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Patrimoine, Racines, Traditions

  • Patrimoine • Au hameau « Les Maurras », rapprochement inattendu entre sport, santé, détente et Charles Maurras !

     

    Publié le 8 avril 2017 - Actualisé le 22 juillet 2017

    Ne dit-on pas « Mens sana un corpore sano » ? : les beaux jours arrivent, et, avec eux, le désir de retrouver la nature.

    Pour les amateurs de marche à pied-randonnée, ou de VTT, savez-vous qu'il existe, dans cet endroit de Haute Provence dont sont partis, il y a bien longtemps, les ancêtres des Maurras, un circuit sport-santé ?

    Il se trouve dans la petite - mais charmante... - commune de Saint Julien le Montagnier, dans le Haut Var, commune située sur l'aire du Parc naturel régional du Verdon, à deux pas du très beau lac d'Esparron-sur-Verdon.

    En voici une très rapide présentation :  

    Circuit « Les Maurras » :

    Itinéraire en boucle. (9,485 Km) - Dénivelé : 102 mètres - Durée : environ 5 heures.

    Départ depuis l’Office de Tourisme (Parking).

    Intérêts du sentier :

    Les Paysages

    Caractéristiques de l’arrière-pays provençal, ils sont contrastés en toute saison. Vous parcourrez les plaines agricoles avec cultures céréalières, de la vigne et de la truffe pour découvrir un magnifique panorama sur le village perché de St Julien et ses moulins à vent.

    La Flore

    La végétation est encore typique des Préalpes calcaires : forêts de pins sylvestres, pins d’Alep, chênes blancs et chênes vert. garrigue provençale, flore sauvage méditerranéenne, xérophile et aromatique nous rappellent la richesse des parfums de la Provence.

    Le Patrimoine

    Les attraits paysagers et floristiques de ce circuit s’ajoutent au patrimoine rural : le lavoir des Fontettes (XIXe siècle), la fontaine et la chapelle situées à Saint-Pierre ; l’oratoire Saint-Eloi (1948), l’oratoire Saint-Denis (XIXe également), le lavoir des Phélines (1880), l’oratoire Saint-Marc. De plus, l’itinéraire du circuit permet de découvrir la Bastide Neuve, sans oublier le pont de pierre autrefois très emprunté.

    Alors, à vos vélos, à vos chaussures de marche, et... bonne randonnée ! 

    Commune de Saint Julien le Montagnier

  • Ephémeride du 19 juillet

    Dans Le Figaro du 19 juillet 1919, Jacques Bainville et Henri Massis publient un manifeste « Pour un parti de l'intelligence ». La Revue universelle verra le jour l'année suivante 

     

    1799 : Découverte de la Pierre de Rosette 

    Exhumée lors de l'expédition de Bonaparte en Egypte, et aujourd'hui exposée au British Muséum, elle est l'un des documents qui permirent à Jean-François Champollion de percer le mystère de l'écriture des anciens Egyptiens. 

    pierre de rosette.jpg
     

    Voici ce qu'en dit Jean Leclant, secrétaire perpétuel de l'Académie des inscriptions et Belles-lettres :        

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  • Histoire & Patrimoine • Le réveil de Chambord

     

    823330531.jpgOn se souvient du souhait par lequel Jean-François Mattei conclut son magistral Le Regard vide, Essai sur l'épuisement de la Culture européenne (citation tirée du Philèbe, de Platon) : le vœu que nous sachions retrouver « le chemin qui conduit chez nous ».

    La beauté sauvera le monde, disait, non sans raison, Dostoïevski. Et notre dernier Grand Texte (dernier pour l'instant, pas dernier tout court) est le superbe message de Pierre Boutang à la jeunesse de France, l'incitant à ne pas aller chercher ailleurs ses modèles et son salut, mais, bien plutôt, à se replonger dans les origines de notre Histoire, de notre jeunesse française. Ce que, au fond, Jean-Paul II disait à sa façon, lorsqu'il incitait ses publics : « retrouvez les intuitions de vos origines ».

    Face à tant de laideurs dans notre société, pour une fois le service public apporte sa pierre. On le critique assez souvent, ici même, mais à chaque fois que l'on peut en tirer quelque chose de bon, nous n'hésitons pas à le signaler. Voici donc que, durant toute la deuxième semaine d'avril, le JT de 13 heures de France 2 nous a proposé un excellent feuilleton, nous ramenant à l'une des grandes époques de notre Histoire, pour nous raconter le réveil de Chambord. En l'occurrence, celui de ses magnifiques jardins à la française, dessinés sous Louis XIV et qui avaient disparu à la Révolution, comme tant d'autres merveilles - qui, elles, ne reviendront jamais.

    On a en effet décidé de restituer à l'identique cette merveille dont la Révolution nous avait privés : et c'est cette résurrection que nous raconte le feuilleton de France 2, qui se passe de tout autres commentaires. 

