Éphéméride du 24 janvier

Lyon à l'époque romaine
41 : Accession à l'Empire de Tiberius Claudius Drusus, né à Lyon en 10 avant J-C
Il devient le quatrième Empereur romain.
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Lyon à l'époque romaine
41 : Accession à l'Empire de Tiberius Claudius Drusus, né à Lyon en 10 avant J-C
Il devient le quatrième Empereur romain.
52 Avant Jésus-Christ : Massacre des résidents romains de Cénabum (Orléans)
Ce massacre marque le début de l'insurrection générale de la Gaule, sous le commandement de Vercingétorix.
De Jules César, La Guerre des Gaules, VII, 3 :
"...Ce jour arrivé, les Carnutes, sous les ordres de Cotuatus et Conconnetaudumnos, hommes déterminés à tout, se jettent, à un signal donné, dans Cenabum, massacrent les citoyens romains qui s'y trouvaient pour affaires de commerce, entre autres C. Fusius Cita, estimable chevalier romain, que César avait mis à la tête des vivres, et ils pillent tous leurs biens..."
César reprendra Cenabum, qu'il fera piller et incendier.
Au IIIème siècle après J-C, elle changera de nom et s'appellera Aurelianum, d'où dérive son nom actuel : Orléans.
1751 : Louis XV crée l'École militaire
1516 : De retour de sa victoire de Marignan, François Premier arrive à Marseille...
Il se rend au petit sanctuaire de la Colline de Notre-Dame, et ordonne plusieurs constructions. Notamment, un fort sur la colline (qui deviendra "de la garde") et la construction d'un fort sur la petite île d'Hypéa, de l'archipel du Frioul, dans la rade de Marseille : le château d'If.
Celui-ci jouera tellement bien son rôle de défense de la ville que Marseille, attaquée neuf fois auparavant, et souvent pillée, ne subira plus jamais d'attaque venue de la mer : en effet, depuis sa grosse tour ronde, les canons pouvaient tirer à vue sur 360°...
En 1702 Vauban, pour améliorer la puissance de feu du Fort, fit aménager des batteries côtières basses sur l'île de Pomègues : celles-ci, tirant des boulets au ras de l'eau, complétaient le tir des canons des tours, lesquels, placés en hauteur, tiraient beaucoup plus loin...
Vous y trouverez le lien donnant accès au monstrueux - mais si instructif ! - discours de Clemenceau, le 29 janvier 1891 :
"La Révolution est un bloc... J'approuve tout de la Révolution..."
Clemenceau a raison, lui, l'homme qui nous "donna" Hitler et la défaite de 39, le plus grand désastre de l'histoire de France (après, justement, la funeste révolution de 89...) : la Révolution - comme l'Islam, qui nous menace aujourd'hui - est un bloc : il faut les admettre l'un et l'autre, tout entiers, ou les rejeter, tout entiers; on ne peut pas transiger avec ces deux systèmes totalitaires de fait...
21 janvier 1793, "l'acte le plus terriblement religieux de notre Histoire" (Prosper de Barante)
"...Je subirai le sort de Charles 1er, et mon sang coulera pour me punir de n'en avoir jamais versé..." (Lettre à Malesherbes)
Le roi vient de quitter son fidèle Cléry, qui, le suivant jusqu'au bout, a passé à ses côtés sa dernière nuit, et l'a réveillé à cinq heures : sur Cléry, le fidèle, voir l'Éphéméride du 11 mai...
• Témoignage de l'abbé Edgeworth de Firmont, prêtre irlandais qui assista le Roi Louis XVI lors de son exécution :
"Les marches qui conduisaient à l'échafaud étaient extrêmement raides à monter. Le roi fut obligé de s'appuyer sur mon bras, et à la peine qu'il semblait prendre, je craignais un instant que son courage ne commençât à mollir. Mais quel ne fut pas mon étonnement lorsque, parvenu à la dernière marche, je le vis s'échapper pour ainsi dire de mes mains, traverser d'un pas ferme toute la largeur de l'échafaud, imposer silence, par son seul regard à quinze ou vingt tambours qui étaient vis-à-vis de lui, et d'une voix si forte qu'elle dut être entendue au pont tournant, prononcer ces paroles à jamais mémorables :
"Je meurs innocent de tous les crimes qu'on m'impute. Je pardonne aux auteurs de ma mort et je prie Dieu que le sang que vous allez répandre ne retombe jamais sur la France".
