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LAFAUTEAROUSSEAU - Page 6

  • Ephéméride du 8 mars

     1974 : Inauguration de l'aéroport de Roissy

     

    1862 : Création du Musée d'archéologie de Saint-Germain-en-Laye          

    Napoléon III signe le décret portant création d'un « Musée des antiquités celtiques et gallo-romaines », renommé plus tard « Musée des antiquités nationales », puis récemment « Musée d'archéologie nationale ».

    Ce Musée est installé dans le château de Saint Germain en Laye, qui devient Monument historique.         

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  • Ford à Blanquefort, symbole de l'impuissance républicaine (Jean-Philippe Chauvin)

    Il y a de quoi désespérer lorsque se répètent, année après année, les mêmes scénarios pour les mêmes abandons industriels avec les mêmes conséquences sociales et les mêmes discours impuissants, et toujours les mêmes excuses et arguments à cette impuissance qui, à défaut d’être organisée, semble acceptée comme une fatalité obligatoire de la mondialisation. Moulinex jadis, comme Ford aujourd’hui, comme Ascoval hier, comme les Fonderies du Poitou aujourd’hui encore : c’est une litanie sans fin d’usines qui ferment, de travailleurs jetés à la rue, souvent pour complaire à des actionnaires lointains qui se moquent bien de la détresse humaine et de la justice sociale. Et toujours la même comédie de l’Etat républicain qui menace les multinationales avant de, piteusement, rentrer à la niche avec des « engagements » de la part de ces sociétés monstrueuses qui se moquent bien de les honorer ! A Blanquefort comme ailleurs, la République montre là toute son inefficacité et, plus grave, son fatalisme profond : le « Que faire ? » d’un Le Maire, après celui d’un Jospin ou d’un… Macron sous Hollande, n’est pas un appel à faire comme a pu l’être celui de Lénine, terriblement efficace (pas forcément pour le meilleur…), mais plutôt la formule d’un abandon, voire d’un reniement.

    J’en serre les poings de rage à chaque fois, et je maudis cette République qui a oublié ses volontés « capétiennes » de l’époque de Gaulle, voire Pompidou : où sont les grands projets industriels de long terme, les stratégies ambitieuses et ces succès qui permettaient à la France de faire entendre la langue française sur tous les continents et sur nombre de chantiers internationaux ? Dans le dernier numéro de Marianne, sa directrice Natacha Polony dresse un constat sévère de la situation : « La France s’illustre par son impuissance absolue. Face aux multinationales d’abord. Ford n’est que la dernière d’une longue série. CICE, plan de sauvegarde de l’emploi, subventions diverses et variées… Et l’on s’en va en faisant en sorte que le site, surtout, ne puisse être repris par un éventuel concurrent. » Pour Ford, les contribuables français ont beaucoup dépensé par le biais de l’Etat et des collectivités locales, comme le souligne Alexis Moreau dans le même journal : « Combien Ford a-t-il empoché au total ? Environ 20 millions d’euros, si l’on s’en tient aux subventions versées par l’Etat et les collectivités dans le cadre de l’accord de 2013. Beaucoup plus, si l’on comptabilise l’ensemble des aides : près de 8 millions d’euros au titre du Crédit d’impôt compétitivité emploi et 27 millions d’euros au titre du chômage partiel (…). Soit une ardoise globale de quelque 55 millions d’euros. (…) Ford pourra toucher une ultime ristourne, malgré la fermeture : en 2019, elle devrait bénéficier du CICE, au titre de l’année 2018. Soit un chèque de 1,1 million d’euros (…). » N’y a-t-il pas là de quoi se révolter contre un système absurde qui semble accorder une prime aux salauds ?

     

     

     

    Cette indécence capitaliste n’est possible que parce que la République s’est laissé lier les mains par les féodalités financières et par une Construction européenne qui n’a jamais eu grand-chose de « sociale », et cela depuis ses douteuses origines que, d’ailleurs, Pierre Mendès-France avait, en homme de gauche idéaliste, remarquées et dénoncées en s’opposant au Traité de Rome de 1957, rejoignant en cela ses vieux adversaires de l’Action Française… Madame Polony y voit aussi un effet de la naïveté des dirigeants français sur les questions industrielles et économiques, dans une mondialisation qui n’est que « la guerre de tous contre tous », en définitive : « Les Français sont les seuls à croire qu’un géant finlandais absorbant un groupe français ne privilégiera pas les intérêts finlandais au détriment des emplois en France. Trente ans d’idéologie technocratique du dépassement de la nation ont abouti, dans les élites françaises, au bisounoursisme généralisé. (…) Et comme nous n’avons que des alliés et des amis, inutile de développer l’intelligence économique pour anticiper ce genre de réveil nationaliste. » Derrière l’ironie de la dernière phrase, il y a une forte réalité : on nous parlait d’Europe à construire, de la paix pour toujours et de bonne gouvernance grâce à l’euro, de mondialisation heureuse, du règne des experts et de la société civile, et l’on laissait (et on laisse toujours) les loups piller sans vergogne notre bergerie nationale… Les Pangloss de la République mériteraient quelque bonne fessée pour cette peine qu’ils ont fait à l’économie française et à ses producteurs locaux, et pour les larmes de tous ces travailleurs sacrifiés sur l’autel du profit !

