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Défense nationale

  • Reçu de Theatrum belli : Aux limites d'un modèle capacitaire complet… Par le Général de corps d'armée (2S) Alain Bouquin

     

    5 points clés pour comprendre sa réflexion

     

    • L’illusion du "modèle complet" 

    Si la France a évité les impasses majeures (dissuasion, porte-avions, chasse), elle dispose en réalité d'un modèle "échantillonnaire". Derrière la façade, de nombreuses capacités critiques ont été sacrifiées ou réduites à des stocks symboliques.

    • Des trous capacitaires béants

    Des domaines essentiels ont été délaissés faute de crédits, notamment la défense sol-air de courte portée (abandon du système Roland), la guerre électronique (missions SEAD pour le Rafale) et la surveillance radar du champ de bataille.

    • La crise de la "masse" 

    La recherche d'économies a conduit à une réduction drastique des parcs. L'exemple du char Leclerc (passé de 1 400 prévus à 225 en service) et de l'artillerie (77 canons Caesar) illustre l'incapacité actuelle à soutenir un engagement de haute intensité dans la durée.

    • Le poids de l'obsolescence
    Pour maintenir les capacités, l'armée "fait durer" des matériels bien au-delà du raisonnable. Des équipements comme le VAB ou les hélicoptères Gazelle affichent plus de 40 ans de service, générant des surcoûts de maintenance et une protection insuffisante pour le combat moderne.

    • L'urgence de la régénération 

    La LPM 2024-2030 et l'objectif des 3% du PIB ne doivent pas seulement servir à financer les technologies du futur (IA, Cyber). Il est impératif de "réparer" d'abord les carences accumulées depuis 30 ans pour restaurer une cohérence opérationnelle réelle.

  • Reçu de Theatrum belli : L'édio de la semaine, par Stéphane Gaudin

    Pendant trois décennies, la France s’est bercée d’une certitude confortable : celle d’avoir préservé, envers et contre tout, un modèle d’armée complet

    Un luxe que nos voisins européens, pressés d’engranger les fameux « dividendes de la paix », nous enviaient. Pourtant, à l’heure où le fracas des armes résonne à nouveau en Europe et où la haute intensité n’est plus une hypothèse d’école mais une réalité brutale, le vernis craque.

    Dans ce nouvel opus du Cercle Maréchal Foch, le Général de Corps d’armée (2S) Alain Bouquin livre une analyse sans concession sur l’état réel de nos forces. Si les grandes icônes de notre souveraineté - dissuasion, porte-avions, Rafale - sont bien là, le diable se niche dans les « trous de la raquette » accumulés depuis la chute du Mur.

    L’attrition par le vide

    Voici une vérité dérangeante : à force de compromis budgétaires, notre modèle est devenu échantillonnaire. Le Général Bouquin pointe du doigt trois mécanismes de dégradation :

    • Les impasses délibérées : Le sacrifice de capacités critiques comme la défense sol-air de courte portée ou la mission SEAD (destruction des défenses antiaériennes ennemies), laissées au bon vouloir de nos alliés.

    • Le renoncement à la masse : Une armée de « prototypes » où le parc de chars Leclerc a été divisé par trois et où l’artillerie, reine des batailles en Ukraine, a longtemps été réduite à une portion congrue.

    • Le vieillissement héroïque : Des matériels maintenus sous respiration artificielle bien au-delà du raisonnable, du vénérable VAB aux hélicoptères Gazelle, transformant nos casernes en musées roulants et volants.

    Réparer, Régénérer, Réarmer

    Le constat n'est pas un réquisitoire contre le passé - dicté par une situation financière exsangue et un déni de guerre collectif - mais un appel à la lucidité pour l’avenir.

    La Loi de Programmation Militaire (LPM) 2024-2030 et l’ambition d’un effort de défense vers les 3% du PIB ne sont plus des options, mais des impératifs de survie.

     

    Avant de conquérir les nouveaux champs de confrontation (cyber, espace, IA), il nous faut d'abord « réparer » l'outil. Combler les lacunes, reconstituer les stocks, et redonner à la France la masse nécessaire pour peser dans un conflit majeur.

    Face aux ruptures, être prêt ne se décrète pas : cela se finance et s'anticipe. Une lecture indispensable pour comprendre que la remontée en puissance ne fera pas l'économie d'un inventaire de nos fragilités.

