"Les paysans comme un symbole" : l'édito de Pascal Praud...
(extrait vidéo 1'52)
https://x.com/CNEWS/status/2009536529459241195?s=20
Les paysans meurent, la France aussi, lentement...
Elle qui fut pays fondateur de ce qui est devenue cette "machine à nous tuer" (mais c'était avec de Gaulle, et c'était une "bonne Europe", que les successeurs ont laissé devenir le monstre qui nous dévore aujourd'hui...).
"À MOINS QUE..."
Comme le disait Maurras, en conclusion de son "immense petit livre" (le mot est de Pierre Boutang), "L'Avenir de l'Intelligence" :
"...Cependant il n’est pas impossible de concevoir un autre tour donné aux mouvements de l’histoire future. Il suffirait de supposer qu’une lucide conscience du péril, unie à quelques actes de volonté sérieuse, suggère maintenant à l’Intelligence française, qui, depuis un siècle et demi, a causé beaucoup de désastres, de rendre un service signalé, qui sauverait tout...
...Elle (l'intelligence française, ndlr) a propagé la Révolution : supposez qu’elle enseigne, au rebours, le Salut public. Imaginez qu’un heureux déploiement de cette tendance nouvelle lui regagne les sympathies et l’estime, non certes officielles, ni universelles, mais qui émaneraient de sphères respectées et encore puissantes...
...Concevez, dis-je, la fédération solide et publique des meilleurs éléments de l’Intelligence avec les éléments les plus anciens de la nation ; l’Intelligence s’efforcerait de respecter et d’appuyer nos vieilles traditions philosophiques et religieuses, de servir certaines institutions comme le clergé et l’armée, de défendre certaines classes, de renforcer certains intérêts agricoles, industriels, même financiers, ceux-là qui se distinguent des intérêts d’Argent proprement dits en ce qu’ils correspondent à des situations définies, à des fonctions morales. Le choix d’un tel parti rendrait à l’Intelligence française une certaine autorité. Les ressources afflueraient, avec les dévouements, pour un effort en ce sens...
...Il faudrait rassembler de puissants organes matériels de publicité, pour se faire entendre, écouter, malgré les volontés et les intérêts d’un État résolu à ne rien laisser grandir contre lui ; mais cet État, s’il a un centre, est dépourvu de tête. Son incohérence et son étourderie éclatent à chaque instant : c’est lui qui, par sa politique scolaire, a conservé à l’Intelligence un reste de prestige dans le peuple ; par ses actes de foi dans la raison et dans la science, il nous a coupé quelques-unes des verges dont nous le fouettons.
Les difficultés de cette entreprise, fussent-elles plus fortes encore, seraient encore moindres que la difficulté de faire subsister notre dignité, notre honneur, sous le règne de la ploutocratie qui s’annonce. Cela, ce n’est pas le difficile ; c’est l’impossible. Ainsi exposée à périr sous un nombre victorieux, la qualité intellectuelle ne risque absolument rien à tenter l’effort ; si elle s’aime, si elle aime nos derniers reliquats d’influence et de liberté, si elle a des vues d’avenir et quelque ambition pour la France, il lui appartient de mener la réaction du désespoir. Devant cet horizon sinistre, l’Intelligence nationale doit se lier à ceux qui essayent de faire quelque chose de beau avant de sombrer. Au nom de la raison et de la nature, conformément aux vieilles lois de l’univers, pour le salut de l’ordre, pour la durée et les progrès d’une civilisation menacée, toutes les espérances flottent sur le navire d’une Contre-Révolution."


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