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  • GRANDS TEXTES XXXII: La démocratie est-elle la fille de la Révolution française ?, par Yvan Blot.

           ( Ce texte d'Yvan Blot est paru dans La Nouvelle Revue Universelle, n° 10 – décembre 2007 )

            "Retotale" : le jeu de mot, en tant que jeu de mot, est très réussi; il serait presque amusant, car vraiment spirituel, s'il ne s'agissait d'une réalité épouvantable, que la Terreur et le génocide vendéen sont, très vite, venus illustrer. Puis, plus tard, leurs héritiers et descendants du vingtième siècle, sous les différentes formes de marxisme-léninisme, de Staline, à Mao, Pol Pot etc....

            Dans cette ample réflexion qu'il mène sur la Révolution française, Yvan Blot va bien à l'essentiel, au coeur du problème, lorsqu'il cite et rappelle cette expression, employée par un Sieyès lui-même en proie aux doutes et inquiet - sinon horrifié... - de la tournure que prenaient les évènements.

           De même, Gracchus Babeuf, pourtant adepte d'une théorie que l'on peut qualifier de pré-communiste, sera lui aussi épouvanté par ce qu'il voyait en Vendée : c'est lui, d'ailleurs, qui forgera le mot de populicide.

           "Il s'est produit des évènements que nous n'avions pas prévu..." dira benoîtement, pour sa part, Saint Just...

            Mais le fait est là, et c'est ce que montre bien ici Yvan Blot, s'appuyant, entre autres sur Robert Furet : dès les origines, dans ses germes eux-mêmes, la Révolution de 1789, triomphante en 1793, portait en elle-même le Totalitarisme : l'expression de république totale, la "rétotale", dont parle Sieyès, le dit bien...

            De par son idéologie, la République qui en est issue n'est donc pas une République à proprement parler, une Res Publica, comme elle l'est en Suisse, en Allemagne... mais une République idéologique; ce qui est, bien sûr tout autre chose, et radicalement différent.

            De même, la démocratie dont elle se réclame n'est-elle pas non plus une démocratie au sens habituel et éthymologique du terme, mais, là aussi, une démocratie idéologique; ce qui est, là aussi, tout à fait autre chose, et radicalement différent.

            C'est le mérite de cette étude d'Yvan Blot que de le démontrer clairement, dans un texte concis et ramassé, donc très accessible, qui devrait ouvrir les yeux de celles et ceux qui se sont laissés abuser par les mots, et les ramener aux réalités, dépassant ainsi les mensonges et les faux mythes....  

               La conclusion d'Yvan Blot s'impose d'elle-même, elle est claire et limpide : La Suisse ou les États-Unis disposent d'une véritable République, d'une véritable Démocratie pour deux raisons : d'abord, parce qu'elles ne les considèrent que comme un mode de gouvernement parmi d'autres possibles; que comme un type de gestion des choses et des gens, parmi d'autres types possible. Ensuite, et surtout, parce que, dans ces deux pays, de très fortes Traditions nationales, historiques, religieuses sont vêcues par les populations.

              La République française est d'une nature toute autre, puisqu'ellle s'est, au contraire, construite sur le rejet, la négation, la lutte constante contre toutes les Traditions constitutives de la France. Parler d' "An I de la République" est très révélateur ! La République se veut la nouvelle religion, qui doit éradiquer l'ancienne et la remplacer, car elle porte en elle-même le tout (c'est pour cela qu'elle se croit, d'ailleurs, "exportable", et de là vient son messianisme...) : mais le mot "tout" est, précisément à la base du mot "totalitarisme".....

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    Alexandre Soljénitsyne, dans son Discours aux Lucs sur Boulogne, en 1993 devait déclarer :
     
    "La Révolution française s'est déroulée au nom d'un slogan intrinsèquement contradictoire et irréalisable : liberté, égalité, fraternité. Mais dans la vie sociale, liberté et égalité tendent à s'exclure mutuellement, sont antagoniques l'une de l'autre! La liberté détruit l'égalité sociale - c'est même là un des rôles de la liberté -, tandis que l'égalité restreint la liberté, car, autrement, on ne saurait y atteindre. Quant à la fraternité, elle n'est pas de leur famille. Ce n'est qu'un aventureux ajout au slogan et ce ne sont pas des dispositions sociales qui peuvent faire la véritable fraternité. Elle est d'ordre spirituel. Au surplus, à ce slogan ternaire, on ajoutait sur le ton de la menace : « ou la mort», ce qui en détruisait toute la signification"

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  • Que se sont dit de Gaulle et Franco ?....

