La naissance du couple germano-italien, par Antoine de Lacoste
Dans l’Union européenne, il y avait un socle. Il s’appelait le couple franco-allemand. Il naquit avec le duo De Gaulle-Adenauer et fut suivi des couples Giscard-Schmidt, Mitterrand-Kohl, Sarkozy-Merkel, même si ce dernier fut un peu plus agité. Avec François Hollande, il ne se passa évidemment rien. Le comportement d’Emmanuel Macron était attendu avec intérêt, d’autant que son inexpérience internationale engendrait beaucoup d’incertitudes.
Au cours de son premier mandat, notre sémillant stratège fut à peu près sage. Il n’était sans doute pas facile pour un débutant d’expliquer le monde à la diva de l’Europe. Mais Angela Merkel prit sa retraite et c’est le pâle et froid social-démocrate Olaf Scholz qui devint chancelier. Le courant ne passa pas. Le discours de la Sorbonne du 25 avril 2024 prononcé avec l’emphase qu’on lui connaît par le président français résonna en creux Outre-Rhin, et le concept d’«Europe puissance» n’intéressa guère. Les divergences se sont amplifiées avec le conservateur Friedrich Merz qui remporta les élections de 2025.

















