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Dans notre Éphéméride de ce jour : ce Clemenceau, qui refusa la paix avec l'Autriche à la Noël 14 puis refusa de démembrer l'Empire allemand en 18, ce qui nous donna Hitler, vingt ans après...

1917 : Georges Clemenceau, président du Conseil
 
 
À 76 ans, il est appelé par le Président de la République, Raymond Poincaré, et forme un gouvernement de choc afin de poursuivre et intensifier la guerre.
 
Mais son anticléricalisme forcené, qui l'amène à une détestation féroce de l'Empire Austro-Hongrois, lui fait refuser les offres de paix séparée du nouvel Empereur d'Autriche, le jeune Charles 1er, devenu Empereur à la mort du vieux François-Joseph, le 22 novembre 1916.
 
La paix aurait peut-être pu être signée plus tôt... et des millions de morts être évités.
 
Clemenceau devait déclarer, après la signature des traités mettant fin à la guerre : "Nous n'avons pas obtenu ce que nous aurions pu et dû obtenir...".
 
"Tigre" et "Père la Victoire" pour les uns, il est le "Perd la victoire" pour les autres, dont Maurras, auteur du jeu de mots...
 
 
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 Dans notre album Maîtres et témoins (III) : Léon Daudet, voir la photo "Avec Clemenceau" : évident, mais pas facile (1)" et les quatre suivantes, qui expliquent pourquoi l'Action française, après avoir opté pour l' "Union sacrée", soutint Clemenceau, en dépit de son lourd passé 
 
 
 
À ce propos d'une paix séparée avec l'Autriche, il est bon de lire et de relire - toujours... - Jacques Bainville (comme nous le proposons chaque semaine, dans notre catégorie Lire Jacques Bainville) : la note XXII de cette Catégorie lui est consacrée :
 
 
Dans son Journal inédit 1914, note du 4 décembre, pages 209/210/211, il écrit même qu'une paix séparée aurait pu, peut-être, être réalisée dès... la Noël 1914 ! :
 
"4 décembre - Toujours à propos de la mission anglaise auprès du Vatican, je reçois cette information intéressante : "L'envoi par le gouvernement anglais d'un ambassadeur extraordinaire près le Saint-Siège est très certainement l'indication du désir de l'Angleterre que le Pape s'entremette près du gouvernement autrichien pour qu'il se sépare de l'Allemagne et fasse avec les alliés une paix séparée et immédiate. (En Autriche, les partisans de la guerre et de l'alliance allemande sont l'empereur, M. Tisza et la famille impériale, à l'exception de l'archiduc héritier; toute l'aristocratie est hostile à la politique du souverain et n'a pas souscrit le dernier emprunt pour manifester son hostilité)...
Les dispositions de François-Joseph ont pu changer : je sais de bonne source qu'au mois de juillet il a énergiquement résisté à Tisza et aux partisans de la manière forte...
Le bruit de son abdication a couru ces jours-ci : son successeur, le jeune archiduc héritier, dont la femme, princesse de Bourbon-Parme, a une éducation et des sentiments français bien connus, serait l'homme de cette "paix séparée" qu'il n'est aucunement déraisonnable d'espérer. Les X..., qui ont de fortes attaches de famille en Hongrie, ont dû, au moment de la guerre, laisser une de leurs fille à Budapest, chez le comte Tisza lui-même. On ne sait, dans la société hongroise, quels égards lui témoigner, quelles preuves lui donner du regret qu'on a d'être en guerre avec la France. Les officiers russes prisonniers ne sont pas davantage traités en ennemis. Dans une des dernières lettres reçues à Paris par les X..., leur fille fait comprendre que Tisza recherche les moyens de conclure la paix et d'abandonner l'Allemagne avant que l'Italie et la Roumanie se soient décidées à intervenir..."
 
17 novembre,saint gregoire de tours,canal de suez,clemenceau,tgv,eurostar,racine,andromaque,lyautey,tunnel sous la mancheOui, mais voilà : Clemenceau était un républicain farouche, haineusement anti-catholique, de la trempe de ces Jules Ferry (ci contre, qui voulut "organiser le monde sans roi et sans Dieu"). Leur idéologie républicaine et anti-chrétienne passait avant ce qui était pourtant, de toute évidence, le plus élémentaire intérêt national. Clemenceau et Ferry, et tous leurs semblables, étaient les héritiers de ceux qui n'ont ni compris ni admis le prodigieux et magnifique renversement des alliances, opéré par Louis XV; puis ont haï Marie-Antoinette, l' "Autrichienne"; puis ont déclaré à l'Autriche - et à l'Europe... - une stupide guerre de 23 ans qui a mis la France à genoux, amenant par deux fois les alliés à Paris; et ont enfin, à tout prix, fût-ce celui du sang de millions de jeunes français, détruit cet Empire catholique qu'était l'Autriche-Hongrie, devenu allié naturel de la France depuis Louis XV, et qui aurait probablement bien gêné - peut-être même empêché - Adolf Hitler...
 
Mais il fallait, pour Clemenceau, que l'idéologie républicaine et anti-chrétienne triomphât, fût-ce en agissant directement contre l'intérêt national : Clemenceau démembra l'Empire Austro-Hongrois - puissance stabilisatrice en Europe - mais se contenta du départ de l'empereur Guillaume II, sans démembrer l'Allemagne, comme le demandaient L'Action française, Bainville, les militaires et tous les lucides : vingt ans après , on aura Hitler, l'Occupation et toutes les horreurs qui en découlèrent : c'est à l'action criminelle de Clemenceau que l'on doit tout cela, ...
 

17 novembre,saint gregoire de tours,canal de suez,clemenceau,tgv,eurostar,racine,andromaque,lyautey,tunnel sous la manche

Charles 1er de Habsbourg-Lorraine, dernier empereur d'Autriche, et roi apostolique de Hongrie sous le nom de Charles IV du 22 novembre 1916 au 12 novembre 1918, avec sa femme Zita de Bourbon-Parme : une paix séparée dès la Noël 14 ?

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