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En 1929, Léon Daudet fit paraître un ouvrage, intitulé "Flambeaux", regroupant des études littéraires consacrées à quatre grands écrivains français : François Rabelais, Michel de Montaigne, Victor Hugo et Charles Baudelaire.
En janvier 1930, il fit paraître en trois fois, dans L'Action française des 8, 10 et 13 Janvier, les lignes qu'il y avait écrites sur Rabelais.
Voici donc, d'abord, le lien conduisant à la première partie de cette livraison, en "Une" du numéro du Mercredi 8 Janvier 1930 :
Une "Grande "Une" très courte, cette fois-ci, et une nouvelle entorse à notre titre : il ne s'agit pas de la "Une" du numéro du Samedi 29 Novembre 1930, mais du premier paragraphe de la "Revue de la Presse" (rubrique inventée par L'Action française), qui se trouve en page trois, et qui est tenue, alors, par Pierre TUC.
Le sujet annoncé est "Napoléon", mais on va pouvoir lire, pour l'occasion, un court éloge de Louis XVIII et, surtout, de Louis XIV.
Le 26 Juin 1927, L'ACTION FRANÇAISE avait fait rire toute la France (et, même, bien au-delà de la France...) en annonçant l'évasion - la veille - de Léon Daudet de la prison de la Santé; et, surtout, en expliquant comment les choses s'étaient passées...
Le "genre" du canular dut plaire au mouvement puisque, deux ans après, un autre immense éclat de rire devait être provoqué - pendant quatre jours de suite - par les appels d'un certain "Lineczy Stantoff", flanqué de son inséparable "Lamidaëff", qui sollicitèrent aide et appui auprès des Députés français, priés de voler au secours... du "glorieux Peuple des Poldèves".
Et plusieurs députés volèrent, en effet, à l'appel du pourtant "inexistant", flanqué de son "ami d'AF" !!!
Voici donc le cinquième et dernier article consacré, par Daudet, au "maître-livre" qu'est "La Révolution française", de Pierre Gaxotte.
Cette fois-ci, il l'intègre au combat général des Idées, menée par l'Action française depuis ses origines, et dans lequel "le livre-obus", le "livre-bombe" de Gaxotte s'insère parfaitement, et vient à son heure, après les démonstrations de Maurras, comme on le lit dans l'extrait ci-dessus...
Ce quatrième article commence comme une éruption du Piton de la Fournaise, ou même de celle du Vésuve, qui détruisit Pompéi :
Ouf !
Mais, pourquoi s'arrêter en si bon chemin ? Daudet est lancé, et la coulée de lave déferle, détruisant toutes les images des faux "grands ancêtres" du pandémonium révolutionnaires, vrais terroristes mais, au fond d'eux-mêmes, pauvres ratés, aussi minables que prétentieux :
Dans ce troisième article consacré à "La Révolution française", de Gaxotte, Daudet confirme ses éloges plus que flatteurs : il parle, carrément, d' "une oeuvre magistrale", disséquant "la symphocacophonie monstrueuse" des figures de la Révolution.
Dès la parution de "La Révolution française", de Gaxotte, Daudet lui consacra un article élogieux (dans le numéro du Lundi 12 Décembre 1927) : "Voici un grand livre d'histoire qui s'annonce :
Il faut croire que l'éloge très flatteur de cet article ne suffisait pas à combler l'immense joie de Daudet à la lecture de ce "maître-livre" puisque, finalement, ce seront cinq articles qu'il lui consacrera : Gaxotte détient ainsi le record de l'ouvrage le plus célébré par Daudet, dans L'Action française...
Voici le lien conduisant au deuxième article de Daudet, en "Une" du Mardi 21 Février 1928...
Aujourd'hui, voici un texte très court de Charles Maurras, qui pourrait presque être considéré comme une sorte de base de Cercle d'études, d'un cours de formation politique élémentaire, pour jeunes militants débutants.
Ce texte constitue le "Paragraphe II" de "La Politique", de Maurras du jour.
On se souvient que François Mitterand - qui était, malgré ses immenses défauts, quelqu'un de cultivé et d'un assez bon niveau intellectuel - a proféré un jour cette "hénaurmité" (orthographe que l'on appréciait beaucoup, dans la Revue de Presse de L'Action française, qui a d'ailleurs inventé cette rubrique) :
"...le Nationalisme, c'est la guerre !..."
Il n'est donc peut-être pas inutile d'en revenir aux fondamentaux, et de redire simplement les évidences, en rendant aux mots leur sens véritable...
Comment ne pas voir que Colbert parle, ici - c'est-à-dire, tout de même, il y a plus de trois siècles !... - pour notre France d'aujourd'hui, épuisée par le cataclysmique Système républicain ? Avec son inflation démentielle de fonctionnaires, et le poids démesuré des impôts qu'il fait peser sur les citoyens et sur l'Économie du pays ?
