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LAFAUTEAROUSSEAU - Page 2032

  • Un si charmant "jeune" homme...

              Malik, 19 ans, vient d'être condamné par le Tribunal Correctionnel de Marseille à quatre mois de prison ferme. Motif: lors de la visite de Nicolas Sarkozy (alors seulement Ministre de l'intérieur) il a crié: "Je nique Sarko, le fils de p....!". Avant de s'en prendre physiquement aux policiers.

              Chronique de la "douce France républicaine" ordinaire; chronique de ces chers "jeunes" qui sont (selon les propos même de Chirac, alors Président, lors des émeutes de banlieue) "les enfants de la république" et, n'en doutons pas (?!) "une chance pour la France" (il vaut mieux entendre ça que d'être sourd...).

              Le "jeune" Malik va donc passer quatre mois en prison (attention les gardiens...), au frais du contribuable; même si, on le sait, les prisons de la république laissent franchement à désirer question qualité du séjour, nous allons tout de même payer pour ce voyou (et pour tant d'autres....) dont nos prisons sont pleines !

              Question impertinente: que se serait-il passé si un jeune "Jérôme" (ou un nom bien "roumi" dans ce genre...) s'était écrié lors du passage du Roi du Maroc à Rabat (1): "Je nique Momo, le fils de p....!"? Question très impertinente, non?....

    (1) ou du président Assad à Damas, ou de Khadfi à Tripoli, ou de Moubarak en Egypte etc...etc....

  • Jean-Marie Aaron Lustiger...

              On saura gré à Jean-Marie Lustiger d'avoir été un efficace et fidèle lieutenant de Jean-Paul II. Il restera donc, de ce fait, comme l'un des principaux artisans de cette Nouvelle Évangélisation qui permettra à l'Église de redevenir cette force capable d'orienter la société et le monde, et d'influer sur le cours des choses et de l'Histoire. On sera frappé aussi, dans un tout autre domaine, par l'exemple personnel, et prophétique, qu'il a donné: Juif converti au catholicisme, il a toujours affirmé que, pour lui, entrer dans l'Église catholique ne signifiait en rien renier ses racines ou renoncer à son identité, à sa judaïté: bien au contraire, il avait conscience, en devenant catholique, d'accomplir son destin, sa vocation: Jésus-Christ n'a-t-il pas dit: "Je ne suis pas venu pour abolir la Loi, mais pour l'accomplir."

              C'est dans cette perspective que le jeune Aaron, vers l'âge de quatorze ans, se tourna vers l'Église, non pour abandonner mais pour prolonger son judaisme et, lui aussi, "l'accomplir". Ainsi le firent avant lui Max Jacob, André Frossard, Maurice Schumann, Simone Weil et, malgré l'empêchement formel dû aux circonstances..., Henri Bergson. La liste ne s'arrêtera pas là, espérons-le: tel essayiste et philosophe talentueux et prometteur, qui nous a déjà réservé de bonnes surprises, viendra peut-être, nous le souhaitons ardemment, ajouter son nom à cette litanie dans laquelle, convenons-en, il serait en bonne compagnie...

  • Un mot, pourtant, sur la "Repentance"...

              Pourtant, disons-le simplement, on peut souhaiter apporter une correction sur la "repentance" qu'il a souhaité, vers laquelle il a tendu et qu'il a, d'une certaine manière (car tout ne dépendait pas de lui seul...) rendu possible. Entendons-nous bien: nous ne sommes pas du tout hostile au fait de regarder lucidement notre Histoire, en face, et d'en déceler les zones d'ombre; ce que Jean-Paul II appelait "purifier la Mémoire" ne nous choque pas du tout; c'est même souhaitable et nécessaire. Savoir qu'il s'est passé en France des choses peu glorieuses, avoir l'honnêteté de les reconnaître et le courage de les assumer, cela n'a rien qui puisse ou doive nous effrayer. L'ennui c'est que cette repentance a largement manqué de nuance(s).

