Dans notre Éphéméride de ce jour... : les représentants actuels de notre Famille de France...

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2015 : Inauguration de la Philarmonie de Paris
1684 : Naissance de Jean-Baptiste van Loo
Il est l'auteur de portraits fameux : ci dessous, Louis XV (dont il recevra deux commandes successives de portraits, ce qui est assez rare) :
1912 : La Revue de Paris achève la publication, en feuilleton, de "Les Dieux ont soif"...
"La société devient enfer dès qu'on veut en faire un paradis." Cette pensée si juste de Gustave Thibon accompagne le lecteur tout au long de cette impeccable dissection de la démence révolutionnaire, qui renvoie à cette autre phrase, monstrueuse celle-là, prononcée par Staline, et qui "légitime" (!) tous les Génocides : "Le problème, c'est les hommes; pas d'hommes, pas de problème !..." disait Staline, fils "spirituel" (!!!) de Robespierre...
De même que le personnage central du roman, le peintre raté Évariste Gamelin, fait irrésistiblement penser à la morale de la Fable d'Anouilh, "Le loup et la vipère" :
"Petits garçons heureux,
Hitler ou Robespierre,
Combien de pauvres hères
Qui seraient morts chez eux ?"...
Avec justesse, Balzac qualifia cette bien triste époque de "sanglante démence"...
lafautearousseau
Poitiers, de nos jours
367 ou 368 : Mort d'Hilaire de Poitiers
Né dans une famille gallo-romaine païenne d'Aquitaine, noble et riche, Hilaire demande le baptême à 30 ans, puis est élu évêque de Poitiers.
Il rencontre saint Athanase d'Alexandrie, alors en exil en Gaule à cause de l'hérésie arienne.
Combattant à son tour cette hérésie, il est exilé en Phrygie sur ordre de l'empereur Constance pour avoir défendu la foi trinitaire dans une Gaule acquise à l'arianisme. Il revient d'Orient après la mort de Constance pour finir ses jours à Poitiers en 367 ou 368.
En accueillant saint Martin, pour fonder le monastère de Ligugé, il favorisa l'instauration du monachisme.
Saint Hilaire et Saint Athanase, champions de l'orthodoxie chrétienne face à l'arianisme
https://nominis.cef.fr/contenus/saint/421/Saint-Hilaire-de-Poitiers.html
En plus de tout le reste, elle évoque Jean-Auguste-Dominique Ingres, qui a réalisé un très beau portrait du prince Ferdinand, l'un de cinq fils de Louis-Philippe.
C'est de ce prince, au destin tragique, que descend l'actuel Comte de Paris, le prince Jean et ses enfants, dont le premier-né, le Dauphin de France, Gaston...
lafautearousseau
Plat rustique aux reptiles et écrevisses (Bernard Palissy, 1550)
1587 : Bernard Palissy est condamné au bannissement
La vie de Bernard Palissy fut à l'image de son époque : troublée à l'extrême par les horreurs des Guerres de religion.
Pourtant, les paradoxes n'y manquent pas : converti à la Réforme, il fut constamment protégé par de grands seigneurs catholiques, comme le connétable Anne de Montmorency, qui l'emmenait fréquemment chez lui, à Écouen (et c'est la raison pour laquelle la majeure partie de son œuvre est exposée au Musée national de la Renaissance du château d'Écouen); mais aussi par Catherine de Médicis, et par le roi lui-même : c'est tout simplement parce qu'il se trouvait dans ses appartements, le jour de la Saint-Barthélemy, qu'il échappa, lui, réformé, au massacre quasi général...
À partir de 1530, cet autodidacte - "peintre sur verre et faïence" - étudia la technique de cuisson des émaux. La découverte d'une coupe de céramique émaillée, d'un superbe blanc, dans la collection d'un grand seigneur, décida de sa carrière : il voulut à tout prix découvrir le secret de sa fabrication. De 1536 à 1556, il consacra vingt ans de sa vie à tenter de reproduire la glaçure de cette coupe qu'il avait vue : qui ne connaît l'histoire de Palissy ruiné, brûlant ses meubles et son plancher pour y parvenir ?