    Nous pourrions nous contenter de ce triste constat : « Manque l’essentiel : la puissance d’un poing qui frappe sur la table », s’exclame Natacha Polony, et elle a (presque) tout dit ! Mais, quel Etat peut redonner au poing français sa force nécessaire pour, à la fois, se dresser face aux féodaux et aux empires, et faire trembler ceux qui s’invitent au banquet français sans payer leur festin ?

     

     

     

    Dans notre histoire, le poing nu brandi vers le ciel ne marque que la colère et, même si elle s’avère parfois nécessaire, elle n’est pas suffisante pour fonder une politique digne de ce nom et un Etat fort devant les puissants pour préserver les faibles et les autres. Sans doute faudra-t-il, faute d’un de Gaulle qui n’est jamais qu’un bref moment dans l’histoire de l’Etat, remettre dans ce poing français le sceptre royal qui marque à la fois la souveraineté et la décision libre de notre pays, pour le pays et les nôtres, tout simplement…

  • L'industrialisation du bio : un piège mortel pour l'agriculture biologique.

     

    Par Jean-Philippe Chauvin 

    Éventuellement pour en débattre. Les méfaits de l'industrie agroalimentaire livrée à elle-même semblent en effet s'être étendus à l'agriculture dans son ensemble.  Ils ne sont d'ailleurs pas les seuls qu'elle ait eu à subir. LFAR

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    Le Salon de l’Agriculture bat son plein [il a fermé entre-temps le 3 mars], avec son lot de promenades électorales et de cris d’enfants devant les animaux exposés, et il accueillera sans doute plus de 650.000 visiteurs, heureux pour certains de retrouver des odeurs d’avant, de celles du temps où chacun avait un parent paysan, un temps de plus en plus lointain pour une nostalgie de plus en plus imaginaire… Pourtant, la France possède encore plus de 27 millions d’hectares de Surface agricole utile (SAU), dont 2 millions d’agriculture biologique, ce qui n’est pas si mal mais encore insuffisant et bien moins qu’il y a un siècle quand l’agriculture n’était pas encore chimique et pétrolière. Mais la conversion de nombreux cultivateurs et éleveurs au bio est freinée par les retards de l’administration pour financer les aides promises, ce qui fragilise certains de ces nouveaux convertis et provoque la colère (éminemment légitime) de nombre de ceux-ci. D’autre part, une autre menace pèse sur les producteurs en agriculture biologique, c’est l’industrialisation qui risque bien de changer la nature même de cette forme d’agriculture réputée (et espérée) plus respectueuse de la nature comme des productions elles-mêmes. 

    Les grandes multinationales et les adeptes du capitalisme libéral, souvent fanatiques du Tout-Marché, ont saisi tout l’intérêt, pour leurs revenus de demain, du bio, et l’offensive pour imposer leur modèle et mettre la main sur cette agriculture est largement commencée, au grand dam de ceux qui, comme les écologistes intégraux*, préconisent une agriculture à taille humaine, vivante et « naturelle », une agriculture qui suit le rythme des saisons et laisse du temps au temps, une agriculture fondée sur le local et les circuits courts. 

    1929471531.jpgL’article de Jean-Francis Pécresse, paru dans Les échos (vendredi 22 février 2019), est tristement révélateur (et laudateur !) des appétits et des intentions du « capitalisme vert » qui n’est jamais que le même capitalisme « mondialisationniste » qui a gaspillé les ressources de la planète et ne raisonne qu’en termes de profits et de dividendes, selon la sinistre logique franklinienne du « Time is money ». Bien sûr, il se cache derrière le « consumérisme, défenseur des consommateurs », et il fera illusion, sans doute, profitant de la paresse intellectuelle d’un vaste public qui ne demande qu’à consommer encore et toujours en se donnant une vague bonne conscience « écologiste » (sic !). Et M. Pécresse, en bon libéral, nous fera encore et toujours le coup du « libre choix » qui, à bien y regarder, n’est jamais que le choix que le système agroalimentaire fera pour vous, « pour votre bien », forcément et faussement, en définitive… Eternelle ruse du globalitarisme ! 

    « Puisque cette agriculture respectueuse de l’environnement arrive à maturité, qu’un modèle économique semble exister avec des consommateurs prêts à payer plus cher, pourquoi faudrait-il se priver d’industrialiser le bio ? » : M. Pécresse nous refait le coup de la modernisation des années 1960-80 qui a entraîné l’endettement massif des paysans ; l’emploi massif des intrants phytosanitaires et le remplacement de l’énergie animale par l’énergie fossile et pétrolière, fortement polluante de l’atmosphère comme des eaux et des terres ; la destruction des paysages agricoles traditionnels par le remembrement dévastateur et la construction de hangars infâmes pour concentration de volailles ou de porcins condamnés à ne jamais voir ni herbe ni soleil avant le jour de leur abattage ; la dépendance des producteurs aux grands groupes semenciers et aux fournisseurs d’énergie ; « la fin des paysans », en somme et selon la triste expression du sociologue Henri Mendras… Veut-on vraiment refaire les mêmes erreurs avec les mêmes conséquences mortifères pour l’agriculture et les agriculteurs, pour les petites et moyennes exploitations, pour l’équilibre même des zones rurales ? Cela ne me semble pas souhaitable et, au-delà, cela me paraît condamnable. 

