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Documents Vidéos - Page 5

  • Action française • Jean-Christophe Buisson sur TV Libertés : « Il faut lire Maurras ! »

     

    logo-tv-libertes.jpgC’est le livre indispensable de l’été : la publication chez Bouquins-Robert Laffont d’œuvres importantes mais souvent introuvables du plus grand intellectuel de la première moitié du XXe siècle : Charles Maurras. Dans une impeccable préface, Jean-Christophe Buisson, directeur adjoint du Figaro-Magazine, évoque sans rien cacher ou éluder, la personnalité hors norme de Maurras qu’il faut lire malgré les interdits du ministre de la Culture du moment. 

     

     

    2293089609.14.jpgCet entretien de l'excellent Martial Bild avec Jean-Christophe Buisson mérite d'être écouté avec empathie.

    D'abord parce que Jean-Christophe Buisson est doué de toutes sortes de talents, dont celui du style. Il a par surcroît un souci naturel de l'objectivité et du respect des faits ; il a enfin une liberté d'esprit et de ton qui est très rare dans la presse française. Il parle donc ici très objectivement de Charles Maurras. Il signale qu’il y'a quelques 20 ans il fut secrétaire général des étudiants d'Action française. Il est aujourd’hui directeur-adjoint du Figaro magazine. Il lui arrive d'être critique envers Maurras. Critique comme l'est notre époque et sur les mêmes sujets. Sujets dont nous ne traiterions pas tout à fait comme lui - l'antisémitisme, la guerre, l'Occupation. Il parle aussi de Maurras avec le regret sans remède que pèse toujours sur lui l'opprobre de cette condamnation de 1945 qui n'était pour Maurras qu'un « verdict infâme » sur lequel retentit « le grand rire de l'Immortel ». Maurras qualifiait le procès qui lui fut intenté à Lyon de « fumisterie ». Et il le fut sans l'ombre images7RTCAV2M.jpgd'un doute. Mais Jean-Christophe Buisson voit bien combien cette condamnation, quoique inique, quoique moquée par un grand nombre de personnalités françaises d'après-guerre, a pu nuire et continue de nuire à sa mémoire, à son œuvre, à la diffusion de ses livres et de ses idées. A ses continuateurs. Mais même en termes critiques, Jean-Christophe Buisson évoque toujours Maurras avec, à tous les sens du mot, une forme de reconnaissance. De même que Pierre Boutang voulait que l'on pût parler de Maurras comme de n'importe quel autre de nos grands auteurs, Jean-Christophe Buisson veut que l'on édite Maurras, qu'on le lise et que, contrairement à l'habitude, on le juge sur pièces. 

    Il serait insuffisant, pour un média qui se veut maurrassien, de mettre en ligne un entretien de cette qualité sans le moindre commentaire. Sans avis. En catimini. Nous nous devons au contraire de donner notre avis. Nous nous devons de proposer, notamment sur les sujets controversés, nos propres réflexions. On les retrouvera en suivant le lien noté ci-dessous.*  

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    Nouvelle « affaire Maurras » : Pour en finir avec le temps où les Français ne s'aimaient pas ...

    TV Libertés - Entretien du 9 juillet 2018

  • Zemmour : « L'OTAN est une association inégale, avec un seul patron, l'Amérique »

     

    TRAVAUX DIVERS - Largeur +.jpgBILLET - Le sommet de l'OTAN a débuté mercredi 11 juillet à Bruxelles. Jamais l'ambiance entre alliés américains et européens n'a été aussi détestable. [RTL 12.07]. La vérité, expose Zemmour, est que l'OTAN n'a plus de raison d'être depuis la chute du mur de Berlin et la disparition de l'Union Soviétique. Si ce n'est le renforcement de la présence américaine en Europe Centrale... En tant que telle, cette alliance militaire ne correspond plus aux intérêts français ni européens.  LFAR 

     

     

    Résumé RTL par Éric Zemmour et Loïc Farge  

    Oyez, oyez, braves gens ! Sonnez le tocsin ! L'Occident est en danger. Le méchant Donald veut l'abattre. L'horrible nationaliste ose dire l'Amérique d'abord. Le détestable Trump a détruit le sentiment de confiance entre alliés. L'affreux macho est odieux avec Angela Merkel. L'OTAN subsiste encore en tant qu’institution, mais elle est vidée de sa substance. L'Europe doit s'unir pour se défendre seule.

