Éphéméride du 31 mai
1987 : Ouverture du Futuroscope de Poitiers
1864 : Paris célèbre la fin des travaux de restauration de Notre-Dame
UA-147560259-1
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.
1987 : Ouverture du Futuroscope de Poitiers
1864 : Paris célèbre la fin des travaux de restauration de Notre-Dame
1431 : Martyre de Jeanne d'Arc
Extrait du discours d'André Malraux, prononcé à Rouen le 30 mai 1964 :
"...Dans ce monde où Isabeau de Bavière avait signé à Troyes la mort de la France, dans ce monde où le dauphin doutait d'être dauphin, la France d'être la France, l'armée d'être une armée, elle refit l'armée, le roi, la France...
...Et la première flamme vint, et avec elle le cri atroce qui allait faire écho, dans tous les coeurs chrétiens, au cri de la vierge lorsqu'elle vit monter la croix du Christ sur le ciel livide. De ce qui avait été la forêt de Brocéliande jusqu'aux cimetières de Terre sainte, la vieille chevalerie morte se leva dans ses tombes.
Dans le silence de la nuit funèbre, écartant les mains jointes de leurs gisants de pierre, les preux de la Table ronde et les compagnons de Saint Louis, les premiers combattants tombés à la prise de Jérusalem et les derniers fidèles du petit roi lépreux, toute l'assemblée des rêves de la chrétienté regardait, de ses yeux d'ombre, monter les flammes qui allaient traverser les siècles, vers cette forme enfin immobile, qui devenait le corps brûlé de la chevalerie...
La Place du vieux marché, où eut lieu le supplice
1942 : "Huitième ordonnance du 29 mai 1942 concernant les mesures contre les juifs"
Le port de l'Étoile jaune est rendu obligatoire pour tous les juifs de 6 ans et plus et demeurant dans la zone de la France occupée. La décision est publiée en France le 1er juin 1942...
C'est au CNAM qu'est exposé le pendule de Foucault : on est "invité à venir voir tourner la Terre" !
1067 : Philippe premier fait procéder à la dédicace de l'église Saint Martin des Champs
C'est sur ce site, et après un lent processus, que s'élèvera le premier musée de technologie. Il fut voulu et organisé par Louis XVI, en 1782 - un an avant qu'il ne fonde l'École des Mines - sous le nom de Musée des Sciences et Techniques, avant de devenir le Conservatoire national des Arts et métiers.
Les collections initiales du Musée provenaient de l'Académie des Sciences.
En 1819, le CNAM fut chargé de délivrer un enseignement en sciences de l'ingénieur, et le gouvernement de la Restauration calqua son organisation sur celle du Collège de France.
Toujours en 1819, Charles Dupin y créa la première Chaire d'enseignement de mécanique appliquée, et Jean-Baptiste Say la Chaire d'économie industrielle.
On y présente la machine à calculer de Pascal, la marmite de Papin, les métiers à tisser de Vaucanson et Jacquard, les instruments de laboratoire de Lavoisier, les premières machines électriques de Gramme, les avions d'Ader et de Blériot...
Cathédrale de Beauvais : le vitrail du Miracle de Théophile dans la chapelle axiale de l'abside, consacrée à la Vierge
Il y a treize jours, dans l’année, pendant lesquels il ne s’est pas passé grand-chose, ou bien pour lesquels les rares évènements de ces journées ont été traités à une autre occasion (et plusieurs fois pour certains), à d'autres dates, sous une autre "entrée".
Nous en profiterons donc, dans notre évocation politico/historico/culturelle de notre Histoire, de nos Racines, pour donner un tour plus civilisationnel à notre balade dans le temps; et nous évoquerons, ces jours-là, des faits plus généraux, qui ne se sont pas produits sur un seul jour (comme une naissance ou une bataille) mais qui recouvrent une période plus longue.
Ces jours creux seront donc prétexte à autant d'Évocations :
• 1. Essai de bilan des Capétiens, par Michel Mourre (2 février)
• 5. Quand Le Nôtre envoyait à la France et au monde le message grandiose du Jardin à la Française (13 mars)
• 7. Quand Louis XIV a fait de Versailles un triple poème : humaniste, politique et chrétien (28 avril)
• 9. Quand la cathédrale Saint-Pierre de Beauvais a reçu, au XIIIème siècle, son extraordinaire vitrail du Miracle de Théophile (28 mai)
• 10. Quand Chenonceau, le Château des Dames, à reçu la visite de Louis XIV, âgé de douze ans, le 14 Juillet 1650 (26 juillet)
• 11. Le Mont Saint Michel (11 août)
• 12. Quand François premier a lancé le chantier de Chambord (29 septembre)
• 13. Quand Léonard de Vinci s'est installé au Clos Lucé (27 octobre)
Aujourd'hui : Quand la cathédrale Saint Pierre de Beauvais a reçu, au XIIIème siècle, son extraordinaire vitrail du "Miracle de Théophile".
Étude du vitrail avec, en parallèle, le texte du "Miracle de Théophile", de Ruteboeuf.

2015 : La Résistance royaliste à l'honneur : la Ville de Paris donne à l'une de ses places le nom de Jacques et Mireille Renouvin...
Le Conseil de Paris, par une délibération du 27 mai 2015, a attribué à la place située à l’intersection de la rue de Rennes et de la rue Cassette (dans le VIème arrdt) le nom des résistants, mariés en déportation, Jacques Renouvin (mort à Mauthausen le 24 janvier 1944) et Mireille Tronchon.
Membre de l'Action française et Camelot du Roi, Avocat à la Cour en 1938, Jacques Renouvin gifle en public Pierre-Étienne Flandin, président de l'Alliance démocratique, pour le punir du télégramme de félicitations envoyé à Hitler, Daladier et Mussolini, au lendemain de la signature des accords de Munich, qu'il ressent comme un abandon inacceptable.
