mardi, 23 juin 2009
Ephéméride du 23 Juin.
1336 : Consécration de la première tranche des travaux du Palais des Papes. En avril 1335, l'architecte Pierre Peysson, sur l'ordre du pape Benoît XII, avait commencé la construction de la Tour des Anges et de la chapelle pontificale nord. Ce sera la Palais vieux (ci dessous).
http://www.palais-des-papes.com/pages/pdpvirtuelle.html
http://www.mairie-avignon.fr/fr/culture/musees/palais.php (le petit palais et autres monuments)
http://www.horizon-provence.com/palais-des-papes-avignon/...
Edifié à partir de 1335, en moins de vingt années, le Palais des papes - qui est, pour l'essentiel, l’œuvre de deux papes bâtisseurs, Benoît XII et son successeur Clément VI- constitue le plus important palais gothique du monde, (15 000 m2 de plancher, soit en volume 4 cathédrales gothiques). Le palais est formé par l'imbrication de deux bâtiments, le Palais vieux de Benoît XII, véritable forteresse assise sur l'inexpugnable rocher des Doms, et le Palais neuf de Clément VI. Il est le fruit, pour sa construction et son ornementation, du travail conjoint des meilleurs architectes français, Pierre Peysson et Jean du Louvres, dit de Loubières, et des plus grands fresquistes de l'École de Sienne, Simone Martini et Matteo Giovanetti.
Le premier pape à fuir Rome fut Clément V. Après son élection à Pérouse, le 24 juillet 1305 et son couronnement à Lyon, le 15 novembre, le pape refusa de rejoindre Rome où se déchaînait la lutte entre Guelfes et Gibelins, et chercha un lieu où établir sa résidence. Son choix se porta sur la ville d'Avignon, possession du comte de Provence, parce que sa situation sur la rive droite du fleuve la mettait en relation avec le nord de l'Europe, par l'axe Rhône/Saône. Par ailleurs, avec le pont Saint-Bénézet, la ville d'Avignon était un lieu de passage obligé entre l'Espagne et le Languedoc, la Provence et l'Italie (c’est le premier pont sur le rhone depuis la mer).
Clément V n'arriva à Avignon que le 9 mars 1309 et logea d'abord au couvent dominicain des frères prêcheurs; puis, il résida à Carpentras, Malaucène ou Monteux. Mais il ne construisit rien : c'est Benoît XII (le troisième pape d'Avignon -il y en aura sept-) qui fit construire le premier Palais, le Palais vieux.
Clément VI entra dans le palais construit pour Benoît XII, qui ne lui parut pas adapté. Jean du Louvres, dit de Loubières, fut chargé d’édifier un nouveau palais, le Palais neuf. Il attaqua ses travaux le 17 juillet 1342. Lors de la clôture des travaux, le 21 octobre 1351, la superficie totale du palais des Papes atteignit 6 400 m2.
Tous ceux qui virent, en ce temps-là, le Palais neuf furent impressionnés, à l’exemple de Jean Froissart qui le tint pour « la plus belle et la plus forte maison du monde ». Un siècle plus tard, César de Nostredame, le fils puîné de Nostradamus, tombait toujours en admiration devant « sa fière et austère façade».
1789 : Séance au cours de laquelle Mirabeau s'oppose à l'ordre royal de dispersion de l'Assemblée constituante. Le mot qu'on lui prête ("la force des baïonnettes...") est probablement apocryphe, mais l'exaltation du moment était bien réelle. Pourtant, très vite lucide sur la tournure que prenaient les évènements, Mirabeau se mit à regretter d'avoir imprudemment, comme tant d'autres, contribué à lancer un mouvement dont nul ne pouvait prévoir l'issue.
Il se rapprocha de la famille royale, et se mit à conseiller Louis XVI: c'est lui qui suggéra au roi de quitter Paris, afin de se mettre à la tête de troupes fidèles, projet qui devait se concrétiser plus tard dans l'évasion -manquée...- de Varennes.
Il mourut malheureusement trop tôt, agité de sombres pressentiments sur l'évolution des choses. Chateaubriand se fait l'écho de ces inquiétudes de Mirabeau lorsque celui-ci se rendit compte, mais trop tard, et sans plus pouvoir intervenir sur les évènements, qu'il avait en quelque sorte, comme tous les autres, joué les apprentis sorciers...:
"Le fond des sentiments de Mirabeau était monarchique; il a prononcé ces belles paroles: "J'ai voulu guérir les Français de la superstition de la monarchie et y substituer son culte."
Dans une lettre destinée à être mise sous les yeux de Louis XVI, il écrivait: "Je ne voudrais pas avoir travaillé seulement à une vaste destruction." C'est cependant ce qui lui est arrivé: le ciel, pour nous punir de nos talents mal employés, nous donne le repentir de nos succés."
1894 : Un Comité international olympique, réuni à la demande du baron Pierre de Coubertin, voit le jour et vote le rétablissement des Jeux olympiques.
Le site d'Olympie (ci dessous) vient tout juste d'être mis au jour par des archéologues allemands.
Naissance : 1910 : Jean Anouilh.
00:00 Publié dans Ephéméride....Ou: Balade dans notre Culture. | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : 23 juin, jean anouilh, pierre de coubertin, olympie, jeux olympiques, mirabeau, chateaubriand, louis xvi, révolution, varennes, palais des papes, avignon












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