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1789 : Sur Versailles habité par le roi régnant, le soleil se lève pour la dernière fois...
1682 : Louis XIV s'installe définitivement à Versailles, le Roi, la Cour et le gouvernement quittent le Louvre et Saint-Germain-en-Laye pour s'installer là où, pendant tout son règne, le Roi-Soleil, va faire de son château un triple poème humaniste, politique et chrétien...
Pendant un peu plus d'un siècle, jusqu'au 6 octobre 1789, Versailles abritera le roi régnant et sa famille, ne cessant d'être le siège du pouvoir que durant la courte éclipse de la Régence, de 1715 - date de la mort de Louis XIV - au 15 juin 1722 - date du retour de Louis XV dans le cher château de son enfance...
Le 6 octobre 1789, à 13h25, le cortège royal quittera Versailles pour Paris. Louis XVI demandera, en partant, à La Tour du Pin, ministre de la Guerre, de lui "préserver son pauvre Versailles"...
1773 : Naissance du futur Louis-Philippe (ici, le roi entouré de ses cinq fils sortant par la grille d’honneur du château de Versailles, Horace Vernet, 1846)
105 Avant Jésus-Christ : les Cimbres et les Teutons détruisent deux armées romaines à Orange...
L'année 113 avant Jésus-Christ, de graves désordres climatiques se produisirent dans toute la région de l'actuel Jutland, entendue dans un sens très large, tout autour des régions sud de la mer Baltique.
Les populations de ces contrées, où la vie était déjà très difficile, décidèrent, alors, de les quitter pour toujours, et de migrer vers le sud, pour s'installer sous des cieux plus cléments, des climats moins rigoureux, dont les marchands, venus précisément du sud, avec leurs caravanes, leur avaient parlé...
Dès leur retour, ces marchands et les espions/informateurs qui les accompagnaient avaient bien informé le Sénat romain de cette formidable et inédite migration de population (on parle d'un million deux cent mille personnes au total, dont 3 à 400.000 combattants...), mais personne ne les prit au sérieux, et, d'une façon insensée, on laissa cette masse immense descendre, certes très lentement, vers le sud, et cela pendant plusieurs années...
Ce n'est qu'en 105 - huit ans de perdus !... - et lorsque cette masse arriva près d'Orange (alors appelée Arausio), après avoir massacré trois légions romaines déjà, que le Sénat et le peuple se rendirent enfin compte du danger mortel encouru par Rome...
1896 : le Tsar Nicolas II est à Paris; il pose la première pierre du Pont Alexandre III (son père)
1285 : La paroisse Saint-Matthieu l'ancienne, de Perpignan, reçoit quatre épines de la couronne du Christ
C'est à sa mort, dans le Palais des rois de Majorque, à Perpignan, que Philippe le Hardi, qui les tenait de son père Louis IX (Saint Louis) confie ces reliques à la paroisse Saint-Matthieu, alors la plus proche du Palais. On l'appelle maintenant Saint-Matthieu l'ancienne car, en 1639, la ville étant assiégée par les troupes de Louis XIV, les Espagnols firent raser le monument et les maisons environnantes, afin que leur artillerie puisse atteindre les troupes françaises.
La nouvelle église de Saint-Matthieu (aujourd'hui, avec un seul "t") se trouve, maintenant, sur la rive gauche de la Basse, à Perpignan, et c'est elle qui conserve ces épines, que le roi Philippe III portait, auparavant, dans le pommeau de son épée.
La Couronne d'épines, conservée à Notre-Dame de Paris, ne conserve en effet plus que les joncs tressés de la couronne : toutes les épines furent confiées, au fur et à mesure, par Saint louis à diverses Institutions ou personnes privées, comme, en l'occurrence, son fils Philippe le Hardi.
Sur Versailles, habité par le roi régnant, le soleil se lève pour la dernière fois...
L' "entrée" vous donne les liens permettant de lire plusieurs excellents textes de notre ami Péroncel-Hugoz consacrés à cette époque.
Mais on y parle aussi de Bainville, expliquant l'erreur fatale de Louis-Philippe qui n'instaura pas le suffrage universel; et aussi du magnifique mouvement des royalistes sociaux au XIXème siècle, à l'occasion de la mort d'Albert de Mun : Villeneuve Bargemon, La Tour du Pin, Le Play... : un héritage dont nous pouvons légitimement être fiers...
Et vous y trouverez bien d'autres choses encore...
Il est de notoriété publique que de Gaulle - comme son grand ami et frère d'arme le Maréchal Leclerc - est né dans une famille catholique et royaliste, abonnée à L'Action française dès la création du quotidien royaliste.
Dès juin 1940 les deux hommes se retrouvèrent, tout naturellement, dans ce que l'on peut appeler "la première Résistance", authentiquement patriote et qui se composait de nombreux royalistes d’Action française. Pendant ce temps-là, les communistes suivaient les directives du Komintern et de Staline, se trouvant donc - "volens, nolens..." - alliés des envahisseurs nazis.
