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  • Ephéméride du 30 avril

    Musée de l'armée - Armures - aux Invalides

     

     

    1524: Mort de Pierre Terrail, seigneur de Bayard 

     

    Celui que tout le monde connait comme « le chevalier sans peur et sans reproches » était coutumier des actions héroïques : il défendit seul, en 1503, le pont du Garigliano contre 200 ennemis; en 1515, il contribua d'une manière décisive à la victoire de Marignan (voir l'éphéméride du 13 septembre), et François Premier voulut être armé chevalier par lui, sur le champ de bataille.

     

    Témoignant d'un égal courage et d'un égal héroïsme dans la défaite comme dans la victoire, il fut mortellement blessé en couvrant la retraite de l'armée le 30 avril 1524, en traversant la Siesa, après la défaite de Romagnano : avant de mourir, le connétable de Bourbon - qui venait de trahir son roi et la France - vint le saluer, et le plaindre, s'attirant une réponse cinglante : voir notre éphéméride du 18 juillet.

     

    Michel Mourre écrit de lui qu'il fut le « modèle des vertus de courage, d'honneur militaire, de générosité à l'égard de l'ennemi vaincu.». 

     

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    Armure de Bayard au Musée de l'Armée (Hôtel des Invalides) 

    www.histoiredumonde.net/article.php3?id_article=1764 

     

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  • Ephéméride du 29 avril

    Le Duc et la Duchesse de Vendôme ont assisté, avec leurs enfants, aux Grandes Bravades de Saint-Tropez, le 17 mai 2014. Ci-dessus, le prince Jean et le prince Gaston.

     

    68 : Aux origines de Saint Tropez, et de sa Bravade

         

    29 avril,jeanne d'arc,orléans,charles vii,reims,françois premier,charles quint,vitry le françois,richelieu,louis xiii,la jamais contente,toulorgeC'est le 17 mai pour les uns, le 29 avril pour les autres (date officielle de sa célébration, aujourd'hui) que Caius Torpetius - devenu Torpés, puis Tropez... - fut décapité, à Pise, sur ordre de Néron, pour avoir refusé d'abjurer sa foi chrétienne.

    Patricien, officier de l’empereur, chef de sa garde personnelle, intendant de son palais, Torpés fut converti par Saint Paul, avec qui il avait été emprisonné, comme chrétien. A l’occasion d’une cérémonie dans le temple de Diane, à Pise, sa ville natale, il refusa de sacrifier aux dieux et fit profession de foi chrétienne : Néron ordonna de le décapiter.

    Avec Irenée - qui à connu Polycarpe, disciple de Saint Jean l'Evangéliste (voir l'éphéméride du 28 juin), c'est donc un autre témoin direct des événements de Palestine qui vient, dès les premières années du christianisme, implanter la nouvelle religion en Gaule ; en Gaule où, par ailleurs, d'autres témoins directs de ces événements - mais non chrétiens, eux - ont terminé leurs jours : Ponce Pilate et le roi Hérode, qui, tous deux, jugèrent et condamnèrent Jésus (voir l'éphémeride du 27 février).

    Le corps supplicié de Torpetius fut placé dans une barque - entre un coq et un chien, dit-on - laissée à la dérive depuis Pise, et qui échoua sur la côte provençale, en un lieu qui prit son nom : Saint Tropez.

    Fête double, civile et religieuse, à la fois fête historique et fête patronale, la fête de la Bravade lui rend hommage, chaque année, en mai, pendant trois jours, en même temps qu'elle commémore un autre événement : le 24 juin 1558 fut nommé un Capitaine de Ville, chargé de gérer la sécurité de St-Tropez, alors constamment assaillie par les Sarrasins; celui ci forma alors les Tropéziens à la défense et au maniement des armes à feu : escopettes, haquebutes (une sorte d'arquebuse) et bombardes.  

    www.vacanceo.com/albums_photos/fiche-album_1373.php          

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    La bravade de l’an 2000 : www.presquile-saint-tropez.com/html/bravade.html 

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  • Ephéméride du 17 avril

    La baie de New-York de nos jours

     

    1524 : Giovanni da Verrazano atteint les côtes est de l'Amérique du Nord    

    Explorateur italien au service de François 1er, celui-ci lui confia comme mission l’exploration de la côte Américaine de la Floride à Terre-Neuve.

