mercredi, 23 juillet 2014

Ephéméride du 23 Juillet.

1317 : Robert d’Anjou, roi de Naples, confère le titre de miles (chevalier) à Simone Martini.

 

Il lui offre également un très riche apanage, en cette même année où le peintre réalise la grande "pala" représentant Saint Louis de Toulouse couronnant le roi Robert (la canonisation du saint franciscain, frère du roi, eut lieu cette année-là).

Ce furent les premiers contacts officiels connus entre le célébrisssime peintre italien de la Renaissance et la France.

Plus de vingt ans après, Simone Martini vint en France, suivant la cour papale en Avignon (1342) : il s'y lia d’amitié avec Pétrarque et illustra un codex de Virgile annoté par lui.

Simone Martini réalisa également des fresques pour la cathédrale Notre Dame des Doms, et travailla ensuite au Palais des Papes, où il dirigea une véritable école, dont fit partie Matteo Giovanetti. Mais, à la différence de ce dernier, qui retourna en Italie avec le pape Urbain V - lorsque celui-ci ramena la Papauté à Rome - Simone Martini retsa en Avignon, où il finit ses jours peu de temps après y être arrivé, en 1344...

 

            http://www.jmrw.com/Abroad/Sienne/Peintres/Martini/index....

            http://www.encyclopedie.bseditions.fr/article.php?pArticl...

 

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Fresques dans la cathédrale Notre-Dame-des-Doms...


1723 : Première revente de l’Hôtel Matignon.

 

Et début de son histoire fort mouvementée… :

 

         http://www.gouvernement.fr/visite-virtuelle-matignon-360

 

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En 1722, Christian-Louis de Montmorency-LuxembourG, Prince de Tingry, passe commande à l'architecte Jean Courtonne,  mais, les travaux s'étant révélés plus coûteux que prévu, le prince de Tingry doit vendre l'hôtel en voie d'achèvement à Jacques III de Goyon, sire de Matignon et de la Roche Goyon (l'actuel Fort La Latte), le 23 juillet 1723. Le nouveau propriétaire charge alors Antoine Mazin d’achever les travaux.

Dévasté et pillé à la Révolution, l’Hôtel passe à Talleyrand, à Napoléon 1er, à Louis XVIII qui l'échange contre le palais de l'Élysée à Bathilde d'Orléans, duchesse de Bourbon, laquelle  le laisse à sa nièce Adélaïde d'Orléans, sœur du futur Louis-Philippe.

Sous le Second Empire, l'hôtel est acquis par Raffaele de Ferrari, duc de Galliera. Sa veuve y réside jusqu'en 1886, y vivant seule mais entourée de deux cents domestiques !...

La duchesse y accueillit gracieusement le comte de Paris, au rez-de-chaussée, et c’est là que celui-ci organisa le 6 mars1886 une somptueuse fête en l'honneur des fiançailles de sa fille aînée, la princesse Amélie d'Orléans, avec le prince héritier dom Charles de Portugal. L'événement donna lieu à un énorme battage médiatique qui inquiéta les républicains, au pouvoir depuis peu : quelques semaines plus tard, des députés présentèrent un projet de loi d'exil devant la Chambre, avec le soutien du gouvernement : le 23 juin1886, la Loi fut adoptée, touchant les prétendants au trône et leur fils aîné en les obligeant à quitter le territoire national ainsi que tous les autres princes français en les rayant des listes de l'armée.

 

MATIGNON JARDINS.jpg

 Entouré d'un parc de trois hectares, dessiné en 1902 par Achille Duchêne, Matignon possède le plus grand jardin privé de Paris

 

 

      

Après le vote de la loi d'exil contre la maison d'Orléans, la duchesse de Galliera offrit son hôtel gracieusement à l'empereur d'Autriche-Hongrie, François-Joseph, pour en faire son ambassade après son décès.

Pendant la Première Guerre mondiale, l'hôtel fut mis sous séquestre comme bien ennemi. En 1922, la France finit par l'acheter : l'hôtel, ainsi que ses dépendances, le parc et le pavillon de musique situé au fond du jardin  furent classés au titre des Monuments historiques par un arrêté du 3 janvier 1923

Gaston Doumergue – qui fut Président de la République en fit la résidence du président du Conseil en 1935 , alors qu’il était, pour la seconde fois, Président du Conseil.

À l'issue de la Seconde Guerre mondiale, le général de Gaulle s'installa à Matignon où il présida, le 9 septembre 1944, le premier conseil des ministres parisien du Gouvernement provisoire de la République française. L'hôtel Matignon est depuis lors la résidence officielle du Premier ministre français.

 

 

 

 

 

1793 : La Convention ordonne de fondre les cloches...

 

Dans son décret n° 1256, du 23 juillet 1793, la Convention ordonne que les cloches des églises et chapelles de France soient déposées pour être fondues et puissent servir à la confection des canons ; elle  décrète que "chaque commune a la faculté de conserver une cloche qui serve de timbre à son horloge" ce sera la "cloche civique" : cent mille cloches vont disparaître dans la tourmente. Et Napoléon, pour les besoins de son immense armée, ne fera qu'amplifier le processus...

