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LAFAUTEAROUSSEAU - Page 5

  • Grenoble : ce lundi 20 mars, conférence d'Olivier Dejouy au Centre Lesdiguières. A ne pas rater

     

    Une forte demande s’exprime dans la population française : retrouver la proximité. Habiter ensemble, c’est « co » habiter et établir des solidarités de bon voisinage.

    Pour le pouvoir, nous sommes des consommateurs (individualistes) à la recherche de produits pour pallier le manque de rapports humains et conviviaux.

    Cette massification informe, suscite, dans le corps social des défenses qu’il conviendrait d’encourager.

    La tradition de l’organisation sociale de proximité; s’appuie sur le principe nouveau de la démocratie participative. Le désir de redonner au peuple sa responsabilité active est regardé comme une solution alternative à la seule démocratie représentative.

    Développement social territorial

    Jean François Bernoux préconise le diagnostic social sur des territoires identifiés. Il s’agit simplement de rendre chaque habitant acteur de l’étude et du projet collectif partagé. Cela suppose que chacun se réapproprie ce qui constitue l’histoire commune avant d’envisager le devenir commun.

    Il s’agit par cette démarche de rendre collectivement les populations actrices de leur devenir en permettant l’épanouissement des communautés naturelles et la dynamisation des communautés de destin.

    Mais pour cela nous rappellerons qu’il faut au plus haut niveau de la société une clé de voute de la nation : Un état libre, fort, indépendant et s’inscrivant dans la durée, s’arrogeant les seuls pouvoirs régaliens, (justice, police, politique étrangère et défense) qui garantira l’équilibre des forces dans ce jeu complexe. 

    CONTACT

    centreslesdiguieres@laposte.net

  • Ephéméride du 20 mars

    En 1881, naissance d'Eugène Schueller fondateur de L'Oréal, le plus important groupe de produits cosmétiques du monde 

     

    1771 : Mort de Louis-Michel Van Loo         

    Ci dessous, son Louis XV en costume de sacre. 

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  • Culture • Loisirs • Traditions

  • Famille de France • Les Princes au Salon de l’Agriculture : réactions dans les commentaires ...

    Le prince Jean avec le prince Joseph

     

    2504458051.3.jpgNous avons évoqué, dimanche dernier [12.03] la visite des Princes au Salon de l'Agriculture à Paris. Le duc et la duchesse de Vendôme s'y étaient en effet rendus avec les jeunes princes, le vendredi 03 mars. Et nous avions repris les réflexions du prince Jean publiées, à la suite de cette visite, sur son site internet. Une d'entre elles nous paraît les résumer : « Il est bon, me semble-t-il, quand tout part à vau-l’eau de revoir ses fondamentaux. Dans cet esprit, il n’y a rien de mieux que le retour à la terre.  ».

    Les réactions ont suivi dans les commentaires de Lafautearousseau et nous avons choisi de les reprendre ici en l'état ...  LFAR  •

     

    Commentaires 

     

    « Revoir ses fondamentaux » : voici en effet la plus saine manière de « vivre » cette metanoia dont parlait Boutang, face au désastre actuel. La Famille de France montre, une fois de plus, sa présence discrète mais bien réelle au milieu des préoccupations des Français, et elle le fait en prêchant par l'exemple. Le bruit ne fait pas de bien, le bien ne fait pas de bruit...

    Écrit par : François Davin - dimanche 12 mars 2017

     

    Merci Plus que jamais en cette période trouble nous avons besoin d'exemple et de fond. Et puisqu'il est dans l'air du temps d'aplanir les clivages des partis, la monarchie qui réunit sous un même drapeau semble la solution. Nous avons besoin de retourner à ce qui a fait la grandeur de notre pays du temps où gauche et droite n'existaient pas. Nous avons besoin d'une image à laquelle s'identifier un chef de file avec une famille cohérente et un comportement exemplaire, nous avons besoin de croire et d'admirer parce qu'on ne peut faire allégeance et donner sa confiance qu'à ceux qui nous dépassent en donnant un exemple à suivre.

