rien à l'audace et au talent du gagnant, ni aux errements et aux manquements de la perdante.

    On notera, toutefois, que cette prégnance de l'influence médiatique idéologisée au détriment des droites ne fait toujours pas l'objet d'une véritable réflexion critique argumentée de la part de ses victimes, en dehors de malédictions aussi véhémentes que stériles.

    La victoire de M. Macron, n'est pas seulement médiatique, elle est aussi esthétique.

    Faire profession d'optimisme océanique est plus beau, plus populaire, plus gratifiant que de décrire de manière ingrate cette laideur du monde réel contre laquelle il conviendrait de se protéger ou de se colleter.

    Le programme du jeune gagnant, sorte d'Obama blanc, misant sur sa verdeur, était aussi lisse que son visage juvénile qui lui servait d'affiche.

    La seule véritable stratégie du candidat d'En Marche était de pouvoir donner la réplique gagnante à la méchante représentante officielle des vilains.

    Celle du monde ingrat, qui marche lourdement avec ses gros sabots crottés sinon fourchus.

    Il convenait pour y arriver, d'utiliser élégamment les creux et de remplir par l'air du temps, le vide sidérant laissé par un mentor définitivement déconsidéré par ses logorrhées vespérales, qui n'avait plus les moyens ni de le reconnaître ni de le déshériter.

    Pas question donc dans le monde virtuel de raconter des histoires tristes avec des terroristes islamistes. Pas question, dans le décor en technicolor de dessiner des murs, des douanes ou des frontières.

    Et encore moins des barbelés.

    En ce sens, on peut effectivement encore décrire après sa victoire, M. Macron comme une bulle médiatique, n'ayant pas éclaté, mais, précisément, s'étant élevée grâce à sa légèreté.

    La revanche, avais-je écrit dans une précédente chronique dans ces mêmes colonnes, de l'antimatière sur la matière, conformément aux dernières découvertes de la physique quantique.

    Ce cadre enchanteur et utopique ne pouvait que séduire le monde artistique et cinématographique sans frontières dont le virtuel est la réalité. Un monde aérien de beauté, de légèreté, de paix et de volupté, qui ne connaît ni limites, ni fin, ni petitesse. Dans ce monde ironique, la poésie est politique et la politique, onirique. En ce sens, la victoire d'Emmanuel Macron est aussi la sienne.

    Certes, la victoire artistique d'Emmanuel Macron , au-delà des dithyrambes de la presse internationale de papier, n'a rien de triomphal.

    Le monde virtuel a eu beau agir sur le monde réel, la fâcheuse sphère électronique en a limité considérablement les effets.

    Les foules, sans doute dans leur souvenir confus des meurtres de masse, n'ont pas eu le cœur à faire la liesse.

    La parenthèse magique et anesthésique va bientôt se refermer.

    Déjà, dans quelques jours, une autre consultation aura lieu, où la part artistique sera plus congrue.

    La pleine saison va reprendre pour la délinquance et l'immigration forcée de masse, et l'islam radical comme la dette n'accorderont aucun délai de grâce.

    Le multiculturalisme n'a pas encore définitivement gagné la partie, mais en dépit de l'opposition d'une majorité du pays, par la grâce médiatique et artistique, il n'a pas perdu.

    Quand l'heure sera venue de lui dire vraiment non, c'est peut-être parce qu'il sera trop tard. 

  • Il s'en passe, des choses chez les tenants de la moraline : le « psy du djihad » Patrick Amoyel mis en examen pour viols !

    Patrick Amoyel, psychanalyste fondateur de l'association Entr'autres, est suspecté d'avoir abusé de plusieurs patientes (Capture d'écran BFMTV) 

     

    Mur-bleu gds.jpgC'est dans L'Express que nous l'avons appris : le fondateur d'une association de lutte contre la radicalisation (ah ! les braves gens ! Ah ! « Le pauvre homme », comme disait l'Orgon de Molière, à propos de Tartuffe), le psychanalyste niçois Patrick Amoyel a été mis en examen, ce jeudi 27 avril, pour viols sur mineurs, et écroué.

