UA-147560259-1

Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Actualité Monde

  • (IV) L’affaire Epstein, une bombe à fragmentation, par Antoine de Lacoste

    (reçu hier, à 11h34)

    Nous avons vu dans les précédents articles que, grâce à Les Wexner puis Leon Black, Jeffrey Epstein est devenu riche. Et cela avec seulement deux « clients », ce qui doit être assez rare dans la vaste histoire des escrocs. On peut estimer que les chiffres fournis par les différentes enquêtes journalistiques, celle de Society par exemple (malgré le côté très politiquement correct de leur prose),sont fiables : environ 200 millions de dollars soutirés tout au long des années 90 à Wexner et à peu près l’équivalent venant de Black pour les années 2000.

    Cet argent lui permit deux choses : s’ouvrir les portes d’un vaste réseau relationnel et acquérir jet privé et propriétés de luxe pour obliger tous ceux qu’il approchait et qui pouvaient lui être utiles. Tout n’était pas sexuel dans ce schéma, même si le pédophile était lui-même pathologiquement insatiable. Il fournissait des filles, mineures ou non, à qui voulait mais beaucoup n’étaient pas intéressés ou se méfiaient. Notre escroc savait très bien alors ne pas aller trop loin et approfondir une relation pour des affaires ou l’élargissement de son vaste cercle d’influence, sans passer par des prestations sexuelles.

    Lire la suite

  • LES RENONCEMENTS ATTENDUS DES MUSULMANS  POUR UN ISLAM EUROPÉEN, par Annie Laurent

    Annie Laurent - Babelio

    Voici le dernier article qu'Annie Laurent vient de m'envoyer.

    Bonne lecture à tous !

    François Davin,

    Blogmestre de lafautearousseau

    ------------------------

    L'instauration d’un islam européen repose largement sur la responsabilité des musulmans qui y sont établis. Le problème se pose ainsi : les Européens de confession musulmane doivent-ils persister à s’attacher à des prescriptions ou à des comportements étrangers, voire opposés, aux fondements de la civilisation européenne? (Cf. les incompatibilités que nous avons rappelées dans la PFV n° 110). 

    Pause déjeuner pour des étudiantes dans le jardin du Luxembourg

    Pause déjeuner pour des étudiantes dans le jardin du Luxembourg, à Paris (Photo Pixabay)

    Lire la suite

  • Et pendant ce temps, Israël annexe le sud du Liban, par Antoine de Lacoste

    1AA.jpg

    Une partie de la base MAGA (Make America Great Again), reproche à son champion d’avoir déclenché une guerre absurde contre l’Iran, sans finalité claire, relançant une inflation honnie, chamboulant l’économie mondiale pour finir par une paix confuse qui ne sanctionne en aucun cas une victoire de l’Amérique. Le contrat électoral est bafoué. Les guerres éternelles de l’Empire américain devaient cesser, Donald Trump s’y était formellement engagé. Le document de sécurité américain, publié en novembre dernier et préfacé par le président, était limpide sur le sujet.

    Lire la suite

  • (III) L’affaire Epstein, une bombe à fragmentation, par Antoine de Lacoste

    L’affaire Epstein, une bombe à fragmentation, 1

     

    Dans le précédent article, nous avons vu que grâce au milliardaire Les Wexner, Epstein était devenu riche et avait commencé sa véritable ascension. Un deuxième homme joua un rôle majeur dans l’ascension relationnelle et financière d’Epstein. Il s’agit de Leon Black.

    Il fut le PDG d’Apollo Global Management, un des plus importants fonds de gestion américain, qui pèse des centaines de milliards de dollars. La première rencontre avec Epstein daterait de 1996, mais cette date étant fournie par Leon Black lui-même, nous ne sommes sûrs de rien. La relation entre Black et Epstein ressemble trait pour trait à celle que ce dernier a nouée avec Wexner : des conseils de gestion ou d’optimisation fiscale non prouvés, des émoluments considérables, disproportionnés, même en cas de vraies prestations de conseil, des frasques sexuelles organisées par le pédophile pour son ami milliardaire. La révélation, si tardive, de l’affaire Epstein, précipita la chute de Leon Black qui fut mis à la porte d’Apollo Global Management en 2021.

