Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Ephémérides

  • Ephéméride du 17 décembre

    Présentation du texte final de la déclaration d'indépendance au Congrès américain (tableau de John Trumbull).

     

    1198 : Création de l'Ordre des Trinitaires 

    TRINITAIRES.jpg

    C'est le provençal Jean de Matha, né le 24 juin 1160 à Faucon, près de Barcelonette, qui est à l'origine de la création de cet Ordre : ayant entamé ses études à Marseille, puis à Aix, il les poursuivit à Paris, où il fut encouragé par l'évêque Maurice de Sully lui-même (le « constructeur » de Notre-Dame...).  

    Lors de la célébration de sa première Messe, le 28 janvier 1193, il eut la vision du Christ libérant deux esclaves, un noir et un blanc. D'abord retiré dans la forêt de Cerfroid (dans l'Aisne) avec Félix de Valois et quelques ermites et universitaires il constitua la première Fraternité Trinitaire ; puis il se rendit à Rome pour exposer son projet au Pape Innocent III (avec qui il avait étudié à l'université de Paris).

    Le 17 décembre 1198, le pape approuva la règle de l'Ordre de la Très Sainte Trinité pour la rédemption des captifs.

    Jean de Matha se mit à parcourir l'Europe pour récolter de grandes sommes d'argent afin de racheter les prisonniers esclaves des musulmans : on a calculé qu'en 1789, plus de 600.000 esclaves avaient été rachetés par les Trinitaires, le plus célèbre d'entre eux étant évidemment Miguel de Cervantés, qui avait passé cinq années dans les geôles d'Alger.

    Il faut se souvenir que, jusqu'aux débuts du XIXème siècle, la Méditerranée, surtout dans sa partie sud, était une mer dangereuse, infestée de pirates barbaresques, et que le commerce international en était très affecté. Plusieurs puissances firent des efforts importants et répétés, mais toujours en vain, pour faire cesser cette dangerosité. L'échec le plus cuisant fut celui de Charles Quint, qui, s'il occupa quelques temps quelques villes de la côte n'arriva à aucun résultat durable ni significatif.

    Ce fut finalement la France de Charles X qui libéra l'Europe et le monde de ce fléau : après le débarquement des troupes françaises à Sidi Ferruch, et le bombardement du Fort l'Empereur par l'artillerie française, le dey capitula et l'armée française occupa Alger.

    Dans un ordre du jour le 5 juillet 1830, le général de Bourmont déclara : 

    « Vingt-trois jours ont suffi pour la destruction d'un État dont l'existence fatiguait l'Europe depuis trois siècles ».

    (Voir notre éphéméride du 14 juin) 

    Quant à Jean de Matha, « son » Ordre ayant été approuvé un 17 décembre, c'est également un 17 décembre qu'il mourut, à Rome, à l'âge de 53 ans, en 1213. 

    trinitaires croix.jpg

     La croix des Trinitaires, en latin Ordo Sanctissimae Trinitatis et captivorum : le blanc représente le Père et le rouge l'Esprit saint; le bleu représente à la fois le Christ et la couleur de sa Passion.

    http://trinitairesdefrance.free.fr/  
    http://trinitairesdefrance.free.fr/faucon/index.htm   

    nouveau couilllard.jpg

    Lire la suite

  • Ephéméride du 16 décembre

    Notre Dame de Paris, aujourd'hui

     

    1431 : Henri VI d'Angleterre sacré roi de France à Notre Dame de Paris 

    C'est le cardinal de Winchester qui officie; à ses côtés, l'évêque Pierre Cauchon, celui-là même qui a « orienté » dans le sens que l'on sait le procès de Jeanne d'Arc...

    Mais il est trop tard pour les prétentions anglaises. Si celles-ci ont paru plus d'une fois être sur le point de l'emporter, lors de cette interminable Guerre de Cent Ans, le vent a tourné, définitivement.

