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Documents Vidéos - Page 5

  • Paul-François Paoli : Tariq Ramadan, la chute d'un prédicateur cathodique

     

    Paul-François Paoli a donné au Figaro, le 1er février. la tribune qui suit, parfaitement pertinente et éclairante. Que Tariq Ramadan soit placé en garde à vue puis en détention à la suite d'une plainte pour viol relève, expose-t-il, de la chronique judiciaire. Le véritable scandale est qu'un islamiste aussi radical ait pu tenir si longtemps le haut du pavé dans le débat sur l'islam. Il a raison. En un sens très clair, c'est le procès de la République qu'il ouvre ici. Son analyse est à lire ! LFAR 

     

    Paul-Francois-Paoli-La-France-n-est-pas-la-Republique_visuel.jpgPourquoi et comment Tariq Ramadan a-t-il pu devenir une sorte d'autorité dans notre pays, sinon que moult Français nullement extrémistes l'y ont aidé ? Voilà la question que nous devrions nous poser, plutôt que de nous passionner pour des affaires de mœurs qui en disent toutefois long sur le personnage, si les faits qu'évoquent les plaignants sont avérés. Ce n'est pas la première fois, ni la dernière, qu'un prédicateur exhorte les femmes à mener une vie édifiante dont il s'exempte lui-même. « Le pervers est pédagogue » disait Jacques Lacan. Ce mot d'esprit va comme un gant au sieur Ramadan, homme très sourcilleux quant à la vêture des femmes musulmanes à la piscine ou dans la rue.

    Mais au-delà de cette scabreuse histoire, la véritable affaire est ailleurs. Ramadan, que Pasqua avait voulu faire expulser en 1994, n'a pas pu devenir le phare de tant de dévots et le compagnon de route respecté d'une certaine galaxie islamosphérique si son discours n'avait été en phase avec le multiculturalisme ambiant et implicite de certaines élites françaises. Quand Franz-Olivier Giesbert dans un édito incendiaire contre Plenel (Le Point du 16 novembre) qualifie Ramadan d'intégriste, il a tort. Ramadan n'est pas un intégriste mais un multiculturaliste à l'anglo-saxonne, autrement dit quelqu'un qui a les mêmes idées que Justin Trudeau qu'affectionnent tant nos libéraux. Mathieu Bock-Coté a parfaitement défini le multiculturalisme : c'est un système où tous les référents religieux et culturels s'équivalent dans un espace prétendument commun. L'intégriste est totalitaire, il veut convertir son entourage non musulman à l'islam. Le multiculturaliste est libéral qui demande aux musulmans de vivre comme dans un pays musulman en respectant des procédures communes.

    Quand Jacques Attali affirme que la France est d'ores et déjà un pays musulman puisque des millions de musulmans y vivent, que dit-il d'autre ? Pourquoi fermer les yeux ? Le libéralisme qui promeut le marché et le Droit comme référents ultimes de nos « sociétés d'individus » est le cheval de Troie du multiculturalisme, ni plus ni moins. Le débat tabou sur le multiculturalisme n'a pas eu lieu en France, parce que nous sommes attachés à la doxa républicaine. Mais cette doxa, on le sait, vaut surtout pour les catholiques. C'est à eux que Mélenchon, Plenel et d'autres rappellent qu'il ne faut pas manifester leur foi dans l'espace public quand ils décorent une crèche dans une mairie, tout en se gardant de stigmatiser les prières de rues islamiques. Les laïcards en France gonflent leurs muscles pour combattre une catholicité qu'ils aiment détester, mais ils sont pétris d'inhibition devant les barbus des cités.