    L'affaire ne concerne pas ses activités de « spécialiste du djihadisme », mais elle tombe mal pour les structures de déradicalisation, dont le moins que l'on puisse dire est qu'elles sont loin - très loin... -  de faire l'unanimité (a-t-on, un jour, imaginé des « structures de déradicalisation » pour SS ou pour agent de La Stasi, de la Securitate, ou pour gardes rouges de Mao ?).

    Mis en examen pour « viols par personne ayant autorité » et « exercice illégal de la médecine », Patrick Amoyel a donc été placé en détention provisoire. Fondateur de l'association Entr'autres, il tenait d'étranges propos, et formulait de bizarres affirmations, qui auraient pu - et dû - alerter, cependant. Il parlait, par exemple, de « la psychanalyse des doigts », ce qui, pour quelqu'un à qui l'on confie des ados (quelle qu'en soit la raison) aurait dû, au moins, faire un peu tiquer, non ?... Assez crûment, mais au moins, c'est du « parler vrai », un des policiers chargés de l'enquête déclare que « dans son cabinet, les séances ne se limitaient pas à la parole pure ».

    Nous ne nous réjouissons pas de cette sordide affaire. Nous constatons seulement que, dans le camp des bonnes consciences et des dicteurs de conduite, il y a vraiment pas mal de gens très, très louches... 

  • La « folie » au pouvoir à Paris, vue du Maroc

     

    Par Péroncel-Hugoz 

    TRAVAUX DIVERS - Largeur + 2.jpgNotre confrère Péroncel-Hugoz, longtemps correspondant du Monde dans l'aire arabe, a publié plusieurs essais sur l'Islam, et il travaille maintenant à Casablanca pour le 360,  l'un des principaux titres de la presse francophone en ligne au Royaume chérifien. Il tient aussi son Journal d'un royaliste français au Maroc, dont la Nouvelle Revue Universelle a déjà donné des extraits. Nous en faisons autant, depuis janvier 2016, en publiant chaque semaine, généralement le jeudi, des passages inédits de ce Journal.  LFAR    

     

    PERONCEL 3.jpg0ctobre 2009 

    Certes, Frédéric Mitterrand, le nouveau ministre français de la Culture, placé rue de Valois par Mme Nicolas Sarkozy*, a écrit un livre tout à fait impudique sur son existence - bien nommé « La mauvaise vie » - mais enfin personne n'était obligé de l'acheter ou de le lire.

    Maintenant, c'est différent, depuis qu'il est ministre, ce neveu de François Mitterrand multiplie à l'envi les déclarations graveleuses ou à sous-entendus égrillards, que c'en est à vomir : devant un ministre Turc effaré, devant des journalistes enchantés, devant les téléspectateurs francophones du monde entier, scandalisés, approbatifs ou rigolards, c'est selon. Bref, M. le ministre français de la Culture n'a pas « passé la nuit » avec son collègue d'Ankara et il n'a « jamais pensé le faire » avec son « beau » (Mitterrand dixit) successeur à la Villa Médicis à Rome, « un père de trois enfants »...

    Juste un peu de pouvoir et ce personnage semble devenu fou - ou plutôt « folle » puisque c'est ainsi qu'en un certain argot on désigne cette variété d'homosexuels qui se comportent déraisonnablement en, public ou en privé...

    Tristes gays ! L'affaire est suivie avec une certaine attention au Maroc où on sait que Frédéric Mitterrand se dit monarchiste, variété rare de nos jours dans le sérail politique parisien. Après tout, feu le président Mitterrand avait été royaliste en ses débuts de cursus...

    Mais enfin, vu d'ici, le monarchisme du neveu, clair dans ses films historiques et dans son livre Lettres d'amour en Somalie, apparaît aujourd'hui un peu compromettant, c'est le moins qu'on puisse dire. Un libraire de Rabat m'a confié : « Un royaliste comme ça, on s'en serait passé... » Comment ne pas acquiescer ? Napoléon 1er professait : « Rien n'est pire qu'une femme sans pudeur ! » J'ajouterai à présent : idem pour un homme... 

    * La chanteuse légère Carla Bruni

    Retrouvez l'ensemble des textes parus depuis le 14 janvier 2016 en cliquant sur le lien suivant : Journal d'un royaliste français au Maroc.

