(IV) L’affaire Epstein, une bombe à fragmentation, par Antoine de Lacoste
(reçu hier, à 11h34)
Nous avons vu dans les précédents articles que, grâce à Les Wexner puis Leon Black, Jeffrey Epstein est devenu riche. Et cela avec seulement deux « clients », ce qui doit être assez rare dans la vaste histoire des escrocs. On peut estimer que les chiffres fournis par les différentes enquêtes journalistiques, celle de Society par exemple (malgré le côté très politiquement correct de leur prose),sont fiables : environ 200 millions de dollars soutirés tout au long des années 90 à Wexner et à peu près l’équivalent venant de Black pour les années 2000.
Cet argent lui permit deux choses : s’ouvrir les portes d’un vaste réseau relationnel et acquérir jet privé et propriétés de luxe pour obliger tous ceux qu’il approchait et qui pouvaient lui être utiles. Tout n’était pas sexuel dans ce schéma, même si le pédophile était lui-même pathologiquement insatiable. Il fournissait des filles, mineures ou non, à qui voulait mais beaucoup n’étaient pas intéressés ou se méfiaient. Notre escroc savait très bien alors ne pas aller trop loin et approfondir une relation pour des affaires ou l’élargissement de son vaste cercle d’influence, sans passer par des prestations sexuelles.





Voici le dernier article que m'a fait parvenir Annie Laurent.