     


    Le réveil des jardins du château de Chambord (1/5)

     


    Feuilleton : le réveil des jardins du château de Chambord (2/5)

     


    Feuilleton : le réveil de Chambord (3/5)

     

     
    Feuilleton : le réveil de Chambord (4/5)

     


    Feuilleton : le réveil de Chambord (5/5)

  • Pâques 2017  • Pas d'articles aujourd'hui sur Lafautearousseau ... Honneur à nos racines, à nos traditions !

     

    1080883310.jpgLes racines chrétiennes de l'Europe sont sans cesse invoquées soit pour en réclamer la reconnaissance - alors qu'elles sont un fait, ccertes non exclusif mais incontestable - soit pour les nier, les refuser, ou, en réalité, pour les combattre.

    Quelles sont-elles ? Le pape Benoît XVI a médité à leur sujet dans une conférence au collège des Bernardins unanimement saluée par les invités du monde de la culture et par ses innombrables auditeurs.

    Benoît XVI ne se livre à aucune sorte d'apologétique exclusivement religieuse, encore moins sentimentaliste ou romantique, selon le goût du XIXe siècle. Il expose ce que sont concrètement, objectivement, historiquement, les racines chrétiennes de la culture européenne.  

    Les lecteurs de Lafautearousseau qui souhaiteront écouter cette conférence, en ce jour de Pâques 2017, alors même que se déroulent en France d'indignes débats, feront ce que Proust appelait une cure d'altitude mentale. Qu'ils soient croyants ou ne le soient pas.    

     

    32'35"

     Vendredi 12 septembre 2008

    Rencontre avec le monde de la culture

    Discours du pape Benoît XVI au collège des Bernardins

     

    Lire aussi ...

    Discours du pape Benoît XVI au collège des Bernardins [Texte]

  • Patrimoine • Au hameau « Les Maurras », rapprochement inattendu entre sport, santé, détente et Charles Maurras !

     

    Ne dit-on pas « Mens sana un corpore sano » ? : les beaux jours arrivent, et, avec eux, le désir de retrouver la nature.

    Pour les amateurs de marche à pied-randonnée, ou de VTT, savez-vous qu'il existe, dans cet endroit de Haute Provence dont sont partis, il y a bien longtemps, les ancêtres des Maurras, un circuit sport-santé ?

    Il se trouve dans la petite - mais charmante... - commune de Saint Julien le Montagnier, dans le Haut Var, commune située sur l'aire du Parc naturel régional du Verdon, à deux pas du très beau lac d'Esparron-sur-Verdon.

    En voici une très rapide présentation :  

    Circuit « Les Maurras » :

    Itinéraire en boucle. (9,485 Km) - Dénivelé : 102 mètres - Durée : environ 5 heures.

    Départ depuis l’Office de Tourisme (Parking).

    Intérêts du sentier :

    Les Paysages

    Caractéristiques de l’arrière-pays provençal, ils sont contrastés en toute saison. Vous parcourrez les plaines agricoles avec cultures céréalières, de la vigne et de la truffe pour découvrir un magnifique panorama sur le village perché de St Julien et ses moulins à vent.

    La Flore

    La végétation est encore typique des Préalpes calcaires : forêts de pins sylvestres, pins d’Alep, chênes blancs et chênes vert. garrigue provençale, flore sauvage méditerranéenne, xérophile et aromatique nous rappellent la richesse des parfums de la Provence.

    Le Patrimoine

    Les attraits paysagers et floristiques de ce circuit s’ajoutent au patrimoine rural : le lavoir des Fontettes (XIXe siècle), la fontaine et la chapelle situées à Saint-Pierre ; l’oratoire Saint-Eloi (1948), l’oratoire Saint-Denis (XIXe également), le lavoir des Phélines (1880), l’oratoire Saint-Marc. De plus, l’itinéraire du circuit permet de découvrir la Bastide Neuve, sans oublier le pont de pierre autrefois très emprunté.

    Alors, à vos vélos, à vos chaussures de marche, et... bonne randonnée ! 

    Commune de Saint Julien le Montagnier

  • Racines & Traditions • Du 8 au 17 avril 2017, Perpignan vit au rythme de la Semaine Sainte

     

    Comme chaque année, la semaine sainte est l’un des temps forts de la vie perpignanaise.  

    L’originalité de la Semaine Sainte se situe dans le mode d’expression d’une ferveur à la fois intime et spectaculaire, mais aussi dans le rituel spécifique qui entoure la procession de la Sanch, point d’orgue de la semaine. Les traditions ont su garder ici une réelle authenticité. 

    La ferveur d’aujourd’hui n’a d’égale que celle d’hier. Tout ce qui touche au cérémonial des fêtes de la semaine Sainte et de la Passion est prévu, réglé avec minutie depuis des siècles. 

    De nombreuses animations sont organisées tout au long de cette semaine. Des expositions, des visites guidées thématiques… et les deux temps fort de la semaine : la Semaine Sainte et le festival de musique sacrée. 

    Vibrez avec la procession de la Sanch – Vendredi 14 avril 2017

    Un patrimoine culturel et religieux immatériel d’une longévité exceptionnelle.

    Six siècles de traditions et de recueillement se donnent à voir dans les rues et dans les églises restaurées de la ville.

