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1054 : Humbert de Moyenmoutier dépose la Bulle d'excommunication du Patriarche de Constantinople sur l'autel majeur de Sainte Sophie
De Michel Mourre (Dictionnaire Encyclopédique d'Histoire, pages 2245/2246) :
"Cardinal français. Originaire de Lorraine ou de Bourgogne, moine bénédictin à l'abbaye de Moyenmoutier, il devint le secrétaire de Bruno de Toul, qui, devenu le pape Léon IX, l'appela à Rome et le fit cardinal (1050). Il fut avec Hildebrand (futur Grégoire VII) l'un des plus actifs artisans de la réforme de l'Église au milieu du XIème siècle. En 1054, il fut envoyé comme légat pontifical à Constantinople, où son manque de diplomatie contribua à rendre définitif le schisme byzantin."
C'est l'Empereur Justinien qui fit édifier la basilique Sainte-Sophie (du grec Ἁγία Σοφία / Hagía Sophía, qui signifie "sainte Sagesse", "Sagesse Divine", en turc Ayasofya) ; lorsqu'il pénétra dans l'édifice, enfin terminé, et stupéfait par tant de splendeur, il s'écria "Je t'ai surpassé, Salomon !", faisant allusion à la magnificence du Temple de Jérusalem.
C'est pourtant dans ce monument si splendide qu'eut lieu - en 1054 - l'épisode peut-être le plus tragique de l'histoire de l'Eglise chrétienne...
Après le Défilé d'hier : où en sommes-nous de notre préparation militaire ?
Il n'y a pas si longtemps, nous avions mis carrément le cap vers les 1,5% - puis, moins... - du PIB consacré à nos Forces armées, alors que, sous de Gaulle, nous étions à 5,5 !
De 2011 à 2018, nous n'avons dépensé que 1,8 ou 1,9 pour nos Armées, malgré les avertissements répétés des gradés et des observateurs :
"On est à l'os !"
Depuis, la tendance a été heureusement inversée, et le cap diamétralement retourné, cette fois, vers les 2%, pour commencer.
C'est évidemment un bon début, mais on est encore très loin du compte...
En clair, nous avons dépensé 54,8 milliards en 2023, et 57,1 sont prévus pour 2026, mais on reste bien loin des 5,44% du PIB des années 60, sous de Gaulle !
À l'heure des promesses et des "plans sur la comète", contentons-nous, simplement de répéter ce que nous disons depuis notre création, en Février 2007 :
ce qu'il faut à la France, c'est 4% du PIB pour nos Armées !
Partis de France en 1096, à l'appel du pape Urbain II, qui avait prêché la Croisade à Clermont (voir l'Éphéméride du 27 novembre), les Croisés, emmenés par Godefroy de Bouillon et le comte de Toulouse, font leur entrée dans la ville (enluminure d'époque ci-dessous) : c'est la naissance du Royaume latin de Jérusalem, Godefroy de Bouillon prenant en charge l'administration du lieu, au titre d'Avoué du Saint-Sépulcre.
•Écouter :Chanson de Croisade, de Thibaut IV, Comte de Champagne et Roi de Navarre : THIBAUT CHANSON 4.mp3
Napoléon à Sainte-Hélène, après s'être livré aux Anglais le 15 juillet 1815
1099 : Les Croisés s'emparent de Jérusalem
Partis de France en 1096, à l'appel du pape Urbain II, qui avait prêché la Croisade à Clermont (voir l'Éphéméride du 27 novembre), les Croisés, emmenés par Godefroy de Bouillon et le comte de Toulouse, font leur entrée dans la ville (enluminure d'époque ci-dessous) : c'est la naissance du Royaume latin de Jérusalem, Godefroy de Bouillon prenant en charge l'administration du lieu, au titre d'Avoué du Saint-Sépulcre.
•Écouter :Chanson de Croisade, de Thibaut IV, Comte de Champagne et Roi de Navarre : THIBAUT CHANSON 4.mp3
"Les Croisades", une agression de l'Occident chrétien contre les musulmans ? Contrairement à cette "idée" (?) répandue par certains, les Croisades visèrent simplement à libérer des lieux saints, interdits d'accès par un Islam fanatique.
"J'ai décidé de tuer Jean-Paul II, commandant suprême des croisés" avait déclaré Ali Agca avant de tirer sur la pape le 13 mai 1981.
Et, dans Les croisades vues par les Arabes, l'écrivain franco-libanais Amin Maalouf écrit :
"Au-delà de cet acte individuel, il est clair que l'Orient arabe voit toujours dans l'Occident un ennemi naturel. Contre lui, tout acte hostile, qu'il soit politique, militaire ou pétrolier, n'est que revanche légitime. Et l'on ne peut douter que la cassure entre ces deux mondes date des croisades, ressenties par les Arabes, aujourd'hui encore, comme un viol."
Nous, franchement, on avoue : jusqu'à la découverte de ce morceau d'anthologie de Bercoff, on ne connaissait pas...
Bravo à Bercoff (une fois de plus...) pour ce coup de gueule et merci à G Dams707 pour le partage, sur "X", avec ce commentaire :
"LE GROS SCANDALE D'EQUALIS : Les bras m'en tombent. Cette association d'aide aux migrants et sans-abris touche 83 millions d’€ de subventions publiques (votre argent). Un audit de la préfecture dévoile la gestion lunaire des dirigeants :
• 203 000 €/an de salaire pour le Directeur Général + logement de fonction intégralement payé.
• Une carte bancaire pro de 5 000 € pour ses restos et des hôtels 4 étoiles.
• 29 directeurs avec voitures de fonction et carburant gratuit.
• Des cartes de crédit prépayées (plafond de 2 000 à 10 000 €).
