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Ephémérides - Page 5

  • Ephéméride du 22 novembre

     

    1697 : Mort de Libéral Bruant  

    Professeur de Jules Hardouin-Mansart, il est l'auteur de la Chapelle Saint Louis de l'Hôpital de la Salpétrière, de la Basilique Notre-Dame des Victoires et de l'Hôtel Libéral Bruant, dans le Marais.

    Son oeuvre majeure reste, évidemment, l'Hôtel des Invalides, dont la chapelle et son dôme seront élevés par son élève, Jules Hardouin-Mansart.

    La façade Nord de cet édifice (196 mètres de long pour 22 de haut) porte, en son centre, un impressionnant Arc triomphal, qui donne accès à la Cour royale : cet Arc triomphal, imaginé par Libéral Bruant, reste un exemple unique dans toute l'histoire de l'Architecture française. On y voit la statue équestre du Roi soleil, en empereur romain - réalisée par Guillaume Coustou - portant sur son socle l'inscription : 

    Ludovicus magnus militibus regali munificentia in perpetuum providens has aedes posuit. An MDCLXXV

    soit :

    Louis le Grand, par munificence royale pour ses soldats et prévoyant pour la suite des temps a fondé cet édifice en 1765.       

    http://www.musee-armee.fr/lhotel-des-invalides.html 

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  • Ephéméride du 21 novembre

     

    1430  : Jeanne d'Arc livrée aux Anglais 

    Jean de Luxembourg, qui l'avait capturée à Compiègne, remet Jeanne d'Arc aux Anglais pour la somme de 10.000 livres.          

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    Du point de vue humain, c'est pour elle le commencement de la fin, et de l'échec apparent : elle fut jugée à Rouen, au cours d'un procès instruit par Pierre Cauchon (évêque de Beauvais, car Jeanne avait été prise dans son diocèse) et par Jean Lemaître, vice-inquisiteur de France.
     
    Condamnée, elle sera brûlée vive le 30 mai 1431 sur la Place du Vieux-Marché, à Rouen.

    Et pourtant !...

    Du chapitre VI de l' Histoire de France, de Jacques Bainville :

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  • Ephéméride du 20 novembre

    Le Fort Saint Jean, à Marseille

     

    1423 : Début du sac de Marseille par les Aragonais 

    Pendant trois jours, jusqu'au 23 novembre, les troupes du roi Alphonse V d'Aragon vont saccager la ville : la raison profonde de cet épisode - l'un des plus tragiques de la cité phocéenne... - est à rechercher dans l'affrontement de la seconde maison d'Anjou-Provence et de la maison d'Aragon - déjà détentrice de la Sicile - pour la possession du royaume de Naples. Marseille fit donc, là, les frais d'un conflit qui ne la concernait que très vaguement, et de très loin.

    Dix-huit galères et douze vaisseaux aragonais longèrent les côtes provençales, en ce mois de novembre 1423, passant au large de Nice puis de Toulon. La ville de Marseille était notoirement désarmée et, surtout, privée de sa flotte.

    Une chaîne amovible devait interdire l'entrée du port, mais elle se composait en fait de deux chaînes de quinze mètres environ, fixées, au milieu de la passe, à une sorte de tour en bois : la défense était donc assez illusoire, et plutôt symbolique.

    Le 18 novembre, les postes de guet de Marseilleveyre et de la Garde signalèrent l'arrivée de la flotte aragonaise. Le 20 novembre un premier contingent de soldats débarqua et, malgré la résistance acharnée des défenseurs de la tour Maubert (ci dessus, reconstruite par la suite, et devenue aujourd'hui la célèbre Tour du roi René dans le Fort Saint-Jean) la chaîne qui barrait l'entrée du port fut brisée et les galères catalanes pénétrèrent dans le port.

    Alors commença le pillage de la ville : les habitants se défendirent maison par maison, mais les catalans mirent le feu partout. Avec le violent mistral, celui-ci se propagea très rapidement. Le pillage et l'incendie durèrent trois jours.

