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Ephémérides - Page 2

  • Ephéméride du 12 mars

     

    1613 : Naissance d'André le Nôtre 

    Andre-Le-Nostre.jpg
     

    http://www.lenotre.culture.gouv.fr/fr/ln/index.htm 

    http://www.lenotre.culture.gouv.fr/ 

    C'est avec Nicolas Fouquet, surintendant des finances, que commence vraiment la carrière d'André le Nôtre. Il dessinera les jardins de Vaux-le-Vicomte (ci dessous), oeuvrant de conserve avec Louis Le Vau, architecte, et Charles Le Brun peintre et chancelier de l’académie royale de peinture et de sculpture. 

     

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  • Ephéméride du 11 mars

     

    1794 : Création de l'Ecole Polytechnique par Lamblardie, Monge, Carnot et Prieur         

    L'adjectif « polytechnique », apparu pour la première fois dans un document publié par Claude Prieur Programmes de l'enseignement polytechnique de l'École centrale des Travaux publics, a été choisi afin de symboliser la pluralité des techniques enseignées.

    Elle est aujourd'hui installée à Palaiseau (ci dessous).

     

    polytechnique.JPG
     
     

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  • Ephéméride du 10 mars

     

    1607 : Aux origines de la Place Dauphine 

    Espace triangulaire, dans l'ouest de l'Île de la Cité, la Place Dauphine fut ainsi nommée en l'honneur du Dauphin, futur Louis XIII, fils de Henri IV.

    A ce grand roi bâtisseur on doit la Place Royale - aujourd'hui « des Vosges » -, la Galerie du Bord de l'eau, reliant le Louvre aux Tuileries,  et le grandiose projet, hélas non réalisé du fait de son assassinat, de ce qui aurait été la superbe Place de France.

    Henri IV fit aménager la Place Dauphine sur l'emplacement de trois îlots alluvionnaires à fleur d'eau - l'île aux Bœufs, l'îlot de la Gourdaine et l'île aux Juifs, sur laquelle fut brûlé Jacques de Molay, le grand maître des Templiers, le 18 mars 1314 (voir l'éphéméride du 18 mars).

    La construction du Pont neuf (de 1578 à 1607, voir l'éphéméride du 16 mars), entreprise par Henri III avait entraîné, logiquement, l'unification des trois îlots et leur rattachement à l'île de la Cité : Henri IV décida de faire aménager cette nouvelle « pointe ouest » de l’île de la Cité en bel espace résidentiel, et en fit don - par un bail à cens et à rentes du 10 mars 1607 - à Achille de Harlay, premier président à mortier du Parlement de Paris. Henri IV récompensait ainsi celui qui l'avait loyalement et fidèlement servi durant les troubles de la Ligue

    Achille de Harlay reçut donc l'autorisation de créer une place triangulaire, à charge pour lui de construire les nouveaux bâtiments dans l'esprit de la Place Royale et conformes au plan imposé par le roi et le Grand Voyer Sully : un « promenoir » entouré de maisons « d’un même ordre », comprenant deux étages, dont les trumeaux seraient décorés de tables de pierre se détachant sur la brique, et dont les arcades du rez-de-chaussée abriteraient les boutiques.

    Achille de Harlay fit bâtir originellement trente-deux maisons identiques en chainage de pierre blanche, briques et combles en ardoise, de deux étages, avec un rez-de-chaussée à arcades pleines (comportant un rez-de-chaussée à galerie, deux étages carrés et un étage de comble), autour d'une place triangulaire quasiment fermée, ne s'ouvrant que par deux passages à ses extrémités, dont seul celui situé à l'ouest subsiste encore de nos jours, et débouche sur la statue équestre d'Henri IV.

    Malheureusement - et à l'inverse de ce qui s'est passé Place Royale, qui a conservé intégralement son splendide ordonnancement originel - les propriétaires successifs défigurèrent la place, ne respectant pas l'uniformité d'origine : des trente-deux maisons uniformes d'origine, il ne reste intacts que les deux pavillons d'angle sur le Pont Neuf, les autres bâtiments étant modifiés ou rehaussés.