    Si Donald Trump n'existait pas, les éditorialistes des grands médias et les dirigeants européens l'auraient inventé. La détestation qu'il leur inspire permet de masquer leurs non-dits et leurs faux-semblants.

    La confiance entre alliés est tellement profonde que dès les années 60, le général de Gaulle expliquait que les Américains ne risqueraient jamais de prendre une bombe atomique soviétique sur New York pour sauver Paris ou Berlin.

    Tous les présidents américains ont reproché aux alliés européens de ne pas partager le fardeau militaire. Les militaires américains considèrent même que les Européens sont un boulet plus qu'un soutien. Depuis la chute de l'URSS, ils supplient les présidents de s’en débarrasser et de dissoudre l'OTAN.   

    Éric Zemmour

  • Culture • 25 minutes avec Jacques Trémolet de Villers sur TV Libertés à propos de Cicéron et d'autres sujets ...

     

    Anne Brassié reçoit Maître Jacques Trémolet de Villers qui présente son livre « En terrasse avec Cicéron », terrasse se situant à Vivario, en Corse. Une remarquable conversation sur la mort et la vieillesse, le bonheur et la souffrance.

     

     

    En terrasse avec Cicéron. Jacques Trémolet de Villiers. Ed. Les Belles Lettres.

    TVLIBERTES  TVLibertés

    A Lire aussi sur Lafautearousseau ...

    Quand Cicéron s'installe à la terrasse du bar à Vivario

  • Zemmour a raison : il y a bien un mouvement de fond en Europe, ressurgi de l'Histoire, face à l'Islam

     

    TRAVAUX DIVERS - Largeur +.jpgBILLET - En Allemagne, le torchon brûle entre Angela Merkel et son ministre de l'Intérieur au sujet du sort des migrants. La position de la chancelière parait de plus en plus fragilisée. [RTL 26.06]. Mais cet affrontement dépasse de beaucoup le champ électoral, même si celui-ci agit mécaniquement sur l'évolution politique en cours en Allemagne, Autriche, Tchéquie, Slovaquie, Slovénie, Pologne, Hongrie, Pologne, Italie, etc. Le rapprochement de la Bavière et de l'Autriche a un sens beaucoup plus profond. Face à l'Islam deux Europes s'opposent. Zemmour donne une des clés de cette opposition. Peut-être la principale. L'Histoire, la géographie, les religions sont de retour !  LFAR 

     

     

    Résumé RTL par Éric Zemmour et Loïc Farge  

    La question n'est plus de savoir si Angela Merkel va perdre son poste de chancelier, mais quand. Elle a pourtant mis de longs mois à édifier cette coalition qui la soutient comme la corde soutient le pendu. La CSU (les chrétiens démocrates bavarois) veut fermer les frontières et renvoyer tous les migrants qui n'ont pas le droit d'asile.

    Merkel s'oppose à ce sujet à son propre ministre de l'Intérieur, le Bavarois Seehofer. De leur côté, les sociaux-démocrates (la gauche allemande, dans la coalition) tire à boulets rouges sur la CSU, et soutient la chancelière. 

    Cela est plus logique qu'on ne croit. Il y a des années que la chrétienne-démocrate Angela Merkel pratique une politique de gauche. Sa décision de 2015 d'ouvrir les bras à un million de migrants a été la cerise sur le gâteau. Une cerise indigeste pour ses vieux alliés de la droite bavaroise. Cette CSU qui s'est fait laminer aux dernières élections par un parti qui l'a doublé sur sa droite, l'AfD.

    On se croirait revenu aux guerres de religion, au XVIIe siècle. Bien sûr, on n'en est pas là. Mais la Bavière et l'Autriche catholiques qui s'allient contre Merkel, la fille de pasteur protestant, cela n'est pas vraiment un hasard.  

