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Ephémérides - Page 3

  • Ephéméride du 27 Mars

    Le Prince Jean de France, duc de Vendôme,  en Arctique en septembre 2005, sur les traces de son ancêtre, le duc d'Orléans, Philippe VIII, grand prince et grand voyageur, décédé à Palerme le 27 mars 1926 (Voir plus bas).    

     

    1660 : Louis XIV visite Orange 

    Le 28 juillet 1659, Louis XIV a quitté Paris pour Saint Jean de Luz : l'une des clauses du Traité des Pyrénées, en cours de signature avec l'Espagne, stipulait en effet que le Roi de France devait épouser la fille du Roi d'Espagne.

    En réalité, les pourparlers et la signature du Traité traînant en longueur - le mariage espagnol manquant même d'échouer, et le Roi étant presque sur le point d'épouser une autre princesse ! - le voyage durera presque un an, le Roi ne rentrant à Paris, avec sa jeune épouse Marie-Thérèse, que le 13 juillet 1660.

    La Cour quitta d'abord Fontainebleau pour Bordeaux, où elle resta du 19 août au 5 octobre ; elle alla ensuite à Toulouse, du 14 octobre au 27 décembre, puis à Montpellier, du 5 au 8 janvier 1660 ; elle arriva à Nîmes le 9 janvier, et le Roi visita le Pont du Gard le lendemain, 10 janvier (voir l'éphéméride du 10 janvier). Ensuite, le 17 janvier, la Cour arriva à Aix-en-Provence, où elle resta 12 jours, avant de se rendre à Toulon, pour douze jours également.

    Louis XIV en profita pour aller en pèlerinage à Cotignac pour témoigner sa reconnaissance à Notre-Dame de Grâce, à qui il devait sa naissance. Le 2 mars, le Roi entra dans Marseille, mais pas par la porte de la Ville : il fit ouvrir une brèche dans le rempart, afin de punir l'indocilité des habitants (le 17 octobre précédent, un Ordre du Roi avait en effet été déchiré en pleine séance à l'Hôtel de Ville : voir l'éphéméride du 11 février).  

    Le 27 mars, le Roi était à Orange : c'est là que, visitant le Théâtre antique, il eut le mot fameux : « Voici la plus belle muraille de mon royaume ! » 

    Enfin, les choses finissant par se dérouler comme prévu au départ, et le mariage espagnol se précisant, après avoir manqué d'échouer, le Roi, avec toute la Cour, se rendit à Saint Jean de Luz, pour s'y marier, le 9 juin 1660 (voir l'éphéméride du 9 juin), avant de retourner à Paris, presque un an après l'avoir quittée.

     

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    Le Théâtre antique le mieux conservé au monde, inscrit au patrimoine mondial de l'Humanité par l'Unesco :

    http://www.theatre-antique.com/

    Depuis 1869, ce Théâtre le mieux conservé accueille le Festival français le plus ancien : les Chorégies d'Orange (voir l'éphéméride du 17 juin).

     

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  • Ephéméride du 26 mars

     

    1686 : Inauguration de la Place des Victoires, à Paris 

    Cette place circulaire, d'environ 80 mètres carrés de diamètre, a été créée à l'initiative du maréchal de La Feuillade, vicomte d'Aubusson, et de la Ville de Paris, pour célébrer les victoires de Louis XIV, sur les plans Jules Hardouin-Mansart.

    En son centre, la statue originelle de Louis XIV en pied était l'oeuvre de Martin Desjardins. Le socle comportait quatre personnages en bronze, des bas-reliefs et des inscriptions sur la gloire militaire du règne. Quatre fanaux y brûlaient en permanence. En 1792, la statue fut abattue par les révolutionnaires et la place renommée place des Victoires Nationales en 1793 (mais les éléments de décoration du socle ont été conservés et sont visibles au musée du Louvre).

    La statue du général Desaix - représenté entièrement nu - fut érigée à sa place en 1810 : elle n'eut qu'une durée de vie assez courte, et son bronze fut refondu pour faire la statue équestre d'Henri IV, au Pont Neuf.