  • Des Républicains tristes et pathétiques

     

    « Le grotesque et le burlesque ont leurs lettres de noblesse. Quelques films d’Hollywood en témoignent avec les chefs-d’œuvre des Marx Brothers et de Charlot. Mais les Républicains préfèrent l’absurde. Dans ce domaine, il y a un modèle sublime et indépassable : le père Ubu.

    Mais pour arriver à sa hauteur il faut avoir le génie d’Alfred Jarry. Du père Ubu, roi de l’absurde, les petits pères Ubu des Républicains sont les rejetons tristes et pathétiques. »

    Causeur

    10.05.2017

  • Ephéméride du 11 mai

     Le 11 mai 1946 la loi de Dévolution des Biens de Presse attribue l'imprimerie ultra-moderne de L'Action française à l'Humanité 
     
     
    1696 : Mort de La Bruyère
     
    Il a bien croqué ceux qui pensent peu mais tentent de donner l'illusion de la profondeur, en cherchant à masquer le vide de leur pensée par l'emploi d'un langage abscons :
     
    « Que dites- vous ? Comment ? Je n'y suis pas; vous plairait-il de recommencer ? J'y suis encore moins. Je devine enfin : vous voulez, Acis, me dire qu'il fait froid : que ne dites-vous : "Il fait froid" ? Vous voulez m'apprendre qu'il pleut ou qu'il neige; dites : "Il pleut, il neige." ... Est-ce un si grand mal d'être entendu quand on parle, et de parler comme tout le monde ?
     
    Une chose vous manque, Acis, à vous et à vos semblables... c'est l'esprit. Ce n'est pas tout : il y a en vous une chose de trop, qui est l'opinion d'en avoir plus que les autres; voilà la source de votre pompeux galimatias, de vos phrases embrouillées, et de vos grands mots qui ne signifient rien...» (les Caractères, chapitre V, De la Société et de la Conversation, § 7) 
     
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    Portrait de Jean de La Bruyère, par Largillière
     
     
     
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  • Election présidentielle : le Bien commun oublié

     

    En date du 8 mai 2017, le CRAF (Centre Royaliste d'Action Française) a publié le communiqué suivant, avec lequel nous sommes ici en plein accord.  LFAR

     

    Logo_action_francaise.jpgLe système politique fondé sur l’élection du président au suffrage universel a montré, une fois de plus et de façon particulièrement criante, ses limites et sa perversité.

    Un président élu par moins de 44 % des électeurs inscrits, dont presque la moitié revendiquent un vote par défaut, ne peut pas être légitime – d’autant moins avec le programme qu’il s’apprête à mettre en œuvre, dans la continuité du quinquennat qui s’achève.

    L’Action française déplore et s’inquiète de la division que cette élection a creusée au sein du peuple français. D’un côté les mondialistes, désireux de conserver leurs privilèges et totalement indifférents à la crise de civilisation que le libéralisme a engendrée et dont il s’alimente ; d’un autre côté, les souverainistes, pour qui la France signifie autre chose qu’une province européenne ou un segment de marché géographique ; d’un autre côté encore, ceux, de plus en plus nombreux, qui par leur abstention ou leur vote blanc expriment le décalage entre la classe politique et le peuple, voire rejettent et dénoncent un système en faillite.

    Cette faillite, c’est son incapacité à assurer le Bien commun, qui fut la seule préoccupation de nos souverains pendant des siècles et dont la classe politique actuelle a oublié jusqu’au sens. Au sortir d’une campagne avilissante, c’est donc autour de cette notion de Bien commun que l’Action française veut remobiliser les Français, à l’occasion du colloque public organisé le 13 mai avec la participation du Prince Jean de France, et autour de la figure de Jeanne d’Arc, qui sut si bien sacrifier son intérêt personnel pour celui de la France, et discerner dans la personne du Roi le seul vecteur d’espoir et d’unité : l’Action française le réaffirmera lors de sa fête nationale, dimanche 14 mai, avec son traditionnel cortège.