    Agnostique, curieux ou réellement croyant, le public ne reste jamais insensible à la ferveur de cette manifestation populaire de la foi en Catalogne.

    Prières, psalmodies, recueillement. La foule est là, massée, silencieuse. Les pénitents avancent, chancelants sous les fardeaux des péchés du monde. Avec leurs longues capuches pointant vers le ciel, les pénitents s’isolent du monde derrière leurs masques de tissus. Vêtus de grandes robes noires, « les caparutxes » défilent au son de la cloche de fer du regidor rouge en tête du cortège. Portés sur leurs épaules, les lourds « misteris » relatent les différentes scènes de la Passion, entre Madone affligée et Christ crucifié. A intervalles réguliers, les pénitents s’arrêtent sous les roulements des tambours. Souvent les pieds nus, ils revivent la quête d’expiation qui animait les flagellants de saint Vincent Ferrier.

    Départ de la procession à 15h de l’église Saint-Jacques.

    Plongez dans les variations du Festival de Musique Sacrée – du 4 au 15 avril 

    Au-delà de toute conviction, de toute croyance et de toute appartenance, le Festival de musique sacrée de Perpignan partira à la quête de l'harmonie, de l'unité, de l'équilibre et des justes proportions. Laissons-nous entraîner dans un monde musical empli de spiritualité, de transcendance, et de tout ce qui conduit à des relations apaisées en contrepoint de notre monde dysharmonique.  

    Pour ce nouveau voyage musical au thème évocateur, le festival s’installera au Couvent des Dominicains, un lieu emblématique du patrimoine de Perpignan. L’église et le patio seront tout spécialement aménagés pour proposer les concerts gratuits à 18 h 00, les concerts du soir à 21 h 00 et les rencontres avec les artistes. Dans ce cadre splendide, les soirées du festival deviendront incontournables, mêlant l’émotion, la magie, le plaisir et la convivialité.  Un lieu à découvrir dès le 6 avril, à recommander et à partager avec le plus grand nombre pour vivre de magnifiques invitations musicales. 

    A l’affiche du Festival 2017, des chefs d’œuvre de la musique sacrée par des artistes exceptionnels :  Les Musiciens du Louvre, Marc Minkowski - Le chœur Accentus, Laurence Equilbey - Ensemble Pigmalion, Raphaël Pichon - Pierre Hamon et les chanteurs d’Oiseaux - Paul Agnew, Thomas Dunford – Ensemble Canticum Novum, Emmanuel Bardon. 

    Laissez-vous conter le patrimoine catalan

    Profitez de votre séjour pour découvrir la richesse patrimoniale de Perpignan au travers des expositions et visites guidées proposées par l’Office de Tourisme. 

    La Sanch en images

    Procession de la Sanch. Copyright Office de Tourisme Perpignan1.JPG

    Procession de la Sanch. Copyright Office de Tourisme Perpignan2.JPG

    Procession de la Sanch. Copyright Office de Tourisme Perpignan3.JPG

    Procession de la sanch. Copyright Ville de Perpignan 1.JPG

    Procession de la Sanch. Copyright Ville de Perpignan.JPG

    Source des informations ...

    Cp semaine sainte à Perpignan.jpg

     

  • Patrimoine • Flèche de Saint-Denis : ce chantier peut être l'occasion d'une transmission formidable

     

    Spécialiste du patrimoine religieux, Benoît de Sagazan réagit au projet de reconstruction de la flèche nord de la basilique Saint-Denis.

    [Interview reprise partiellement sur le site de La Croix, suivie de mon commentaire] 

    La Croix : Quel est votre avis sur le projet de reconstruction de la flèche nord de la basilique de Saint-Denis ?

    Benoît de Sagazan : Personnellement, j’y suis favorable. D’abord parce que nous disposons d’une base scientifique. L’état initial de la flèche est extrêmement bien documenté. L’historien de l’art Jean-Michel Leniaud m’a convaincu à ce propos. Il ne s’agira donc pas d’un chantier à la Viollet-le-Duc où l’on interprète le monument. On ne reviendra pas à une vision rêvée de la basilique, mais à la basilique telle qu’elle a vraiment existé. La seconde raison de mon soutien est que j’apprécie, comme à Guédelon, la vision pédagogique qui accompagne ce projet. Nous avons besoin de chantiers innovants qui permettent de mieux comprendre notre patrimoine et de faire vivre la passion des Français à son égard.

    Certains défenseurs du patrimoine s’inquiètent d’un chantier qui utilisera des pierres neuves…

    B. S. : Je respecte ces confrères qui font beaucoup pour la défense du patrimoine, mais cela ne me dérange pas. Sans doute parce que j’ai une vision moins radicale du patrimoine…

    La question de la reconstruction est toujours une question sensible, et donc passionnelle. Il suffit de se souvenir des échanges qui ont entouré la reconstruction de la cathédrale de Reims, bombardée en 1914. Beaucoup ne voulaient pas reconstruire mais garder la basilique détruite comme un mausolée des souffrances infligées par l’ennemi. Aujourd’hui, qui se plaindrait de cette reconstruction ?