    D'abord, les droits d'Henri VI sur le Trône de France sont révoqués, en vertu de l'adage « Nemo ad alium transfere potest quam ipse habet » (on ne peut transmettre plus de droits que l'on en possède), qui implique que sa mère, Catherine de Valois, fille de Charles VI de France, ne pouvait lui transmettre des droits à la succession de la Couronne, puisqu'elle-même n'en possédait pas.

    Mais, surtout, tout tourne maintenant en la faveur de Charles VII, sacré Roi à Reims deux ans et cinq mois auparavant, grâce à l'intervention de Jeanne d'Arc (voir l'éphéméride du 19 mai).

    La fin de la guerre interviendra dans une vingtaine d'années, marquée par la bataille de Castillon (voir l'éphéméride du 17 juillet). 

    200px-KarlVII.jpg 
     
    11 décembre,le grand condé,rocroi,petit palais,bainville,louis xiii,richelieu,concorde,turcat,berlioz,musset,fabry,aerospatiale 

    Lire la suite

  • Ephéméride du 15 Décembre

    Coucher de soleil sur l'emblème de la Camargue (Mort de Folco  de Baroncelli, le 15 décembre 1943)

     

    1667 : Naissance de Michel Richard Delalande 

    Delalande_Thomassin.jpg

    http://www.musicologie.org/Biographies/delalande_michel_richard.html 

    Écouter : Delalande Air des trompettes 

    Delalande est aussi l'auteur du magnifique Te Deum, joué devant Louis XIV le 28 août 1706, à l'occasion de l'inauguration de l'Hôtel des Invalides (voir l'éphéméride du 28 août) :

     

      

    15 décembre,la rochefoucauld,la bruyère,delalande,becquerel,pierre et marie curie,turreau,colonnes infernales,vendée,tunnel sous la manche,folco de baroncelli,eiffel,verdun

    Lire la suite

  • Ephéméride du 14 décembre

    Le Viaduc de Millau, inauguré le 14 décembre 2004

     

    720 : Célébration de Sainte Odile 

    Patronne de l'Alsace, elle est morte en réalité le 13 décembre : sa fête a été déplacée au 14 pour la distinguer de celle de Lucie.

    Elle fut abbesse du monastère de Hohenbourg (Mont Saint Odile, ci dessous ) fondé par son père, où elle est enterrée (son tombeau se trouve dans une chapelle attenante au cloître) :  

    300px-Mont_sainte-odile1.jpg
     
    11 décembre,le grand condé,rocroi,petit palais,bainville,louis xiii,richelieu,concorde,turcat,berlioz,musset,fabry,aerospatiale

    Lire la suite

  • Ephéméride du 13 décembre

    Décembre 2009, le Prince Jean de France, à Rome, pour l'ouverture de l'Année Henri IV (ici, à Saint Jean de Latran, devant la statue de son ancêtre)

     

    1553 : Naissance du futur Henri IV 

    13 décembre,henri iv,bainville,ligue,latran,britannicus,racine,comedie française,joconde,louvre,sully,sabatierLe titre du chapitre X de l'Histoire de France de Jacques Bainville, qui lui est consacré, est fort explicite : Henri IV restaure la monarchie et relève l'Etat

    « ...Le 25 juillet 1593, Henri IV abjura en l'église Saint-Denis, à deux pas de Paris où la Ligue résista encore huit mois, sans espoir. Du moins son obstination prouvait-elle la puissance de l'idée d'où elle était sortie : quinze ans plus tard c'est encore sa passion qui armera Ravaillac. Dans sa défaite, la Ligue restait victorieuse : elle avait arraché l'État au protestantisme. Elle avait détruit la chance qu'avait eue un moment la cause calviniste, la chance qui avait voulu que le légitime héritier de la couronne fût un protestant. Mais ce que la Ligue avait méconnu, c'est-à-dire le caractère héréditaire et national de la monarchie, prenait aussi sa revanche. La France n'avait pas voulu d'un roi hérétique, mais elle n'avait pas voulu d'un roi étranger ou d'un roi élu. Ses institutions étaient sorties intactes de la tempête. La restauration d'Henri IV, car ce fut, comme pour Charles VII, une restauration, consolidait la monarchie dont l'avenir, depuis cinquante ans, était devenu douteux.

