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Ephémérides

  • Demain, ne manquez pas notre Ephéméride du jour...

     
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    1834 : Naissance de François-René de la Tour du Pin...
     
    Avec Albert de Mun, Le Play, Alban de Villeneuve Bargemon et d'autres il fait partie de ces Légitimistes, royalistes parce que sociaux, qui sont l'honneur du royalisme français et qui montrent, aujourd'hui encore, la voie de l'authentique monarchie populaire...
     
    lafautearousseau

  • Ephéméride du 31 mars

    Palerme, de nos jours

     

     

    1282 : Massacre des Français à Palerme, lors des « Vêpres siciliennes »

     

    Les « Vêpres siciliennes » désignent le soulèvement populaire de la Sicile contre la domination du roi français Charles d’Anjou, frère de Louis IX (futur Saint Louis), survenu le mardi de Pâques. À la suite de ce soulèvement et du massacre des Français, les Siciliens passent sous la protection du roi d’Aragon, Pierre III.

    A cette époque, l’Italie est le théâtre de la lutte entre les partisans du pape (les «Guelfes ») et ceux de l'empereur (les « Gibelins »). En 1250, l'empereur Frédéric II de Hohenstauffen, roi de Sicile et ennemi déclaré de la papauté, décède. Son fils, Conrad IV, lui succède mais ne règne que quatre ans, et meurt en 1254 :  le pape Innocent IV, suzerain nominal de la Sicile, veut profiter de la minorité de son fils Conradin pour évincer les Hohenstaufen d’Italie. Le régent de Conradin, Manfred de Hohenstauffen, fils bâtard de Frédéric II, se proclame roi en 1258, au détriment de son neveu. Il est alors excommunié et privé de son royaume par le pape, qui investit Charles d’Anjou (frère du roi de France, Louis IX, le futur saint Louis) roi de Sicile, en 1266.

    Charles envahit le sud de la péninsule italienne et tue Manfred à la bataille de Bénévent, le 26 février 1266, mais il doit, alors, faire face par la suite aux attaques de Conradin, dorénavant assez âgé pour faire valoir ses droits. Conradin, vaincu, est fait prisonnier en1268, et décapité.

    Mais les ambitieux projets de Charles d’Anjou (une nouvelle Croisade contre les musulmans mais aussi la guerre aux Byzantins pour les contraindre à l’union religieuse avec Rome) et, surtout, les exactions des seigneurs qui entourent Charles entraînent dans l'aristocratie et les classes urbaines siciliennes un rejet des Français.

    Le roi Pierre III d’Aragon (une grande puissance maritime, à l’époque) est très intéressé par la Sicile ; de son côté, l’empereur Byzantin Michel VIII Paléologue, inquiet des visées sur l'Orient qu'entretient Charles d'Anjou, est également approché par des émissaires siciliens.

    henri ii,claude de france,francois premier,saint denis,chateaubriand,bourbons,bonaparte,napoléon,tour eiffel,saint john perseLe soulèvement des « Vêpres siciliennes » débute le 30 mars – lundi de Pâques - à Palerme et à Messine à l’heure des vêpres, au son des cloches. Le 31 mars - mardi de Pâques – lors du pèlerinage habituel des familles palermitaines de la porte Sainte-Agathe à l'église du Saint-Esprit (Santo Spirito) hors les murs, c’est l'embrasement : les Français ont-ils recherché des armes sur les jeunes gens et sur les femmes, ont-il offensé une jeune fille, ou bien des enfants - qu’ils auraient insultés - leur auraient-ils jeté des pierres ? Quel que soit la cause, difficile à établir avec certitude, l’ensemble des Français et des Italiens qui les soutiennent est massacré, au cri de « Mort aux Français ! ».

    Une seule commune ne participe pas à la rébellion, et donc au massacre des Français : celle de Sperlinga, dont le château (ci-dessous) porte encore, sur l’arc en ogive de sa première chambre, la devise gravée sur deux pierres :  

    Quod Siculis Placuit Sola Sperlinga Negavit : ce que les Siciliens ont aimé, seule Sperlinga l’a nié 

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  • Demain, ne manquez pas notre Ephéméride du jour...

    lfar flamme.jpg1905 : Guillaume II débarque à Tanger...