    La République est comme la ligne Maginot : elle n'arrête que ceux qui ne sont pas décidés à la contourner. Dans La Revue deux Mondes de décembre 2015, au cours d'un dialogue musclé avec Jean Paul Brighelli, Tariq Ramadan affirmait que si la police n'interpellait pas les femmes en burqa c'est qu'il faudrait aussi le faire sur les Champs Élysées et que les femmes des pays du golfe rapportaient des devises. Et il est aujourd'hui défendu par un avocat payé par le Qatar. Dans un article du Nouvel Observateur consacré à « l'inquiétant exode des Juifs de Seine-Saint-Denis » (16 novembre), une habitante de Saint-Denis qui a quitté son quartier évoque la situation de ces Juifs qui doivent cacher leurs kippas dans des rues où circulent des femmes en burqa. « À Saint-Denis, la kippa n'est pas acceptée, un Juif qui la porte risque d'être lynché. Mais la burqa y est autorisée à cent pour cent. Des femmes fantômes tout en noir, avec même des mains gantées. Tout le monde trouve ça normal...» dit-elle.

    En niant cet état de fait, Edgar Morin fait figure d'idiot utile idéal. Mais est-il le seul à le nier ? N'est-ce pas le cas de la gauche mélenchoniste et des macronistes ? Sans cette affaire de mœurs, allez savoir si Ramadan n'aurait pas obtenu la nationalité française qu'il réclame, lui qui se prétend si républicain. Gageons qu'il la demandera après son procès rien que pour mesurer l'étendue de notre lâcheté. Dans leur dernier livre intitulé L'urgence et l'essentiel, vers un nouvel humanisme (Don Quichotte éditions), une modestie qui les honore, Morin et Ramadan souscrivent aux idéaux de fraternité. Un livre qu'il faut parcourir pour mesurer la vacuité d'une réflexion aussi floue que pétrie de bonnes intentions, et qui ne devient consistante que lorsqu'il s'agit d'accabler Israël. La vraie leçon de l'affaire Ramadan est la suivante : les élites de gauche mais aussi libérales sont responsables d'une situation qui a permis à un Tariq Ramadan d'exister. Elles ont délégitimé l'idée même d'une culture française à laquelle les musulmans nés en France devaient s'identifier pour devenir Français, notamment à travers l'école.

    Ce ne sont pas les musulmans qu'il faut accabler et qui sont sûrement las d'être l'enjeu d'une permanente controverse. Pourquoi leur faire grief de ne pas s'acculturer à un pays qui ne sait plus se décliner autrement que sur le mode des « valeurs républicaines », notion floue dont n'usaient ni De Gaulle, ni Pompidou, ni Giscard ? Macron n'a-t-il pas contesté la notion même de « culture française » ? C'est nous qui avons permis à Ramadan, vrai idéologue et faux penseur, de monter en puissance. Nous sommes le pays des lignes Maginot imaginaires que franchissent en ricanant ceux qui les défient. Plutôt que de stigmatiser une gauche radicale dont il n'est plus à démontrer qu'elle est collaborationniste dans l'âme - souvenons-nous des trotskistes qui levaient leurs crosses en l'air en 1940 pour ne pas tirer sur les prolétaires allemands incorporés dans la Wehrmacht, ou des porteurs de valises du FLN - les Français devraient s'interroger sur la responsabilité de ceux qu'ils élisent depuis des années. N'est-ce pas Chirac qui affirmait que les racines de l'Europe étaient musulmanes ? N'est-ce pas Macron qui soutient que l'islam est un monothéisme tout ce qu'il y a de plus pacifique ? N'est-ce pas Hollande qui postule que la France est une idée - ce qui suppose que les Français qui ne partagent pas son idée sont des étrangers en France ? « Heureux comme un Juif en France », vraiment ? Le dicton a bien vieilli. « Heureux comme un islamiste en France » serait plus idoine aujourd'hui.   

    Paul-François Paoli est essayiste et chroniqueur littéraire au Figaro. Il est l'auteur de Quand la gauche agonise (éd. du Rocher, 2016). 

     

     

  • Mémoire [Vidéo] • A Marseille, ferveur de la messe dite le 20 janvier pour Louis XVI et les victimes de la Révolution

     

    TRAVAUX DIVERS - Largeur +.jpgCe sont des dizaines de messes pour le roi Louis XVI qui ont été dites en France, aux Etats-Unis, en Belgique, aux Pays-Bas, en Grande-Bretagne, et en bien d'autres lieux, autour du 21 janvier.