• Des soirées et séminaires de luxe : un apéro sur un voilier à Marseille (71 000 €), privatisation du Trianon (123 000 €)...
Pendant qu’on mégote sur le budget de nos hôpitaux et qu’on laisse des SDF crever de faim dans la rue, l’argent du contribuable est cramé dans l’indécence absolue. Toutes les associations ne sont pas à jeter, mais un audit général de l'État s'impose d'urgence. Faut-il supprimer les subventions des structures qui abusent ?
Voilà où passe une partie de NOTRE ARGENT que la république idéologique nous vole et nous confisque, en nous laissant en plus une Dette de 3.500 milliards !
1789 ? 1790 ? : Ambigüité majeure de la Fête nationale...
Certes, officiellement, c'est le 14 juillet 1790 - et, donc, la Fête de la Fédération, moment fugitif et illusoire de véritable "union nationale"... - que l'on célèbre. Mais le télescopage des deux dates prête malheureusement, et assez souvent, à confusion.
Le 14 juillet 1789, on promène des têtes au bout des piques. François Furet l'affirme : dès cet épisode, la Terreur est en gestation, "la culture politique qui peut conduire à la Terreur est présente dans la révolution française dès l'été 1789", et la prise de la Bastille inaugure "le spectacle de sang, qui va être inséparable de tous les grands épisodes révolutionnaires".
"C'est ainsi que l'on se venge des traîtres."dit l'horrible légende de cette gravure de 1789 dépeignant des soldats ou des miliciens portant les têtes de Jacques de Flesselles et du marquis de Launay sur des piques.
Que s'est-il vraiment passé, "le 14 juillet" ? Rien de très glorieux, et, pour être parfaitement exact, rien que du franchement sordide, du répugnant à l'état pur : le gouverneur de la forteresse, Launay, se fiant à leur promesse, laisse entrer les assaillants, qui avaient préparé leur coup; il est assassiné, et sa tête promenée au bout d'une pique !... De la prison (!), on extraitles seuls sept prisonniers qui s'y trouvent : quatre faussaires, un libertin et deux fous, qui, dès le lendemain, seront discrètement conduits à Charenton.
Bien qu'ambigüe, la Fête Nationale est le grand moment d'hommage à l'Armée française...
1077 : Consécration de la cathédrale de Bayeux
C'est Odon de Conteville, évêque de Bayeux et demi-frère de Guillaume le Conquérant, qui préside les cérémonies : la nouvelle cathédrale de sa ville est l'une des plus importantes de Normandie.
La dédicace est présidée par l'archevêque de Rouen en présence de Guillaume, duc de Normandie et roi d'Angleterre.
La tapisserie dite "de Bayeux" ou "de la Reine Mathilde" (de son vrai nom, Le Telle du Conquest), longue de 69 mètres, est étendue dans la cathédrale.
Elle a été réalisée spécialement entre 1066 et 1077 pour célébrer cet événement (voir l'Éphéméride du 27 septembre) :
"la croisade, c'est une riposte à l'expansion militaire de l'Islam, une réplique à l'implantation des Arabes et des Turcs en des régions dont les villes, berceau du christianisme au temps de saint Paul, ont été le siège des premiers évêchés. Des régions où les fidèles du Christ sont désormais persécutés..."
Charles V ordonna que son corps fût porté à Saint-Denis, pour y être enterré à côté de son propre tombeau (ci dessous, son gisant, dans la Basilique).
"N'oubliez pas ce que je vous ai répété mille fois, qu'en quelque pays que vous fassiez la guerre, les gens d'église, les femmes, les enfants, et même le peuple, ne sont point vos ennemis."
...consacrée d'une part aux "ridicules légendes de la Bastille" (selon le mot de Jacques Bainville) mais aussi à l'ambigüité fondamentale de la Fête nationale :
• officiellement, on rappelle le jour de la Fête de la Fédération, le 14 juillet 1790, et, comme le disait Marc Bloch, "Il est deux catégories de Français qui ne comprendront jamais l'histoire de France, ceux qui refusent de vibrer au souvenir du sacre de Reims; ceux qui lisent sans émotion le récit de la fête de la Fédération."
Le gang des Traoré et LFI étaient violemment "contre" (et Assa Traoré est même venue se donner en spectacle, en chahutant, depuis les tribunes de l'Assemblée), mais la Loi sur la présomption de légitime défense pour les policiers a été adoptée :
(sur France info)
"L'Assemblée nationale a approuvé, mardi 7 juillet, la présomption d'usage légitime des armes pour les forces de l'ordre, par 313 voix contre 199."
Pour Hélène Roué :
"Cette loi est salutaire, elle peut même commencer à faire peur à certains casseurs qui voudraient s'en prendre aux forces de l'ordre..."
1806 : "Médiatisation", ou Acte constitutif de la Confédération du Rhin par Napoléon
Le mot "médiatisation", en ce qui concerne l'Allemagne, signifie "faire qu'un prince, une ville ou un fief de l'ancienne Confédération Germanique ne dépende plus directement de l'empereur..."; en clair, Napoléon, en créant la "Confédération du Rhin", signe la mort du Saint Empire Romain Germanique, vieux de près de mille ans, et - tel l'apprenti sorcier, déchaînant des forces qu'il n'arrivera plus à maîtriser, et qui finiront par l'écraser - lance le processus, qui lui échappera vite, de l'unification allemande...
1977 : le Québec adopte la Loi 101, une véritable charte de la langue française
1764 : Découverte de la première nébuleuse
L'astronome Charles Messier - que Louis XV appelait le Furet des Comètes - découvre la première nébuleuse de l'histoire, et l'inscrit au n° 27 de son catalogue (M27 ou Dumbbell).