C'est en 1555, après une vingtaine d'années d'épreuves physiques et morales, endurant les reproches de sa femme et les moqueries de ses voisins, qu'il put enfin couvrir ses poteries d'un émail jaspé. Il innova en adaptant à la céramique le goût des grottes (d'où le terme de grotesques) importé d'Italie vers le milieu du XVIème siècle. Ses pièces les plus connues sont des céramiques (vases, bassins, plats ou ustensiles divers) qui incluent des fruits, des feuilles ou des reptiles dans leurs décors naturalistes en relief (ci-dessous, son célèbre "plat à bestioles" du Musée de Sèvres).
Anne de Montmorency, grand esthète, le fit travailler à la décoration de son splendide château d'Écouen, et le protégea comme de nombreux autres artistes tels que Jean Goujon.
Plat "à bestioles", Musée de Sèvres
La Hire et Jeanne (une représentation de l'Alouette de Jean Anouilh)
1443 : Mort d'Étienne de Vignolles
Bon compagnon d'armes de Jeanne d'Arc, il est plus connu son son surnom de La Hire, qui lui a été donné par les Anglais, en raison de ses fréquentes et violentes colères.
L'enluminure ci dessous le représente en compagnie de son ami, Jean Poton de Xaintrailles, autre capitaine de Jeanne d'Arc (sur la mort de Poton, voir l'Éphéméride du 7 octobre).
Dans les registres du parlement de Bordeaux on trouve un document où il est écrit, pour parler de lui :
"Un des plus vaillants capitaines du royaume de France, qui fut cause avec La Hire de chasser les Anglais".
1660 : Louis XIV visite le Pont du Gard
Le 28 juillet 1659, Louis XIV a quitté Paris pour Saint Jean de Luz : l'une des clauses du Traité des Pyrénées, en cours de signature avec l'Espagne, stipulait en effet que le Roi de France devait épouser la fille du Roi d'Espagne.
En réalité, les pourparlers et la signature du Traité traînant en longueur - le mariage espagnol manquant même d'échouer, et le Roi étant presque sur le point d'épouser une autre princesse !... - le voyage durera presque un an, le Roi ne rentrant à Paris, avec sa jeune épouse, Marie-Thérèse d'Espagne, que le 13 juillet 1660.
La Cour quitta d'abord Fontainebleau pour Bordeaux, où elle resta du 19 août au 5 octobre; elle alla ensuite à Toulouse, du 14 octobre au 27 décembre, puis à Montpellier, du 5 au 8 janvier 1660; elle arriva à Nîmes le 9 janvier, et le Roi visita le Pont du Gard le lendemain, 10 janvier. Ensuite, le 17 janvier, la Cour arriva à Aix-en-Provence, où elle resta 12 jours, avant de se rendre à Toulon, pour douze jours également.
Louis XIV en profita pour aller en pèlerinage à Cotignac, pour témoigner sa reconnaissance à Notre-Dame de Grâce, à qui il devait sa naissance. Le 2 mars, le Roi entra dans Marseille, mais pas par la porte de la Ville : il fit ouvrir une brèche dans le rempart, afin de punir l'indocilité des habitants (le 17 octobre précédent, un Ordre du Roi avait en effet été déchiré en pleine séance à l'Hôtel de Ville : voir l'Éphéméride du 11 février).
Le 27 mars, le Roi était à Orange : c'est là que, visitant le Théâtre antique, il eut le mot fameux : "Voici la plus belle muraille de mon royaume !..." (voir l'Éphéméride du 27 mars).
Enfin, les choses finissant par se dérouler comme prévu, au départ, et le mariage espagnol se précisant, après avoir manqué d'échouer, le Roi, avec toute la Cour, se rendit à Saint Jean de Luz, pour s'y marier, le 9 juin 1660 (voir l'Éphéméride du 9 juin), avant de retourner à Paris, presque un an après l'avoir quittée.
Classé par l'UNESCO au Patrimoine mondial de l'Humanité, il n'est pas exagéré de dire que le Pont du Gard est l'une des plus belles constructions du monde...
1431 : Début du procès de Jeanne d'Arc

1934 : Suicide de Stavisky (La Une de L'Action française du 7 janvier)
Vers 290 : Martyre de Saint Lucien
L’un des premiers apôtres du Beauvaisis, Saint Lucien et ses compagnons, Maximien et Julien, furent martyrisés près de Beauvais, sur l’ordre de Julien, gouverneur de la Gaule (il fut décapité).