    Éric Zemmour

  • Les Idées à l’Endroit • Où Alain de Benoist conduit un remarquable débat sur Charles Maurras

     

    Maurras sous l’œil des experts

     

    2293089609.14.jpgTV Libertés - dont nous recommandons l'écoute en raison de l'excellence de ses émissions - a mis ce débat en ligne le 14 juin. Il nous a paru en tous points d'un intérêt exceptionnel. Nous n'en ferons pas le commentaire : la discussion est toujours ouverte sur Lafautearousseau. Nous préférons laisser aux lecteurs le soin d'écouter, d'apprécier. Ce débat d'une soixantaine de minutes ne dit pas tout. Mais on y retrouve le vrai Maurras dans toute son ampleur, son importance, et parfois sa complexité. Ne nous contentons pas à son propos de quelques clichés, ne restons pas superficiels. Ce débat est à l'inverse de ces travers.  LFAR

    logo-tv-libertes.jpgPrésentation de TV Libertés

    Alain de Benoist reçoit Olivier Dard, Frédéric Rouvillois, Gérard Leclerc et Aristide Leucate pour évoquer la vie de celui qui fut journaliste, écrivain, polémiste, poète, chef d’une école de pensée, théoricien politique et dirigeant d’un mouvement politique : Charles Maurras. Ils débattent de son parcours, de son influence et de son actualité alors qu’il a été retiré du livre des commémorations par le ministère de la Culture après les protestations d’associations antiracistes. 

    TV Libertés

  • Vidéo • Mathieu Bock-Côté : « L'Islam pose une question fondamentale à l'Europe »

     

    2293089609.14.jpg« Invité des Conversations Tocqueville, le sociologue questionne la place que prend l'Islam dans les démocraties occidentales, et sa capacité à s'intégrer dans nos vies publiques. »

    C'est sous ce titre - évidemment édulcoré - que Le Figaro présente cet entretien avec Mathieu Bock-Côté. 

    Il y tient au contraire en quelques six courtes minutes les propos les plus fermes et les plus lucides sur le problème de l'immigration massive et de l'Islam. Problème qui déchire l'Europe actuellement et la met dans une impasse dont elle se montre bien incapable de sortir.

    On n'est pas forcément d'accord sur tout.  Mais l'on écoutera ces six passionnantes minutes d'analyses de Mathieu Bock-Côté avec toute l'attention qui convient.  Ne s'agit-il pas simplement de notre survie ?  LFAR    

    Mathieu Bock-Côté

    Mathieu Bock-Côté est docteur en sociologie, chargé de cours aux HEC à Montréal et chroniqueur au Journal de Montréal et à Radio-Canada. Ses travaux portent principalement sur le multiculturalisme, les mutations de la démocratie contemporaine et la question nationale québécoise. Il est l'auteur d'Exercices politiques (VLB éditeur, 2013), de Fin de cycle: aux origines du malaise politique québécois (Boréal, 2012) de La dénationalisation tranquille (Boréal, 2007), de Le multiculturalisme comme religion politique (éd. du Cerf, 2016) et de Le Nouveau Régime (Boréal, 2017).  

  • Histoire & Actualité • Éric Zemmour : « Franco, symbole des féroces guerres de mémoire »

     

    TRAVAUX DIVERS - Largeur +.jpgBILLET - Dès sa première interview télévisée, lundi soir, le nouveau chef du gouvernement espagnol a annoncé que les restes du général Franco seront exhumés et expulsés du mausolée où ils reposent. [RTL 21.06]. Sur Franco et son régime, Zemmour rétablit ici la vérité historique toute simple, sans grands mots, mais avec intelligence et lucidité. Faits d'Histoire qui n'ont pas seulement concerné l'Espagne mais aussi la France et le monde. Franco pas plus que Pétain ne méritent l'opprobre et la malédiction que l'on voudrait faire peser sur eux. Par delà le passé, et pour des raisons en partie analogues à celles qui provoquèrent la Guerre Civile, l'Espagne d'aujourd'hui court à nouveau le risque de déchirures et de convulsions qui sont un grave danger pour elle-même, la France et l'Europe.   LFAR 