            On nous parle beaucoup de de Gaulle en ce moment, et c'est normal. FR3 lui a consacré à son tour un honnête téléfilm, après d'autres, sur d'autres chaînes. On apprend, ou plutôt, on précise toujours quelque chose, sur tel ou tel point, et c'est toujours utile et intéressant.

            Néammoins, on reste toujours, grosso modo, dans les mêmes épisodes. Et on continue d'approfondir toujours les mêmes pistes.

           On attend encore le vrai journaliste d'investigation, celui (ou celle...) qui osera briser le tabou et qui nous dira ce qui s'est réellement passé, et réellement dit, lors de la rencontre que de Gaulle a tenu à avoir avec Franco.

           Ou, du moins, qui essaiera de savoir ce qui s'est passé, qui essaiera de resituer le fait dans son contexte, car on sait bien que tout le monde est resté ultra discret sur le sujet. Justement, raison de plus....

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    Au moment de leur rencontre, il reste à Franco un peu plus de cinq ans à vivre; à de Gaulle, un peu moins de cinq mois.....

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  • Une histoire politique de la littértaure, de Stéphane Giocanti

                Dans la toujours très intéressante (et très honnête) rubrique Le livre du jour, sur France info, Philippe Vallet a reçu Stéphane Giocanti, le mardi 6 octobre. Il venait présenter son dernier ouvrage Une histoire politique de la littérature. De Victor hugo à Richard Millet.

                Evidemment, 2'09'' (le temps de la rubrique) c'est toujours trop court. On en écouterait volontiers beaucoup plus. Il n'empêche, ces 2'09"" là ont été, comme à l'accoutumé, fort intéressantes. Philippe Vallet rappelle que "...la France se pense à travers ses écrivains", puis tend la perche à Stéphane Giocanti, qui se fait un plaisir de la saisir: "Même lorsqu'ils se sont plantés ?" -demande Philippe Vallet- "Mais oui... -répond Gicocanti- comme Sartre, affirmant que la Chine de Mao est un pays magnifique... ou Aragon écrivant un hymne au Guépéou, la police secrète ultra répressive de l'URSS... ou Gide qui trouve que l'avenir radieux se trouve en URSS... il se corrigera après..."

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  • Communiste, la Chine ? La bonne blague !...

                Une bonne partie de la presse -écrite et parlée- semble croire encore au Père Noël. En tous cas le journaliste de France Info, qui, au réveil, ce jeudi 1er octobre, annonce tout guilleret, tout joyeux La Chine communiste fête ses 60 ans....60 coups de canons sont tirés sur la Place Tian an men... Hu Jin Tao est apparu au balcon, là-même où Mao avait proclamé la république populaire....

                 N'en jetez plus ! Dieu le Père lui-même serait-il apparu ce jour-là place Tian an men, notre bon (!) journaliste n'aurait guère pu en "faire" beaucoup plus !..... Tâchons de lui dessiller les yeux, et de tempérer son enthousiasme.....

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    Des chars de l'Armée populaire de libération (APL) défilent devant la tribune des dignitaires chinois, le 1er octobre 2009 à Pékin.

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  • Marxisme-léninisme et Terreur révolutionnaire en Extrême-Orient : un document surprenant...

                Ou: les horreurs révolutionnaires racontées - et condamnées - par une victime directe.

                Mars 2009. Six amis sont dans un taxi, de nuit, dans Paris. Passées les premières minutes, le chauffeur - un vietnamien - se laisse aller à ces confidences....

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  • Un maire contre tous les totalitarismes...

                Philippe Pennezec, maire UMP du Plessis-Robinson, a inauguré une statue, L'Homme libre, dédiée aux "victimes de tous les totalitarismes du XXème siècle", après avoir projeté le Katyn, d'Andrezj Wajda.

                Il a bien précisé qu'il voulait condamner aussi bien le nazisme que le communisme: on finissait par être un peu saturés des condamnations du seul nazisme, le communisme échappant souvent (trop souvent...) aux dites condamnations, opprobres et flétrissures...

                 Philippe Pennezec a le cran de prendre ainsi à rebrousse poil les tenants d'une certaine amnésie officielle, qui pensent que l'on peut condamner indéfiniment un totalitarisme (le nazisme, qui doit l'être évidemment) en ne disant jamais un traître mot contre l'autre, son frère jumeau, le marxisme-léninisme, qui doit l'être tout autant que lui : où est leur logique, où est leur cohérence ? Ce n'est pas si vieux: tout le monde se souvient qu'en février 1976 Jacques Chirac, alors premier ministre pour quelques mois encore, avait refusé à Léonid Plioutch de "dénoncer les crimes contre l'humanité perpétrés par le régime soviétique". Sans parler de la grandiose déclaration de Giscard, le jour de la mort de Mao, en septembre de la même année (décidément...) où notre (!) président appela celui-ci un phare de l'humanité !...