    Alphonse V repartit en Aragon à la fin du mois de novembre, en emportant comme trophée les deux parties de la chaîne du port. Mais, à cause des malfaiteurs, qui continuèrent le pillage, les habitants mirent du temps à revenir dans la ville, qui "disparut" ainsi, en quelque sorte, cessant presque d'exister, pendant plusieurs jours.

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    Depuis 1423, la chaîne qui barrait l'entrée du Port de Marseille est exposée dans la cathédrale de Valence, en Espagne 

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  • Ephéméride du 19 novembre

    Pierre Gaxotte est né le 19 novembre 1895

     

    1665 : Mort de Nicolas Poussin 

    C'est lui qui a exprimé les deux pensées célèbres :  

    •  « Le but de l'Art, c'est la délectation ».

    •  « Ce qui vaut la peine d'être fait, vaut la peine d'être bien fait ».    

    Voici son autoportrait, peint pour Paul Fréart de Chantelou, qui était son ami, et un grand amateur de sa peinture (1650, Louvre) :  

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     Ci dessous, Le Massacre des Innocents :  

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    Les amateurs de ce maître du classicisme trouveront de nombreux tableaux commentés et expliqués sur le site suivant : 

    http://www.nicolas-poussin.com 

     

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  • Ephéméride du 18 novembre

    La Coupe du monde de football (créée le 18 novembre 1927)

     

    1548 : Le Parlement de Paris interdit la représentation des Mystères      

    L'évènement aura une grande conséquence car, en disparaissant, ils vont tout simplement céder toute la place... au Théâtre !

    Les Mystères représentaient généralement la Passion du Christ, ou un épisode de l'Histoire Sainte, en se nourrissant également de légendes et d'histoires populaires. Ils étaient écrits pour plusieurs dizaines, voire plusieurs centaines de personnes qu'ils mettaient en scène.

    Le document le plus irréfutable sur les Mystères, c'est la fameuse peinture de Jean Fouquet (ci dessous), une miniature, reproduisant une représentation du « Mystère de Sainte-Apolline » (vers 1450) d'Andrien de la Vigne. La scène se passe, en 249, à Alexandrie où la Sainte fut brulée vive après avoir été torturée. 

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    Un « procès-verbal » de l'époque, compte-rendu de l'auteur-metteur en scène De la Vigne, corrobore ce que montre l'oeuvre de Fouquet. On peut y lire :

    « MJ = le Meneur de Jeu (l'auteur, ndlr), le livre de conduite et la baguette à la main, dirige la séance, soufflant leur texte aux uns, faisant respecter la mise en scène aux autres... L'aire de jeu, le hourt est ici terre battue. Ligotée sur une planche, Sainte Apolline est torturée par quatre bourreaux : 2 lui serrent les chevilles, un autre lui tire les cheveux. Le bourreau B lui arrache les dents avec une longue pince. A gauche, le Fou F s'est déculotté, en signe de dérision. Au fond, les échafauds en demi-cercle. Au "Premier Etage" : des loges dont seulement deux sont des mansions : le Ciel, l'Enfer (dont la Gueule d'Enfer occupe le rez-de-chaussée). Les autres loges sont occupées par le public, sauf une contenant les musiciens. La loge L est un "estal" ou "lieu". Le personnage, ici désigné par R, est sans doute le Roi. Puisqu'il joue, son fauteuil, entouré de public, est vide.... » 

    Les mystères.pdf  

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  • Ephéméride du 17 novembre

    L'Eurostar (mis en service le 17 novembre 1994)

     

    594 : Mort de Georges Florent dit Saint Grégoire de Tours 

    Evêque et historien, né en 538 à Augustonemetum (Clermont-Ferrand), Georgius Florentius est issu d'une famille sénatoriale.

    Ordonné diacre en 563, puis devenu évêque en 573, il assure la restauration de l'église Saint-Martin à Tours.

    Historien, il laisse plusieurs ouvrages dont le plus important, qu'il compose à partir de 575, est l'Historia Francorum, l'Histoire du peuple franc, des origines à 591. Les six derniers volumes constituent la source la plus intéressante d'informations historiques sur l'époque mérovingienne. 