    Écrit par : Cincinnatus - dimanche 12 mars 2017

     

    Il doit être délicat d'être prince dans le monde moderne. Je ne veux pas dire, prince au sens people ou seulement honorifique. Non, prince français, au sens historique, dynastique et finalement, dans l'acception plénière, politique. Et cependant, même loin du pouvoir effectif - dont tout porte à douter qu'il le soit - le Prince, comme jadis le Roi, est celui - l'expression est de Jean Guitton - qui « porte le tout ». En France, au temporel. Le remarquable - et cela semble finalement naturel aux princes français, particulièrement au prince Jean, - c'est qu'ils ont conservé le souci du tout, la faculté de s'exprimer de ce point de vue, de façon simple, réaliste, presque paternelle, comme s'ils régnaient. C'est ce que fait ici le prince Jean avec une lucidité, une simplicité, un réalisme, qui forcent le respect et, s'il le veut bien, l'affection. Deux sentiments qu'il nous est bien humainement impossible de nourrir pour l'un quelconque des candidats du cirque présidentiel. Sans aucun doute, ce qui manque le plus aux Français d'aujourd'hui, c'est qu'ils aient quelqu'un à mettre à leur tête pour qui ils puissent avoir à la fois du respect et de l'affection. Barrès s'était refusé à suivre Maurras dans son engagement royaliste parce que, disait-il, il n'avait pas avec lui « les puissances du sentiment ». Peut-être avait-il raison. Mais un siècle et quelques vingt ans ont passé, et bien des événements. Où sont aujourd'hui les « puissances du sentiment » ? Sont-elles républicaines ? Je ne crois pas utile de répondre à cette question.

    Écrit par : Benoît - lundi 13 mars 2017

     

    Votre réponse Benoit me touche infiniment. Vous avez pointé du doigt un sentiment qui n'existe plus et dont on a honte et qui poussait certains à donner leur vie pour un roi.

    Écrit par : Cincinnatus - lundi 13 mars 2017

     

    Et pourtant, ils furent nombreux au cours des siècles ceux qui ont donné leur vie pour le Roi de France. Qui donnerait sa vie, aujourd'hui, pour le Président de la République ?

    Écrit par : Gilbert CLARET - lundi 13 mars 2017

     

    L'essence de la royauté s'exprime par les vieux cris du peuple : Vive le Roi. Et même : le roi est mort, vive le roi !

    Écrit par : Benoît - lundi 13 mars 2017

     

    Personne ne mourrait pour un président de la République, aujourd'hui. Donner sa vie a d'ailleurs un sens propre qui n'implique pas nécessairement la mort. La vie vaut infiniment mieux ...

    Écrit par : Bernard Jacquier - lundi 13 mars 2017

     

    Autrefois la notion de patrie et de nation n’existait pas, on donnait sa vie pour un roi auquel on appartenait comme par la suite (après la révolution) on a donné sa vie pour la patrie. C’était le roi qui était la patrie le père le chef le maître après Dieu. Difficile de nos jours de comprendre ce que pouvait ressentir un homme du XVII ème siècle, ses craintes et sa foi entre autres....

    Écrit par : Cincinnatus - lundi 13 mars 2017

     

    Les Princes au Salon de l’Agriculture,

    d'autres photographies ...

     

    Photo-3-225x300.jpg

    La princesse Antoinette et le prince Gaston

      

    Photo-7-300x225.jpg

    La princesse Philomena 

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    Le site du Prince Jean de France

     

    A lire aussi dans Lafautearousseau ...

    La famille de France au Salon de l’Agriculture

  • Histoire & Actualité • Le suicide des lemmings

     

    par Ph. Delelis

    Une fable ou une parabole qui rappelle et illustre notre actualité. En effet, un sujet de méditation pour tous.

     

    Les lemmings sont des petits rongeurs de la famille des campagnols qui vivent dans les régions arctiques. Les dictionnaires les plus sérieux rivalisent de noms doux pour les décrire ou les renommer : ils sont ainsi appelés « lapins de Norvège » par Emile Littré, « souris de montagne » par Pierre Larousse, ou encore « petits rongeurs migrateurs des régions boréales » par le Dictionnaire de l’Académie Française.

    Pendant cinq siècles environ, on a considéré avec effarement les lemmings comme capables de suicides collectifs de masse. En particulier, il a souvent été observé qu’une population considérable de ces petits animaux se ruait au bord d’une falaise puis tombait dans la mer de Norvège ou dans les étangs scandinaves dont la température n’est guère plus clémente. Les lemmings s’y noient car leurs petites pattes ne leur permettent qu’une nage très limitée.

    Le mythe du suicide collectif est resté vivace jusqu’à une époque relativement récente où des scientifiques ont fini par expliquer le phénomène, soit par une bousculade tournant mal à l’issue d’une migration de masse, elle-même provoquée par la pression démographique, soit par la fuite devant des oiseaux de proie eux-mêmes attirés par le baby boom récurrent des lemmings (tous les quatre ans).