                Au moins, au Plessis Robinson, les choses sont claires : les totalitarismes du XXème siècle sont renvoyés dos à dos, et condamnés également; et pas l'un sans l'autre.

                Restera encore à établir la filiation de ces totalitarismes, et à remonter à leur source commune: la Révolution de 1789/1793...

  • Un nouveau Pdf: Lazare Carnot, aux sources des Totalitarismes et des Génocides modernes...

                La rédaction des Ephémérides nous a amené, pour la journée du 13 mai, à parler de Lazare Carnot (né le 13 mai 1753).

                On sait qu'un juge d'instruction doit instruire à charge et à décharge. Voilà pourquoi, au moment d'évoquer ce personnage ambigu, cette personnalité double, nous avons voulu commencer par rappeler ses compétences scientifiques mondialement reconnues, et l'étendue de ses dons et de son intelligence, par lesquels il fait honneur au nom français.

                Nous avons rappelé aussi qu'il avait contribué de toutes ses forces, avec quelques autres, à la création de l'École polytechnique...

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  • L’autre barbarie du XXe siècle : le communisme...

                Nous avons plus d'une fois, ici-même, dit et redit la nécéssité de procéder au second Procès de Nuremberg, qui n'a toujours pas eu lieu : celui du Marxisme-Léninisme.

                Voici qu'une lectrice nous communique les coordonnées d'un site sur lequel on ne perdra pas son temps (c'est le moins que l'on puisse dire !...) :

                http://www.granarolo.fr/medias/exposition-tous-les-murs-ne-sont-pas-tombes.html

                Il s'agit d'un site crée par Philippe Granarolo, dans lequel on trouvera un grand nombre de textes et de citations, dont nous avons extrait celle-ci, de Jean Sévillia (mais il y en aurait tant d'autres ! le mieux est d'aller voir par vous-même...) :

                Ils se sont toujours trompés

                « Cela fait cinquante ans que ça dure. A Paris, quelques dizaines d’hommes donnent le ton. Ils discourent à l’antenne. Ils publient des articles. Ils écrivent des livres. Ils enseignent en chaire. Ils interviennent dans les colloques. Ils signent des pétitions. Ils déjeunent ensemble. Ce n’est pas comme dans la chanson de Brel : chez ces gens-la, monsieur, on pense. On pense pour les autres.

     
                Ils auront épousé toutes les idéologies. En 1945, ils professaient que l’URSS était un paradis, et rédigeaient des poèmes à la gloire de Staline. En 1960, ils prétendaient que la décolonisation résoudrait miraculeusement les problèmes des peuples d’outre-mer. En 1965, ils saluaient la juste lutte de Fidèle Castro, Hô Chi Minh et Mao. En 1968, ils proclamaient que le bonheur naîtrait de la suppression de toute contrainte. En 1975, ils se réjouissaient de la prise de pouvoir par Pol Pot, au Cambodge. »
     
                Jean Sévillia, Le terrorisme intellectuel, p. 9.

                Voici comment Philippe Granarolo présente son site:         

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  • Benoît XVI et ceux "qui se sont proclamés Dieu eux-mêmes..."

                     Le pape Benoît XVI a ouvert, le dimanche 5 octobre, un synode des évêques du monde entier consacré à "la parole de Dieu" par une charge contre "une certaine culture moderne" ayant proclamé la mort de Dieu, durant une messe célébrée dans la basilique romaine Saint-Paul-hors-les murs.

                       Il a repris cette constatation que nous pouvons tous faire, avec le nazisme et les différentes déclinaisons du marxisme léninisme que le monde a subies au vingtième siècle :

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  • Où est-on le plus révolutionnaire : à Pékin, à Moscou ou bien à Paris ?...

               On a parlé un peu partout de la cérémonie d’ouverture des Jeux. Nous nous en tiendrons ici à la leçon politique que l’on peut en tirer, car on peut en tirer une, à l’évidence, et elle ne sera pas peu surprenante pour certains…..

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  • Vive le marxisme, avenir radieux de l'humanité !...

