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Immigration - Insécurité - Anti racisme

  • Aquarius : Éric Zemmour dénonce le « concours d'hypocrisie et de cynisme »

     

    TRAVAUX DIVERS - Largeur +.jpgBILLET - La polémique autour du bateau de migrants Aquarius, repoussé loin de ses ports par l'Italie, provoque une crise diplomatique entre Paris et Rome, et divise la majorité. [RTL 14.06]. Bien entendu elle divise aussi l'ensemble des Etats européens dont l'unité est de plus en plus irréelle.    LFAR 

     

     

    Résumé RTL par Éric Zemmour et Loïc Farge 

    C'est celui qui dit qui y est : on se souvient de cette comptine enfantine. L'Union européenne est une grande cour de récréation où chacun accuse l'autre de cynisme, où chacun accuse l'autre d'hypocrisie, où chacun joue à hypocrite et demi. Un grand concours où notre président ne fait pas tapisserie.

    Quand il dénonce la part du cynisme et « l'irresponsabilité du gouvernement italien », Emmanuel Macron oublie qu'à l’été 2017, alors que 100.000 migrants déferlaient sur les côtes italiennes en quelques mois, il donna l'ordre à son ministre de l'Intérieur de ne pas ouvrir la frontière, et de ramener tous les clandestins en Italie.
     

    C'est tout le décalage entre Macron candidat, qui exaltait la France ouverte, et Macron président, qui a compris que l'énorme majorité du pays ne rêvait que de fermeture. C'est ce que font mine de ne pas comprendre certains députés REM qui s'offrent leur quart d'heure de gloire médiatique sur un discours humaniste d'ouverture. Mais le concours d'hypocrisie et de cynisme ne s'arrête pas à la France.  

    Éric Zemmour

  • Retour à Maurras : « Ce pays-ci n'est pas un terrain vague ... »

     

    L’hospitalité

     

    15272517.jpgIl s'agit de savoir si nous sommes chez nous en France ou si nous n'y sommes plus ; si notre sol nous appartient ou si nous allons perdre avec lui notre fer, notre houille et notre pain ; si, avec les champs et la mer, les canaux et les fleuves, nous allons aliéner les habitations de nos pères, depuis le monument où se glorifie la Cité jusqu'aux humbles maisons de nos particuliers.

    Devant un cas de cette taille, il est ridicule de demander si la France renoncera aux traditions hospitalières d'un grand peuple civilisé. Avant d'hospitaliser, il faut être. Avant de rendre hommage aux supériorités littéraires ou scientifiques étrangères, il faut avoir gardé la qualité de nation française. Or il est parfaitement clair que nous n'existerons bientôt plus si nous continuons d'aller de ce train. (…)

    Ce pays-ci n'est pas un terrain vague. Nous ne sommes pas des bohémiens nés par hasard au bord d'un chemin. Notre sol est approprié depuis vingt siècles par les races dont le sang coule dans nos veines. La génération qui se sacrifiera pour le préserver des barbares et de la barbarie aura vécu une bonne vie.

    (…) La jeune France d'aujourd'hui est en réaction complète et profonde contre ce double mal. Elle rentre chez elle. Ses pénates intellectuels, ses pénates matériels seront reconquis. Il faut que l'ouvrier français, le savant, l'écrivain français soient privilégiés en France. Il faut que les importations intellectuelles et morales soient mises à leur rang et à leur mérite, non au-dessus de leur mérite et de leur rang. L'étiquette étrangère recommande un produit à la confiance publique : c'est à la défiance du pays que doit correspondre au contraire la vue de tout pavillon non français. Qu'une bonne marque étrangère triomphe par la suite de cette défiance, nous y consentons volontiers, n'ayant aucun intérêt à nous diminuer par l'ignorance ou le refus des avantages de dehors, mais l'intérêt primordial est de développer nos produits en soutenant nos producteurs. Le temps de la badauderie à la gauloise est fini. Nous redevenons des Français conscients d'une histoire incomparable, d'un territoire sans rival, d'un génie littéraire et scientifique dont les merveilles se confondent avec celles du genre humain.   

     

    Charles Maurras 

    L’Action française, 6 juillet 1912

  • Médine au Bataclan, la faille se creuse

     

    Par Gabrielle Cluzel

    Redisons-le : les excellentes chroniques qu'elle publie régulièrement dans Boulevard Voltaire - telle celle-ci qui date d'hier, font décidément de Gabrielle Cluzel l'un des excellents auteurs et journalistes de sa génération. Il faudra suivre ses publications avec attention comme nous en suivons et reprenons quelques autres avec cet esprit d'ouverture et de dialogue que Lafautearousseau pratique avec profit. 

    Rappelons pour ceux qui l'ignoreraient que Gabrielle Cluzel participe - d'ailleurs toujours brillamment - à certains de nos colloques et conférences, dont quelques unes sont les siennes propres.   LFAR

     

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    L’affaire « Médine » ressemble à s’y méprendre, dans son déroulé, à toutes celles du même registre qui l’ont précédée – qu’elles aient nom de Black M, Mehdi Meklat, Mennel, Maryam Pougetoux…

    Une fois de plus, la presse dite « mainstream » est à la remorque de la presse alternative. Elle court derrière, essoufflée, tente de raccrocher le wagon, en notable installé et ventripotent qui peine à rattraper la jeunesse – certes sans le sou mais svelte et rapide comme une gazelle. Au bon vieux temps de l’entre-soi, un 11 juin comme celui-ci, on se serait exclusivement concentré sur le nième succès de Nadal à Roland-Garros en dissertant à l’infini sur la beauté de son revers. Mais voilà, o tempora, o mores, il faut à présent compter avec les braconneurs de l’information, les manants du Web qui ont l’outrecuidance de venir chasser sur les prés carrés et, en plus, d’y lever des lièvres. Puisqu’il n’y a pas moyen d’y couper, on évoque donc, en ce lundi matin, la vague d’indignation suscitée par « Médine au Bataclan » qui monte sur les réseaux sociaux depuis 48 heures.