    Après "l'affaire de Kiel", en 1895, ce coup de l'empereur allemand, et la reculade française qui suivit, fut la démonstration hélas éclatante que la République, le Système, n'avait pas et ne pouvait pas avoir de véritable politique étrangère, alors que la guerre approchait... et que Maurras ne prévoyait "que" 500.000 jeunes Français couchés froids et sanglants sur leur terre mal défendue" : ce sera un million cinq  !

    On est aux origines du livre de Maurras Kiel et Tanger, dont Boutang disait qu'il était "un acquis pour la suite des temps".

    La persistance de l'actualité de Maurras - à travers Kiel et Tanger mais pas seulement... - laisse rêveur...

    lafautearousseau

  • Ephéméride du 30 mars

    3O mars 1930 : première élection de la reine d'Arles

     

     

    1349 : Par le Traité de Romans, le Dauphiné est réuni à la France...

     

    30 mars,charles v,dauphiné,dauphin,vauban,louis xiv,saint simon,verlaine,bourse de paris,mistral,reine d'arles,vigee lebrunPour le Royaume de France, l'avancée territoriale, à l'est du Rhône, est très importante; elle est surtout le premier pas dans l'acquisition de la « frontière naturelle » du sud-est : les Alpes. Un processus qui demandera cependant cinq siècles et demi :

    en 1482, la Provence deviendra française (voir l'Ephéméride du 15 janvier);

    en 1601, Henri IV réunira le Bugey, la Bresse et le pays de Gex, permettant ainsi à la France d'atteindre la rive nord du Léman (ou Lac de Genève) avec la possession de la ville de Versoix. Malheureusement, en guise de punition après les Cent Jours, Versoix et sept communes voisines nous furent enlevées et données au Canton de Genève, en 1815.

    enfin, en  1860, Nice et la Savoie deviendront françaises (voir l'Ephéméride du 24 mars). Les deux communes de Tende et La Brigue, qui avaient voté pour le rattachement, furent laissées au roi d'Italie (comme domaine de chasse !...) et durent attendre une nouvelle consultation, en 1947, pour être, à leur tour rattachées à la France. Le Val d'Aoste avait été malencontreusement « oublié » par les plénipotentiaires de Napoléon III, et ne fut donc pas consulté : il y a fort à parier qu'il aurait voté dans le même sens.

    30 mars,charles v,dauphiné,dauphin,vauban,louis xiv,saint simon,verlaine,bourse de paris,mistral,reine d'arles,vigee lebrunUne des clauses du Traité de Romans stipule que le Prince héritier portera dorénavant le nom de Dauphin, le Dauphiné ayant à perpétuité le prestigieux honneur d'être l'apanage du fils aîné du roi de France, donc son héritier.

    Le blason évolue et indique le statut de fils de France par la juxtaposition des armes traditionnelles du Dauphiné de Viennois et des armes de France :

    Ecartelé de :
    1 et 4 - France moderne (d'azur à trois fleurs de lys d'or)
    2 et 3 - Dauphiné de Viennois (d'or au dauphin d'azur, crêté, barbé, loré, peautré et oreillé de gueules)
     

     

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  • Ephéméride du 29 mars

    29 mars 1967 : lancement du SNLE Le Redoutable

     

     

     

    1796 : Charette est fusillé 

     

    Il avait 33 ans...          

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  • Ephéméride du 28 mars

    1994 : Mort d'Eugène Ionesco, de l'Académie française

     

     

    58 Avant J.C. : Les Helvètes entament leur migration vers la Gaule 

     

    28 mars,guerre de crimée,alma,sébastopol,malakoff,mac mahon,hydravion,ionesco,charles x,napoléon iii,henri favreEn l'an 58, sous la pression des Germains, les Helvètes résolurent de quitter leurs montagnes et d'aller s'établir à l'Ouest, plus loin de ces ennemis menaçants : en Gaule. Mais les Gaulois, dont plusieurs tribus étaient déjà alliées de Rome en général, et de César en particulier, firent appel à celui-ci pour repousser ce qui était, de fait, une invasion pour eux, même si, pour les Helvètes, il ne s'agissait que de fuir devant la « pression » des Germains.

