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hitler

  • Ephéméride du 7 mars

    Albert Fert, Prix Nobel de Physique 2007 

     

    1274 : Mort de Saint Thomas d'Aquin       

     

    Âgé de quarante-neuf ans, il se rendait au concile de Lyon, où il avait été convoqué comme expert.

    Thomas avait fait trois séjours à Paris (voir l'éphéméride du 15 novembre) :

    • D'abord, à partir de 1248, sous le règne de Louis IX;

    • Puis il suivit son maître, Albert le Grand (dominicain lui aussi, et commentateur d'Aristote) à Cologne jusqu'en 1252 : en 1252, il revint  à Paris, où il resta sept ans, prenant en charge la chaire de Bachelier en Écritures, pour continuer comme Bachelier Sentenciaire (il fut, à trente et un ans, maître d’une chaire pour laquelle il en fallait trente cinq, selon les statuts et l’approbation pontificale. Au bout de ces sept années parisiennes, il fut appelé à Rome par le pape Alexandre IV, pour être incorporé à sa suite comme théologien pontifical;

    • Enfin, il fit un troisième et dernier voyage à Paris, envoyé par le supérieur des dominicains - avec le consentement du pape - pour arbitrer et éteindre, dans l'université, de graves querelles doctrinales, grâce à son autorité et à son prestige. Après avoir brillamment accompli cette double mission, il retourna définitivement à Rome, au côté du pape. 

    http://www.thomas-d-aquin.com/Pages/Presentation/PresentMenuCadre.html 

    http://curia.op.org/fr/index.php/qui-sommes-nous/84-albert-le-grand-et-saint-thomas-daquin-saints 

     

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    Saint Thomas d’Aquin par Antoine NICOLAS, 1648, Notre-Dame de Paris. Don du couvent dominicain de l’Annonciation du faubourg Saint-Honoré, en 1974, à l’occasion du septième centenaire de la mort de saint Thomas.

    Avec ce tableau, Paris se souvient du « Docteur Angélique », de la « Fontaine de Sagesse », qui professa la théologie à la Sorbonne, et écrivit plusieurs ouvrages dont une partie de la « Somme » au couvent Saint-Jacques, et vint sûrement se recueillir à la cathédrale, dont il vit construire le transept au temps de saint Louis.

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  • Ephéméride du 22 novembre

     

    1697 : Mort de Libéral Bruant 

    Professeur de Jules Hardouin-Mansart, il est l'auteur de la Chapelle Saint Louis de l'Hôpital de la Salpétrière, de la Basilique Notre-Dame des Victoires et de l'Hôtel Libéral Bruant, dans le Marais.

    Son oeuvre majeure reste, évidemment, l'Hôtel des Invalides, dont la chapelle et son dôme seront élevés par son élève, Jules Hardouin-Mansart.

    La façade Nord de cet édifice (196 mètres de long pour 22 de haut) porte, en son centre, un impressionnant Arc triomphal, qui donne accès à la Cour royale : cet Arc triomphal, imaginé par Libéral Bruant, reste un exemple unique dans toute l'histoire de l'Architecture française. On y voit la statue équestre du Roi soleil, en empereur romain - réalisée par Guillaume Coustou - portant sur son socle l'inscription : 

    Ludovicus magnus militibus regali munificentia in perpetuum providens has aedes posuit. An MDCLXXV

    soit :

    Louis le Grand, par munificence royale pour ses soldats et prévoyant pour la suite des temps a fondé cet édifice en 1765.       

    http://www.musee-armee.fr/lhotel-des-invalides.html

     

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  • Ephéméride du 30 septembre

    Maurice Barrès par Jacques-Emile Blanche [qui est mort le 30 septembre 1942]
     
     
    1567 : Michelade de Nîmes
     

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  • Ephéméride du 3 septembre

    Déclaration de guerre à l'Allemagne, le 3 septembre 1939

     

    1783 : Fin de la guerre d’Indépendance américaine 

    Le traité de Paris est signé entre la France et l'Angleterre, qui reconnaît l'indépendance des treize colonies américaines. Le traité de Versailles est signé le même jour entre l’Angleterre, la France et l’Espagne.