    Nous en avons annoncé ici près de quatre-vingt, auxquelles s'ajoutent toutes celles dont certainement nous n'avons pas eu connaissance. Des messes nombreuses et recueillies, mais aussi beaucoup de rencontres, conférences, débats et manifestations de diverses sortes. En ces temps de trouble et d'inquiétude, le besoin de racines, de retour aux sources, nationales et historiques, apparaît ainsi bien plus prégnant qu'aux époques d'insouciance. Ainsi ces évocations du roi Louis XVI, du martyre de la famille royale et des horreurs révolutionnaires, prend-il un tour très actuel.

    A Marseille, samedi 20 janvier, à 11 h, une très belle messe, fervente et recueillie, a été célébrée par Mgr. Jean-Pierre Ellul, en la basilique du Sacré-Coeur en présence d'une nombreuse assistance, et ce avant la rencontre enrichissante et réussie qui devait se tenir l'après-midi. 

    Voici, aujourd'hui, le reportage réalisé par nos soins, sur cette très belle célébration. L'homélie qui y a été donnée par Monseigneur Ellul, recteur de la basilique, s'y trouve intégralement. •   

    Messe LOUIS XVI Marseille 2018 from Lafautearousseau on Vimeo.

  • Le Figaro : Pourquoi Charles Maurras ne sera pas « commémoré »

     

    TRAVAUX DIVERS - Largeur +.jpgÀ la suite de la polémique née de la décision du ministère de la Culture de retirer de la liste des commémorations nationales la figure intellectuelle de Maurras, Le Figaro a publié mardi les commentaires et le débat vidéo qui suivent. On sait que les membres du comité avaient ferraillé sur l'opportunité de le retenir.  LFAR

    sans-titre.pngExit Charles Maurras ! Sur décision de Françoise Nyssen, tous les exemplaires du Livre des commémorations nationales 2018 sont partis au pilon. Les pages 154, 155 et 156 vont être supprimées, afin que l'écrivain et polémiste sorte de la liste de la centaine de personnages et de dates. La notice sur Maurras, signée Olivier Dard, professeur d'histoire contemporaine à la Sorbonne, prenait soin de signaler qu'il était une « figure emblématique et controversée ». Ces derniers jours, les associations de lutte contre le racisme et le délégué interministériel à la lutte contre le racisme (DILCRAH) s'élevaient contre cet hommage rendu à un « auteur antisémite d'extrême-droite ». 

     

    C'est Maurice Druon, ministre des Affaires culturelles, qui lança en 1974 l'Association française pour les célébrations nationales, afin « de veiller à la commémoration des événements importants de l'histoire nationale ». En 1998, l'Association se transforme en Haut comité des célébrations nationales, puis en Haut comité pour les commémorations nationales, en 2011, à la suite d'une autre polémique qui concernait, cette fois, Céline.

    Les douze membres du comité sont nommés tous les trois ans par le ministre de la Culture. Présidé par l'académicienne Danièle Sallenave, il est composé entre autres de l'ancien ministre et ancien président de la BNF, Jean-Noël Jeanneney, des historiens Pascal Ory et Evelyne Lever, mais aussi du musicologue Gilles Cantagrel, ou de l'académicienne Catherine Bréchignac. Chaque année, ils établissent la liste des anniversaires à venir commentés par une centaine de spécialistes. « Pour 2018, il nous était apparu impossible de ne pas parler de Maurras l'année des 150 ans de sa naissance (il est né le 20 avril 1868) », souligne la présidente du Haut comité aux commémorations nationales, Danièle Sallenave, en son nom personnel. Même si les discussions ont été vives, les membres du comité ont pris acte que l'écrivain et directeur de L'Action française, soutien du régime de Vichy, condamné pour intelligence avec l'ennemi à la réclusion criminelle à perpétuité et à la dégradation nationale, a eu une grande influence sur la vie intellectuelle et littéraire française.