    Lire la suite

  • Ephéméride du 12 décembre

    Le pèlerinage de Compostelle, de nos jours

     

    460 ou 461 : Célébration de Saint Corentin  

    Evêque de Quimper, il fait partie des Sept-Saints qui évangélisèrent la Bretagne

    saint Tugdual de Tréguier
    saint Paterne de Vannes
    saint Samson de Dol
    saint Pol de Léon
    saint Malo
    saint Brieuc.

    Né en Armorique, Corentin vécut pendant plusieurs années la vie érémitique, dans les bois qui couvraient le versant sud du Ménez-Hom, en Plomodiern. Le prince Gallon s'égara un jour dans ces bois, au cours d'une partie de chasse et prit avec sa suite un repas dans la cabane de Corentin. Pour le récompenser, le prince lui fit don d'un vaste domaine. Corentin y construisit un monastère et une école pour les enfants.

    Quelques années plus tard, Gallon, désireux de fonder un évêché dans sa province, envoya Corentin à saint Martin de Tours, dont la juridiction s'étendait sur toute la Bretagne, et qui lui donna la consécration épiscopale. Au retour de Corentin, Gallon lui offrit son château de Kemper pour en faire une église.

    Aujourd’hui, on l’oublie souvent, le nom complet de Quimper est Quimper Corentin

    Les reliques du saint, dispersées lors des invasions normandes (Marmoutier - Abinbdon, Waltham et Glastonbury en Grande-Bretagne), furent partiellement restituées à la cathédrale de Quimper (ci-dessous) en 1623.  

    12 décembre,pere joseph,richelieu,alexandre,racine,moliere,radiguet,cocteau,surcouf,flaubert,corentin,quimper

    La cathédrale de Quimper Corentin, joyau de l'art ogival breton

    http://www.quimper.bzh/624-la-cathedrale-saint-corentin.htm

    12 décembre,pere joseph,richelieu,alexandre,racine,moliere,radiguet,cocteau,surcouf,flaubert,corentin,quimper

    Lire la suite

  • Ephéméride du 11 décembre

    1967 : Première présentation du prototype du Concorde 001

     

    1686 : Mort de Louis II de Bourbon-Condé, dit le Grand Condé 

    D'abord duc d'Enghien, Louis de Bourbon devint ensuite Prince de Condé.

    Son influence fut décisive et capitale à un moment lui aussi décisif et capital de notre Histoire. En remportant ses grandes victoires, comment ne pas voir qu'il fut le bras armé de notre politique extérieure et que c'est grâce à ses rares talents militaires que la France dût de voir couronnés les efforts de sa politique et de sa diplomatie. 

    m505204_02de221_p.jpg

    Lire la suite

  • Ephéméride du 10 décembre

    2016 : Inauguration de Lascaux 4 

     

    1710 : Victoire décisive de Louis-Joseph de Bourbon, duc de Vendôme, à Villaviciosa  

    10 décembre,villaviciosa,vendôme,guerre de succession d'espagne,prix nobel,cesar franck,panis angelicusL'arrière-petit fils d'Henri IV, brillant général qui s'est acquis dans l'Histoire le nom flatteur de « grand Vendôme », avait été envoyé en Espagne par Louis XIV, à la demande expresse de Philippe V, pour redresser une situation qui pouvait sembler à maints égards désespérée : la brillante victoire qu'il remporta à Villaviciosa sur les troupes anglaises du général Stanhope fut décisive, en ce sens qu'elle marqua, enfin, le tournant de cette interminable Guerre de Succession d'Espagne, qui laissait toute l'Europe épuisée.