    En tout cas, le phénomène d’annihilation de masse des lemmings perdure : ils courent éperdument sur les plaines norvégiennes, les premiers doivent s’apercevoir trop tard du risque de chute, ils freinent brutalement mais, derrière eux, la masse galopante de leurs congénères les poe irrésistiblement dans le vide et… plouf !
    Un sujet de méditation pour tous. 

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  • Colloque à Marseille • Election présidentielle, la défaite du peuple ? Un clip vidéo

    « Il existe visiblement en Provence un groupe de jeunes intellectuels d'Action française et une capacité militante qui sont gages d'avenir et de réussite. Il est bon que cela soit dit et que cela se sache à l'Action française et au delà de l'Action française. »  Lafautearousseau

     

    Il s'agit d'un clip [49'52''] qui ne reprend pas toutes les interventions ;  qui est constitué de divers extraits ; mais qui donne néanmoins une idée exacte de ce que fut ce colloque à l'évidence très réussi et de l'atmosphère qui y a régné.  •  

     

    Colloque d'Action Française - Marseille 04 mars 2017 Clip Lafautearousseau sur Vimeo.

     

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    Colloque à Marseille : Election présidentielle, la défaite du peuple ?

    Provence : images du colloque qui vient de se tenir à Marseille avec succès ...

  • Racines • Les royalistes aixois et autres provençaux ont fêté la Saint Patrick, vendredi soir ...

     

    3760447625.jpgNous avions annoncé cette soirée, comme une heureuse et sympathique initiative. D'un sens et d'une portée plus profonds qu'il n'y paraît. Sur sa page Facebook, Action française Provence en a donné les quelques impressions suivantes et trois photos que nous reprenons pour l'information de nos lecteurs. Ces derniers seront heureux d'y découvrir une nombreuse et ardente jeunesse :   

    « Vendredi soir, la bonne humeur fut au rendez-vous à l'occasion de la fête de la Saint Patrick, célébrée au local d'Action française d'Aix-en-Provence. Avec une quarantaine de convives présents, la soirée fût un succès et l'occasion de se rassembler autour de quelques bières en attendant les combats politiques de demain.

    Rejoins les tiens ! » 

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    Les royalistes aixois invitent à venir fêter la Saint Patrick avec eux : Ils ont raison !

  • Ephéméride du 19 mars

    L’indétermination, l’incertitude, la probabilité, l’acausal, le non local, l’atemporel  : quelques uns des concepts étranges formant le socle de la physique quantique. [Mort de Louis de Broglie, Nobel de Physique 1929]

     

    1315 : Louis X, le Hutin, octroie la Charte aux Normands 

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    Ci dessus, « Le grand coutumier de Normandie. Charte aux Normands donnée en 1314 par Louis X le Hutin », artiste Anonyme (14ème siècle)

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  • Culture • Loisirs • Traditions

  • Langue française • La Tunisie réaffirme son choix du français

     

    Par Ilyes Zouari

    Secrétaire général adjoint de la revue Population & Avenir [

    Le gouvernement tunisien a réaffirmé son attachement au statut privilégié de la langue française, porteuse de valeurs et passerelle vers la vaste Afrique francophone. Cette décision répond aux intérêts supérieurs du pays, tant géopolitiques qu’économiques.

     

    zouari_ilyes.jpgSuite à la polémique déclenchée en octobre dernier par le ministre tunisien de l’Éducation, M. Néji Jalloul, qui proposait de faire de l’anglais la seconde langue du pays, le gouvernement a réaffirmé le statut privilégié du français en Tunisie, quelques jours plus tard.

    Dans ce pays arabo-francophone, celui-ci est appris au plus tard à partir de la troisième année du primaire, constitue la langue d’enseignement des matières scientifiques et économiques à partir du second cycle du secondaire, et représente, au même niveau que l’arabe, la langue de l’administration, des affaires et des médias. Chose qui peut surprendre bon nombre de francophones du Nord, tant furent nombreux les articles affirmant que le français y était en régression. Et ce, au plus grand étonnement des Tunisiens eux-mêmes, qui n’ont jamais été aussi nombreux à le parler et à le maîtriser.