    « Connotation positive »

    « C'est certainement le mot commémoration qui pose problème, il y a une connotation proche de l'hommage, positive », explique Danièle Sallenave. Et d'ajouter, comme elle le fera devant la ministre de la Culture qui la reçoit ce mardi après-midi: « Nous devons mener une réflexion sur notre rôle et sur le sens des commémorations. Il est indispensable de trouver un moyen de transmettre, notamment aux jeunes générations, une vision complexe de l'Histoire de France, avec ses hauts faits, sa grandeur, mais aussi ses zones sombres.»

    Déjà dans l'introduction du livre pilonné, l'historien Claude Gauvard, insistait : « Le passé est là, tragique et lourd, aussi bien qu'heureux, voire léger. » Pour 2018, le comité avait retenu entre autres la diffusion du premier épisode des Shadoks, l'attribution du Nobel de la paix à René Cassin ou l'Armistice de 1918.  •

    Lire encore dans Lafautearousseau ...  

    Maurras, une influence telle qu'on ne l'effacera pas

    Yann Moix rappelle le rayonnement de Maurras [Vidéo]

    Eric Naulleau : Disparu... Maurras des commémorations. Comme jadis les bannis sur les photos soviétiques

    Stéphane Blanchonnet : « Il est triste que le ministre de la Culture envoie au pilon des livres validés par une commission d’historiens »

    Vive Maurras !

    Stéphane Blanchonnet : Commémorons Maurras avec Mme Nyssen ou sans elle !

  • Yann Moix rappelle le rayonnement de Maurras [Vidéo]

     

    « Si vous enlevez Charles Maurras de la compréhension d'une époque, vous enlevez l'influence qu'il a eue sur Marcel Proust, Apollinaire, André Gide, Jacques Lacan. Maurras, qu'on le veuille ou non, fait partie de l'histoire des idées en France ». 

    Yann Moix  

     

     

  • Stéphane Blanchonnet : « Il est triste que le ministre de la Culture envoie au pilon des livres validés par une commission d’historiens »

    Maison de Charles Maurras à Martigues

     

    648211564.jpgCharles Maurras (1868-1952) vient d’être retiré de la liste des commémorations du ministère de la Culture pour 2018. Stéphane Blanchonnet, président du comité directeur de l’Action française, réagit au micro de Boulevard Voltaire. 

    Professeur agrégé de lettres modernes
    Président du Comité directeur de l'Action française 

     

  • Éric Zemmour : « La prison est devenue une extension du domaine de la banlieue »

     

    TRAVAUX DIVERS - Largeur +.jpgBILLET - Le gouvernement a décidé de sanctionner par des retenues sur salaire les surveillants de prison qui se sont mis en grève.  Éric Zemmour explique que les matons subissent en réalité ce que subissent dans certains quartiers les pompiers caillassés ou les profs insultés. [RTL 25.01]. En quelques mots brefs et lucides, Zemmour dit tout simplement la vérité. Celle que les matons savent aussi. Ils doivent être exécutés !  LFAR


    Résumé RTL par Éric Zemmour et Loïc Farge 

    Silence dans les rangs ! Les surveillants pénitentiaires ne sont pas mieux traités que le général Pierre de Villiers. Le patron des Armées était le chef de la Grande muette, et il a parlé. Les matons n'ont pas le droit de grève, et ils se mettent en grève. Les deux doivent donc être sanctionnés.

    Dans l'univers macronien, on ne plaisante pas avec la discipline ni avec la hiérarchie. Hanté par la faiblesse « à la Louis XVI » de son débonnaire prédécesseur, Emmanuel Macron en rajoute dans le formalisme quasi-disciplinaire. Quitte à taper à côté de la plaque.
      

    Éric Zemmour

  • Éric Zemmour : « Donald Trump agit comme un chef d'opposition en exil »

     

    TRAVAUX DIVERS - Largeur +.jpgBILLET - Le 20 janvier, cela fera tout juste un an que Donald Trump a été officiellement investi à la présidence des États-Unis. Contrairement aux apparences, le milliardaire doit faire face à la résistance de nombreux contre-pouvoirs. [RTL 18.01]. En quelques mots brefs et lucides, Zemmour nous rappelle, par-delà le personnage Trump, ce qu'est la démocratie américaine, ce que sont ses présidents, leurs pouvoirs et les contre-pouvoirs qui en limitent l'action. Le Système politico-médiatique occidental y ajoute son incessante propagande.  LFAR

     


    Résumé RTL par Éric Zemmour et Loïc Farge 

    C'est un fou, un imbécile, un illettré, un fainéant. Donald Trump suscite des jugements pour le moins tranchés. C'est l'habitude en France de se gausser des présidents américains, surtout quand ils sont issus du Parti républicain.

