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LAFAUTEAROUSSEAU - Page 2035

  • A propos d'un éventuel Service Civique : 1/2 : le "contre"....

              On nous demande ce que nous pensons du Service Civique, si nous sommes "pour", ou "contre", et pour quelles raisons. Allons-y....

              La vérité est que nous y sommes franchement opposés, surtout lorsqu'on se rappelle dans quelles circonstances historiques la conscription s'est généralisée en France. Et pourtant, on pourrait être plutôt favorable à une certaine forme de Service civique si....

              Tout cela peut paraître surprenant, et un peu obscur, formulé ainsi : tâchons donc, pour ne pas faire trop long, de répondre en quatre temps, quatre réflexions....

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  • La messe en latin, l'arbre qui cache la forêt (2)...

              ...Ils nous fatiguent à longueur de journée avec leur soi-disant "respect de l'autre", de la diversité et de toutes les diversités (la "différence" étant promue une des valeurs suprêmes...) pourvu que ce ne soit pas celle de la Tradition: ils respectent n'importe qui et n'importe quoi, du Vaudou à l'objection de conscience en passant par l'incontournable "évolution des moeurs" (?!), mais pas la riche et grande tradition de l'Église; ils aiment tout -absolument tout- et tout le monde -absolument tout le monde- sauf l'Héritage de l'Église et ceux qui l'aiment; ils raisonnent et ils fonctionnent comme de parfaits petits révolutionnaires -dont ils sont les équivalents dans le domaine religieux....-: eux seuls savent tout, eux seuls détiennent "la" vérité; leur rôle historique, à eux le petit groupe des meneurs, est de guider l'immense foule qui ne sait rien et qui ne comprend rien; et le rôle historique de tous les autres est de se taire et de faire ce qu'ils disent... 

              Et, de fait, il est bien là le fond du problème, et il n'est que là: il ne s'agit pas du tout, pour les restes du "parti progressiste" de la messe en latin, dont ils se contrefichent comme d'une guigne. Il s'agit de maintenir leur pouvoir sur l'espèce de nouveau visage qu'ils ont en parti réussi à donner à cette sorte de "nouvelle église", issue du Concile Vatican II; et cela non par la volonté du Concile mais par leurs manoeuvres et le coup de force de leurs aînés, en 1965 et à partir de 1965.... On se souvient que le tout premier acte de Jean Paul II fut de se rendre au Mexique, pour désamorcer une bombe prête à exploser: ce fut le premier acte de sa longue lutte -longue, obstinée et finalement victorieuse, mais au prix de quels efforts!...- pour marginaliser et dévitaliser la théologie de la libération.

              Depuis cette date, Jean Paul II, et aujourd'hui Benoit XVI, n'ont eu de cesse de redresser la barre; de retrouver les intuitions vraies du Concile, dont nul ne remet en cause la nécessité et l'autorité, mais en le débarrassant de toutes les scories ajoutées et imposées par ceux qui avaient autre chose en tête et en vue que le simple gouvernement de l'Église et la simple évangélisation (pour faire court, le Concile ne doit plus être une sorte d'absolu au nom duquel n'importe quelle commission, n'importe quelle tendance ou sensibilité peut dire et faire n'importe quoi; il doit être -conformément à la grande tradition et à la grande discipline de l'Église- interprété justement à la lumière de la Tradition et des deux mille ans d'Église...).

              Le "rétablissement" du respect dû à ce que l'on appelle couramment "le rite de Saint Pie V", et en abrégé "la messe en latin", peut donc être perçu simplement dans son aspect formel, extérieur: il ne s'agirait alors "que" d'un début de ré-enrichissement liturgique, intelligent et normal, après une période d'appauvrissement incompréhensible et suicidaire, à laquelle les autorités vaticanes souhaitent légitimement mettre fin; ce ne serait déjà pas si mal.... mais il est en réalité d'une tout autre ampleur car il est quelque chose qui dépasse donc en fait -et de très loin- un simple problème de rite ou de forme extérieure: il remet en cause une partie de ce qui s'est fait dans l'Église depuis 1965, et il se fixe comme objectif de clôturer une époque, un cycle de crises et de divisions, dues à des chois erronés: et les derniers tenants de ces chois erronés freinent des quatre fers....   