21 janvier 1793, "l'acte le plus terriblement religieux de notre Histoire" (Prosper de Barante)
1338 : Naissance du futur Charles V, le Sage
Christine de Pisan, femme de lettres du XIVème siècle, nous a laissé cette description du roi :
"De corsage estoit haut et bien formé, droit et large d'épaules, étroit par les flancs, le visage de beau tour, un peu longuet, grand front et large, les yeux de belle forme, bien assis, châtains de couleur, haut nez assez et bouche non trop petite, le poil ni blond ni noir, la charnure claire brune mais il eut la chair assez pâle et je crois que le fait qu'il était si maigre était venu par accident, non par tempérament.
Sa physionomie était sage, raisonnable et rassise, à toute heure en tous états et en tous mouvements ; on ne le trouvait furieux et emporté en aucun cas, mais modéré dans ses actions, contenance et maintien.
Eut belle allure, voix d'homme de beau ton, et, avec tout cela, certes, à sa belle parleuse était si bien ordonnée et si belle à entendre, sans aucune superfluité de discours, que je ne crois pas qu'aucun rhétoricien en langue française n'eût rien à en reprendre."
Signé le 17 janvier par les plénipotentiaires de France et de Savoie, ce traité met fin à la guerre entre les deux pays.
La France s'agrandit du Bugey, de la Bresse, du Valromey et du Pays de Gex (dont elle perdra une partie lors du désastreux Traité de 1815, consécutif aux folies révolutionnaires et napoléoniennes (voir l'Éphéméride du 20 novembre)...
• http://ch.revues.org/index227.html
Et, dans notre album L'aventure France racontée par les cartes, voir la photo "Traité de Lyon (17 janvier 1601)"
1903 : Naissance de Gustave Thibon
De Charles Maurras (L’Action française, 10 juin 1942, page 2) :
"Gustave Thibon est sans conteste le plus brillant, le plus neuf, le plus inattendu, le plus désiré et le plus cordialement salué de nos jeunes soleils."
(tiré de notre Catégorie Grandes "Une" de L'Action française)
• Retrouvez deux des Discours de Gustave Thibon aux Rassemblement Royaliste des Baux, qui constituent deux de nos Grands Textes :
• GRANDS TEXTES (IV) : Le suprême risque et la suprême chance.
• GRANDS TEXTES (X) : La paille des mots remplace le grain des choses.
1771 : Renvoi des Parlements
"Y a-t-il un seul souverain ? Ou la France est-elle soumise à douze aristocraties ?" (Maupeou).
Dans la nuit du 19 au 20 janvier 1771, Louis XV et Maupeou (ci dessous) cassent les Parlements, et leurs membres sont exilés. Chaque parlementaire reçoit par huissier copie de l'arrêté du Conseil du roi confisquant les charges et interdisant aux magistrats de rendre des arrêts, sous peine de faux.
Maupeou forme un nouveau Parlement avec les magistrats qui approuvent sa politique, supprime la vénalité des offices et introduit l'égalité de tous les sujets devant la justice...
Les parlementaires avaient contre eux une bonne partie des "philosophes", Voltaire en tête, qui écrivait à d'Alembert : "Quoi les boeufs-tigres pleurent ? On ne rend plus la justice ? Les plaideurs sont réduits à s'accommoder sans frais..."
La "destruction" des Parlements, qui bloquaient toute réforme, par égoïsme corporatiste et en fonction de la préservation de leurs seuls intérêts et privilèges, était le début, et la condition sine qua non, de la Révolution royale ; celle qui aurait apporté au pays les réformes nécessaires, et donc empêché la funeste Révolution idéologique.
Celle-ci se produira malheureusement moins de vingt ans plus tard : le jeune Louis XVI (20 ans) commettra l'erreur - et la folie... - , à son avènement, en mai 1774, de restaurer les magistrats dans l'intégralité de leurs charges !...
Fatale décision : "On peut sans exagération dire que la Révolution date de 1774", écrit l'historien Jean Tulard...
Les Hospices de Beaune, aujourd'hui
1462 : Mort du Chancelier Nicolas Rolin
Grande figure politique de la Bourgogne et de la France du XVème siècle, il fut chancelier de Philippe le Bon, duc de Bourgogne, durant 40 ans.
Fondateur du célèbre Hospice de Beaune, il fut un homme politique clairvoyant et intelligent : il sut gagner la confiance du duc de Bourgogne, Jean sans Peur, qui lui décerna le titre de conseiller et fit de lui son avocat au parlement de Paris. Après l'assassinat de Jean sans Peur, par des Armagnacs, en 1419, il se mit au service de Philippe le Bon, qui le nomma Chancelier de Bourgogne en 1422.