  • L’adjudant-chef Arnaud Frion du 7ème bataillon de chasseurs alpins de Varces...

    https://www.cnews.fr/monde/2026-03-13/guerre-en-iran-ce-que-lon-sait-de-la-mort-dun-soldat-francais-lors-dune-attaque-en

     

    Arnaud Frion a été tué dans la nuit de jeudi à ce vendredi, "lors d'une attaque" dans la région d'Erbil, au Kurdistan irakien. Il s'agit du premier mort recensé au sein de l'armée française dans le cadre de la guerre au Moyen-Orient...

    La guerre est lointaine mais se rapproche d'un coup" : l'adjudant-chef  Arnaud Frion était originaire de Roye - ICI

    (ndlr : une regrettable confusion s'est produite ce matin, la photo publiée d'abord étant destinée à illustrer une autre note, qui doit paraître dans une prochaine Revue de presse...)

  • Rheinmetall, bluff ou puissance ? Ou : faut-il avoir peur de l'ogre allemand... (sur OpexNews)

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    En lisant cet article (ndlr : du Financial Time), on ne peut s’empêcher de voir Rheinmetall comme un ogre. Pas au sens moral mais au sens mécanique : une créature industrielle qui grandit à vue d’œil, qui étend ses bras bien au-delà des obus et des blindés, jusqu’aux satellites et aux programmes spatiaux et navals.

    Dans une Allemagne qui veut (un peu) réduire sa dépendance aux États-Unis et reconstituer de la puissance, l’histoire est presque logique : quand l’État cherche de la masse et de la vitesse, il se tourne vers ceux qui promettent d’en fabriquer. Mais il y a un revers, plus discret : à force de vouloir une solution simple, on risque de fabriquer une dépendance nouvelle. Quand un acteur devient la réponse automatique au problème de coordination, l’écosystème respire moins. La concurrence s’érode, la transparence se tend, l’innovation peut se retrouver reléguée et l’on finit par confondre « champion » et « passage obligé ».

    Or la résilience industrielle, ce n’est pas la taille seule : c’est la diversité, les alternatives, la capacité à ne pas tout miser sur un seul pari. Surtout, l’ogre devra se mesurer à la seule chose qui compte vraiment : l’exécution. Des millions d’obus, des usines à bâtir, une chaîne de sous-traitance à étirer sans la casser, des programmes complexes à tenir dans les délais… L’industrie, elle, s’en fiche des objectifs affichés. Ce qu’elle regarde, c’est le concret : des machines qui tournent, des équipes qu’on trouve et qu’on garde, des fournisseurs qui suivent, des pièces qui arrivent, des chaînes qui tiennent la cadence. Et c’est souvent là que les grands discours se font rattraper : au moment de livrer, pas au moment d’annoncer. Au fond, c’est ce qui rend le moment fascinant et un peu inquiétant.

    L’Europe veut se réarmer vite, donc elle concentre. Mais elle veut aussi durer, donc elle devrait multiplier les options. Rheinmetall incarne la tentation du « on s’occupe de tout » comme le dit son PDG. Reste à savoir si cette faim gargantuesque produira des livraisons, ou seulement une accumulation de promesses.

  • L'édito de la semaine de Theatrum belli, par Stéphane Gaudin

    L'aviation de combat traverse une période charnière où les modèles hérités des générations précédentes sont remis en question par les évolutions opérationnelles récentes. Les conflits en Ukraine, au Moyen-Orient et en Asie du Sud révèlent un paysage contrasté qui interroge la pertinence des approches actuelles concernant les avions de 6ᵉ génération.

    Les trois théâtres d'opération récents apportent des enseignements convergents sur l'emploi de l'aviation habitée. 

    En Ukraine, la campagne aérienne russo-ukrainienne constitue le corpus le plus riche pour comprendre les limites modernes. Malgré sa supériorité numérique écrasante, la Russie n'est jamais parvenue à établir une domination aérienne durable. La défense sol-air ukrainienne, devenue mobile, dispersée et renforcée par des systèmes occidentaux, a contraint les plateformes russes à rester à distance et à privilégier des frappes stand-off, c'est-à-dire depuis l'extérieur de la zone couverte par les défenses adverses. Parallèlement, les drones ont progressivement remplacé les raids habités en profondeur, redéfinissant la logique même de la projection aérienne en environnement contesté.

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  • CAMERONE !

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    Il y a 162 ans, le 30 avril 1863 à Camerone...

     62 légionnaires du capitaine Danjou résistèrent jusqu’au bout face à 2.000 Mexicains. La vie plutôt que le courage les abandonna. Hommage aux héros de la Légion étrangère.