  • Encourageant et prometteur ?...

              François d'Orcival, dans Le Figaro Magazine du 30 juin, rapporte un mot de Nicolas Sarkozy: "Ma seule idéologie, c'est le pragmatisme".

             La formule est sympathique et prometteuse, pour peu, bien sûr, que les faits, et la politique menée, la confirment: après les douze années de Chirac, qui s'est voulu le "gardien du temple" de la religion républicaine, allons-nous assister pour de bon à une vraie rupture, à "la" vraie rupture: une tête de l'État qui répudierait la conception républicaine idéologique -et sectaire- de la France; et qui renouerait au contraire avec la vision traditionnelle de ses mille ans d'Histoire et de ses deux mille ans d'héritage chrétien (d'ailleurs évoqués plusieurs fois lors de la campagne électorale...) ?

             Gardons-nous, certes,  des illusions, et gardons-nous de prendre nos désirs pour des réalités; mais gardons nous aussi de ne pas voir ou de ne pas savoir interpreter de possibles signes: il en est des idéologies comme des virus et des épidémies, qui finissent toujours par faiblir et disparaître.

             Seul l'avenir, bien sûr, dira ce qu'il en est finalement, mais on peut noter certaines inflexions, certains changements dans les discours officiels; et il n'est pas interdit de penser que les conséquences qui pourraient en découler pourraient réserver d'heureuses surprises...

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    Un candidat au Mont Saint Michel....
  • La messe en latin, l'arbre qui cache la forêt (1)...

              Benoit XVI libéralise l'usage de la messe en latin, et une partie de l'épiscopat français "s'inquiète": on croit rêver! de quoi s'inquiètent-ils donc, ces évêques, et de quoi ont-ils peur? Et d'abord, de quoi s'agit-il, au juste? En réalité, on est en présence des ultimes soubresauts de ce qu'il reste, en France, du "parti progressiste": en 1965, à la faveur du Concile Vatican II, ce "parti" a essayé de prendre le pouvoir dans l'Église de France, en faisant "du passé table rase", et en tâchant d'imposer au Concile et à l'Église Universelle une orientation autre que celle qui était prévue au départ. A l'époque, la croyance quasi religieuse et quasi mystique dans la "religion marxiste" et la "foi communiste" était encore extrêmement fortes; et ceux qui, dans l'Église, étaient soit résignés soit carrément acquis à ces "idéaux" (voyez la théologie de la libération, en Amérique du Sud...) ont tâché de profiter des tensions internes et externes auxquelles était confrontée l'Église pour essayer d'imposer leur point de vue; et ils l'on fait avec leurs méthodes, plus proches du totalitarisme et de "l'agit prop" que de la charité chrétienne!...

              On a ainsi vu l'adaptation, souhaitable et indispensable, a de nouvelles réalités se transformer en une entreprise de démolition sans précédent; un Concile, au départ bienvenu, être transformé et détourné de ses intuitions originelles, pour aboutir à une remise en cause ahurissante et destabilisante de la plupart des fondements mêmes de l'institution ecclésiale; et au bout du compte à un appauvrissement désolant de toutes les formes extérieures du culte et de la liturgie; très loin d'être la seule, ni même la principale, explication de la crise de l'Église ces dernières années (au moins en France et dans les pays plus développés...) cette "époque historique" mouvementée du Concile et de l'après concile est néanmoins une des explications -parmi d'autres bien plus importantes: nous y reviendrons....- de l'affaiblissement de l'institution ecclésiale.

              Dans ce contexte -trop rapidement évoqué mais là aussi, nous y reviendrons....- quoi de plus naturel pour Jean Paul II hier et pour Benoit XVI aujourd'hui que de tout faire pour "remonter la pente", clore une période dans ce qu'elle a de douloureux et d'infécond, remettre l'Église en ordre de marche et sur la voie de la nouvelle évangélisation? Eh bien non! c'est trop, et c'en est trop pour les idéologues sectaires, recuits dans leur conformisme dogmatique, coupés du réel par leur oeillères idéologiques, arc-boutés sur leurs vieilleries intellectuelles périmées, et qui ont très mal vieillis: ils sont l'équivalent, dans leur genre, des soixante-huitards attardés qui refusent obstinément de voir que tout a changé autour d'eux, sauf eux et leurs préjugés! Il n'y a qu'une façon de voir les choses, qu'une façon de faire, qu'une façon de prier: la leur! celle qu'ils édictent! et nul n'a le droit de penser, de faire, de prier autrement!.....     (à suivre...)