    La France se voit reconnaître la possession de comptoirs aux Indes et au Sénégal, et celle de Saint-Pierre-et-Miquelon. En outre, la Grande-Bretagne perd Minorque et la Floride (qui devient espagnole) mais conserve Gibraltar.

    La reddition de Lord Cornwallis à Yorktown (ci dessous), le 19 octobre 1781, avait marqué la défaite inéluctable de l'Angleterre (voir l'éphéméride du 19 octobre).

     

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    Tableau du Musée national de Versailles : devant la tente, à gauche, tendant le bras droit et regardant vers sa droite, Rochambeau; Washington, plus grand, est à droite (donc, à la gauche de Rochambeau, et regarde dans la direction opposée; les deux généraux sont "coiffés"; seul le jeune La Fayette (vingt-quatre ans) est tête nue, juste derrière Washington, et à sa gauche.

     

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  • Ephéméride du 23 juillet

    Les Cavaliers, film tiré du célèbre roman de Joseph Kessel [disparu le 23 juillet 1978]. A gauche, Omar Sharif [décédé le 10 juillet 2015] 

     

    1317 : Robert d’Anjou, roi de Naples, confère le titre de miles (chevalier) à Simone Martini 

    Il lui offre également un très riche apanage, en cette même année où le peintre réalise la grande "pala" représentant Saint Louis de Toulouse couronnant le roi Robert (la canonisation du saint franciscain, frère du roi, eut lieu cette année-là).

    Ce furent les premiers contacts officiels connus entre le célébrisssime peintre italien de la Renaissance et la France.

    Plus de vingt ans après, Simone Martini vint en France, suivant la cour papale en Avignon (1342) : il s'y lia d’amitié avec Pétrarque et illustra un codex de Virgile annoté par lui.

    Simone Martini réalisa également des fresques pour la cathédrale Notre Dame des Doms, et travailla ensuite au Palais des Papes, où il dirigea une véritable école, dont fit partie Matteo Giovanetti.

    Mais, à la différence de ce dernier, qui retourna en Italie avec le pape Urbain V - lorsque celui-ci ramena la Papauté à Rome - Simone Martini resta en Avignon, où il finit ses jours peu de temps après y être arrivé, en 1344... 

    http://www.jmrw.com/Abroad/Sienne/Peintres/Martini/index.htm 

    http://www.encyclopedie.bseditions.fr/article.php?pArticleId=168&pChapitreId=32039&pSousChapitreId=32042&pArticleLib=Les+fresques+d%92Avignon+%5BSimone+Martini-%3ELes+derni%E8res+%9Cuvres%5D

     

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    Fresques dans la cathédrale Notre-Dame-des-Doms

     

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  • Ephéméride du 8 juin

     

    1637 : Parution du Discours de la méthode

     

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    Le Discours de la Méthode pour bien conduire sa raison et chercher la vérité dans les sciences est la première grande œuvre philosophique et scientifique écrite en français, et non en latin, Descartes souhaitant être accessible à tous.

    Il y prône le doute méthodique et le recours à la raison, décidant de volontairement mettre en doute toutes ses connaissances et opinions. Que reste-t-il de cette remise en question : que c’est lui, sujet, qui doute. Or, pour douter, il faut penser. Donc, si je doute, je pense, et si je pense, je suis...

    Le doute, qui au départ mettait tout en question, se renverse ainsi, et devient au contraire source de certitude, celle de l'existence du sujet pensant...

      

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  • Terres de sang : l’Europe entre Staline et Hitler, par Champsaur

    Sur un livre. Entre 1933 et 1945, Soviétiques et nazis ont tué quatorze millions d'êtres humains en Europe de l'Est.