    Le français, valeurs et géopolitique  

    Comme d’autres langues, mais probablement davantage, le français, langue des Lumières, est connu pour être porteur de valeurs humanistes, telles que l’égalité, le partage ou encore le rejet de toute forme d’extrémisme. Ainsi, ce n’est pas un hasard si les seuls pays et territoires à avoir interdit le port du niqab sont francophones ou francophiles. En Europe, la France et la Belgique ont été rejointes par le canton suisse italophone du Tessin (où le français a le statut de première langue étrangère enseignée) et, partiellement, par les Pays-Bas qui l’ont interdit dans certains lieux publics (et où la majorité des élèves apprennent le français au premier cycle du secondaire). En Afrique, le Tchad, le Congo et le Sénégal ont également proscrit le niqab, suivis par le Cameroun et le Niger pour les parties de leur territoire voisines du Nigeria.

    Pour sa part, le Maroc vient d’interdire, en janvier dernier, toute commercialisation de la burqa "afghane" (qui dissimule également les yeux). Avancée modeste, certes, mais qui constitue toutefois une première dans les pays arabes. Du moins depuis la révolution tunisienne, avant laquelle la burqa et le niqab étaient formellement interdits en Tunisie, pays qui demeure toutefois largement en avance en matière d’égalité hommes-femmes. Au passage, il convient de noter que le Maroc avait décidé, début 2016, de réintroduire l’enseignement du français à partir de la première année du primaire, et de refranciser l’enseignement des matières scientifiques dès le primaire également.

    Un passage à l’anglais éloignerait ainsi la Tunisie du monde francophone et des valeurs qui sont les siennes, et conduirait à une érosion très progressive des relations diplomatiques privilégiées et amicales liant historiquement la Tunisie aux autres pays ayant le français en partage. De même, cela l’éloignerait, lentement mais sûrement, du reste du Maghreb, dont la langue française est un des piliers de l’identité linguistique, avec l’arabe et le berbère. Ce qui, in fine, rapprocherait la Tunisie des pays "anglophones" du Moyen-Orient, de leurs codes culturels, et, à terme, de leurs orientations géopolitiques.  

    Le français, ou l’accès à un vaste marché francophone émergent

    Mais le français peut également permettre à la Tunisie d’avoir des relations économiques privilégiées avec les autres et nombreux pays francophones. Faisant partie de ces pays, la France demeure le premier partenaire de la Tunisie (21,2 % de son commerce extérieur de biens en 2014), devançant assez largement l’Italie (16,5 %) et l’Allemagne (8,3 %). Cette forte présence s’explique par ce lien linguistique, sans lequel les entreprises hexagonales s’orienteraient plutôt vers les pays d’Europe de l’Est, plus proches et aux coûts de production souvent comparables.

    De plus, la Tunisie commence également à prendre conscience de l’émergence démographique et économique de l’Afrique subsaharienne francophone, désormais un des principaux relais de la croissance mondiale. Cet ensemble de 22 pays, regroupant 290 millions d’habitants et vaste comme 2,4 fois l’Union européenne (Royaume-Uni inclus), constitue la partie la plus dynamique du continent avec une croissance globale de 3,7 % en 2016 (0,8 % pour le reste de l’Afrique subsaharienne). Concentrant, cette même année, 9 des 13 pays africains ayant enregistré une croissance supérieure ou égale à 5 %, cet espace a réalisé les meilleures performances pour la troisième année consécutive et pour la quatrième fois en cinq ans, notamment grâce à la meilleure résistance de la majorité des pays francophones pétroliers et miniers à la chute des cours. En 2016, la croissance s’est ainsi établie à 5,6 % au Cameroun et à 3,2 % au Gabon (ou encore à 3,6 % en Algérie, plus au nord), tandis qu’elle était quasi nulle en Afrique du Sud et en Angola (0,4 %) et négative au Nigeria (-1,7 %). Performance qui s’explique par les avancées en matière de diversification, mais aussi en matière de bonne gouvernance, comme en témoigne le succès de l’ITIE (Initiative pour la transparence des industries extractives), norme internationale déjà adoptée, fin 2016, par 68 % des pays subsahariens francophones, hors petits États insulaires (et par 38 % des autres pays subsahariens).

    La Tunisie a donc tout intérêt à s’inspirer de l’Algérie, qui vient d’organiser son premier "Forum africain d’investissements et d’affaires", en décembre 2016, et qui aimerait bien rattraper le Maroc, bien plus en avance en la matière. Deuxième investisseur africain sur le continent, derrière l’Afrique du Sud, et premier investisseur étranger en Côte d’Ivoire en 2015 (devant la France), celui-ci peut même s’appuyer, en Afrique de l’Ouest francophone, sur un réseau d’agences bancaires marocaines désormais plus de deux fois plus étoffé que celui de l’ensemble des banques françaises présentes. Cet intérêt marocain pour cette partie du continent vient à nouveau de se manifester, fin février, par le dépôt d’une demande officielle d’adhésion à l’espace CEDEAO.

