UA-147560259-1

Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Grandes "Une" de L'Action française

  • Grandes "Une" de L'Action française : sur l'évasion de Léon Daudet, puis son exil volontaire en Belgique (2/4)...

    Après que les Camelots du Roi l'eussent délivré de la Prison de la Santé, Léon Daudet se réfugia en Belgique. Le Royaume lui accorda l'asile, contre la promesse de ne pas mener depuis ce pays une action politiue, qui eut pu embarasser diplomatiquement le gouvernement. Voila pourquoi, lorsque Daudet prononça une conférence à Spa, le samedi 20 août 1927, le journal du lendemain en rendit compte, évidemment, mais d'une façon très discrète et volontairement "diplomatique" (!) : 

    1A.png

    Ce n'est, du reste, que le surlendemain, donc le lundi 22 août, que le journal donnera - toujours en "Une" - le très court et inattaquable compte-rendu de la réunion...

     

    Précédent :

    • Grandes "Une" de L'Action française : sur l'évasion de Léon Daudet, puis son exil volontaire en Belgique (1/4)...

    À suivre :

    • ce mardi 28 : l'article des "vingt ans du Journal"...

    • ce vendredi 1er juillet : le retour triomphal de "Léon" à Paris...

     

     

    (retrouvez notre sélection de "Une" dans notre Catégorie "Grandes "Une" de L'Action française")

     

    lfar espace.jpg

    Lire la suite

  • Grandes "Une" de L'Action française : sur l'évasion de Léon Daudet, puis son exil volontaire en Belgique (1/4)...

    L'évasion spectaculaire et mémorable eut lieu le samedi 25 juin 1927. Voici donc la "Une" du lendemain, dimanche 26 juin. Bien entendu, L'Action française de la veille (pas plus que des jours précédents...) ne laissait absolument rien "transpirer" de ce qui se tramait...

    Ce fut un immense éclat de rire dans toute la France... Et même dans le Pays légal, où, pourtant, ce rire était "jaune", et jaune très, très foncé !...

    À suivre :

    • ce vendredi 24 : la "conférence littéraire de Spa..."

    • ce mardi 28 : l'article des "vingt ans du Journal"...

    • ce vendredi 1er juillet : le retour triomphal de "Léon" à Paris...

     

    (retrouvez notre sélection de "Une" dans notre Catégorie "Grandes "Une" de L'Action française")

     

    lfar espace.jpg

     

    Lire la suite

  • Grandes "Une" de L'Action française : 29 juin 1919, signature du calamiteux Traité de Versailles...

    C'est donc la "Une" de L'Action française du lendemain, dimanche 30 juin, avec ses six colonnes habituelles, que vous voyez ici, avec les trois articles lumineux, consternés et furieux de Maurras, Daudet et Bainville :

    • "Ecce iterum... Hermann Müller !" : titre de l'article de Léon Daudet (la troisième colonne intégrale et la fin de l'article en haut des quatrième et cinquième colonne;

    • Avec son "Dans la Galerie des Glaces", Bainville occuppe quasiment tout des deux colonnes de gauche;

    • "La Politique" de Maurras occupe la plus grande partie des quatrième et cinquième colonnes (sous la fin de l'article de Daudet) et s'achève en haut de la sixième colonne...

     

    (retrouvez notre sélection de "Une" dans notre Catégorie "Grandes "Une" de L'Action française")

     

    lfar espace.jpg

     

    Lire la suite

  • Grandes "Une" de L'Action française : 11 Novembre 1918, l'Armistice est signé !...

    Voici la "Une" du lendemain, mardi 12 Novembre 1918...

    L'intégralité des deux colonnes de gauche est occupée par les deux articles de Daudet, en haut, et Bainville, en dessous :

    • Daudet parle de "l'éternelle Allemagne" et règle leur compte aux "princes des nuées" qui pensaient follement qu'il suffisait de "démocratiser" l'Allemagne, au lieu de la démembrer;

    • et Bainville intitule son article : "Et maintenant, pensons à ce que doit être la paix". Il le conclut par ces mots : "...Nous pouvons tout, si nous le voulons, sur l'Allemagne. Nous la tenons par les conditions militaires de l'Armistice. Nous la tenons aussi par la faim. Nous avons le moyen d'intervenir dans sa reconstitution politique intérieure. Nous en avons le devoir pour notre sécurité des années à venir. Et nous en avons le droit en vertu de l'expérience du passé. Négliger cette expérience, ce serait compromettre l'oeuvre de ceux qui se sont battus et qui nous ont valu la grande journée d'hier. J.B."

