Dans le monde et dans notre Pays légal en folie : revue de presse et d'actualité de lafautearousseau...
Bien avant qu'on ne parle de "lassitude républicaine" (ou "fatigue", comme on voudra...), Pierre Boutang parlait de "Reprendre le pouvoir" : "reprendre", non pas au sens d'une prise du pouvoir par la force, l'émeute, l'insurrection, mais le ré-imaginer, le ré-inventer, sur des bases solides, face à cette société, issue de la république idéologique qui "n'a que des banques pour cathédrales" et de laquelle il n'y a, au sens propre du terme, "rien à conserver".
Dans l'extrait -ci-dessous, c'est Michel Onfray qui dit : "Refaisons la France" et qui propose de tout "repenser".
Certes, si les deux démarches se rejoignent, il y a encore quelque distance entre les deux hommes, mais le fait est là : en dehors des profiteurs de la nomenklatura établie, qui vivent dans leur bulle (dont ils vivent, et très grassement), totalement déconnectés du Pays réel, de la Société, du Peuple, tout le monde s'accorde à reconnaître l'impasse dans laquelle se trouve la république idéologique.
Chaban Delmas parlait déjà de "Société bloquée" dans son discours à l'Assemblée du 16 Septembre 1969 :
"De cette société bloquée, je retiens trois éléments essentiels, au demeurant liés les uns aux autres de la façon la plus étroite : la fragilité de notre économie, le fonctionnement souvent défectueux de l'État, enfin l'archaïsme et le conservatisme de nos structures sociales..."
(extrait vidéo 1'15)
https://x.com/AlexDevecchio/status/2045472437370863900?s=20
La Fondation Jean Jaurès écrit que l'abstention sans cesse croissante constitue "une manifestation spectaculaire de la crise de foi républicaine".
Crise de foi ?
Oui, c'est juste...
Alors, allons-y gaiement : "reprenons" (comme dit Boutang), "repensons" et "ré-inventons" comme dit Onfray, sortons de l'archaïsme de cette "société bloquée produite par la république idéologique.
"La vraie tradition est critique", disait Maurras : ce n'est pas à partir de "rien" qu'il faut "oser imaginer autre chose que ce qui existe" en ce moment, mais en examinant notre Passé, en voyant ce qui a marché (à garder) et ce qui n'a pas marché (à jeter).
Qu'on le veuille ou non, nous ne pouvons que constater que cette idée fait son chemin : il faut dire que la situation cataclysmique dans laquelle nous nous trouvons, après 150 ans de république idéologique ne peut que pousser à la réflexion, qui devient urgente...


























