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  • Ephéméride du 2 novembre

    Chardin, Bulles de savon (1734), New York, Metropolitan Museum of Art

     

    1699 : Naissance de Jean-Baptiste Siméon Chardin 

    Parfois traité, à tort, comme un talent de deuxième rang, assez souvent même carrément oublié, Chardin mérite largement mieux.

    On pourra se forger une bonne opinion de l'artiste et de son oeuvre en consultant l'excellent sujet proposé par l'Encyclopédie de l'Agora  : 

    http://agora.qc.ca/dossiers/Jean-Baptiste-Simeon_Chardin 

    En plus de précieuses informations, ce dossier permet de visualiser, en les agrandissant, jusqu'à 46 tableaux du maître, au sujet duquel Théophile Gautier a écrit le beau jugement suivant : 

    « De plus, la peinture de Chardin a le mérite de ne relever d’aucune école, d’être éminemment à lui. Par l’exquise finesse, par l’heureuse simplicité de ses agencements, il est l’égal des Hollandais; par la largeur de sa touche, par la fermeté de sa pâte, par la sûreté magistrale de son procédé, il n’a rien à envier aux naturalistes espagnols et napolitains. Il a de plus qu’eux la finesse de la demi-teinte et la légèreté du pinceau, l’harmonie douce et caressante des fonds.

    Les trop rares échantillons de Chardin que possède le Louvre font vivement désirer qu’il s’enrichisse de quelques nouvelles productions de ce maître, à notre gré l’une des plus sérieuses et des plus charmantes gloires de notre école. »     

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    Le Benedicite 

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  • Ephéméride du 8 septembre

    Frédéric Mistral [Voir plus loin]

     

    1239 : Première représentation du Miracle de Théophile, de Ruteboeuf

     

    8 septembre,mistral,lamartine,daudetSi l'on connait relativement bien la vie même de Ruteboeuf, et en tous cas ses moments les plus importants, on ne dispose, curieusement de presqu'aucune date en ce qui le concerne. C'est dans l'exposé suivant - très intéressant malgré son aspect un peu austère - que l'on trouve la date du 8 septembre pour la première représentation publique, sur le parvis de Notre-Dame, du Miracle de Théophile, oeuvre commandée au poète par l'évêque de la ville lui-même (ci contre, une partie du vitrail de la cathédrale de Beauvais, racontant le Miracle) : 

     http://books.openedition.org/pup/4481?lang=fr 

    On trouvera cette oeuvre expliquée et commentée dans notre Ephémeride/Evocation du 28 mai : 

     Quand la cathédrale Saint-Pierre de Beauvais a reçu, au XIIIème siècle, son extraordinaire vitrail du Miracle de Théphile 

    Et, sur le lien suivant - très technique et sans intérêt pour le grand public et les non-spécialistes - un petit tableau, en haut à droite, qui donne accès à tous les textes de Ruteboeuf :  

    http://www.arlima.net/qt/rutebeuf.html 

    Bien sûr, pour le grand public, aujourd'hui, Ruteboeuf reste d'abord connu pour sa Griesche d'Hiver, ou Complainte Ruteboeuf (chantée ici par Léo Ferré) :  

    Que sont mes amis devenus
    Que j'avais de si près tenus
    Et tant aimés
    Ils ont été trop clairsemés
    Je crois le vent les a ôtés
    L'amour est morte
    Ce sont amis que vent me porte
    Et il ventait devant ma porte
    Les emporta

    Avec le temps qu'arbre défeuille
    Quand il ne reste en branche feuille
    Qui n'aille à terre
    Avec pauvreté qui m'atterre
    Qui de partout me fait la guerre
    Au temps d'hiver
    Ne convient pas que vous raconte
    Comment je me suis mis à honte
    En quelle manière

    Que sont mes amis devenus
    Que j'avais de si près tenus
    Et tant aimés
    Ils ont été trop clairsemés
    Je crois le vent les a ôtés
    L'amour est morte
    Le mal ne sait pas seul venir
    Tout ce qui m'était à venir
    M'est advenu

    Pauvre sens et pauvre mémoire
    M'a Dieu donné, le roi de gloire
    Et pauvre rente
    Et droit au cul quand bise vente
    Le vent me vient, le vent m'évente
    L'amour est morte
    Ce sont amis que vent emporte
    Et il ventait devant ma porte
    Les emporta

     

     

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  • Ephéméride du 9 février

    Jacques Bainville - Portrait, par Marie Lucas-Robiquet 

     

    9 Février 1879 - 9 Février 1936 : Naissance et mort de Jacques Bainville 

    « Il faisait, à la fois, de l’histoire un théorème par la logique de la pensée et une oeuvre d’art par la pureté de son style » (Duc de Lévis-Mirepoix, Discours de réception a l’Académie, Eloge de Maurras).   