    Mais, d’ailleurs, M. Pécresse ne se cache pas derrière son petit doigt et il souhaite la fin du modèle initial de l’agriculture biologique, trop rigoureux à son goût et, bien sûr, à celui des grands acteurs de l’agroalimentaire : « Au sein du monde agricole, la nouvelle ligne de démarcation (…) passe entre ceux qui veulent à tout prix conserver des exploitations bio de petite dimension, à taille humaine, obéissant à des cahiers de charges toujours plus stricts, et ceux qui entendent, au contraire, développer des exploitations bio à grande  échelle, soumises à des obligations et des contrôles un peu moins sévères qu’aujourd’hui. (…) Il y a certainement une forme d’idéalisme dans le combat des puristes du bio (…) qui aimeraient que le label garantisse mieux le bien-être animal ou l’exclusion de toute semence hybride» Le propos de M. Pécresse est inquiétant et nous alarme sur la possible confiscation du bio par les grands profiteurs de l’agroalimentaire, avec des critères de moins en moins proches de la nature et du respect des paysages et de la biodiversité : car, qu’est-ce, par exemple, qu’une semence hybride, sinon une graine « dont la particularité est de ne pas repousser. De fait, les paysans deviennent dépendants des semences qu’ils doivent racheter car les variétés hybrides sont travaillées en laboratoire de manière artificielle afin de produire en grande quantité** » Ainsi, l’agriculture bio tomberait complètement sous la coupe de grands groupes semenciers ou agroalimentaires, et cela ruinerait tous les efforts de ceux qui souhaitent une agriculture plus soucieuse de l’environnement, de la biodiversité végétale comme animale et d’un modèle plus familial, mais aussi de l’indépendance maximale des producteurs, quelle que soit la taille de leur exploitation ou, pour nombre de particuliers, de leur potager. Là encore, ce n’est pas souhaitable ! 

    envol-etourneaux.jpgEt tout cela est annoncé et écrit par M. Pécresse sous le titre « Industrialiser le bio pour le démocratiser», qui nous rappelle, a contrario, la colère de Georges Bernanos qui avait bien saisi que la démocratie politique, celle qui se dit « représentative » dans nos sociétés contemporaines et loin des modèles antiques ou médiévaux, n’est rien d’autre que le règne légal du capitalisme, bien loin des libertés souhaitables et nécessaires des peuples de France. Il semble que les écologistes intégraux aient, aujourd’hui comme demain, le devoir de défendre le modèle d’une agriculture biologique fondé principalement*** sur les petites unités, familiales ou villageoises, et sur la volonté de « redéploiement rural » sur notre territoire national, condition de la vie et de la respiration de notre nation, sans méconnaître pour autant mais sans forcément valoriser la métropolisation « jacobine » qui, depuis quelques décennies, « dessèche » la France…  

    * Formule synonyme de royalistes si l’on se réfère à la naissance de la théorie de l’écologisme intégral au début des années 1980 sous la plume de Jean-Charles Masson, dans la publication de l’époque de l’Union Royaliste Provençale. 
    ** Extrait d’un article d’Anne-Sophie Novel, « Il y a bio et bio… », publié dans Le 1, 25 octobre 2017. 
    *** Ce soutien à la petite et moyenne exploitation agricole ne signifie pas un refus des grands domaines, mais plutôt la volonté d’un équilibre et d’une équité territoriales comme sociales, et le souhait d’une présence agricole plus nombreuse en emplois et en activités dans des campagnes (et, pourquoi pas demain, au cœur des villes) aujourd’hui menacées de désertification humaine comme d’uniformisation paysagère.

     Le blog de Jean-Philippe Chauvin

  • Passé-Présent • Les parlements d'Ancien régime... L'ancienne France avait une constitution !

    Les Etats-Généraux de 1789 à Versailles 

    blue-wallpaper-continuing-background-wallpapers-bigest-images - Copie.jpgQue devrait être la monarchie que nous souhaitons pour la France ?

    Le débat - nécessairement théorique et abstrait - ne manque jamais de se raviver â la moindre occasion surgissant de l'actualité. Et chacun se hâte de faire entendre sa propre musique. Monarchie « absolue » ou monarchie « constitutionnelle « de « droit divin » ou « parlementaire » ? Etc. 

    Mais que recouvrent vraiment ces notions si peu définies ? Lorsqu'on se réfère à des modèles historiques - notamment la France d'Ancien Régime par opposition aux divers régimes qui ont suivi - le risque est grand de prendre pour argent comptant les lieux-communs de l'opinion courante, peu soucieuse de la vérité historique. Il y a d'autre part les comparaisons que l'on établit ou croit établir entre la monarchie qui conviendrait à la France et les monarchies étrangères. Ici, le risque est la méconnaissance des équilibres institutionnels, de l'histoire, des traditions politiques et sociales des pays concernés. Par ailleurs, les monarchies étrangères sont dissemblables entre elles, toutes ne se valent pas. Et, de toute façon, avons-nous à chercher nos modèles à l'étranger ? 

    Voici un document qui nous renseigne sur ce que furent vraiment les institutions de l'Ancien Régime français : une vidéo de TV Libertés où Pierre de Meuse expose quelle était la constitution de l'Ancien régime. Car ce dernier en avait une. Et Pierre de Meuse décrit les principales institutions - notamment parlementaires - qui constituaient l’Ancien régime. . Ce sont là des vérités d'histoire très mal connues. On le verra : la monarchie d'Ancien Régime n'était ni un despotisme ni une tyrannie.     