    TERRES DE SANG.jpgCette traduction récente chez Gallimard de l’ouvrage de l’historien américain Timothy Snyder (Yale), « Terres de sang », paru en Octobre 2010 aux États Unis sous le titre « Bloodlands : Europe between Hitler and Staline », vient combler un vide. On ne trouve pas en France un ouvrage aussi documenté (et accusateur) sur la collusion objective, historiquement incontestable, et la complicité entre Staline et Hitler pour avoir procédé au cœur de l’Europe à l’assassinat industriel de populations à une échelle jamais rencontrée jusque-là dans l’histoire de l’humanité. Mao et ses séides feront mieux 15 ans plus tard. Le sujet lui-même a contraint l’auteur à ne commencer son étude qu’après l’installation ferme de Staline au pouvoir, c’est-à-dire, 1930 environ (décembre 1934, assassinat de Serguei Kirov). Et donc ne sont pas considérées les périodes précédentes de Lénine et Trotsky, elles aussi horriblement jonchées de cadavres d’innocents. La géographie des Terres de sang comprenait la Pologne, les pays Baltes, la Biélorussie soviétique, l’Ukraine soviétique, et la frange occidentale de la Russie soviétique. 

    ( Traduit de l'anglais par Pierre-Emmanuel Dauzat, Gallimard, 705 p., 32 € : http://mediabenews.wordpress.com/2012/06/14/timothy-snyder-terres-de-sang-l-europe-entre-hitler-et-staline/ )

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  • GRANDS TEXTES XXXII: La démocratie est-elle la fille de la Révolution française ?, par Yvan Blot.

           ( Ce texte d'Yvan Blot est paru dans La Nouvelle Revue Universelle, n° 10 – décembre 2007 )

            "Retotale" : le jeu de mot, en tant que jeu de mot, est très réussi; il serait presque amusant, car vraiment spirituel, s'il ne s'agissait d'une réalité épouvantable, que la Terreur et le génocide vendéen sont, très vite, venus illustrer. Puis, plus tard, leurs héritiers et descendants du vingtième siècle, sous les différentes formes de marxisme-léninisme, de Staline, à Mao, Pol Pot etc....

            Dans cette ample réflexion qu'il mène sur la Révolution française, Yvan Blot va bien à l'essentiel, au coeur du problème, lorsqu'il cite et rappelle cette expression, employée par un Sieyès lui-même en proie aux doutes et inquiet - sinon horrifié... - de la tournure que prenaient les évènements.

           De même, Gracchus Babeuf, pourtant adepte d'une théorie que l'on peut qualifier de pré-communiste, sera lui aussi épouvanté par ce qu'il voyait en Vendée : c'est lui, d'ailleurs, qui forgera le mot de populicide.

           "Il s'est produit des évènements que nous n'avions pas prévu..." dira benoîtement, pour sa part, Saint Just...

            Mais le fait est là, et c'est ce que montre bien ici Yvan Blot, s'appuyant, entre autres sur Robert Furet : dès les origines, dans ses germes eux-mêmes, la Révolution de 1789, triomphante en 1793, portait en elle-même le Totalitarisme : l'expression de république totale, la "rétotale", dont parle Sieyès, le dit bien...

            De par son idéologie, la République qui en est issue n'est donc pas une République à proprement parler, une Res Publica, comme elle l'est en Suisse, en Allemagne... mais une République idéologique; ce qui est, bien sûr tout autre chose, et radicalement différent.

            De même, la démocratie dont elle se réclame n'est-elle pas non plus une démocratie au sens habituel et éthymologique du terme, mais, là aussi, une démocratie idéologique; ce qui est, là aussi, tout à fait autre chose, et radicalement différent.

            C'est le mérite de cette étude d'Yvan Blot que de le démontrer clairement, dans un texte concis et ramassé, donc très accessible, qui devrait ouvrir les yeux de celles et ceux qui se sont laissés abuser par les mots, et les ramener aux réalités, dépassant ainsi les mensonges et les faux mythes....  

