vendredi, 10 juillet 2009
Ephéméride du 10 Juillet.
138 : Accession au pouvoir de l'Empereur Antonin le Pieux (Titus Aelius Fulvius Antoninus Pius), qui succède à l'empereur Hadrien en tant que fils adoptif. L'empire romain est alors à son apogée, sous le règne des quatre empereurs de la dynastie dite des Antonins: Trajan, Hadrien, Antonin, Marc-Aurèle.
Si les familles des trois autres empereurs de cette dynastie sont d'origine espagnole (Andalousie), la famille d'Antonin est originaire de Nîmes (Nemausus).
http://www.arenes-nimes.com/fr/nimes/40-decouverte/
http://www.pontdugard.fr/page.php?m=13_3 .
Il n'y eut quasiment pas de guerres durant les vingt trois années de son règne, ce qui, joint à une sage politique de réduction des dépenses, apporta à l'empire une période de prospérité rarement atteinte; c'est également de ce temps que date, pour l'essentiel, l'expression de Pax romana.
"Il mourut universellement regretté", dit de lui Michel Mourre dans l'article qu'il lui consacre (Dictionnaire encyclopédique d'histoire):
"...D'une famille de banquiers originaires de Nemausus (Nîmes), il hérita d'une fortune considérable et conquit rapidement par sa simplicité, sa douceur, son humanisme raisonnable, l'affection de tous. Consul en 120, il fit particulièrement apprécier ensuite ses qualités de sage administrateur comme proconsul en Asie, fut adopté par Hadrien en 138 et monta sur le trône six mois plus tard, à plus de cinquante ans.
Son règne marque l'apogée de la Pax romana: bien qu'il ait dû combattre les Berbères, les Daces et les Germains, Antonin ne cessa de vouloir la paix et assura au monde une tranquillité qui fut célébrée avec enthousiasme par tous ses contemporains. En Bretagne, il protégea les possessions romaines en faisant édifier (vers 140) entre le Forth et la Clyde, le mur d'Antonin. A l'intérieur, le règne fut marqué par un profond renouveau religieux et Antonin fut peut être un des derniers romains qui aient pratiqué sincèrement les cultes anciens de Rome, ce qui lui a valu son surnom.
Dès son avènement, il avait abandonné à l'Etat son énorme fortune, et son administration économe lui permit de laisser le trésor de l'Empire riche de 2.700.000.000 de sesterces, chiffre qui n'avait jamais été atteint. Antonin gouverna toujours avec l'appui des classes cultivées et en collaboration étroite avec le Sénat, auquel il rendait scrupuleusement ses comptes...."
Dans l'Histoire Auguste, on trouve ces deux paragraphes le concernant:
"A senatu divus est appellatus cunctis certatim adnitentibus, cum omnes eius pietatem, clementiam, ingenium, sanctimoniam laudarent". Soit: "Il fut proclamé divin par le sénat, tous les sénateurs ayant rivalisé pour faire approuver cette décision, car tous rendaient hommage à sa piété, sa clémence, son intelligence et sa grandeur d'âme".
"Fuit vir forma conspicuus, ingenio clarus, moribus clemens, nobilis, vultu placidus, ingenio singulari,eloquencia nitida, litteratura precipua, sobrius, diligens agri cultor, mitis, largus, alieni abstinens, et omnia haec cum mensura et sine jactantia, in cunctis postremo laudabilis et qui merito Numae Pompilio ex bonorum sententia comparatur". Soit: "Il était d'une beauté remarquable, doué de talents évidents, d'un caractère amène, d'un comportement noble avec une physionomie sereine, avait une rare intelligence, une éloquence brillante, une culture hors du commun; il était sobre, très attaché à la mise en valeur de ses terres, doux, généreux, respectueux du bien d'autrui, pratiquant toutes ces vertus avec mesure et sans ostentation; bref, il était à tous égard digne d'éloges et les gens de bien le comparaient à juste titre à Numa Pompilius."

1547 : Le coup de Jarnac. Au cours du dernier duel qui ait été autorisé en France, et en présence du roi Henri II, Guy de Chabot, baron de Jarnac, "allait succomber lorsqu'il frappa son adversaire au jarret d'un coup inattendu mais loyal (de là l'expression de coup de Jarnac)..." (Michel Mourre).
1559 : Mort accidentelle d'Henri II, après douze années de règne.
De Jacques Bainville, Histoire de France, chapitre VIII, François 1er et Henri II : la France échappe à l'hégémonie de l'empire germanique:
"...Ce qui s'est élaboré, construit, à cette date de 1547 où Henri II devient roi, c'est une politique. Décidément, les affaires d'Allemagne sont les plus importantes. Nos frontières de l'est aussi. L'Italie n'est qu'un théâtre secondaire. Contre qui porte l'effort de la France? Contre l'Empire germanique. C'est donc là qu'il faut agir, c'est cet Empire qu'il faut dissocier, s'il se peut. Quant aux résultats de l'inévitable guerre, où seront-ils cueillis ? Sur la ligne qui sépare l'Empire de la France, dans cette Lotharingie d'où le partage des Carolingiens nous a écartés depuis cinq cents ans. La lutte contre la maison d'Autriche, c'est-à-dire la lutte contre l'Allemagne, conduit la France à reprendre ses frontières du côté du Rhin. L'achèvement de notre unité sur les points où elle était encore le plus imparfaite devient un dessein tout à fait net sous Henri II.
Au début du nouveau règne, les nouvelles d'Allemagne étaient mauvaises pour nous. Charles Quint tentait ce que les rois de Prusse n'obtiendront que quatre siècles plus tard : devenir le maître dans une Allemagne unifiée, transformer l'Empire électif en monarchie héréditaire. L'Allemagne était alors une mosaïque de principautés et de villes libres. Sa constitution, définie par la Bulle d'Or, était à la fois aristocratique et républicaine. Charles Quint commença par priver les villes de leur indépendance, puis il passa aux princes. L'année même de l'avènement de Henri II, l'électeur de Saxe fut battu à Muhlberg.
Sans un secours du dehors, les princes allemands. succombaient, la maison d'Autriche centralisait et gouvernait l'Allemagne. Alors Charles Quint eût été bien près de réaliser son rêve, de dominer l'Europe. Il fallait se hâter pour prévenir ce péril. Auprès des Turcs, auprès du pape, auprès de la République de Venise, auprès des princes italiens et des princes allemands, partout où elle put trouver des adversaires de l'Empereur, la diplomatie française fut à l'œuvre...."
1871 : Naissance de Marcel Proust. http://pagesperso-orange.fr/marcelproust/
00:00 Publié dans Ephéméride....Ou: Balade dans notre Culture. | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : 10 juillet, antonin le pieux, nimes, henri ii, coup de jarnac, proust










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