  • D'un "TSS" l'autre...

              Ainsi donc, le Parti Socialiste est passé du 'Tout sauf Sarkozy" au "Tout sauf Ségolène"...

              Dans les deux cas, un Parti qui en est réduit à cette formulation de "tout sauf..." est un parti aux abois, qui n'a pas grand'chose -voire rien du tout- à proposer, et qui se condamne lui-même, en étalant et en reconnaissant son vide intellectuel aux yeux de tous; il ne propose plus rien, il ne suscite plus aucun enthousiasme, il se contente de tâcher d'aller de ce qu'il croit être un moindre mal à un autre moindre mal: ce n'est pas très reluisant...

              Quant à la principale intéressée, elle confirme qu'elle est bien et pleinement socialiste: en effet, comme tout socialiste qui se respecte, elle refuse absolument d'être responsable ou coupable de quoi que ce soit; c'est la faute des autres, tout est toujours de la faute des autres: de Sarkozy bien sûr, mais aussi des machos, des éléphants, du PS...

               Bref c'est la faute de tout le monde, sauf d'elle; tout le monde l'a trahi, attaquée, desservie, mais, elle, elle n'a rien a se reprocher: esprit et attitude typiquement PS, perinde ac cadaver...

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  • Peut-on aider le Darfour?....

              S'il s'agit du domaine des souhaits et des voeux pieux, oui bien sûr, on peut avoir envie d'aider le Darfour;. Mais concrètement, peut-on vraiment agir sur les causes profondes, les raisons essentielles de cette tragédie ? En fait ne pose-t-elle pas un problème que tout le monde refuse de voir et de nommer: la soif de pouvoir, de puissance, de domination et d'expansionnisme tous azimuts de certains dirigeants musulmans, idéologues et dogmatiques à l'extrême ? Nous parlons bien de "certains dirigeants" car, surtout en Afrique noire, de nombreuses populations musulmanes, et leurs responsables politiques ou religieux, vivent un Islam non agressif: la dureté et la méchanceté de certains autres responsables -soi disant présidents mais vrais dictateurs, comme au Soudan par exemple- n'en est que plus évidente: c'est elle qu'il faut condamner au départ, avant de s'occuper des conséquences logiques de cette mentalité, de la terreur, de la tyrannie et de l'oppression que font régner ces dirigeants; c'est en les nommant d'abord, en les désignant et en les condamnant; puis en usant contre eux de toutes les armes et pressions possibles (politiques, diplomatiques, économiques: embargos etc...) que l'on commencera à agir sur la tragédie elle-même, qui n'est qu'une conséquence: pourquoi Bernard Henry Lévy n'en parle-t-il jamais ?

              Et si la toute première des choses à faire pour sauver le Darfour était, par exemple, de "casser" le Soudan afin de libérer les populations du sud, très majoritairement animistes et chrétiennes, noires de surcroît, qui n'ont rien à voir avec les tribus arabes musulmanes du nord qui les exploitent, les asservissent et les martyrisent ? On ferait d'une pierre deux coups, car cette séparation, qui permettrait au Sud Soudan -lointain héritier de la Nubie antique- d'accéder à l'indépendance et de voir la fin de son calvaire, affaiblirait par ailleurs d'autant les "semeurs de mort" du nord, leur retirerait une partie de ce pouvoir dont ils usent si mal, et pour persécuter aussi une partie de leur propre population, ce qui est le cas du Darfour, région musulmane de l'Ouest. On a bien laissé, en Europe, la Tchéquie se séparer de la Slovaquie, uniquement pour une incompatibilité d'humeur! entre ces deux nations slaves, européennes, de race blanche et de religion chrétienne, les différences étaient radicalement incomparables avec ce que nous voyons au Soudan: on leur a pourtant permis de se séparer, et tout le monde y trouve son compte: n'est-ce pas ce qu'il conviendrait de faire au Soudan dans un premier temps ?