    • dans les quatre paragraphes de sa "Politique", Maurras est on ne peut plus clair : le titre du deuxième paragraphe est "Rive gauche du Rhin et têtes de pont sur la rive droite"...

    Nous pouvons être fiers, nous royalistes, d'avoir eu des "porte-voix" pareils : si le Pays légal, au lieu de trahir, les avait écouté; si Clemenceau, de "Père la Victoire" n'était pas devenu "Perd la Victoire", il n'y avait pas de Hitler, pas de nazisme, pas de Seconde Guerre mondiale... Mais le Pays légal, la République idéologique, le Système ont trahi...

    L'intégralité des deux colonnes de droite est consacrée au texte de l'Armistice. "La Politique", de Maurras occupe la partie basse des deux colonnes du milieu...

    L'Action française, ès-qualité, "prit place" - comme le raconte Léon Daudet - dans le magnifique Défilé de la Victoire, débordant d'enthousiasme, ce 11 novembre 1918 (voir la photo 11 Novembre 1918 : le défilé de la Victoire..., tirée de notre Album Maîtres et témoins (III) : Léon Daudet, 321 photos)

     

    (retrouvez notre sélection de "Une" dans notre Catégorie "Grandes "Une" de L'Action française")

     

    lfar espace.jpg

     

    Lire la suite

  • Grandes "Une" de L'Action française : à Barbentane, le 29 mai 1927, 30.000 Provençaux acclament le Roi et l'Action française"...

    Le Rassemblement eut lieu le dimanche 29. Voici donc la "Une" du lendemain, lundi 30 mai 1927...

    Le reportage, comme pour le Rassemblement du Mont des Alouettes l'année précédente, ne fait pas le gros titre du journal : il n'occupe que deux courtes colonnes, tout en bas, à droite de la première page, et s'achève en page deux, sur l'intégralité des deux colonnes de gauche...

    (retrouvez notre sélection de "Une" dans notre Catégorie "Grandes "Une" de L'Action française")

     

    lfar espace.jpg

    Lire la suite

  • Grandes "Une" de L'Action française : 25 juillet 1926, 60.000 vendéens au Rassemblement royaliste du Mont des Alouettes...

    Le Rassemblement eut lieu le dimanche 25. Voici donc la "Une" du lendemain, lundi 26 juillet 1926...

    (retrouvez notre sélection de "Une" dans notre Catégorie "Grandes "Une" de L'Action française")

     

    lfar espace.jpg

     

    Le reportage, curieusement, ne fait pas le gros titre du journal : il n'occupe que deux colonnes, tout en bas, à droite de la première page, et s'achève en page deux, toujours sur deux colonnes, cette fois tout en haut à gauche...

    1A.png

    Lire la suite

  • Grandes "Une" de L'Action française : Charles Maurras élu à l'Académie française...

    (retrouvez notre sélection de "Une" dans notre Catégorie "Grandes "Une" de L'Action française")

     

    lfar espace.jpg

     

    (tiré de notre Éphéméride du 8 juin)

     

     

    1939 : Charles Maurras est reçu à l'Académie Française par Henry Bordeaux
     
     
    Il y avait été élu le 9 juin 1938.
     