    L'actuelle statue équestre de Louis XIV est de François Joseph Bosio, et fut érigée au centre de la place en 1828. 

    http://paris1900.lartnouveau.com/paris02/place_des_victoires.htm 

    Malheureusement, l'harmonie primitive de la place n'a pas été respectée, et le percement de plusieurs rues a irrémédiablement défiguré l'ensemble : la Place des Victoires partage ainsi avec la Place Dauphine (voir l'éphéméride du 10 mars) le triste privilège d'avoir été largement dénaturée et mutilée, au point d'avoir perdu, sinon la totalité, du moins une très large part de sa splendeur d'antan.

    Telles qu'elles nous apparaissent aujourd'hui, cependant, ces deux places conservent assez d'éléments de leur beauté passée pour que l'on puisse se faire une idée assez précise de ce que fut cette très grande beauté.

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  • Ephéméride du 25 mars

    Le pavillon de la reine Jeanne, aux Baux de Provence

     

    507 : Date possible de la bataille de Vouillé 

    Neuf ans auparavant, Clovis avait finalement connu le triomphe lors de la terrible bataille de Tolbiac, alors qu'il y avait d'abord frôlé le désastre. Les conséquences de ce succès militaire furent immenses pour le futur de ce qui n'était pas encore la France, mais qui était en train de le devenir, et pour une très large part grâce à Clovis, qui venait de redonner à la Gaule sa frontière « romaine » du Rhin, en refoulant les Alamans sur l'autre rive du fleuve (voir l'éphéméride du 10 novembre).

    Un autre danger subsistait cependant : celui de la puissance wisigothique, qui s'étendait alors sur la plus grande partie de la péninsule ibérique et sur un très large quart sud/sud-ouest de la France actuelle, comme on le voit sur la carte ci dessous  

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    D'une part, les rapports entre Francs et Wisigoths n'avaient jamais été bons. D'autre part, devenu le champion du catholicisme depuis sa conversion, Clovis était soutenu indéfectiblement par l'Eglise catholique, et regardé comme un espoir par la masse des populations gallo-romaines catholiques, sur laquelle régnaient des souverains tous acquis à l'hérésie arienne (notamment les Wisigoths). Dans les années 500, l'agitation des catholiques est à son comble dans le royaume wisigoth d'Alaric II : celui-ci exile à Bordeaux les évêques Rurice (de Limoges) et Césaire (d'Arles), accusés de comploter avec les Burgondes, alliés de Clovis.

    Théodoric le Grand, roi des Ostrogoths d'Italie, essaye de calmer les esprits, et pense pouvoir jouer les médiateurs, car il est marié à une soeur de Clovis, et le roi Alaric est marié à sa propre fille : il veut faire semblant de croire que l'opposition Francs/Wisigoths est purement territoriale et politique, et feint d'ignorer la détestation des ariens par les masses catholiques. Sur le conseil de Théodoric, Clovis et Alaric se rencontrent à la frontière de leurs deux royaumes, sur l'Île d'Or (ou Île Saint Jean), au milieu de la Loire, face à Amboise. Mais la guerre est en réalité inévitable, car Clovis veut à la fois redonner à la Gaule son autre frontière naturelle des Pyrénées et redonner ce vaste ensemble de territoires à la catholicité...

    Ainsi, donc, après de vaines tentatives de médiations, Clovis attaqua Alaric II, dans la plaine de Vouillé (ou peut-être de Voulon, mais, dans les deux cas, tout près de Poitiers), « au printemps 507 », disent les historiens, sans donner de jour précis pour cet évènement considérable qui, de toutes façons, recouvrait une période de temps bien plus étendue qu'une ou même plusieurs journées. Au même moment, l'Empereur d'Orient, Anastase, allié de Clovis, attaquait Théodoric le Grand, pour lui reprendre l'Italie, privant ainsi les Wisigoths de leur unique soutien. 

    25 mars,frederic mistral,provence,felibrige,les baux,prix nobel,maillane,mireille,calendal,provençal,malrauxMais, au-delà et en plus des conséquences immédiates de la bataille de Vouillé - qui venait comme couronner le précédent triomphe de Tolbiac, et permettait à Clovis de rendre le service immense qu'il a si bien rendu... - une chose est à noter : la France que nous connaissons aujourd'hui n'était nullement une évolution obligée des choses, un Etat qui aurait naturellement vu le jour de toutes façons. Bien au contraire, plusieurs autres entités que la France que nous connaissons aujourd'hui auraient pu naître à sa place, sous d'autres formes et recouvrant d'autres territoires. Précisément, la première de ces entités possibles était celle-ci : une vaste monarchie wisigothique s'étendant de part et d'autre des Pyrénées, et rejoignant peut-être un jour ses cousins d'Italie ! C'est cette première « autre France possible » que Clovis rendit, justement, impossible.