    Arrivé à Cap-Fear, il découvrit notamment la baie où devait s'élever New York, à laquelle il donna le nom de Nouvelle Angoulême, en l'honneur du roi François 1er qui, avant de monter sur le trône, était comte d'Angoulême.  

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  • Ephéméride du 31 mars

    Palerme, de nos jours

     

    1282 : Massacre des Français à Palerme, lors des « Vêpres siciliennes » 

    Les « Vêpres siciliennes » désignent le soulèvement populaire de la Sicile contre la domination du roi français Charles d’Anjou, frère de Louis IX (futur Saint Louis), survenu le mardi de Pâques. À la suite de ce soulèvement et du massacre des Français, les Siciliens passent sous la protection du roi d’Aragon, Pierre III.

    A cette époque, l’Italie est le théâtre de la lutte entre les partisans du pape (les «Guelfes ») et ceux de l'empereur (les « Gibelins »). En 1250, l'empereur Frédéric II de Hohenstauffen, roi de Sicile et ennemi déclaré de la papauté, décède. Son fils, Conrad IV, lui succède mais ne règne que quatre ans, et meurt en 1254 :  le pape Innocent IV, suzerain nominal de la Sicile, veut profiter de la minorité de son fils Conradin pour évincer les Hohenstaufen d’Italie. Le régent de Conradin, Manfred de Hohenstauffgen, fils bâtard de Frédéric II, se proclame roi en 1258, au détriment de son neveu. Il est alors excommunié et privé de son royaume par le pape, qui investit Charles d’Anjou (frère du roi de France, Louis IX, le futur saint Louis) roi de Sicile, en 1266.

    Charles envahit le sud de la péninsule italienne et tue Manfred à la bataille de Bénévent, le 26 février 1266, mais il doit, alors, faire face par la suite aux attaques de Conradin, dorénavant assez âgé pour faire valoir ses droits. Conradin, vaincu, est fait prisonnier en1268, et décapité.

    Mais les ambitieux projets de Charles d’Anjou (une nouvelle Croisade contre les musulmans mais aussi la guerre aux Byzantins pour les contraindre à l’union religieuse avec Rome) et, surtout, les exactions des seigneurs qui entourent Charles entraînent dans l'aristocratie et les classes urbaines siciliennes un rejet des Français.

    Le roi Pierre III d’Aragon (une grande puissance maritime, à l’époque) est très intéressé par la Sicile ; de son côté, l’empereur Byzantin Michel VIII Paléologue, inquiet des visées sur l'Orient qu'entretient Charles d'Anjou, est également approché par des émissaires siciliens.

    henri ii,claude de france,francois premier,saint denis,chateaubriand,bourbons,bonaparte,napoléon,tour eiffel,saint john perseLe soulèvement des « Vêpres siciliennes » débute le 30 mars – lundi de Pâques - à Palerme et à Messine à l’heure des vêpres, au son des cloches. Le 31 mars - mardi de Pâques – lors du pèlerinage habituel des familles palermitaines de la porte Sainte-Agathe à l'église du Saint-Esprit (Santo Spirito) hors les murs, c’est l'embrasement : les Français ont-ils recherché des armes sur les jeunes gens et sur les femmes, ont-il offensé une jeune fille, ou bien des enfants - qu’ils auraient insultés - leur auraient-ils jeté des pierres ? Quel que soit la cause, difficile à établir avec certitude, l’ensemble des Français et des Italiens qui les soutiennent est massacré, au cri de « Mort aux Français ! ».

    Une seule commune ne participe pas à la rébellion, et donc au massacre des Français : celle de Sperlinga, dont le château (ci-dessous) porte encore, sur l’arc en ogive de sa première chambre, la devise gravée sur deux pierres :  

    Quod Siculis Placuit Sola Sperlinga Negavit : ce que les Siciliens ont aimé, seulement Sperlinga l’a nié 

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  • Ephéméride du 17 mars

    1956 : Mort d'Irène Joliot Curie [Prix Nobel de Médecine 1935 avec Frédéric Joliot Curie] 

    1267 : Mort de Pierre de Montreuil  

    Né vers 1200, il fut le successeur de Jean de Chelles* comme architecte de la cathédrale Notre-Dame de Paris. 