     

     

    Résumé RTL par Éric Zemmour et Loïc Farge 

    Les guerres de mémoires sont souvent les plus féroces. À peine installé, le nouveau premier ministre espagnol n'a pas tardé à l'annoncer : le général Franco sera bientôt sorti de son mausolée où il repose depuis sa mort en 1975. Comme si le chef de gouvernement n'avait rien à faire de plus urgent. S'occuper d'un mort depuis plus de quarante ans !

    Mais Franco pour la gauche espagnole, c'est un peu comme le maréchal Pétain pour la gauche française : le symbole absolu du mal, que l'intelligentsia a fait haïr à tout un peuple. L'incarnation du fascisme et du nationalisme honnis. 

    Pourtant, avec le temps, on aurait pu imaginer un regard plus distancié, moins passionnel. On aurait pu découvrir chez les historiens étrangers, anglo-saxons en particulier, une lecture de la guerre moins manichéenne. 

    À l'époque, la gauche elle-même n'avait pas non plus respecté la légalité républicaine. Et les massacres de prêtres par les partisans républicains valaient bien les exécutions de masse opérées par les nationalistes.

    Tout le monde a retenu que les avions de Mussolini et de Hitler avaient fait des ravages pour soutenir l'armée de Franco. Tout le monde a en mémoire Guernica, le fameux tableau de Picasso. Mais ... 

    Éric Zemmour

  • Aquarius : Éric Zemmour dénonce le « concours d'hypocrisie et de cynisme »

     

    TRAVAUX DIVERS - Largeur +.jpgBILLET - La polémique autour du bateau de migrants Aquarius, repoussé loin de ses ports par l'Italie, provoque une crise diplomatique entre Paris et Rome, et divise la majorité. [RTL 14.06]. Bien entendu elle divise aussi l'ensemble des Etats européens dont l'unité est de plus en plus irréelle.    LFAR 

     

     

    Résumé RTL par Éric Zemmour et Loïc Farge 

    C'est celui qui dit qui y est : on se souvient de cette comptine enfantine. L'Union européenne est une grande cour de récréation où chacun accuse l'autre de cynisme, où chacun accuse l'autre d'hypocrisie, où chacun joue à hypocrite et demi. Un grand concours où notre président ne fait pas tapisserie.

    Quand il dénonce la part du cynisme et « l'irresponsabilité du gouvernement italien », Emmanuel Macron oublie qu'à l’été 2017, alors que 100.000 migrants déferlaient sur les côtes italiennes en quelques mois, il donna l'ordre à son ministre de l'Intérieur de ne pas ouvrir la frontière, et de ramener tous les clandestins en Italie.
     

    C'est tout le décalage entre Macron candidat, qui exaltait la France ouverte, et Macron président, qui a compris que l'énorme majorité du pays ne rêvait que de fermeture. C'est ce que font mine de ne pas comprendre certains députés REM qui s'offrent leur quart d'heure de gloire médiatique sur un discours humaniste d'ouverture. Mais le concours d'hypocrisie et de cynisme ne s'arrête pas à la France.  

    Éric Zemmour

  • Histoire & Mémoire • Leçon d'histoire du XXe siècle par Bernard Pascaud parlant de Maurras l'homme de la paix

    De Jaurès à juin 40 ...

     

    2293089609.14.jpgVoici un remarquable retour sur l'histoire du XXe siècle présentée et analysée par Bernard Pascaud, dans le cadre de notre colloque Maurras, l'homme de la politique, tenu à Marseille, samedi 21 avril dernier. Titre de cette intervention : Maurras, l'homme de la paix

    Bernard Pascaud, est président de la Restauration Nationale. Bonne écoute !  LFAR  

    Réalisation de la vidéo : Paul Léonetti  

    Colloque Maurras - l'homme de la paix from Lafautearousseau on Vimeo. (40 minutes)

     