    À LIRE : La flèche de la basilique de Saint-Denis monte en puissance

    Ce chantier est-il une priorité alors que d’autres monuments souffrent de l’absence de crédits nécessaires à leur sauvegarde ?

    B. S. : Pour la flèche, l’idée est de financer ce projet à partir des visites de chantier. On peut donc espérer qu’il soit largement autofinancé. Cela n’enlève rien au fait que les crédits pour le patrimoine sont insuffisants en France. Pourtant, en période de crise, on a besoin de culture. Et s’il est important de défendre la création, il l’est tout autant de soutenir le patrimoine. Je voudrais néanmoins souligner que l’argument financier est un mauvais argument en matière de patrimoine. Lorsqu’on veut restaurer un monument ou une église, mon expérience est que l’on trouve toujours l’argent pour mener à bien son projet. Tous ceux qui ont voulu sauver un monument y sont arrivés, même les communes les plus pauvres. Cela peut prendre beaucoup de temps, plusieurs décennies, mais les chantiers sont menés jusqu’au bout. Pourquoi ? Parce que le patrimoine est facteur de cohésion sociale et qu’il suscite des solidarités étonnantes. On le voit aujourd’hui pour les églises de village. Quand une église va mal, ceux qui protestent le plus fort sont ceux qui n’y mettent jamais les pieds ! À partir du moment où on restaure, on fédère des personnes. Quand on démolit, au contraire, on divise…

    LIRE AUSSI : Faut-il reconstruire la flèche de la basilique Saint-Denis ?

    Êtes-vous sensible au fait que ce projet concerne un monument chrétien inscrit dans un territoire très mélangé d’un point de vue culturel et religieux ?

    B. S. : Tout à fait. Ce projet est important dans ce contexte-là. Il est d’ailleurs très sympathique que ce soit une mairie communiste qui le soutienne. Bien sûr, on peut considérer qu’il n’est pas essentiel, mais il peut être l’occasion d’une transmission formidable. Ce chantier va permettre de redonner des clés de notre histoire et les clés de la ville à toute une population privée de cette connaissance.Le patrimoine est un facteur d’intégration incroyable. On voit ce qui se passe quand les gens participent à la restauration d’une église : … Lire la suite sur Basilique de Saint-Denis : « Ce chantier peut être l’occasion d’une transmission formidable » – La Croix

    Mon commentaire

    Sur ce sujet, je sais que je n’ai pas que des alliés, y compris parmi ceux dont je partage nombre de combats patrimoniaux. mais je crois, si la promesse est tenue, que ce chantier, dont on pourra toujours discuter l’absolue nécessite, va permettre une réappropriation de la basilique par les habitants de la ville, de l’Île-de-France et de nombre de Français. Et ce, quelle que soit leur religion (c’est ce que j’ai voulu dire, sans doute maladroitement à la fin de l’intervew), la philosophie ou les origines.

    Que ce chantier nous redonne l’occasion de nous rendre à nouveau à la basilique Saint-Denis !  

    Patrimoine-en-blog- Benoît de Sagazan

  • Culture & Loisirs • Le Puy du Fou veut ouvrir en Chine et en Espagne

    La « cinéscénie », le spectacle de nuit du Puy du Fou. - Photo : Alain Moneger

     

    Le Puy du fou, une réussite à la française

    Le parc d'attractions, qui fête ses 40 ans cette année, compte ouvrir trois sites à l'étranger, à l'horizon 2027.

    A 40 ans, le Puy du Fou est en pleine forme. Avec 2,2 millions de visiteurs accueillis l'an dernier (8% de plus qu'en 2015), le parc revendique la place de numéro deux en France en termes de fréquentation, loin derrière Disneyland Paris, mais devant le Futuroscope.

    En 2016, son chiffre d'affaires a franchi la barre des 100 millions d'euros de chiffre d'affaires (+21% par rapport à 2015). «En cinq ans, le parc a doublé son chiffre d'affaires et le nombre de visiteurs a progressé de 30% en trois ans», se félicite Nicolas de Villiers, président du Puy du Fou.

    Fort de ce succès, le Puy du Fou, élu «meilleur parc du monde» en 2012 et 2014, veut accélérer hors de France. Son président annonce vouloir ouvrir trois nouvelles adresses dans le monde, d'ici 2027.

    Parcs consacrés à l'histoire de l'Espagne et de la Chine

    La première ouverture à l'étranger devrait se faire en Espagne, près de Tolède dans la région de Castille. Des discussions sont en cours avec les autorités locales. Ouverture prévue en 2021 pour ce parc, dont le thème sera consacré à l'histoire du pays. La construction doit débuter en 2019. Il représenterait un investissement de 140 millions d'euros, qui sera financé par des investisseurs.

    Parallèlement, des discussions sont en cours avec plusieurs partenaires chinois, pour exporter le Puy du Fou en Chine. «Nous serons fixés dans l'année sur la faisabilité d'un premier projet. Nous avons déjà repéré des lieux. Notre objectif est d'ouvrir un parc dans le pays, d'ici 2025», assure Nicolas de Villiers. Ce parc retracerait l'histoire de la Chine. Montant estimé du projet: 300 millions d'euros, là encore supporté par des partenaires.