Cette collaboration du communisme (en France) avec le nazisme dura presque deux ans ! Il fallut que la folie d'Hitler le poussât à envahir l'URSS pour assister à la rupture du pacte d'amitié germano-soviétique et, donc pour voir les communistes français, sur ordre de Staline, se muer de collabos des nazis qu'ils étaient (sur son ordre) en "anti-fascistes" (!) forcenés, prêts à tout pour faire oublier leurs presque deux ans de collaboration avec Hitler : ce n'est, en effet, qu'après la rupture du pacte germano-soviétique, fin 1941, et l'invasion de l'URSS par Hitler (l' "Opération Barbarossa") que la "première Résistance" fut rejointe et souvent, malheureusement, prise en mains par les militants du Parti Communiste Français. Les objectifs ultimes de ces nouveaux venus, nouveaux ralliés étaient la Révolution prolétarienne internationaliste, très éloignée, bien entendu, de la Résistance originelle.
Alors que presque tous les Capétiens ont eu la chance de régner longtemps - voire très longtemps pour certains - Louis X, lui, ne régnera que deux ans...
En 1315, Louis X accorde une Charte aux Juifs (Toulouse, Bibliothèque municipale Ms 512, folio 339 verso)
1468 : Arrestation de Louis XI à Péronne par le duc de Bourgogne
Ce jour-là, la royauté connut la plus effroyable des humiliations (l'arrestation du Roi est racontée en détail dans l'Éphéméride du 11 février). Il n'y en aura pas de pire jusqu'à la Révolution.
Certains l'ignorent, d'autres l'oublient : il n'était pas obligatoire que la France existât. Du moins telle que nous la connaissons aujourd'hui. Les territoires qui la composent, ces Provinces qui font son extraordinaire richesse grâce à leur infinie diversité, auraient très bien pu aller les unes à telle puissance étrangère, les autres à telle autre.
Ou alors, d'autres centres que Paris auraient pu fédérer une autre entité :
•les Wisigoths, d'abord, qui possédaient presque toute l'Espagne et quasiment toute l'actuelle France méridionale : mais ils furent écrasés à Vouillé par Clovis (voir l'Éphéméride du 10 novembre) et refoulés en Espagne;
• ou bien les Comtes de Toulouse, à partir précisément de leur capitale éponyme, mais qui manquait d'un poids démographique suffisant pour s'imposer;
• ou bien les Plantagenêts, d'origine française mais devenus rois d'Angleterre, et qui possédèrent, à un moment, bien plus de territoires de l'actuelle France que le roi de France lui-même.
• ou bien encore les ducs de Bourgogne, les Grands Ducs d'Occident, qui, eux, ne manquaient ni de population ni de richesses mais qui, pour leur malheur - et notre bonheur ! - sont "tombés" sur... Louis XI (ci dessous) !
1535 : Jacques Cartier découvre le site où s'élèvera Montréal (ici, la ville aujourd'hui)
1369 : Du Guesclin nommé Connétable
Charles V, le Sage, fait ainsi de lui le commandant suprême de l'armée française.
Le mot vient du latin comes stabuli, qui désigne le comte de l'étable (aussi appelé grand écuyer).
Toujours fidèle, Du Guesclin obtiendra le privilège rarissime d'être inhumé à côté de ces Rois qu'il aura si fidèlement servis, dans la Basilique de Saint-Denis (ci dessous, son gisant).
1793 : Deuxième loi de Lazare Carnot organisant le Génocide vendéen
Il est prévu l' "Extermination totale des habitants…" : comme le dit Pierre Chaunu, nous n'avons pas les ordres écrits des dirigeants nazis concernant les camps d'extermination, mais nous disposons de ceux de la Convention concernant le Génocide vendéen, voulu, approuvé, programmé et appliqué méthodiquement, par des gens qui savaient très bien ce qu'ils faisaient : tout est intégralement conservé au château de Vincennes...
• Pour la première loi de Carnot organisant le Génocide vendéen, voir l'Éphéméride du 1er août
2009 : mise au jour au Mans (Sarthe) de deux charniers datant des guerres de Vendée. Parmi la vingtaine de squelettes exhumés, "de nombreux corps portent les stigmates d'un véritable acharnement", souligne l'Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap).
La plupart ont été tués à l'arme blanche, lors de la fuite de l'armée catholique
et royale vendéenne devant les soldats républicains les 12 et 13 décembre 1793. Il y aurait au total 2.000 corps enterrés dans le centre-ville du Mans.
"Les Vendéens n'étaient pas tués pour ce qu'ils faisaient, mais pour ce qu'ils étaient"
(Reynald Sécher).
Le 29 janvier 1881 suite à l’interdiction de la pièce Thermidor de Victorien Sardou, jugée "antirépublicaine", Georges Clemenceau répond à Joseph Reinach :
"J'approuve tout de la Révolution : j'approuve les massacres de septembre où, pour s'éclairer, la nuit venue, les travailleurs plantaient des chandelles dans les yeux des morts.