    De l’Encyclopedia Universalis :

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    Un certain nombre de textes évoquent son activité au réfectoire (1239-1244) et à la chapelle de la Vierge (1245-1255) à Saint-Germain-des-Prés. En 1247, il est cementarius (maçon) de Saint-Denis. Enfin, en 1265, il est dit maître des œuvres de la cathédrale de Paris.

    Il devait mourir peu de temps après, et il fut enterré avec sa femme dans la chapelle de la Vierge qu'il avait édifiée. Ce rare privilège suffit à souligner la très grande estime dans laquelle le tenaient ses contemporains.

    L'inscription qui courait sur la dalle, "De son vivant docteur des maçons", confirmait cette notoriété ainsi que le fait qu'il a participé aux plus grands chantiers de l'époque : Saint-Germain-des-Prés, Saint-Denis, Notre-Dame de Paris; en revanche, son rôle à la Sainte-Chapelle et au réfectoire de Saint-Martin-des-Champs n'est nullement attesté.

    On peut suivre dans ces édifices une évolution assez notable, quoique la destruction du réfectoire et de la chapelle de Saint-Germain-des-Prés, ses premières œuvres, nous empêche de prendre la mesure exacte de son génie. Il donne à l'architecture un linéarisme de plus en plus souligné : les supports montent du sol sans interruption, pour recevoir directement la retombée des ogives. Les meneaux des fenêtres hautes se poursuivent dans le triforium pour mieux lier entre eux les deux niveaux. Ce goût si particulier pour le jeu des meneaux apparaît particulièrement dans les baies des édifices qu'il construit.

    Son chef-d'œuvre est sans conteste l'élévation du bras sud de Notre-Dame de Paris dont Jean de Chelles avait posé la première pierre. Elle apparaît comme l'œuvre d'un grand dessinateur qui a cherché à mettre en valeur un jeu de lignes extrêmement simples mais très harmonieuses. L'art de cour est parvenu là à son plus haut degré de raffinement. » 

    * On sait encore moins de choses sur Jean de Chelles que sur Pierre de Montreuil : « Maître d'œuvre » du XIIIème siècle, Jean de Chelles fut un des architectes de Notre-Dame, où il commença sa « maîtrise d'œuvre » en 1258 jusqu'en 1265, date présumée de son décès. À cette date, il fut remplacé par Maître Pierre de Montreuil.

    À l'extérieur du transept sud, on peut voir une plaque datée de 1258 et signant sa maîtrise d'œuvre, puisqu'elle indique qu'il a élevé la façade nord et commencé la façade sud (vers 1250-1260). On lui doit aussi la façade nord du transept, le portail du cloître et sa rosace, le portail Saint-Étienne.

     

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    http://fr.structurae.de/persons/data/index.cfm?id=d001474  

     

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  • Ephéméride du 13 mars

    À Paris, le jardin des Tuileries de nos jours 

     

    13 mars,germain pilon,renaissance,francois premier,henri ii,saint denis,jean goujonIl y a treize jours, dans l’année, pendant lesquels il ne s’est pas passé grand-chose, ou bien pour lesquels les rares événements de ces journées ont été traités à une autre occasion (et plusieurs fois pour certains), à d'autres dates, sous une autre « entrée ».

    Nous en profiterons donc, dans notre évocation politico/historico/culturelle de notre Histoire, de nos Racines, pour donner un tour plus civilisationnel  à notre balade dans le temps; et nous évoquerons, ces jours-là, des faits plus généraux, qui ne se sont pas produits sur un seul jour (comme une naissance ou une bataille) mais qui recouvrent une période plus longue.