Arrêté le 29 janvier 1943 par la Gestapo à Brive-la-Gaillarde en même temps que Mireille Tronchon, Jacques Renouvin sera torturé durant des mois, mais ne révèlera rien de l'organisation...
Quatre mois auparavant, à Tulle, le jour anniversaire de sa mort (24 janvier), une plaque venait d'être apposée au 44 de l'avenue Charles-de-Gaulle, l'ancienne maison de la famille Renouvin...
L'inauguration officielle de la Place a eu lieu le 26 mars 2016
C'est -encore ! - une bonne occasion de le rappeler à tous ceux qui sont trompés, ou se laissent manipuler, par la mensongère "vérité officielle" du Système, qui n'est qu'un grossier travestissement de la réalité historique :
Oui, L'Action française a toujours été anti nazi...
C'est par le plus grand des hasards que le maître maçon Adrien Quinquin, ce matin du 27 mai, découvre un bijou en or dans l'église Saint Brice de Tournai, véritable berceau de la monarchie Franque (ci dessous) : d'un simple coup de pioche, il vient en réalité de mettre au jour la tombe du fils de Mérovée, Childéric 1er, lui-même père de Clovis...
Le roi Charles VII crée les Compagnies d'Ordonnance : bien plus que d'une simple réforme dans le domaine militaire, il s'agit en réalité de la première Armée permanente en France.
Dans notre Album Drapeaux des Régiments du Royaume de France, voir la photo Le Régiment Royal Roussillon...

1498 : Naissance de Sampiero de Bastelica, dit Sampiero Corso
Dans notre Album L'Aventure France racontée par les cartes, voir les trois photos "Conquête de l'Algérie (I)", "Conquête de l'Algérie (II)" et "Conquête de l'Algérie (III)"...
Pour la quatrième génération de Français d'Algérie, cette année 1962 c'est le cataclysme : depuis 1830, la France a fait d'un immense espace vide et désolé le pays le plus prospère, le mieux équipé, et celui qui a les perspectives d'avenir les plus brillantes de toute l'Afrique; elle lui a même donné son nom, Algérie, en l'administrant, en l'organisant, en le traitant exactement comme tous les autres territoires de France métropolitaine ou d'Outre-mer.
Jeanne d'Arc est faite prisonnière à Compiègne par Jean de Luxembourg, qui la vendra (!) aux Anglais pour dix mille livres.
Selon les apparences, sa destinée proprement humaine et matérielle semble achevée. Une autre mission s'ouvre pour elle :
"Après le sacre, dit Malraux, elle est écartée, et commande la série des vains combats qui la mèneraient à Compiègne pour rien, si ce n’était pour devenir la première martyre de la France."
L'arrestation de Jeanne d'Arc, par Martial d'Auvergne, enluminure issue de l'ouvrage Vigiles de Charles VII, Paris, France, XVème siècle.
La Geste héroïque de Jeanne est un moment fondamental de notre Histoire nationale : ses moments essentiels en sont relatés dans ces Éphémérides aux 25 février (rencontre de Jeanne et du Dauphin, à Chinon), 8 mai (libération d'Orléans),18 juin (victoire de Patay), 17 juillet (sacre de Reims), 23 mai et 21 novembre (capture, et livraison aux Anglais), 30 mai (martyre), 16 mai (canonisation), 10 juillet (instauration de la Fête nationale).
Et, pour la très belle manifestation du retour de l'anneau de Jeanne en France, au Puy du Fou, voir l'Éphéméride du 20 mars.
1885 : Mort de Victor Hugo
Depuis son inhumation au Panthéon, l'histoire officielle a figé "le" Victor Hugo que chacun est tenu de révérer ès-qualité.
L'histoire officielle imposée par le Système oublie juste de rappeler que, girouette politique presque parfaite, Victor Hugo aura quasiment "fait" tous les partis, et commença sa "carrière" dans les rangs légitimistes, très proche fidèle de Chateaubriand, avant de passer à l'Orléanisme, puis de saluer la IIème République et même, un court temps il est vrai, Louis-Napoléon Bonaparte, avant de se brouiller avec lui et de partir pour son très long exil dans les îles de la Manche, d'où il ne devait rentrer que peu de temps avant sa mort.
De sa toute première période, royaliste légitimiste, il reste la bouleversante, magnifique et grandiose Ôde à Louis XVII, qui atteint au sublime.
Et aussi - non sans mérite mais néanmoins plutôt moins réussie - une Ôde à Louis XVIII, pour ses funérailles... (Louis XVIII lui avait octroyée une rente annuelle de mille francs lorsqu'il avait fait paraître - à dix-neuf ans - son Ôde à Louis XVII...)
Il ne faut pas oublier non plus que son puissant Notre-Dame-de-Paris - dont l'un des personnages répond au doux nom de... "fleur-de-lys", cela ne s'invente pas ! -paraît en 1831 : Charles X n'est tombé que depuis un an, et, déjà, Hugo, toujours royaliste, est orléaniste.
Il le restera jusqu'en 1848, date de la chute de Louis-Philippe. Date aussi de la mort de Chateaubriand, aux obsèques duquel il assiste, après avoir été présent dans la chambre mortuaire du Vicomte, lors de ses derniers instants (on connaît son mot fameux : "Je veux être Chateaubriand ou rien"...).
Denis Papin présente à la société royale de Londres "le nouveau digesteur ou la manière d'amollir les os et de faire cuire toute sorte de viandes en fort peu de temps et à peu de frais" : c'est le premier autocuiseur de l'histoire.