    Un troisième parc, annoncé à l'horizon 2027, pourrait ouvrir soit en Chine, soit en Europe.

    Déjà des spectacles en Angleterre et au Pays-Bas

    «Des porteurs de projets -publics et privés- viennent nous voir depuis 2010, pour lancer des spectacles signés Puy du Fou, explique Nicolas de Villiers. Depuis quatre ans, nous en avons lancé un aux Pays-Bas, baptisé le Raveleijn Show, avec un partenaire hollandais. Nous avons conçu ce show, et les acteurs sont tous membres des équipes du Puy du Fou. En juillet 2016, nous avons inauguré avec un partenaire anglais, un spectacle nocturne de 8000 places assises, dans le château d'Oakland, au nord du pays. Il a affiché complet tout l'été. Nous souhaitons maintenant aller plus loin, en ouvrant de nouveaux parcs». Les ambitions en Russie, qui avaient donné lieu à un accord signé en 2014 entre Philippe de Villiers et Vladimir Poutine pour l'ouverture de deux parcs, en sont au point mort.

    Une dizaine d'autres pays ont été regardés depuis, avant que l'Espagne finisse par l'emporter.

    30 millions d'investissements cette année en France

    Le parc vendéen n'oublie pas pour autant la France. Les nouveautés de 2017 représentent un investissement record de 30 millions d'euros, destinés à financer un nouvel hôtel qui doit ouvrir en avril, deux nouveaux spectacles et deux restaurants.

    Créé en 1977, le Puy du Fou est une société par actions simplifiée (SAS), qui a deux actionnaires: deux associations de loi 1901. L'une s'occupe de la «cinéscénie» jouée par des bénévoles, l'autre protège l'incorporel (propriété intellectuelle). Depuis sa création, le parc a investi plus de 450 millions d'euros pour son développement. Les bénéfices qu'il réalise chaque année, soit «8 à 9% du chiffre d'affaires», sont tous réinvestis dans le parc. «Le Puy du Fou ne perçoit pas un centime d'argent public», insistent ses responsables.

    En plus de 3800 bénévoles, il emploie 1800 employés permanents et saisonniers. 

    Mathilde Visseyrias           

    Le Figaro, 28.02

  • Racines • Marseille, Chandeleur, Vierge noire, Navettes : la Tradition vivante, belle, joyeuse

    Après l'acte religieux, à 8 heures, l'archevêque de Marseille, Georges Pontier, bénit les navettes dans le Four des Navettes, qui maintient son activité depuis 1781, en présence du maire de la ville et des représentants des différents corps de l'Etat. Nos traditions, nos racines, ce qui constitue, sur deux mile ans, notre être profond, il ne faut pas en parler : il faut en vivre, il faut les vivre, tout simplement. C'est la meilleure et la seule réponse à apporter aux tenants du mondialisme, grand effaceur des frontières, des diversités, de ces différences qui nous enrichissent

     

    A Marseille, l’octave de la Chandeleur, c'est quelque chose ! Rappelons que ce jour - toujours le 2 février - est celui de la présentation de Jésus au Temple ; dans les maisons, on enlève donc ce jour-là les crèches que l'on a installées dès le début de l'Avent (qui commence quatre dimanches avant Noël, donc fin novembre). On les remettra dans dix mois !

    1430097718.jpgDes crèches familiales, à l'intérieur des maisons particulières (ci contre), qui, soit dit en passant, sont un héritage direct de la sinistre Révolution. Lorsque celle-ci déclencha sa persécution de tout ce qui s'opposait à elle - la Terreur... -  et notamment de l'Eglise catholique, fermant les églises et assassinant les prêtres « réfractaires », la Provence, ultra catholique et ultra royaliste, réagit d'une façon inattendue : puisqu'on nous ferme nos Eglises, et que nous ne pouvons plus voir nos crèches, qui s'y trouvent, eh ! bien, nous ferons les crèches chez nous ! se dirent les Provençaux. Le Diable porte pierre !

    Les sinistres représentants en mission de la sinistre Convention et de sa non moins sinistre Terreur n'en croyaient pas leurs yeux, quand ils arrivaient dans le Midi. L'un d'eux, Albitte - surnommé « le tigre de l'Ain » parce qu'il martyrisa aussi Lyon - fut l'un des plus féroces. Sévissant particulièrement dans le quart sud-est de la France (à Lyon, Marseille, Toulon, à l'armée des Alpes...), c'est lui qui, lors de la séance de la Convention du 17 juillet 1793 - rapportée par le Moniteur, dans lequel était notée l'intégralité de débats de l'Assemblée - brossa le tableau d'un Midi contre-révolutionnaire, le comparant à la Vendée, et se trouve ainsi directement à l'origine de l'expression Vendée du Midi, ou Vendée provençale...