    Il occupa le 16ème fauteuil, celui de Richelieu qu'occuperont après lui le Duc de Lévis Mirepoix, Léopold Sédar Senghor et Valéry Giscard d'Estaing...
     
    maurras academie.jpg
     
    Ci dessus, Charles Maurras en costume d'Académicien (Archives de l'Académie) et, ci dessous, Charles Maurras prononçant son discours (du site Maurras.net)
     
     
    8 juin,descartes,discours de la méthode,louis xvi,louis xvii,marie-antoinette,robespierre,pol pot,hitler,convention,la varende,rois martyrs,maurras
     
     
     
    et
     
     
     
    ---------
     
     
     Dans notre Catégorie Documents pour servir à une histoire de l'URP, le troisième document relate la visite effectuée chez Charles Maurras, dans sa bastide du Chemin de Paradis, à Martigues, lors d'un des deux Camps de Capty, en 1978 et 1979 :
     

                               3. Au Camp de Capty, en 78 et 79 (2/2)...

                                 (suite et fin de la semaine précédente : )

     

    12.jpg

    J'avais prévenu Veziano, alors le gardien de la Maison (qui avait succédé à "l'historique" Vázquez), et celui-ci nous avait sorti le costume d'Académicien : sur la photo ci-dessus, nous sommes dans la chambre de Maurras, vous voyez au mur le bicorne et l'habit, le pantalon était posé à plat sur le lit; et je montre au groupe l'épée d'Académicien de Maurras...

    Pour ma part, originaire de Martigues par mon père (c'est à Martigues que reposent mes parents, dans notre caveau familial du cimetière Saint Joseph, à deux pas de la Maison de Maurras), je m'étais déjà rendu un très grand nombre de fois "chez Charles", comme disait mon grand-père Émile, l'un des neuf fondateurs de la section d'Action française de Martigues, dans les années 1910; mais pour ceux qui n'y étaient jamais venu (comme plusieurs des Bretons) ce fut un vrai moment de grande émotion que de voir cet habit, même si, bien sûr, personne ne s'est permis le moindre geste déplacé : quelques mains ont juste effleuré le pantalon, sur le lit, ou l'habit et le bicorne, sur le mur, pour en apprécier la beauté et la finesse du tissus, et la remarque générale fut celle - mais c'était connu - de la taille modeste de Maurras (physiquement s'entend !...)

    Bien sûr, visite intégrale du Jardin "qui s'est souvenu", de la Maison et tout et tout... et même de l'essentiel de la ville ! Bon moment, belle journée...

     

    Quelques mots sur l'épée de Maurras...

    L'épée d'académicien (détail)

    L'épée d'académicien (détail)

    Elle a été fabriquée, comme celle de Bainville, par Mellerio dits Meller, le plus ancien joaillier du monde.
    Charles Maurras a été élu à l’Académie française le 9 juin 1938.
    Financée par une souscription nationale, son épée lui fut offerte le 4 mars 1939, salle Wagram, par Charles Trochu, président du conseil municipal de Paris.
    Conçue par Maxime Real del Sarte, sa poignée représente Sainte Geneviève protégeant de ses mains un écu fleur de lysé posé à la proue d’une nef d’où se détache le chapiteau de pierre dit « bucrâne » qui orne la terrasse de la maison du Chemin de Paradis.
    Les vagues évoquent la vocation de marin à laquelle Charles Maurras dut renoncer à cause de sa surdité ; elles battent contre un mur de pierres surmonté de « merlons », semblables à ceux du mur grec de Saint Blaise, site archéologique proche de Martigues qui inspira profondément Maurras.
    La bastide du Chemin de Paradis, maison de famille de Charles Maurras, gardée par deux cyprès d’émeraudes, est encadrée par les armes de Provence et de Martigues, et surmontée d’un ciel où brille une Grande Ourse de diamants.
    Sur le revers se trouve le château de Versailles, flanqué des armes de France et de Versailles, et surmonté du bouclier d’Orion.
    Le fourreau de l’épée se termine par une petite amphore grecque.

    Cette épée fut remise le mercredi 19 février 2020 à l'Institut, entre les mains d'Hélène Carrère d'Encausse, par Nicole Maurras :

    https://www.politiquemagazine.fr/culture/le-grand-rire-de-limmortel/

     

    François Davin, Blogmestre

     

    lfar espace.jpg

     

    Pour lire le compte-rendu...

    Cliquez sur le lien qui suit ces quelques explications; vous tomberez sur la Une du 10 juin 1938. En bas de page, une courte "barre de tâches" vous permet d'utiliser le zoom (tout à gauche de la barre) et de changer de page (flèche tout à doite); une fois appuyé sur "zoom", vous aurez, cette fois tout en haut de la page, une autre "barre de tâches" : en cliquant sur le "+", il ne vous restera plus, avec votre souris, qu'à vous promener sur la page, puis passer à la deuxième pour lire la suite... :

    https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k767090w

    LFAR FLEURS.jpg

  • Grandes "Une" de L'Action française : Jacques Bainville élu à l'Académie française...