    Mais le pire devait arriver en 1874, à l'initiative de Viollet-le-Duc - qu'on avait connu mieux inspiré - qui fit démolir le côté pair de la rue De Harlay (La base du triangle de la place) pour dégager la façade arrière du palais de Justice construite à partir de 1854 ! Des arbres sont aujourd'hui plantés à l'espace qu'ils occupaient jadis. 

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    La Place Dauphine partage donc avec la Place des Victoires (voir l'éphéméride du 26 mars) le triste privilège d'avoir été largement défigurée et mutilée, au point d'avoir perdu, sinon la totalité, du moins une très large part de sa splendeur d'antan.

    Telles qu'elles nous apparaissent aujourd'hui, cependant, ces deux Places conservent assez d'éléments de leur beauté passée pour que l'on puisse se faire une idée assez précise de ce que fut cette très grande beauté. 

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  • Ephéméride du 9 mars

    Sortie du film Les enfants du paradis (1945)

     

    1107 : Le Pape Pascal II consacre La Charité sur Loire 

    http://www.lacharitesurloire.fr/Historique.html  

    http://medieval.mrugala.net/Architecture/France,_Nievre,_La_Charite_sur_Loire,_Eglise_Notre-Dame 

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    Pour avoir une idée de la diffusion de l'art roman et de l'art ogival (en France et en Europe) voir, dans notre album L'aventure France racontée par les cartes, les deux photos :

    Expansion de l'Art roman et Expansion de l'Art ogival (ou Art français)

     

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  • Ephéméride du 8 mars

     Inauguration de l'aéroport de Roissy (1974)

     

    1862 : Création du Musée d'archéologie de Saint-Germain-en-Laye          

    Napoléon III signe le décret portant création d'un « Musée des antiquités celtiques et gallo-romaines », renommé plus tard « Musée des antiquités nationales », puis récemment « Musée d'archéologie nationale » : 

    http://www.musee-archeologienationale.fr/ 

    Ce Musée est installé dans le château de Saint Germain en Laye, qui devient Monument historique :         

    Saint-Germain-en-Laye.jpg
     
     
    Voir le chapitre 1, "La France bien avant la France", de notre album « L'Aventure France racontée par les Cartes »

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  • Ephéméride du 7 mars

    Albert Fert, Prix Nobel de Physique 2007 

     

    1274 : Mort de Saint Thomas d'Aquin       

     

    Âgé de quarante-neuf ans, il se rendait au concile de Lyon, où il avait été convoqué comme expert.

    Thomas avait fait trois séjours à Paris (voir l'éphéméride du 15 novembre) :

    • D'abord, à partir de 1248, sous le règne de Louis IX;

    • Puis il suivit son maître, Albert le Grand (dominicain lui aussi, et commentateur d'Aristote) à Cologne jusqu'en 1252 : en 1252, il revint  à Paris, où il resta sept ans, prenant en charge la chaire de Bachelier en Écritures, pour continuer comme Bachelier Sentenciaire (il fut, à trente et un ans, maître d’une chaire pour laquelle il en fallait trente cinq, selon les statuts et l’approbation pontificale. Au bout de ces sept années parisiennes, il fut appelé à Rome par le pape Alexandre IV, pour être incorporé à sa suite comme théologien pontifical;

    • Enfin, il fit un troisième et dernier voyage à Paris, envoyé par le supérieur des dominicains - avec le consentement du pape - pour arbitrer et éteindre, dans l'université, de graves querelles doctrinales, grâce à son autorité et à son prestige. Après avoir brillamment accompli cette double mission, il retourna définitivement à Rome, au côté du pape. 

    http://www.thomas-d-aquin.com/Pages/Presentation/PresentMenuCadre.html 

    http://curia.op.org/fr/index.php/qui-sommes-nous/84-albert-le-grand-et-saint-thomas-daquin-saints 

     

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    Saint Thomas d’Aquin par Antoine NICOLAS, 1648, Notre-Dame de Paris. Don du couvent dominicain de l’Annonciation du faubourg Saint-Honoré, en 1974, à l’occasion du septième centenaire de la mort de saint Thomas.