     

    LEON BLACK, LE SECOND MENTOR

    Lire la suite

  • L'Arménie va-t-elle disparaître, par Antoine de Lacoste ?

    (Reçu à l'instant)

    1AA.jpeg

     

    Le plus vieil Etat chrétien du monde vit des heures difficiles. Ce n’est pas la première fois : les Arméniens semblent marqués du sceau de la souffrance. Cernée par la Turquie et l’Azerbaïdjan, dirigée par un premier ministre antirusse qui a rompu des liens presque charnels avec Moscou, lui substituant une protection américaine très théorique, la toute petite Arménie semble bien menacée.

    C’est sous l’influence de Saint Grégoire l’Illuminateur que le roi Tiridate s’était converti au christianisme en 301.Mais les décennies qui suivirent furent difficiles pour le jeune Etat chrétien, entouré de deux géants peu commodes : l’Empire byzantin et l’Empire perse. Bien que l’un fût chrétien et l’autre païen, ils se mirent d’accord pour se partager la malheureuse Arménie qui n’avait aucun moyen de s’opposer à cette brutale mainmise.

    Lire la suite

  • L’affaire Epstein, une bombe à fragmentation, par Antoine de Lacoste

    (reçu hier, à 9h20)

    1AA.jpg

    A la fin des années quatre-vingt, Jeffrey Epstein fit la connaissance de Leslie dit Les Wexner, milliardaire et propriétaire, entre autres, de la marque de lingerie féminine Victoria’s Secret, à qui il doit sa fortune.

    Mais juste avant, un fait encore étrange de la vie d’Epstein doit être approfondi. En 1987, il entre au conseil d’administration de la New York Academy of Art. C’est une institution prestigieuse co-fondée en 1979 par le célèbre et sulfureux Andy Warhol et Stuart Pivar. C’est ce dernier qui a fait entrer Epstein dans l’antre de cette académie. Pivar est un milliardaire né dans une famille modeste de Brooklyn (décidément !) qui a fait fortune dans le plastique et s’est passionné pour l’art. Il aimait également la science et a développé des théories fumeuses sur l’évolution et la biologie.

    Lire la suite

  • ISLAM EN EUROPE : ENTRE INFLUENCES EXTÉRIEURES ET RÉALITÉS EUROPÉENNES, par Annie Laurent

    1AA.jpgVoici le dernier article que m'a fait parvenir Annie Laurent.

    Bonne lecture !

    François Davin,

    blogmestre de lafauteraousseau

    ----------

    Nous poursuivons l’étude concernant l’avenir et l’identité d’une Europe confrontée à la présence croissante de populations musulmanes sur son territoire. Après en avoir dressé une présentation générale, dans la divergence des identités et provenances (cf. PFV n° 109), nous vous proposons de rappeler ici les obstacles structurels à l’européanisation de l’islam. 

    La grande mosquée de Reims, Marne, France

    Une mosquée en Grèce (Commons Wikipédia)

     

    LES OBSTACLES À L’EUROPÉANISATION DE L’ISLAM

    Lire la suite

  • Effondrement démographique et bouleversements géopolitiques, par Antoine de Lacoste

    (reçu hier, 11h19)

     

    Comment la démographie bouleverse le monde – Yves Montenay

    La démographie est une donnée essentielle de la géopolitique et les grands bouleversements qui s’annoncent en raison de la dénatalité inédite d’une majeure partie du monde ne feront que renforcer son importance.

    Pour comprendre les enjeux majeurs des grandes puissances et les rapports de force qui les sous-tendent, chacun comprend qu’il faut saisir le fonctionnement de leurs institutions politiques, de leurs économies, des richesses de leurs sous-sols, de la puissance de leurs forces armées. La démographie devrait attirer l’œil des analystes avec la même force, peut-être même davantage, car les perspectives observées entraîneront des changements majeurs aux conséquences difficiles à évaluer.