    (retrouvez notre sélection de "Une" dans notre Catégorie "Grandes "Une" de L'Action française")

     

    lfar espace.jpg

     

    (quatre photos, tirées de notre Album Maîtres et témoins... (II) : Jacques Bainville)

     

    1. Remise de l'épée d'académicien...

    1A.jpg

     

    En novembre 1935, Bainville reçoit son épée d’académicien des mains de François Léger, alors secrétaire général des étudiants d’AF, en présence du maire de Vincenne, M. Bonvoisin.
    Elle a été fabriquée, comme celle de Maurras, par Mellerio dits Meller, le plus ancien joaillier du monde.
    C'est Maxime Réal del Sarte qui l'a conçue, comme celle de Maurras.
    Réal del Sarte était le descendant d'Andrea del Sarto, qui fit partie de la cohorte d’artistes italiens appelés par François premier pour illustrer les Arts, sous toutes leurs formes, dans le Royaume.
    Il était sculpteur, fidèle en cela à la vocation artistique de sa lignée : c'est lui qui fonda les Camelots du Roi, dont il devint le chef.
    Il a réalisé la garde des épées d’académicien de Maurras et de Bainville :
    Un des thèmes favoris de l'auteur est la Minerve ailée comme une victoire : Minerve est appuyée sur une lance symbolique dont le fer est formé d'une fleur de lys en brillants.
    La sérénité l'habite, malgré les assauts de deux chimères symbolisant les ennemis de la vérité, de l'ordre, de la sagesse.
    Sur la coquille, posées sur deux plumes enlacées, se détachent les initiales de l'auteur.
    Sur la lame, figure l'inscription "offert par les étudiants français le 7 novembre 1935".

     

    2. Réception sous la Coupole, et éloge de son prédécesseur, Raymond Poincaré

    1A.jpg

     

    C'est le 7 novembre 1935 que Bainville est reçu parmi ses pairs : il n'a plus que trois mois et deux jours à vivre....

    Conformément à l'usage, il prononce l'éloge de son prédécesseur, Raymond Poincaré, cet ancien président de la République qui avait publiquement rendu hommage à l'Action française pour son attitude "d'union sacrée" durant la Guerre de 14.
    Et, bien que se sachant condamné à très court terme par le cancer qui ne lui laissait aucun espoir, c'est sur un splendide et - en l'occurrence - très émouvant acte de foi, en même temps qu'hymne à la vie, que se termine ce Discours.

    En voici les deux derniers paragraphes :

    "...Messieurs, j'évoque ceux des vôtres qui ont formé comme la garde du sentiment national et de l'idée de patrie. Que de manquants ! Autour de Raymond Poincaré se rangeaient Joffre, Foch, Lyautey. Autour de lui se rangeaient encore Albert de Mun, Barrès, Clémenceau, Jules Cambon. Patriae labentis prasidium et decus ("Protection et gloire de la patrie qui s'effondre", ndlr). Il semble que Rome, qui a tout dit, l'ait dit pour eux.
    Nous n'aurons ni l'amertume du poète grec ni le pessimisme, même salubre, de la devise latine. Ce qui a été conservé et sauvé ne l'a pas été en vain. Il est des oeuvres et des pensées qui se prolongent au-delà de la tombe. Il est toujours des mains pour recueillir et transmettre le flambeau. Et pour les renaissances, il est encore de la foi."

     

    3. Joseph de Pesquidoux, successeur de Jacques Bainville

    1A.jpg

     Buste de Joseph de Pesquidoux, par Anne Kirkpatrick.