    Avec ce tableau, Paris se souvient du « Docteur Angélique », de la « Fontaine de Sagesse », qui professa la théologie à la Sorbonne, et écrivit plusieurs ouvrages dont une partie de la « Somme » au couvent Saint-Jacques, et vint sûrement se recueillir à la cathédrale, dont il vit construire le transept au temps de saint Louis.

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  • Ephéméride du 6 mars

    Château-Gaillard

     

    1204 : Chute de Château-Gaillard 

    Cinq ans après la mort de son adversaire, Richard Coeur de lion, Philippe Auguste s'empare de ce verrou stratégique et rattache la Normandie au Royaume.

    Les Capétiens l'emportent sur les Plantagenêts, et terminent à leur avantage cette première Guerre de Cent ans.

    Mais ce n'était pas écrit d'avance ! Plusieurs fois dans l'Histoire (comme avec Louis XI, opposé aux Ducs de Bourgogne...) le Roi de France finira par sortir vainqueur d'un duel engagé avec plus fort que lui au départ. 

    http://les-andelys.com/chateau-gaillard/gaillard.htm  

    « Qu'elle est belle, ma fille d'un an ! » s'était exclamé Richard Coeur de Lion, contemplant la puissance de sa forteresse construite en si peu de temps, une véritable prouesse pour l'époque. 
     

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  • Ephéméride du 5 mars

    Création du Parc national de la Réunion [2007]

     

    1543 : Naissance de Louis Berton de Crillon de Balbe

     

    Il est souvent appelé Crillon le brave ou le brave des braves.

    Henri IV l'appelait Le premier Capitaine du monde, et c'est à lui qu'il a écrit la phrase célèbre :

    "Brave Crillon, pendez-vous de n'avoir été ici près de moi lundi dernier à la plus belle occasion qui se soit jamais vue et qui peut-être se verra jamais. Croyez que je vous y ai bien désiré."

    Une phrase souvent rendue par "Pends-toi, brave Crillon, nous avons combattu à Arques et tu n'y étais pas !"

    De Michel Mourre :

    "Il s'illustra sous les règnes successifs de cinq rois, d'Henri II à Henri IV; il alla combattre à Lépante sous les ordres de Don Juan d'Autriche (1571), accompagna en Pologne le duc d'Anjou (futur Henri III) et le défendit plus tard contre la Ligue mais refusa de se prêter à l'assassinat du duc de Guise. Henri IV l'estimait beaucoup... Crillon fut le premier à recevoir le grade de colonel-général de l'infanterie française."

    Ci dessous, sa statue sur la place principale de Crillon le brave (Vaucluse). 

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  • Ephéméride du 4 mars

    La Grande pyramide du Louvre, inaugurée le 4 mars 1988 

     

    1188 : Naissance de Blanche de Castille         

    Cette petite fille d'Aliénor d'Aquitaine - qui aura causé tant de soucis à la Couronne de France (voir l'éphéméride du 25 février) - sera l'épouse de Louis VIII, et la mère de Louis IX, le futur Saint Louis.

    Elle est l'une des six femmes (dont quatre étrangères, ce qui était son cas) a avoir exercé la totalité du pouvoir en France, à l'occasion de Régences, avec :

    Anne de Beaujeu (pour Charles VIII);

    Louise de Savoie (pour François 1er);

    Catherine de Médicis (pour Charles IX);

    Marie de Médicis pour Louis XIII;

    Anne d'Autriche (pour Louis XIV)...

    Blanche de Castille exercera même deux fois la Régence au nom de son fils Louis IX. Une première fois pendant la minorité de celui-ci (de 1226 à 1234). Puis, et jusqu'à sa propre mort, pendant le séjour du Roi en Terre Sainte (de 1249 à 1252).

    Ci dessous, couronnement de Louis VIII et de Blanche de Castille. 

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  • Ephéméride du 3 mars

    La France choisit le nucléaire (1974)

     

    1494 : Début de la construction du Palais de justice de Rouen 

    C'est sans conteste l'une des plus importantes et des plus belles réalisations de l'architecture civile à la fin du Moyen-Age.