    28 mars,guerre de crimée,alma,sébastopol,malakoff,mac mahon,hydravion,ionesco,charles x,napoléon iii,henri favreJules César a relaté son intervention en Gaule contre les Helvètes, les Rauraques, les Boïens, les Latobices et les Tulinges : un premier affrontement à Genève, où les Helvètes ne purent enfoncer les lignes romaines, puis les Helvètes prenant la direction de la Loire, suivis par les six légions de César.

    Le premier affrontement se produisit sur l'Arar (aujourd'hui la Saône), début juin : Labienus, le lieutenant de César, attaqua par surprise les Helvètes qui n'avaient pas encore traversé le fleuve, en tuant un grand nombre, le reste de l'armée helvète étant à l'abri sur l'autre rive. Après ce combat, César fit construire un pont sur la Saône pour poursuivre le gros de l'armée helvète : pendant deux semaines, il les suivit vers le nord, mais il n'y eut que quelques accrochages entre les cavaleries des deux camps.  

    Après ces quatorze jours de poursuites, César et Labienus se dirigèrent vers Bibracte, la capitale de leurs alliés Eduens, pour y chercher des vivres, laissant les Helvètes poursuivre leur chemin; mais ces derniers rebroussèrent chemin et attaquèrent l'armée romaine.

    Engagée vers midi, la bataille de Bibracte dura jusque tard dans la nuit; les Helvètes se replièrent finalement vers la région de Langres, où, faute de soutien, ils durent capituler.

    28 mars,guerre de crimée,alma,sébastopol,malakoff,mac mahon,hydravion,ionesco,charles x,napoléon iii,henri favreMais Jérôme Carcopino (ci contre) a bien expliqué pourquoi César ne voulut pas massacrer les Helvètes, et les laissa, au contraire, rentrer dans leurs montagnes : César voulait d'abord éviter qu'un pays si peu éloigné de Rome restât désert, et que les Germains s'en emparassent; il voulait aussi gagner une renommée de clémence, qui lui serait politiquement fort utile, par la suite.

    Le champ de bataille de Bibracte se situe sans doute à Montmort (Saône-et-Loire), où des fouilles ont mis au jour un fossé vraisemblablement creusé par les légionnaires de César, et cette bataille de Bibracte mit ainsi fin à la migration des Helvètes au début de la Guerre des Gaules.

    Le courage helvète fut relevé par César lui-même ("personne ne put voir un ennemi tourner le dos", écrit-il), mais, pourtant, Bibracte n'eut pas, en Suisse, la valeur emblématique d'Alésia en Gaule. 
    • www.littlearmybuilder.com/articles/bibracte_1 

     

    Cinq mois après avoir été appelé par les Gaulois pour les protéger contre les Helvètes, César sera de nouveau appelé par eux pour les protéger d'une nouvelle menace, encore plus dramatique : l'invasion germanique menée par Arioviste. César répondra favorablement à cette seconde demande, écrasera et refoulera les Germains (voir l'Ephéméride du 5 août) comme il avait écrasé et refoulé les Helvètes; mais, cette fois, il ne partira plus de la Gaule... 

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  • Demain, ne manquez pas notre Ephéméride du jour...

    lfar flamme.jpg2009 : Parution de Crois ou meurs ! une histoire incorrecte de la Révolution française, de Claude Quétel...

    Et si la Révolution tout entière avait été un immense, un désolant gâchis, et ce dès les premiers jours ?

    "...La Révolution française fut un épisode exécrable, de bout en bout, de l'histoire de France. Elle ne fut pas le magnifique soulèvement de tout un peuple mais une folie meurtrière et inutile, une guerre civile dont la mémoire continue aujourd'hui encore à diviser fondamentalement les Français..."

    lafautearousseau

  • Ephéméride du 27 Mars

    Le théâtre romain d'Orange, "la plus belle muraille de mon Royaume" (Louis XIV)

     

    1660 : Louis XIV visite Orange 

     

    Le 28 juillet 1659, Louis XIV a quitté Paris pour Saint Jean de Luz : l'une des clauses du Traité des Pyrénées, en cours de signature avec l'Espagne, stipulait en effet que le Roi de France devait épouser la fille du Roi d'Espagne.