              On a rappelé, certes, le passé, mais ce rappel ne peut qu'aller de pair -si l'on veut être honnête- avec un autre rappel: a savoir que la France, le Peuple français, est celui qui a donné le plus grand nombre de "Justes parmi les Nations", et qui a sauvé le plus grand nombre d'enfants juifs; qui a eu en cela le meilleur comportement des pays d'Europe livrés à la barbarie nazie (héritière directe, rappelons-le, de la révolution française); une barbarie a laquelle la France fut livrée (rappelons-le aussi) par la défaite républicaine suite à une guerre non préparée. Et nous avons la faiblesse de croire que si le Peuple français s'est si bien comporté pendant ces années sombres que nous ne devons qu'à l'incurie républicaine, ce sursaut lui vient du tréfonds de son Histoire, de sa Mémoire, de son éducation, façonnés par ses mille ans de Catholicisme et de Royauté....

  • Le Président aux obsèques...

              Nicolas Sarkozy a interrompu ses vacances pour assister aux obsèques du Cardinal-Archevêque de Paris (le Premier Ministre et le Ministre de l'Intérieur l'accompagnaient). Ce geste n'est pas anodin, et nous le saluons pour ce qu'il est: s'il s'agit certainement de souligner par sa présence l'importance de la personne et de l'action de Jean-Marie Lustiger (qui le méritait), le Président manifeste aussi, de fait, la reconnaissance par le pouvoir politique de la place de l'Église Catholique, de son rôle et de son influence en France.

              C'est simple, mais c'est aussi beaucoup; en fait, ce qui est curieux, c'est que l'on doive presque s'en étonner, s'en réjouir (tellement la république nous avait habitué à son sectarisme, haineux au pire, méprisant/dédaigneux au mieux....) alors qu'il ne s'agit somme toute que de quelque chose de très normal, étant donné la place et l'importance fondamentale et essentielle -au sens fort du terme- que tiennent christianisme et catholicisme dans notre Histoire, notre Héritage, notre "inconscient collectif"...

  • Propositions pour une autre manière de penser le Politique.

              Est-il suffisant de dresser le constat d’une faillite ou faut-il tenter d’en sortir ? Pour nous, qui sommes depuis deux siècles en rupture avec le grand courant destructeur qui a emporté la France, l’Europe et le monde, quelques pistes nous semblent évidentes. Nous les proposons modestement à la réflexion de ceux qui, précisément, tels Jacques JULLIARD, remettent fortement en question jusqu’aux fondements de ce monde, celui que Jean-François MATTEI a appelé l’immonde moderne…

              Peut-on dresser un bilan des idéologies qui ont façonné, trituré, et d’une certaine manière martyrisé l’univers tout entier, sans en rejeter le principe même ? Le règne de l’Idéologie se prépare, selon nous, dans ce que les « Lumières », au XVIIIème siècle, comportent de pire. Leur « rationalisme intégral » prend forme, réalité, et, si l’on peut dire, vie, avec la révolution française et commence par l’exécution d’un roi qui fut mis à mort non à raison des crimes qu’il n’avait pas commis mais à raison de sa naissance; premier acte du racisme moderne, première manifestation du totalitarisme que le monde verra se développer dans toute sa cruauté et avec une ampleur inouïe, inédite dans l’Histoire, au XIXème et au XXème siècles: les années de Terreur qui suivront ces crimes, car à l'assassinat de Louis XVI s'ajoute l'assassinat de Marie Antoinette et celui, terrible et déshonorant, d'un enfant, par définition innocent de tous crimes; les guerres révolutionnaires qui ont ensanglanté l'Europe et décimé sa jeunesse; les deux guerres mondiales qui ont ruiné la première civilisation du monde; la révolution bolchevique et la chape de plomb du stalinisme qui ont détruit tout l'est européen; le maoïsme et ses crimes à grande échelle qui ont mis l'Asie à feu et à sang; la folie nazie qui, pour la première fois dans l'Histoire, humiliant l'Allemagne pour longtemps, a donné les dimensions d'une industrie à la haine et à la volonté de mort; sans oublier le totalitarisme mou -celui très "soft" de la société marchande- dont souffre "hic et nunc" le monde moderne... 