    Retrouvez en vidéo toutes les interventions qui ont émaillé ce colloque en suivant le lien ci-après :

    Documents vidéo

    [Du 28 avril au 18 mai 2018]

  • Vidéo • Mathieu Bock-Côté au Figaro : « la violence est le symptôme de la désagrégation de notre société »

     

    2293089609.14.jpgMathieu Bock-Côté est un observateur avisé de la vie politique française, encore qu'il soit d'abord un Québécois lié à l'histoire, aux réalités, à la vie politique du Québec. Ses analyses de la situation française et, si l'on veut, occidentale, nous apparaissent toutefois comme singulièrement lucides et utiles parce qu'elles vont au fond des choses. Il occupe désormais une place non-négligeable dans le débat d'idées français en matière politique et sociale. Il est aussi l'un des invités préféré des médias et sa parole porte ... 

    On le vérifiera une fois de plus en regardant la vidéo qui suit : un remarquable entretien donné au Figaro le 29 mai dernier. Seize minutes d'intelligence politique à ne pas manquer ! (16' 16").  LFAR  

     

     

    Mathieu Bock-Côté

    Mathieu Bock-Côté est docteur en sociologie, chargé de cours aux HEC à Montréal et chroniqueur au Journal de Montréal et à Radio-Canada. Ses travaux portent principalement sur le multiculturalisme, les mutations de la démocratie contemporaine et la question nationale québécoise. Il est l'auteur d'Exercices politiques (VLB éditeur, 2013), de Fin de cycle: aux origines du malaise politique québécois (Boréal, 2012) de La dénationalisation tranquille (Boréal, 2007), de Le multiculturalisme comme religion politique (éd. du Cerf, 2016) et de Le Nouveau Régime (Boréal, 2017).  

  • Terrorisme : Quand Guillaume Roquette parle d'or !

     

    Vidéo à voir et diffuser, rediffuser largement autour de soi. Ça en vaut la peine !  

     

     

  • Vidéo. 3 minutes d’Hilaire de Crémiers

     

    L'actualité en 3 minutes

    par Hilaire de Crémiers

     

     

    Voir dans Lafautearousseau ...

    Paris 12 juin, Antoine de Crémiers parlera du transhumanisme aux Mardis de Politique magazine... A ne pas rater !

     

     

  • Éric Zemmour : « Mélenchon, un indécrottable  représentant du monde ancien »

     

    TRAVAUX DIVERS - Largeur +.jpgBILLET - La manifestation populaire du samedi 26 mai, organisée par la CGT et la France insoumise, n'a pas déplacé les foules. En cause, selon Éric Zemmour : Jean-Luc Mélenchon, qui reste figé dans sa stratégie.  [RTL 29.05]. Ce que l'on devra retenir, peut-être, de plus utile et de plus pertinent dans ce billet, c'est une exacte définition du personnage politique singulier qu'est Jean-Luc Mélenchon.   LFAR 

     

    Résumé RTL par Éric Zemmour et Loïc Farge 

    Un échec. Un bide. Un ratage. Il n'y a pas de mots pour décrire l’impression laissée par la manifestation contre la politique sociale du pouvoir. L'année dernière, Mélenchon avait accordé un point à Emmanuel Macron. Cette fois-ci, il faudra qu'il lui accorde le set et le match.

    Jean-Luc Mélenchon a perdu une bataille et la guerre. Non seulement il n'a pas réussi à bloquer la réforme de la SNCF ; mais sa faiblesse est si manifeste que déjà, le pouvoir macroniste plastronne en préparant une nouvelle vague de réformes libérales. 

    Son changement d'attitude vis-à-vis de la CGT n'a rien changé. Son lyrisme historique, que ce soit avec la grande grève de 1995 contre le plan Juppé, ou le Front populaire de 1936, a laissé de marbre ses auditeurs. 

    Si le parti de Macron s’appelle en marche, celui de Mélenchon devrait s'appeler désormais « On ne marche pas ». Bien sûr, le leader maximo de la France insoumise cherchera noise aux médias et à leur présentation ostentatoire des violences ou de Macron grimé en nazi. Il sait mieux que personne que ce n'est là qu'excuses bidon de mauvais joueur.  