Si, au moins, tout cela n'était pas gaspillé ! On pourrait alors se dire "oui, c'est vrai, nous payons énormément d'impôts (nous sommes les champions du monde de la taxation/spoliation/confiscation...) mais regardez nos routes, comme elles sont magnifiques ! Regardez nos Hôpitaux, les meilleurs et les mieux équipés du monde ! Regardez l'état général de tous nos équipements publics, civils et militaires : ils font l'admiration du monde entier, et le monde entier nous envie !..."
Mais, trêve de plaisanterie, trop douloureuse : cette ponction fiscale démentielle qui pèse sur les citoyens et les entreprises est très largement dilapidée, en pure perte; et elle est prélevée en large part pour rien, pour être gaspillée, toute cette quantité d'argent immense dont nous sommes spoliés par une république atteinte de "fièvre taxeuse" (comme certains animaux sont atteints de "fièvre aphteuse" ou certains humains de "fièvre acheteuse"...)
Et quand on voit la quantité de Français qui s'expatrient (entrepreneurs; jeunes inventifs et créatifs, mais écoeurés par les entraves à l'initiative; personnes privées ayant acquis, par un travail honnête, une certaine aisance, dont voudraient les spolier des incompétents "confiscateurs", malfaiteurs agissant en bande organisée...) comment ne pas voir l'actualité de cet autre propos de Colbert :
Si "le ton" de l'article est déjà donné, ici - pour ce qui concerne l'admiration qu'il portait à Degas - comme très souvent, chez Daudet, on a un feu d'artifice, dans lequel tout part dans tous les sens, mais pour le meilleur bien entendu, et pour la plus grande joie du lecteur, pour son élévation incessante et toujours renouvelé...
Daudet va donc parler, à propos de Degas, d'un chef d'oeuvre peint par Renoir : le portrait de Julia Daudet, sa propre mère.
J'avais mis, au début, en post-scriptum cette "ndlr", mais, à la réflexion, il m'a semblé plus sage de la proposer au lecteur en début de cette "Grande "Une"... "; la voici donc (François Davin) :
Auguste Renoir - Madame Alphonse Daudet, 1876
huile sur toile H. 46,2 ; L. 38,0 cm.
Œuvre retrouvée en Allemagne après la seconde guerre mondiale et confiée à la garde des musées nationaux en 1950
Dans ce numéro du Jeudi 19 Janvier 1928, intitulé sobrement "De fil en aiguille", Jacques Bainville livre un article dans lequel il fait preuve de la plus extrême originalité, en même temps qu'il laisse libre cours à la plus fulgurante expression de son génie pour ce qui touche à la déduction logique...
Comment ne pas voir qu'il illustre, ici, parfaitement la pensée de Péguy :
"Il faut toujours dire ce que l'on voit; surtout, il faut toujours, ce qui est plus difficile, voir ce que l'on voit".
Jacques Bainville "voyait" ce qu'il voyait, et il en tirait les conclusions qui s'imposaient. Il n'était ni devin, ni Mage ou magicien; il ne lisait pas dans le marc de café et n'avait pas de boule de cristal.
Pourtant, il a tout annoncé !
Tout prévu ? Deviné ? Prédit ? Non : tout déduit, simplement mais logiquement, intelligemment, au sens étymologique du terme (1); il explique d'ailleurs cela, avec beaucoup de modestie, dans ce passage de son articla du 2 Janvier 1915, dans L'Action française...
(1) : D'Émile Littré : "Intelligent" nous vient du latin "intelligentem", de "intelligere", au sens de comprendre, discerner, composé du préfixe "inter", entre, et "legere" choisir.
Dans cet article "double", dans lequel il en évoque deux autres, parus dans le même numéro des Cahiers d'Occident, Daudet commence par Rivarol, à qui il consacre la plus grande part de sa réflexion, dans des lignes étincelantes, qui comptent certainement parmi les plus justes et les plus belles écrites sur ce "grand", que fut Rivarol...
Dans cet article, qui occupe l'intégralité des deux premières colonnes, Daudet est arrivé quasiment au milieu de la deuxième lorsqu'il constate :
Daudet, même s'il parle donc moins de Robespierre (et surtout de sa chute) que de Rivarol a tout de même le temps de citer ces lignes de Jean Héritier, qui sont exactement dans le style de Bainville; qui sont de la même veine :
La Révolution française est le premier ouvrage de Pierre Gaxotte.
Lorsqu'il parut, on l'appela " un livre-bombe ", un " livre-évènement ". C'est que Gaxotte n'avait négligé aucune source, ni ignoré aucun historien.
Albert Mathiez, homme de gauche et très proche du communisme (il fut membre du "Parti"...), le tenait en grande estime et lui envoyait ses propres ouvrages "en hommage franc", regrettant qu'il "mette tant de talent au service d'une cause" qui n'était pas la sienne !