    Par la suite, il aurait pu naître « quelque chose » autour de la puissante maison des Comtes de Toulouse : mais le trop faible poids démographique de la ville de Toulouse et, surtout, la Croisade des Albigeois rendirent cette option impossible.

    Les Anglais, aussi, autour des Plantagenêts, auraient pu créer un vaste ensemble s'étendant à la fois sur la Grande Bretagne et la France : là, ce furent plusieurs rois (Philippe Auguste, Saint Louis...) qui anéantirent ce rêve, amis au prix de très grands efforts, et sur une longue période.

    La dernière grande entité qui aurait pu naître en lieu et place de la France, c'est du côté de la Bourgogne qu'elle se trouvait, et c'est Louis XI qui, bien plus faible au départ que ses rivaux - les Grands Ducs d'Occident - empêcha les Ducs de Bourgogne de réunir leurs riches et immenses territoires du sud (en gros, la Bourgogne et la Franche-Comté actuelle) à ceux du nord (en gros, les actuelles Hollande et Belgique, et une part de l'actuel nord/nord-est de la France).

    25 mars,frederic mistral,provence,felibrige,les baux,prix nobel,maillane,mireille,calendal,provençal,malrauxAinsi, dès Clovis et la première dynastie, les rois de France - surtout à partir d'Hugues Capet - ont-ils inlassablement repoussé tout ce qui s'opposait à leur tâche de rassemblement et d'unification des territoires de la France que nous avons reçue en héritage, et à la création d'un Etat qui a fait d'elle la première puissance du monde sous Louis XVI :

    « La France fut faite à coups d'épée. La fleur de lys, symbole d'unité nationale n'est que l'image d'un javelot à trois lances. » (Charles de Gaulle) 

    « Pour moi, l'histoire de France commence avec Clovis, choisi comme roi de France par la tribu des Francs, qui donnèrent leur nom à la France. Avant Clovis, nous avons la préhistoire gallo-romaine et gauloise. L'élément décisif pour moi, c'est que Clovis fut le premier roi à être baptisé chrétien. Mon pays est un pays chrétien et je commence à compter l'histoire de France à partir de l'accession d'un roi chrétien qui porte le nom des Francs » (Charles de Gaulle).

    Sur Clovis, et l'importance capitale de son règne, voir : l'éphéméride du 25 décembre (baptême de Clovis); l'éphémeride du 27 novembre (sa mort); sur le sens véritable de l'épisode du vase de Soissons, voir l'éphéméride du 1er mars; et, sur son autre victoire décisive de Tolbiac, voir l'éphémeride du 10 novembre.

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  • Ephéméride du 24 Mars

    Jean-François Mattéi, décédé le 24 mars 2014

     

    1776 : Turgot crée la Caisse d'Escompte, à l'origine directe de la Banque de France    

    Organisée par le banquier suisse Isaac Panchaud, la Caisse d'escompte eut pour mission d'escompter les lettres de change et autres effets de commerce afin de faire baisser le taux d'intérêt du crédit commercial. Elle est considérée comme l'ancêtre directe de la Banque de France, de la direction du Trésor et de la Caisse des dépôts et consignations. Elle n'avait cependant pas pouvoir de battre monnaie.

    Supprimée par la Révolution, en 1793, Bonaparte, Premier Consul, la réorganisera de fait, en 1800, lorsqu'il instituera la Banque de France. 

    turgot 1.jpg

      sceco.univ-poitiers.fr/hfranc/CaisseEscompte.htm

     

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  • Ephéméride du 23 mars

     

    1821 : Découverte de la Bauxite... 

    ...dans le village des Baux de Provence, qui lui a donné son nom.

    C'est le chimiste Pierre Berthier (ci dessous), aussi minéralogiste et géologue, qui découvrit cette roche, qui constitue le principal minerai d'aluminium.