    Français par le sang versé.

    Honneur et fidélité.

  • L'article de La Tribune (sur l'Hélicoptère NH90, entre autres sujets...)

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    LA TRIBUNE - Airbus a annoncé des difficultés pour les livraisons des avions commerciaux. Est-ce que ces difficultés mettent sur Airbus Helicopters une pression supplémentaire pour tenir ses objectifs financiers de 2024 ? Estimez-vous possible de maintenir une profitabilité au-dessus de 10 % comme c'est le cas jusqu'ici ?
    BRUNO EVEN : Non, je n'ai pas une pression supplémentaire. J'ai comme philosophie de toujours tout faire pour tenir les engagements que je prends. Donc évidemment, c'est notre objectif. Nous avons démontré ces dernières années qu'Airbus Helicopters était sur un marché qui pouvait délivrer des perspectives de croissance profitable. Pour 2024, je vise les objectifs annoncés et, pour les années à venir, je confirme cette trajectoire. Ce qui ne veut pas dire que c'est un long fleuve tranquille. Mais, notre rôle est de contribuer à la performance globale du groupe et de se donner les moyens de continuer à investir dans les hélicoptères, notamment dans l'innovation.

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  • La France réaffirme son rang de première puissance militaire européenne, par Ludo­vic Lavaucelle.

    « Il y a des décen­nies où rien ne se passe ; et il y a des semaines où des décen­nies se pro­duisent » aurait dit Lénine. La der­nière semaine de sep­tembre fai­sait par­tie de ces der­nières, selon Aris Rous­si­nos, ancien repor­ter de guerre grec pour le jour­nal en ligne Unherd (voir l’article en lien ci-des­sous). L’annonce d’un pacte de défense fran­co-grec fin sep­tembre, assor­ti d’un contrat d’achats de trois fré­gates de défense et d’intervention (FDI) plus une en option (pour près de 3 mil­liards d’euros), illustre la rapide évo­lu­tion du théâtre sécu­ri­taire en Europe.

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  • Rassembler ses forces, par La RÉDACTION de L’ASAF.

    Régu­liè­re­ment nous avons pris l’habitude de publier les réflexions de l’ASAF, l’association de sou­tien à l’armée fran­çaise, sur les ques­tions géos­tra­té­giques évo­quées du seul point de vue de l’intérêt de la France. L’armée rom­pue aux opé­ra­tions exté­rieures et aux repré­sen­ta­tions mili­taires par­tout dans le monde est bien pla­cée pour nous pré­sen­ter ses propres ana­lyses. (NDLR)

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  • Mort accidentelle d’un soldat français de l’opération Barkhane au Mali.

    © Chef d'Etat major des armées Adrien Quélin mécanicien de la Force Barkhane « effectuait une opération de maintenance sur un camion » quand il a été grièvement blessé par « la bascule de la cabine » du véhicule, précise l’Armée.

    Il était engagé dans l’opération Barkhane au Mali. Le soldat Adrien Quélin est mort mardi dans un accident, annonce ce mercredi matin le chef d’Etat major des armées.

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  • Sur Valeurs Actuelles, OBONO, armée, MACRON : la VÉRITÉ sur Édouard Philippe.


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  • Sur C News, face à l'info du 06/10/21.

  • SOUS-MARIN : Rebondir après la gifle anglo-saxonne.

    La gifle pourrait fonctionner comme une heureuse piqûre de rappel pour les dirigeants français, les invitant à arrêter de rêver, pour prendre les réalités internationales telles qu’elles sont.

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  • Mourir pour Taïwan ?, par Antoine de Lacoste.

    La Chine est à la mode. Tous les géopolitologues, stratèges, généraux en retraite ou en activité planchent sur le sujet d’actualité : la Chine sera-t-elle la cause de la troisième guerre mondiale ? Et de prédire : « si le feu prend, c’est Taïwan qui en sera l’allumette ».

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  • Sur Valeurs Actuelles, Maxime BLASCO : le PANACHE français (avec Marie-Estelle Dupont et JB Giraud).

    Cette semaine nous revenons sur la victoire de Yannick Jadot aux primaires d'EELV, sur la mort au feu de Maxime Blasco, également sur les consultations chez le psy remboursés qui ne sont pas forcément une bonne idée ni bon signe avec la psychologue Marie-Estelle Dupont, et enfin pourquoi le prix du gaz s'apprête à grimper dans les prochains jours.