mercredi, 23 juillet 2008

Petit rappel historico/politique à l’attention de Patrick Devedjian….

           Celui-ci a tenu à rapprocher l’adoption de la réforme constitutionnelle, voulue par Nicolas Sarkozy, et l’instauration de la III° République, déclarant en substance que certaines décisions importantes dans notre Histoire ont été prises à une voix de majorité.

          Ce n’est pas sur ce point précis que nous le chipoterons, mais plutôt sur l’espèce de conformisme historique dont il a fait preuve dans cette déclaration. La tonalité générale de son propos, en effet, était laudative envers cette III° République, et laissait largement percer son admiration pour elle....

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dimanche, 20 juillet 2008

Eh, non ! Sarkozy n'est pas Roi......

          Voici le texte intégral du très intéressant et très pertinent article écrit par Bernard Pascaud, dans le numéro 50 (mai/juin) de Restauration Nationale (http://www.restauration-nationale.asso.fr). L'abondance de l'actualité ne nous a pas permis, jusqu'à présent, d'en faire profiter ceux de nos lecteurs qui ne l'auraient pas encore lus: le "mal" est réparé...

          Sous le titre "Il l'a dit: il n'est pas Roi." Bernard Pascaud n'hésite pas à imaginer, avec bonheur, ce que pourrait dire le Président.

           Il va ainsi au fond des choses, remonte aux sources, et se livre à une fine analyse: qu'on en juge....

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dimanche, 13 juillet 2008

Le Prince Jean écrit au Monde.....

           
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On se souvient que le quotidien Le Monde avait publié, dans son édition du 7 juin, un article intitulé : « Monarchies européennes, rassurantes et prospères ».

           Nous avions nous même fait écho à cet article, que nous avions cité et commenté dans notre note du 5 juillet (1).

           A propos de ce même article, le Duc de Vendôme a adressé au Monde un courrier, dont voici la teneur.....

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samedi, 05 juillet 2008

Quand Le Monde passe en revue les Rois et Reines du Vieux Continent, et va jusqu'à trouver des avantages à la Royauté....

          Dans son édition du 7 juin, Le Monde profite du 55° anniversaire du couronnement de la reine Elisabeth pour jeter un oeil sur les souverains européens. Résultat des courses: l'article n'est ni hostile, ni moqueur.

          Sans être franchement passé avec armes et bagages dans le camp de la Royauté -n'en demandons pas trop...- le quotidien trouve malgré tout que les assises de ces souverains vont plutôt en se consolidant; ce qui l'amène à chercher des explications.

          Dont celle-ci: un souverain, parce qu'il incarne le temps long, sert "de repères à des sujets inquiets...".

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samedi, 28 juin 2008

Pierre Boutang, toujours.....

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          La revue Les Épées - dont nous lisons chaque livraison avec intérêt et amitié d’esprit – nous rappelle que c’est il y a dix ans aujourd’hui que Pierre BOUTANG a quitté cette terre, ce Royaume, aux multiples sens du terme, qui fut la querelle de toute sa vie. 

          Si une espérance royale demeure encore aujourd’hui pertinente, s’il reste raisonnable de continuer contre toute vraisemblance immédiate à tenter de la traduire en actes et de lui donner, le jour venu, vie et réalité, l’on mesurera sans-doute de plus en plus que, outre les démonstrations cent fois répétées de MAURRAS et de l’Action Française, auxquels il restera toujours attaché, c’est en grande partie à lui, à son œuvre, à l’exemple de sa propre expérience, de sa réflexion toujours étendue et approfondie, que nous le devons.

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lundi, 09 juin 2008

Après Christine Ockrent, Christophe Barbier.....

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          On se souvient qu'il y a quelques temps Christine Ockrent (1) avait déclaré au correspondant du Times à Paris (on essayait de comparer la situation de Tony Blair et de Nicolas Sarkozy.....) :

          "Oui... vous, vous avez la chance d'avoir la reine d'Angleterre. Tel n'est pas notre cas...." Nous avions alors salué la spontanéité de Christine Ockrent, et la  pertinence de sa réflexion.

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vendredi, 25 janvier 2008

Quelle chance il a eu, Tony Blair!....

          Invité vedette du Congrès de l'UMP, au cours duquel il a prononcé l'intégralité de son discours en français, Tony Blair a insisté entre autres choses sur le point suivant: "Les différences entre la Gauche et la Droite sont réelles et elles le resteront. Et pourtant, aujourd'hui, une chose est aussi importante que la distinction entre la Gauche et la Droite, et c'est la différence entre une politique qui se tourne vers l'avenir et une autre qui s'accroche au passé."

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lundi, 29 octobre 2007

Argentine: Cristina Kirchner succède à son mari.....