               La conclusion d'Yvan Blot s'impose d'elle-même, elle est claire et limpide : La Suisse ou les États-Unis disposent d'une véritable République, d'une véritable Démocratie pour deux raisons : d'abord, parce qu'elles ne les considèrent que comme un mode de gouvernement parmi d'autres possibles; que comme un type de gestion des choses et des gens, parmi d'autres types possible. Ensuite, et surtout, parce que, dans ces deux pays, de très fortes Traditions nationales, historiques, religieuses sont vêcues par les populations.

              La République française est d'une nature toute autre, puisqu'ellle s'est, au contraire, construite sur le rejet, la négation, la lutte constante contre toutes les Traditions constitutives de la France. Parler d' "An I de la République" est très révélateur ! La République se veut la nouvelle religion, qui doit éradiquer l'ancienne et la remplacer, car elle porte en elle-même le tout (c'est pour cela qu'elle se croit, d'ailleurs, "exportable", et de là vient son messianisme...) : mais le mot "tout" est, précisément à la base du mot "totalitarisme".....

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    Alexandre Soljénitsyne, dans son Discours aux Lucs sur Boulogne, en 1993 devait déclarer :
     
    "La Révolution française s'est déroulée au nom d'un slogan intrinsèquement contradictoire et irréalisable : liberté, égalité, fraternité. Mais dans la vie sociale, liberté et égalité tendent à s'exclure mutuellement, sont antagoniques l'une de l'autre! La liberté détruit l'égalité sociale - c'est même là un des rôles de la liberté -, tandis que l'égalité restreint la liberté, car, autrement, on ne saurait y atteindre. Quant à la fraternité, elle n'est pas de leur famille. Ce n'est qu'un aventureux ajout au slogan et ce ne sont pas des dispositions sociales qui peuvent faire la véritable fraternité. Elle est d'ordre spirituel. Au surplus, à ce slogan ternaire, on ajoutait sur le ton de la menace : « ou la mort», ce qui en détruisait toute la signification"

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  • GRANDS TEXTES XXVII : Chapitre VII (et dernier) de L'Histoire de deux peuples : Le reveil de la Walkyrie, par Jacques Bainville

                Devant l'Histoire.....

                Voici l'intégralité du chapitre VII (et dernier) de L'Histoire de deux peuples, de Jacques Bainville : Le réveil de la Walkyrie. 

                Dans cet ouvrage, remarquable en tous points, Bainville explique les causes lointaines de la Seconde Guerre mondiale et, pour ce faire, remonte aux sources, c'est à dire au calamiteux Traité de Versailles de 1918, qui a gâché la paix, après une guerre qui avait coûté tant de sacrifices matériels et humains au peuple français; et il montre bien comment le Régime en est responsable.....

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  • Un grand souffle d'air frais, sur France 2, chez FOG.....

               Vendredi 5 février, Franz-Olivier Gisbert entame son émission, Vous aurez le dernier mot ! Il annonce, évidemment sous les applaudissements du public, qu'on va "partager, polémiquer, débattre et, si possible, en prenant du plaisir...".

               Eh bien, disons-le tout net, oui, on en a pris, du plaisir ! Et pas qu'un peu !....

               Pourquoi ? Parce que le thème de la soirée était le politiquement incorrect, et on a vraiment pris plaisirà entendre Gilbert Collard, Philippe Tesson, Marc-Edouard Nabe dénoncer l'étouffement de la pensée et la censure morale ambiante....

               Voici, simplement retranscris, certains passages parlants de la soirée...

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    Ici avec Frédéric Mitterand, toujours pour Vous aurez le dernier mot !....

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  • BHL confirme ses propos sur Pie XII..