    3007626652.jpgCe bref rappel historique ayant été fait, il faut reconnaître que c'est, aujourd'hui, une tradition bien vivante et bien belle que la Chandeleur (mot qui vient de chandelle, bougie - donc : lumière - pour célébrer le Christ, lumière des peuples) : il est, de plus, réellement réconfortant - en nos temps de sinistrose - de voir cette foule de jeunes scolaires (mais pas seulement) venus de tous les établissements de la cité, à cinq heures du matin (ci contre : ils se sont évidemment levés bien plus tôt, ou, pour certains, pas couchés du tout) pour assister à une messe matinale aussi recueillie que joyeuse.

    L'octave débute le 2 février, à 5h, avec la procession de la vierge Noire. Le départ du cortège est donné sur le Quai des Belges et remonte jusqu’à l’Abbaye de Saint-Victor. Les uns vont à pied, d'autres embarquent, avec la Vierge noire, sur des bateaux conduits par des élèves de l'Ecole de la Marine marchande.

    168717428.jpgQuand tout le monde est arrivé sur le parvis de l’Abbaye (ci contre), l’archevêque de Marseille, en présence du maire, procède à la bénédiction de la ville, de la mer et des cierges verts de l’abbaye, puis célèbre la Messe solennelle des fêtes de la Chandeleur. 

    À 8h, l’archevêque vient au Four des Navettes pour procéder à la bénédiction du four (ci dessous), des fameuses navettes, de ceux qui les fabriquent, de ceux qui les vendent et de ceux qui les mangent !

    Pour les non Marseillais, il faut savoir que ces navettes rappellent par leur forme (navette signifie bien sûr « petite embarcation ») les traditions orales de la venue des Saintes Maries de la Mer. Quant aux crêpes que l'on dégustera ensuite - mais, là, toute la France est concernée - il s'agit bien sûr, par leur forme ronde, de rappeler le disque solaire, le Christ étant, pour les Chrétiens, le vrai Soleil du monde. 

    Rapide reportage en images

     A partir de 3 heures du matin, on se concentre sur le Vieux-Port 

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     La statue de la Vierge Noire est embarquée...

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    ...direction la Basilique de Saint Victor, du Vème siècle

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    A peine débarquée, la Vierge noire est portée à l'intérieur de la Basilique : la Messe va commencer.

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    Il est cinq heures : sous les vénérables voûtes de la basilique, noire de monde, et malgré la Révolution qui a détruit l'intégralité de l'abbaye - il n'en subsiste que l'église - la même foi depuis près de deux mille ans.

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    La foule de jeunes scolaires

  • Ephéméride du 12 janvier

    Plat rustique aux reptiles et écrevisses, Bernard Palissy, 1550

     

    1587 : Bernard Palissy est condamné au bannissement 

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    La vie de Bernard Palissy fut à l'image de son époque : troublée à l'extrême par les horreurs des Guerres de religion.

    Pourtant, les paradoxes n'y manquent pas : converti à la Réforme, il fut constamment protégé par de grands seigneurs catholiques, comme le connétable Anne de Montmorency, qui l'emmenait fréquemment chez lui, à Ecouen (et c'est la raison pour laquelle la majeure partie de son œuvre est exposée au Musée national de la Renaissance du château d'Ecouen); mais aussi par Catherine de Médicis, et par le roi lui-même : c'est tout simplement parce qu'il se trouvait dans ses appartements, le jour de la Saint-Barthélemy, qu'il échappa, lui réformé, au massacre...

    À partir de 1530, cet autodidacte - « peintre sur verre et faïence » - étudia la technique de cuisson des émaux. La découverte d'une coupe de céramique émaillée, d'un superbe blanc, dans la collection d'un grand seigneur, décida de sa carrière : il voulut à tout prix découvrir le secret de sa fabrication. De 1536 à 1556, il consacra vingt ans de sa vie à tenter de reproduire la glaçure de cette coupe qu'il avait vue : qui ne connaît l'histoire de Palissy ruiné, brûlant ses meubles et son plancher pour y parvenir ?

    C'est en 1555, après une vingtaine d'années d'épreuves physiques et morales, endurant les reproches de sa femme et les moqueries de ses voisins, qu'il put enfin couvrir ses poteries d'un émail jaspé. Il innova en adaptant à la céramique le goût des grottes (d'où le terme de grotesques) importé d'Italie vers le milieu du XVIème siècle. Ses pièces les plus connues sont des céramiques (vases, bassins, plats ou ustensiles divers) qui incluent des fruits, des feuilles ou des reptiles dans leurs décors naturalistes en relief (ci-dessous, son célèbre « plat à bestioles » du Musée de Sèvres).

    Anne de Montmorency, grand esthète, le fit travailler à la décoration de son splendide château d'Ecouen, et le protégea comme de nombreux autres artistes tels que Jean Goujon...

    12 janvier,charles perrault,querelle des anciens et des modernes,louis xiv,homère,boileau,racine,auguste,antiquité,la fontaine,louis le grand,siècle d'auguste,grand siècle

    Plat « à bestioles », Musée de Sèvres

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  • Bonne Toussaint à Jean Regourd, président de la Libre pensée de Vendée, et à tous « les siens » !

