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  • Ephéméride du 25 mars

    Le pavillon de la reine Jeanne, aux Baux de Provence

     

    507 : Date possible de la bataille de Vouillé 

    Neuf ans auparavant, Clovis avait finalement connu le triomphe lors de la terrible bataille de Tolbiac, alors qu'il y avait d'abord frôlé le désastre. Les conséquences de ce succès militaire furent immenses pour le futur de ce qui n'était pas encore la France, mais qui était en train de le devenir, et pour une très large part grâce à Clovis, qui venait de redonner à la Gaule sa frontière « romaine » du Rhin, en refoulant les Alamans sur l'autre rive du fleuve (voir l'éphéméride du 10 novembre).

    Un autre danger subsistait cependant : celui de la puissance wisigothique, qui s'étendait alors sur la plus grande partie de la péninsule ibérique et sur un très large quart sud/sud-ouest de la France actuelle, comme on le voit sur la carte ci dessous  

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    D'une part, les rapports entre Francs et Wisigoths n'avaient jamais été bons. D'autre part, devenu le champion du catholicisme depuis sa conversion, Clovis était soutenu indéfectiblement par l'Eglise catholique, et regardé comme un espoir par la masse des populations gallo-romaines catholiques, sur laquelle régnaient des souverains tous acquis à l'hérésie arienne (notamment les Wisigoths). Dans les années 500, l'agitation des catholiques est à son comble dans le royaume wisigoth d'Alaric II : celui-ci exile à Bordeaux les évêques Rurice (de Limoges) et Césaire (d'Arles), accusés de comploter avec les Burgondes, alliés de Clovis.

    Théodoric le Grand, roi des Ostrogoths d'Italie, essaye de calmer les esprits, et pense pouvoir jouer les médiateurs, car il est marié à une soeur de Clovis, et le roi Alaric est marié à sa propre fille : il veut faire semblant de croire que l'opposition Francs/Wisigoths est purement territoriale et politique, et feint d'ignorer la détestation des ariens par les masses catholiques. Sur le conseil de Théodoric, Clovis et Alaric se rencontrent à la frontière de leurs deux royaumes, sur l'Île d'Or (ou Île Saint Jean), au milieu de la Loire, face à Amboise. Mais la guerre est en réalité inévitable, car Clovis veut à la fois redonner à la Gaule son autre frontière naturelle des Pyrénées et redonner ce vaste ensemble de territoires à la catholicité...

    Ainsi, donc, après de vaines tentatives de médiations, Clovis attaqua Alaric II, dans la plaine de Vouillé (ou peut-être de Voulon, mais, dans les deux cas, tout près de Poitiers), « au printemps 507 », disent les historiens, sans donner de jour précis pour cet évènement considérable qui, de toutes façons, recouvrait une période de temps bien plus étendue qu'une ou même plusieurs journées. Au même moment, l'Empereur d'Orient, Anastase, allié de Clovis, attaquait Théodoric le Grand, pour lui reprendre l'Italie, privant ainsi les Wisigoths de leur unique soutien. 

    25 mars,frederic mistral,provence,felibrige,les baux,prix nobel,maillane,mireille,calendal,provençal,malrauxMais, au-delà et en plus des conséquences immédiates de la bataille de Vouillé - qui venait comme couronner le précédent triomphe de Tolbiac, et permettait à Clovis de rendre le service immense qu'il a si bien rendu... - une chose est à noter : la France que nous connaissons aujourd'hui n'était nullement une évolution obligée des choses, un Etat qui aurait naturellement vu le jour de toutes façons. Bien au contraire, plusieurs autres entités que la France que nous connaissons aujourd'hui auraient pu naître à sa place, sous d'autres formes et recouvrant d'autres territoires. Précisément, la première de ces entités possibles était celle-ci : une vaste monarchie wisigothique s'étendant de part et d'autre des Pyrénées, et rejoignant peut-être un jour ses cousins d'Italie ! C'est cette première « autre France possible » que Clovis rendit, justement, impossible.