    Éric Zemmour

  • Société • Charles Saint-Prot : Mai 68 la révolution des imbéciles

     

    L'invité de Yannick Urrien *

    Pour l'équipe de Lafautearousseau, l'occasion de retrouver un ami de longue date, avec qui nous partageons de riches expériences, et qui nous est cher. LFAR

    Charles-Saint-Prot-810x579.jpg...Charles Saint-Prot : « Mai 68, c’est la destruction de nos sociétés traditionnelles, c’est la destruction des nations et c’est l’individualisme. » En finir avec le mythe soixante-huitard pour remettre les idées à l’endroit…

    Charles Saint-Prot est docteur en science politique, universitaire, habilité à diriger des recherches (HDR) et directeur général de l’Observatoire d’études géopolitiques. Il fait partie des rares intellectuels qui ne s’en laissent pas conter sur les prétendus « apports de Mai 68 » et qui osent le dire. Son dernier ouvrage n’est guère tendre à l’égard de ce qu’il qualifie de « chamboulement abject, un mouvement littéralement antisocial conduisant à l’institution d’un individu abstrait livré à la domination du Marché mondialisé… ». Il souligne : « Sous couvert d’un gauchisme de façade qui ne fut rien d’autre que la maladie sénile du crétinisme, Mai 68 fut le terreau d’un nouveau totalitarisme qui s’épanouit aujourd’hui avec un rare cynisme. Moins qu’une révolution, ce fut le début d’un long processus de pourrissement, de renversement des valeurs ». Charles Saint-Prot répond aux questions de Yannick Urrien.

     

     

    Kernews : Pour ce cinquantenaire, vous publiez un livre intitulé « Mai 68 : la révolution des imbéciles ». Franchement, vous n’y allez pas avec le dos de la cuillère…

    Charles Saint-Prot : Oui, mais ce titre correspond bien à la réalité ! Je mène depuis des années une réflexion sur la politique nationale, puisque j’ai écrit « La pensée française » ou « l’État-nation » et je suis très excédé par la commémoration de ces événements qui marquent le déclin de la France. Il fallait qu’un certain nombre de gens tapent sur la table en disant que cela suffit. Il faut en finir avec Mai 68, qui était une révolution de dupes et d’imbéciles où la piétaille était totalement manipulée, ce qui est d’ailleurs le cas d’à peu près toutes les révolutions. La Révolution française était manipulée on sait par qui, tout comme la Révolution russe. Et Mai 68 a été organisé par les États-Unis et par Israël pour punir la France gaulliste d’avoir une politique d’indépendance nationale. Je l’ai écrit plusieurs fois et je n’ai jamais été démenti. Souvenons-nous qu’en 1967, le général De Gaulle avait pris la position que l’on sait pendant la guerre des Six Jours entre Israël et les Arabes. C’était le renouveau d’une politique arabe de la France, et De Gaulle c’est aussi le discours de Phnom Penh ou le discours du Québec. C’est une France debout qui s’est affirmée et je crois que les États-Unis et Israël ne veulent pas de cette France debout. Ils ont manipulé ces événements de Mai 68 avec la complicité de Daniel Cohn-Bendit et autres… Ce Cohn-Bendit est adulé par les journalistes qui l’appellent Dany, en le tutoyant, mais ce monsieur a quand même dit que le drapeau français était un torchon qu’il fallait brûler. Il est allé pisser sur la tombe du Soldat inconnu à l’Arc de Triomphe ! Il faut que les Français se souviennent que c’était la haine de la France qui s’exprimait en Mai 68, avec la manipulation de pauvres imbéciles qui ont servi de piétaille. Il est temps de dénoncer cette supercherie et de dire ce qu’était Mai 68 : un complot anti Français, mais aussi une dégradation de toutes les valeurs. À partir de Mai 68, il y a eu un recul intellectuel et moral des forces traditionnelles et, aujourd’hui, ce sont les idées de Mai 68 qui sont au pouvoir, avec la destruction de la famille, la destruction de l’autorité, la destruction de l’État et la destruction du travail. Ce sont ces idées qui ont gagné. C’est comme un cancer ! Cela a mis 50 ans à s’infiltrer et vous avez même un président de la République qui commémore cet événement avec Daniel Cohn-Bendit… On ne peut pas traiter la France avec plus de mépris !