    Élu à l'Académie le 28 mars 1935, et reçu le 7 novembre de la même année, Jacques Bainville n'aura donc même pas été membre pendant un an de l'illustre société, et n'y aura même pas siégé pendant trois mois...
    Lorsque son ami "de six grands lustres de collaboration incessante", Charles Maurras, fut élu a son tour à l'Académie, le 9 juin 1938 (il n'y sera reçu que le 8 juin 1939 !...) cela faisait donc déjà plus de deux ans que Bainville avait disparu :
    "...Au bon temps, nous nous voyions tous les jours..." écrit Maurras dans la préface qu'il donne au livre posthume de Bainville, Lectures; mais il ne leur aura pas été donné de se retrouver, aussi, à l'Académie...

    C'est Joseph de Pesquidoux qui fut élu, le 2 juillet 1936 (donc, très peu de temps après sa mort), au fauteuil de Jacques Bainville, le fauteuil 34.
    Reçu le 27 mars 1937, il prononça son éloge, dont voici deux extraits :

    1. "...Jacques Bainville est dès lors en possession de ses puissances intellectuelles. Sans rien abandonner de la tâche quotidienne, il va se mettre à son oeuvre historique. Comme Michelet il fera son Histoire et son Histoire le fera, c'est-à-dire qu'en la creusant dans le sens d'explication et d'enseignement politique où il l'envisage, il s'enrichit incessamment des perspectives qu'elle lui ouvre. Elle est toute dirigée vers l'avenir, toute tendue vers la sécurité et la grandeur de la patrie.
    Plus tôt qu'un autre sans doute il a vu venir la Grande Guerre. Il l'a connue, vécue, il en a été le chroniqueur frémissant de chaque jour, et il a recherché dans les causes les plus lointaines d'où pouvait bien sortir ce choc formidable destiné à nous écraser, en achevant 1870.
    Face à face notre peuple et l'allemand; le Rhin entre nous, le fleuve rapide aux eaux vertes, que les uns ont l'éternelle tentation de franchir, les autres l'éternel souci de surveiller pour en empêcher le passage. C'est notre histoire et la leur depuis nos commencements, depuis que le destin nous a mis en conflit. L'antagonisme a été souvent sanglant. Bainville en souligne les épisodes. L'empire au début était beaucoup plus puissant que le royaume. Il se promettait de le prendre en tutelle. La bataille de Bouvines gagnée par Philippe Auguste brisa cette prétention. C'est pourquoi elle est appelée nationale. Cependant on s'était avisé chez nous des faiblesses de l'Empire allemand : élection du souverain, rivalité des princes électeurs, opposition des intérêts et des peuples. On tira aussitôt parti de ces défauts organiques. On noua des alliances avec le pape, on intrigua avec les princes, soit pour l'élection de l'empereur, soit dans les débats contre lui, on s'immisça par l'or et le fer dans la constitution germanique. Longtemps nous l'avons emporté : tant que la France a eu affaire avec l'Allemagne divisée et morcelée, maintenue telle par l'intervention séculaire de nos armes ou de notre diplomatie. Comme Philippe le Bel répondait seulement aux explications de Guillaume de Nassau prétendant s'affranchir de l'élection, et à son ultimatum : "trop allemand", Henri II professait plus tard : "Qu'il fallait tenir les affaires d'Allemagne en la plus grande difficulté qui se pourrait." La formule a servi de règne en règne. Exploitée par l'inébranlable Richelieu et le fertile Mazarin, elle fut consacrée au traité de Westphalie. On y maintint, dit Bainville, "le morcellement de l'empire, l'élection du souverain, on y ajouta la garantie des vainqueurs".
    Nous connûmes une ère prolongée de sécurité et une hégémonie : la nôtre. Au point de vue de la puissance, de la renommée, des moeurs, des arts, de la pensée. Le soleil de la France ne se coucha point avec le grand roi. Il continua de rayonner sur l'Europe. Et, chose inattendue, l'Allemagne se complut à ces rayons. Elle s'affina selon nos goûts et nos usages. On ne parlait pas de culture germanique alors.... Leibniz écrivait en français, Maurice de Saxe s'offrait à servir sous nos drapeaux... Mais, lorsque Frédéric le Grand eut commencé à forger la couronne de l'Allemagne future, et que, comme pour l'asseoir, sous la poussée des Encyclopédistes, l'intervention préservatrice fit place au principe suivant lequel toute race, considérée comme semblable aux autres, à l'instar des individus, a un droit absolu à son unité et à son accroissement quelques risques qu'elle puisse faire courir, toutes données ont été renversées, et la politique des nationalités dans laquelle nous nous sommes si imprudemment jetés, s'est révélée pour nous duperie humanitaire à fin d'invasion... Si nous en avons magnifiquement rappelé, de 1914 à 1918, grâce au génie de nos chefs et à la vaillance entêtée de nos soldats, alors que, du maréchal de France au dernier poilu ( gardons le mot héroïque et hirsute), ils servaient, en l'encadrant, de moniteurs au monde, nous sommes restés impuissants ou aveugles devant le principe lui-même : l'Allemagne vaincue a conservé et fortifié sa dangereuse unité...
    C'est la grave leçon donnée par Bainville dans son "Histoire de deux peuples".