    Par la suite, il aurait pu naître « quelque chose » autour de la puissante maison des Comtes de Toulouse : mais le trop faible poids démographique de la ville de Toulouse et, surtout, la Croisade des Albigeois rendirent cette option impossible.

    Les Anglais, aussi, autour des Plantagenêts, auraient pu créer un vaste ensemble s'étendant à la fois sur la Grande Bretagne et la France : là, ce furent plusieurs rois (Philippe Auguste, Saint Louis...) qui anéantirent ce rêve, amis au prix de très grands efforts, et sur une longue période.

    La dernière grande entité qui aurait pu naître en lieu et place de la France, c'est du côté de la Bourgogne qu'elle se trouvait, et c'est Louis XI qui, bien plus faible au départ que ses rivaux - les Grands Ducs d'Occident - empêcha les Ducs de Bourgogne de réunir leurs riches et immenses territoires du sud (en gros, la Bourgogne et la Franche-Comté actuelle) à ceux du nord (en gros, les actuelles Hollande et Belgique, et une part de l'actuel nord/nord-est de la France).

    25 mars,frederic mistral,provence,felibrige,les baux,prix nobel,maillane,mireille,calendal,provençal,malrauxAinsi, dès Clovis et la première dynastie, les rois de France - surtout à partir d'Hugues Capet - ont-ils inlassablement repoussé tout ce qui s'opposait à leur tâche de rassemblement et d'unification des territoires de la France que nous avons reçue en héritage, et à la création d'un Etat qui a fait d'elle la première puissance du monde sous Louis XVI :

    « La France fut faite à coups d'épée. La fleur de lys, symbole d'unité nationale n'est que l'image d'un javelot à trois lances. » (Charles de Gaulle) 

    « Pour moi, l'histoire de France commence avec Clovis, choisi comme roi de France par la tribu des Francs, qui donnèrent leur nom à la France. Avant Clovis, nous avons la préhistoire gallo-romaine et gauloise. L'élément décisif pour moi, c'est que Clovis fut le premier roi à être baptisé chrétien. Mon pays est un pays chrétien et je commence à compter l'histoire de France à partir de l'accession d'un roi chrétien qui porte le nom des Francs » (Charles de Gaulle).

    Sur Clovis, et l'importance capitale de son règne, voir : l'éphéméride du 25 décembre (baptême de Clovis); l'éphémeride du 27 novembre (sa mort); sur le sens véritable de l'épisode du vase de Soissons, voir l'éphéméride du 1er mars; et, sur son autre victoire décisive de Tolbiac, voir l'éphémeride du 10 novembre.

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  • Ephéméride du 17 janvier

    La montagne Sainte-Victoire

     

    86 Avant Jésus-Christ : Mort du Consul Caius Marius  

    En 102 Avant Jésus-Christ, en Provence, il avait écrasé les Cimbres et les Teutons, sauvant Rome et la Civilisation. 

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    Caius Marius, consul
     
     

    Faisons mémoire de ce grandiose évènement : on verra qu'il renferme bien des leçons pour le temps présent, et que dans nos angoisses d'aujourd'hui concernant la survie et la continuation de notre Civilisation, de notre Culture, de notre Être profond, nous pourrons trouver une splendide leçon de courage et d'espérance chez ce grand et noble romain qui, avec ses légions, est venu dans le pays qui est aujourd'hui « chez nous » pro salute non pro gloria certari (combattre non pour la gloire mais pour sa propre survie, nous dit Salluste) écrivant ainsi l'une des pages les plus extraordinaires non seulement de notre propre histoire mais de toute l'Histoire universelle. 

