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léon daudet

  • Ephéméride du 16 novembre

    Charles Maurras [Mort le 16 novembre 1952]

     

    1700 : « Messieurs, voici le roi d'Espagne » 

    Louis XIV accepte le testament de Charles II de Habsbourg, mort sans descendance, qui avait offert son royaume au Duc d'Anjou (ci-dessous, de toutes façons arrière-petit-fils de Philippe IV) en vue d'éviter la séparation de l'Espagne et de son Empire. Il est ainsi directement à l'origine des « Bourbons d'Espagne » (voir l'éphéméride du 5 septembre)

    Le Roi soleil avait longtemps réfléchi, et beaucoup hésité, car l'acceptation du testament impliquait une guerre certaine avec la plupart des puissances européennes, emmenées par l'Angleterre.

    Le Duc d'Anjou prendra le nom de Philippe V, fondant la dynastie des Bourbons d'Espagne, dont descend l'actuel Roi Felipe VI : 

    http://www.casareal.es/ 

    Il restera plusieurs mois en France, avant d'entrer en Espagne en 1701 : Versailles est ainsi le seul palais royal au monde à avoir abrité, et pendant un temps assez long, deux souverains régnants. 

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  • Ephéméride du 1er juillet

    L'Université d'Avignon, aujourd'hui [fondée le 1er juillet 1303]

     

    802 : Charlemagne reçoit l'éléphant blanc offert par Haroun-al-Rachid

     

    http://lesitedelhistoire.blogspot.fr/2011/03/abul-abbas-lelephant-blanc-de.html 

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    Fresque romane, Musée du Prado, Madrid

    C'est évidemment, dans la perspective d'une vision géopolitique ambitieuse qu'il faut replacer les contacts noués entre Charlemagne et le lointain sultan; tout comme la tentative - avortée... - d'épouser l'Impératrice Irène de Constantinople : en réalité - et comme l'a très bien montré Jacques Bainville - les deux premières dynasties franques - la Mérovingienne (Clovis...) et la Carolingienne (Charlemagne...) - souhaitaient restaurer l'Empire romain, et se sont - en partie - épuisées à courir après cette chimère. A quoi il faut ajouter la terrible plaie des partages du royaume, à chaque décès du souverain. Voilà pourquoi les deux premières dynasties, malgré des débuts brillants, ont toutes deux échoué : c'est à la troisième - celle des Capétiens - qu'il reviendra de réussir, dans la tâche plus modeste, certes, mais plus réaliste qu'elle s'était fixée : construire la France.

     

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  • 23 août 1914 ... Léon Daudet : Je vis dans une mortelle angoisse en attendant l'issue de la bataille

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    D'une lettre à Léon Daudet : "...Pour tout vous dire, mon cher ami, je vis dans une mortelle angoisse en attendant l'issue de la bataille. Nous avons eu raison sur tant de points que j'ai peur que nous n'ayons raison jusqu'au bout, - et ce bout je n'ose même pas écrire le nom qu'il porte à la guerre... En somme, n'est-ce pas, c'est Viviani et LLoyd George, deux avocats radicaux-socialistes, qui font campagne contre un Etat dont la guerre est "l'industrie nationale". La situation, en dernière analyse se réduit à cela. Et nous voici à l'heure du grand jugement pour les hommes et pour les idées, pour les caractères et pour les institutions. Tuba mirum spargens sonum. Seulement, c'est le canon qui est la trompette formidable.

    Vous ne pouvez vous représenter l'aspect de Paris depuis trois semaines. Dans l'espace d'un jour, toutes les nuances se succèdent : espérance, inquiétude, colère, abattement, retour à la confiance. C'est la mobilité d'un visage de femme..."

    Aujourd'hui, c'est une crispation qui se voyait sur ce visage. L'entrée des Allemands à Bruxelles a introduit le peuple de Paris dans des pensées graves. On comprend que l'ennemi marche vers la frontière du Nord. On commence à s'étonner un peu que nous l'ayons laissé descendre si bas...

    La vérité est, paraît-il, que les Anglais ont retardé l'action. Leur débarquement a été lent. Ils marchent, encombrés d'un nombreux bagage : ils ont jusqu'à de tables à thé et de la glace pilée pour le whisky, me disait quelqu'un tantôt. 