              N'est-il pas évident qu'il y a un lien entre ces différentes manifestations de l'Idéologie? Pour ceux que préoccupent les éventuels fanatismes que les religions et les croyances peuvent effectivement induire, n'y a-t-il pas là matière à relativiser et réviser leurs craintes?

              Est-ce que le temps ne serait pas venu de reconnaître à la fois l’unité de l’Idéologie que nous venons de décrire brièvement, sa nocivité, et, peut-être, en dernier lieu, son actuel épuisement ? Et si comme les virus et les épidémies, cette Idéologie, sous ses diverses formes et mutations, était d’en train d’achever son cycle ? Car, après tout, si l’idéologie, comme les virus, parcourt la totalité de l’Histoire et ne meurt jamais tout à fait, il peut lui arriver aussi – notamment après deux siècles de ravages destructeurs – de s’effacer peu à peu de l’imaginaire des peuples, de lasser leurs volontés, de perdre, pour un temps, de sa virulence. De cet échec de l’Idéologie à dominer le monde n’a-t-on pas vu, ces vingt dernières années, de saisissantes images ?

              Alors revient le temps des réalités. En sommes-nous là ? Ce serait une bonne nouvelle pour la France et pour le monde. Nous savons en effet, aujourd’hui, que les réalités sont moins dures à affronter que le poids exorbitant des fausses idées … Ne serait-ce pas le moment que les dites réalités « reprennent le pouvoir » ? Et, par exemple, que la France soit à nouveau considérée pour ce qu’elle est : une réalité historique et humaine qui a au moins quinze siècles d’existence, qui ne commence, ni d’ailleurs ne finit radicalement en 1789, 1792 ou 1793 et qui, au demeurant, pour en revenir aux questions que pose Jacques JULLIARD, ne se divise en partis politiques que très artificiellement…

              La destinée historique du peuple français, dans sa globalité issue du fond des âges, et, disons-le mot, dans son identité profonde, n’est-elle pas plus importante que celle des partis politiques ? Au fond, c’est peut-être tout simplement, ce qu’a voulu dire le vote majoritaire du peuple français en faveur de Nicolas SARKOZY et que celui-ci, volens nolens, a su reprendre et décliner en différents thèmes de campagne et de gouvernement…

              Pour notre part, si nous proposons qu’au sein de nos institutions et, en quelque façon, de notre « république », la charge suprême soit soustraite à l’élection pour incarner la totalité de la Nation et garantir sa pérennité historique, s’il nous paraîtrait utile et naturel que cette fonction soit dévolue au Chef de la Maison de France, famille parmi les familles et, aussi, dynastie fondatrice, c’est bien pour répondre concrètement à cette aspiration du peuple français et aux nécessités de notre temps. Alors, les partis redeviennent possibles, mais ils ne se prennent plus pour le tout, ils cessent d’être un absolu. Et, par delà les différences naturelles, l’unité et la paix sociales sont rendues plus faciles.

              Aucun des peuples européens n’a radicalement renié la quasi-totalité de leur histoire ni la conscience claire de leur origine et de leur destinée comme nous avons voulu le faire en France. N’est-ce pas là notre réel mal français ? Puisqu’il est à la mode de regarder chez les autres comment les choses se passent, regardons. Ce que nous proposons « marche » ailleurs, chez d’autres grands peuples qui n’ont perdu ni leur mémoire, ni leur unité, ni, naturellement, leurs libertés.

              Il y reste les vices et les maux des sociétés modernes. Le Politique, à lui seul, ne suffit jamais à les abolir. Mais si nous entrions dans un temps nouveau où, après deux ou trois siècles de négation, l’aspiration des peuples, et en premier lieu de leurs élites, était de « renaître à l’ordre », de retrouver le sens de leur Histoire, de leurs identités, le goût de la culture et l’envie d’une civilisation vraie ? Pourvu qu’il soit doté d’Institutions et d’ambitions dignes de ce nom, le Politique pourrait y concourir de tout son poids. En sommes-nous là ? Rien n’est moins sûr. Mais les renaissances, toujours fragiles, toujours éphémères, toujours à recommencer, font aussi partie de l’Histoire des hommes ...