     
    17 janvier,caïus marius,rome,provence,cimbres,teutons,légion romaine,cesar,marthe,massalia,marseille,fos,aix• Évocation courte (12'2") : au Rassemblement Royaliste des Baux de Provence : http://vimeo.com/9698887
     
    • Évocation plus longue (26'26") : devant la stèle des Tremaïe, aux Baux : http://vimeo.com/15878420
     
    (Illustration : "Les Antiques", à Glanum, élevés en commémoration de l'évènement)

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  • Ephéméride du 15 janvier

    Le choeur de la Basilique Saint Remi de Reims

     

    533 : Fête de Saint Remi 

    Mort le 13 janvier, il est fêté le 15, jour de sa mise au tombeau (et, à Reims, le 1er Octobre, conformément à une tradition locale remontant à la fin du IVème siècle).

    Ci-dessous, son tombeau dans la très belle basilique de Saint Rémi, à Reims. 

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  • Ephéméride du 1er juillet

    L'Université d'Avignon, aujourd'hui [fondée le 1er juillet 1303]

     

    802 : Charlemagne reçoit l'éléphant blanc offert par Haroun-al-Rachid

     

    http://lesitedelhistoire.blogspot.fr/2011/03/abul-abbas-lelephant-blanc-de.html 

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    Fresque romane, Musée du Prado, Madrid

    C'est évidemment, dans la perspective d'une vision géopolitique ambitieuse qu'il faut replacer les contacts noués entre Charlemagne et le lointain sultan; tout comme la tentative - avortée... - d'épouser l'Impératrice Irène de Constantinople : en réalité - et comme l'a très bien montré Jacques Bainville - les deux premières dynasties franques - la Mérovingienne (Clovis...) et la Carolingienne (Charlemagne...) - souhaitaient restaurer l'Empire romain, et se sont - en partie - épuisées à courir après cette chimère. A quoi il faut ajouter la terrible plaie des partages du royaume, à chaque décès du souverain. Voilà pourquoi les deux premières dynasties, malgré des débuts brillants, ont toutes deux échoué : c'est à la troisième - celle des Capétiens - qu'il reviendra de réussir, dans la tâche plus modeste, certes, mais plus réaliste qu'elle s'était fixée : construire la France.

     

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  • Ephéméride du 11 Avril

    Marseille, aujourd'hui

     

    13 mars,germain pilon,renaissance,francois premier,henri ii,saint denis,jean goujonIl y a treize jours, dans l’année, pendant lesquels il ne s’est pas passé grand-chose, ou bien pour lesquels les rares évènements de ces journées ont été traités à une autre occasion (et plusieurs fois pour certains), à d'autres dates, sous une autre « entrée ».

    Nous en profiterons donc, dans notre évocation politico/historico/culturelle de notre Histoire, de nos Racines, pour donner un tour plus civilisationnel  à notre balade dans le temps; et nous évoquerons, ces jours-là, des faits plus généraux, qui ne se sont pas produits sur un seul jour (comme une naissance ou une bataille) mais qui recouvrent une période plus longue.

    Ces jours creux seront donc prétexte à autant d'Evocations :  

    1. Essai de bilan des Capétiens, par Michel Mourre (2 février)

    2. Splendeur et décadence : Les diamants de la Couronne... Ou : comment la Troisième République naissante, par haine du passé national, juste après avoir fait démolir les Tuileries (1883) dispersa les Joyaux de la Couronne (1887), amputant ainsi volontairement la France de deux pans majeurs de son Histoire. (12 février)

    3. Les deux hauts lieux indissociables de la Monarchie française : la cathédrale Notre-Dame de Reims, cathédrale du Sacre, et la Basilique de Saint-Denis, nécropole royale. I : La cathédrale de Reims et la cérémonie du sacre du roi de France. (15 février)

    4. Les deux hauts lieux indissociables de la Monarchie française : la cathédrale Notre-Dame de Reims, cathédrale du Sacre, et la Basilique de Saint-Denis, nécropole royale. II : La basilique de Saint-Denis, nécropole royale. (19 février)