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    Sacramentaire de Marmoutier à l'usage d'Autun, Tours, collégiale Saint-Martin
     
     

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  • Ephéméride du 16 novembre

    Charles Maurras (mort le 16 novembre 1952)

     

    1700 : « Messieurs, voici le roi d'Espagne » 

    Louis XIV accepte le testament de Charles II de Habsbourg, mort sans descendance, qui avait offert son royaume au Duc d'Anjou (ci-dessous), de toutes façons arrière-petit-fils de Philippe IV) en vue d'éviter la séparation de l'Espagne et de son Empire.

    Il est ainsi directement à l'origine des « Bourbons d'Espagne » (voir l'éphéméride du 5 septembre)

    Le Roi soleil avait longtemps réfléchi, et beaucoup hésité, car l'acceptation du testament impliquait une guerre certaine avec la plupart des puissances européennes, emmenées par l'Angleterre.

    Le Duc d'Anjou prendra le nom de Philippe V, fondant la dynastie des Bourbons d'Espagne, dont descend l'actuel Roi Felipe VI...

    Il restera plusieurs mois en France, avant d'entrer en Espagne en 1701 : Versailles est ainsi le seul palais royal au monde à avoir abrité, et pendant un temps assez long, deux souverains régnants. 

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  • Ephéméride du 15 novembre

    Aujourd'hui, le Collège des Bernardins 

    1280 : Mort d'Albert le Grand 

    La Sorbonne en particulier, et la ville de Paris en général, se souviennent que ce Dominicain, né en Souabe et mort à Cologne, a passé plusieurs années chez elles, à partir de 1241.

    Il résida d'abord au premier couvent dominicain de la rue Saint Jacques - le Collège des Jacobins - sous l'autorité de Guéric de Saint-Quentin. Il y obtint, en 1245, un poste de maître de théologie, puis en devint maître régent, en place de Guéric de Saint-Quentin, jusqu'en 1248. Il y eut pour élève le jeune Thomas d'Aquin.

    C'est parce qu'il fut promu Maître de l'université de Paris, et dirigeant de l'une des deux écoles des Prêcheurs qui étaient intégrées à celle-ci, qu'il reçut le nom de "Maître Albert", dont dérive, par contraction, en plein Quartier latin, le nom de notre actuelle Place Maubert : Paris rend ainsi hommage quotidiennement, en son coeur intellectuel, à celui qui fut également le maître de Saint Louis. 

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     En plein coeur du Quartier Latin, la Place Maubert : à deux pas du Panthéon et de la Sorbonne, « Maître Albert », devenu « Maubert » est toujours chez lui. 

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  • Ephéméride du 14 novembre

    Le pont japonais à Giverny, chez Claude Monet (Né le 14 novembre 1840)

     

    1442 : Mort de Yolande d’Aragon 

    Yolande d'Aragon est la belle-mère du jeune Dauphin Charles, futur Charles VII.

    Marié à Louis d'Anjou, elle protège le Dauphin en le gardant dans ses châteaux de la vallée de la Loire, et lui donne sa fille pour épouse.

    Elle a consacré toutes ses forces au salut de la France, qu'elle n'a cessé de confondre avec celui de sa maison, manoeuvrant pour rompre l'alliance de la Bretagne avec l'Angleterre et apportant tout son soutien à Jeanne d'Arc. 