    Il lui donna le nom de terre d'alumine des Baux. Le nom fut transformé en beauxite par Armand Dufrénoy en 1847, puis en bauxite par Henry Sainte-Claire Deville en 1861. 

    Pierre_Berthier.jpg

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  • Ephéméride du 22 mars

    Pont de Normandie reliant Le Havre à Hofleur  [Pose de la première pierre en 1988] 

    1421 : Victoire franco-écossaise de Baugé 

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    La bataille du Vieil Baugé, par Martial d'Auvergne, enluminure issue de l'ouvrage « Vigiles de Charles VII », Paris, XVème siècle 

    http://www.france-histoire-esperance.com/22-mars-1421-victoire-franco-ecossaise-de-bauge/ 

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  • Ephéméride du 21 mars

    Premier numéro de L’Action française quotidienne [21 mars 1908]

     

    1098 : Fondation de l'Abbaye de Cîteaux           

    Robert, de l'Abbaye de Molesme, avec une vingtaine de compagnons, veut en revenir à une observance plus stricte que celle qui était pratiquée dans les monastères de l'époque :

    http://www.citeaux-abbaye.com  

    http://www.citeaux.net/familia.htm    

     

    citeaux.JPG
     
    voir la photo « L'Empire de Cîteaux »      

    Pour bien mesurer l'importance que devait revêtir cette fondation : de Michel Mourre (Dictionnaire Encyclopédique d'Histoire, pages 980/981) :

    «...Cîteaux.... ne prit vraiment son essor qu'avec l'arrivée au monastère (printemps 1112) du jeune Saint Bernard, accompagné d'une trentaine de parents et d'amis...

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  • Ephéméride du 20 mars

    En 1881, naissance d'Eugène Schueller fondateur de L'Oréal, le plus important groupe de produits cosmétiques du monde 

     

    1771 : Mort de Louis-Michel Van Loo         

    Ci dessous, son Louis XV en costume de sacre. 

    LOUIS XV.JPG
     
     

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  • Ephéméride du 19 mars

    L’indétermination, l’incertitude, la probabilité, l’acausal, le non local, l’atemporel  : quelques uns des concepts étranges formant le socle de la physique quantique. [Mort de Louis de Broglie, Nobel de Physique 1929]

     

    1315 : Louis X, le Hutin, octroie la Charte aux Normands 

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    Ci dessus, « Le grand coutumier de Normandie. Charte aux Normands donnée en 1314 par Louis X le Hutin », artiste Anonyme (14ème siècle)

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  • Ephéméride du 18 mars

    Georges Bernanos  (A propos du « Parti républicain ») : « Lorsque (...) ils se trouvèrent face à face, devant les barricades de la Commune, avec ce même peuple qu’une prodigieuse mise en scène avait fini par prendre aux entrailles, ils le rafraîchirent avec du plomb ».  [Début de la Commune de Paris, 1871]    

     

    1314 : Supplice de Jacques de Molay        

    Vingt-deuxième et dernier Grand Maître de l'Ordre du Temple (fondé par Hugues de Payns, voir l'éphéméride du 13 janvier) Jacques de Molay est brûlé vif avec ses compagnons à Paris, sur l'île aux Juifs, plus tard rattaché à l'Île de la Cité.

    7 ans auparavant, le 13 octobre 1307, l'arrestation générale des Templiers avait été menée, sur ordre du roi, dans tout le Royaume de France : ce fut l'opération de police la plus importante jamais réalisée jusqu'alors (voir l'éphéméride du 13 octobre).

     

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  • Ephéméride du 17 mars

    1956 : Mort d'Irène Joliot Curie [Prix Nobel de Médecine 1935 avec Frédéric Joliot Curie] 

    1267 : Mort de Pierre de Montreuil  

    Né vers 1200, il fut le successeur de Jean de Chelles* comme architecte de la cathédrale Notre-Dame de Paris. 

    De l’Encyclopedia Universalis :

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    Un certain nombre de textes évoquent son activité au réfectoire (1239-1244) et à la chapelle de la Vierge (1245-1255) à Saint-Germain-des-Prés. En 1247, il est cementarius (maçon) de Saint-Denis. Enfin, en 1265, il est dit maître des œuvres de la cathédrale de Paris.