    Ces jours creux seront donc prétexte à autant d'Evocations :  

    1. Essai de bilan des Capétiens, par Michel Mourre (2 février)

    2. Splendeur et décadence : Les diamants de la Couronne... Ou : comment la Troisième République naissante, par haine du passé national, juste après avoir fait démolir les Tuileries (1883) dispersa les Joyaux de la Couronne (1887), amputant ainsi volontairement la France de deux pans majeurs de son Histoire. (12 février)

    3. Les deux hauts lieux indissociables de la Monarchie française : la cathédrale Notre-Dame de Reims, cathédrale du Sacre, et la Basilique de Saint-Denis, nécropole royale. I : La cathédrale de Reims et la cérémonie du sacre du roi de France. (15 février)

    4. Les deux hauts lieux indissociables de la Monarchie française : la cathédrale Notre-Dame de Reims, cathédrale du Sacre, et la Basilique de Saint-Denis, nécropole royale. II : La basilique de Saint-Denis, nécropole royale. (19 février)

    5. Quand Le Nôtre envoyait à la France et au monde le message grandiose du Jardin à la Française. (13 mars)

    6. Quand Massalia, la plus ancienne ville de France, rayonnait sur toute la Gaule et, préparant la voie à Rome, inventait avec les Celtes, les bases de ce qui deviendrait, un jour, la France. (11 avril)

    7. Quand Louis XIV a fait de Versailles un triple poème : humaniste, politique et chrétien. (28 avril)

    8. Les Chambiges, père et fils (Martin et Pierre), constructeurs de cathédrales, élèvent à Beauvais (cathédrale Saint-Pierre) le choeur ogival le plus haut du monde : 46 mètres 77 (4 mai)

    9. Quand la cathédrale Saint-Pierre de Beauvais a reçu, au XIIIème siècle, son extraordinaire vitrail du Miracle de Théophile (28 mai)

    10.  Quand Chenonceau, le Château des Dames, à reçu la visite de Louis XIV, âgé de douze ans, le 14 Juillet 1650. (26 juillet)

    11. Le Mont Saint Michel (11 août)

    12. Quand François premier a lancé le chantier de Chambord. (29 septembre)

    13. Quand Léonard de Vinci s'est installé au Clos Lucé. (27 octobre)

     

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    Aujourd'hui : Quand Le Nôtre  envoyait à la France et au monde le message grandiose du Jardin à la Française.

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  • Ephéméride du 3 mars

    La France choisit le nucléaire (1974)

     

    1494 : Début de la construction du Palais de justice de Rouen 

    C'est sans conteste l'une des plus importantes et des plus belles réalisations de l'architecture civile à la fin du Moyen-Age.

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  • Ephéméride du 24 février

    De gauche à droite : Casa de los Lujanes [la tour haute et carrée où François 1er fut retenu prisonnier], Casa de Cisneros et Casa de la Villa, Plaza de la Villa, Madrid

     

    1525 : Désastre de Pavie 

    Dix ans après le triomphe de Marignan, la déroute est totale, à Pavie, pour François Premier et son armée. Le roi de France est battu par un chef de guerre français,  le connétable de Bourbon, qui le servait dix ans auparavant, à Marignan, mais qui, depuis, a trahi, se ralliant aux Impériaux...(voir l'éphéméride du 18 juillet)

    Les Français perdent environ 10.000 hommes : 

    histoire-militaire/batailles/pavie.htm  

    François 1er est fait prisonnier, et sera embarqué à Villefranche pour l'Espagne, où il sera détenu pendant un an, en attente du versement d'une rançon par la France et la signature d'un traité l'engageant, entre autres choses, à céder la Bourgogne à Charles Quint et à renoncer à ses prétentions sur l'Italie.

    Ci dessous, détail d'une tapisserie d'époque : la capture du Roi. 

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    François premier est le troisième roi de France à être fait prisonnier sur un champ de bataille : à propos des « rois faits prisonniers sur le champ de bataille », voir l'éphéméride du 11 février.

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  • Ephéméride du 7 février

    Aujourd'hui, le duc et la duchesse de Vendôme, le présent et l'avenir de la Maison de France

     

    1317 : Mort de Robert de Clermont, aux origines de la 3ème maison de Bourbon, aujourd'hui Famille de France 

    7 fevrier,françois premier,le havre,normandie,salamandre,henri iv,lyonPendant plusieurs siècles, le titre de Maison de Bourbon fut porté par celles et ceux qui possédaient la seigneurie de Bourbon l'Archambault et du Bourbonnais, ensuite appelée Duché de Bourbon, dans le nord de l'Auvergne, coeur de l'ancienne province du Bourbonnais.

