jeudi, 18 juin 2009

Ephéméride du 18 Juin.

1204 : La Normandie redevient française. Le roi de France Philippe Auguste vainc à Rouen le souverain anglais Jean sans Terre et prend possession de la Normandie.

          Dès 1202, Philippe Auguste avait confisqué les terres de Jean, ce qui avait donné naissance au sobriquet de Jean sans Terre. Et il avait frappé un grand coup en s'emparant du célèbre Château Gaillard, construit par Richard Cœur de Lion.           

          Philippe Auguste s’emparera ensuite par les armes de l’Anjou et de la Touraine.

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1429: Victoire de Patay. Juste après la levée du Siège d'Orléans, c'est la première grande défaite que Jeanne, accompagnée de Richemont, inflige aux Anglais et à leur chef, le général Talbot, qui est fait prisonnier.

 

         L'élan est donné, et l'enthousiasme le rend irrésistible. Eléctrisés, les Français vont entamer la marche vers Reims car, comme l'a très bien expliqué Jacques Bainville, "la grande idée de Jeanne fut le Sacre de Reims".

 

         C'est la libération d'Orléans, suivie de la victoire de Patay, qui ont rendu possible cette chevauchée victorieuse vers la ville du Sacre...

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1815 : Cela n'aura pas duré Cent jours !

 

         Les troupes britanniques de Wellington et les troupes prussiennes de Blücher remportent une victoire décisive sur l'armée de Napoléon à Waterloo, au sud de Bruxelles. La folle équipée peut vraiment être qualifié de criminelle. Il faudrait, là aussi, tout citer du chapitre XVIII de l'Histoire de France de Jacques Bainville, La Restauration :

 

          "...Un an à peine s'était écoulé depuis que les Alliés étaient entrés à Paris, et la situation de la France en Europe était rétablie au-delà de tout espoir. Le service qu'on attendait des Bourbons, ils l'avaient rendu. La preuve en était dans la déception de nos ennemis les plus haineux qui étaient les Prussiens. Le nationalisme germanique, tiré d'un long sommeil par les principes de la Révolution, puis soulevé contre la domination napoléonienne, avait rêvé d'une grande Allemagne, étendue jusqu'aux Vosges, unie par le pays de Frédéric et des patriotes réformateurs et libéraux qui avaient préparé la guerre de l'Indépendance. Et l'Allemagne restait divisée, à l'état de Confédération où l'Autriche était le contrepoids de la Prusse, aussi semblable à l'ancien Empire germanique qu'elle pouvait l'être après les remaniements territoriaux de Napoléon....

 

          ...Cent jours : l'aventure ne dura pas davantage et ce fut assez pour causer des dégâts incalculables. À l'intérieur d'abord, en rendant plus difficile la réconciliation des Français. Napoléon ne savait pas seulement le métier de la guerre. Il savait celui de la politique qu'il avait appris, exercé pendant la Révolution. C'est de la Révolution surtout qu'il réveilla le souvenir, parlant gloire aux soldats, paix et liberté au peuple. L'empereur autoritaire était revenu en démagogue....De là date cette alliance des bonapartistes et des libéraux qui allait agiter la Restauration et la monarchie de Louis-Philippe pour préparer le règne de Napoléon III.

 

          À l'extérieur, les conséquences du retour de l'île d'Elbe ne furent pas moins graves. Les Alliés en furent informés à Vienne le 13 mars. Aussitôt ils mirent l'empereur « hors la loi des nations ». Le pacte de Chaumont fut renouvelé. La reprise de la guerre était certaine, de nouveaux malheurs probables pour la France. Talleyrand (ci dessous), qui la représentait au Congrès, se trouva dans la situation la plus cruelle. Prévoyant ce qui allait survenir, il prit le parti de se joindre aux Alliés afin de conserver au moins les conditions du traité de Paris pour que le futur traité ne fût pas pire. Mais il serait facile de travestir cet acte de prudence et de soutenir que la monarchie s'était associée aux ennemis de la nation française. Et quand les hommes qui s'étaient compromis dans les Cent-Jours chercheront une excuse, c'est de cet argument perfide qu'ils se serviront.