              Voici quelques réflexions et propositions qu’il devrait être permis de s’exposer et de se faire entre Français.

    La réflexion de Jacques Julliard.pdf 

  • La réflexion de Jacques Julliard (3/3)...

              3) : Le PS dans "l'oeil du cyclone" ?...

              L'homme blessé, le militant sincère et déçu qu'il est -et qui à ce titre aussi, en plus de son grand ascendant intellectuel, mérite notre respect- poursuit sa harangue et ne s'arrête pas en si bon chemin. "...les socialistes croient-ils encore à leurs mythes tels que la lutte des classes..., le prolétariat, la nationalisation des moyens de production et j'en passe ? Si l'on n'y croit plus, alors qu'on le dise, et surtout que l'on en tire les conséquences. Trop longtemps on a cru pouvoir gagner la partie au moyen d'un logiciel que l'on savait faux. Pour un parti qui se veut le parti de l'intelligence, quel mépris de l'intelligence! Quelle dénégation du réel! Quel mépris de l'électeur ! Et l'on voudrait que celui-ci ne s'en aperçut pas ?"...."Le plus grave, c'est que cette démission de l'intelligence a produit ce qu'il faut bien appeler une imposture morale. Au propre comme au figuré, les socialistes n'habitent pas où ils militent, ils ne mettent pas leurs enfants dans les écoles qu'ils défendent, la plupart ne vivent pas comme ils sont censés vivre. L'écart entre l'être et le paraître est devenu le principal handicap social du parti.".

              Cette exceptionnelle volée de bois vert adressée aux socialistes, convenons-en, est tout à fait réjouissante à entendre pour nous, si elle est consternante pour eux: le plus dur reste encore à venir, pourtant, et tous les comptes ne sont pas apurés; il fallait bien régler leur compte aux "éléphants": "Quels masques de cire que ces éléphants! La preuve, c'est leur débandade actuelle. Les mêmes qui multipliaient les réserves à l'égard du rapprochement de Ségolène avec Bayrou entre les deux tours de la présidentielle ne trouvent pas mauvais un mois plus tard de se jeter dans les bras de Sarkozy. Sans parachute! Tel qui déclarait il y a quelques jours vouloir se consacrer entièrement à la rénovation du socialisme décide tout à trac de partir à New York rénover le FMI !". Enfin, "in cauda venenum", la dernière banderille de l'homme blessé: elle est comme les heures (toutes blessent, la dernière tue: "omnes vulnerant, ultima necat!"): "Faut-il rappeler le ralliement de la majorité de la chambre du Front Populaire à un autre pouvoir personnel, auquel je me garderai bien de le comparer ? Le seul point commun, c'est la faillite morale des socialistes."

              Ouf, c'est fini! on est partagé, à la lecture de cet article: d'un côté on est ravi de voir que nos adversaires ont, à ce point, "du plomb dans l'aile"; de l'autre, on ne peut s'empêcher, pour certains du moins, d'avoir mal pour eux! La question centrale est donc: monsieur Julliard, si avec votre honnêteté intellectuelle et votre intelligence vous dressez un tel constat -accablant il faut bien le dire- pensez-vous que, vraiment, le parti auquel vous conservez votre soutien ne sera pas aspiré lui aussi, finalement et fatalement, dans ce naufrage de la "grande idée" dont vous dites qu'avec toute la gauche elle fait un bloc (première chose); et, deuxième chose, ce bloc étant commun et consubstantiel avec la révolution, n'êtes vous pas en train de nous dire que le cycle s'achève, par épuisement et mort de la dite révolution ? Franchement, c'est ce que nous espérons...                                  (fin).

  • La réflexion de Jacques Julliard (2/3)...

               2) : le PS "touché au coeur" ?...