              Quand au Darfour proprement dit, il ne faut pas se leurrer, ni tomber dans l'angélisme: ce serait très bien de pouvoir aider les populations qui souffrent, et si on peut le faire on doit le faire; mais il y a des limites à tout, y compris à la générosité: il faut cesser de croire et de faire croire qu'on peut et qu'on pourra aider, toujours et partout, tous ceux qui souffrent: c'est dur à dire mais c'est malheureusement ainsi; on n'a, par exemple, jamais rien fait pendant les 50 ans de bolchevisme pour les populations exterminées par le communisme en Russie; ni pour celles de "derrière le rideau de fer" abandonnées aux monstres sanglants que furent Ceaucescu et les complices de "l'ordre communiste" (!)...Ne faut-il pas cesser de faire de l'humanitaire une gesticulation qui remplace la vraie politique: une vraie politique qui consisterait d'abord dans une claire vision des choses, une pleine compréhension des problèmes; qui consisterait à poser les vraies questions, à lancer les vraies accusations, à nommer les vrais responsables: on quitterait le domaine des mots et des mondanités "bernard-henry-lévyennes" mais on y gagnerait en courage vrai, en efficacité tangible, en action concrète; on retrouverait la politique au sens fort et vrai; on "agirait" enfin, au lieu de palabrer sans fin, et sans intérêt.....

  • Main tendue à Bobigny: quel(s) résultat(s)?...

              Pour l'un de ses tous premiers discours ès-qualitès, Rachida DATI avait choisi Bobigny. Pour tâcher de "recoller les morceaux" après que Nicolas Sarkozy ait nommément mis en cause les magistrats de Bobigny, les taxant de "laxisme"? Quoi qu'il en soit, le ton du discours fut très courtois, plus même: en langage très familier on pourrait presque appeler cela "passer la brosse"...C'est peut-être normal, au moment de prendre ses fonctions, de tendre la main et de se montrer ouvert et plein(e) de bonne volonté. Mais c'est la réaction immédiate d'un membre de l'Union Syndicale de la Magistrature qui fut révélatrice: bien loin de se montrer positif et constructif, et de répondre ainsi à la main tendue par la toute nouvelle ministre, le préposé-à-la-réaction de l'USM se montra très dogmatique; il distingua "la forme et le fond" et, s'il admit les éloges flatteurs, se hâta de rappeler qu'on avait souvent promis et peu tenu auparavant; qu'il fallait "plus de moyens" et "une vraie politique sur la durée"...: toutes choses justes et acceptables d'ailleurs, sauf que le ton était à l'opposé de celui de la ministre; c'était plutôt: "donnez nous de l'argent (beaucoup d'argent...) et ne mettez surtout pas votre nez dans "nos" (?) affaires"; à la main tendue, d'un côté, répondait la porte fermée de l'autre, arrogance et revendication en plus (remarquons d'ailleurs que l'on commence à sentir ce "climat" de réticence, voire d'hostilité, dans d'autres secteurs: Universités, Transports...,ce qui nous annonce probablement des "luttes" -comme ils disent- de ceux qui n'acceptent pas leur défaite dans les urnes...).

    Cette sorte d'incompréhension et d'incompatibilité pratique entre la ministre -pleine de bonne volonté- et le syndicaliste -plutôt borné, voire buté- montre bien, une fois de plus, que ce n'est pas avec des mamours et des risettes que l'on amadouera les syndicats politisés et idéologues: c'est en leur opposant frontalement des arguments valables et de bon sens: entre autre que les magistrats eux-même ne sont pas au-dessus des lois;  qu'on peut leur demander des comptes, et que, s'ils se trompent, ils sont des justiciables comme les autres, et ils doivent être sanctionnés. Or, persuadés qu'ils sont de leur supériorité, et auto-proclamés détenteurs permanents et inamovibles de toute vérité sur tout sujet, les représentants de la bonne conscience -engagés à gauche le plus souvent, voire à l'extrême gauche- sont devenus sourds au bon sens: ils sont trop politisés, trop idéologues; ils ne voient plus le monde vrai des "vrais gens" car ils ne le regardent plus qu'à travers leurs lunettes de dogmatiques et le prisme déformant de leurs préjugés...Ils sont devenus imperméables aux suggestions et réfractaires aux conseils: que peuvent sur eux les amabilités et les précautions -par ailleurs naturelles, répétons-le...- que prend à leur égard un nouveau ministre? Rachida DATI a bien fait de commencer en tendant la main, mais la fermeté devra suivre tôt ou tard: comme on le disait déjà au Moyen-Age:                                                         

    "Oignez vilain: il vous poindra;

     Poignez vilain: il vous oindra!"