    En réalité, les pourparlers et la signature du traité traînant en longueur - le mariage espagnol manquant même d'échouer, et le Roi étant presque sur le point d'épouser une autre princesse ! - le voyage durera quasiment un an, le Roi ne rentrant à Paris, avec sa jeune épouse Marie-Thérèse, que le 13 juillet 1660.

    La Cour quitta d'abord Fontainebleau pour Bordeaux, où elle resta du 19 août au 5 octobre ; elle alla ensuite à Toulouse, du 14 octobre au 27 décembre, puis à Montpellier, du 5 au 8 janvier 1660 ; elle arriva à Nîmes le 9 janvier, et le Roi visita le Pont du Gard le lendemain, 10 janvier (voir l'Ephéméride du 10 janvier). Ensuite, le 17 janvier, la Cour arriva à Aix-en-Provence, où elle resta 12 jours, avant de se rendre à Toulon, pour douze jours également.

    Louis XIV en profita pour aller en pèlerinage à Cotignac pour témoigner sa reconnaissance à Notre-Dame de Grâce, à qui il devait sa naissance. Le 2 mars, le Roi entra dans Marseille, mais pas par la porte de la Ville : il fit ouvrir une brèche dans le rempart, afin de punir l'indocilité des habitants (le 17 octobre précédent, un Ordre du Roi avait en effet été déchiré en pleine séance à l'Hôtel de Ville (voir l'Ephéméride du 11 février).  

    Le 27 mars, le Roi était à Orange : c'est là que, visitant le Théâtre antique, il eut le mot fameux : "Voici la plus belle muraille de mon royaume !" 

    Enfin, les choses finissant par se dérouler comme prévu au départ, et le mariage espagnol se précisant, après avoir manqué d'échouer, le Roi, avec toute la Cour, se rendit à Saint Jean de Luz, pour s'y marier, le 9 juin 1660 (voir l'Ephéméride du 9 juin), avant de retourner à Paris, presque un an après l'avoir quittée...

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    Le Théâtre antique le mieux conservé au monde, inscrit au patrimoine mondial de l'Humanité par l'Unesco :
    http://www.theatre-antique.com/

     

    Depuis 1869, le Théâtre d'Orange accueille le festival français le plus ancien : les Chorégies d'Orange (voir l'Ephéméride du 17 juin)...
     

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  • Demain, ne manquez pas notre Ephéméride du jour...

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    1785 : Naissance de Louis-Charles, duc de Normandie

    Terrible destin que celui de l'enfant qui naît ce jour-là : il sera l'Enfant massacré, qui ne devint jamais grand; il sera le deuxième Roi martyr...

    "Les Français le savent-ils ? Au coeur de leur Histoire, il y a un infanticide. Cet infanticide fonde la légitimité de leur Etat moderne. Un enfant-roi a été sacrifié volontairement sur l'autel du Moloch républicain... Il mourut, il avait dix ans... Le crime est là, injustifiable » (Hilaire de Crémiers)

    lafautearousseau

  • Ephéméride du 26 mars

    1686 : Inauguration de la Place des Victoires, à Paris 

     

    Cette place circulaire, d'environ 80 mètres carrés de diamètre, a été créée à l'initiative du maréchal de La Feuillade, vicomte d'Aubusson, et de la Ville de Paris, pour célébrer les victoires de Louis XIV.

    Les plans sont de Jules Hardouin-Mansart.

    En son centre, la statue originelle de Louis XIV en pied était l'oeuvre de Martin Desjardins. Le socle comportait quatre personnages en bronze, des bas-reliefs et des inscriptions sur la gloire militaire du règne. Quatre fanaux y brûlaient en permanence. En 1792, la statue fut abattue par les révolutionnaires et la place renommée place des Victoires Nationales en 1793 (mais les éléments de décoration du socle ont été conservés et sont visibles au musée du Louvre).