              On le voit, Julliard ne mâche pas ses mots, et c'est somme toute assez réjouissant, du moins pour nous, "en face"... Mais le plus important et le plus intéressant reste à venir. Après avoir brossé le tableau sans concessions et sans complaisances de l'état réel des diverses composantes de la Gauche, Julliard va s'adresser au PS; le titre général de l'article publié est: "Socialistes, croyez-vous encore à vos mythes?" C'est dire que, bien plus qu'un simple état des lieux de la Gauche - déjà très intéressant en soi, certes- Julliard se propose d'aller beaucoup plus loin, et de monter assez haut. C'est là que cela devient passionnant, et plein d'enseignements pour nous. Là non plus Julliard n'y va pas par quatre chemins: "....le mal est plus profond qu'une défaite conjoncturelle..;...c'est une défaite intellectuelle et morale." Sarkozy l'avait d'ailleurs déjà dit, dès le soir de son élection: la Gauche a perdu parce qu'elle avait déja perdu la bataille des idées...

              Écoutons, ou plutôt lisons, pêle-mêle ce que dit Julliard: "Il y a longtemps que le PS a cessé de penser et de croire ce qu'il raconte. Depuis 1989 au moins, date de la chute du Mur, la gauche tout entière est malade, parce qu'elle n'a pas su analyser ni tirer les conséquences de ce qui s'est passé."; "...parce que, qu'on le veuille ou non, le socialisme (comme la Révolution, au dire de Clémenceau) est un bloc! que le communisme a été pendant près d'un siècle l'horizon d'attente du mouvement ouvrier tout entier."; "...on dira encore que tout cela est de l'histoire ancienne et que la jeunesse d'aujourd'hui a d'autres soucis. Erreur! On ne vote jamais sur un programme, on vote sur une pensée, et même sur une arrière-pensée. Il n'est pas besoin de relever la tête bien haut pour savoir que l'horizon est bouché, que l'orient rouge est délavé, que le soleil levant s'est drapé de deuil. Or le fait est que jamais les socialistes ne nous ont donné une analyse convaincante de ce qui s'était passé, qui engageait pourtant la vision qu'ils se faisaient de l'avenir..."; "...rien qui nous explique pourquoi l'un des plus beaux rêves de l'humanité s'est transformé en un immense cauchemar...;...s'agit-il d'un vice intrinsèque ?".

              Julliard pose la bonne question, la question de fond, et met le doigt ou ça fait mal: en somme, la croyance est morte, la foi est éteinte: là où le christianisme, tant moqué par les adeptes de la nouvelle religion marxiste-léniniste, "tient" depuis 2000 ans, la foi marxiste aura à peine dépassé le demi-siècle! quelle dérision! tout ça, tous ces espoirs suscités, toutes ces horreurs perpétrées, tout ca pour ca ? pour rien que ca ? c'est Maurras qui avait, et qui a, raison: "L'Église est la seule Internationale qui tienne!". Julliard lui donne raison aujourd'hui, même si c'est involontaire et même s'il veut encore y croire.....                                 (à suivre...)

  • La réflexion de Jacques Julliard (1/3)...

              1) : Où en est la Gauche ?...

              Dans le "Nouvel Observateur" du 2 août (numéro 2230), Jacques Julliard publie un texte extrêmement intéressant: il s'agit de l'intervention qu'il a prononcée le 16 juillet, en tant qu'observateur externe, lors de la rencontre organisée par Ségolène Royal, afin de tirer les premières leçons de l'élection présidentielle; la réflexion est lucide et pertinente; elle est aussi profonde et intelligente, comme d'habitude avec Julliard. A côté des conseils qu'il donne pour l'avenir, au PS en particulier et à la Gauche en général, et dont nous ne traiterons pas ici car, au fond , c'est une affaire interne aux partis de gauche, et qui ne nous concerne pas..., il analyse froidement la situation du point de vue intellectuel et idéologique: dans quel état sont "les idées de gauche" ?.dans quel état est la Gauche?

              Julliard n'y va pas de main morte: le Parti Communiste? "...il est entraîné dans un inexorable processus d'annihilation. D'ores et déjà il n'est plus guère qu'une amicale d'élus municipaux des banlieues. Comme disent les médecins, le pronostic vital est engagé. Qui se plaindrait, hormis quelques vieux nostalgiques, de la disparition de cette survivance ?".

