Ainsi donc, Trump a "éliminé" Maduro...
La chute d'un tyran révolutionnaire est toujours une bonne chose, et de cela l'on ne peut que se réjouir.
Par ailleurs, cet évènement se passe dans l'arrière-cour des États-désunis : cette Amérique où les pirates internationaux de la maléfique Maison blanche "font comme chez eux", depuis qu'ils ont acquis le grand pouvoir que l'on sait. Et cela ne nous concerne pas directement, n'en déplaise aux donneurs de leçons et autres "moralinisateurs" qui parlent du "droit international".
Car, pour qui connaît un tant soit peu l'Histoire, force est de constater que le "droit international" - qui existe bien - est, tantôt respecté, tantôt non, et qu'à côté de lui existe cette terrible réalité : le droit du plus fort... !
Quelques exemple, entre mille :
• Attila avait-il le "droit international" de traverser, sans leur demander leur avis ou leur accord, tous les pays d'Asie et d'Europe, pour venir tout brûler, tout détruire, tout tuer chez nous ?
• Hitler - que la République française a laissé grandir et devenir ce qu'il fut, alors qu'il était si facile d'arrêter sa résistible ascension... - avait-il le "droit international" d'attaquer tout le monde et d'exiger qu'on lui livrât les Juifs habitants dans ses conquêtes, afin de les exterminer dans cette monstrueuse "organisation" que fut la Shoah ?
• Robespierre et sa maudite Révolution - la guillotine à tout-va, "la Terreur", le Génocide vendéen... - eurent finalement comme successeur et continuateur Napoléon, créateur de "la république empirée" : avait-il "le droit international" de mettre l'Europe à feu à sang pendant quinze ans; avait-il "le droit international" de distribuer les royaumes à ses frères (Hollande, Espagne...) ou à ses maréchaux (Naples...)
Laissons donc de côté les ridicules incantations et les grands mots, les cris d'orfraie et les grandes indignations, et tenons-nous en à ce qui nous concerne directement et qui peut avoir des répercussions en Europe, donc dans "notre" continent, et près de chez nous.
En parlant de l'Iran, nous évoquions ici-même, vendredi dernier, la possibilité d'une chute de Maduro. Nous écrivions (il vous suffit de vérifier...) à propos de la révolte populaire (dont nous souhaitons le succès) et de la chute de l'horrible "mollarchie" (que nous appelons de nos voeux) :
"...Elle ne ferait pas l'affaire de Poutine, par contre, lui qui n'a rien pu (ou su, ou voulu) faire pour sauver son séide de Damas et qui a perdu, de fait, "son" port de Tartous, sur la Méditerranée; et qui est en passe, là aussi, en ne sachant, ne voulant ou ne pouvant rien faire, de perdre son allié du Vénézuela, le tyran Maduro (un quart de la population a fui le pays !).
Si Poutine perd encore, et en plus, son allié "mollarchiste/terroriste/islamiste" qui, pour l'instant encore, opprime Téhéran, l'année finira et commencera mal pour lui..."
Nous ne prétendons certes pas avoir "prédit" quoi que ce soit. Nous nous bornons à constater le réel. Pour employer une formule un peu familière, on peut donc, d'ores et déjà, dire "deux de chute !" pour Poutine, qui subit là ce qui est, pour l'instant, son second revers d'importance internationale.
En attendant que le "second" devienne le "deuxième", si la "mollarchie" tombe ? On sait qu'une très grande part des drones qui massacrent des civils innocents en Ukraine ont été et sont fournis par l'Iran.
Voilà une considération qui a été "malaperçue" (comme disait Bainville) et qui est plus importante, pour une affaire qui se passe sur notre sol européen, que la mise au pas d'un mafieux révolutionnaire, dans les lointaines contrées sud-américaines...

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