    Non contents d’avoir pris le train en marche, d’aucuns voudraient bien aussi ralentir la locomotive, voire couper le moteur. Ainsi lit-on ici (actu.orange) que le rappeur Médine « avait tenu par le passé des propos engagés et polémiques » (sic). Certes. « Crucifions les laïcards comme à Golgotha », c’est assez « engagé et polémique ». Comme il est plutôt peu consensuel d’exhiber sur son torse l’inscription « Jihad », en couverture d’un album du même nom, avec – détail raffiné – un sabre étincelant en lieu et place du J.

    Après l’euphémisation vient la justification : Le Huffington Post a exhumé un entretien des Inrocks de 2015 censé river leur clou aux protestataires, ces benêts qui prennent tout au pied de la lettre : « J’ai toujours utilisé la provocation comme un piège positif. L’idée est d’amener les gens par la provocation », confie celui qui chante aussi « J’mets des fatwas sur la tête des cons ». Et voilà, tout est clair. Cette théorie du « piège positif » est extrêmement limpide. C’est d’ailleurs, sans doute, la méthode de Dieudonné pour lutter contre l’antisémitisme, une cause qui, comme chacun sait, lui tient à cœur. Il suffit de savoir lire au 24e degré. De plus, rapporte Le Huffington Post, le rappeur « a mis de l’eau dans son vin ». À quoi peut donc ressembler une crucifixion diluée ? Et puis L’Obs a trouvé la cerise sur le gâteau, un rescapé du Bataclan qui soutient le rappeur et « tance Wauquiez, vent debout contre un concert de Médine ». Gros plan sur le monsieur, s’il vous plaît. Les autres, la multitude des indignés, ne compte plus.

    Une fois de plus, du côté des politiques, il en est pour ouvrir de grands yeux candides, comme Danièle Obono, et faire mine de ne pas voir le problème ou, plus culotté, comme Yassine Belattar (récemment nommé par Emmanuel Macron au Conseil présidentiel des villes) pour tenter, vite fait, la reductio ad hitlerum bon marché : « Désormais, vous vous attaquez à la programmation des salles ? Mais ça ne vous rappelle pas une époque ? » Étant entendu que sur l’île d’Utøya, on accueillerait sûrement à bras ouverts un chanteur qui prônerait, comme Breivik, l’exécution des marxistes (dans un esprit de provocation positive, hein).

    Mais surtout, une fois de plus aussi, et c’est là le plus intéressant, se creuse la nouvelle ligne de fracture, l’islamisme, qui, au moins l’espace d’une provocation, unit la droite et scinde la gauche.

    Sur la même rive, on vient en effet de voir – attelage improbable – Marine Le Pen, Virginie Calmels et Laurent Wauquiez, mais aussi Olivier Faure (PS), Laurent Saint-Martin (LREM). Et c’est ce mouvement de tectonique des plaques qu’il va être intéressant d’observer car, à chaque fois, le grand écart devient un peu plus douloureux. Et le sera encore plus quand viendront des échéances électorales. • 

    Ecrivain, journaliste

    Son blog

  • L'Italie, problème ou solution de l'Europe ?

     L'Italie ferme ses ports à l'Aquarius, le bateau qui porte secours aux migrants

     

    Par Eric Zemmour

    Le Figaro magazine dans sa dernière livraison [8.06] a publié cette chronique d'Eric Zemmour qui pose les vraies questions et y apporte de justes réponses. A preuve cette interrogation : « Un pays peut s'inquiéter de la révolution « populiste » italienne : c'est l'Espagne. Qui va remplacer Lampedusa ? Cadix ? Malaga ? ». Au soir où nous écrivons, il semble que ce devrait être Valence... Alors, une révolution populiste, bientôt, en Espagne aussi ?  LFAR

     

    687294929.jpgLa situation en Italie est révélatrice de tous les atermoiements de l'Union.

    « Le bon temps pour les clandestins est fini ; préparez-vous à faire les valises.» Le patron de la Ligue, Matteo Salvini, a le sens de la formule qui fait mouche. Ce n'est pas un hasard s'il a choisi le poste de ministre de l'Intérieur, laissant à ses alliés du mouvement M5S les ministères sociaux. À ce poste, on peut encore montrer qu'un État déterminé a les moyens d'agir. Encore faut-il qu'il le soit.

    C'est toute la question posée par l'affaire italienne. Celle de la légitimité démocratique est derrière nous. Elle s'est réglée par un compromis à l'italienne: les vainqueurs des élections ont renoncé à « leur » ministre des Finances europhobe ; le président de la République italienne et les milieux européens de Bruxelles qui le soutenaient ont renoncé à empêcher une majorité «populiste» de gouverner. 