    « Paris Ramadan »

     

    Mur-bleu gds.jpgAujourd'hui, cela ne vous aura pas échappé, c'est jour férié, puisque c'est la Toussaint. Il n'y a pas de « cri » ou d'exclamation pour cette fête, comme les « Joyeux Noël » ou « Joyeuses Pâques » que l'on s'adresse à ces autres moments de l'année, et pourtant, la Fête est grande pour l'Eglise catholique. Pensez : on n'honore pas, ce jour-là, un saint ou une sainte, mais tous les saints et les saintes reconnu(e)s, ce qui en fait un sacré paquet ! Sainte Angadrème (très aimée de Louis XI...) ou Sainte Gudule ; les saintes Melaine, Ida et Alida, Marietta et autres Pélagie (pour commencer par les femmes, galanterie française oblige); et saint Thècle, Modeste, Aubin, Paterne et autres Saturnin, pour les hommes (sans oublier, bien sûr, Urbain, Pancrace, Mamert et Servais, les fameux « saints de glace ») !

    Mais, qu'est-ce qu'il leur prend de commencer leur billet comme ça, allez-vous penser, et où diable (en parlant de saints ...) veulent-ils en venir ? Avouez que c'est un peu ce que vous vous dites, à cet instant, non ?

    XVM0ecb2564-978b-11e6-9f79-32c53643ac11.jpgVoilà la raison : il s'agit de « l'affaire des crèches », et de l'arrêté du Conseil d'Etat déclarant licite l'installation de  crèches dans des espaces publics (mairies, aéroports, places, rues et autres...) mais sous certaines conditions. Une « affaire » qui ne date pas d'hier (la bêtise étant intemporelle) mais qui a a été remise à l'ordre du jour l'année dernière lorsque Jean Regourd, très connu dans son immeuble, et accessoirement président de la Libre pensée de Vendée, avait obtenu d'un tribunal administratif le retrait de la crèche installée par le Conseil régional dans ses locaux. Même charivari à Melun, à Béziers, un peu partout... les laïcards montant au créneau contre tout ce qui représente nos traditions chrétiennes, mais se gardant bien de protester quand une pléthore d'élus locaux se joint aux musulmans pour le repas de rupture du jeûne du Ramadan ou quand des panneaux Decaux souhaitent « Joyeux Ramadan » aux musulmans.

    Nous avons donc une pensée émue, en ce jour où l'on célèbre TOUS les saints du ciel, pour ce pauvre Jean Regourd, qui doit certainement se trouver à son bureau, à l'usine, bref, au boulot, car il ne saurait être question, pour lui et les siens, d'honorer sainte Angadrème ou saint Mamert : non mais ! D'ailleurs, rien que d'évoquer ce « saint de glace », cela fait froid dans le dos, vous ne trouvez pas ?

    Et Jean Regourd - et tous « les siens » - recommenceront, stoïquement, à aller bosser le 25 décembre, les lundis de Pâques et de Pentecôte, le jeudi de l'Ascension, le 15 août (s'il ne tombe pas un dimanche); d'une façon « citoyenne » et « républicaine », comme on dit aujourd'hui, puisque le ridicule ne tue plus. En posant une sorte de « RTT à l'envers », et histoire de ne pas porter atteinte au principe de laïcité, devenu sacro-saint (pardon, on a dit « saint », faites excuse, ô mânes de Marat, de Danton, de Robespierre ou de... Saint Just - qui, lui, n'était ni saint, ni juste, mais, là, c'est une autre histoire...)

    C'est beau l'adéquation entre conduite privée et pensée « politique » (?), vous ne trouvez pas ?...

    Allez, Jean, du courage, une journée de boulot ça finit toujours par... finir ! Et répète après nous : Vivent les grands principes et les grands ancêtres ! 

  • Ephéméride du 17 octobre

    Albert Camus reçoit le Prix Nobel de Littérature (1957)

     

    1260 : Dédicace de la nouvelle cathédrale Notre-Dame de Chartres 

    La cérémonie a lieu en présence du roi Saint Louis, qui ouvre la semaine de festivités marquant l'évènement, du 17 au 24 octobre :

     

    http://cathedrale.chartres.free.fr/p01.htm

     

    http://www.vitraux-chartres.fr/     

        

    chartresvitraux1.jpg

     La rosace nord

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  • Ultra gauche à Calais, Tradition à Mont-de-Marsan : deux manifs, deux Frances; il faut choisir son camp...

    Samedi 1er octobre : La journée des traditions devant les arènes du Plumaçon à Mont-de-Marsan  

     

    Mur-bleu gds.jpgA Calais, à peine 200 personnes se sont réunies pour « le soutien aux migrants ». En fait, à côté de quelques migrants enragés (on nous les présente comme des anges, alors que beaucoup sont  de vraies bêtes fauves...) se trouvaient quelques dizaines d'authentiques racailles, dont beaucoup venaient d'Angleterre, violents, casseurs, délinquants, bref, des voyous en vrai (le terme est faible...), prêts à tout pour imposer « leur » ordre, « leur » vision du monde et des choses. La violence terroriste à l'état pur...