  • Le summum de l'immoralité?...

              On se souvient de la colère feinte et forcée de Ségolène Royal lors de son débat télévisé avec Nicolas Sarkozy, juste avant le premier tour de l'élection présidentielle: dans ce qui se voulait une sorte d'éclat, mais qui était manifestement préparé à l'avance, qui sonnait faux et qui fut "sur-joué", Sarkozy se vit accusé d'être "immoral" et d'atteindre "le summum de l'immoralité": excusez du peu ! le temps d'une tirade de mauvais goût et de mauvaise foi -qui du reste, de l'avis unanime, l'a desservi...- Ségolène devint, ou du moins crut devenir, une sorte de Dieu le Père (pardon, de Déesse la mère...), faisant le Jugement Dernier le jour du "Dies Irae"; et décrétant souverainement, et bien sûr sans appel, qui était et où était le mal ("lui"...) et le bien ("elle"...bien sûr!). 

              Or voilà que, quelques semaines à peine s'étant écoulées, Madame Royal "tombe le masque", en quelque sorte, et nous asséne tout de go qu'elle a défendu au moins deux idées dans son "pacte présidentiel" qui n'étaient pas les siennes! auxquelles elle ne croyait pas! (sic!), tout simplement parce que ces idées n'étaient pas crédibles! (re-sic) (ces deux idées étant le Smic à 1.500 euros et la généralisation des 35 heures). La gauche réagit sèchement: pour Claude Bartolone (courant Fabius), Ségolène Royal est tout simplement un danger pour le PS ! Jean-Luc Mélanchon l'accuse de "duplicité" et de "provocation" et parle d'or: si réellement, dit-il, Ségolène Royal pensait que ces mesures n'étaient pas crédibles, pourquoi les a-t-elle défendues ? Le député communiste JP Brard, qui a pourtant soutenu à fond Ségolène..., a le sentiment d'avoir été trompé: bref, "ca barde" à gauche, et ce n'est probablement pas fini...

              Mais là n'est pas l'essentiel pour nous: laissons la gauche à ses lamentations et à ses convulsions d'après-défaite, et réfléchissons quelques instants à cette déclaration et à ce qu'elle signifie: les candidats ont-ils tous les droits et peuvent-ils tout se permettre ? est-il normal, est-il acceptable, qu'un(e) candidat(e) "tente le coup" et essaye de se faire élire à tout prix, fût-ce en mentant ? (car c'est bien ce qu'a fait Madame Royal, en proposant au moins deux mesures -et pas n'importe lesquelles, en importance- dont elle savait pertinemment qu'elles ne seraient pas applicables...). Et si on cherche à défendre Madame Royal à tout prix, si on ne pense pas que ce soit un mensonge, alors ce ne peut être que de la légèreté et de l'approximation, qui à ce niveau là s'appellent de l'incompétence: ce n'est guère mieux ! Ou, troisième et dernière hypothèse possible, si ce n'est ni du mensonge, ni de l'incompétence, ce ne peut plus être que de la faiblesse: ne pas arbitrer, ne pas être capable de "faire un choix", alors que précisément "gouverner c'est choisir"....

              On voit bien que, de quelque façon qu'on aborde le sujet, les conclusions sont toujours défavorables à Ségolène Royal. Et pourtant, inconscience ou mépris souverain des autres, celle-ci annonce, presque dans la foulée, qu'elle sera très probablement candidate en 2012 !: "J'ai envie de continuer !" dit-elle: mais de continuer à quoi? à mentir effrontément? à étaler au grand jour son incompétence? sa faiblesse? Tout cela par simple ambition personnelle ? Et s'il était là, en réalité; et s'il était de son fait "le summum de l'immoralité" dont elle a cru, un jour, pouvoir accuser son concurrent ?.... 

  • Il vaut mieux entendre ça...