              Le gauchisme ? Il a raisonné "au passé prolongé" à partir du "Non" au référendum de 2005, et il a en quelque sorte cru acquise pour toujours cette base électorale d'environ 10% à laquelle il lui a plu de croire obstinément, alors qu'en fait elle n'était que conjoncturelle; et "pour comprendre les différences entre les trois groupuscules trotskistes qui se partagent une poignée d'irréductibles et une autre de populistes, il faut se référer au programme de transition de Trotski, datant de 1939....Cette déroute de l'intelligence ne peut être compensée par l'intense noyautage des "luttes", dont les flambées intermittentes ne sauraient tenir lieu de critique sociale cohérente.

              "Les alter-mondialistes? c'est un mouvement "incapable de comprendre que l'ancien tiers-monde se rue dans le capitalisme et voit dans la mondialisation sa chance historique. Que pèse la critique de celle-ci face à un taux de croissance à deux chiffres comme celui de la Chine ?"

            Enfin les Verts ? "...ils ont fait un naufrage que l'on peut croire définitif. On dirait qu'ils s'acharnent à ne retenir du grand souffle écologique qui balaie aujourd'hui la planète que ses absurdités. Comment comprendre leur acharnement anti-nucléaire, quand le nucléaire est la principale source d'énergie sans responsabilité dans l'effet de serre et le réchauffement de la planète? Comment comprendre leur obsession, peu crédible scientifiquement, à propos des OGM ?" Bref, on le voit, pour Jacques Julliard, la Gauche est mal barrée; telle l'écrevisse, qu'on peut lui proposer d'adopter comme symbole, elle "avance" à reculons....                   (à suivre...)

  • Au bon beurre...! (1)

              Contrairement à ce que pourraient croire celles et ceux qui prêteraient l'oreille aux mensonges de la "vérité officielle républicaine", la Révolution n'a pas mis fin aux privilèges et aux injustices. Ceux-ci sont le fruit de la part de méchanceté et de bassesse de l'âme humaine, présentes dans le coeur même de l'homme, et ne disparaîtront jamais. Ils existaient, c'est vrai, sous les Rois, et ils n'étaient bien sûr pas le meilleur côté de la Royauté, celui dont nous sommes le plus fiers. Mais la Révolution ne les a pas fait disparaître: bien au contraire, elle les a multiplié par dix, par cent, par mille; et là où nous avions une Bastille nous en avons maintenant aussi dix, cent, mille! C'en est au point que la République est devenu, de facto, le paradis de l'injustice, du privilège, de la corruption, du passe-droit, de la combine juteuse et...du "Bon Beurre...".

               Eh, oui, il faut s'y faire: la république qui, soi disant, a commencé par le désir d'égalité s'est mué en un régime où, oui, vraiment, "la soupe est bonne"; elle est même très bonne; du moins bien sûr pour ceux qui ont remplacé les anciens Rois, qui se sont coulés voluptueusement dans leurs habits et leurs palais mais sans rendre -loin s'en faut- le même service; seulement pour profiter des avantages de la fonction... Vous ne le croyez pas? Voyez la presse: même des journaux qui ne font pas profession de foi royaliste, et s'accommodent fort bien de la République, le disent. Le dernier en date ? "Le Figaro Magazine", numéro 19.597, daté du 4 août (cela ne s'invente pas, mais l'effet est voulu par le journal justement...),

               Le reportage montre, par exemple, que "les hauts fonctionnaires sont les gâtés du système", puisqu'ils peuvent tenter leur chance dans leur privé, en étant assurés de retrouver leur place dans leur administration d'origine en cas de problème: c'est "le beurre et l'argent du beurre"! Yvan Stefanovitch, auteur d'un édifiant "Aux frais de la Princesse" (Jean Claude Lattès, 2007) n'y écrit-il pas: "On vit dans une république monarchique. Les hauts fonctionnaires constituent une noblesse d'Etat qui remplace celle du sang d'autrefois". Vous trouverez dans la rubrique/catégorie "Les privilégiés de la République" les différents exemples choisis et proposés à ses lecteurs par Le Figaro: c'est à lire, et à méditer!...    (à suivre...)