    Vous expliquez qu’il est temps de tourner la page de Mai 68, mais on ne peut plus vraiment faire marche arrière…

    Il faut se battre et dénoncer le mythe de Mai 68 ! Ce n’était pas une révolution du bonheur et des libertés. Il faut en finir avec toute cette utopie de Mai 68 et ces slogans idiots sur les libertés car, aujourd’hui, la seule liberté, c’est celle du fric roi et de l’ultralibéralisme. On est passé du col Mao au Rotary, comme le dit Guy Hocquenghem. Mais, à côté de cela, il y a toutes ces idées qui sont encore présentes. Il ne faut pas baisser les bras, mais contester des idées qui sont des idées de mort. Cet ignoble Cohn-Bendit en est l’image typique. Entre les soixante-huitards et le libéralisme, c’est la même idéologie, je parle de l’ultralibéralisme à la Macron, c’est-à-dire ce mondialisme qui veut détruire les nations. Ce qui unit les ultralibéraux, Monsieur Cohn-Bendit et toute cette clique de gauchistes soixante-huitards, c’est la haine de la France, la haine de la tradition et la haine de l’identité française. Les Français doivent se réveiller, parce qu’ils sont un peuple qui n’est pas destiné à mourir et qui n’est pas destiné à supporter la dictature de ces gens-là.

    Votre principale critique de Mai 68 porte sur la création de ce citoyen de nulle part : n’est-ce pas un effet naturel de la mondialisation, puisqu’on le retrouve dans toutes les grandes capitales ?

    Oui et non, parce que je ne sais pas si on le retrouve réellement en Russie, en Chine ou en Turquie, y compris dans les classes dirigeantes… Je peux vous citer de nombreux pays où cette idéologie a été moins prégnante. Je pense que les Français, qui ne sont jamais en retard d’adhérer aux idées les plus loufoques, sont malheureusement au premier rang dans ce domaine. Mai 68, c’est la destruction de nos sociétés traditionnelles, c’est la destruction des nations et c’est l’individualisme. C’est la préparation à ce citoyen de nulle part, cosmopolite. On prépare ce monde de robots que prédisaient des gens comme Bernanos ou Saint-Exupéry : c’est-à-dire de parfaits abrutis consommateurs qui sont propres à adhérer à toutes les billevesées de la mondialisation, qui n’est pas, bien entendu, une mondialisation heureuse. Il faudrait être bien naïf pour croire que cette mondialisation est heureuse. C’est une mondialisation qui met sur le carreau les plus faibles, les professions les plus traditionnelles, comme les agriculteurs. Donc, c’est une mondialisation qui ne vise qu’à détruire les Nations, après avoir détruit l’État qui est quand même le protecteur des Nations. L’État est au service du bien commun, à condition d’être dirigé par des gens dignes de ce nom. L’État est là pour remettre de l’équilibre dans les choses et pour faire passer de l’équité dans les choses. Ce n’est pas le cas du système ultralibéral où le pauvre est libre de crever et le riche libre de s’enrichir.

    C’est un paradoxe de constater que la conséquence de Mai 68, c’est la puissance de l’argent…

    Bien entendu et c’est là que l’on s’aperçoit vraiment de la supercherie de ces événements. Les révolutionnaires ont donné l’impression d’être contre les forces de l’argent, alors qu’ils ont méthodiquement, par leurs idées de destruction, préparé le règne de l’argent roi.