    2. "...Bainville a mis en lumière la conception qui a guidé la maison de France dans son cheminement parmi les nations. Il la résume dans l'idée du pré carré, dans l'idée de l'unité et de la discipline nationale, et dans celle de l'hérédité.
    Le pré carré implique la notion d'un cadre en-deçà duquel il ne sera ni assez vaste, ni assez clos et défendu, et au-delà duquel il excédera l'étendue utile et deviendra vulnérable. C'est le concept de nos frontières naturelles : deux montagnes, les deux mers et le Rhin : longue lutte de la monarchie contre la féodalité et contre l'étranger, en vue de la possession de ce territoire intérieur, indispensable à la fois pour atteindre et défendre ces frontières. Nos rois en ont gardé la réputation de rassembleurs de terre. Commines appelait l'un deux : "l'universelle aragne", perpétuellement occupé à tisser en l'étendant sa toile, ou à la rapiécer. A la mort de Louis XI, la Picardie, la Bourgogne, la Provence, le Roussillon, le Maine et l'Anjou étaient incorporés à la trame. D'autres furent aussi des aragnes. Tâche obstinément mais prudemment poursuivie. "Raison garder", disaient-ils. Quand ils l'oubliaient, par l'apanage ou la guerre de magnificence, ce n'étaient que revers. Les frontières, les bornes naturelles les ramenaient aux projets viables. Ils devaient rester des réalistes, soumis à la politique inscrite sur le sol lui-même..."

     

    4. Partir trop tôt...

    1A.jpg

    Partir trop tôt...

    Daudet est né le 16 novembre 1867;

    Maurras, le 20 avril 1868;

    Bainville le 9 février 1879.

    lfar maurras daudet bainville.jpg


    Le plus jeune des trois amis partit le premier :

    Jacques Bainville décéda le 9 février 1936, à 57 ans;

    Léon Daudet - le plus âgé d'un an, si on le compare à Maurras - le suivit six ans plus tard, en pleine guerre, le 1er juillet 1942, à presque 75 ans;

    Charles Maurras vécut encore dix ans, et mourut le 16 Novembre 1952, à 84 ans et demi...

     

    lfar espace.jpg

     

    Pour lire le compte-rendu...

    Cliquez sur le lien qui suit ces quelques explications; vous tomberez sur la Une du 29 mars 1935. En bas de page, une courte "barre de tâches" vous permet d'utiliser le zoom (tout à gauche de la barre) et de changer de page (flèche tout à doite); une fois appuyé sur "zoom", vous aurez, cette fois tout en haut de la page, une autre "barre de tâches" : en cliquant sur le "+", il ne vous restera plus, avec votre souris, qu'à vous promener sur la page, puis passer à la deuxième pour lire la suite... :

    https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k765922g

    LFAR FLEURS.jpg

  • Grandes "Une" de L'Action française : Pie XII lève les sanctions pontificales...

    Collection privée, Jean-Baptiste Collomb

    (retrouvez notre sélection de "Une" dans notre Catégorie "Grandes "Une" de L'Action française")

     

    lfar espace.jpg

     

    (tiré de notre Éphéméride du 10 juillet . Attention : si les sanctions ont bien été levées le 10 juillet 39, ce n'est que dans son numéro du 16 juillet, dont vous voyez ici la "Une" que le journal a célébré l'évènement...)