    La statue du général Desaix - représenté entièrement nu - fut érigée à sa place en 1810 : elle n'eut qu'une durée de vie assez courte, et son bronze fut refondu pour réaliser la statue équestre d'Henri IV, au Pont Neuf.

    L'actuelle statue équestre de Louis XIV est de François Joseph Bosio, et fut érigée au centre de la place en 1828.

    Malheureusement, l'harmonie primitive de la place n'a pas été respectée, et le percement de plusieurs rues a irrémédiablement défiguré l'ensemble : la Place des Victoires partage ainsi avec la Place Dauphine (voir l'Ephéméride du 10 mars) le triste privilège d'avoir été largement dénaturée et mutilée, au point d'avoir perdu, sinon la totalité, du moins une très large part de sa splendeur d'antan.

    Telles qu'elles nous apparaissent aujourd'hui, cependant, ces deux places conservent assez d'éléments de leur beauté passée pour que l'on puisse se faire une idée assez précise de ce que fut cette très grande beauté. 

     

    http://paris1900.lartnouveau.com/paris02/place_des_victoires.htm  

     

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  • Ephéméride du 25 mars

    1914 : Mort de Frédéric Mistral (Ici, le pavillon de la reine Jeanne, aux Baux de Provence)

     

     

    507 : Date possible de la bataille de Vouillé

     

    Neuf ans auparavant, Clovis avait finalement connu le triomphe, contre les Alamans, lors de la terrible bataille de Tolbiac, alors qu'il y avait d'abord frôlé le désastre.

    Les conséquences de ce succès militaire furent immenses pour le futur de ce qui n'était pas encore la France, mais qui était en train de le devenir, et pour une très large part grâce à Clovis, qui venait de redonner à la Gaule sa frontière « romaine » du Rhin, en refoulant les Alamans sur l'autre rive du fleuve (voir l'Ephéméride du 10 novembre).

    Un autre danger subsistait cependant : celui de la puissance wisigothique, qui s'étendait alors sur la plus grande partie de la péninsule ibérique et sur un très large quart sud/sud-ouest de la France actuelle, comme on le voit sur la carte ci dessous  

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    D'une part, les rapports entre Francs et Wisigoths n'avaient jamais été bons. D'autre part, devenu le champion du catholicisme depuis sa conversion, Clovis était soutenu indéfectiblement par l'Eglise catholique, et regardé comme un espoir par la masse des populations gallo-romaines catholiques, sur laquelle régnaient des souverains tous acquis à l'hérésie arienne (notamment les Wisigoths).

    Dans les années 500, l'agitation des catholiques est à son comble dans le royaume wisigoth d'Alaric II : celui-ci exile à Bordeaux les évêques Rurice (de Limoges) et Césaire (d'Arles), accusés de comploter avec les Burgondes, alliés de Clovis.

    Théodoric le Grand, roi des Ostrogoths d'Italie, essaye de calmer les esprits, et pense pouvoir jouer les médiateurs, car il est marié à une soeur de Clovis, et le roi Alaric est marié à sa propre fille : il veut faire semblant de croire que l'opposition Francs/Wisigoths est purement territoriale et politique, et feint d'ignorer la détestation des ariens par les masses catholiques. Sur le conseil de Théodoric, Clovis et Alaric se rencontrent à la frontière de leurs deux royaumes, sur l'Île d'Or (ou Île Saint Jean), au milieu de la Loire, face à Amboise. Mais la guerre est en réalité inévitable, car Clovis veut à la fois redonner à la Gaule son autre frontière naturelle des Pyrénées et redonner ce vaste ensemble de territoires à la catholicité...

    Ainsi, donc, après de vaines tentatives de médiations, Clovis attaqua Alaric II, dans la plaine de Vouillé (ou peut-être de Voulon, mais, dans les deux cas, tout près de Poitiers), « au printemps 507 », disent les historiens, sans donner de jour précis pour cet événement considérable qui, de toutes façons, recouvrait une période de temps bien plus étendue qu'une ou même plusieurs journées.