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  • Ephéméride du 2 mars

     

    1584 : Commande du phare de Cordouan 

     

    Il est fréquemment appelé « Le phare des rois, le roi des phares ».

    C'est le maréchal de Matignon, gouverneur de Guyenne, qui charge Louis de Foix, ingénieur et architecte, de le construire, sous le règne d'Henri III. 

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  • Ephéméride du 1er mars

    Le G.I.G.N. - qui devient opérationnel le 1er mars 1974

     

    487 : Vengeance de Clovis à Soissons 

    Alors qu'il passe ses troupes en revue le roi des Francs reconnaît un soldat qui un an auparavant l'avait défié en abimant d'un coup de hache un vase liturgique en argent qu'il voulait offrir, ou restituer, à l'évêque de Reims.

    Il reproche à l'homme sa tenue négligée et jette ses armes à terre. Le guerrier se penche pour les ramasser et Clovis en profite pour lui asséner un coup de sa propre hache sur la tête. « Ainsi as-tu fait, à Soissons, avec le vase » lui dit-il.

    L'épisode est largement plus symbolique que proprement historique. Si plusieurs traditions le situent un premier mars, l'intérêt essentiel du fait n'est pas là. Ce qu'il est important de montrer, pour Clovis, c'est son attachement indéfectible et son alliance concrète avec l'Église. Dans un rapport d'aide, d'appui et d'intérêt mutuel et réciproque.     

    D'où l'importance de frapper les esprits par des symboles forts, comme l'histoire de ce soldat.

    Quant au vase lui-même, il ne fut pas brisé, mais simplement cabossé:

    http://histoireenprimaire.free.fr/citations/soissons.htm

     

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     « Pour moi, l'histoire de France commence avec Clovis, choisi comme roi de France par la tribu des Francs, qui donnèrent leur nom à la France. Avant Clovis, nous avons la préhistoire gallo-romaine et gauloise. L'élément décisif pour moi, c'est que Clovis fut le premier roi à être baptisé chrétien. Mon pays est un pays chrétien et je commence à compter l'histoire de France à partir de l'accession d'un roi chrétien qui porte le nom des Francs » (Charles de Gaulle).

    Sur Clovis, et l'importance capitale de son règne, voir : l'éphéméride du 25 décembre (baptême de Clovis) ; l'éphémeride du 27 novembre (sa mort) ; et, sur les batailles décisives de Tolbiac et Vouillé, l'éphémeride du 10 novembre (bataille de Tolbiac), et l'éphémeride du 25 mars (bataille de Vouillé).

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  • Ephéméride du 28 février

    Le château de Montaigne [Né le 28 février 1533]

     

    1105 : Mort de Raymond IV de Toulouse 

    Il est également appelé Raymond de Saint-Gilles, comte de Toulouse et de Tripoli (nom sous lequel il est, d'ailleurs, plus connu). 

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    Dominant toujours Tripoli du Liban, le Qalaat Sandjil, le Château Pèlerin de Raymond de Saint Gilles, comte de Toulouse. 
     

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  • Ephéméride du 29 février

    Le pavillon de la reine Jeanne aux Baux de Provence - qui a servi de modèle au tombeau de Mistral à Maillane 

     

    1904 : Frédéric Mistral reçoit son Prix Nobel de littérature

     

    mistral mireio.jpgLe premier prix Nobel avait été remis en 1901, et Mistral était alors en compétition avec Sully Prudomme, qui lui fut finalement préféré (voir l'éphéméride du 6 septembre).

    Le jury du Prix Nobel ne souhaitant pas distinguer deux fois de suite un même pays, Mistral ne fut pas retenu en 1902. En 1903, de nouveau candidat, Mistral arriva deuxième, et dut laisser la place à un auteur scandinave.

    Ce fut donc en 1904 que - Miréio étant enfin disponible en langue suédoise - Mistral reçut la distinction prestigieuse, qu'il partagea cependant avec le poète espagnol José Echegaray : de nombreuses coquilles dans le texte, des maladresses ou erreurs de traduction avaient joué contre lui...