    Il y eut d'abord deux premières familles de Bourbon, qui s'éteignirent assez rapidement et n'eurent jamais une grande importance, avant que le titre de sire de Bourbon n'entrât dans la famille des Capétiens directs, par le mariage de Robert de Clermont avec Béatrice de Bourgogne, dernière héritière de la deuxième famille propriétaire du duché :

    la première famille de Bourbon, qui s'éteignit du côté des mâles en 1171, puis du côté des femmes en 1216; par le mariage de la dernière descendante de cette famille, Mahaut de Bourbon, avec Guy de Dampierre, la seigneurie de Bourbon passa à une branche de la famille de Dampierre, en 1196;

    fondant la deuxième famille de Bourbon, le fils de Guy de Dampierre et de Mahaut de Bourbon, Archambaud VIII, ajouta le nom (et les armes) de sa mère à ceux de son père; mais cette Maison de Bourbon-Dampierre s'éteignit à son tour assez rapidement : du côté des mâles, en 1249 puis, du côté des femmes vers 1287. Par le mariage de la dernière héritière de cette famille, Agnès de Bourbon-Dampierre (morte vers 1287), avec Jean de Bourgogne, la seigneurie de Bourbon passa à leur unique enfant, leur fille Béatrice de Bourgogne. C'est cette dernière qui fit entrer le nom et titre de « Bourbon » dans la famille capétienne;

    fondateur, par son mariage avec Béatrice de Bourgogne, de la 3ème famille de Bourbon, Robert de Clermont était le dixième et avant-dernier des onze enfants de Louis IX (futur saint Louis) et Marguerite de Provence), et leur sixième et dernier garçon; il fut reconnu sire de Bourbon en 1283, possédant la terre de Bourbon par « le droit de la femme » (« de jure uxoris »).

    Cette troisième maison de Bourbon accèdera au trône de Navarre en 1555, puis au trône de France en 1589, avec Henri IV.

    La famille que fonda Robert de Clermont est donc ainsi, aujourd'hui encore, la Famille de France, et elle essaima également à l'étranger : Espagne, Parme, Naples (ou Sicile), et - par les femmes, et le jeu des alliances matrimoniales - Belgique, Luxembourg, Brésil... 

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    Forteresse de Bourbon l'Archambault : http://www.forteressebourbon.fr/

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  • Ephéméride du 26 janvier

     

    1468 : Naissance de Guillaume Budé 

    Après des études de droit civil, il assume les charges de notaire et secrétaire du roi. Il acquit une si vaste science qu'Erasme l'appelait « le Prodige de la France».

    Dès le début du règne de François 1er, il se rapproche de la cour royale pour y plaider la cause des belles-lettres et de la philologie. 

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    http://classes.bnf.fr/dossitsm/b-bude.htm

     

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  • Ephéméride du 25 janvier

    La salamandre, emblème de François Ier

     

    1515 : Sacre de François Premier 

    De Michel Mourre :  

    «...François premier fut le type accompli du gentilhomme de la Renaissance. D'une belle prestance, avec un air majestueux que tempérait son élégance fastueuse, c'était un guerrier d'une folle bravoure, un sportif accompli, qui excellait à la paume, à la chasse, au tournoi.

    Il possédait une intelligence rapide, curieuse de tout, un peu superficielle sans doute, mais qui faisait de lui le plus brillant causeur de son royaume.

    Il aimait les Lettres et les Arts, se fit le patron des humanistes, fonda le Collège de France (1530), et fut le grand introducteur en France de la Renaissance italienne : il attira auprès de lui des artistes comme Benvenuto Cellini, le Primatice, Léonard de Vinci, et c'est lui qui fit construire les châteaux de Chambord, de Villers-Cotterêts, de Saint Germain en Laye, ainsi que le château de Madrid, à Neuilly...» 

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    Dans notre album L'aventure France racontée par les cartes, voir la photo « Agrandissements de François 1er »

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  • Ephéméride du 22 janvier

    Le 22 janvier 1751, Louis XV crée l'Ecole militaire. En 2015, le prince Jean reçoit les paras à Dreux. Les Princes de France sont toujours des militaires ...