    « On croit toujours en France que l'immigration est un phénomène qu'on ne peut maîtriser, une sorte de fatalité qu'on doit subir. C'est faux »  Éric Zemmour

    B9715977905Z.1_20180608234215_000+GFMBEN2UR.2-0.jpgDésormais, c'est à Salvini de jouer. D'abord parce que l'immigration fut le thème qui l'a porté au pouvoir. Ensuite parce qu'il doit montrer qu'il peut expulser massivement les clandestins (il a promis 500.000 renvois) et arrêter la déferlante migratoire sur les côtes italiennes. Salvini s'en est déjà pris aux ONG qui, sous couvert d'humanisme, sont les complices des passeurs. Il devra utiliser la marine italienne non pour sauver les migrants mais pour les arrêter, voire détruire leurs barques. Il devra enfin tenir tête aux juges européens qui ne manqueront pas de dénoncer des pratiques contraires aux « droits de l'homme ». Osera-t-il ? Il devra aussi faire pression sur les pays de l'autre côté de la Méditerranée - Tunisie, Maroc et, au-delà, les autres pays d'Afrique pour qu'ils reprennent leurs ressortissants. Au temps de Ben Ali en Tunisie et de Kadhafi en Libye, ces pays bloquaient les migrants pour qu'ils ne se déversent pas sur l'Europe - preuve que c'est possible. L'Algérie n'hésite pas à renvoyer brutalement les migrants qui essayent de s'installer chez elle.

    On croit toujours en France que l'immigration est un phénomène qu'on ne peut maîtriser, une sorte de fatalité qu'on doit subir. C'est faux. Les mouvements démographiques sont une guerre qu'on veut gagner ou qu'on accepte de perdre. Comme le note l'historien Pierre Vermeren, le milliard de Chinois pauvres n'a jamais débarqué dans le Japon riche parce que l'État japonais s'est organisé pour qu'il en soit ainsi. Aux États-Unis, depuis l'arrivée de Trump, l'immigration venue du Mexique s'est beaucoup réduite.

    Emmanuel Macron et les dirigeants de l'Europe répètent que chaque nation ne peut rien faire seule et que la question migratoire ne pourra être résolue qu'ensemble. C'est exactement l'inverse. Ensemble, les Européens ont prouvé qu'ils ne font rien. Les États qui l'ont décidé ont bloqué toutes les routes migratoires - la Hongrie en est le meilleur exemple. Et la Pologne montre qu'il est possible d'accueillir une immigration choisie: ils ont accepté des Ukrainiens et refusé les musulmans. Un pays peut s'inquiéter de la révolution « populiste » italienne : c'est l'Espagne. Qui va remplacer Lampedusa ? Cadix ? Malaga ?  

  • Démographie • Immigration zéro et relance de la natalité en Europe de l’Est : Macron, c’est l’inverse !

    Arrivées de migrants en continu en France ...

     

    Par Marc Rousset

     

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    La loi Collomb « anti-immigration » qui vient d’être votée en première lecture est de la poudre aux yeux « en même temps » pour naïfs !

    C’est l’arbre qui cache la forêt de l’invasion migratoire, du remplacement de population en voie d’accélération rapide. Macron, dernier avatar de la gauche, suite au coup d’État médiatico-juridico-politique pour évincer Fillon, applique la politique droits-de-l’hommiste de destruction des peuples européens.

    Le doublement de 45 à 90 jours de la durée de séjour maximal en centre de rétention administrative n’aura aucun effet car la décision finale est laissée au juge des libertés. Les quelques places supplémentaires pour les demandeurs d’asile et pour les centres provisoires d’hébergement de réfugiés ne vont diminuer en rien les arrivées migratoires en amont. Quant à l’idée de vérifier le statut des personnes dans les centres d’hébergement d’urgence par des « équipes mobiles », elle a déjà été vidée de sa substance, suite aux cris d’orfraie des associations.

    En 2017, 120.000 immigrés clandestins, le plus souvent pour des seules raisons économiques, ont demandé un asile politique vide de sens qui ne signifie plus rien. Quant à la honteuse et folle immigration « régulière », elle a explosé, pour passer de 125.000, en 1995, à 262.000, en 2017 ! La France de Macron croule aussi sous le nombre des « dublinés » qui relèvent d’un autre pays européen mais qui s’installent en France en raison du laxisme de notre législation. Une loi votée sous Hollande annulant une rétention sur cinq n’a pas été abrogée par Collomb, pas plus que la circulaire Valls de 2012 contribuant à l’augmentation des régularisations d’étrangers en situation irrégulière de plus de 30 % en 5 ans. En 2017, le nombre d’éloignements des clandestins n’était que de 15.000, dont 6.600 seulement en dehors de l’Union européenne, soit quelques milliers d’expulsions de plus – une goutte d’eau ridicule en augmentation de 10 % par rapport à 2016, face au tsunami migratoire extra-européen !

    En Europe de l’Est, c’est tout le contraire : immigration zéro et politique nataliste des Européens de souche. Viktor Orbán octroie des prêts et une TVA préférentielle pour l’achat d’une maison à toute famille s’engageant à avoir trois enfants en dix ans. En Pologne, la politique nataliste du parti Droit et Justice a relancé les naissances d’une façon significative depuis 2016. Poutine, lui, a prévu un budget d’aide à la famille de 7,2 milliards d’euros jusqu’en 2020 avec un « bonus bébé » de 150 euros par mois pour les parents modestes dès le premier enfant – à comparer avec le salaire moyen, en Russie, de 450 euros par mois.

    Sous l’impulsion de l’Église orthodoxe, l’État russe combat avec succès l’avortement. Quand on en arrive, en France, à 220.000 avortements par an, soit une mortalité infantile peut-être comparable à celle que connaissait la France sous Louis XIV et un chiffre comparable à l’immigration régulière extra-européenne de 262.000 personnes par an, cela ne regarde plus seulement les femmes et leur vie personnelle, mais aussi la nation France et la civilisation européenne pour les question existentielles de leur survie, de leur renouvellement et de leur avenir.