J'approuve les noyades de Nantes, les mariages républicains où les vierges accouplées à des hommes, par une imagination néronienne, avant d'être jetées dans la Loire, avaient à la fois l'angoisse de la mort et la souffrance de la pudeur outragée.
J'approuve les horreurs de Lyon, où l'on attachait des enfants à la gueule des canons, et les égorgements de vieillards de quatre vingt dix ans et de jeunes filles à peine nubiles.
Tout cela forme un bloc glorieux et je défends qu'on y touche.
Je défends que, sur un théâtre qui dépend de l'État, un dramaturge illustre vienne, après plus de cent ans révolus, prononcer une parole de pitié qui serait un outrage aux mânes augustes de Robespierre et de Marat".
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Le débat : Génocide, ou pas ?
Comme dit la Fontaine : "Que t'en semble, lecteur ?...
Philippe IV le Bel accorde à la ville de Cahors la permission de "lever et recevoir barre ou passage" pour la construction du Pont Neuf, ou Pont Valentré.
C'est aujourd'hui le plus beau et le mieux conservé des ponts médiévaux européens.
1 : 1291 : Philippe le Bel autorise la construction du Pont Valentré. 1680 : Mort de Pierre-Paul Riquet. 1684 : Mort de Corneille. 1793 : Deuxième Loi de Carnot organisant le Génocide vendéen. 1872 : Création de L'Arlésienne, de Bizet. 1855 : Citroën présente la DS. 1969 : Concorde franchit le mur du son. 1999 : Création du Parc Régional naturel des Causses du Quercy. 2016 : Patrick Demouy publie Le Sacre du Roi...
2 : 1369 : Du Guesclin nommé Connétable. 1535 : Jacques Cartier découvre le site où d'élèvera Montréal. 1754 : Naissance de Louis de Bonald. 1725 : Mort de Nicolas Cugnot, père du fardier, la première automobile. 1851 : Naissance de Ferdinand Foch. 1853 : Mort de François Arago. 1892 : Mort d'Ernest Renan.
3 : 1468 : Arrestation de Louis XI à Péronne. 1634 : Louis XIII se proclame Capitaine des Mousquetaires... 1886 : Naissance d'Alain Fournier. 1914 : Mort de Joseph Dechelette. 1961 : Henri-Germain Delauze fonde la COMEX. 1985 : Création du R.A.I.D. 1987 : Mort de Jean Anouilh. 2011 : Jules Hofmann, Prix Nobel de Médecine. 2023 : Anne L'Huillier et Pierre Agostini, Prix Nobel de Physique...
Ces "accords" sont signés entre Hitler, Mussolini, Chamberlain et Daladier.
Après avoir annexé l'Autriche sans coup férir (l'Anschluss), Hitler réclame en septembre 1938 l'autodétermination pour les 3,2 millions d'Allemands qui peuplent la région des monts Sudètes, en Tchécoslovaquie. De facto, Français et Anglais lui livrent la Tchécoslovaquie, pensant par là préserver la paix.
Le Führer tire, au contraire, de son succès la conviction que tout lui est permis.
Le 1er octobre 1793, Lazare Carnot signe son second décret d'extermination de la Vendée et de ses habitants (le premier, il l'avait signé le 1er août).
Comme le faisait remarquer Pierre Chaunu, nous ne disposons pas des ordres écrits de Staline ou d'Hitler ordonnant la mise en oeuvre des horreurs qu'ils avaient imaginées.
Mais nous disposons des actes authentiques de la folie meurtrière des génocideurs de la sinistre Convention :
•oui, le Génocide vendéen est le premier des Temps modernes;
•oui, la Terreur révolutionnaire (Patrick Buisson l'a bien dit) ce sont les Robespierre et Compagnie qui l'ont inventée; aujourd'hui, les héritiers de ces assassins coupables de crime contre l'humanité vivent confortablement dans "le chaos figé des conservateurs du désordre", descendants qu'ils sont du "chaos explosif des révolutionnaires" (Gustave Thibon).
Et ils ne reconnaissent toujours pas le crime de Génocide, pratiquant à la fois ("en même temps" ?) le crime de négationnisme et celui de mémoricide...
Il y a treize jours, dans l’année, pendant lesquels il ne s’est pas passé grand-chose, ou bien pour lesquels les rares évènements de ces journées ont été traités à une autre occasion (et plusieurs fois pour certains), à d'autres dates, sous une autre "entrée".
Nous en profiterons donc, dans notre évocation politico/historico/culturelle de notre Histoire, de nos Racines, pour donner un tour plus civilisationnel à notre balade dans le temps; et nous évoquerons, ces jours-là, des faits plus généraux, qui ne se sont pas produits sur un seul jour (comme une naissance ou une bataille) mais qui recouvrent une période plus longue.
Ces jours creux seront donc prétexte à autant d'évocations :