    L'année précédente, à Malplaquet, bien que vaincue, l'armée française avait infligé de telles pertes aux anglos-prussiens que ceux-ci avaient dû renoncer à envahir la France. (Photo : Le grand Vendôme, par Jean-Gilbert Murat, vainqueur à Villaviciosa) 

    Dans quelques mois, le Maréchal de Villars remportera la victoire de Denain.

    Vendôme fit apporter les 54 drapeaux et les 14 étendards pris aux anglais, hollandais, palatins et catalans. Il en couvrit le dormeur et en pavoisa sa tente. Le lendemain, à l’aube, il dit au roi : « Votre majesté a dormi dans le plus beau lit où jamais roi ait couché ! »

    Don Pedro de Veca alla porter à Marly la nouvelle de cette victoire, qui assurait définitivement la possession du trône d’Espagne à la maison de Bourbon. Louis XIV était à table : « Pour ce surprenant changement dans les affaires d’Espagne, dit-il, il n’a fallu qu’un homme de plus, mais cet homme était Vendôme... » C'est Philippe V lui-même qui avait sollicité de son grand-père la présence, à ses côtés, du grand général : le duc d'Anjou, devenu roi d'Espagne, avait alors vingt-sept ans, et il était de robuste constitution; mais, le soir de la bataille, après être resté si longtemps à cheval, il était épuisé : on jeta un manteau sur la neige durcie et il s’y endormit. 

    Jacques Bainville a montré le bien-fondé de cette Guerre de Succession d'Espagne, la dernière du règne, aussi longue et aussi épuisante qu'elle ait été : dans notre album Maîtres et témoins (II) : Jacques Bainville., voir la photo « Un Bourbon sur le trône d'Espagne : le « bon choix ». 

    2 décembre,pierre puget,le bernin,toulon,louis xiv,fouquet,versailles,milon de crotone,louvre,cour puget,louis le grand,napoleon,louis xvi

    Lire la suite

  • Ephéméride du 9 décembre

    L'Université d'hier, IEP aujourd'hui 

    1409 : Fondation de l'Université d'Aix-en-Provence 

    C'est une Bulle du Pape Alexandre V qui fonde officiellement cette Université. Selon la volonté du comte de Provence,  Louis II d'Anjou, elle est sise au coeur de la ville, face à la cathédrale Saint Sauveur, dans l'hôtel actuellement occupé par l'Institut d'études politiques (IEP).

    Le comte se voit ainsi récompensé de sa fidélité, lui qui a été l'un des premiers soutiens du Pape.

    On y enseigne alors le droit civil, le droit canonique et la théologie.

    En 1679, sur ordre exprès de Louis XIV, les enseignements qui étaient dispensés jusque là en latin sont donnés en français.

    Paul Cézanne, Frédéric Mistral, Adolphe Thiers, Jean-Etienne Portalis - le corédacteur du Code civil - y ont étudié. 

     18 décembre,charles quint,chambord,françois premier,le creusot,theodulphe,charlemagne,renaissance carolingienne,biologie,lamarck,saint françois de sales,cauchon

    Lire la suite

  • Ephéméride du 8 décembre

     Fête des Lumières à Lyon (Instituée le 8 décembre 1852)

     

    1554 : Ambroise Paré reçoit le titre de Docteur en chirurgie

     

    8 décembre,ambroise paré,lyon,fête des lumières,bergson,camille claudel,bailli de suffren,salomon de brosse,luxembourg,melies

    Cet autodidacte a appris la chirurgie sur les champs de bataille.

    Il est célèbre aussi bien pour ses qualités humaines que pour son habileté de praticien.

    Considéré comme l'un des fondateurs de la chirurgie moderne, Ambroise Paré fut notamment le premier à pratiquer la ligature des artères avant une amputation.