    C'est un exposé d'Histoire qui parle à nos esprits modernes, nous qui sommes spectateurs et parfois acteurs des débats qui occupent en ce moment plus ou moins superficiellement la société française. Ces derniers rappellent étrangement les débats qui préparèrent les États-Généraux de 1789. Le peuple français y était directement consulté et, comme aujourd'hui, il s'exprimait non plus via les parlementaires, mais en rédigeant, encore comme aujourd'hui, des cahiers de doléances. Peuple d'une France organique et pleine de vie. Au point que les  rituels figés du vieux parlementarisme façon XIX et XXe siècle n'ont plus aujourd'hui la confiance des Français. 

    Bonne écoute !   

    De 01:20 à 28:13 – Les parlements de l’ancien régime (présenté par Pierre de Meuse)
    L'émission traite ensuite de deux autres sujets fort intéressants mais ne sont pas pas le nôtre, en l'occurrence.
    Après écoute, revenir sur Lafautearousseau 

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     Photographies .... Splendeur des parlements de l'Ancienne France

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    Le parlement de Normandie à Rouen

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    Le parlement de Bretagne à Rennes

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    Grande salle du parlement de Bretagne à Rennes

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    Le parlement de Bourgogne à Dijon

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  • Des imams femmes pour la France ? [1/3]

    Des femmes lisent le Coran devant la grande mosquée de Paris pendant Ramadan. AFP 

    Par Sylvie TAUSSIG

    Ce texte a été rédigé conjointement avec Karim Ifrak, islamologue.

    AVT_Sylvie-Taussig_4260.jpgUne mosquée inclusive où le prêche serait fait alternativement par un homme et une femme : la proposition de la doctorante en islamologie Kahina Bahloul (École pratique des hautes études) et du journaliste Faker Korchane a fait du bruit à Paris, en ce début d’année 2019.

    Le paysage islamique français se caractérise par une grande diversité en termes d’offre et de demande, au cœur d’un espace « religieux » parmi les plus dynamiques d’Europe. Tous les courants de l’islam y sont représentés, ses manifestations les plus tardives comprises, traduisant l’extrême inventivité de l’islam contemporain. Dans cet ensemble où l’étanchéité des initiatives est l’exception, il manquait à l’appel un courant, certes extrêmement minoritaire, mais évoluant dans d’autres pays, à savoir une mosquée « inclusive », dont le trait le plus apparent est le fait qu’il revendique l’imamat féminin.

    amina-wadud partie 22.jpgLe concept se décline en réalité en deux projets, la mosquée Fatima et la mosquée Simorgh, portée par Eva Janadin et Anne-Sophie Monsinay, fondatrices de l’association Voix d’un islam éclairé. [Photo]

    La mosquée Fatima en question

    Les deux projets présentent des différences significatives. Le projet de la mosquée Fatima se revendique du rite hanafite, rejette la mixité et recommande le voile pour les hommes comme pour les femmes et ce, sans toucher aux pratiques, mais elle dit se subordonner aux enseignements mutazilites et au soufisme dualiste, un courant récent du soufisme.

    Dans le projet Fatima, l’idée d’un imamat féminin, tel que présenté par Fader Korchane a bien évidemment créé des tensions. Mais les détracteurs s’en prennent davantage à Kahina Bahloul, en raison de ses origines algériennes et de son féminisme qu’elle dit universaliste et non islamique.

    Son désir de libération et d’égalité réelle s’oppose ainsi au machisme intégral – la journaliste et auteure Nadia Tazi parle de « politiques de la virilité »– et fait écho à la salafisation des pays du Maghreb où elle a grandi et a été éduquée.

    Le modèle « Fatima » existe déjà en Chine (depuis 1820)), en Afrique du Sud (depuis 1995), au Mexique au Canada et aux États-Unis (depuis 2005), en Angleterre (Oxford en 2008, Londres en 2012, Bradford en 2018), au Danemark (depuis 2016), mais également en Inde, en Suède, en Allemagne et en Suisse.

    Mosquée « inclusive » aux États-Unis.

    Le projet de la mosquée Simorgh en revanche dit ne s’attacher à aucune école juridique, choisit la mixité et ne pose aucune recommandation vestimentaire. Les fidèles auront une totale liberté pour adapter les pratiques, les enseignements seront mystiques et progressistes.

    Une justification théologique complexe

    Les fondateurs des deux projets n’hésitent pas à parler de précédents dans le monde islamique, citant notamment les femmes scientifiques ayant marqué leur temps comme Asma Bint Assad b. al-Furāt (m. 864) ou Tāhira Bint Aḥmad al-Tanūkhyya (m. 1044).

    Or, cela ne signifie pas pour autant qu’elles ont été un jour imam, c’est-à-dire, qu’elles ont eu la possibilité de conduire des prières collectives « obligatoire ou subrogatoire », une mission qui incombe, selon la jurisprudence islamique, aux hommes uniquement sous des conditions précises particulières (Abd al-Rahman al-Gazayri, al-Fiqh âla al-Madāhib al-arbaâ [La jurisprudence (islamique) selon les quatre écoles], 1/243, Dār al-Kitāb, Beyrouth, 2005).

    Certes, le statut de « imam », dans l’histoire « théologique » de l’islam a été l’exclusivité des hommes. Mais concernant ce point, le Coran n’est guère loquace.

    moment-toutefois-projet-balbutiements_0_729_486.jpgCe vide juridique a laissé le champ libre aux traditionnistes et aux juristes acquis au hadithisme (interprétation de l’islam concentrée sur celle des hadiths, dits et faits du prophète Mahomet). D’un commun accord, ils ont ainsi décrété au fil des siècles que la femme ne peut prétendre au statut d’imam, mais que la chose reste possible dans le cas où les fidèles sont de sexe féminin exclusivement, et cela à l’exception de l’école malékite qui le proscrit.