    Un niveau en anglais déjà assez bon

    Une remise en cause du statut du français serait d’autant plus injustifiée que les jeunes Tunisiens ont déjà, globalement, un niveau assez bon en anglais, appris obligatoirement et en tant que deuxième langue étrangère (depuis l’indépendance). Le pays s’est ainsi placé à la 52e place mondiale en la matière dans la dernière édition de l’EF English Proficiency Index, faisant ainsi mieux que sept anciennes colonies britanniques, comme l’Égypte, la Jordanie et le Qatar. Dans ce classement très médiatisé, la Tunisie n’est donc pas loin de faire aussi bien que le Maroc (44e), ou encore que la France, classée 29e et faisant mieux que dix anciennes colonies britanniques ayant toutes l’anglais comme langue co-officielle, de jure ou de facto (dont Hong Kong et les Émirats arabes unis).

    Être francophone n’est donc pas incompatible avec l’acquisition d’un bon niveau d’anglais. Par contre, l’expérience démontre bien que l’inverse est très improbable, vu la relative complexité de la langue française (plus facile que les langues slaves ou germaniques) et le manque de motivation qui résulterait chez les élèves du sentiment contreproductif d’avoir fait le plus important en ayant déjà appris l’anglais.

    Par ailleurs, un renoncement au français ne permettrait nullement de développer massivement et suffisamment les investissements et échanges de toutes sortes (entreprises, société civile…) en provenance de pays anglo-saxons, afin de compenser la baisse, lente, mais certaine, de ceux en provenance des pays francophones. Et ce, du fait de l’éloignement géographique des premiers, qui peuvent déjà, au passage, compter sur de nombreux pays anglophones ou anglophiles attractifs. À cela s’ajoute le fait qu’il serait plus difficile de maintenir des liens étroits avec une diaspora de près d’un million de personnes vivant dans des pays de langue française, selon les autorités tunisiennes.

    Le gouvernement tunisien a donc conscience de l’importance stratégique du français pour le pays, dont les difficultés économiques actuelles ne résultent que du manque de stabilité politique et des problèmes sécuritaires qui ont suivi la révolution de 2011. L’année précédente, le Forum économique mondial de Davos venait d’ailleurs de classer à nouveau ce pays arabo-francophone à la première place continentale en matière de compétitivité (32e place mondiale), largement devant l’Afrique du Sud (54e) et Maurice (55e, et autre pays francophone). 

    Ilyes Zouari

    @i_Zouari
  • Patrimoine • Flèche de Saint-Denis : ce chantier peut être l'occasion d'une transmission formidable

     

    Spécialiste du patrimoine religieux, Benoît de Sagazan réagit au projet de reconstruction de la flèche nord de la basilique Saint-Denis.

    [Interview reprise partiellement sur le site de La Croix, suivie de mon commentaire] 

    La Croix : Quel est votre avis sur le projet de reconstruction de la flèche nord de la basilique de Saint-Denis ?

    Benoît de Sagazan : Personnellement, j’y suis favorable. D’abord parce que nous disposons d’une base scientifique. L’état initial de la flèche est extrêmement bien documenté. L’historien de l’art Jean-Michel Leniaud m’a convaincu à ce propos. Il ne s’agira donc pas d’un chantier à la Viollet-le-Duc où l’on interprète le monument. On ne reviendra pas à une vision rêvée de la basilique, mais à la basilique telle qu’elle a vraiment existé. La seconde raison de mon soutien est que j’apprécie, comme à Guédelon, la vision pédagogique qui accompagne ce projet. Nous avons besoin de chantiers innovants qui permettent de mieux comprendre notre patrimoine et de faire vivre la passion des Français à son égard.

    Certains défenseurs du patrimoine s’inquiètent d’un chantier qui utilisera des pierres neuves…

    B. S. : Je respecte ces confrères qui font beaucoup pour la défense du patrimoine, mais cela ne me dérange pas. Sans doute parce que j’ai une vision moins radicale du patrimoine…

    La question de la reconstruction est toujours une question sensible, et donc passionnelle. Il suffit de se souvenir des échanges qui ont entouré la reconstruction de la cathédrale de Reims, bombardée en 1914. Beaucoup ne voulaient pas reconstruire mais garder la basilique détruite comme un mausolée des souffrances infligées par l’ennemi. Aujourd’hui, qui se plaindrait de cette reconstruction ?

