Quand Alain Finkielkraut parle de l'Action française, de l'anti-sémitisme, de Quentin et des "faux antifas/vrais terroristes", les vrais antisémites d'aujourd'hui...
Même si sa phrase demande quelque précision, elle est à retenir et, surtout, à bien comprendre, dans son fond, qui est très positif, pour nous :
"...L'Action française est devenue un groupe totalement inoffensif qui a complètement rompu avec l'antisémitisme de Maurras...".
À propos de l'antisémitisme de l'AF, nous montrons suffisamment, dans nos (pour l'instant...) 226 "Grandes "Une" de L'Action française" combien le sujet demande être bien précisé, bien nuancé, et nuancé : nous montrons l'amitié du mouvement avec un Marcel Proust ou un Joseph Kessel, ou un Caporal Pierre David, mort à la guerre de 14 et que Maurras lui-même nomma "Héros Juif d'Action française"; ou avec Bainville qui, le premier dans la presse française, dénonce - en Une de L'Action française - le faux ridicule et grossier des Protocols des Sages de Sion... (et bien d'autres exemples que l'on ne peut citer ici, ce qui serait trop long) pour que l'on voie bien - sur ce sujet de l'antisémitisme - la différence entre l'Action française et ce que l'on appelle communément "antisémitisme" (c'est-à-dire une monstrueuse haine "de peau", "à la Hitler", que l'Action française a tant combattu : si les gouvernements successifs de l'époque avaient suivi la politique préconisée par Bainville, Daudet, Maurras, nous n'aurions tout simplement pas eu la seconde guerre mondiale et toutes ses horreurs : de la France pillée et saccagée pendant quatre ans à l'Europe à feu et à sang, et à l'ineffaçable Shoah...).
À la mort de Proust (à qui il avait fait obtenir le Prix Goncourt", Daudet écrit un déchirant "Adieu, mon cher petit Marcel... J'ai trop de chagrin pour tenter aujours'hui même une esquisse du grand écrivain"...
Quant à Kessel, "lancé" par Daudet, il admirait "l'homme Maurras" - dont il ne partageait pas les idées - et ne craint pas de solliciter par deux fois un entretien avec lui (accordé les deux fois) : le premier au siège central du mouvement, 20 rue de Rome, à Paris, et le second carrément à Martigues, chez Maurras, qui en profita pour le retenir à déjeuner et lui offrir une bouillabaisse !
On le voit, il faut et il faudra revenir sur ce sujet mais, pour l'instant, reprenons notre Finkielkraut (dont lafautearousseau a salué l'élection à l'Académie française) :
"La violence aujourd'hui, elle est du côté de ceux qui se nomment les antifas. Et malheureusement, l'antisémitisme est passé en France très majoritairement à l'extrême gauche..."
Des paroles d'importance, donc, d'Alain Finkielkraut, sur lesquelles nous reviendrons évidemment...
https://www.rtl.fr/culture/medias-people/l-action-francaise-est-devenue-un-groupe-totalement-inoffensif-pour-alain-finkielkraut-quentin-deranque-n-etait-pas-un-militant-d-ultra-droite-7900604151


Lire la suite