    Une des solutions modernes est de désigner une femme, imam « de troisième rang », comme en Belgique dans la mosquée Assahaba, dont le salaire est payé par l’État fédéral comme les deux autres et qui, même si elle est censée « développer l’encadrement de la population féminine », remplit toutes les fonctions de l’imam homme, sauf celle de diriger la prière.  [Série à suivre demain et après-demain].

    Sylvie Taussig
    Chercheuse, CNRS, Institut français des études andines
    Voir dans Lafautearousseau ...
    De Péroncel-Hugoz : SYLVIE TAUSSIG SOULÈVE LE COIN DU VOILE D’UN ISLAM SANS HOMMES…
  • Le « Journal d'un royaliste français au Maroc et ailleurs » s'interrompt pour quelques semaines

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    Le Journal d'un royaliste français au Maroc et ailleurs que tient Péroncel-Hugoz et dont nous publions des extraits inédits chaque jeudi depuis un peu plus de trois ans (janvier 2016), s'interrompt , comme il est habituel, pour quelques semaines.

    « Il faut - dit Péroncel-Hugoz - reposer le lecteur et le rédacteur »

    Nombre de nos lecteurs apprécient ces chroniques - certains nous disent les lire en premier, le jeudi. Elles enrichissent notre réflexion, notre culture et notre connaissance de l'Islam, de l'aire arabe ... et autres lieux. Un grand merci à notre confrère pour cette contribution.

    Cette publication du Journal de Péroncel-Hugoz reprendra bientôt. Vous serez nombreux à être impatients de la retrouver !  LFAR

  • Café Actualité d'Aix-en-Provence, ce jeudi 7 mars. A ne pas rater !

    Quelle horreur, diront certains, et quelle vision pessimiste !

    Mais n'est-il pas grand temps de cesser de cultiver cette manie de trouver que tout ne va pas si mal quand s'ouvrent les portes de l’enfer ?

    Qu'en pensez-vous ?

    Venez pour en parler et n'hésitez pas à diffuser cet appel auprès de personnes susceptibles d'être intéressées. 

    Débat animé par Antoine de Crémiers.  

    Café Le Festival, 1 cours Mirabeau
    18 h 45 : accueil. Entrée libre.
    19 h : conférence et débat animé par Antoine de Crémiers
    20 h 30 : fin de la réunion.
    Participation sous forme de consommation.
    Consommations à commander et régler au bar en arrivant. Merci !
    Inscriptions et renseignements : 06 16 69 74 85

     

  • Ephéméride du 7 mars

    Albert Fert, Prix Nobel de Physique 2007 

     

    1274 : Mort de Saint Thomas d'Aquin 

    Âgé de quarante-neuf ans, il se rendait au concile de Lyon, où il avait été convoqué comme expert.

    Thomas avait fait trois séjours à Paris :

     D'abord, à partir de 1248, sous le règne de Louis IX (voir l'éphéméride du 15 novembre);

     Puis il suivit son maître, Albert le Grand (dominicain lui aussi, et commentateur d'Aristote) à Cologne jusqu'en 1252 : en 1252, il revint  à Paris, où il resta sept ans, prenant en charge la chaire de Bachelier en Écritures, pour continuer comme Bachelier Sentenciaire (il fut, à trente et un ans, maître d’une chaire pour laquelle il en fallait trente cinq, selon les statuts et l’approbation pontificale).

    Au bout de ces sept années parisiennes, il fut appelé à Rome par le pape Alexandre IV, pour être incorporé à sa suite comme théologien pontifical;

     Enfin, il fit un troisième et dernier voyage à Paris, envoyé par le supérieur des dominicains - avec le consentement du pape - pour arbitrer et éteindre, dans l'université, de graves querelles doctrinales, grâce à son autorité et à son prestige. Après avoir brillamment accompli cette double mission, il retourna définitivement à Rome, au côté du pape. Mais c'est en se rendant une nouvelle fois en France, au Concile de Lyon, qu'il y mourut, en 1274.

    http://www.thomas-d-aquin.com/Pages/Presentation/PresentMenuCadre.html  

    7 mars,nicéphore niepce,poubelle,saint thomas d'aqui,hitler,wermacht,rhur,becquerel,ravel

    Saint Thomas d’Aquin par Antoine NICOLAS, 1648, Notre-Dame de Paris. Don du couvent dominicain de l’Annonciation du faubourg Saint-Honoré, en 1974, à l’occasion du septième centenaire de la mort de saint Thomas.

    Avec ce tableau, Paris se souvient du « Docteur Angélique », de la « Fontaine de Sagesse », qui professa la théologie à la Sorbonne, et écrivit plusieurs ouvrages dont une partie de la « Somme » au couvent Saint-Jacques, et vint sûrement se recueillir à la cathédrale, dont il vit construire le transept au temps de saint Louis.

    Sur saint Thomas d'Aquin et ses rapports avec la France, voir aussi l'éphéméride du 28 janvier et l'éphéméride du 7 mars.