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          Tous ces événements ont une couleur romanesque, un caractère passionnel. Ils échappent à la raison. Une folie de trois mois ramenait chez nous l'étranger, remettait en question ce qui avait été si péniblement obtenu en 1814. Cette fois, les Alliés furent encore plus exigeants, et Talleyrand, par sa précaution de Vienne, n'avait pu prévenir que les trop graves mutilations du territoire français, celles que réclamait la Prusse, toujours la plus acharnée. Le prix de Waterloo, ce fut, au second traité de Paris, du 20 novembre 1815, plus de cinq cent mille âmes. Nous perdions Philippeville, Marienbourg, Bouillon, c'est-à-dire des places qui couvraient notre frontière du nord, rendue plus vulnérable à l'invasion. Nous perdions Sarrelouis et Landau : la trouée par laquelle les Prussiens entreront en 1870 sera ouverte et le traité de 1919 ne nous a même pas rendu la limite de 1814. Nous perdions encore Chambéry et Annecy, repris par la Maison de Savoie. Enfin nous devions supporter une occupation de cinq ans et payer 700 millions d'indemnité de guerre.

           Ces malheurs, la France était allée les chercher, elle les avait provoqués, lorsque, cédant à un mouvement sentimental, au souvenir des jours de gloire, elle avait tout oublié pour se jeter dans les bras de l'empereur. Et cependant la légende napoléonienne ne faisait que de naître. Déporté à Sainte-Hélène par les Anglais, Napoléon continua d'agir sur les imaginations. Le héros devint un martyr. Sa cause se confondit avec celle de la Révolution, et la littérature, de la plus haute à la plus vulgaire, propagea ce mysticisme. Les traités de 1815 avaient laissé le peuple français meurtri de sa chute après un rêve rapide et prodigieux. Par une criante injustice, mais naturelle à l'homme, qui aime à rejeter sur autrui la responsabilité de ses fautes et de ses maux, ce ne fut ni à Napoléon ni à lui-même que le peuple français imputa les traités de 1815, mais aux Bourbons qui avaient mis tout leur effort à les atténuer....

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           ...Après l'effondrement de Waterloo, c'est encore Louis XVIII qui était revenu, parce que lui seul était possible. On avait parlé du duc d'Orléans et même du prince d'Orange. Un sentiment qui ne s'était pas vu en 1814 s'était développé par la complicité des bonapartistes et des libéraux pendant les Cent-Jours, par leur erreur et leur échec même : la haine des Bourbons de la branche aînée, une haine qui ne désarmera plus, parce qu'ils étaient comme un reproche vivant pour ceux qui s'étaient si gravement trompés. Cependant la réconciliation nationale était rendue encore plus difficile, parce que Napoléon avait ranimé les passions des temps révolutionnaires.La deuxième Restauration eut ainsi une tâche plus pénible que la première..."

 

1940 : Appel du 18 Juin.

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           Contrairement à l'image d'Epinal, aussi répandue que fausse, véhiculée par une certaine histoire officielle, il y a eu autant -sinon plus...- de collaborateurs à gauche qu'à droite (Déat, Doriot, Laval...), et autant -sinon plus...- de résistants à droite qu'à gauche.

           Lorsqu'il lance son appel à la radio de Londres, de Gaulle -issu lui-même d'une famille catholique et traditionaliste, et qui n'en a jamais fait mystère- est entouré de plusieurs représentants des idées traditionalistes: de la secrétaire qui l'a tapé, et qui était royaliste, jusqu'à Kessel, admirateur de Maurras, et son neveu Maurice Druon.

            Et le premier résistant qui sera fusillé, le 29 août 1941, était catholique et royaliste : Honoré d'Estienne d'Orves...

 

Naissance : 1845 : Charles Laveran, Prix Nobel de Médecine 1907.

 

Décès : 1726 : Michel Delalande.

 

                      http://www.musicologie.org/Biographies/delalande_michel_r...

 

                      Motet : Delalande In convertendo Dominus (Psaume 125) - Magnificavit Dominus.mp3

         

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