    Hollande et Macron ont pratiqué la démolition de la politique familiale en fiscalisant les majorations de retraite aux parents ayant eu au moins trois enfants, en s’attaquant au quotient familial, en modulant les allocations familiales en fonction des revenus, etc. Pas étonnant, dans ces conditions, qu’en 2017, seulement 767.000 bébés soient nés en France, troisième année de baisse consécutive. L’exception démographique française en Europe est en train de disparaître tandis que Macron préfère subir l’invasion migratoire de masse.

    « La démographie est le destin », disait Auguste Comte.   • 

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    Économiste

    Ancien haut dirigeant d'entreprise

  • Terrorisme : Quand Guillaume Roquette parle d'or !

     

    Vidéo à voir et diffuser, rediffuser largement autour de soi. Ça en vaut la peine !  

     

     

  • Affaire Théo • Théo est en garde à vue : si l’on en tirait les leçons ?

     

    Par Gabrielle Cluzel

    Cette excellente chronique [Boulevard Voltaire, 5.06] revient sur la désormais sulfureuse affaire Théo avec un talent, des aperçus perspicaces et justes, qui font, décidément, de Gabrielle Cluzel l'un des excellents auteurs et journalistes de sa génération. Laquelle, d'ailleurs, fort heureusement, en compte un nombre non négligeable. Tel Jean-Christophe Buisson que cite cette chronique. Il faudra suivre les publications de Gabrielle Cluzel avec attention comme nous en suivons et reprenons quelques autres avec cet esprit d'ouverture et de dialogue que Lafautearousseau pratique avec profit. C'est même là, nous semble-t-il, une condition du progrès, non seulement de nos idées, mais des idées de salut en général. 

    Rappelons pour ceux qui l'ignoreraient que Gabrielle Cluzel participe - d'ailleurs toujours brillamment - à certains de nos colloques et conférences, dont quelques unes sont les siennes propres.   LFAR

     

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    « Aulnay-sous-Bois : Théo et ses frères en garde à vue », titre sobrement Le Parisien ce matin. Le célèbre slogan « Justice pour Théo » prend soudain une résonance sardonique. C’est en quatre lettres assassines – « Oups ! » – que le journaliste Jean-Christophe Buisson résume le sentiment général sur son compte Twitter.

    « Plusieurs membres de la famille de Théo et lui-même ont été interpellés ce mardi matin au domicile familial par les enquêteurs du SDPJ 93 et placés en garde à vue. Ils sont soupçonnés d’escroquerie aux aides d’État. » Bien sûr, jugement n’a pas été encore rendu. Bien sûr, comme le dit son avocat, il ne faut pas mélanger deux affaires qui n’ont « rien à voir ». Il parle de « coup médiatique ». De contre-coup médiatique, veut-il dire sans doute. De boomerang, qui vous revient en pleine face avec autant de force qu’il a été lancé. Car la vérité est que son visage ne ferait pas la une des journaux, cette affaire ne connaîtrait pas de plus grande notoriété que tous les dossiers s’entassant actuellement sur le bureau des juges français si Théo n’avait pas été, il y a quelque mois, ultra-médiatisé, veillé par le président de la République lui-même, canonisé santo subito, inscrit dans le martyrologe des nouveaux grands prêtres qui nous gouvernent, posé sur un virtuel piédestal avec une matraque policière, telle sainte Agnès portant les instruments de sa torture. Si son prénom – relayé à l’infini sans nom de famille, tel un adolescent de quand même 22 ans – n’était pas ainsi passé à la postérité.

    Il aurait été si simple, les blessures (bien réelles) du jeune homme constatées, de laisser faire, alors, le travail de la Justice, de regarder les enquêteurs démêler les responsabilités éventuelles des uns et des autres.

    Il aurait été si facile de se taire et d’attendre. De faire montre de prudence et de discernement… toutes choses aussi étrangères, il est vrai, à François Hollande qu’à moi le kitesurf et la danse rythmique sur patins.

    L’instrumentalisation de l’émotion est le principal outil de domination de la gauche, et elle n’a pas le temps de s’embarrasser de vérification, car le buzz est comme un soufflé : il n’attend pas. Une fois tombé, plus rien à en tirer. Il vaut bien qu’on lui sacrifie la vérité. Et lorsque celle-ci, à son train de sénateur, arrivera enfin, tout le monde s’en fichera, l’effet final recherché aura été atteint.

    On se souvient de l’affaire Sébastien Nouchet. En 2004, cet homme d’une trentaine d’années avait affirmé avoir été l’objet d’une agression homophobe. Il avait dit avoir été injurié, aspergé d’un liquide inflammable et brûlé. Tollé dans le pays. Des manifestations anti-homophobies furent organisées, Jacques Chirac, alors président, envoya une lettre de soutien à l’intéressé et à son compagnon. À l’Assemblée, une loi contre l’homophobie fut votée dans la foulée, sous l’impulsion du ministre de la Justice Dominique Perben, qui reconnut avoir été bouleversé par cette affaire : « Cette loi, c’est, au fond, quelque part, la loi Nouchet.». En 2007, un non-lieu définitif fut rendu dans cette affaire. Le parquet avait évoqué la possibilité d’une nouvelle tentative de suicide (par immolation), le plaignant dépressif en ayant, par médicaments, 19 à son actif. Mais la loi Nouchet est restée.

    Il n’y a pas eu de loi Théo, mais il pourrait y avoir une leçon Théo. Quand t’es président de la République, Théo… bligé de résister à la tentation de la sur-réaction et à la pression de ton service de communication qui flaire un bon coup. Théo… obligé de laisser les événements se décanter si tu ne veux pas courir le risque de discréditer ta fonction en même temps que ridiculiser ta personne. Au vu de récents événements, il n’est pas certain qu’Emmanuel Macron l’ait retenue.   