     

    Lire la suite

  • Ephéméride du 7 décembre

     

    1676 : Dans « Le Journal des Sçavans », Römer publie ses calculs sur la vitesse de la lumière 

    7 décembre,mermoz,la croix du sud,sacha guitry,arletty,houphouët-boigny,tristan bernard,ferdinand de lesseps,gabriel marcel

    Un astronome Danois, appelé par un savant Italien qui dirigeait l'Observatoire de Paris : heureuse époque que celle de Colbert et Louis XIV, durant laquelle une monarchie éclairée subventionnait les savants et artistes de l'Europe entière...

    L'Europe, la vraie, la bonne, oui, bien sûr : mais, n'est-elle pas derrière nous ? En tout cas, les Rois de France y ont contribué... 

    Ole Christensen Roëmer (25 septembre 1644 / 19 septembre 1710) est un astronome danois, qui a travaillé à l'Observatoire de Paris dès 1671, appelé par Jean-Dominique Cassini (sur la « dynastie des Cassini », voir l'éphéméride du 4 septembre).

    En 1676, travaillant sur les éclipses du satellite Io de Jupiter, il remarqua que ces évènements se produisaient tantôt « à l'heure prévue », tantôt 10 minutes en avance et d'autres fois 10 minutes en retard. Il sut trouver l'explication de ce mystère, en considérant les positions respectives de la Terre et de Jupiter par rapport au Soleil. En septembre 1676, il annonça que l'éclipse d'Io prévue le 9 novembre se ferait avec 10 minutes de retard. Ce fut le cas, ce qui démontra la justesse de ses calculs ainsi que la qualité de ses travaux, et un compte-rendu fut publié dans Le journal des savants le 7 décembre suivant.

    Cela lui permit de calculer la vitesse de la lumière, arrivant au résultat de c = 212.000 km/s, au lieu de la valeur retenue actuellement de 299.792,458 km/s, soit une erreur (relativement faible) de 29 %.

     7 décembre,mermoz,la croix du sud,sacha guitry,arletty,houphouët-boigny,tristan bernard,ferdinand de lesseps,gabriel marcel

     

    De James Lequeux (in Encyclopedia universalis, extrait) :

    Invité en 1671 par Jean-Dominique Cassini à séjourner à l'Observatoire de Paris, l'astronome danois Ole Christensen Römer (1644-1710) y étudie notamment le mouvement des satellites galiléens de Jupiter, découverts en 1610 par Galilée. Il constate que les occultations de ces satellites par la planète sont en retard par rapport aux prédictions des éphémérides lorsque la Terre est loin de Jupiter, et qu'ils sont en avance lorsque la Terre en est plus proche. Il en déduit en septembre 1676 que c'est le temps que met la lumière à nous parvenir de Jupiter qui cause ce retard ou cette avance : la lumière n'a donc pas, comme on le pensait auparavant, une vitesse infinie. Römer estime à 11 minutes son temps de propagation depuis le Soleil (il est en fait de 8 minutes et 19 secondes) mais, comme la distance de la Terre au Soleil est alors très mal connue, il ne cherche pas à déterminer la vitesse de la lumière. Les premières mesures directes de cette vitesse sont dues à Hippolyte Fizeau et à Léon Foucault, au milieu du XIXème siècle. La vitesse de la lumière dans le vide sert aujourd'hui à définir le mètre : elle est très précisément égale à 299.792.458 mètres par seconde. 

    12 décembre,pere joseph,richelieu,alexandre,racine,moliere,radiguet,cocteau,surcouf,flaubert,corentin,quimper

    Lire la suite

  • Ephéméride du 6 décembre

    La Saint Nicolas à Nancy

    Célébration de Saint Nicolas 

    Patron des enfants et de la Lorraine, Saint Nicolas est fêté tous les 6 décembre, surtout dans l'est de la France, de la Franche-Comté à la Flandre, en passant par l'Alsace et bien sûr la Lorraine.