                 Dans son entretien au Journal du Dimanche, daté du 6 février, BHL confirme ses récents propos positifs sur Pie XII :

     

                 « …Quant à Pie XII, je demande simplement qu’on s’en tienne aux faits. Le fait est que, contrairement à ce que répètent en boucle les crétins, la plupart des archives sont ouvertes et consultables. Le fait est que, dans le silence assourdissant du monde entier sur la Shoah, il a été plutôt le moins silencieux de tous. Le fait est qu’il a, sans avions ni canons, plus dit et plus fait que Churchill, Roosevelt et de Gaulle réunis. Bien sûr qu’il aurait pu dire et faire davantage. Tout le monde peut toujours dire et faire davantage. Mais le présenter comme le "pape d’Hitler", broder inlassablement sur ce fameux "silence de Pie XII" est absurde et assez dégueulasse... »

     
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     La photo qui accompagne l'entretien...

  • GRANDS TEXTES XVIII, ou ANTI GRAND TEXTE : Discours de Maximilien de Robespierre (première intervention, le 3 décembre 1792, au cours du pseudo procès de Louis XVI).

                Il y a 18 ans, le jeune Maximilien de Robespierre avait eu à féliciter le roi Louis XVI rentrant à Paris après son couronnement à Reims, le 15 juin 1775 (Maximilien avait alors 17 ans accomplis). C'était rue Saint-Jacques, devant le Collège Louis-le-Grand. Le professeur de rhétorique avait rédigé pour la cérémonie un compliment superbe en vers, que Robespierre fut chargé de dire, comme étant l'un des élèves les plus doués et les plus méritants. Il pleuvait à seaux ce jour-là, mais le jeune Maximilien était infiniment fier d'avoir eu «l'honneur» de saluer ce jeune roi qui incarnait aux yeux de la nation toute entière les espérance d'un avenir prometteur pour la France.

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    Robespierre, avant.....

                Aujourd'hui, dix-huit ans plus tard, ce 3 décembre 1792, il prononce les mots terribles que l'on va lire ci-dessous, dans ce véritable discours fondateur de tous les Totalitarismes modernes. C'est à l'ouverture du pseudo-procès de Louis XVI : c'est toujours le même Robespierre et, pourtant il n'est plus le même: le jeune élève brillant et prometteur est devenu un idéologue endurci, sec et froid.

                C'est à lui que s'adressera quelques jours plus tard le courageux De Sèze: "Français, la révolution qui vous régénère a développé en vous de grandes vertus ; mais craignez, qu’elle n’ait affaibli dans vos âmes le sentiment de l’humanité, sans lequel il ne peut y en avoir que de fausses !".

                De Sèze a courageusement et intelligemment démasqué les idéologues, se voulant régénérateurs et purificateurs, persuadés d'oeuvrer pour l'Homme, mais n'ayant aucune forme de pitié ou de considération pour les hommes. Mais Robespierre et la Convention n'entendront évidemment pas le message. Comment Robespierre et ses affidés, un Saint Just par exemple, pourraient-il l'entendre, ce message, lorsque le même Saint Just osait proférer (toujours lors du pseudo-procès de Louis XVI): "Je ne juge pas, je tue... Une nation ne se régénère que sur des monceaux de cadavres"...

                C'est trop tard: Robespierre est mort, du moins le jeune et brillant élève qui recevait et complimentait le Roi lors de son retours de Reims. L'a remplacé un idéologue aveuglé par sa confiance en lui-même et en ses principes, qu'il croit supérieurs et qu'il veut appliquer à tout prix, ne se rendant absolument pas compte, absolument plus compte, qu'il est devenu la parfaite incarnation de la terrible prophétie de Frédéric II à Voltaire: « Nous avons connu le fanatisme de la foi. Peut-être connaîtrons-nous, mon cher Voltaire, le fanatisme de la raison, et ce sera bien pire »...

                Oui, c'est bien un fanatique, sec et froid, qui s'exprime d'une façon presque métallique, pourrait-on dire, ce 3 décembre, lors de l'ouverture du pseudo-procès de Louis XVI. Et qui prononce les paroles monstrueuses que l'on va lire, et que reprendront mot pour mot les Staline, Hitler, Mao, Pol Pot et autres monstres secs et froids des Totalitarismes modernes, qui ont tous pour père et modèle le même et unique Maximilien de Robespierre.