    Ecrivain, journaliste

    Son blog

  • Vu du Maghreb [Maroc] : Pourquoi l’Algérie inquiète la France

    Marée de jeunes Algériens agglutinés devant les services consulaires français pour décrocher le visa-sésame ! © Copyright : DR

     

    Par M'Hamed Hamrouch

    Une analyse documentée publiée par notre confrère le journal marocain en ligne Le360 [28.05], analyse qui ne fait que confirmer la gravité de la situation algérienne et nos inquiétudes pour la France, souvent exprimées dans ces colonnes. LFAR   

    le360-2016.jpgL’Algérie compte le deuxième plus grand nombre de ressortissants en situation irrégulière en France et plus de dix mille Algériens sont interpellés chaque année par les services hexagonaux, alerte le directeur central de la Police aux frontières française, devant le Sénat français. Les raisons.

    Le malaise de la jeunesse algérienne parvient jusqu’aux rivages français. Et pour cause, «la jeunesse algérienne veut quitter l’Algérie et désire se rendre en France», s’inquiète le directeur central de la Police aux frontières française, lors d’une récente intervention devant le Sénat de son pays. 

    Les chiffres sont aussi alarmants qu’édifiants sur le haut degré de désespoir qui tenaille une jeunesse algérienne livrée en pâture au chômage (12,3%), à la faveur d’apparatchiks octogénaires toujours aux commandes d’un pays pourtant très riche en hydrocarbures (98% des exportations et 60% des recettes de l’Etat). 

    « L’Algérie compte le deuxième plus grand nombre de ressortissants en situation irrégulière» en France et «plus de dix mille Algériens sont interpellés chaque année», s’alarme le patron de la Police aux frontières française (PAF), exhortant les autorités consulaires françaises à «durcir les modalités de délivrance des visas pour les (jeunes) Algériens ». 

    Pour précision, le haut sécuritaire français répondait à la question d’une sénatrice d’origine algérienne, dénommée Samia Ghali, qui relevait «la difficulté de certains Algériens à se faire délivrer le visa». 

    « Beaucoup d’Algériens entrent légalement en France, mais ne quittent plus le territoire français », a rétorqué le patron de la PAF, expliquant que le directeur général des étrangers en France « suit ce dossier en personne ». 

    « Un grand nombre d’Algériens qui se rendent en France par voie maritime n’ont pas le visa», assène-t-il encore, appelant les autorités françaises concernées à «être extrêmement vigilantes quant à la délivrance des visas aux Algériens». «Nous avons proposé aux services consulaires français des formations car des demandeurs de visa peuvent l’obtenir en fournissant des documents falsifiés», a-t-il encore affirmé, estimant qu’«il existe en Algérie des opérations de trafic et de falsification évidentes ». 

    Aux origines du désespoir (algérien)

    « Le taux de chômage a augmenté de près de 1,5 point de pourcentage, en raison de la croissance léthargique du secteur hors hydrocarbures. Il était de 11,7 % en septembre 2017, soit un niveau plus élevé que celui de 10,5 % enregistré en septembre 2016 », a constaté amèrement la Banque mondiale dans son dernier rapport publié le 16 avril dernier concernant le suivi de la situation économique des pays de l’Afrique du Nord et du Moyen-Orient. 

    « Le chômage est particulièrement important parmi les personnes instruites, les jeunes et les femmes et, dans certains cas, tient au désir d’attendre de trouver un emploi dans le secteur formel », a relevé encore ce rapport qui démontre l’échec retentissant des dernières mesures prises par le gouvernement d’Ahmed Ouyahia. 

    Des bulles sonores sans aucun réel impact sur la société puisque rien n’arrête pour le moment la spirale du chômage, épargnant toutefois les enfants de l’oligarchie au pouvoir, notamment les fils de hauts galonnés accumulant des fortunes colossales sur les ruines d’une Algérie sans réelles perspectives en dehors de l’économie de rente, les passe-droits, le favoritisme et une corruption quasi institutionnalisée. Les fils de Gaid Salah (chef d'état-major de l'ANP), de Khaled Nezzar (ancien ministre de la Défense), du général "Tewfik", ex-patron du DRS (renseignement)... font partie de ces nouveaux parvenus de l'ère Bouteflika, au détriment de l'écrasante majorité des « fils du pauvre », pour paraphraser un titre du romancier Mouloud Feraoun. 

    Les images de milliers de jeunes Algériens souhaitant étudier en France et attroupés en novembre dernier devant l'Institut français d'Alger illustrent parfaitement le malaise de cette jeunesse abandonnée à son triste sort par un régime vorace, en rupture de ban et très peu soucieux de son peuple.  

    M'Hamed Hamrouch

  • La Une du Figaro de ce jour : un euphémisme révélateur en titre ... La crise migratoire est bien la grande affaire explosive !

  • Chateaubriand : Quelle serait une société universelle qui n'aurait point de pays particulier ?

     

    Chateaubriand, un peu prophète dans les Mémoires d'Outre-tombe (quatrième partie du livre douzième chapitre six) se demandait déjà :


    « Quelle serait une société universelle qui n'aurait point de pays particulier, qui ne serait ni française, ni anglaise, ni allemande, ni espagnole, ni portugaise, ni italienne, ni russe, ni tartare, ni turque, ni persane, ni chinoise, ni américaine ou plutôt qui serait à la fois toutes ces sociétés ? Qu'en résulterait-il pour son intelligence, ses mœurs, ses sciences, ses arts, sa poésie ? Vous dînerez à Paris, et vous souperez à Pékin, grâce à la rapidité des communications ; à merveilles (sic) ; et puis ? » 

    Et cetera ...  