     

    1939 : Pie XII lève les sanctions contre L'Action française

               

    "L’interdiction de lire le journal " L’Action française " est levée, à partir du jour de la promulgation de ce décret." :

     

    http://www.clerus.org/clerus/dati/2001-01/22-6/AF.html

    1A.JPEG

     

    Le 29 décembre 1926, certains ouvrages de Charles Maurras ainsi que le journal L'Action française avaient été mis à l'index par Pie XI. Sanction aggravée quelques mois plus tard : le 8 mars 1927 les adhérents du mouvements furent interdits de sacrements...

    Il n'est pas exagéré de penser que la mise à l'index de 1926 fut l'un des plus rudes coups portés au mouvement royaliste, et l'un de ceux qui contraria le plus ses espoirs de réussite.

    Certes, celui-ci devait essentiellement lutter contre la résistance acharnée du Système, s'opposant de toutes ses forces à la contestation radicale de l'AF (La république gouverne mal, mais se défend bien...); cette contestation radicale se heurtait, par ailleurs, à la vigueur très forte, à l'époque, des sentiments révolutionnaires. Epuisée, depuis, la foi dans les idéaux de 89 et dans la Nouvelle religion républicaine était en pleine force à l'époque...

    Il y eut aussi la Guerre de 14 : tout le monde savait, Maurras le premier, qu'il fallait "faire le Roi" avant la Guerre que l'on voyait venir car, après, ce serait beaucoup plus difficile : les événements se chargèrent de le montrer (la moitié des Camelots partis à la guerre ne revinrent pas, et c'étaient, forcément, les plus jeunes)...

    En dépit de ces trois facteurs contraires, la contestation radicale du Système se développait malgré tout. Il est clair que les sanctions romaines, sans la détruire, lui causèrent un tort considérable, et un affaiblissement certain, que leur levée par Pie XII - dont ce fut l'un des tous premiers actes... - ne suffit pas à compenser...

    L'Action française, après avoir tenté de "faire le Roi" avant que n'éclate la guerre de 14  - et, justement, pour que cette guerre n'éclate pas... - L'Action française, donc, alertait sans relâche sur la montée du nazisme, et tentait de fédérer toutes les forces, à l'intérieur comme à l'extérieur du pays, qui pouvaient s'opposer à lui. Dans cette croisade pour la paix, les sanctions vaticanes de Pie XI apparaissent clairement pour ce qu'elles furent : un coup de couteau dans le dos  du pays, une trahison des intérêts supérieurs de la France, de l'Europe et du monde, de la Paix... De ce point de vue, l'acte de justice de Pie XII - qui est évidemment une bonne décision - arrive trop tard...

     

            (Éléments d'information sur le sujet, tirés de Maurras.net :

    La mort de Pie XI.pdf )

     

     Et, dans notre Album Maîtres et témoins (III) : Léon Daudet voir les deux photos "A la Chambre : sur Gambetta et Benoit XV (II)" et "Pie XII lève les sanctions contre l'A.F.".

    1A.jpg

     

    Quatre de nos Éphémérides traitent des rapports entre l'Église et la République idéologique française, en général, et des rapports entre l'Eglise et l'Action française en particulier :

     pour les rapports entre l'Église et la République idéologique française, voir notre Éphéméride du 16 février sur le "Ralliement", et notre Éphéméride du 18 novembre - sur le "toast d'Alger", qui préparait les esprits à ce "ralliement";

     pour les rapports entre l'Église et l'Action française, voir notre Éphéméride du 29 décembre, sur les sanctions vaticanes contre l'Action française, en complément de celle-cisur la levée de ces sanctions par Pie XII...
     

     

    lfar espace.jpg

     

    Pour lire le compte-rendu...

    Cliquez sur le lien qui suit ces quelques explications; vous tomberez sur la Une du 16 juillet 1939. En bas de page, une courte "barre de tâches" vous permet d'utiliser le zoom (tout à gauche de la barre) et de changer de page (flèche tout à doite); une fois appuyé sur "zoom", vous aurez, cette fois tout en haut de la page, une autre "barre de tâches" : en cliquant sur le "+", il ne vous restera plus, avec votre souris, qu'à vous promener sur la page, puis passer à la deuxième pour lire la suite... :

    https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k7674904

    LFAR FLEURS.jpg