    14 novembre,bichat,institut pasteur,sida,montagnier,barré sinoussi,proust,roland garros,dutrochet,vauquelin,taine,murray kendall,louis xi,bouilléIl n'existe aucun portrait d'elle, et on ne la voit représentée que sur un vitrail de la cathédrale Saint Julien du Mans (ci-dessus)

    http://tetrapak.chez-alice.fr/T18.html 

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  • Ephéméride du 13 novembre

    Le Beaujolais nouveau (Naissance officielle le 13 novembre 1951) 

    1745 : Naissance de Valentin Haüy 

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     C’est lui qui fonda à Paris la première école pour aveugles, devenue depuis l'Institut national des jeunes aveugles 

      avh.asso.fr/rubriques/association/association.php  

    •  snof.org/histoire/hauy.html                              

             

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  • Ephéméride du 12 novembre

     

    994 : Premières « Ostensions limousines »  

     

    12 novembre,louis xvi,louis xv,maupeou,rappel des parlements,renvoi des parlements,bainville,bourget,air inter,jacques charles,rodin,montgolfier,gay lussacDepuis 2013, les Ostensions limousines font partie du patrimoine culturel mondial de l'humanité : ainsi en a décidé la Commission ad hoc de l'UNESCO, réunie cette année-là... en Azerbaïdjan.

    Les Ostensions limousines sont de grandes processions autour de reliques des saints limousins dans plusieurs villes et villages de la région. Elles ont lieu tous les 7 ans.

    La décision de l'UNESCO est une immense reconnaissance pour l'association qui les organise, les Confréries limousines.

    Cette inscription est venu à point nommé clôturer l'absurde et mesquine polémique sur les subventions publiques accordées en 2009 à cet événement : elles avaient été purement et simplement annulées par le conseil d'Etat à la demande du mouvement de la Libre-pensée car... contraires à la laïcité ! 

    Dans notre catégorie Racines, voir la note Tous les sept ans, les  Ostensions du Limousin 

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  • Ephéméride du 11 novembre

     

    397 : Célébration de Saint Martin de Tours (mort le 8, enterré le 11) 

    Il est l'un des quatre patrons de la France, avec Remi, Denis et Louis (saint Michel étant, non patron, mais protecteur; Sainte Marie (depuis le Voeu de Louis XIII), Jeanne d'Arc et Thérèse de Lisieux étant les trois patronnes).

    S'il est reconnu pour avoir pratiqué le précepte évangélique de partage et d'amour du prochain (ci dessous, détail de la fresque dite Vie de Saint Martin, de Simone Martini), l'importance historique de Martin de Tours tient davantage au fait qu'il a créé les premiers monastères en Gaule, et qu'il a formé des clercs par la voie monastique.

    Aujourd’hui plus de 236 communes portent son nom en France et plus de 4.000 églises sont placées sous son vocable; son nom de baptême est devenu le nom de famille le plus fréquent de France. 

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  • Ephéméride du 10 novembre

    Appelée aujourd'hui Zülpich, Tolbiac est une ville du Land de Rhénanie du Nord - Westphalie, de 20.000 habitants, au sud-ouest de Cologne, entre Bonn et Aix-la-Chapelle. Son nom latin était Tolbiacum. 

    496 : Victoire de Tolbiac  

    Bainville l'a bien expliqué : les deux premières dynasties - la Mérovingienne, celle de Clovis, et la Carolingienne, celle de Charlemagne - se sont épuisées dans leurs efforts stériles pour reconstituer l'Empire romain, ce qui était une vision géo-stratégique périmée, et ont échoué, leurs belles réussites ne débouchant finalement sur rien, faute d'une vision plus réaliste des choses, qu'il allait revenir à la troisième dynastie - la Capétienne - de mettre en oeuvre : à savoir, la constitution d'un Etat fort, et la création de la Nation française, objectif certes moins ambitieux que la reconstitution de l'Empire, mais qui correspondait, lui, à la marche de l'Histoire.

    Pour autant, le bilan des deux premières dynasties ne doit pas être sous-estimé, ni, surtout, l'importance décisive du règne de Clovis.

    D'abord pour ses deux brillantes victoires de Tolbiac sur les Alamans et, neuf ans plus tard, de Vouillé sur les Wisigoths (voir l'éphéméride du 25 mars) : à partir de Tolbiac - victoire amplifiée et comme couronnée par celle de Vouillé... - Clovis redonne pour la première fois à la Gaule l'unité territoriale qu'elle avait du temps de l'Empire romain, de sa frontière naturelle du Rhin à celle des Pyrénées.