Après l'épopée de Jeanne d'Arc, Rolin jugea la cause anglaise perdue et incita Philippe le Bon à quitter la famille des Lancastre pour celle des Valois et à obtenir les faveurs de Charles VII, ce que fit Philippe le Bon lors du congrès d'Arras (1435), où le chancelier Rolin était le porte-parole du duc et de la duchesse de Bourgogne.
C'est lui qui commanda la célébrissime Vierge du Chancelier Rolin, aujourd'hui unique oeuvre de Jan Van Eyck que possède la Louvre :
Sur la fondation des Hospices de Beaune, le 4 août 1443, voir notre Éphéméride du 4 août ; et l'Éphéméride du 1er janvier, jour où ces Hospices ont reçu leur premier patient.
Et, sur les causes profondes de la guerre entre la France et la Maison de Bourgogne, voir l'Éphéméride du 24 juin et l'Éphéméride du 3 octobre
•
Proud'hon vu par Maurras et Bainville...
• le renvoi des Parlements par Louis XV et Maupeou, mesure qui sauvait la Monarchie et nous évitait la Révolution...
• Mais aussi, l'hommage à Gustave Thibon, à l'occasion du jour anniversaire de sa mort...
Rappelons que lafautearousseau vous propose deux de ses discours des Baux sous forme de Grands Textes :
• GRANDS TEXTES (IV) : Le suprême risque et la suprême chance.
• GRANDS TEXTES (X) : La paille des mots remplace le grain des choses.
Et, encore, la présentation enthousiaste qu'a faite Maurras aux lecteurs de L'Action française (tiré de notre Catégorie Grandes "Une" de L'Action française) :
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La montagne Sainte-Victoire
Célébration de Saint Antoine, Patron de la Légion...


En plus de tout le reste, elle met en exergue ce raccourci saisissant, en un même "jour anniversaire" :
1701 : Le Grand électeur de Brandebourg se proclame Roi de Prusse/1871 : Proclamation de l'Empire allemand dans la Galerie des Glaces de Versailles...
Vis-à-vis des "choses d'Allemagne", la politique des rois de France, celle des Traités de Westphalie, était la bonne : en émiettant les Allemagnes, elle nous mettait à l'abri des invasions, nous permettait d'agrandir le territoire et d'exercer la prépondérance en Europe...
La Révolution, les deux premières républiques et les deux Empires ont mené exactement la politique inverse de celle des rois de France : par prussophilie démentielle et aveugle, les révolutionnaires ont détruit l'oeuvre protectrice de la royauté et créé de toutes pièces la puissance allemande : au lieu du Grand siècle, on eut alors 1870, 1914, 1939, avec leur "Reich" successifs, qui nous ont fait tant de mal...
Cela s'appelle "intelligence avec l'ennemi"...
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Lérins, aujourd'hui
430 : Mort d'Honorat d'Arles
Également appelé Saint Honorat, ou Honorat de Lérins, il est le fondateur de l'Abbaye de Lérins (vers 400-410).
Juste en face de Cannes (ci-dessous) les îles de Lérins abritent un monastère florissant, autrefois protégé par une forteresse aujourd'hui en partie ruinée (ci-dessus).
• http://www.abbayedelerins.com/
• http://www.orthodoxa.org/FR/orthodoxie/synaxaire/stHonorat.htm

Chaque 17 janvier, nous faisons mémoire du grandiose événement que fut, dans la Provincia de l'époque (notre actuelle Provence) l'écrasement complet et définitif des Cimbres et des Teutons par le Consul Marius qui, ce jour-là, sauva Rome, Massalia et la civilisation : cette destruction formidable des Barbares, alors que tout semblait indiquer qu'ils allaient l'emporter, renferme bien des leçons pour le temps présent et nos angoisses d'aujourd'hui concernant la survie et la continuation de notre Civilisation, de notre Culture, de notre Être profond.
Oui, nous pouvons trouver une splendide leçon de courage et d'espérance chez ce grand et noble romain qui, avec ses légions, est venu "chez nous", dans le pays qui est le nôtre aujourd'hui, "pro salute, non pro gloria, certari" (combattre non pour la gloire mais pour sa propre survie, nous dit Salluste) écrivant ainsi l'une des pages les plus extraordinaires non seulement de notre propre histoire mais de toute l'Histoire universelle...
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