    A Mont-de-Marsan, plusieurs milliers de personnes (première différence), dans la bonne humeur et le respect des choses et des gens alentour (deuxième différence), sont venues manifester bruyamment mais joyeusement et d'une façon festive «  pour défendre leur culture et leurs traditions » disent les journaux : c'est la troisième différence, et la plus importante.

    Il y avait là le maire Modem de la ville (Geneviève Darrieussecq) qui a tempêté contre la « volonté d'uniformisation de notre société »; Jean-Louis Carrère, sénateur PS, qui a déclaré que, par-delà les appartenances politiques, « tous sont aux côtés de la ruralité pour défendre notre culture et nos chasses ». Le sénateur a lu une Charte des libertés et de la diversité culturelle qui promet de défendre « un patrimoine ancestral amplement partagé dans nos régions et qu'il appartient à l'Etat de protéger » : la chasse, la tauromachie, la gastronomie, la langue occitane...

    Jean Coussau, chef étoilé Michelin à Magesq (deux étoiles) a tonné contre les ayatollahs verts et la secte écolo : « Nous sommes face à des gens très organisés... » ; Jean-Jacques Lagüe a tonné lui aussi : « Le moment est venu de résister face aux illuminés, bobos parisiens et autres groupuscules qui nous méprisent et nous harcèlent... » et d'autres contre « l'idéologie vegane » qui rejette toute alimentation d'origine animale...

    Bref, on le voit, aux deux extrémités du cher et vieux pays, deux conceptions fondamentales se sont exprimées. Entre les deux, il faut choisir : pour nous, entre les terroristes-délinquants-mondialistes « no border » et les traditions françaises, le choix est fait, et depuis longtemps. 

  • Patrimoine • Faussaires de Versailles : le jeu dangereux des institutions

     

    par Olivier d'Escombeau

    Le château de Versailles, théâtre d’un trafic de faux meubles anciens, est au cœur d’un nouveau scandale révélateur de liaisons dangereuses entre marchands et institutions.

    À l’approche de la biennale des antiquaires, qui ouvre ses portes ce 10 septembre, il est une affaire que la touffeur estivale n’a pas fait oublier. Elle touche à l’arrestation, avant l’été, d’un grand expert en sièges anciens parisien et de quelques-uns de ses complices, accusés d’avoir fourni rien moins qu’à Versailles, des copies de mobilier royal.

    Une douloureuse affaire remettant tour à tour en cause les capacités professionnelles des conservateurs du lieu, les modalités d’acquisition et d’accroissement du patrimoine culturel public, les liaisons – parfois dangereuses – avec le marché et l’usage du mécénat.

    Un expert au-dessus de tout soupçon

    L’affaire de Versailles est des plus inquiétantes. Compromettant leur éthique professionnelle, des artisans de talent, souvent restaurateurs de nos musées nationaux, sont à l’origine de ces faux présumés, ou de ces originaux douteux d’excellente facture, auréolés du crédit de l’expert.

    En l’espèce, Bill Palot, employé d’une grande galerie parisienne, personnage en vue et haut en couleur, chargé de cours à la Sorbonne et « Monsieur-je-sais-tout » du mobilier du XVIIIe siècle. Il a vendu ces faux meubles plusieurs millions d’euros. L’appât du gain est ici le mobile du crime, mais aussi la jouissance d’abuser une grande institution culturelle.

    Les conservateurs se retrouvent, curieusement, en première ligne dans ce dossier. Leur responsabilité est pourtant bien difficile à définir. L’ère des conservateurs experts, grands savants, est révolue. Nous sommes à l’ère des organisateurs, des gestionnaires, des généralistes. Les nécessités de la mobilité professionnelle, la valorisation de la polyvalence font le reste.

    Réaliser des acquisitions et organiser des expositions sont les deux facettes nobles du métier, réservées à quelques élus. Acheter, a fortiori cher, des œuvres majeures, c’est le pinacle d’une carrière aboutie.

    Il existe pourtant des mécanismes simples pour réduire la marge d’erreur. C’est, tout d’abord, la collégialité du processus d’acquisition (respectée ici). L’édiction de divers codes de déontologie, ou le suivi de « bonnes pratiques » comme l’interdiction de collectionner dans sa spécialité, ainsi qu’une distance prudente avec les marchands.

    Versailles : ses monuments, son climat

    En l’espèce, le scandale est d’une ampleur inégalée parce qu’il a lieu à Versailles. On se souvient que ce qui fut le musée des gloires de la France est devenu, sous la férule de Jean-Jacques Aillagon, un laboratoire de la relation nouvelle entre le marché et le patrimoine public. Un climat bien particulier, l’ancien président du château ayant toujours été très lié avec l’un des plus grands collectionneurs d’art contemporain, François Pinault.

    Ces achats fastueux ont été financés par le mécénat tandis que le classement « trésor national » de ces faux était obtenu du ministère de la Culture pour maximiser les déductions fiscales offertes aux généreux donateurs.

    Ainsi la mariée était trop belle. Des pièces exceptionnelles tombant à pic pour meubler des pièces en cours de rénovation, des acquisitions majeures pour faire fonctionner la communication et la pompe à mécénat : le marché a tout simplement répondu à la demande…

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