     

    1516 : De retour de sa victoire de Marignan, François Premier arrive à Marseille 

    Il se rend au petit sanctuaire de la colline de Notre-Dame, et ordonne plusieurs constructions. Notamment, un fort sur la colline (qui deviendra de la garde) et la construction d'un fort sur la petite île d'Hypéa, de l'archipel du Frioul, dans la rade de Marseille : le château d'If.

    Celui-ci jouera tellement bien son rôle de défense de la ville que Marseille, attaquée neuf fois auparavant, et souvent pillée, ne subira plus jamais d'attaque venue de la mer : en effet, depuis sa grosse tour ronde, les canons pouvaient tirer à vue sur 360°. 

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    L'archipel du Frioul, à l'entrée de la rade de Marseille, se compose de trois îles seulement : l'île de Ratonneau, que les Grecs appelèrent tout naturellement « Proté » (« premier », en grec), car c'est la première que l'on rencontre en venant du large; les deux autres, il les distinguèrent par leur taille, et appelèrent « Mésé » (« moyenne ») l'actuelle Pomègues, et « Hypea » (« la plus petite ») l'actuelle île d'If.
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  • Ephéméride du 7 Janvier

     

    1499 : Signature du contrat de mariage entre Louis XII et Anne de Bretagne 

    Le mariage sera célébré le lendemain, 8 janvier. 

    D'abord mariée à Charles VIII, une clause du contrat de mariage et du traité conclu avec les États de Bretagne, en 1491, stipulait expréssémment que, s'il arrivait malheur au roi, Anne devait épouser son successeur (et que, sinon, le Duché échappait à la France...).

    Cela tombait bien pour Anne de Bretagne et Louis XII, qui éprouvaient une ancienne inclination l'un pour l'autre...

    Il s'agit donc bien, là, d'une vision géopolitique à long terme,  que l'on peut qualifier de véritable politique d'union matrimoniale, qui s'étendit sur une quarantaine d'années, aboutissant à la réunion définitive de la Bretagne à la France le 13 Août 1532 : la duchesse Anne de Bretagne épousant d'abord le roi de France Charles VIII puis, veuve, se remariant avec son successeur Louis XII, dont elle eut une fille, Claude de France; laquelle épousa François 1er...

    Ci dessous, les armes de Louis XII (fleurs de lys de France) et d'Anne de Bretagne (hermine de Bretagne) : 

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  • Ephéméride du 1er Janvier

    Salle des pôvres - Hospices de Beaune  

     

    1452 : Le premier malade est reçu aux Hospices de Beaune 

    Le tout nouvel hôpital des Hospices de Beaune, l'Hôtel-Dieu, crée à l'initiative de Nicolas Rolin (chancelier du duc de Bourgogne, Philippe II le Bon) et de son épouse Guigone de Salins accueille son premier patient :   

    http://www.hospices-de-beaune.com/   

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    Sur la fondation de ces Hospices, le 4 août précédent, voir notre éphéméride du 4 août; et, sur le rôle et l'importance politique du chancelier Rolin, voir notre éphéméride du 18 janvier
     

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  • Ephéméride du 18 décembre

    La Grotte Chauvet [Découverte le 18 décembre 1994]

     

    821 : Mort de Théodulphe 

    Il fut l'un des grands artisans de la renaissance carolingienne impulsée par Charlemagne : 

    http://lafautearousseau.hautetfort.com/media/00/02/2137593352.pdf

    http://www.clioetcalliope.com/medieval/charlemagne/culture.htm  

    D'origine wisigothique, né vers 750 ou 760 en Espagne, il se réfugie avec sa famille dans le Sud-Ouest de la Gaule vers 778, pour fuir l'avancée musulmane. Très cultivé, à la fois théologien, savant, poète, il devient enseignant en Italie, où il est repéré par Charlemagne, qui l'accueille à sa cour pour participer à la « Renaissance carolingienne » aux côtés notamment d'érudits comme l'anglo-saxon Alcuin ou le lombard Paul Diacre.

    Le trésor de la cathédrale du Puy en Velay et la Bibliothèque Nationale de France conservent deux manuscrits remarquables, et de très grande valeur : les deux seules Bibles qui nous restent des huit qu'avait fait exécuter Théodulphe. Le Manuscrit du Puy (ci-dessous) est l'une des oeuvres les plus prestigieuses de la renaissance carolingienne :

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