    Il ne faut pas s'étonner que l'un des plus grands historiens de tous les temps soit à ce point ignoré - malgré quelques entorses de taille à cette conspiration du silence - par le Système en place, l'idéologie dominante et la police de la pensée : jusqu'à sa mort (en 1936) et depuis la fondation du quotidien L'Action française (en 1908) Jacques Bainville a signé - pendant vingt-huit ans - un article quotidien sur la Une du journal, aux côtés de Charles Maurras et Léon Daudet, les amis de toute sa vie : une amitié qu'il a magnifiquement évoquée dans les quelques mots de remerciements qu'il prononça au siège du journal, à l'occasion de son élection à l'Académie française :

     

    Vertu de l'amitié

     

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    Que trois hommes aussi différents et, chacun, d'une personnalité aussi affirmée aient pu durant toute leur vie - à partir du moment où ils se sont rencontrés - être et rester amis au quotidien, dans le même mouvement et les mêmes locaux, sans la moindre "dispute" notable, voilà qui constitue une exception remarquable dans l'histoire politique.

    Lorsqu'on parle de Charles Maurras, de Léon Daudet et de Jacques Bainville, c'est  peut-être la première chose qu'il convient de signaler (voir l'éphéméride du 9 février - naissance et mort de Jacques Bainville; l'éphéméride du 20 avril - naissance de Charles Maurras; l'éphéméride du 1er juillet - mort de Léon Daudet; et l'éphéméride du 16 novembre - naissance de Léon Daudet et mort de Charles Maurras).

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  • Aujourd'hui, fin du feuilleton de notre 20ème Album : "Maîtres et témoins (III) : Léon Daudet"...

    L'homme est un héritier, c'est bien connu. Sauf pour les Révolutionnaires, les doctrinaires, eux qui, par idéologie, "du passé font table rase". Nous, c'est tout l'inverse : nous savons d'où nous venons, ce que nous avons reçu, et à qui nous le devons... 

    Notre filiation intellectuelle, nous la revendiquons pleinement, et sans équivoque, de toutes les façons possibles. Mais d'abord, et avant tout - nous efforçant, en cela, de suivre, chaque jour, le conseil de Gustave Thibon... - en la pratiquant quotidiennement sur ce Blog qui, bien plus qu'un simple Blog est devenu un véritable quotidien royaliste sur le Net, dont l'audience continue à grandir :        

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    Cliquez sur l'image pour visualiser l'Album...

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  • Le hasard fait coincider sa parution avec la sortie de notre Album : "C'était les Daudet", de Stéphane Giocanti

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    « Nous comptons, si je sais compter sur mes doigts, cinq Daudet qui ont tous du talent comme un seul Alphonse Daudet, et cela me semble vraiment extraordinaire. » Un siècle plus tard, la remarque de la romancière Rachilde laisse rêveur. Cinq Daudet ? L’auteur de La Chèvre de M. Seguin et de Tartarin de Tarascon ne serait donc pas le seul à avoir connu la gloire ? En racontant l’histoire des Daudet, Stéphane Giocanti scrute le mystère d’une famille dont tous les membres ou presque, pendant deux générations, jouèrent un rôle dans la vie littéraire française. Aux côtés d’Alphonse, bohème provençal et parisien, il dévoile la présence de Julia, sa femme, écrivain admirée par Edmond de Goncourt, et celle d’Ernest, son frère aîné, qui fut un historien de renom. À la génération suivante, ce sont les deux fils d’Alphonse, Léon et Lucien, qui se firent un prénom. Le premier fut écrivain et homme politique, compagnon royaliste de Maurras et mémorialiste truculent de la IIIème République. Le second fut l’opposé : dandy, poète, et amant de Proust et de Cocteau. Le roman de la famille Daudet est aussi l’occasion de vivre avec les milieux littéraires, artistiques et politiques de son temps ; pendant près d’un siècle, de la bohème insouciante du Second Empire jusqu’au début du régime de Vichy, d’un temps lointain, révolu, jusqu’à une époque plus proche, plus violente, dont l’empreinte dure aujourd’hui encore.