    Les Nobel sont attribués en décembre (généralement le 10), mais Mistral était trop fatigué pour faire le voyage de Stockholm (il devait mourir dix ans après, juste avant le début de la Grande Guerre...) : il reçut donc son prix en différé, en quelque sorte, le 29 février 1904...

    Frederic-Mistral.jpgA ce moment-là, il reste donc dix ans à vivre au poète provençal, qui a écrit la quasi totalité de son œuvre :

    Mirèio (Mireille), en 1851;

    Calendau (Calendal), en 1866;
     
    Lis Isclo d'Or (Les Îles d'Or), en 1875;
     
    Memori e raconte (Mémoires et récits), en 1906;
     
    Lou Tresor dou Felibrige (Le Trésor du Félibrige), de 1878 à 1886.
     
     
    Son dernier recueil, Lis Oulivado (Les Olivades, 1912) commencera par ces vers : 
     
    "Lou tèms que se refrejo, e la mar que salivo / Tout me dis que l'ivèr es arriba per ièu / E que fau, lèu e lèu, acampa mis oulivo / E n'oufri l'oli vierge à l'autar dou bon Diéu"
     
    (Le temps qui fraichit et la mer qui gronde / Tout me dit que l'hiver est arrivé pour moi / Et qu'il faut, vite, vite, ramasser mes olives /Et en offrir l'huile vierge sur l'autel du Bon Dieu). 
     
    Mistral consacrera l'intégralité de son Prix à réaliser le projet qui lui tenait à coeur : agrandir et re-créer le Muséon Arlaten, l'un des tous premiers musées d'ethnographie créé en France... (achat du palais Laval-Castellane, acquisition des collections...)
     

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    Le Muséon arlaten, déjà créé en 1896 par Mistral, fut donc installé dans l’hôtel Laval-Castellane du XVème siècle; il présente costumes, mobilier, outils de travail, objets de culte... et illustre la vie des provençaux du XIXème siècle 
     

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  • Ephéméride du 27 Février

     

    36 : Date possible du départ de Judée de Ponce Pilate, qui doit aller se justifier devant l'Empereur Tibère 

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    http://www.interbible.org/interBible/decouverte/archeologie/2007/arc_070316.htm

     

    Il ne le sait pas encore, mais, arrivé à Rome en 37 - Tibère étant mort entre-temps - le nouvel empereur Caligula va le nommer en Gaule, à Vienne, où il mourra; et le même Caligula va également exiler en Gaule - à Saint Bertrand de Comminges -  le roi Hérode Antipas, qui y mourra également.

    Ainsi, deux des trois puissants qui ont eu à juger Jésus de Nazareth viendront-ils finir leurs jours dans ce pays qui n'est pas encore la France, mais qui va le devenir peu à peu. Seul le Grand prêtre Joseph Caïphe restera à Jérusalem, pour y mourir. Encore son sort se trouve-t-il - d'une certaine manière - associé à celui des deux autres puisqu'il fut, lui aussi, déchu de sa fonction par le même légat de Syrie, Vitellius - nommé par l'empereur Tibère - qui contraignit Ponce Pilate à aller rendre compte de sa gestion, très critiquée, devant l'empereur, à Rome.

    Petit retour en arrière...

    Ponce Pilate avait été nommé Préfet de Judée par Tibère. Qui nomma également, par la suite, Lucius Vitellius Légat de Syrie.

    Vitellius, mécontent de Pilate et de Caïphe - le Grand Prêtre - destitua le second et obligea le premier à aller se justifier devant l'empereur Tibère, à Rome. A la même époque, mais de sa propre initiative, l'ambitieux roi Hérode partit aussi pour Rome, afin de se concilier les bonnes grâces de l'empereur; mais, on l'a vu, mal lui en prit.