    [Merci à Richard !]

  • Banlieues • Entre le petit « mâle blanc » et les grands blacks, Emmanuel Macron a choisi

     

    Par Catherine Rouvier

    Voici une intéressante et pertinente tribune de Catherine Rouvier, [Boulevard Voltaire, 29.04] sur fond d'intelligence, de subtilité et d'humour, comme à son ordinaire. Catherine Rouvier a participé à quelques unes de nos réunions en Provence. Et nous en gardons un très bon souvenir ...  LFAR 

     

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    Emmanuel Macron a utilisé l’expression « mâle blanc » en évoquant le plan Borloo pour la banlieue. Ce plan serait inapproprié car constituant « l’échange entre deux mâles blancs ». La banlieue, devenue zone « sensible » serait donc devenue si sensible qu’elle devrait être considérée comme une terre à part, domaine des seuls « racisés », interdite aux Gaulois ?

    Yvan Rioufol, sur Cnews, a dénoncé à juste titre cette expression comme favorisant le communautarisme. C’est vrai, mais il y a plus. Cela s’inscrit dans le projet international d’une inversion des rapports de domination. 

    En Europe, le Noir est apparu sous sa désignation grecque de « Maure » (mavros = noir) dès l’Antiquité. Au XIIe siècle, dans La Chanson de Roland, il apparaît sous les traits du roi sarrasin de Saragosse, Marsile. Fin XVIe le modèle d’Othello, le Maure de Venise, de William Shakespeare, est aussi un roi – marocain, cette fois.

    Mais au XIXe, le Noir apparaît comme une victime, celle du commerce d’esclaves avec le Nouveau Monde décrit par La Case de l’oncle Tom, de Harriet Beecher Stowe, ou Les Aventures de Huckleberry Finn et de Tom Sawyer, de Mark Twain. 

    Au XXe siècle, la littérature enfantine de Jean de Brunhoff – Babar– et de Hergé – Tintin au Congo – véhicule une double image. Gentil naïf et drôle, il éveille la sympathie. Cannibale, soumis à un sorcier jeteur de sorts au masque terrifiant, il est ressenti comme une menace.

    Notre XXIe siècle pérennise l’image de la victime – sans-papiers jetés dans des bateaux de fortune au péril de leur vie pour fuir la guerre ou la famine et aborder sur nos côtes – mais lui superpose une image valorisante. Devenu l’unique ancêtre d’une humanité présumée entièrement africaine à l’origine, star multimillionnaire des terrains de foot, pouvant revendiquer le président de l’État le plus puissant du monde comme un des leurs hier, l’accueil par la plus vieille famille régnante de l’État le plus colonisateur de la planète d’une des leurs, le « Noir », aujourd’hui devenu « Eurafricain » ou « Afro-Américain », est passé du mépris à la gloire.

    L’expression « mâle blanc » s’inscrit dans ce contexte. 

    Désormais, en Occident, ce n’est plus le seul Noir qu’on désigne comme présentant une particularité visible le distinguant de l’ensemble de la population autochtone, mais aussi le Blanc. 

    De même, le héros n’est pas seulement Arnaud Beltrame, mais aussi Lassana Bathily, qui a sauvé des otages de l’Hyper Cacher en 2015, ou Mamadou Gassama, qui a sauvé hier un petit garçon menaçant de tomber d’un balcon.

    Entre Borloo, le petit « mâle blanc » rigolard à barbe grise, et les grands blacks intrépides des cités, Emmanuel Macron a donc choisi. La banlieue sera leur affaire. Ainsi se réalisera la « politique inclusive » qu’il a mentionnée lors de la conférence de presse de vendredi dernier en Russie à propos de la Syrie, devant un Poutine dubitatif. 

    Dès 2011, Guy Hagège, dans Le Monde, la définissait comme « un projet universel de personnalisation de la politique » en fonction « des différences de la personne », afin de lui donner « toutes les chances de réussite dans la vie ». À l’époque, la « différence » était le handicap, et cela concernait toute la France.

    Mais en Syrie, comme dans nos banlieues, on peut craindre que cette « politique inclusive » n’implique une reconnaissance, voire une promotion des « différences » ethniques et religieuses qui pourrait mener au séparatisme.

    Ce qui, comme au Kosovo, pourrait favoriser un autre projet universel : le projet postnational.   


    Docteur d'Etat en droit public, avocat, maitre de conférences des Universités

     
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  • Complicité

     

    par Louis-Joseph Delanglade

     

    sinistra-italiana_una-nuova-proposta-il-documento_sfondo-rosso-170204 - Copie.jpgEn utilisant dans son intervention du 22 mai l’expression « deux mâles blancs » pour parler de M. Borloo et de lui-même, et justifier ainsi son rejet du « plan banlieues » concocté par celui qui fut ministre délégué à la Ville et à la Rénovation urbaine de M. Chirac, et qui est considéré on ne sait trop pourquoi comme une autorité indépassable en la matière,

    M. Macron a commis une faute grave. Il a peut-être cru faire un bon mot, conseillé en cela par un communicant irresponsable : on rejette le plan (d’un coût de quarante-huit milliards tout de même) mais on donne satisfaction aux plus extrémistes des « post-colonisés » en reprenant leur langage, lui-même formaté par celui de mouvements américains conjuguant féminisme et racialisme. 