          .....qui envisage d'ores et déjà de se représenter en 2011! Ce n'est pas pour parler de l'Argentine que nous évoquons ce fait aujourd'hui, mais pour en revenir à une phrase de la chronique de Philippe Val, dont nous avons parlé ici même le 18 Octobre. On se souvient que le directeur de "Charlie Hebdo" voyait dans la révolution la fin définitive de la transmission biologique du pouvoir. Que la Révolution ait eu cette volonté, certes; mais qu'elle y ait réussi, en France et ailleurs dans le monde, Philippe Val en est-il si sûr? L'exemple que nous offre aujourd'hui l'Argentine est plutôt amusant, voire même -pourquoi pas?...- plutôt sympathique. Mais il a son pendant tragique et effroyable, qui ne fait plus rire du tout ni même sourire, en Corée du Nord: là où la dynastie des KIM (Kim Jong Il le fils après Kim il Sung son père) continue de faire régner un despotisme, une tyrannie et une terreur au quotidien qui ne font certes pas honneur aux tenants de la révolution; entre ces deux extrêmes -de l'Argentine et de la Corée du Nord- on a Cuba, avec Raul, le frère de Fidel; on a Bachar el Assad, fils de Hafez, en Syrie (deux régimes clairement progressiste -pour la Syrie- et révolutionnaire -pour Cuba-...); on a, pour ne parler que de l'Afrique du Nord, la Lybie, l'Egypte et la Tunisie; on a aussi ce que l'on pourrait appeler l'explosion du népotisme, chose qui a évidemment toujours existé mais qui a pris une ampleur stupéfiante dans de nombreux pays se réclamant de l'héritage révolutionnaire (voyez le petit monde des Ceaucescu, pour ne prendre qu'un exemple....)

          On est bien obligé de constater et de rappeler a Philippe Val que -malgré qu'il en ait...- dans ce domaine comme dans tant d'autres (tous les autres?.....) la révolution a beaucoup parlé, beaucoup promis, et pas toujours tenu!; qu'elle est même assez souvent arrivé au contraire de ce qu'elle avait proclamé....

          L'exemple majeur, le plus parlant et en même temps le plus "énorme" (le plus scandaleux aussi) ne nous est-il pas fourni par le sabre et l'héritier de la révolution française: Napoléon lui-même! Voici une révolution qui abat la régime qui a construit la France, et fait d'elle la première puissance du monde; qui "tourne le dos à la transmission biologique du pouvoir", comme l'annonce fièrement Philippe Val, pour en tirer honneur et semble-t-il orgueil; sauf que, moins de dix ans plus tard, elle se jette dans les bras de celui qui se fera appeler "Sire" et "Majesté", se fera sacrer par le Pape et fera tout ce qu'il pourra pour instituer une nouvelle dynastie, avec le Roi de Rome! On croit rêver! Et s'il a finalement échoué à fonder sa nouvelle dynastie, on pourra tout dire de lui sauf que c'est parce qu'il n'a pas suffisamment essayé, et qu'il n'a pas fait tout ce qu'il a pu!.....

          On le voit: l'annonce de la victoire de Christina Kirschner, qui n'est pas, en soi, le sujet de cette note, nous ramène à quelque chose d'essentiel: comment Philippe Val peut-il expliquer -de Napoléon à Kim Jong Il- ces râtés et ces démentis opposés par l'histoire et l'actualité au fier principe qu'il énonce? comment peut-il expliquer la perpétuation de ce réflexe qui pousse les nations à se resserrer autour d'une famille, d'un principe, d'une dynastie lorsque -à tort ou a raison...- ces nations s'estiment menacées? Nous ne disons pas que ce réflexe est bon, ni sain ni quoi que ce soit; nous nous bornons à constater les faits; et nous, qui n'avons pas crée de "système réputé parfait" comme l'ont fait les révolutionnaires, nous posons simplement une question à Philippe Val qui, lui, se veut l'héritier de ceux qui ont crée un "système réputé parfait" et qui, comme eux, y croit dur comme fer ; parce qu'il nous semble que, dans ce domaine comme dans tant d'autres, ses beaux principes sont régulièrement démentis et contredits par les faits.

          N'en déplaise à Philippe Val, les grandes déclarations et les grands principes de 1793 ne changent rien à la réalité. Et ne protègent ni de l'incapacité des dirigeants, ni du népotisme, ni de l'exercice du pouvoir en famille, ni de la transmission biologique du pouvoir. On en a des preuves tous les jours.....

(1) voir la note "Une aide inattendue: ou quand Philippe Val travaille pour nous..." dans la Catégorie "République ou Royauté?"; et écouter la chronique de Philippe Val dans la Catégorie "Audio-Vidéo".

jeudi, 18 octobre 2007

Une aide inattendue, ou quand Philippe Val "travaille" pour nous.....

