Dans le monde et dans notre Pays légal en folie : revue de presse et d'actualité de lafautearousseau...
Ce Lundi 15 juin, une série de frappes moscovites a provoqué un incendie ravageur dans la cathédrale de la Dormition, à Kyiv, qui fait partie du complexe orthodoxe de la Laure des Grottes, inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco.
Il y a un peu plus de cent ans, les Allemands du Kaiser martyrisaient la cathédrale de Reims, ce qui provoqua l'indignation du m:onde civilisé.
Toutes proportions gardées, il n'est pas interdit de comparer l'importance spirituelle des deux lieux, pour le peuple français et pour le peuple ukrainien, et leur caractère sacré.
• "Hors de l'Humanité", "ce peuple immonde et vomi" : en "Une" du numéro du Lundi 28 Septembre 1914 de L'Action française, c'est par ces mots que Léon Daudet parla de ceux qui martyrisaient la cathédrale de Reims. Et Anatole France écrivit : "Les barbares ont incendié, en invoquant le dieu des chrétiens, un des plus magnifiques monuments de la chrétienté. Ils se sont ainsi couverts d’une infamie immortelle, et le nom allemand est devenu exécrable à tout l’univers pensant.
Qui donc, sous le ciel, peur douter maintenant qu’ils sont les barbares et que nous combattons pour l’humanité ?...". Dans "L'Illustration", le journaliste anglais Ashmead Bartlett, parcourant les ruines de la cathédrale, écrivit : "...Les Vandales modernes ne peuvent apporter à leur acte ni justification ni excuse. Regrettons que l'arsenal des lois humaines n'ait pas prévu un châtiment proportionné à un tel crime..."
• Aujourd'hui, à Kyiv, et dans toute l'Ukraine, Staline est de retour, et avec lui son Holodomor, Acte II, pourrait-on dire...
Et tout cela pour quoi ? De même que sa folle guerre n'apporta rien d'autre à Guillaume II que la perte de son trône, son exil, et la mort de millions d'Allemands, la guerre fratricide déclenchée par le nouveau Staline n'a apporté qu'une chose : la mort de la Russie, qui pourrait dire : "Poutine m'a tuer"...
Oui, hélas, celle qu'on appelait avec des sentiments mélangés d'intérêt, d'affection, d'admiration "la sainte Russie", "la grande Russie" est morte, éclatée entre ses trois composantes : la Russie blanche, l'Ukraine (première apparition de "la Russie" sur la scène internationale, et berceau de l'orthodoxie dans le pays) et ce que l'on ne peut plus appeler que "moscovie", ou quelque chose du même tonneau, "agrégat inconstitué de peuples désunis" comme dirait Mirabeau : quel rapport les Caucasiens du Nord, ethniquement et linguistiquement asiates, et musulmans, ont-ils avec Saint Petersbourg ? Et (en plus des Tchétchènes, Daguestanais et autres Ingouches) les Bouriates et autres peuples de la Sibérie ?...
La désolante guerre d'Ukraine - tragique pour tout le monde, dans ce qui était "la Russie" - a déjà duré plus que la première Guerre mondiale : à quand la fin de cette horrible et - pire que tout, peut-être... - inutile boucherie ?




