              Dédié a ceux qui n'ont jamais renié leur marxisme ni leur admiration pour la Chine communiste (les anciens mao spontex de 1968 par exemple...), ces propos de Han Dogfang recueillis par Jacques SAYAGH (dans OUEST FRANCE, du jeudi 22 mai 2008) et qui illustrent bien les conditions sociales déplorables qui prévalent (ou plutôt sévissent...) dans la Chine toujours officiellement communiste d'aujourd'hui...

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  • Quand Philippe Verdin répond à Michel Onfray (mais aussi à beaucoup d'autres, ses semblables...)

            Philippe Verdin est dominicain. Né en 1966, il a été ordonné prêtre en 1999. Il fut aumônier d'étudiants à Dakar (Sénégal) pendant cinq ans. Depuis 2006, il dirige le pèlerinage du Rosaire à Lourdes.

            Il est co auteur du livre "La République, les religions, l'espérance" (1).

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  • Ségolène parle d'Olympe..

    On savait que Ségolène Royal avait un gros problème avec la langue française: le plus bel exemple n'étant pas la savoureuse " bravitude" mais bien plutôt la "spiritualité" d'Arnaud Montebourg. Cherchant à excuser ce dernier d'un jeu de mot douteux, Ségolène a bien voulu lui pardonner, en martyrisant au passage la langue française, et en se couvrant une fois de plus de ridicule, puisqu'au lieu de parler de son humour ou de sa drôlerie, elle a évoqué sa "spiritualité", croyant évoquer par là un être "spirituel", c'est à dire drôle, maniant un humour délicat et raffiné, tel un Guitry par exemple; c'était évidemment "humour" qu'il fallait employer, le terme de "spiritualité" se référant bien sûr à des auteurs traitant de spiritualité ou de religion, comme Saint Augustin ou Pascal, dont on conviendra que Monsieur Montebourg est malgré tout assez éloigné...

    On vient de découvrir que Madame Royal a également un problème avec l'Histoire: durant la campagne électorale, elle s'est lancée dans un vibrant éloge d'Olympe de Gouges, et n'a pas hésité à demander le transfert de ses cendres au Panthéon !

    Bigre ! Sait-elle vraiment qui fut Marie Gouze, plus connue de nos jours sous son pseudonyme d'Olympe de Gouges (nettement plus flatteur, on en conviendra...); et surtout comment et pourquoi elle mourut, à 45 ans, guillotinée par Maximilien et sa bande de fous furieux ?

    Ségolène se moque bien de l'Histoire, et préfère nous sortir  son vernis culturel, selon le principe bien connu: la culture, c'est comme la confiture, moins on en a, plus on l'étale ! Elle pense donc que notre chère Marie/Olympe fut simplement une féministe, et c'est au moment de la Journée des Femmes que Madame Royal a fait cette proposition saugrenue de transfert de cendres au Panthéon.

    Pourquoi saugrenue ? Tout simplement parce que Marie/Olympe, royaliste, adopta les idées de la révolution au moment où, pour tout le monde, cette révolution semblait n'être que l'évolution nécessaire dont avait rêvé, par exemple, un Mirabeau... Mais assez vite, par la suite, révoltée et effrayée par les horreurs dont Danton, Robespierre et consorts se rendirent coupables, et lucide sur les conséquences de ce qui ne pouvait plus que déboucher sur le Totalitarisme, Marie/Olympe redevint la royaliste qu'elle avait été. Elle eut le courage, la noblesse de coeur et la grandeur d'âme de défendre Louis XVI et de rédiger des pamphlets contre Marat et Robespierre. Un tel courage ne pouvait bien sûr pas rester impuni: Robespierre la fit guillotiner le 3 novembre 1793, trois semaines après Marie Antoinette, à qui elle avait crânement adressé le préambule de sa "Déclaration des Droits de la Femme et de la Citoyennne".

    Alors, Madame Royal, de grâce: si vous voulez vous servir chez nous, piller nos auteurs et encenser nos grandes figures, surtout ne vous gênez pas, faites comme chez vous et allez-y de bon coeur ! soyez juste honnête, intellectuellement s'entend, et citez vos sources; citez-les complètement; et n'omettez pas, dans le cas de Marie/Olympe, de dire la simple vérité: elle a été assassinée par vos amis, ceux qui ont instauré le Totalitarisme; ceux qui ont mis la France, l'Europe et le monde à feu et à sang;  ceux qui ont pratiqué le premier génocide, dont tous les autres découlent, de Hitler et Staline à Mao et Pol Pot; ceux qui avec leurs Colonne Infernales ont inventé et préfiguré les Waffen SS, et qui en Vendée ont réalisé le premier Oradour sur Glane...