                                          affaire borrel.JPG   ....que d'être sourd ! La justice française "n'est plus indépendante", estime -offensé !- Djama Souleiman procureur général de Djibouti, à propos de "l'affaire Borrel".

              Le propos prête à sourire, et vaut son pesant d'or, venant d'un régime que l'on ne peut qualifier ni d'angélique ni de transparent; et qui a tout fait pour entraver la justice. Mais on ne peut oublier qu'il s'agit d'un assassinat, longtemps nié, et camouflé en suicide par un régime corrompu, avec le soutien, curieux et permanent, des autorités françaises et de l'ex président Chirac.

              Sans entrer dans les méandres d'une affaire très compliquée, on ne peut que se réjouir de voir la veuve du Juge reçue à l'Elysée, et l'affaire requalifiée en "affaire criminelle". Madame Borrel déclare que cette nouvelle approche des faits l'a réconciliée avec son pays: espérons que la "rupture", souvent revendiquée, et que l'on voit se dessiner heureusement à propos du Juge Borrel, s'appliquera de la même manière dans de nombreux autres domaines...

    (lire: "Mon mari, juge, assasiné", Flammarion, 384 pages, 21 euros).

  • Que sont nos banlieues devenues ?...

              C'est un article du Figaro Magazine du I6 juin 2007; on ne sait pas trop ce qu'on peut dire après l'avoir lu: ahurissant ? terrifiant ? Laissons d'abord la parole à l'auteur du-dit article: sous le titre: "Seine Saint-Denis: Guerre des dealers dans une cité interdite" voici ses premières lignes: "Depuis longtemps déjà, ce qu'on appelle l'ordre républicain ne parvient plus à s'imposer au Clos Saint-Lazare. Trafic de drogue et exécutions sommaires constituent l'ordinaire de cette cité de Stains qui préoccupe les autorités mais dont les drames semblent se jouer à huis clos."  Ce qui "pose problème" -comme on dit dans le jargon...- vient après; l'auteur décrit une scène tout à fait ordinaire et habituelle, d'un jour tout à fait ordinaire et habituel, avec des gens qui agissent d'une façon tout à fait ordinaire et habituelle: "...Seul, le jeune homme fait face au tueur qui dissimule à peine son visage sous une capuche.....; le pied sur la tête de Sory, l'homme de Touré achève sa victime à bout portant devant la porte de son immeuble. Sa mère, depuis la fenêtre de son appartement, assiste impuissante à la scène. Entend claquer les quatre détonations. L'assassin regagne l'Audi volée stationnée sur le parking du MacDo."

              Vous avez bien lu: tout se passe en plein jour, devant tout le monde; on ne se précipite pas, on regagne lentement sa voiture; on ne cache pas son visage! C'est beau la France républicaine ! Il n'y a pas lieu d'épiloguer. Une telle situation est indigne d'un grand pays moderne. Un système qui tolère de telles choses se discrédite et se disqualifie. Surtout s'il est l'héritier de ceux qui ont fait la révolution (en faisant au passage 800.000 morts) en promettant qu'on allait voir ce qu'on allait voir: on voit! la sécurité des biens et des personnes est le premier devoir de tout Etat normal dans toute société normalement constituée; si l'état républicain laisse faire ce que relate "Le Figaro" c'est soit qu'il ne veut pas soit qu'il ne peut pas intervenir; nous sommes fondés à demander des comptes; qu'a-t-on fait de nos banlieues ? qu'a-t-on fait de la France ?

              La situation que décrit "Le Figaro" n'est pas ce que nous voulons. Nous voulons que l'on débarrasse la France de ces voyous, de ces assassins, de ces Mafieux; il est impossible que la police ne les connaisse pas; qu'on les arrête, qu'on les déchoie d'une nationalité "de plastique" qu'on leur a follement octroyée et dont ils ne sont pas dignes; et qu'on les bannisse pour toujours, avec création d'un fichier central ayant pour objet d'empêcher leur éventuel retour en France. C'est ce que nous appelons "la règle des trois tiers", seule façon raisonnable et crédible pour sortir la France de l'impasse mortelle dans laquelle l'a enfermée la république: nous ne voulons pas que, comme la gangrène, ce qui se passe dans les banlieues soit demain la norme généralisée partout.....    