    Mais surtout - et c'est une conséquence directe du triomphe de Tolbiac - Clovis se convertit au catholicisme, adoptant la religion du « Dieu de Clotilde », son épouse catholique : en réalité, la bataille de Tolbiac s'engagea très mal pour les troupes de Clovis, et se poursuivit plus mal encore; en fait, vers la fin de l'après-midi, tout était perdu et il semblait que le désastre total fût imminent.

    C'est alors que, découragé, Clovis implora le Dieu que sa femme priait, lui promettant que, s'il lui donnait la victoire, lui, Clovis, se convertirait.

    Contre le cours des choses, et contre toute la logique de la journée, le roi des Alamans, à ce moment-là, fut tué d'un coup de hache; «...l'espoir changea de camp, le combat changea d'âme... » et, de vaincu qu'il était alors, promis à une mort certaine, Clovis vit le désastre se transformer, soudain, en triomphe !

    A la Noël suivante, il se faisait baptiser, et plusieurs milliers de ses guerriers avec lui. La religion catholique, déjà traditionnelle dans le pays, se voyait confirmée par le pouvoir royal, et cette alliance du temporel et du spirituel devait imprimer à la nation qui deviendra la France une empreinte indélébile, qui sera comme son épine dorsale tout au long des siècles, lui permettant de traverser tant et tant d'épreuves, jusqu'à aujourd'hui :

    « Pour moi, l’histoire de France commence avec Clovis, choisi comme roi de France par la tribu des Francs, qui donnèrent leur nom à la France. Avant Clovis, nous avons la préhistoire gallo-romaine et gauloise. L’élément décisif pour moi, c’est que Clovis fut le premier roi à être baptisé chrétien. Mon pays est un pays chrétien et je commence à compter l’histoire de France à partir de l’accession d’un roi chrétien qui porte le nom des Francs... C'est très bien qu'il y ait des Français jaunes, des Français noirs, des Français bruns. Ils montrent que la France est ouverte à toutes les races et qu'elle a une vocation universelle. Mais à condition qu'ils restent une petite minorité. Sinon la France ne serait plus la France. Nous sommes quand même avant tout un peuple européen de race blanche, de culture grecque et latine, et de religion chrétienne... » Charles de Gaulle

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  • Ephéméride du 9 novembre

    La salle des Rubens, au Louvre

     

    1600 : Marie de Médicis arrive en France 

    La nouvelle reine de France, seconde épouse de Henri IV - après la répudiation de la reine Margot, qui ne lui avait pas donné d'enfants (voir l'éphéméride du 24 octobre)... - débarque à Marseille, venant de Florence, via Libourne.

    La riche et plantureuse Florentine, âgée de bientôt vingt-sept ans, arrive à Marseille sur une galère de soixante-dix pieds de long, couverte « au-dedans comme au-dehors » de nacres, de dorures et de pierreries... et escortée des quelque dix-sept autres galères du grand-duc de Toscane.

    Ci dessous, son arrivée à Marseille, par Rubens. 

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    A l'avant-plan, en plus des tritons et de Neptune, le peintre a représenté des Néréides, c'est-à-dire des nymphes marines. Dans une parfaite fusion entre l'histoire-réalité et l'allégorie-symbole, la reine débarquant d'une superbe galère aux armes des Médicis (très ornée et richement sculptée) est accueillie par la France en robe fleurdelisée et par la ville de Marseille, tandis que la Renommée porte la nouvelle au roi, façon de souligner l'enchaînement narratif inhérent à cette suite picturale.

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  • Ephéméride du 8 novembre.

    Le Musée du Louvre aujourd'hui (inauguré le 8 novembre 1793)

     

    1622 : Louis XIII à Marseille 

    Âgé de 21 ans, le jeune roi se voit offrir un divertissement organisé par la Prud'homie des Pêcheurs de Marseille, dans la calanque de Morgiou.

    Pour l'occasion, un escalier, toujours largement utilisé aujourd'hui, est taillé dans le roc : l'escalier de Louis XIII. 

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    La calanque et l'escalier de Louis XIII 

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