    Il devait mourir peu de temps après, et il fut enterré avec sa femme dans la chapelle de la Vierge qu'il avait édifiée. Ce rare privilège suffit à souligner la très grande estime dans laquelle le tenaient ses contemporains.

    L'inscription qui courait sur la dalle, "De son vivant docteur des maçons", confirmait cette notoriété ainsi que le fait qu'il a participé aux plus grands chantiers de l'époque : Saint-Germain-des-Prés, Saint-Denis, Notre-Dame de Paris; en revanche, son rôle à la Sainte-Chapelle et au réfectoire de Saint-Martin-des-Champs n'est nullement attesté.

    On peut suivre dans ces édifices une évolution assez notable, quoique la destruction du réfectoire et de la chapelle de Saint-Germain-des-Prés, ses premières œuvres, nous empêche de prendre la mesure exacte de son génie. Il donne à l'architecture un linéarisme de plus en plus souligné : les supports montent du sol sans interruption, pour recevoir directement la retombée des ogives. Les meneaux des fenêtres hautes se poursuivent dans le triforium pour mieux lier entre eux les deux niveaux. Ce goût si particulier pour le jeu des meneaux apparaît particulièrement dans les baies des édifices qu'il construit.

    Son chef-d'œuvre est sans conteste l'élévation du bras sud de Notre-Dame de Paris dont Jean de Chelles avait posé la première pierre. Elle apparaît comme l'œuvre d'un grand dessinateur qui a cherché à mettre en valeur un jeu de lignes extrêmement simples mais très harmonieuses. L'art de cour est parvenu là à son plus haut degré de raffinement. » 

    * On sait encore moins de choses sur Jean de Chelles que sur Pierre de Montreuil : « Maître d'œuvre » du XIIIème siècle, Jean de Chelles fut un des architectes de Notre-Dame, où il commença sa « maîtrise d'œuvre » en 1258 jusqu'en 1265, date présumée de son décès. À cette date, il fut remplacé par Maître Pierre de Montreuil.

    À l'extérieur du transept sud, on peut voir une plaque datée de 1258 et signant sa maîtrise d'œuvre, puisqu'elle indique qu'il a élevé la façade nord et commencé la façade sud (vers 1250-1260). On lui doit aussi la façade nord du transept, le portail du cloître et sa rosace, le portail Saint-Étienne.

     

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    http://fr.structurae.de/persons/data/index.cfm?id=d001474  

     

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  • Ephéméride du 16 mars

    Inauguration du Pont Chaban-Delmas, à Bordeaux (2013) 

     

    1244 : Bûcher de Montségur, au Champ des cramats 

    Deux jours auparavant, la citadelle avait été prise d'assaut après un siège de six mois: c'est la fin définitive de la Croisade des Albigeois.      

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  • Ephéméride du 15 mars

    Buste en marbre trouvé dans le Rhône en 2008
     

    15 Mars 44 : Assassinat de Jules César, conquérant des Gaules      

    La romanisation du pays, induite par la conquête des Gaules menée par César, fut féconde et heureuse.
     
    Et cependant, l'éloge qu'on peut en faire serait incomplet, et même faux, si l'on excluait de l'extraordinaire réussite que fut cette romanisation... le peuple Celte.
     
    Sans les Celtes, en effet, sans leurs grandes qualités et leur non moins grande ouverture d'esprit, la romanisation aurait été la simple conquête militaire d'un territoire - un de plus... - par les Romains, qui en ont conquis tant d'autres; mais elle n'aurait pas produit tout ce qu'elle a produit chez les Celtes, avec eux, et grâce à eux, aux côtés des Romains.

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  • Ephéméride du 14 mars

    En 1913, mort d'Auguste Desgodins, missionnaire et savant linguiste, spécialiste du tibétain. Ci-dessus : le palais du Potala à Lhassa (VIIe siècle)

     

    1590 : Henri IV remporte la bataille d'Ivry 

    En lutte avec les ligueurs catholiques conduits par le duc de Mayenne (famille des Guise), il avait déjà remporté une victoire similaire à Arques, l'année précédente.