    7 mars,nicéphore niepce,poubelle,saint thomas d'aqui,hitler,wermacht,rhur,becquerel,ravel

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  • François Bel-Ker : « Les Gilets Jaunes sont le mouvement du pays réel »

     

    blue-wallpaper-continuing-background-wallpapers-bigest-images - Copie.jpgFrançois Bel-Ker est secrétaire général de l’Action Française. Le site ami Le Rouge et le Noir l’a interrogé sur le mouvement des Gilets jaunes. Voici ses réponses.  LFAR

    oooooooooooo 

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    Le Rouge & le Noir

  • Battre la campagne

    Par Philippe Mesnard 

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    Le Grand Débat réussit à allier la transparence éclatante des interventions du chef de l’État et l’opacité des conditions de son utilisation.

    « Bonjour les enfants ! » dit joyeusement Édouard Philippe à Saint-Hernin en serrant la main de petites filles (et non pas d’adultes, qu’Emmanuel Macron aime à admonester paternellement¹). Puis un retraité en Gilet jaune lui demande : « C’est pour quand le changement, M. Philippe ? » Le reste du dialogue est un bonheur.

    edouard_philippe_en_direct_du_finist_re_le_retour_032-00_10_13_21-4093405.jpg– Ah ben écoutez, on est en plein dans le Grand Débat.

    – Non, je crois pas, hein…

    – Vous êtes venu – non, vous étiez pas là ce matin. On a fait un bon débat, intéressant, on a échangé des arguments…

    – Parce que vraiment on est en bas, on a pris des coups, là… Regardez, j’ai 73 ans. 

    – Raison de plus pour débattre, Monsieur.

    – 73 ans et 700 euros de retraite. 

    – On va faire six mille débats et ce sera extraordinaire !

    – Et moi j’ai fait huit heures par jour, 700 euros de retraite… Et vous, combien ?

    – Oui… 

    comment-sorganise-le-grand-debat-national-3-800x360.jpgPourquoi débattre, en effet ? Les Français ont perdu toute confiance dans la parole des politiques, comme le démontrent à l’envi les enquêtes du Cevipof, et ne font pas confiance au Grand Débat National pour changer quoi que ce soit. Ils savent que pour Macron et ses premiers de cordée ils ne sont que des Gaulois réfractaires et grincheux, des masses apathiques dont on doit fabriquer le consentement², quitte à les rééduquer. Le Grand Débat National est d’abord et avant tout, et au final, un outil de communication pour mettre en scène ce consentement.

    Un débat orienté

    000_1d56r8-4082851.jpgOr donc Emmanuel Macron, son gouvernement et leurs suites arpentent le territoire en longues caravanes de véhicules sombres, tombent la veste et expliquent, à Gargilesse-Dampierre (« en plein centre de la France », comme le note avec ravissement Ouest-France, étonné qu’on s’aventure si profond), à Grand Bourgtheroulde ou à Etang-sur-Aurroux, qu’il faut comprendre, et donc accepter. Les gendarmes verrouillant chaque village ainsi investi, pas un manifestant ne vient troubler les exposés lumineux du Président et ses maximes toutes simples : « Je pense que tout le monde doit revenir à la raison et le moment est venu de revenir à une saine raison ».

    Débattre consiste donc à asséner aux spectateurs des shows interminables où chaque problème est déclaré identifié, chaque solution, en construction et chaque tentative de proposer autre chose, une insanité. Ce n’est pas un débat, c’est une campagne à échelle du territoire pour forcer l’adhésion aux décisions déjà programmées. Pourquoi parler de « transition écologique » alors que la France, avec ses espaces naturels qui sont de naturels puits à carbone, son industrie nucléaire et sa fiscalité écologique déjà contraignante, fait partie des premiers de la classe en la matière ? Pour justifier que l’agriculture française soit modernisée, comme le prouve la limpide question 15 de la fiche associée à ce thème :

    « Que faudrait-il faire pour protéger la biodiversité et le climat tout en maintenant des activités agricoles et industrielles compétitives par rapport à leurs concurrents étrangers, notamment européens ? (1 seule réponse possible) 

    1. Cofinancer un plan d’investissement pour changer les modes de production
    2. Modifier les accords commerciaux
    3. Taxer les produits importés qui dégradent l’environnement ».

    Une utilisation sélective

    Le Grand Débat est une routine médiatique dont le Président engrange les bénéfices sondagiers : son image s’améliore sans cesse et les Gilets jaunes font l’amère expérience d’avoir fourni à celui qu’ils accusent le meilleur tremplin pour sa reconquête de l’opinion. Il y a bien sûr une illusion quantitative soigneusement entretenue : les presque six mille réunions annoncées ne pourront réunir tous les Français (les effectifs des réunions varient entre 20 et 500 personnes) , qui ne sont pas même 350 000 à s’être inscrits sur la plateforme en ligne du Grand Débat ; cette plateforme a déjà recueilli plus de 220 000 propositions et presque 900 000 contributions : ce n’est rien, c’est énorme, et c’est déjà trop. Qui pourrait réellement prendre connaissance de cette masse, alors même que les réunions produisent elles-mêmes une débauche de propositions ? À Rouen, à la MJC Saint-Sever, le 24 janvier, à la réunion organisée par le Modem sous un faux-nez, « le compte rendu de la réunion cumulera ainsi 266 propositions, certaines contradictoires. » (Les Échos, 16 février).