    Processions, défilés, feux d'artifice, marchés de Noël etc... maintiennent vivace cette tradition, menacée, paganisée, dénaturée et « récupérée » par le matérialisme mercantiliste le plus bas et le plus vulgaire, sous le nom stupide de Père Noël...  

    6 décembre,langeais,charles viii,anne de bretagne,louis xii,claude de france,françois premier,telethon,antenne ii,gay lussac,chardin,raoul follereau

    La Saint Nicolas à Forbach 

    http://www.tourisme-meurtheetmoselle.fr/fr/Dossiers,Saint-Nicolas--la-legende,La-Fete-de-la-Saint-Nicolas-en-France-et-dans-les-autres-pays,115/page-1.html 

    11 décembre,le grand condé,rocroi,petit palais,bainville,louis xiii,richelieu,concorde,turcat,berlioz,musset,fabry,aerospatiale

    Lire la suite

  • Ephéméride du 5 décembre

     Le Franc, au temps où l'on ne prétendait pas que la France de toujours c'est la République

     

    1360 : Naissance du Franc 

    Le 5 décembre 1360, à Compiègne, le roi Jean II crée une nouvelle monnaie, le « franc », de même valeur que la monnaie existante, la livre tournois.

    La nouvelle pièce commémore sa libération comme l'indique son appellation (franc et affranchissement sont synonymes de libre et libération)... 

    JEAN II.JPG

    « Nous avons été délivré à plein de prison et sommes franc et délivré à toujours », rappelle le roi dans son ordonnance. « Nous avons ordonné et ordonnons que le Denier d'Or fin que nous faisons faire à présent et entendons à faire continuer sera appelé Franc d'Or ». 

    Le franc de 1360 est en or fin de 3,88 grammes. Il vient en complément de l'écu d'or qu'a introduit Saint Louis au siècle précédent, et de la livre tournois en argent. Il vaut une livre, ou vingt sous tournois.

    Le premier franc représente le roi à cheval avec la légende « Johannes Dei Gratia Francorum Rex ». Une version ultérieure du franc, en 1365, représentera le roi à pied (le « franc à pied ») 

    franc.gif
    Si la création du franc marque une étape majeure dans l'histoire de notre monnaie, il ne faut pas oublier qu' « une multitude de monnaies » (Michel Mourre) existèrent sous la Royauté : Louis XIII créera ainsi la plus importante d'entre elles, le louis d'or (voir l'éphéméride du 31 mars). 
    20 décembre,louisiane,napoleon,louis xiv,cavelier de la salle,mississippi

    Lire la suite

  • Ephéméride du 4 décembre

    Charlemagne : statue équestre, au musée du Louvre

     

    4 décembre,traites de westphalie,charlemagne,pépin le bref,francs,musée du louvre,capétiens,charles quint,carolingiens,napoléon,richet,aix la chapelle771 : Charlemagne seul maître du pouvoir 

    Fils aîné de Pépin le Bref - premier « roi sacré » (voir l'éphéméride du 27 juillet) et de Berthe aux grand pieds, celui qui sera, bientôt, Charlemagne dut, à la mort de son père, partager le royaume avec son frère cadet Carloman, en 768.

    Trois ans après, celui-ci mourut, et Charles devint donc le seul roi des Francs. 

    Lire la suite

  • Ephéméride du 3 décembre

    Le pseudo-procès, gravure d'époque

    1792 : Ouverture du pseudo-procès de Louis XVI 

    En réalité, il n'y aura pas de procès, au sens vrai du terme, puisque le jugement est rendu d'avance, dicté par Robespierre lui-même : Il faut que Louis meure ! Car si Louis est innocent, alors ceux qui ont fait la révolution sont coupables !

    C'est le sens du discours stupéfiant que tient Robespierre à la Convention... : 

    GRANDS TEXTES (XVIII), ou ANTI GRAND TEXTE : Discours de Maximilien de Robespierre (première intervention, le 3 décembre 1792, au cours du pseudo procès de Louis XVI).

    Lire la suite