    5. Quand Le Nôtre envoyait à la France et au monde le message grandiose du Jardin à la Française. (13 mars)

    6. Quand Massalia, la plus ancienne ville de France, rayonnait sur toute la Gaule et, préparant la voie à Rome, inventait avec les Celtes, les bases de ce qui deviendrait, un jour, la France. (11 avril)

    7. Quand Louis XIV a fait de Versailles un triple poème : humaniste, politique et chrétien. (28 avril)

    8. Les Chambiges, père et fils (Martin et Pierre), constructeurs de cathédrales, élèvent à Beauvais (cathédrale Saint-Pierre) le choeur ogival le plus haut du monde : 46 mètres 77 (4 mai)

    9. Quand la cathédrale Saint-Pierre de Beauvais a reçu, au XIIIème siècle, son extraordinaire vitrail du Miracle de Théophile (28 mai)

    10.  Quand Chenonceau, le Château des Dames, à reçu la visite de Louis XIV, âgé de douze ans, le 14 Juillet 1650. (26 juillet)

    11. Le Mont Saint Michel (11 août)

    12. Quand François premier a lancé le chantier de Chambord. (29 septembre)

    13. Quand Léonard de Vinci s'est installé au Clos Lucé. (27 octobre)

     

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    Aujourd'hui :  Quand Massalia, la plus ancienne ville de France, rayonnait sur toute la Gaule et, préparant la voie à Rome, inventait avec les Celtes, les bases de ce qui deviendrait, un jour, la France.

     

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  • Patrimoine, Racines, Traditions : Balade en France: Provence verte....

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  • Le hasard fait coincider sa parution avec la sortie de notre Album : "C'était les Daudet", de Stéphane Giocanti

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    « Nous comptons, si je sais compter sur mes doigts, cinq Daudet qui ont tous du talent comme un seul Alphonse Daudet, et cela me semble vraiment extraordinaire. » Un siècle plus tard, la remarque de la romancière Rachilde laisse rêveur. Cinq Daudet ? L’auteur de La Chèvre de M. Seguin et de Tartarin de Tarascon ne serait donc pas le seul à avoir connu la gloire ? En racontant l’histoire des Daudet, Stéphane Giocanti scrute le mystère d’une famille dont tous les membres ou presque, pendant deux générations, jouèrent un rôle dans la vie littéraire française. Aux côtés d’Alphonse, bohème provençal et parisien, il dévoile la présence de Julia, sa femme, écrivain admirée par Edmond de Goncourt, et celle d’Ernest, son frère aîné, qui fut un historien de renom. À la génération suivante, ce sont les deux fils d’Alphonse, Léon et Lucien, qui se firent un prénom. Le premier fut écrivain et homme politique, compagnon royaliste de Maurras et mémorialiste truculent de la IIIème République. Le second fut l’opposé : dandy, poète, et amant de Proust et de Cocteau. Le roman de la famille Daudet est aussi l’occasion de vivre avec les milieux littéraires, artistiques et politiques de son temps ; pendant près d’un siècle, de la bohème insouciante du Second Empire jusqu’au début du régime de Vichy, d’un temps lointain, révolu, jusqu’à une époque plus proche, plus violente, dont l’empreinte dure aujourd’hui encore.

    L'ouvrage de Stéphane Giocanti est présenté par Charles-Henri d'Andigné dans Famille chrétienne n° 1828, du 26 janvier :

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    * Notre Album Maîtres et témoins (III) : Léon Daudet a commencé vendredi dernier à être publié en feuileton; prochaine livraison (21 photos), vendredi prochain, 8 février...

  • Patrimoine, Racines, Traditions : Balade en France : de la Provincia à la Provence...