Quelques cloches en réchapèrent : celle de Lignières (Cher), fondue à Orléans pendant la révolution, en 1790, porte la mention « Vive la nation, vive le Roi » et des fleurs de lys; celle de Quintat (Haute-Savoie) porte la mention « Si je survis à la Terreur c’est pour annoncer le bonheur ».

Le véritable repeuplement des clochers ne se fit cependant que sous le Second Empire et la IIIème République

I : l'exemple de Callac (Bretagne, document ci-dessous) :

 "Au nom de la République, je requiers la Municipalité de Callac de mettre à exécution le décret du 23 juillet 1793 (vieux stile) qui porte qu'il ne sera laissé qu'une cloche dans chaque paroisse, que les autres seront descendues pour être fondues en canon ; de plus qu'il ne soit laissé en aucun endroit des armes qui puissent encore rappeler le souvenir de l'orgueil des despotes. 
Signé : François Marbaud, agent national pour le District de Rostrenen.

A Callac le 16 nivôse de l'An 2 (5 janvier 1794)  de la République, Une et Indivisible."

 

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II : l'exemple de Notre-Dame de Paris : A  Notre-Dame, toutes les cloches furent fondues, à l'exception du bourdon Emmanuel : "Emmanuel" avait succédé à la cloche "Jacqueline", qui avait été fondue en 1400, et avait été coulé en 1685 par plusieurs fondeurs lorrains pour la remplacer. Le parrainage fut assuré par Louis XIV et Marie-Thérèse d'Autriche, c'est pourquoi la cloche porte également le prénom "Marie-Thérèse".

"Emmanuel" se trouvant dans la tour sud, on installa, lors des restaurations du XIXème siècle, quatre cloches benjamines dans la tour nord.

A partir de 2011, le projet se fit jour de recréer l’ensemble en place en 1686, lors de la bénédiction du bourdon. En effet, l’ensemble de quatre cloches, placé en 1856, n’était pas accordé par rapport à Emmanuel, et donnait une sonnerie peu harmonieuse de par la piètre qualité du métal. Le projet était donc d'en revenir à la disposition existante jusqu’en 1792, afin de retrouver le paysage sonore de la fin du XVIIIème siècle.

Il faudra attendre 2013 pour voir le projet réalisé…

 

     Écouter : les sons qu'ont entendu Louis XIV, Louis XV, Louis XVI (et quelques autres !...) restitués numériquement (site de la cathédrale Notre-Dame de Paris) :

     http://www.notredamedeparis.fr/IMG/mp3/NDP_Projet_Cloche....

 

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"Emmanuel" pèse 13 tonnes, son battant 500 kilos; Le diamètre à la base de la cloche est de 2 m 62.

Il a été installé en 1686 en remplacement de l'ancien bourdon Jacqueline
Le bourdon sonne en fa dièse ainsi qu'en atteste ce récit d'Ernest Laut, extrait du Petit Journal Illustré du 19 avril 1908. 

 

 

 

 

 

1945 / 1951 : Ouverture du procès Philippe Pétain / Mort de Philippe Pétain. 

 

PETAIN 1.jpg
 
 
Inculpé de crime de haute trahison pour avoir collaboré avec l'Allemagne de 1940 à 1945, le maréchal Philippe Pétain comparaît devant la Haute Cour de justice de Paris. Il se contente de donner lecture d'une déclaration liminaire et refusera de prendre la parole durant toute la durée de son procès.

Pétain sera condamné à mort le 15 août, radié de l'Académie française et démuni de tous ses biens. Le général De Gaulle lui accordera la grâce présidentielle en commuant sa peine en détention à perpétuité.

Incarcéré sur l'île d'Yeu, il y mourra six ans plus tard.

 

Petainsepulture.jpg
 
Tombe de Pétain, Île d'Yeu
 
 
 
 
 
Deux documents d'époque :
 

I : à charge : vidéo de l'ouverture du procès (archive INA), intéressante comme tout document d'époque; très partiale...:

 

               http://www.ina.fr/archivespourtous/index.php?vue=notice&a...

 

II : nettement plus mesuré, ou moins de parti pris : compte-rendu écrit de Georges Blond, assez long, avec plusieurs fautes de frappe et coquilles malencontreuses; très intéressant, un compte rendu des débats, et une page de notre Histoire comme si on y était... :

 

                http://beaucoudray.free.fr/petain.htm

 

 

 

 

 

 

1979 : Mort de Joseph Kessel.

 

                      http://www.academie-francaise.fr/Immortels/base/academici...

 

joseph kessel.jpg

Commentaires

à titre documentaire

Écrit par : Galliera | vendredi, 12 avril 2013

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A titre documentaire ... Quoi donc ?

Écrit par : Benoît | vendredi, 12 avril 2013

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