    Lire la suite

  • L’affaire Epstein, une bombe à fragmentation, par Antoine de Lacoste

    Dossier Epstein

    (reçu ce jeudi, à 9h50)

    Après des décennies de silences, de complicités, de menaces, de morts suspectes, l’affaire Epstein a fini par éclater. Trop tard pour écouter le principal protagoniste opportunément retrouvé « suicidé » dans sa cellule. Pas tout à fait trop tard pour sa complice, Ghislaine Maxwell, condamnée à 20 ans de prison à l’issue d’un procès où elle n’a strictement rien dit. Une assurance-vie assurément. Trop tard pour des milliers de très jeunes filles, souvent mineures, odieusement exploitées, violées, frappées, retenues prisonnières. Beaucoup se taisent encore. L’une, Virginia Giuffre (née Roberts) s’est « suicidée » en avril 2025 après avoir affirmé plusieurs fois qu’elle ne le ferait jamais. Accessoirement, on ne sait pas toujours très bien comment elle se serait suicidée. Enfin, peut-être pas tout à fait trop tard pour les très nombreuses relations du couple Epstein-Maxwell, dont beaucoup tremblent.

    Certains se taisent, d’autres s’agitent en jurant qu’ils connaissaient le couple mais ne savaient rien de leurs odieuses pratiques. La bonne blague : tout le monde savait et tout le monde se taisait. Les uns parce qu’ils étaient complices et/ou tenus (Epstein filmait tout), d’autres parce qu’ils profitaient des largesses et des relations du réseau exceptionnel tissé par le couple, d’autres enfin parce qu’ils étaient fiers d’appartenir à cette coterie, d’être invités avec des princes, des ministres, des gens célèbres. Ce sera le rôle de la justice américaine mais aussi anglaise et française, de déterminer qui fut complice ou non. Pour peu que cela les intéresse enfin, après des années d’indifférence inexpliquée à ce jour.

    Lire la suite

  • Soros, l’étendue d’un empire, par Antoine de Lacoste

    (reçu hier à 10h15)

    George Soros naquit à Budapest le 12 août 1930 sous le nom de Gyorgy Schwartz. Son père, Tivadar Schwartz, était un mondialiste avant la lettre. Utopiste invétéré, il fut un adepte de l’esperanto, cette langue universelle inventée par le docteur Zamenhof à la fin du XIXe siècle. Sensé être un lien pacifiste entre les hommes, l’esperanto fut également le moyen pour les communautés juives d’Europe centrale, aux langues maternelles très différentes, de communiquer entre elles.

    C’est en 1936 que Tivadar décida, face à la montée du nazisme, de changer de nom. Il choisit Soros, verbe tiré directement de l’esperanto et qui signifie « il s’élèvera ». Avec la guerre, la famille survécut comme elle put et, grâce à l’habileté de Tivadar, parvint à éviter le pire. Paul, l’aîné, fut déporté en camp de travail d’où il fut libéré en 1945 et partit après la guerre aux Etats-Unis où il mena une carrière d’ingénieur.

    Lire la suite

  • L’Iran, de Cyrus aux Mollahs en passant par Saint Thadée, par Antoine de Lacoste

    (reçu hier matin, à 10h52)

    1AA.jpg

    L’Iran est un grand paradoxe. Territoire perse, et fier de l’être, mais où les turcophones ont joué un rôle majeur, pays adepte de la religion zoroastrienne, mais contraint d’adopter l’islam des conquérants arabes, puis inventeur de la dissidence chiite pour échapper à l’emprise ottomane, rien n’est simple en Iran. Si l’on ajoute que le régime islamiste des mollahs, en place depuis 1979, tolère avec bienveillance les chrétiens arméniens et assyriens ainsi qu’une petite communauté juive, on doit comprendre que le monde chiite est bien différent du sunnite, et que les Perses ne sont pas comme les Arabes.

    L’Empire perse fut autrefois le plus grand. Dirigé par les Achéménides, il s’étendait sur tout le Proche-Orient, la Turquie actuelle, une partie des Balkans, l’Egypte et la Libye, le Caucase, et, à l’est, l’Afghanistan et le Pakistan actuels.