             Nos lecteurs en ont maintenant l'habitude : dans la mesure du possible, et sauf contrainte majeure (liée par exemple à un évènement extraordinaire) nous consacrons les pages du samedi et du dimanche à une sorte de Magazine, faisant la part belle à la détente et à la culture : si l'on continue de parler de l'actualité, c'est avec plus de recul que pendant la semaine, et en faisant la part la plus large possible à la civilisation, aux Racines, au Patrimoine, à nos Traditions etc.....

            Aujourd'hui, donc, dimanche, voici un lien qui permettra peut-être à certains de mieux approfondir la connaissance des bases latines de la Provincia romaine, qui devait devenir la Provence.

            La forme en est un peu désuète et surannée, mais la qualité du fond est inchangée... 

            PROVENCE ROMAINE :

            http://www.francebalade.com/provence/provenceantique.htm#provenceromaine

  • Tout ce qui est Racines est bon : En Provence, juste après l'élection de la Reine d'Arles, a eu lieu la Fête du costume...

            Chaque année, la Provence est en Fête pour célébrer celles qui choisissent de porter le costume arlésien : c'est la Fête vierginenco, inventée et voulue par Frédéric Mistral lui-même, dès 1903. On n'a pas dérogé à la Tradition, pour la 107èmes fois cette année, dans tout le Pays d'Arles, ambassadeur et miroir, pour l'occasion, de toute la Provence.

            Avec une particularité notable, cette année, que l'on ne retrouve que tous les trois ans : cette Fête vierginenco a suivi de quelques semaines l'élection de la Reine d'Arles. Celle-ci, élue pour trois ans, a donc été présentée au peuple d'Arles le premier mai dernier, et ce fut donc pour toute la Provence, comme tous les trois ans, une sorte de Fête double, ou de Fête continuée, pendant deux mois, cette année..... 

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    C'est le 30 mars 1930 qu'eut lieu la première élection de la Reine d'Arles, décidée par le Comité des Fêtes de la Ville, afin d'honorer Frédéric Mistral, pour l'année de son Centenaire....

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  • Tragi-comédie d'un nom superbe massacré : de "Provence" à "Paca", ou...

                .....quand le Président de Région le plus mal élu de France n'arrive pas à sortir des aberrations technocratiques. Parce qu'il est lui-même un idéologue, membre du Pays légal, et fort éloigné de notre conception traditionnelle et charnelle de la France......

                On apprend que Michel Vauzelle vient, selon son expression, de jeter l'éponge. Et, à propos de quoi ? Oh, pas grand-chose, en apparence, mais un pas grand'chose qui, en réalité, va loin, et même très loin. Car il s'agit de la dénomination de la Province qu'il dirige : la Provence.

                Qui est, aujourd'hui, appelée, d'une façon aussi grotesque que contre-productive, Paca. Pour : Provence, Alpes, Côte d'Azur....

    Les deux Blasons successifs de la Provence : de 1125 à 1246 les comtes de Barcelone étant comtes de Provence,  le blason est celui de la Catalogne : "d'or aux 4 pals de gueules" :

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    En 1246, le dernier comte de Provence, Raimond Bérenger V, marie sa dernière fille, Béatrice, à Charles 1er d'Anjou, frère de St Louis. Celui-ci amene avec lui ses armes : "d'azur à fleurs de lys d'or":

     

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  • Tout ce qui est Racines est bon: Le pélerinage d'automne aux Saintes-Marie de la Mer...

    En mai, "ils" ont célébré Sarah. En automne, "ils" célèbrent Marie Jacobé - la soeur de la Vierge - et Marie Salomé - la mère des apôtres Jacques et Jean (1).

    Qui donc, "ils" ? Mais tout le monde dans cet endroit perdu au bout du monde, au bout de nulle part, riche comme peu d'endroits  ailleurs d'une tradition vivante et vivifiante.

    "Ils", ce sont les habitants des Saintes - les Saintois - les gitans, et la Nation gardiane, la Nacioun gardiano, de Folco de Baroncelli...

     

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  • Mistralisme et royalisme.

                « Seigneur, nous voulons devenir des hommes ».