              L'article du Figaro n'est pas terminé: un mois après ("la sentence de la rue s'abat plus vite que celle de la justice", note l'auteur) l'assasin est à son tour assassiné; vengeance somme toute "normale"? si l'on veut, sauf que c'est avec "un Famas ou une Kalachnikov. En tout cas une arme de guerre". On voit d'ailleurs en bas de page, pour illustrer l'article, une petite photo ainsi légendée: "Des jeunes de Stains exhibent sur internet des Mat 49, armes de guerre. La police a ouvert une enquête."  On croit toujours rêver, et on se demande toujours si on a bien lu, si on parle bien de la France. Mais oui, c'est bien la France, notre France, du moins ce que le système l'a laissé devenir!....Mais il reste encore deux surprises à découvrir; d'abord ceci: "En septembre 2006, un revendeur de 28 ans interpellé par les stups reconnaissait gagner 1700 euros par jour. Son "chef", qui dispose de plus d'un employé sous sa coupe, n'a que 20 ans."

              Suivent quelques chiffres montrant les profits énormes que les différentes Mafias réalisent: 18.000 euros par jour pour le trafic de drogue; 4600 euros par mois pour un simple guetteur! Quand cessera-t-on de mentir aux Français et de travestir la réalité? Bien sûr qu'il y a des gens honnêtes parmi tous les immigrés: ils sont probablement même la majorité; mais à côté d'eux, la folle insouciance de nos dirigeants a permis à d'authentiques voyous d'installer leurs trafics; à des Mafias ultra violentes de pousser des racines profondes; voilà -à côté de gens très honnêtes- les nouveaux venus qu'on nous a présenté comme "une chance pour la France"; que l'on a laissé s'installer chez nous sous couvert d'une soi disant "immigration-dont-l'économie-française-a-besoin"; et parce-que ces "jeunes", ces immigrés "font-le-travail-que-les-français-ne-veulent-plus-faire".

              Dernière surprise à découvrir dans et grâce à cet article: c'est en quelque sorte "la cerise sur le gâteau" ! il s'agit -et nous terminerons par là- du rôle que jouent les responsables locaux: l'auteur de l'article cite un passage qui pourrait être hilarant s'il ne posait un vrai problème de fond; jugez-en: des documents municipaux vantent en ces termes la réussite de la réhabilitation du grand ensemble de Stains où se passent ces joyeusetés: "La création d'une nouvelle domanialité par le redécoupage du quartier en plusieurs îlots et la résidentialisation des bâtiments d'habitation..." On voit bien par tout ce qui précède qu'on est là dans le mensonge caractérisé; de deux choses l'une: ou bien la mairie, et plus généralement les autres responsables (département, région...) ne savent pas ce qui se passe à Stains; dans ce cas tous ces messieurs doivent démissionner d'urgence pour cause d'incompétence caractérisée, et souscrire un abonnement d'un an -minimum- au "Figaro Magazine"; ou bien ils savent ce qui se passe à Stains; et dans ce cas.....                  

  • Droit du sol et Royauté...

              Il est amusant de voir comment certains, à gauche et à l'extrême-gauche, font un usage immodéré et presqu'incantatoire, de l'expression "le droit du sol". On en étonnerait plus d'un, chez les trotskistes par exemple, si on leur rappelait cette évidence historique: ce sont les Rois de France -horresco referens...- qui ont inventé le droit du sol; ou, pour être plus juste et plus précis, qui l'ont expérimenté et mis en pratique les premiers dans notre Histoire. Mais, à l'inverse des trotskistes d'aujourd'hui, qui en ont une vision idéologique et qui en font un instrument dans leur entreprise de démolition de tout ce qui rattache la France à ses origines, les Rois avaient une vision pragmatique et empirique du droit du sol, et ils mettaient cette vision au service de la construction de la France: la différence est radicale et essentielle...