  • A propos de Nathalie Ménigon...

              Nous ne sommes pas des charognards; et pour nous la Justice n'est pas la vengeance. Nous ne sommes donc pas choqués, à priori, par le régime de semi liberté qui vient d'être accordé à Nathalie Ménigon après vingt ans d'incarcération: la mesure -humanitaire- n'est ni scandaleuse ni révoltante en soi, et elle peut parfaitement se comprendre en théorie.

              Notre première réserve vient du fait que Nathalie Ménigon (pas plus que ses quatre assassins de complices) n'a jamais exprimé le moindre remords ni le moindre regret; elle s'y est même catégoriquement refusé, et elle n'a donc jamais demandé pardon pour les deux assassinats de Georges Besse et de René Audran. On veut bien pardonner: encore faut-il que l'assassin demande le pardon, qu'il reconnaisse sa faute et la regrette. Comment pardonner à celui ou celle qui ne demande pas à l'être, et qui nie donc la faute, de ce fait même...?.

              La deuxième réserve que nous pouvons émettre est qu'il s'agit de membres (1) d'un groupuscule révolutionnaire armé d'extrême gauche, "Action Directe". Nous aimerions être tout à fait sûrs que les autorités auraient agi de même pour des personnes d'une sensibilité politique différente, voire opposée; et que celles et ceux qui ont oeuvré pour cette mesure humanitaire auraient agi de même pour deux hommes et une femme "d'en face"; malheureusement, nous n'en sommes pas sûrs.

              Souvenons-nous du cas de Cesare Batisti, il n'y a pas si longtemps: les intellectuels de gauche et d'extrême gauche qui ont hurlé à la mort pour le défendre, et jusqu'à Mitterand lui même qui lui a assuré un asile en France, auraient-ils agi de même, par exemple, si au lieu d'un révolutionnaire italien d'extrême gauche, il s'était agi d'un ancien combattant franquiste qui aurait assassiné des républicains espagnols...? Soyons sérieux: rien n'est moins sûr ! Or, si l'on peut admettre les mesures "humanitaires", peut-on admettre le "deux poids, deux mesures" ?....

    (1) la deuxième femme, Joëlle Aubron est décédée; seuls restent en prison Nathalie Ménigon, Jean Marc Rouillan, Georges Cipriani et celui qui est considéré comme l'artificier du groupe, Max Frérot.

  • Jacques Bainville sur France Info....

    Pour écouter l'intégralité de la chronique, cliquez ci-dessous.

    podcast
  • Jacques Bainville sur France Info...

          

     
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        Le samedi 4 août, France Info a consacré une excellente chronique à Jacques Bainville, à l'occasion de la ré-édition en "Livre de Poche" de son Histoire de France.

              Très honnête du point de vue intellectuel, et vrai petit bijou du point de vue journalistique, cette chronique fut diffusée cinq fois dans la journée et, malgré sa brièveté (entre deux et trois minutes), elle a rendu compte avec une grande objectivité de cette oeuvre majeure de Jacques Bainville, dont l'auteur parlait sans cesse en termes élogieux: une vraie bouffée d'air pur, un moment de grâce, un bel exemple de ce que peut l'honnêteté intellectuelle lorsqu'elle se joint, chez le journaliste, à la parfaite maîtrise de son Art, à l'élégance du style.

              France Info a rendu compte objectivement d'un évènement culturel important; et le journaliste, par la sympathie communicative de sa chronique, aura certainement donné envie à un grand nombre de personnes de lire L'Histoire de France de Bainville: se mettre à l'histoire, et en aussi bonne compagnie, n'est-ce pas un excellent début, encourageant et prometteur ?.........

              Pour écouter cette chronique : info_poche-040807.mp3

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  • Bien vu, bien dit...