    Reagan passait pour un inculte, Gerald Ford pour un brave gars qui ne savait pas marcher et mâcher du chewing-gum en même temps, Bush junior pour un ancien alcoolique, et Nixon pour un fou et un menteur. Mais Donald Trump, lui, cumule tout. 

    Pendant la campagne, les médias américains nous assuraient qu'il ne pourrait jamais être élu. Depuis qu'il est à la Maison-Blanche, ils nous assurent qu'il ne peut pas gouverner. Ce qui n'est pas tout à fait faux.  

    Éric Zemmour

  • Éric Zemmour : « Le PS est un cadavre qu'il n'est même plus nécessaire de renverser »

     

    TRAVAUX DIVERS - Largeur +.jpgBILLET - Le nombre de candidatures se multiplie pour le titre de premier secrétaire d'un PS aux abois. Mais pour Éric Zemmour, les postulants se battent seulement pour le rôle de croque-mort. [RTL 11.01]. En quelques mots brefs et lucides, Zemmour démonte les ressorts idéologiques et politiques profonds qui ont sonné le glas de la social-démocratie en France et dans le monde.  LFAR

     


    Résumé RTL par Éric Zemmour et Loïc Farge 

    Ils se jaugent. Ils se défient. Ils s'insultent. Ils se menacent. Les candidats ressemblent à des pilotes enfoncés dans le siège de leur formule 1, au moment du départ de la course. Sauf que leur formule 1 est un jouet avec des pédales et que leur compétition est pour rire.

    Mais eux ne rient pas du tout. Ils ne se sont pas aperçus que le parti dont ils briguent la direction s'est évanoui. Qu'ils poursuivent une chimère. Un mirage dans le désert. Ils ne se sont pas aperçus que les candidats sont plus nombreux que les militants qui vont voter, et que le Parti socialiste n'est plus un objet politique mais un objet d'Histoire. 

    Éric Zemmour

  • Histoire • Retour géopolitique de 25 ans en arrière, avec Thomas Molnar : Le déclin de l'empire soviétique

     

    1978112346.jpgC'est un document d'archives exceptionnel que nous vous proposons aujourd'hui, tiré précisément des archives de Lafautearousseau. Il s'agit d'une conférence de Thomas Molnar, donnée à Marseille vers le milieu des années 1980, pour l'Union Royaliste Provençale

    Ce document est exceptionnel d'abord parce qu'il permet de retrouver le penseur puissant que fut Thomas Molnar et le cheminement de ses analyses. A notre connaissance, il existe peu d'enregistrements de lui. Celui-ci est l'un des rares.

    Ce document est aussi exceptionnel par le sujet traité : le déclin de l'empire soviétique. Il en prévoyait la fin prochaine. Nous doutions un peu à cette époque qu'elle fût possible à court ou moyen terme. Elle se produisit quatre ou cinq ans après.

    Enfin, dans cette conférence Molnar donne sur la Russie de toujours, sur la Mitteleuropa, sur la montée de l'Islam, sur les Etats-Unis d'Amérique, l'Allemagne et la France, des aperçus qui valent toujours pour le monde d'aujourd'hui, qui l'expliquent et l'éclairent avec une singulière acuité.  LFAR    

     

     

    Sur Thomas Molnar l'on pourra lire la très courte notice de Wikipédia. 

    Voir aussi la note que nous lui avions consacrée, l'année de sa mort (2010)

  • Éric Zemmour : « La politique du droit d'asile est un grand théâtre »

    Le groupe de Visegrad auquel s'ajoutent la Pologne, l'Autriche et quelques autres pays ... 