    Colloque : Refonder le Bien commun
    Défilé d’hommage à Jeanne d’Arc

  • Un Marocain, soutien du mystérieux Emmanuel Macron

    Patrick Drahi et Emmanuel Macron.  © Copyright : DR

     

    Par Péroncel-Hugoz

     

    peroncel-hugoz 2.jpgAu fil du psychodrame présidentiel français qui, tous les cinq ans, dresse une moitié des Français contre l’autre moitié, on ne compte plus, cette année, les faits importants qui sont passés quasi inaperçus du public, emportés par le tsunami informatif déversé sur l’Hexagone…

    Cette information, par exemple, sur le soutien apporté par un Marocain à la campagne de l’énigmatique Emmanuel Macron. Né en 1977 au sein d’une famille de la bourgeoisie catholique nordiste mais lui-même intellectuellement proche du fameux philosophe existentialiste protestant, Paul Ricoeur (1913-2005), M. Macron, ancien financier de haut niveau à la Banque Rothschild (comme jadis le président Georges Pompidou, successeur à l’Elysée du général de Gaulle) fut aussi ministre du gouvernement hollando-socialiste. Néanmoins, il a déclaré qu’il n’était « pas socialiste » et il est allé jusqu’à regretter la décapitation du roi Louis XVI (1793), avant de condamner en Algérie la colonisation de ce pays par la France (1830-1962)… De quoi désarçonner plus d’un électeur… 

    Naissance au Maroc

    Des responsables politiques de divers bords, de coûteuses « lettres confidentielles », et quelques bonnes langues parisiennes, tiennent que M.  Macron, lors de son passage aux affaires financières, s’est lié avec Patrick Drahi, capitaliste international, né à Casablanca en 1963 et désigné récemment, dans un de ces classements universels dont raffolent les Nord-Américains, comme « la 57e fortune mondiale ». En France, M. Drahi est surnommé « le champion des câblo-opérateurs » et il passe pour avoir commencé sa fulgurante ascension dans une modeste structure de Cavaillon (Vaucluse).

    Lycée Lyautey

    Une fortune récente réunie donc par ce fils d’une famille marocaine autochtone de la classe moyenne éduquée, qui ne quitta sa terre natale que lorsque le jeune Patrick eut 15 ans, après avoir été formé au Lycée Lyautey. Comme un certain nombre de lignées israélites du Maroc, les Drahi partirent alors pour la France, puis pour Israël, dont Patrick a le passeport, doublé d’une carte de résident suisse, avec des affaires immatriculées dans l’île anglo-normande de Guernesey, à Amsterdam, au Luxembourg, etc., etc. L’organigramme de « l’empire Drahi », publié par l’indiscret hebdo parisien Le Canard Enchaîné, en octobre 2015, en a impressionné plus d’un à la City londonienne, à Wall Street, à Paris et Casablanca. Le turbulent Arnaud Montebourg, franco-algérien et alors ministre socialiste, s’était publiquement alarmé des tentacules de l’énorme « fortune Drahi ». Cela tomba à plat. 

    Une vingtaine de médias

    Bien en vue dans cette prospère corbeille, une vingtaine d’influents titres de presse français qui ont mené sans relâche une fervente campagne pour le candidat Macron, de la chaîne de télévision BFM au quotidien Libération, de Radio Monte-Carlo à l’Express. A l’origine, spécialiste des télécoms, M. Drahi, aussi discret qu’austère ne prend guère la parole que pour dire son admiration du système social états-unien où les salariés n’ont droit qu’à deux semaines de congés payés (contre cinq en France) ou bien pour confier qu’il passe tous ses weekends avec sa femme, une Syrienne chrétienne orthodoxe et leurs enfants.

    Une France mal en point

    Si les Français, le 7 mai, confirment les prévisions des sondages, en portant Emmanuel Macron à l’Elysée, le nouveau chef de l’Etat aura besoin plus que jamais de tout le soutien de la « presse Drahi » pour l’aider à essayer de sortir la France de l’ornière où elle est tombée peu à peu depuis plus de 10 ans, sous les présidences Sarkozy et Hollande : perte de près de 2 millions d’emplois industriels; richesse industrielle tombée à 12% du produit intérieur brut, contre 20% naguère ; dette internationale abyssale représentant maintenant une année entière du revenu national ; une armée de moins en moins bien équipée et piétinant dans sa lutte contre Daech, du Proche-Orient à l’Afrique noire via la France même ; enfin, un peuple politiquement divisé et doutant de plus en plus de lui-même, de son histoire, de son avenir. Des Jeanne d’Arc ou des de Gaulle ne surgissent pas à chaque génération…   •     

    Péroncel-Hugoz

    Repris du journal en ligne marocain le360 du 05.05.2017