    Au même moment, l'Empereur d'Orient, Anastase, allié de Clovis, attaquait Théodoric le Grand, pour lui reprendre l'Italie, privant ainsi les Wisigoths de leur unique soutien. 

    25 mars,frederic mistral,provence,felibrige,les baux,prix nobel,maillane,mireille,calendal,provençal,malrauxMais, au-delà et en plus des conséquences immédiates de la bataille de Vouillé - qui venait comme couronner le précédent triomphe de Tolbiac, et permettait à Clovis de rendre le service immense qu'il a si bien rendu... - une chose est à noter : la France que nous connaissons aujourd'hui n'était nullement une évolution obligée des choses, un Etat qui aurait naturellement vu le jour de toutes façons. Bien au contraire, plusieurs autres entités que la France que nous connaissons aujourd'hui auraient pu naître à sa place, sous d'autres formes et recouvrant d'autres territoires. Précisément, la première de ces entités possibles était celle-ci : une vaste monarchie wisigothique s'étendant de part et d'autre des Pyrénées, et rejoignant peut-être un jour ses cousins d'Italie ! C'est cette première « autre France possible » que Clovis rendit, justement, impossible.

    Par la suite, il aurait pu naître « quelque chose » autour de la puissante maison des Comtes de Toulouse : mais le trop faible poids démographique de la ville de Toulouse et, surtout, la Croisade des Albigeois rendirent cette option impossible.

    Les Anglais, aussi, autour des Plantagenêts, auraient pu créer un vaste ensemble s'étendant à la fois sur la Grande Bretagne et la France : là, ce furent plusieurs rois (Philippe Auguste, Saint Louis...) qui anéantirent ce rêve, mais au prix de très grands efforts, et sur une longue période.

    La dernière grande entité qui aurait pu naître en lieu et place de la France, c'est du côté de la Bourgogne qu'elle se trouvait, et c'est Louis XI qui, bien plus faible au départ que ses rivaux - les Grands Ducs d'Occident - empêcha les Ducs de Bourgogne de réunir leurs riches et immenses territoires du sud (en gros, la Bourgogne et la Franche-Comté actuelle) à ceux du nord (en gros, les actuelles Hollande et Belgique, et une part de l'actuel nord/nord-est de la France).

    25 mars,frederic mistral,provence,felibrige,les baux,prix nobel,maillane,mireille,calendal,provençal,malrauxAinsi, dès Clovis et la première dynastie, les rois de France - surtout à partir d'Hugues Capet - ont-ils inlassablement repoussé tout ce qui s'opposait à leur tâche de rassemblement et d'unification des territoires de la France que nous avons reçue en héritage, et à la création d'un Etat qui a fait d'elle la première puissance du monde sous Louis XVI : 

     

    « La France fut faite à coups d'épée. La fleur de lys, symbole d'unité nationale n'est que l'image d'un javelot à trois lances. » (Charles de Gaulle) 

    « Pour moi, l'histoire de France commence avec Clovis, choisi comme roi de France par la tribu des Francs, qui donnèrent leur nom à la France. Avant Clovis, nous avons la préhistoire gallo-romaine et gauloise. L'élément décisif pour moi, c'est que Clovis fut le premier roi à être baptisé chrétien. Mon pays est un pays chrétien et je commence à compter l'histoire de France à partir de l'accession d'un roi chrétien qui porte le nom des Francs » (Charles de Gaulle).

    Sur Clovis, et l'importance capitale de son règne, voir : l'Ephéméride du 25 décembre (baptême de Clovis); l'Ephémeride du 27 novembre (sa mort); sur le sens véritable de l'épisode du vase de Soissons, voir l'Ephéméride du 1er mars; et, sur son autre victoire décisive de Tolbiac, voir l'Ephémeride du 10 novembre.

     

     

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  • Ephéméride du 24 Mars

    24 mars 2014 : Mort de Jean-François Mattéi

     

     

    1776 : Turgot crée la Caisse d'Escompte, à l'origine directe de la Banque de France    

     

    Organisée par le banquier suisse Isaac Panchaud, la Caisse d'escompte eut pour mission d'escompter les lettres de change et autres effets de commerce afin de faire baisser le taux d'intérêt du crédit commercial.