     

    TRAVAUX DIVERS - Largeur +.jpgBILLET - Le cap des 100.000 demandeurs d'asile a été franchi en 2017. Pourtant les associations d'aide aux demandeurs d'asile ont rompu les discussions avec un gouvernement qui, selon elles, n'a jamais été aussi répressif.  [RTL 9.01]. En quelques mots brefs et lucides, Zemmour démonte cette légende ou ce bobard. Ici, nous sommes de ceux qui pensent qu'il y a des moyens de contenir la vague migratoire hors de nos frontières. Les pays de Visegrad et quelques autres, avec des moyens bien inférieurs aux nôtres, en montrent l'exemple. Chez nous, malgré les paroles, la volonté n'y est pas. Voilà tout.   LFAR

     


    Résumé RTL par Éric Zemmour et Loïc Farge 

    C'est comme au théâtre. Des portes qui claquent, des bouderies, des éclats de voix, de grandes tirades, des cadavres dans le placard, des accords secrets. Des réconciliations au dernier acte. La politique de l'immigration, en général, et du droit d’asile, en particulier, est un grand théâtre où chacun joue son rôle.

    Les associations et les grandes consciences ont le beau rôle : celui du gentil, du généreux, de l'humaniste, des bras ouverts. D'autant plus ouverts que c'est l'État qui paye, subventionne et rémunère leurs services (...). L'État, c'est-à-dire vous et moi, c'est-à-dire nos impôts. Nous payons avec nos impôts pour accueillir des gens dont nous ne voulons pas. 

    Éric Zemmour

  • Où Eric Zemmour explique la crise iranienne

    Des manifestants protestent à Téhéran le 30 décembre 2017

     

    TRAVAUX DIVERS - Largeur +.jpgBILLET - En proie à des manifestations depuis plusieurs jours, le régime iranien paie le prix de victoires militaires et diplomatiques. [RTL 4.01]. En quelques mots brefs et lucides, Zemmour analyse la situation. LFAR 

     

     

    Résumé RTL par Éric Zemmour et Loïc Farge 

    En Iran, les gardiens de la révolution ont beau annoncer la fin de la sédition, le pays vient de connaître ses plus importantes manifestations depuis 8 ans. Et on a l'impression que le régime n'a rien vu venir.

    Les principaux slogans des manifestants prennent pour cible ce qui était considéré par le régime comme sa plus grande réussite : son bras armé, le Hezbollah. « Les Iraniens ne sont pas dupes. Tout l'argent envoyé à l'étranger pour financer les batailles de cette légion étrangère manque cruellement sur le territoire iranien, surtout dans un pays qui a longtemps souffert d'un embargo ».
     

    Éric Zemmour

  • Éric Zemmour : Emmanuel Macron « fait semblant de croire que l’Europe est une démocratie »

     

    TRAVAUX DIVERS - Largeur +.jpgBILLET - Lors de la présentation de ses premiers voeux, Emmanuel Macron a livré un véritable plaidoyer européen [RTL 2.01]. En quelques mots brefs et lucides, Zemmour parvient à extraire de ce discours sans substance ce qui, toutefois s'en détache presque exclusivement : une vision européenne irréaliste, où le président de la République s'attribue le premier rôle. Un rôle illusoire.  LFAR  

     


    Résumé RTL par Éric Zemmour et Loïc Farge 

    Lors de ses premiers vœux aux Français dimanche 31 décembre, Emmanuel Macron a livré un véritable plaidoyer européen. Il a servi son traditionnel « en même temps » : la France et l’Europe en même temps - la France dans l’Europe pour être pleinement la France et l’Europe avec la France pour être pleinement l’Europe. 

    Un classique facile et banal : du Macron « pur sucre ». Le balancement circonspect du techno qui se réfugie dans le « oui-mais » rhétorique. Avec l’Europe, il est en confiance, il ose tout. Il s’adresse à ses concitoyens européens comme si il était déjà tout seul à la barre, comme s'il était le dirigeant l’Europe. Il appelle ses concitoyens européens à débattre à imposer leur vue. Il fait semblant de croire que l’Europe est une démocratie comme les autres. 