    Cet Hérode Antipas est le fils du roi Hérode le Grand, celui qui reçut les Mages, cherchant le roi des Juifs, dont ils avaient vu se lever l'étoile. Il leur demanda de venir le voir, une fois qu'il l'auraient trouvé, afin qu'il puisse, lui aussi, aller l'adorer, mais eux - disent les Evangiles - avertis en songe, rentrèrent dans leurs pays par un autre chemin. Furieux, Hérode fit périr tous les nouveaux-nés : ce fut le massacre des innocents...

    Son fils, Hérode Antipas, avait une personnalité et des moeurs assez troublantes : il fit décapiter Jean le Baptiste, afin de complaire à sa nièce et  épouse, Hérodiade - qu'il avait enlevée à son demi-frère... -  mais aussi et surtout à Salomé, la fille qu'Hérodiade avait eue avant de l'épouser, et dont il était secrètement amoureux.

    Puis c'est à lui que le Sanhédrin et Caïphe envoyèrent Jésus,  pour le juger (photo ci-dessus).  

    Mais comme le vrai pouvoir appartenait aux Romains, et que ni le Sanhédrin ni le roi fantoche Hérode n'avaient le pouvoir de condamner Jésus, Hérode l'envoya à Pilate...

    Les deux acteurs/témoins non-chrétiens de l'Affaire Jésus restèrent à peine deux ans en Gaule : arrivés en 37, ils disparurent dans le courant de l'année 39 :

    Ponce Pilate à Vienne, où il serait tombé d'une falaise ("aidé à tomber", il aurait plutôt été poussé, selon de tenaces traditions orales...) : le mont Pilat perpétuerait son souvenir;

    et Hérode Antipas à Saint-Bertrand de Comminges (appelée alors Lugdunum Convenarum).

     

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    Dion Cassius, Eusèbe de Césarée et Flavius Josèphe (dans ses Antiquités judaïques et dans La Guerre des Juifs) sont les principales sources traitant de ces évènements lointains; s'ils se contredisent parfois, ou émettent des affirmations confuses ou incomplètes, le recoupement de leurs affirmations permet cependant d'arriver à une certitude d'ensemble : ainsi, par exemple, Flavius Joseph indique d'abord (dans les Antiquités judaïques) qu'Hérode fut exilé « à Lugdunum », et donc certains pensèrent qu'il fut exilé avec - ou à côté de - Ponce Pilate, dans l'actuelle ville de Lyon; mais, ensuite, dans La guerre des Juifs, le même Flavius Josèphe affirme que c'est « en Hispanie » que fut exilé Hérode : les frontières étant moins précises à l'époque qu'aujourd'hui, il ne peut donc plus s'agir que de Lugdunum convenarum, devenue Saint-Bertrand de Comminges, tout à côté de l'Espagne actuelle, et non pas de la « grande » Lugdunum, Lyon.

    Ainsi donc, parmi les autres nations chrétiennes, c'est un sens particulier que prend, en Gaule - puis en France - l'expression « racines chrétiennes » : car, on vient de le voir, dès les débuts de la religion chrétienne, la Gaule fut associée, si l'on peut dire, et quelle qu'en soit la façon - en l'occurrence, paradoxale, pour employer un terme philosophique - à la nouvelle religion, qui n'allait pas tarder à devenir celle du peuple presque tout entier, par l'évangélisation : avec Saint Irénée, qui avait connu Polycarpe, disciple de Saint-Jean l'évangéliste (voir l'éphéméride du 28 juin), ce sont des représentants des tous premiers disciples - et non plus seulement deux des trois acteurs/témoins des débuts du christianisme - qui arrivent en Gaule : saint Irénée, arrivé en 157, rejoint Pothin, à Lyon, dont il devint le deuxième évêque, puisqu'il succéda à Pothin, victime (avec Blandine et ses compagnons) de la grande persécution de Marc-Aurèle en 177.

     

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    Le mont Pilat est situé dans le département de la Loire, au sud-est de Saint-Etienne et au sud-ouest de Vienne et Givors :  simple accident, suicide, ou bien « aidé à tomber », c'est de ce mont Pilat que Ponce Pilate - qui lui a donné son nom - aurait « chuté » en 39, cette même année qui vit disparaître également son comparse/complice dans « 'affaire Jésus » : le roi Hérode Antipas. 

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