    On célèbre Mai 68, mais dans les médias, comme dans l’opinion publique, on n’est plus dans l’idolâtrie…

    Je ne sais pas. Je me souviens quand même d’un président de la République, Nicolas Sarkozy, qui a dit que le problème de la France c’est Mai 68 et qu’il fallait sortir de Mai 68 ! Je me demande toujours si la haine qu’il a suscitée n’est pas due à cette phrase… Il a remis en question le saint évangile soixante-huitard… Nicolas Sarkozy, qui peut avoir des défauts, a quand même eu de grands moments : le discours du Latran, où il explique que le curé est plus important que l’instituteur, parce qu’il est porteur de valeurs éternelles, et sa critique de Mai 68. Je pense que ces deux discours peuvent expliquer beaucoup de la haine qu’il y a contre Nicolas Sarkozy, parce qu’en réalité il avait mis le doigt sur deux choses fondamentales. Aujourd’hui, je n’entends pas formuler par la classe dirigeante une critique très acerbe de Mai 68, y compris dans ces mouvements dits de droite ou d’extrême droite, qui sont d’un silence absolu sur cette question… Il y a un vrai problème. Bien sûr, le pays réel existe, il y a une grande partie des Français qui n’adhèrent pas du tout à cette idéologie et à cette destruction de notre Nation et de notre société. Mais ces Français ont peu la parole et ils ne sont pas, ou peu, représentés. C’est le vrai problème. Il est temps que les Français se réveillent, parce que l’on ne peut pas laisser ce piège diabolique conçu par Monsieur Macron qui nous refait le coup des gaullistes avec les communistes, puisqu’il dit qu’entre Mélenchon et lui, il n’y a rien. Mélenchon est un fou furieux, probablement très dangereux, et il est très facile de dire qu’entre les deux il n’y a rien… Bien entendu, personne n’a envie de faire le choix impossible. Il faut que les Français se réveillent et retrouvent les vraies valeurs, celles de la Nation et de la société. C’est là-dessus que l’on pourra rebâtir quelque chose et non sur des combines politiciennes qui ne sont, d’ailleurs, que de l’écume. 

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    « Mai 68 : la révolution des imbéciles » de Charles Saint-Prot est publié aux Éditions de Flore. En vente à la librairie de Flore [5 € - 20 p.]

    * La radio du littoral de Loire Atlantique - Kernews

  • Zemmour : « L'Italie, plutôt barbare qu'asservie » ou ce que l'on peut dire à ce jour de la gravissime crise euro-italienne

    A gauche, Luigi Di Maio, chef de file du Mouvement 5 étoiles, A droite, Matteo Salvini, à la tête de la Ligue

     

    TRAVAUX DIVERS - Largeur +.jpgBILLET - La nouvelle coalition qui aurait dû être au pouvoir en Italie, entre les deux partis qualifiés de populistes (la Ligue et le M5), a effrayé les capitales européennes et les milieux économiques. [RTL 22.05]. Au point que le président de la république italienne a décidé en quelque sorte d'interrompre le processus démocratique et tente de constituer un gouvernement de techniciens de ligne politique opposée à celle des vainqueurs des dernières élections législatives. Crise italienne et européenne inédite dont il est pour l'instant impossible de prévoir les suites. Zemmour commente ici la situation de l'Italie face aux institutions européennes mondialisées.  LFAR 

     

     

    Résumé RTL par Éric Zemmour et Loïc Farge 

    C'est un échange de mots aigre-doux qui en dit long. Sur l'Italie, sur l'Europe et sur l'état de nos régimes démocratiques. Il y a quelques jours, le Financial Times, le grand journal britannique des milieux d'affaires et de la finance internationale, a dénoncé le nouveau pouvoir qui s'installe en Italie en le qualifiant de « nouveaux barbares ». Le patron de la Ligue, Matteo Salvini, a sèchement répliqué du tac au tac : « Je préfère être un barbare qu'un serf ».

    Salvini connait le sens des mots et des symboles politiques. Un serf, ce n'est pas tout à fait un esclave, mais ce n'est surement pas un citoyen. Un serf, au Moyen-Àge, a contracté des liens d'allégeance avec son seigneur qui lui permettent de vivre, mais font qu'il n'est pas un homme libre. Ce régime s'appelle la féodalité.   

    Éric Zemmour