    À LIRE : La flèche de la basilique de Saint-Denis monte en puissance

    Ce chantier est-il une priorité alors que d’autres monuments souffrent de l’absence de crédits nécessaires à leur sauvegarde ?

    B. S. : Pour la flèche, l’idée est de financer ce projet à partir des visites de chantier. On peut donc espérer qu’il soit largement autofinancé. Cela n’enlève rien au fait que les crédits pour le patrimoine sont insuffisants en France. Pourtant, en période de crise, on a besoin de culture. Et s’il est important de défendre la création, il l’est tout autant de soutenir le patrimoine. Je voudrais néanmoins souligner que l’argument financier est un mauvais argument en matière de patrimoine. Lorsqu’on veut restaurer un monument ou une église, mon expérience est que l’on trouve toujours l’argent pour mener à bien son projet. Tous ceux qui ont voulu sauver un monument y sont arrivés, même les communes les plus pauvres. Cela peut prendre beaucoup de temps, plusieurs décennies, mais les chantiers sont menés jusqu’au bout. Pourquoi ? Parce que le patrimoine est facteur de cohésion sociale et qu’il suscite des solidarités étonnantes. On le voit aujourd’hui pour les églises de village. Quand une église va mal, ceux qui protestent le plus fort sont ceux qui n’y mettent jamais les pieds ! À partir du moment où on restaure, on fédère des personnes. Quand on démolit, au contraire, on divise…

    LIRE AUSSI : Faut-il reconstruire la flèche de la basilique Saint-Denis ?

    Êtes-vous sensible au fait que ce projet concerne un monument chrétien inscrit dans un territoire très mélangé d’un point de vue culturel et religieux ?

    B. S. : Tout à fait. Ce projet est important dans ce contexte-là. Il est d’ailleurs très sympathique que ce soit une mairie communiste qui le soutienne. Bien sûr, on peut considérer qu’il n’est pas essentiel, mais il peut être l’occasion d’une transmission formidable. Ce chantier va permettre de redonner des clés de notre histoire et les clés de la ville à toute une population privée de cette connaissance.Le patrimoine est un facteur d’intégration incroyable. On voit ce qui se passe quand les gens participent à la restauration d’une église : … Lire la suite sur Basilique de Saint-Denis : « Ce chantier peut être l’occasion d’une transmission formidable » – La Croix

    Mon commentaire

    Sur ce sujet, je sais que je n’ai pas que des alliés, y compris parmi ceux dont je partage nombre de combats patrimoniaux. mais je crois, si la promesse est tenue, que ce chantier, dont on pourra toujours discuter l’absolue nécessite, va permettre une réappropriation de la basilique par les habitants de la ville, de l’Île-de-France et de nombre de Français. Et ce, quelle que soit leur religion (c’est ce que j’ai voulu dire, sans doute maladroitement à la fin de l’intervew), la philosophie ou les origines.

    Que ce chantier nous redonne l’occasion de nous rendre à nouveau à la basilique Saint-Denis !  

    Patrimoine-en-blog- Benoît de Sagazan

  • Livres & Actualité • L’islam ou la République

     

    par Bruno Stéphane-Chambon

     

    Lina Murr Nehmé, franco-libanaise, spécialiste du Moyen Age et de la Renaissance, nous avait dans son dernier ouvrage sans concession ouvert les yeux sur la montée du terrorisme islamique Fatwas et Caricatures La Stratégie de l’Islamisme. Elle reprend sa plume ou plutôt son épée pour pourfendre et dénoncer le double langage des tenants d’une religion qui tend à s’imposer en Europe.

    Si nous ne sommes pas étonnés par les omissions volontaires de Tariq Ramadan et la duplicité de Tareq Oubrou, on sera particulièrement intéressé par le portrait du Révérend Dalil Boubakeur. Certes le Maître de la mosquée de Paris, essaie de défendre un Islam de paix, mais sa soumission obligée au gouvernement algérien, l’oblige parfois à louvoyer.

    La formation des Imams dont il assure une part de responsabilité pose un problème d’incompatibilité avec le laïcisme, les lois de la République et plus encore, notre héritage judéo-chrétien transmis par nos Rois et prélats. A cet égard, le constat d’échec de Jean-Pierre Chevènement dans ses exigences avec les représentants du culte musulman est révélateur. La pierre de non-achoppement étant la liberté sans faille pour tout musulman, résidant en France, de rejeter sa religion première ou de se convertir.