    L'ouvrage de Stéphane Giocanti est présenté par Charles-Henri d'Andigné dans Famille chrétienne n° 1828, du 26 janvier :

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    * Notre Album Maîtres et témoins (III) : Léon Daudet a commencé vendredi dernier à être publié en feuileton; prochaine livraison (21 photos), vendredi prochain, 8 février...

  • "Affaire Depardieu" : Le "moment Tapie", sur le JT de France 2, hier soir, en réponse aux bonnes questions de Laurent Delahousse...

    daudet,tapie,delahousse,depardieuBon moment, hier soir sur France 2 : on a eu "du bon Tapie" ! Ce n'est certes pas pour cela que l'on va voir en lui le sauveur de la France, ni lui donner quitus pour "le passé", encore moins un chèque en blanc pour l'avenir. Mais ce qu'il a "envoyé", il l'a bien envoyé, et il a bien fait de dénoncer ce "système accusatoire" qui prévaut dans l'établissement politiquement correct, relayé par la cléricature médiatique qui règne quasiment sans partage sur les ondes...

    Ce n'était donc pas la fin du monde, hier, comme l'annonçaient les gros bataillons de la cinglerie universelle, mais ce fut un bien mauvais quart d'heure pour "toute l'équipe du ministère Montebourg", pour Ayrault et pour Torreton : en voilà deux qui ont perdu une bonne occasion de se taire, et qui auraient mieux fait de ne pas employer (pour le premier) ni de "jouer" avec lui, (pour le second), ce mot de "minable", qui leur va si bien...

    Et nous là-dedans ? Nous pensons que tout le monde a tort : ceux qui "partent" et sont partis (l'émigration n'a jamais réussi à la France...) ont tort, car la France, surtout maintenant, il faut y rester pour la relever. Mais le système aussi a tort, qui décourage, qui desespère, qui des-incite d'entreprendre et de travailler, avec ses taux confiscatoires, qui alimentent pour partie de scandaleuses inégalités et des privilèges de toutes natures aussi exorbitants que répugnants.

    Alors, comme le dit Léon Daudet, nous sommes les seuls  "Étant réellement d'opposition, c'est-à-dire prêchant ouvertement la subversion du régime...".

    Donc, au sens propre, non idéologique, du terme : révolutionnaires. Qu'on se le dise !...

    Lafautearousseau

  • On connnaissait "Paris brûle-t-il ?", voilà qu'on voudrait nous jouer "Marseille coule-t-elle ?"

    ...une autre politique "étant réellement d'opposition, c'est-à-dire prêchant ouvertement la subversion du Régime"... (Léon Daudet)

    marseille,cités,zones de non droit,immigration,daudetPendant plusieurs jours "on" nous a bassiné avec "l'info" (!) : Marseille coule ! En boucle, sur les télés permanentes, en gros titres sur les Une de divers journaux, on y a eu droit jusqu'à saturation : le naufrage était sûr, aussi sûr que celui du Titanic, Marseille coulait !

    Même le Premier ministre s'y est mis : dans la (très) mauvaise série, Plus gesticulateur que moi, tu meurs, apellée aussi Plus je brasse de l'air et plus on croira peut-être que j'existe, il est venu vivre deux jours à la Préfecture ! Alphonse Daudet, dans la veine de Le sous-préfet aux champs, en aurait probablement tiré un conte savoureux, genre Le Premier ministre au bord de l'eau, ou "à la plage", ou quelque chose dans ce style : mais Alphonse Daudet n'est plus là, et la littératue française a perdu quelque chose !

    Bon.

    Mais, si on redevenait sérieux ?

    (Illustration : le Une du quotidien La Provence du samedi 12 mai  2012)

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  • L'entretien de François Hollande sur TF1 vu par... Léon Daudet !

    (Il a su se faire élire - plus "par défaut" et par rejet du président sortant que par adhésion... - grâce à la magie ou à l'enfumage du verbe, dont il a joué au maximum : magie qui, là non plus, n'aura pas duré cent jours : à peine élu, il bat déjà des records d'impopularité; le roi est, déjà, nu...)

            C'est le moment de se rappeler ce mot cruel, mais si juste de Léon Daudet : "On peut toujours assembler des mots. La difficulté commence quand il s'agit de faire marcher ensemble les choses représentées par ces mots..."

  • François Normal : pour ses "Cent jours", un grand "couac" révélateur...