              Sans commentaire, cet extrait de l'éditorial du numéro 1542 (4 août) de l'excellent hebdomadaire Famille Chrétienne, rédigé par Marie Joëlle Guillaume:

              "...On nous parle beaucoup d'éthique. On ne sort pas l'éthique comme un lapin de son chapeau. L'éthique est une conséquence. D'une vision du monde, d'un idéal, d'une foi. C'est parce que les Grecs croyaient aux dieux que les jeux Olympiques, tous les quatre ans, s'accompagnaient de la suspension des guerres. C'est parce que Pierre de Coubertin était un homme de foi que la renaissance des Jeux, au XX° siècle, est allée de pair avec l'esprit de fraternité, le désintéressement, le goût de l'ascèse.

              C'est parce que nos sociétés "postmodernes" ne croient plus qu'à la performance pour la performance, au "fric", à la réussite à n'importe quel prix, qu'elles enfantent des athlètes qui, sur la Grande Boucle ou ailleurs, se font couronner aux hormones..."

  • Je doute, donc je bave....

              Le Parti Socialiste se demande s'il existe encore, et François Hollande se demande s'il sert encore à quelque chose: moyennant quoi, pour se rassurer et pour se prouver qu'ils sont toujours vivants, ils tentent d'ameuter la terre entière en dénonçant l'action du gouvernement dans l'affaire des infirmières bulgares. Ils font "beaucoup de bruit pour rien": cela les gêne-t-il tellement que, pour la première fois depuis bien longtemps, la France ait un peu redoré son blason, et repris quelques couleurs sur la scène internationale? Qu'on le veuille ou non, le prestige de la France se trouve rehaussé après l'heureux dénouement de cette "affaire", et nul ne s'en plaindra.

              Cela les gêne-t-il tellement aussi que, pour la première fois depuis bien longtemps, la France se "place" pour des contrats juteux en Lybie, où Russes, Etats-Uniens, Britanniques et Allemands nous ont devancé (et s'ils nous critiquent aujourd'hui, c'est souvent par dépit et parce qu'ils auraient souhaité rafler la mise...)? Le PS et François Hollande auraient-ils préféré lancer sur Tripoli une expédition maritime du genre "Rainbow Warrior"?

              Ces cris d'orfraie de ceux qui jouent contre leur Pays nous ramènent à une triste réalité: dans le système républicain, tel que nous le subissons, il arrive toujours et très régulièrement des moments où, pour sauver leur propre existence et leurs propres intérêts, les partis politique doivent compromettre les intérêts du Pays et de l'État. C'est lamentable, c'est minable: c'est l'actuel fonctionnement du régime républicain....

  • Pour l'augmentation des crédits militaires.

                Le Gouvernement annonce une augmentation pour 2008 des crédits de la Justice de 4,5%, après une augmentation de 5,2 en 2007: donc quand on veut, on peut..... Pourquoi ne pas proposer une augmentation des crédits, en faisant passer le budget des Armées à 3%: 2% pour les trois Armes conventionnelles (Terre, Air, Mer) et 1% pour la Dissuasion nucléaire?

                On sait bien que les dépenses militaires, en France, sont un peu à part: en effet, toutes les sommes que le Pays engage pour l'équipement de nos Armées, l'entretien de leurs matériels, la formation et l'entraînement de leurs personnels etc...tout cela profite directement à l'économie nationale car les sommes engagées y sont directement injectées: le Pays s'achète à lui-même, nos dépenses militaires se font -en quelque sorte- en circuit fermé. Cela n'a rien à voir avec une augmentation des dépenses qui se traduirait par des achats à l'importation, qui -eux- alourdiraient notre déficit commercial et grèveraient nos finances.

                Dépenser pour l'Armée, c'est faire tourner la machine économique, la Maison France: cela doit donc, évidemment, être pris en considération dans les calculs des budgets. Car cela crée, maintient ou développe de l'emploi, de la richesse chez nous et se transforme aussitôt en carburant pour notre économie et notre Recherche.

                Et tempère donc d'autant -en le relativisant- le coût des dépenses militaires....