    Une large partie de l’ouvrage, reconstitue la colonisation du territoire qui devait devenir l’Algérie. Nos généraux et soldats n’en sortent pas grandis mais l’imagerie autour d’Abdel Kader, non plus.

    Ce livre est à rapprocher de l’œuvre d’Hamed Abdel-Samad (de nationalité allemande et d’origine égyptienne) intitulé « Le Fascisme islamique » dans lequel il ne manquait pas de déclarer : « l’idéologie fascisante ne s’est pas introduite dans l’islam avec la montée en puissance des Frères musulmans, mais est ancrée dans les origines historiques mêmes de l’islam« .

    On ne saurait aussi ignorer les mises en garde permanente contre la progression de l’islamisme en France, de Boualem Sansal, écrivain algérien d’expression française, et essayiste, honoré par de nombreuses récompenses dont celle du Grand prix du roman de l’Académie française (2015). 

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    Tariq Ramadan, Tareq Oubrou, Dalil Boubakeur, ce qu’ils cachent, de Lina Murr Nehmé, édition Salvator 254 pages, 22 € 

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  • Ephéméride du 18 mars

    Georges Bernanos  (A propos du « Parti républicain ») : « Lorsque (...) ils se trouvèrent face à face, devant les barricades de la Commune, avec ce même peuple qu’une prodigieuse mise en scène avait fini par prendre aux entrailles, ils le rafraîchirent avec du plomb ».  [Début de la Commune de Paris, 1871]    

     

    1314 : Supplice de Jacques de Molay        

    Vingt-deuxième et dernier Grand Maître de l'Ordre du Temple (fondé par Hugues de Payns, voir l'éphéméride du 13 janvier) Jacques de Molay est brûlé vif avec ses compagnons à Paris, sur l'île aux Juifs, plus tard rattaché à l'Île de la Cité.

    7 ans auparavant, le 13 octobre 1307, l'arrestation générale des Templiers avait été menée, sur ordre du roi, dans tout le Royaume de France : ce fut l'opération de police la plus importante jamais réalisée jusqu'alors (voir l'éphéméride du 13 octobre).

     

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  • Les ouvriers oubliés de la présidentielle et de la République

     

    Par Jean-Philippe CHAUVIN

     

    1345578492.2.jpgDoit-on parler de la question ouvrière en 2017 ? Elle est, en tout cas, l'une des grandes absentes du débat présidentiel, comme si elle n'était qu'une annexe mineure des débats économiques et sociaux, et qu'elle n'avait plus de sens sur la scène politique française. Il est vrai que les ouvriers ne représentent plus « que » 5 millions de personnes environ, et que leur nombre s'effrite chaque année un peu plus devant l'avancée de la robotisation, les délocalisations et la poussée permanente de la tertiarisation des sociétés. Le monde paysan a connu le même processus de déperdition numérique et d'effacement de sa visibilité aux yeux de nos contemporains depuis plus d'un siècle, processus accéléré par les fameuses « Trente Glorieuses » et le triomphe de la société de consommation depuis les années 1960 en France comme dans le reste de l'Europe. Aujourd'hui, les ouvriers sont quasiment effacés de la représentation médiatique de notre société contemporaine, et l'éclat de rire des chroniqueurs de M. Ruquier devant le candidat d'extrême-gauche Philippe Poutou, un authentique ouvrier industriel, signifiait, d'une certaine manière, le congé que la Gauche donne désormais à une classe productrice manuelle qu'elle ne veut plus reconnaître en France, si ce n'est comme une masse pourvoyeuse de votes populistes... L'ouvrier français n'est-il pas, effectivement, la « mauvaise conscience » d'une Gauche qui, jadis ouvriériste, a préféré les sirènes de l'altérité lointaine ou exotique à la défense et pérennisation d'une classe de travailleurs un peu trop proches et parfois attachés à des traditions qui leur donnaient « corps et sens » dans une société qui « du passé fait table rase » ? 