    Le même, bien informé des choses maritimes, ajoutait que la marche de l'escadre anglaise était entravée par le nombre prodigieux de mines que les Allemands ont semées dans la mer du Nord. En outre Heligoland est devenue une île de feu et de flamme dont on ne peut approcher et qui menace les plus puissants dreadnoughts. Les Anglais regrettent amèrement aujourd'hui d'avoir cédé cette île aux Allemands contre je en sais plus quel morceau de Zanzibar... En réalité, l'Anglais a usurpé sa réputation. Il est imprévoyant et impolitique. Il vit au jour le jour, sans grand dessein, sans idées générales. Il nous a laissé battre en 1870 et il doit faire la guerre à nos côtés aujourd'hui, ce n'est pas économique. Il a laissé venir le moment de cette guerre sans s'être créé l'armée qu'il lui eût fallu pour la soutenir dans de bonnes conditions. L'histoire n'admirera pas cela non plus.

    Les blessés soignés à la Croix-Rouge, nous dit Mme de Mac-Mahon, racontent l'impression d'horreur et d'angoisse qu'ils ont ressentie en se voyant tomber sur le champ de bataille, redoutant d'être achevés sinon torturés par les Allemands. Cette guerre prend un caractère si atroce de peuples et de races que les républicains eux-mêmes s'en aperçoivent. Messimy a déclaré qu'il ne s'agissait plus de la "guerre en dentelles". Nous n'avons donc pas fait de progrès, et l'humanité non plus, depuis Fontenoy ?

    On parle d'une invention terrible de Turpin, un explosif incomparable que les avions jetteraient du haut des airs et qui serait capable d'anéantir des milliers d'hommes d'un coup. Mais de quoi ne parle-t-on pas ? Et quelle fable ne trouverait créance parmi deux millions de Parisiens qui attendent  l'issue d'une terrible bataille ? 

     

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  • Cahuzac se fait plein d'ennemis...

    cahuzac,duflotC'est normal : il doit trouver dix milliards en rabotant les dépenses de ce gouvernement tentaculaire (quarante, là où dix compétents, bien secondés, suffiraient...). Autant dire que "ça coince" dans tous les coins, et qu'on a très largement dépassé le stade des mots "aigres-doux" : maintenant c'est "aigre-aigre", toujours plus aigre...

    La pire, dans la rage, c'est Cécile Duflot (de cannabis) : vous savez, celle qui est arrivée en blue-jeans à son premier Conseil des ministres (très classe !); celle qui a écrit sur son compte Twitter, en apprenant la nouvelle de sa nomination (qui n'en n'était pas une) : "Waouh, ministre !" (en français dans le texte !); celle qui a demandé une bonne trentaine de décorations de la Légion d'honneur pour le 14 juillet (c'est sacré, les copains, ça ne s'oublie pas, c'est bien connu) : bref, comme disait Léon Daudet, "une authentique haute en toc".

  • Edmonde Charles-Roux, Pierre Benoit et Léon Daudet...

            Parce qu'elle est une personne de qualité, qui choisit souvent des sujets très intéressants; parce qu'elle fait preuve d'une ouverture d'esprit, d'une hauteur de vue et d'une liberté de ton appréciables en nos temps de "politiquement-tout-ce-qu'on-voudra...", on lit toujours avec plaisir - et profit... - la chronique littéraire d'Edmonde Charles-Roux.

            Nous nous y sommes arrêtés plus d'une fois dans ce Blog, et nous el faisons encore cette fois-ci, car Edmonde Charles-Roux a choisi, ce dimanche 25 mars, un de "ces écrivains comme il en existe peu", à l'occasion de la sortie de sa biographie, par Gérard de Cortanze : "Pierre Benoit - Le romancier paradoxal".

            L'un des intérêts de cette chronique, est qu'elle nous restitue un peu de ce que fut Léon Daudet, comme critique littérraire de son époque, et l'importance qui était la sienne, et qui lui était reconnue partout, et par tous : cela ne se refuse pas....

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    Éditions Albin Michel. 574 pages. 25 €.