    Elle est considérée comme l'ancêtre directe de la Banque de France, de la direction du Trésor et de la Caisse des dépôts et consignations. Elle n'avait cependant pas pouvoir de battre monnaie.

    Supprimée par la Révolution, en 1793, Bonaparte, Premier Consul, la réorganisera de fait, en 1800, lorsqu'il instituera la Banque de France. 

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      sceco.univ-poitiers.fr/hfranc/CaisseEscompte.htm 

     

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  • Demain, ne manquez pas notre Ephéméride du jour...

    Elle est consacrée, entre autre, à notre ami Jean-François Mattéi, décédé brutalement, et trop tôt, ce triste 24 mars 2014...

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  • Ephéméride du 23 mars

    1821 : Découverte de la Bauxite, qui tire son nom du village des Baux-de-Provence

     

     

    1594 : Première partie de Jeu de Paume pour Henri IV, un jour après son entrée dans Paris

     

    La veille, le roi a fait son entrée dans Paris (voir l'Ephéméride du 22 mars), la ville qu'il assiégeait depuis le 30 juillet 1589 (presque cinq ans !...) et qui se refusait obstinément à lui...

    Pourquoi donc, car cela paraît surprenant plusieurs siècles après, commencer en quelque sorte ses activités dans une capitale si chèrement et si longuement convoitée par... une partie de Jeu de Paume ? On le comprendra mieux si l'on se replonge quelques instants dans la mentalité, les moeurs et les goûts de l'époque... 

    Ancêtre direct du Tennis, mais aussi de la Pelote basque et, plus généralement de tous les jeux de raquette, le Jeu de Paume était extraordinairement populaire sous la Royauté (le mot anglais « tennis » vient du français « tenez ! », mot que dit le joueur à son partenaire en lançant le service).

    La paume consistait à se renvoyer une balle, appelée éteuf, au-dessus d'un filet ; on jouait en individuel (1 contre 1) ou en double (2 contre 2). 

    Très vite (XIIIème siècle) les joueurs portèrent un gant de cuir, afin de protéger la main qui frappait la balle; au début, la paume se pratiquait en plein air, mais à partir du XIVème siècle on se mit à jouer dans des terrains de jeu couverts : les salles de jeu de paume, également appelées tripots...

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  • Ephéméride du 22 mars

    1988 : Pose de la première pierre du Pont de Normandie, reliant Le Havre à Honfleur

     

     

    1421 : Victoire franco-écossaise de Baugé

     

    22 mars,henri iv,paris,saint denis,chartres,reims,lully,louis xiv,frères lumière,l'arroseur arrosé,la sortie des usines lumière,pont de normandie,montalembert,hubert robertLa bataille du Vieil Baugé, par Martial d'Auvergne, enluminure issue de l'ouvrage « Vigiles de Charles VII », Paris, XVème siècle     

    Cette bataille fut remportée grâce à l'aide du contingent Ecossais, emmené par John Stuart (voir l'Ephéméride du 17 août), agissant ainsi en vertu de l'Auld Alliance conclue entre la France et l'Ecosse contre l'Angleterre (voir l'Ephéméride du 23 octobre).

    John Stuart se trouve être, par ailleurs, directement aux origines de la Maison du Roi (voir l'Ephéméride du 17 août), puisqu'il fut le premier Commandant de la Garde du Corps du Roi. 

     

    http://www.france-histoire-esperance.com/22-mars-1421-victoire-franco-ecossaise-de-bauge/ 

     

    Voir la photo Maison du Roi et cavalerie légère, tirée de notre album Drapeaux des Régiments du Royaume de France... et, ci dessous, le drapeau du Royal Ecossais, régiment fondé en 1743, puis incorporé le 21 décembre 1762 au Régiment de Bulkeley...

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    Drapeau du Royal Ecossais (ci dessus), incorporé au régiment Irlandais Royal Bulkeley (ci dessous)...

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