    C'est durant cette bataille qu'il prononça ces mots célèbres :  

    « Si vos cornettes vous manquent, ralliez-vous à mon panache blanc, vous le trouverez toujours au chemin de la victoire et de l'honneur. » 

    Voir le tableau de Rubens :

    http://www.artliste.com/peter-paul-rubens/henri-bataille-ivry-70.htm

     

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    Le roi Henri III - dernier des Valois - a été assassiné huit mois auparavant, alors qu'il venait de mettre le siège devant Paris avec son lointain cousin, et allié,  Henri III de Navarre, devenu, depuis le régicide, Henri IV, roi de France et de Navarre (voir l'éphéméride du 30 juillet). Depuis huit mois, Henri IV se bat pour reconquérir son royaume, dont une partie - emmenée par la fanatique Ligue catholique, alliée au roi d'Espagne - se refuse à lui et préfère la trahison à la Légitimité.
    Il faudra attendre 1598 - encore huit ans de guerre - pour que Philippe II d'Espagne - juste avant de mourir - ne reconnaisse Henri IV comme roi de France (voir l'éphéméride du 2 mai)
     

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  • Ephéméride du 13 mars

    À Paris, le jardin des Tuileries de nos jours 

     

    13 mars,germain pilon,renaissance,francois premier,henri ii,saint denis,jean goujonIl y a treize jours, dans l’année, pendant lesquels il ne s’est pas passé grand-chose, ou bien pour lesquels les rares événements de ces journées ont été traités à une autre occasion (et plusieurs fois pour certains), à d'autres dates, sous une autre « entrée ».

    Nous en profiterons donc, dans notre évocation politico/historico/culturelle de notre Histoire, de nos Racines, pour donner un tour plus civilisationnel  à notre balade dans le temps; et nous évoquerons, ces jours-là, des faits plus généraux, qui ne se sont pas produits sur un seul jour (comme une naissance ou une bataille) mais qui recouvrent une période plus longue.

    Ces jours creux seront donc prétexte à autant d'Evocations :  

    1. Essai de bilan des Capétiens, par Michel Mourre (2 février)

    2. Splendeur et décadence : Les diamants de la Couronne... Ou : comment la Troisième République naissante, par haine du passé national, juste après avoir fait démolir les Tuileries (1883) dispersa les Joyaux de la Couronne (1887), amputant ainsi volontairement la France de deux pans majeurs de son Histoire. (12 février)

    3. Les deux hauts lieux indissociables de la Monarchie française : la cathédrale Notre-Dame de Reims, cathédrale du Sacre, et la Basilique de Saint-Denis, nécropole royale. I : La cathédrale de Reims et la cérémonie du sacre du roi de France. (15 février)

    4. Les deux hauts lieux indissociables de la Monarchie française : la cathédrale Notre-Dame de Reims, cathédrale du Sacre, et la Basilique de Saint-Denis, nécropole royale. II : La basilique de Saint-Denis, nécropole royale. (19 février)

    5. Quand Le Nôtre envoyait à la France et au monde le message grandiose du Jardin à la Française. (13 mars)

    6. Quand Massalia, la plus ancienne ville de France, rayonnait sur toute la Gaule et, préparant la voie à Rome, inventait avec les Celtes, les bases de ce qui deviendrait, un jour, la France. (11 avril)

    7. Quand Louis XIV a fait de Versailles un triple poème : humaniste, politique et chrétien. (28 avril)

    8. Les Chambiges, père et fils (Martin et Pierre), constructeurs de cathédrales, élèvent à Beauvais (cathédrale Saint-Pierre) le choeur ogival le plus haut du monde : 46 mètres 77 (4 mai)

    9. Quand la cathédrale Saint-Pierre de Beauvais a reçu, au XIIIème siècle, son extraordinaire vitrail du Miracle de Théophile (28 mai)

    10.  Quand Chenonceau, le Château des Dames, à reçu la visite de Louis XIV, âgé de douze ans, le 14 Juillet 1650. (26 juillet)

    11. Le Mont Saint Michel (11 août)

    12. Quand François premier a lancé le chantier de Chambord. (29 septembre)

    13. Quand Léonard de Vinci s'est installé au Clos Lucé. (27 octobre)

     

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    Aujourd'hui : Quand Le Nôtre  envoyait à la France et au monde le message grandiose du Jardin à la Française.

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