    PhilippeContreparties.jpgCe qui ressort de plus clair, c’est que tout le monde a envie de parler et que personne n’était capable d’écouter véritablement : la France rurale, celles des périphéries oubliées, arrive en tête des réunions organisées, ce qui explique que Macron s’y catapulte régulièrement, la fiscalité est en tête des propositions (dans les discussions et sur la plateforme numérique), ce qui n’explique pas que les députés rivalisent encore de projets de taxes, et les cartes extrapolées à partir des contributions en ligne montrent bien qu’en dehors des métropoles, se déplacer autrement qu’en voiture est impossible. Un indice de la manière dont le Grand Débat va être utilisé est donné dans une statistique publiée par Le Figaro le 13 février : 73% des contributeurs répondent « oui » à la question « faut-il instaurer une contrepartie aux différentes allocations de solidarité ? »… proposition immédiatement testée par Édouard Philippe, le 15 février, lors d’une réunion avec des élus locaux et des dirigeants de PME à Plomordiern. Le Premier ministre avait expliqué que le Grand Débat devrait « déboucher sur des traductions concrètes dans la vie quotidienne de nos compatriotes ». Attendons de voir les données finales, mais Édouard Philippe, pour le moment, n’a rien fait des 89,9% qui pensent qu’il faut « revoir le fonctionnement et la formation des administrations ».

    Un processus dissolvant

    Comme si les réunions prévues ne suffisaient pas, les communicants rivalisent de bonnes idées : après le duo Schiappa-Hanouna, le gouvernement a accepté de participer le 19 février à un Grand Débat sur Twitch, site de diffusion en continu et de téléchargement à la demande de jeu vidéo et de sport électronique… C’est le Grand débathon, sur Accropolis, « la première chaîne de streaming citoyenne de France ! ». À 15 h 04, il réunissait 7493 spectateurs. Toucher les jeunes était un impératif (surtout depuis qu’on sait que le spectateur de télévision a 53 ans en moyenne). Beaux Arts Magazine, « leader de la presse culturelle en France », et la Fondation du patrimoine ont lancé de leur côté « un grand débat sur la culture ». Le Grand Débat est devenue une marque média, comme une série à succès avec ses séries dérivés – ou ses parasites, comme le site des Gilets jaunes, le-vrai-debat.fr, au succès certain. Emmanuel Macron, de son côté, et dans le cadre du Grand Débat, rencontre les chefs des groupes et de partis politiques représentés à l’Assemblée nationale. Le Grand Débat se dissout dans la profusion des paroles : d’étape en étape, on sera forcé de perdre les différences pour construire une fausse unanimité.

    photo-d-illustration-le-progres-1547813306.jpgÀ peine les réunions terminées et la plateforme fermée, le 15 mars, dix-huit conférences régionales citoyennes (15-16 et 22-23 mars) auront lieu, avant la conférence « dédiée et ouverte aux jeunes de 16 à 25 ans » (début avril). Le dépouillement des contributions aura commencé, avec le délicat exercice de rédaction des synthèses. En gros, c’est très simple : tout le monde pourra produire la sienne. Comme le rappelle le journal Marianne, « la CNDP préconisait d’avoir recours “à un ou plusieurs laboratoires de recherche pour effectuer une analyse lexicométrique de toutes les données ainsi que des notes de synthèse” ». Ce seront les sociétés Opinion Way (institut de sondage) et Cognito (analyse sémantique), entre autres, qui s’en chargeront. La seconde avait déjà eu pour mission de « numériser et de décrypter 5% des cahiers de doléances mis à disposition dans 5 000 mairies par l’association des maires ruraux de France (ARMF) au mois de décembre » : on voit que la tendance est plus prisée que l’exhaustivité, et on comprend mieux qu’en ligne le site du Grand Débat oriente très précisément les réponses possibles, pour que le traitement statistique (un algorithme repérant des mots clés… choisis par qui ?) prenne le pas sur l’analyse des contributions ouvertes, même si les cinq garants du Grand Débat jurent le contraire… sans être capables de former en la matière autre chose que des vœux pieux. Là comme ailleurs, Macron garde la main et continuera son exercice funambulesque du en-même-temps.    

    1. « La vraie réforme, elle va avec la contrainte, les enfants ! C’est pas open bar ». E. Macron, Bourg-de-Péage, 24 janvier.
    2. « Le discours néolibéral n’admet qu’un cap unique […]. Il faut nous adapter, sinon nous allons disparaître, sinon la France sera balayée. Ça n’est même pas discutable : nous sommes soumis à une injonction morale qui renoue avec une forme de transcendance. » Barbara Stigler dans Le Figaro du 5 février 2019, à propos de son livre « Il faut s’adapter » – Sur un nouvel impératif politique.

    Philippe Mesnard

  • Humeur • Pouvoir d’achat

    Par Guy Adain 

    3759264560.jpgVous le cherchez encore ?

    Moi, je l’ai trouvé !

    C’est peut-être un peu présomptueux de le dire, mais pourtant, c’est l’exacte vérité. Je vais faire comme les bonimenteurs de foire ou les « Docteurs Miracles » qui vous vantent la potion qui guérit tout, de la chute des cheveux aux cors aux pieds.

    Ah, vous le voulez ce Pouvoir !

    Pouvoir : les « politiques » ne pensent qu’à ça !

    Le Peuple veut tout pouvoir lui aussi, et avec tous les pouvoirs bien sûr !

    Pouvoir tout faire, tout décider, tout dire, sans entraves, et par dessus tout : Pouvoir Acheter !

    Le Pouvoir d’achat, le seul qui vaille !

    On n’ose le dire, mais tout le monde le sait et le croit fermement : Tout s’achète et donc, tout se vend !