          Très intéressante chronique, le vendredi 12 octobre, de Philippe Val sur France Inter, à propos des test ADN: nous sommes bien sûr, et à 100%, en désaccord avec le directeur de"Charlie Hebdo", et cela n'étonnera personne; et pourtant nous nous réjouissons que cette chronique ait été prononcée, car elle a l'immense mérite de clarifier le débat et de bien cerner les enjeux: en trois minutes et vingt quatre secondes (dont quatre d'un mémorable bafouillement...) Philippe Val nous dit en somme que les pays en royauté sont ceux qui conservent leurs traditions, leurs moeurs et leurs coutumes, fondées sur la transmission biologique du pouvoir (incarnée par la Famille Royale), car ils n'ont pas connu de rupture radicale avec leur passé; alors qu'en France la république, après la coupure révolutionnaire, à décidé de "mettre un point final à la transmission génétique du pouvoir"

            On va voir la conséquence ("énorme"...) de cette révolution: les transmissions -qui se faisaient "naturellement" en France, avant la Révolution, sur une base biologique, donc charnelle, enracinée, comme c'est toujours le cas dans les pays en royauté- se font maintenant sur une base abstraite et idéologique: ce n'est plus la filiation qui crée un droit à un héritage, c'est une idée, une théorie désincarnée; en clair, les Français ne sont plus les maîtres de la France; ils ne peuvent plus se transmettre de père en fils, "naturellement", leur Nation, leur Patrie. Celle-ci est à tout le monde, à la terre entière, à n'importe qui. La France est un hall de gare aux dimensions de l'univers; vient qui veut; elle est aux autres autant qu'à nous! Nous sommes ainsi dépossédés de notre héritage, de notre bien le plus précieux, et tout simplement parce que nous sommes en république! CQFD! Vous cherchez à mieux comprendre? écoutez Philippe Val:

          "La république, et c'est sa force (1), et c'est son identité, affirme qu'en son sein l'élection et le rôle d'un individu dans la société ne seront plus jamais liés à une quelconque hérédité. Et ce qui est vrai pour les dirigeants, qui seront désormais élus selon leurs mérites par les suffrages de leurs égaux, est aussi vrai pour les citoyens dont le statut ne peut, en aucune façon, être lié à l'hérédité biologique. Voilà pourquoi l'instauration d'un test ADN pour décider du sort d'un individu est une violation de la Loi républicaine et un scandale constitutionnel..."

         Oui, vous avez bien lu: Philippe Val "crache le morceau"; c'est clair, cela a le mérite de la franchise; et disons-le tout net, pour nous c'est pain bénit! Avec la république, on n'est plus français parce que ses parents sont français; parce que depuis des siècles ses ancêtres ont bâti à la sueur de leur front ce patrimoine, transmis de génération en génération; non: n'importe quel Kurde, Kosovar, Malien, Comorien....est chez lui ici; c'est à lui ici...:ainsi en a décidé la république!

          Pour nous, le choix est fait depuis longtemps; mais pour nos compatriotes qui, de bonne foi, ont pu être abusés par les mensonges de la propagande officielle, il faut choisir: ou la France maintenue, mais alors il faut en finir avec la république; ou la république, mais alors c'est la France qui est finie.....Camus, mort trop tôt, hélas! (il nous aurait peut-être réservé quelque surprise...) a dit un jour qu'entre Marx et Maurras il n'y avait rien: au fond, Philippe VAL ne dit pas autre chose; entre la conception révolutionnaire et la conception royale, il n'y a rien.....

          Le diable porte pierre: merci à Philippe Val d'avoir contribué à éclaircir le débat!....

 

(1): nous dirons évidemment "sa faiblesse", mais laissons parler le chroniqueur....

PS: nos lecteurs pourront écouter la chronique de Philippe VAL du 12 octobre en cliquant sur le lien ci-dessous:


podcast

vendredi, 03 août 2007

Je doute, donc je bave....

          Le Parti Socialiste se demande s'il existe encore, et François Hollande se demande s'il sert encore à quelque chose: moyennant quoi, pour se rassurer et pour se prouver qu'ils sont toujours vivants, ils tentent d'ameuter la terre entière en dénonçant l'action du gouvernement dans l'affaire des infirmières bulgares. Ils font "beaucoup de bruit pour rien": cela les gêne-t-il tellement que, pour la première fois depuis bien longtemps, la France ait un peu redoré son blason, et repris quelques couleurs sur la scène internationale? Qu'on le veuille ou non, le prestige de la France se trouve rehaussé après l'heureux dénouement de cette "affaire", et nul ne s'en plaindra.

          Cela les gêne-t-il tellement aussi que, pour la première fois depuis bien longtemps, la France se "place" pour des contrats juteux en Lybie, où Russes, Etats-Uniens, Britanniques et Allemands nous ont devancé (et s'ils nous critiquent aujourd'hui, c'est souvent par dépit et parce qu'ils auraient souhaité rafler la mise...)? Le PS et François Hollande auraient-ils préféré lancer sur Tripoli une expédition maritime du genre "Rainbow Warrior"?

          Ces cris d'orfraie de ceux qui jouent contre leur Pays nous ramènent à une triste réalité: dans le système républicain, tel que nous le subissons, il arrive toujours et très régulièrement des moments où, pour sauver leur propre existence et leurs propres intérêts, les partis politique doivent compromettre les intérêts du Pays et de l'État. C'est lamentable, c'est minable: c'est l'actuel fonctionnement du régime républicain....

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