Une histoire de l'Action française... en lisant L'Action française !...
(retrouvez notre sélection de "Une" dans notre Catégorie "Grandes "Une" de L'Action française")

8 mars 1927 : le pape d'enfer, qui a déjà frappé le 20 Décembre précédent, frappe encore ! Et encore plus fort !
Si, en Décembre 1926, le pape "se contente" - si l'on peut dire ! - de classer certains écrits de Maurras dans la catégorie des "Livres Interdits" (mis à l'Index) et de condamner la lecture du journal "L'Action française" (ce qui était déjà énorme), il va beaucoup plus loin dans ce que les Italiens appelaient sa "terribilità" et laisse libre cours à sa dureté, sa tyrannie, sa méchanceté en mars 1927 (c'est-à-dire moins de trois mois après son premier coup de couteau dans le dos de Décembre 26) : en mars 27 (le 8) le pape d'enfer décide que ceux qui suivront l'Action française seront, carrément, privés de sacrements !
L'adage populaire dit que seuls les imbéciles ne changent pas d'avis. Loin de nous l'idée de traiter Pie XI d'imbécile, mais nous constatons simplement que, dans sa "terribilità", il n'a pas relâché, une seconde, pendant les douze années restantes de son pontificat, ce que l'on ne peut que qualifier de tyrannie morale et mentale; manifestant ainsi une absence totale d'empathie (mot dont on use et abuse tant, aujourd'hui) envers toutes ces personnes qu'il fit, littéralement, souffrir, sans que cela le génât le moins du monde; ne le poussât à adoucir, ou suspendre, sa terrible décision : Jacques Bainville fut le représentant le plus illustre de ces milliers de bons français qui furent privés d'obsèques religieuses, ce qui est une tâche indélébile sur le front de ce pape mauvais et fort éloigné, en cette affaire, du Dieu d'amour qu'il était censé servir...
Je peux confirmer, par témoignage et transmission familiale directe, les souffrances infligées par ce pape de guerre civile à ces bons Français, qui ne demandaient qu'à servir leur Dieu et leur Roi, sachant parfaitement rendre à César ce qui était à César, et à Dieu ce qui est à Dieu...
Chose que ne savait pas - ou ne voulait pas savoir... - "Sa Terribilità".
Il en paiera le prix par deux fois, mais d'une façon tellement moins tragique que ces catholiques à qui il a infligé un véritable tourment :
• en étant désavoué par son successeur immédiat Pie XII, qui leva ces bien peu charitables et tout à fait iniques "sanctions" quatre mois à peine après son élection, en 1939;
• et par le Concile Vatican II, qui distingua et reconnut officiellement l'indépendance du "politique" et du "spirituel", ce qui était, en fait, un simple retour à la saine et authentique laïcité...
Mais le mal terrible, aux conséquences incalculables, qu'a fait Pie XI, pape d'enfer et de guerre civile, n'a jamais pu être réparé, et ne le sera jamais...
Il traîne avec lui, dans l'Histoire, la honte et l'exécration que ses deux infâmes décrets ne peuvent que susciter...
François Davin
Voici le lien conduisant à la "Une" du Mardi 29 Mars 1927 : la terrible annonce, sur les trois premières colonnes de la "Une" :
Lire la suite