    Même les âmes, que l’on peut vendre au Diable !

    Alors, voilà votre solution, voilà le secret le mieux gardé, voilà la solution à tout !

    pouvoir d'achat.jpgVendez votre âme au Diable, Satan est acheteur, et il payera le juste prix ! « Le Pouvoir d’Achat », c’est lui qui le détient. Il peut tout, c’est le maître du Monde. Il crée l’inconcevable, et fait pire encore ! Allez, prosternez-vous devant Lucifer, le Roi du « laissez-faire », et vous aurez ce Pouvoir dont vous rêvez !

    . Pouvoir de tout rendre vénal.

    . Pouvoir de tout acheter : La Beauté, la Jeunesse, l’Amour…

    . Pouvoir de tout vendre aussi, son Corps, son Âme !!!

    Voilà deux magnifiques « Droits » de la République :

    « Droit d’Acheter et Droit de Vendre »,

    Pouvoir d’Achat et Pouvoir de Vendre. »

    L’un est Sodome l’autre est Gomorrhe  ! 

    « Bon appétit M’sieurs Dames ! »  

  • SYLVIE TAUSSIG SOULÈVE LE COIN DU VOILE D’UN ISLAM SANS HOMMES…

    2222227622.jpg

    Sylvie Taussig, femme-Protée ?

    https_proxy.jpgSans doute, car, jeune encore, et pourvue de deux enfants de moins de dix ans, voyageant en sa compagnie aux antipodes, elle a su nous captiver en nous parlant tour à tour de Gassendi, de Richelieu, de l’islamisation de la France (et de celle de l’Amérique du Sud catholique), et aussi écrire des romans-jungle, ne sacrifiant à aucune mode connue… 

    Femme savante, donc ?

    isabelle_lenormand_1_0.jpgOui. Certainement mais pas au sens moliéresque de l’expression, plutôt tirant vers George Sand, Colette, Hannah Arendt voire Alexandra David-Neel (mais avec les Andes incaïques en place du Tibet lamaïque) [Photo]. Dame Sylvie, c’est un peu tout ça mais ne nous hâtons pas de la classer dans telle ou telle niche car, ayant commencé toute jeunette son cursus intellectuel, elle est loin sans doute d’avoir atteint son aboutissement.

    Suivons-la à travers ses écrits, dans les librairies, sur la Toile ou sur le fameux site australien « The Conversation ». 

    C’est de là que nous avons extrait cette plongée surprenante dans l’Islam au féminin. Chose précieuse en ces temps d’Islamophobie (généralement fantasmée) et d’Islamomanie (bien souvent réelle), Taussig a innové en se mettant dans la case quasi-vide de l’Islamoneutralité, celle où devraient se retrouver orientalistes arabisants ou islamologues pour lesquels la neutralité est bien aujourd’hui, hélas, la chose du monde la moins bien partagée.  ■  

    Voir aussi dans Lafautearousseau ...

    De Péroncel-Hugoz : Sylvie TAUSSIG, de Gassendi à l’islamisation via le roman moderne et Richelieu…
    Quand l’islam 2.0 fascine les Latino-américaines [1] et [2]
  • Régis Debray dit en 1984 à peu près ce que dira Macron en 2015 ... Convergences !

  • Ephéméride du 6 mars

    Château-Gaillard, aujourd'hui

     

    1204 : Chute de Château-Gaillard 

    Cinq ans après la mort de son adversaire, Richard Coeur de lion, Philippe Auguste s'empare de ce verrou stratégique et rattache la Normandie au Royaume.

    Les Capétiens l'emportent sur les Plantagenêts, et terminent à leur avantage cette première Guerre de Cent ans.

    Mais ce n'était pas écrit d'avance ! Plusieurs fois dans l'Histoire (comme avec Louis XI, opposé aux Ducs de Bourgogne...) le Roi de France finira par sortir vainqueur d'un duel engagé avec plus fort que lui au départ. 

    « Qu'elle est belle, ma fille d'un an ! » s'était exclamé Richard Coeur de Lion, contemplant la puissance de sa forteresse construite en si peu de temps, une véritable prouesse pour l'époque :
     

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    Lire la suite

  • L'Algérie bientôt une urgence française ?

    Les manifestations d'Algériens à Paris et autres villes françaises ont commencé .. 

    ooooooooo

    blue-wallpaper-continuing-background-wallpapers-bigest-images - Copie.jpgL'Algérie est donc au bord du gouffre, à deux doigts d’une explosion annoncée et quoique ce pays nous soit devenu étranger - étranger d'une drôle de façon tout de même - il n'est pas douteux que la France a beaucoup à redouter des événements qui se profilent. 

    Pour des raisons économiques, pour les répercussions qu'une déstabilisation de l'Algérie pourrait entraîner dans toute la région sahélienne où notre armée, a tort ou à raison, est engagée contre le terrorisme, enfin et surtout à cause des troubles qui pourraient venir agiter en France même la (trop) nombreuse communauté d'origine algérienne ou encore à cause d'une nouvelle vague migratoire massive. De nombreux Algériens, notamment les jeunes, seraient décidés à s'expatrier en cas de dégradation grave de la situation en Algérie... 

    Ainsi la crise algérienne deviendrait une urgence française, Elle viendrait s'ajouter aux nôtres, avec un caractère de singulière gravité.

    Nous consacrons à cette actualité brûlante nos publications de ce jour. 

    lafautearousseau