D’origine romaine, et d'abord prêtre à Rome, il vint évangéliser le Beauvaisis, dont il fut peut-être le premier évêque, probablement en compagnie de saint Denis de Paris et de saint Quentin.
Le martyre de Saint Lucien, par Vincent de Beauvais (1190 ?-1264 ?) : en haut, à gauche, Saint Lucien prêchant; en bas, sa décapitation; un peu plus haut, à l'extrême droite, Saint Lucien - comme Saint Denis... - portant sa tête.
• https://nominis.cef.fr/contenus/saint/392/Saint-Lucien-de-Beauvais.html
1499 : Signature du contrat de mariage entre Louis XII et Anne de Bretagne
807 : Mort de Widukind...
Pour parler de Widukind, héros germanique, dans des Éphémérides consacrées à l'Histoire de France, il faut commencer par parler de... Charlemagne !
Jacques Bainville a bien expliqué l'idée maîtresse qui guida la politique et toutes les actions de Carolus Magnus, et pourquoi les Allemands qui le revendiquent comme l'un de "leurs" empereurs, voire le premier, commettent "un énorme contre-sens" (Histoire de France, chapitre III, Grandeur et décadence des Carolingiens) :
En plus de tout le reste (François Villon, Philibert Delorme, Paul Verlaine...) : le suicide de Stavisky, et les origines du 6 février 1934...
lafautearousseau
6 janvier : Date traditionnelle de la célébration de l'Épiphanie
La Marche des Rois, composée - et toujours jouée - à cette occasion fait incontestablement partie de ce très important fond de traditions populaires qui, par leur richesse et leur variété, sont l'une des sources de la culture et de la civilisation française.
On l'écoute ici dans la version élégante et raffinée qu'en propose Lully (et qui servit également de marche au Régiment de Turenne) :
Lully Marche des Rois Marche pour le Régiment de Turenne.mp3
C'est en Provence que furent composées les paroles de la Marche des rois, reprise par Georges Bizet pour son Arlésienne : la tradition les attribuent à Joseph-François Domergue, curé-doyen d'Aramon, dans le Gard, entre 1724 et 1728; le texte en fut publié pour la première fois dans un Recueil de cantiques spirituels provençaux et françois, publié en 1749.
1875 : Inauguration de l'Opéra Garnier, à Paris
1465 : Mort de Charles d'Orléans
Petit-fils de roi (Charles V), neveu de roi (Charles VI) et père de roi (Louis XII), Charles d'Orléans ne fut jamais roi lui-même; du moins dans l'ordre politique des choses, car c'est dans la littérature qu'il devint vraiment roi : c'est en effet surtout par ses poésies qu'il est resté célèbre (Je meurs de soif au bord de la fontaine, Hiver vous n'êtes qu'un vilain, Les fourriers d'Eté sont venus, En regardant vers le païs de France... (on a tous ses poèmes sur le lien ci-dessous)
Mais aussi par son exceptionnelle force de caractère et sa joie intérieure que rien ne pouvait atteindre : pas même une captivité de 25 ans en Angleterre !
Enfin libéré, il écrivit le rondeau fameux "Encore est vive la souris" :
...Jeunesse sur moi a puissance;
Mais Vieillesse fait son esfort
De m'avoir en sa gouvernance,
A présent faillira son sort :
Je suis assez loin de son port...
...Loué soit Dieu de paradis
Qui m'a donné force et pouvoir
Qu'encore est vive la souris.

Place Royale de Bordeaux (aujourd'hui, dite "de la Bourse")
1782 : Mort d'Ange-Jacques Gabriel
Premier architecte du roi, et jouissant de toute la confiance de Louis XV, on lui doit quelques unes des plus belles réussites architecturales de notre Patrimoine.
Véritables merveilles, expressions achevées d'un art et d'une civilisation raffinées parvenues à leur apogée, les constructions d'Ange-Jacques Gabriel symbolisent et résument parfaitement la société du XVIIIème siècle français, arrivée au plus haut degré de perfectionnement.