     

                Cette fière imploration de Mistral dans son Psaume de la pénitence, écrit après la défaite de 1870, éclaire toute l’oeuvre du poète de la renaissance provençale. Car l’idée maîtresse de Mistral est que pour devenir des hommes, il faut savoir qui l’on est et d’où l’on vient : « Sian Gau-Rouman e gentilome » ; c’est cette identité qui fonde l’humanisme mistralien, mais aussi la haute politique qui se dégage de toute l’oeuvre du Maillanais. Médiation du particulier vers l’universel, la Provence de Mistral est à la fois patrie charnelle et patrie de l’âme, le lieu poétique de l’incarnation d’un projet politique ouvert sur la transcendance.

     

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    Frédéric Mistral

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  • Tout ce qui est Racines est bon : Chaque année, les 24 et 25 mai, les Gitans et la Nation Gardiane honorent Sarah et les Saintes Maries de la mer...

    Ces fêtes remontent au Moyen Age et leur cérémonial est toujours le même : la foule, cierges en main, chante et acclame les Saintes Maries (1) : 

     

     http://www.camargue.fr/pages/pelrina.html

     

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  • GRANDS TEXTES XII : la Préface de "Mademoiselle Monk", d'André Malraux

     

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    Il n’y a pas eu, entre Malraux et Maurras, le dialogue qui sans-doute eût été possible, si Maurras avait eu le goût de s’y prêter. Dialogue ne signifie pas accord général. Et Maurras ne le niait pas, lui qui a dépensé tant d’énergie et de patience, par exemple, à son dialogue avec Marc Sangnier, dont plus grand monde ne se souvient. Maurras était un combattant, qui avait ses objectifs, et un dialogue qui n’aurait pas servi ou, a fortiori, qui aurait desservi sa stratégie du moment ne le retenait pas.
     
    Ainsi furent manqués, ratés ou interrompus des rencontres, des convergences, dont on regrette aujourd’hui qu’elles n’aient pas été cultivées. Ainsi fut manqué le dialogue avec Péguy, avec Bernanos, avec Maritain et quelques autres grands esprits qui, par la discussion avec Maurras, auraient sans-doute pu être plus utiles à la France qu’ils ne l’ont été. Malgré les conseils d’Henri Massis et, plus tard, de Pierre Boutang, Maurras n’a pas reconnu comme sérieuses et intéressantes certaines des analyses étonnantes et profondes d’André Malraux dont ils lui apportaient les textes, dans ses prisons d’après-guerre. Il ne sert, sans-doute à rien, d’en tenir une quelconque rigueur à Maurras. Ce fut ainsi.
     
    Aujourd’hui, il demeure néanmoins intéressant, d’évoquer ces convergences qui auraient pu se produire et, surtout, sur quels fondements elles l’auraient pu. Le texte que nous publions ci-dessous est une préface d’André Malraux à l’ouvrage de Maurras, Mademoiselle Monck, dans son édition de 1922, Malraux ayant alors 21 ans. A-t-il vraiment changé par la suite ? Certainement, en surface, par son action politique d’entre les deux guerres et maints aspects, en fait négatifs, plus tard, de son action de ministre de la culture.
     
    Il suffirait pourtant de relire son discours de la salle Pleyel, en 1948 (« Appel aux intellectuels », postface des Conquérants) pour mieux comprendre ce qui a pu, ou aurait pu, le relier en profondeur à la pensée et à l’œuvre de Charles Maurras.     

                                                 

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                                         (à Phnom Penh , 1923)

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  • En finir avec les départements (1): une idée qui progresse.....

               Un signal fort (comme on dit aujourd'hui...) a été envoyé par l'Alsace à la France entière.

               Pour la première fois, les conseils généraux des deux départements Alsaciens du Bas-Rhin et du Haut-Rhin, ont tenu, le lundi 29 septembre, à Sélestat, une assemblée unique......

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