    Son propos aurait même pu être franchement ironique, à prendre au second degré donc, de la part de quelqu’un qui, quelques années plus tôt affirmait ne pas avoir à « [s]’excuser d'être un jeune mâle blanc diplômé » (extrait non publié - ce n’est pas anodin - de l’entretien accordé en 2010 au magazine des anciens élèves de Sciences Po). Il aurait alors fallu comprendre quelque chose comme : vous [M. Borloo] et moi [chef de l’Etat] ne devons plus nous conduire comme des « post-coloniaux », cessons d’infantiliser les habitants des banlieues - « nos semblables, nos frères » - qui s’en sortiront bien tout seuls… Une pirouette verbale qui paraît quand même peu probable. 

    7793497879_emmanuel-macron-et-jean-louis-borloo-le-22-mai-2018-a-paris.jpgEn fait de bon mot, M. Macron a choqué sur le fond et sur la forme. Sur la forme, le chef de l’Etat aurait d’abord pu comprendre par lui-même, et sans l’aide d’un conseiller, la vulgarité de l’expression : pour parler net, « mâles blancs » suppose en toute logique l’existence de « femelles noires », en tout cas pas ou peu blanches, lesquelles femelles peupleraient donc en partie nos chères (ici, double sens garanti par la rédaction) banlieues. La langue est sans pitié pour les apprentis-sorciers et on voit quels abîmes côtoie ainsi M. Macron. 

    Sur le fond, il aurait eu en fait grand intérêt à lire deux ouvrages très récents, deux enquêtes sérieuses sur les banlieues. Dans le premier, La Communauté (Albin Michel), deux journalistes, Mmes Bacqué et Chemin montrent comment la petite ville de Trappes est devenue ce qu’elle est aujourd’hui (…), le fil conducteur étant bien la religion musulmane. Dans le second, La Tentation radicale (PUF), deux spécialistes, M. Galland et Mme Muxel, montrent que le terreau de la radicalisation islamique est moins socio-ethnique (comme le prétend une certaine presse) qu’idéologique. 

    Oui, M. Macron a eu raison d’opposer une fin de non-recevoir aux quarante-huit milliards du plan Borloo : nous avons déjà assez donné et pour rien. Mais, si les mesures annoncées contre la drogue et la radicalisation relèvent de la bonne intention, mais pas plus, celles sur les avantages à accorder (permis de conduire, primes de crèche, bourses de stage, « testing ») sont purement démagogiques. Ces dernières en effet occultent le vrai problème, celui que ni M. Macron ni M. Borloo n’ont voulu nommer et qui tient en une équation : immigration incontrôlée + islam =  communautarisation = rejet de l’appartenance à la France. D’où l’existence des « mâles blancs », conséquence et non cause d’un racisme anti-blanc dont M. Macron s’est fait, ce 22 mai, le complice peut-être inconscient mais certainement objectif.   

  • La police de la pensée

     

    Par  Mathieu Bock-Côté 

    TRAVAUX DIVERS - Largeur +.jpgDans  cette chronique fort intéressante du Journal de Montréal [1.05] Mathieu Bock-Côté, après avoir dit que « nous aimons croire que nous vivons en démocratie », expression singulièrement restrictive et dubitative, ajoute que nous aimons croire aussi que « jamais, dans l’histoire, les hommes n’ont été aussi libres que maintenant » ». Et il concède : « Globalement, c’est vrai. » Précaution oratoire ? On peut le penser car la suite de sa réflexion est tout entière non pas tout à fait pour démontrer le contraire, mais pour marquer toutes les redoutables limites et restrictions de tous ordres qu'il est réaliste d'opposer à cet optimisme de principe. L'article dans son énoncé et sa composition est nuances, prudence et habileté. Au bout du compte, c'est la vérité vrai, lucide et réaliste qu'il dévoile. Et nous sommes d'accord.    LFAR

      

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    Nous aimons croire que nous vivons en démocratie et que jamais, dans l’histoire, les hommes n’ont été aussi libres que maintenant. Globalement, c’est vrai. Nous jouissons de réelles libertés et pouvons élire nos dirigeants.

    Mais cela ne veut pas dire que nos gouvernants ne cherchent pas à contrôler nos pensées.

    Rumeurs ?

    On en a encore eu une preuve récemment avec la Ville de Montréal qui, comme nous le rapportait Radio-Canada la semaine passée, va implanter un programme « d’agents anti-rumeurs » qui auront pour vocation de surveiller nos conversations et de nous corriger quand nous exprimons des pensées incorrectes à propos de l’immigration. 

    Ces agents, recrutés dans tous les milieux, auront pour mission d’intervenir dans la vie quotidienne pour nous corriger idéologiquement. 

    Comment ne pas voir dans cela une odieuse propagande à tentation totalitaire ?

    Qui distinguera les vérités à propager et les rumeurs à déconstruire ou censurer ?

    Si je considère que l’immigration massive n’est pas une bonne chose pour le Québec, s’agit-il d’une fausse rumeur ?

    Si je refuse de croire l’étrange théorie soutenant que la discrimination est à l’origine du taux de chômage élevé dans certaines communautés culturelles, est-ce une fausse rumeur ?

    Si je constate que l’islam s’intègre mal partout en Occident, est-ce une fausse rumeur ?

    Si je dis que les « migrants irréguliers » qui traversent la frontière sans permission sont des immigrés illégaux, est-ce une fausse rumeur ?

    Pensée correcte

    En gros, suffira-t-il d’être défavorable à l’immigration de masse pour être corrigé par cette nouvelle police de la pensée qui se veut ludique, mais qui fait surtout penser au roman 1984 de George Orwell ?

    Car c’est de cela qu’il s’agit : de nous rééduquer à partir du logiciel multiculturaliste.