    Pourtant, il y aurait de quoi débattre et proposer sur les conditions de formation, d'accès à l'emploi ou des pratiques et calendrier de travail, voire sur le cadre industriel ou sur l'organisation des chantiers, etc. Sans oublier les questions salariale et de la pénibilité du travail dans certains secteurs d'activité (industrie, bâtiment, etc.), et celle de la santé des ouvriers, dont l'espérance de vie générale serait de sept ans moins élevée que celle des cadres ou des enseignants, tandis que leur espérance de vie sans incapacité majeure ou « en bonne santé » (trop peu évoquée et pourtant beaucoup plus significative) serait encore plus éloignée de celle des salariés du tertiaire... 

    Souvent, la question ouvrière n'est abordée qu'au moment des fermetures d'usines, quand il est déjà trop tard pour sauver les emplois eux-mêmes, et sous l'angle d'une désindustrialisation qui serait dans le cours du temps et dans la logique de la mondialisation, et contre laquelle certains nous expliquent doctement qu'il est inutile de lutter... Les ouvriers sont les grands sacrifiés de la mondialisation, et ce n'est pas seulement vrai en France ! La condition ouvrière dans les pays ateliers d'Asie ou d'ailleurs n'a rien à envier à celle que décrivaient Zola, London et Simone Weil en leurs temps respectifs... Et celle des ouvriers français de 2017 est désormais fort dépendante des intérêts et des spéculations de quelques financiers ou actionnaires qui ne laissent s'installer les unités de production que là où ils seront sûrs de faire les meilleurs bénéfices, sans trop regarder au sort de ceux qui leur permettront ces dividendes de plus en plus souvent fruits d'une exploitation brutale des travailleurs locaux.

    Alors, que faire ? Doit-on se résoudre à l'abandon des classes ouvrières françaises pour complaire aux investisseurs ? Doit-on s'empêcher de penser aux améliorations possibles des conditions de travail en France ? Sûrement pas ! Et le vieux royaliste social que je suis espère bien que la question ouvrière ne sera pas vue sous un angle seulement économiste ou compassionnel mais qu'elle sera posée dans des termes de mieux-être au travail, de qualité et d'intégration dans les nouveaux équilibres écologiques et sanitaires, ne serait-ce que pour permettre aux ouvriers d'usine comme du bâtiment (entres autres) d'espérer vivre mieux et plus longtemps au regard des chiffres d'aujourd'hui, y compris après la période professionnelle. 

    Non, la question ouvrière, qui peut se décliner en multiples questions professionnelles, productives et sanitaires, ne doit pas être négligée, ni dans cette campagne présidentielle ni hors et après celle-ci ! Sans doute faudra-t-il la rappeler régulièrement aux hommes politiques qui ont tendance à ne voir que les chiffres et à oublier ceux, les ouvriers, qui leur donnent de la consistance par leur rude travail quotidien. 

    Dans l'histoire, et sauf quelques notables exceptions comme celle du Front Populaire (avec les erreurs, voire les fautes de celui-ci dont les conséquences se firent sur le long terme et au dépens de la France comme de ses travailleurs) mais aussi de l'époque gaullienne, la République n'a guère eu beaucoup d'égards envers les ouvriers, préférant les fusiller en 1848 à Paris comme en 1908 à Draveil, puis les matraquer ensuite avant que de les juger et condamner ces dernières années pour mieux décourager toute colère et toute contestation ouvrières.

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    insigne des Camelots du Roi

    En ouvrant une ancienne brochure royaliste des années 1900, je tombe sur ces quelques phrases auxquelles j'avoue souscrire entièrement, en attendant mieux encore par l'action politique et la conquête sociale : « Les intérêts du Roi et de la classe ouvrière sont confondus. Le Roi exilé, c'est la classe ouvrière maintenue dans la servitude ; le Roi sur le Trône, c'est l'abolition du prolétariat, c'est le droit de cité restitué à la classe ouvrière ». Oui, le droit de cité, le droit de se faire entendre et respecter par les forces financières et industrielles, et celui d'être écoutée et, éventuellement et autant que faire se peut, soutenue par une classe politique qui, aujourd'hui, préfère parler de « valeurs de la République » mythiques plutôt que de préserver les intérêts concrets des ouvriers, ceux d'ici et de maintenant. 

    Puisque la République ne veut pas assurer la défense ouvrière française, il faudra bien que les royalistes, sociaux par nature, assument avec d'autres (qu'ils soient de droite ou de gauche, des marges ou des centres, syndicalistes ou indépendants), cette régence-là, en préparant le recours à cette Monarchie qui, pour s'enraciner, se devra d'être sociale et politique à la fois, juste et forte, protectrice et fédératrice. En un mot : royale ! 

    Le blog de Jean-Philippe CHAUVIN