            Rendre hommage à deux gendarmes tués en service, quoi de plus naturel pour le Chef de l'Etat, chef des Armées ? Mais le faire deux mois après, n'est-ce pas une drôle d'idée ? Une idée (un "coup" ? ) que l'on pourrait qualifier de baroque, si elle n'était insultante, et en tout cas jugée telle par les familles, furieuses...

            Que Le Figaro soit critique sur ces cent jours, rien d'étonnant. Mias que L'Humanité titre "Le changement, c'est pour quand ? " ou que L'Est républicain écrive du Président Normal Premier qu'il s'agit de "posture" ou de "cabotage" pendant l'été, c'est plus inquiétant pour lui.

            La vérité est que le roi est nu. Il a cru et voulu croire, et voulu faire croire, lui et les siens, qu'il suffisait de parler, de "dire" et d'employer de grands mots, geste énergique du menton à l'appui; et que "la parole", "le dire", l'incantation seraient supérieurs aux dures réalités. Mais les choses ne marchent pas ainsi...

            François Normal éprouve aujourd'hui, cent jours après, à peine, ce que disait Léon Daudet : "On peut toujours assembler des mots. Le difficile commence quand il s'agit de faire marcher ensemble les choses représentées par ces mots..."

              Parfaite analyse de la situation actuelle de François-dit--le-normùal. Cent jours après, à peine...

  • La grande illusion du parlementarisme, ou mon expérience de député, par Léon Daudet...

    daudet,bonne chambre,elections        Croire aux élections en tant que telles, et qu'il suffit de les gagner, pour avoir une "bonne chambre" et, avec cette "bonne chambre", changer les choses, amender le Système de l'intérieur : c'est cela, la grande illusion....

            Car, des "bonnes chambres", il y en a eu plusieurs, tout au long du XIXème siècle, et aussi au XXème : et qu'ont-elles fait, au juste, en définitive ? Rien. Le Système les a digérées, il les a "laissé passer", il a attendu la fin de l'orage, et a poursuivi sa malfaisance, par alternances répétées, magouilles, course permanente à la démagogie et "combinazione" multiples et toujours renaissantes...

             D'ailleurs, quand il apprit l'élection de la Chambre bleu horizon, et celle de Daudet, Aristide Briand eut ce mot révélateur, raconte Daudet : "Nous gardons les cadres...". "Les cadres, c'est-à-dire la Sûreté générale et les Préfets, ses émissaires et ses esclaves."

            Et ainsi, depuis un siècle et demi, tous les espoirs placés dans les élections et "la" bonne chambre ont été régulièrement déçus, la France continuant sa marche en arrière et en décadence.

            Léon Daudet, député royaliste de Paris pour le XVIème arrondissement à la Chambre bleu horizon l'explique très bien : le texte suivant constitue les premières pages du premier chapitre de son livre de Mémoires, Député de Paris.

    (Juste un mot, pour ceux qui seraient surpris, voire choqués, par la verdeur de certaines phrases : le "b.a.-ba" de tout historien, de quiconque lit un texte "ancien", est de ne pas le faire avec la mentalité de sa propre époque (en l'occurrence nos manières de penser, d'écrire en 2012) mais en se remettant dans l'esprit et la mentalité de l'époque qu'il étudie : or, du temps de Daudet, tous les polémistes, à quelque bord qu'ils appartinssent,  s'exprimaient avec une virulence dont on n'a plus idée aujourd'hui; et, souvent même, ils dépassaient très largement les "verdeurs" de Léon Daudet)

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  • Frédéric Mistral, Léon Daudet : deux menhirs en Provence…..

              Il n’y a pas que les cathédrales, les palais ou les châteaux qui soient des monuments. N’emploie-ton pas, à bon droit, ce terme de monument pour une grande œuvre musicale, un tableau ou une sculpture majeure ? Et aussi pour une personne qui a marqué son temps et lancé, telle une bouteille à la mer, un message, une leçon aux siècles à venir ?

              On connait notre refrain : Tout ce qui est Racines est bon ! Frédéric Mistral en est une bonne illustration.  Le samedi 27 septembre, les royalistes provençaux iront chez lui, à Maillane ( ci dessous, sa maison ) .... 

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  • Le 21 mars 1908 paraissait le premier numéro de l'Action Française quotidienne...

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              Un siècle a passé depuis la parution de ce premier numéro de l’Action Française quotidienne et soixante quatre ans depuis sa disparation, en août 1944.

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