    Est-ce que nous voyons à quel point le gouvernement devient intrusif lorsqu’il se permet de surveiller les pensées de la population pour mieux la soumettre à l’idéologie officielle ?     

    Mathieu Bock-Côté

    Mathieu Bock-Côté est docteur en sociologie, chargé de cours aux HEC à Montréal et chroniqueur au Journal de Montréal et à Radio-Canada. Ses travaux portent principalement sur le multiculturalisme, les mutations de la démocratie contemporaine et la question nationale québécoise. Il est l'auteur d'Exercices politiques (VLB éditeur, 2013), de Fin de cycle: aux origines du malaise politique québécois (Boréal, 2012) de La dénationalisation tranquille (Boréal, 2007), de Le multiculturalisme comme religion politique (éd. du Cerf, 2016) et de Le Nouveau Régime (Boréal, 2017).

  • Après l'attentat de Paris, la déclaration d'Emmanuel Macron ce sont paroles que vent emporte

     

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    En déclarant que « la France ne cédera pas un pouce aux ennemis de la Liberté », Emmanuel Macron ne dit, ne désigne, ne montre du doigt, à peu près rien.  

    Ce langage vaguement et faussement idéaliste, est tout simplement erroné, impropre, singulièrement faible et en tout cas très inférieur à la radicalité de la guerre qui nous est menée. 

    L'ennemi qui nous agresse le fait au nom de l'Islam. Il ne s’attaque pas à la Liberté, avec majuscule, abstraite et idéale dont il se moque comme d'une guigne, au besoin en exerçant la sienne qui est de tuer et de mourir, mais à notre société, à notre Civilisation, ou du moins à ce qu'il en reste, qui est fondé sur tout autre chose que le droit-de-l'hommisme hors sol du président Macron.  

    Ce que nous avons à défendre contre l'agression de l'Islam guerrier, c'est en vérité ce qui demeure encore debout ou pourrait renaître de ses cendres de notre héritage, de nos racines, de nos origines, de notre être profond débarrassé des miasmes de la modernité.  C'est aux ennemis de ces biens précieux que nous ne devons pas céder un pouce. Et ce n'est pas du tout ce que nous faisons. 

    Dans l'ordre pratique, c'est en effet bien plus qu'un pouce que nous avons déjà cédé et continuons bel et bien de céder à nos ennemis, en dépit des belles paroles lancées depuis les palais de la République.  

    Que l'on regarde tout bêtement le cursus du tueur tchétchène soi-disant français qui a frappé samedi soir à Paris, près de l'Opéra, et que l'on nous dise si nous n'avons pas déjà cédé bien plus qu'un pouce aux ennemis de la France. Et que l'on nous dise aussi si l'on va continuer à leur en céder encore beaucoup de la sorte ou si l'on va se décider enfin à prendre envers eux les mesures d'exception qui s'imposent. 

    En attendant qu'elles soient prises, les déclarations martiales d''Emmanuel Macron, pour reprendre un poète de nos commencements, ce sont paroles que vent emporte.   

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    En deux mots, réflexion sur l'actualité

  • Sous le régime de l'immigration et du gauchisme accepté, l'on ne coupera pas à la violence

     

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    Au lendemain du premier mai, la société française se découvre agitée, violente, éclatée, antagoniste, haineuse, et finalement terriblement dangereuse.

    Faut-il en plus qu'elle en soit surprise ? 

    Voyons les choses avec simplicité. Ne laissons pas les idées et les politiques responsables de cette situation exonérées des dénonciations, des sérieux et graves reproches qu'elles méritent ; ne laissons pas leurs auteurs faire les innocents, feindre l'étonnement et, par surcroît, déplorer le misérable état de fait qu'ils ont eux-mêmes créé.

    Deux types de responsabilités souvent croisées, cumulées ou complices sont à incriminer.

    D'abord, l'idéologie et les politiques que l'on désigne aujourd’hui par différents néologismes d'ailleurs parfaitement corrélés : universalisme, droits-de-l’hommisme, immigrationnisme, multiculturalisme, antiracisme, discrimination positive diversitaire, prétendu antifascisme, etc. Consciemment ou non, c'est au nom de ces idéologies ou sous leur prétexte que l'on a ouvert le pays à tous les vents. A toutes les sortes de populations venues d’ailleurs en masse, et à toutes les violences.

    Ensuite, la politique immigrationniste à motivations économiques d'un certain capitalisme, que le MEDEF incarne. 

    Les masses immigrées attirées en France auront ainsi servi de main d'œuvre à bon marché tirant tous les salaires vers le bas, et aujourd'hui, pour plusieurs milliers d'individus, de troupes de choc aux organisations d'ultragauche, anarchistes et trotskistes. Ou encore de recrues pour le djihad et les attentats.

    La violence affecte plus ou moins toutes les sociétés. Elle ne cesse jamais d'être au cœur de l'homme. Mais, comme on le voit aux États-Unis, elle atteint des paroxysmes structurels, dans les peuples où doivent cohabiter des ethnies, des cultures, des religions, des civilisations, des races, des origines géographiques, fort différentes, et souvent opposées. La question raciale a installé depuis longtemps la violence au cœur de la société américaine. Il était prévisible qu'elle l'établirait aussi chez nous. Car si les races sont niées par les élites bienpensantes, elles ne le sont nullement chez les gens. Normaux ou ordinaires, comme on voudra.

    Ainsi l'on pourrait dire : « Si vous voulez la paix civile, ayez des populations homogènes. Si vous les voulez hétérogènes, vous ne couperez pas à la violence ». 

    Aujourd'hui, chez nous, elle est partout.  

     

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    En deux mots, réflexion sur l'actualité