    Mais il sait qu’il se leurre. L’Europe n’est pas une démocratie parce qu’elle n’est pas une nation, et l’Europe n’est pas une nation car il n’y a pas de peuple européen. 

    Éric Zemmour

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  • Littérature & Politique • Vidéo : Où Hilaire de Crémiers évoque Charles Maurras pour la jeune génération

     

    TRAVAUX DIVERS - Largeur +.jpgC'est au Cercle Honoré d'Estienne d'Orves à Marseille, en octobre dernier, qu'Hilaire de Crémiers a donné cette superbe conférence : « Maurras en son Chemin de Paradis ».

    Dans la petite salle comble du 14 rue Navarin, principalement emplie de jeunes-gens auxquels elle était surtout destinée, cette conférence brillante, empreinte d'érudition et aussi d'une part d'émotion, a fait apparaître la profondeur de la pensée de Charles Maurras et son engagement, dès sa jeunesse, dans les grands combats du siècle à venir. A écouter ou réécouter. LFAR 

    Merci à Paul Léonetti pour la réalisation de cette vidéo. 

    Maurras et le Chemin de Paradis from Lafautearousseau on Vimeo. [67 minutes]

  • Éric Zemmour en débat avec Nicolas Domenach : « Macron a compris ce qu'était un roi élu en France »

     

    TRAVAUX DIVERS - Largeur +.jpgDÉBAT - Après un départ de quinquennat mitigé sur plan de la popularité, le président de la République Emmanuel Macron n'a jamais été aussi haut dans les sondages. Fait-il un sans-faute à la tête de l'État ? Zemmour affirme non sans raison : « Macron a compris ce qu'était un roi élu en France ». Ce qui n'empêche qu'il n'est pas un roi véritable. Lequel, comme Macron l'avait diagnostiqué en 2016, manque toujours à la France. [RTL 22.12].

     


    La rédaction numérique RTL 

    Dans les sondages Emmanuel Macron n'a jamais été aussi haut dans l'estime des Français. Pour expliquer ce regain presque historique de popularité Nicolas Domenach l'affirme : « Emmanuel Macron a rehaussé la fonction de président de la République ». 

    Le chef de l'État a "fait preuve d'autorité, selon l'éditorialiste de RTL, et il a réussi à faire revenir optimisme et progrès. « Le déclinisme prôné par Zemmour a été renversé cul par-dessus tête ». Éric Zemmour confirme un point soulevé par son contradicteur, Emmanuel Macron a bien rehaussé la fonction présidentielle. 

    Mais c'était facile selon lui : vu « les deux clowns que l'on avait avant, François Hollande et Nicolas Sarkozy, qui n'ont jamais été présidents ». D'après Éric Zemmour, Nicolas Sarkozy « c'était de Funès » et François Hollande était « fagoté comme Bourvil ». « On avait La Grande Vadrouille et là on a de nouveau un président ». 

    Éric Zemmour

  • Éric Zemmour : « Le retour de l'Autriche-Hongrie »

     

    BILLET - Le premier ministre hongrois Viktor Orban a été le premier dirigeant européen à féliciter le nouveau pouvoir autrichien composé de la droite et de l’extrême-droite. On se croirait revenu au temps des Habsbourg [RTL 21.12].

     


    Résumé RTL par Éric Zemmour et Loïc Farge 

    L'Histoire est ironique.

    Près d'un siècle après sa disparition, l'Autriche-Hongrie renaît de ses cendres. Pas sous sa forme impériale d'origine bien sûr, mais ça y ressemble pourtant furieusement. À Budapest comme à Vienne, un pouvoir conservateur fonde son pouvoir sur les valeurs d'une société profondément catholique et la lutte contre l'envahisseur musulman.

    On se croirait revenu au temps des Habsbourg, celui du chancelier Metternich, ou celui, plus ancien encore, du siège de Vienne par les Ottomans. Les anciennes nations de l'Empire ne sont pas en reste. Slovaques, Tchèques, Polonais : tous sont sur la même ligne idéologique.
     

    Éric Zemmour

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