                Oui, l'on entend déjà, en lisant ce monstrueux discours et cette aberrante logique, ce que diront les enfants de Robespierre plus tard, bien plus tard, eux qui auront bien compris et bien assimilé cette infernale logique:

               A quoi bon juger ces Juifs, dira Hitler, la race aryenne ne saurait être soupçonnée d'erreur(s) dans ses pensées, ses jugements ou ses actes, puisqu'elle est "supérieure" (!). Ces juifs doivent donc mourir, sinon c'est admettre l'idée que la race aryenne a pu se tromper, ce qui est impossible... A quoi bon juger ces dissidents, dira Staline, la classe ouvrière est l'avant-garde consciente qui a reçu pour mission de faire éclore l'Histoire et de l'achever. Elle marche dans le sens de l'Histoire, et l'idée même de juger quelqu'un qui s'oppose à elle -et qui ne peut donc être qu'un traître ou un malade- serait admettre l'idée que la classe ouvrière pourrait se tromper, ce qui est impossible.....

                Donc, on ne juge pas, on tue, pour reprendre telle quelle la formule de Saint Just, ce grand ami de Robespierre, et l'un de ses alter ego...

    ROBESPIERRE.JPG

    ...Robespierre

                On le voit, le tout de la mécanique infernale est contenu dans le discours de Robespierre, qui est une vraie bombe, insuffisamment lu, insuffisamment étudié. Ce discours est bien l'acte fondateur, la parole fondatrice de tous les procès nazis ou staliniens de l'histoire, de tous les Totalitarismes, de tous les Génocides....

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  • Quand Marianne offre un bel exemple d'honnêteté intellectuelle...

                En effet, c'est un geste à signaler, que celui d'offrir une pleine page en dessous du titre suivant:

    Pie XII : et si Marianne se trompait?

    Notre une du samedi 02 janvier « le pape qui garda le silence face à Hitler », qui traitait de la possible béatification de Pie XII, a fait réagir. Y compris parmi nos chroniqueurs réguliers. Parmi eux, Roland Hureaux estime que, face à la Shoah, Pie XII a agi en homme responsable plutôt qu'en donneur de leçons....

               Vous lirez l'article entier en cliquant sur ce lien:

              http://www.marianne2.fr/Pie-XII-et-si-Marianne-se-trompait_a183428.html?com

     

    Pie XII - Deutsches Bundesarchiv - Wikimedia Commons - CC

  • Staline = Hitler ? Juste, mais incomplet...

                Ou: Staline et Hitler, les deux enfants de Robespierre et de la Convention.....

                Voici ce qu'on pouvait lire sur la page d'accueil du site Radio Vatican, le 22 août dernier:

                http://www.radiovaticana.org/FR1/Articolo.asp?c=311285

    cariacture staline hitler.jpg

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  • 14 Juillet : Le bon grain et l'ivraie, ou : la fête ambiguë...

     

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                De nombreux bons moments dans cet hommage traditionnel à l'Armée française. Notamment celui où les noms des dix soldats tombés en Afghanistan le 19 août 2008 sont apparus sur le sol. Ce fut là un moment d'émotion, et de justice aussi. Pour parler comme Jeanne d'Arc, il est naturel que ceux qui sont -et ont été- à la peine soient à l'honneur...

                N'ayant pas, pour l'instant, de photo de ce moment, nous nous contentons de redonner leurs noms ici:

    Damien Buil, 8e RPIMa (8ème régiment parachutiste d'infanterie de marine)
    Kevin Chassaing, 8e RPIMa
    Sébastien Devez, 8e RPIMa
    Damien Gaillet, 8e RPIMa
    Nicolas Grégoire, 8e RPIMa
    Julien Le Pahun, 8e RPIMa
    Rodolphe Penon, 2e REP (Régiment étranger parachutiste)
    Anthony Rivière, 8e RPIMa
    Alexis Taani, 8e RPIMa
    Melan Baouma, RMT (Régiment de marche du Tchad)

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