    Lire la suite

  • Le conflit israélo-palestinien et la victoire d’Israël, par Antoine de Lacoste

    (reçu hier, à 10h08)

     

    1AA.png

     

    A l’occasion de la présentation de son plan de paix, Donald Trump a déclaré dans un entretien avec le Time : « Eh bien, vous savez, vous avez 3000 ans d’histoire, et, dans le cas du Moyen-Orient, il y a une haine énorme, un mépris énorme, une méfiance énorme entre tout le monde. »

    Pour comprendre le conflit israélo-palestinien, il n’est pas nécessaire, comme le fait Donald Trump, de remonter si loin dans l’histoire puisque les acteurs actuels n’étaient pas tous là. Pour synthétiser, deux dates sont essentielles : 70 après Jésus-Christ, et la victoire de l’Empereur romain Titus avec la destruction du deuxième Temple qui l’accompagna. La terrible répression qui suivit, faite pour mater une fois pour toutes les révoltes juives, entraîna la dispersion du peuple juif qui, dans sa grande majorité, quitta la Palestine et s’installa dans d’autres régions du Proche et du Moyen-Orient. La seconde date essentielle est 636 et la bataille du Yarmouk. Cette année-là, les cavaliers arabes sortis des sables du désert vainquirent l’armée byzantine le long de ce fleuve qui borde la Syrie, la Jordanie et Israël avant de se jeter dans le Jourdain.

    Lire la suite

  • LIBAN-ISRAËL : VERS LA GUERRE OU VERS LA PAIX ? par Annie Laurent

    1AA.jpgAnnie Laurent vient de m'envoyer son dernier article :

    "Après avoir retracé, dans la dernière PFV (n° 107), les principales étapes politiques et historiques qui ont conduit à l’instabilité chronique caractérisant le voisinage entre le Liban et Israël, nous revenons à l’examen des sujets d’actualité relative à cette situation tel que nous l’avons entamé dans les PFV n° 101 à 106."

    Je n'attends pas une journée pour vous el communiquer à mon tour.

    Et, bonne lecture !

    François Davin, Blogmestre

    Lire la suite

  • L’Iran, les mollahs et les gardiens de la révolution, par Antoine de Lacoste

     

    Il y a bien longtemps que les manifestations en Iran n’avaient pris une telle ampleur. Comme souvent, la presse occidentale s’est emballée, pensant que les jours du régime théocratique des mollahs étaient comptés.

    Quelques centaines, ou plus probablement milliers, de morts plus tard, le constat est le même qu’auparavant. Un régime, aussi impopulaire soit-il, peut durer tant que sa répression est impitoyable. Il ne faut pas oublier les leçons de l’histoire.

    Lire la suite

  • La rue scande le nom du shah, veut-elle réellement la monarchie ?

    Dans Monarchies et Dynasties du monde, de notre Ami Frédéric de Natal

     

    Enquête – Alors que son nom résonne à nouveau dans les rues iraniennes, le fils du dernier shah s’impose comme une figure centrale de la contestation. Mais derrière les slogans, que disent réellement les Iraniens ? Et jusqu’où peut aller l’ambiguïté d’un retour du passé dans un pays en quête d’avenir ?

    « Longue vie au shah ! », « Reza Shah, que ton âme repose en paix », « Ceci est la bataille finale, Pahlavi va revenir ». Depuis le 28 décembre 2025, date à laquelle le bazar de Téhéran s’est enflammé, mis sous pression par l’inflation galopante en Iran, ces slogans résonnent en écho dans les rues de la capitale, tout comme Shiraz, Tabriz, Arak ou Babol. À 64 ans, le prince Reza Pahlavi, fils du dernier souverain iranien renversé en 1979, s’impose aujourd’hui comme l’une des figures les plus visibles de la contestation contre la République islamique.

    Depuis les États-Unis (USA) où il réside, l’héritier de la dynastie Pahlavi multiplie les messages vidéo, fixe des rendez-vous symboliques en fin de soirée, exhorte les manifestants à maintenir la pression, appelle à dresser des barrages routiers, à la grève et promet à tous que « la victoire est proche » comme il assure que son retour est « pour bientôt ».  Au sein de la diaspora, ses partisans vont plus loin : pour eux, les manifestations actuelles qui scandent son nom ou celui de la famille impériale seraient une réponse directe à ses nombreux appels

    Mais derrière l’emballement médiatique, désormais repris par la presse internationale, la réalité iranienne apparaît infiniment plus complexe.

     

    Lire la suite