              Au fond, qu'est-ce que c'est un Roi de France? C'est un collectionneur. Là où d'autres collectionnent des meubles ou des tableaux ou des objets précieux, lui collectionne des Provinces, et de l'ensemble de sa collection il fait, peu à peu, la France; et, chaque fois qu'il rattache une Province nouvelle à "l'ensemble France" -incomplet mais déjà existant- le même problème se re-pose: il est bien obligé de prendre la Province dans l'état où elle est au moment du rattachement; de "prendre" tous les habitants qui s'y trouvent: il ne peut pas choisir une partie seulement de la population, ni en rejeter une autre: là est l'origine historique du "droit du sol", une idée et une pratique fort ancienne chez nous et -n'en déplaise aux trotskistes- fort "royale" (eh oui!...). Mais, redisons-le, il s'agissait uniquement d'être réaliste lors du rattachement de la Bretagne, de l'Alsace, de  la Provence...Il s'agissait, pendant quelques décennies, de donner "un temps" à la nouvelle Province pour s'intégrer, se fondre dans l'ensemble, jusqu'au moment où elle en devenait à son tour, pleinement, un membre essentiel et constitutif.

              Rien de tout cela, bien sûr, chez nos trotskistes d'aujourd'hui: les mots sont bien les mêmes ("droit du sol") mais seule l'enveloppe extérieure reste: l'intérieur est tout changé. Il ne s'agit plus maintenant que d'une escroquerie morale; l'esprit révolutionnaire est passé par là, et ce qui était positivement mis au service de la construction de la Nation Française est devenue une folle et pernicieuse utopie, mise au service de la démolition de cette même Nation Française; le "droit du sol", totalement perverti, n'est plus qu'une sorte d'alibi permettant aux trotskistes et aux révolutionnaires d'imposer une immigration massive; et, avec elle et par elle (entre autres, car l'immigration n'est pas le seul moyen  pour les révolutionnaires de couper la France de ses racines...) la dissolution et la dilution de notre Héritage: c'est ce mauvais coup qu'il faut dénoncer....

     

  • Versailles retrouvé ?...

                                                        8c9304dc8e57f6e3e617dace15e9d1e5.jpgLa Galerie des Glaces est restaurée, après trois années d'un long et magnifique travail: merci au groupe Vinci (qui a tout de même offert 12 millions d'euros...); bravo aux artisans, et à leurs entreprises spécialisées: elles viennent une fois de plus de montrer -et de quelle manière !- que le savoir-faire est bien l'une des formes du Savoir: l'une des plus belles, des plus hautes, des plus nobles.

               Ainsi Versailles, cette sorte de "royale beauté, unique au monde" dont parle Madame de Sévigné, reprend-il quelques couleurs: on regrettera seulement que, par la volonté expresse de la Révolution, le Château ait été dépouillé d'environ 90% de ce qu'il contenait le jour où Louis XVI le quitta, pour s'en aller vers son destin.... 

                         A Versailles, mais aussi dans toute la France, la Révolution a commis un double crime: contre la France et son héritage, mais aussi contre l'humanité, car l'Art, la Beauté appartiennent à tous....

                         Réjouissons-nous donc d'un évènement heureux: la restitution dans sa splendeur initiale de la Galerie des Glaces; mais sachons aussi pointer la barbarie et la folie destructrice (mais c'est une autre histoire...) de cette époque funeste, qui a pratiqué -et sur une grande échelle- le programme insensé: Du passé, faisons table rase !...

  • Max Gallo, nouvel immortel...

              L'élection de Max Gallo à l'Académie est bien méritée, "pour l'ensemble de son oeuvre" selon la formule consacrée.

              Nous en sommes sincèrement heureux pour lui, car l'homme est sympathique; et aussi pour l'Académie, qui continue ainsi d'accueillir en son sein des gens de qualité, qui veulent réfléchir et penser, et qui savent aussi écrire: elle reste ainsi fidèle à son rôle... 

              Un autre élément, plus politique, se mêle à notre contentement après cette élection:  Max Gallo est un esprit libre, qui a eu et qui a encore le courage des remises en questions. Tel un Furet ou un Camus, il a démarré fort loin de nous, au Parti Communiste, mais l'amour de la France prime tout chez lui. "Fier d'être français" n'est-il pas le titre d'un de ses derniers ouvrages ?

              Cela nous promet encore, peut-être, certaines surprises, dans l'évolution intellectuelle de cette personnalité attachante, qui nous est de plus en plus proche....

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  • Ségolène Feydeau et François Courteline...

              On n'en est même plus au niveau zéro de la politique: le PS de Ségolène et François c'est un bathyscaphe, c'est le Titanic ! Profondeur: quatre mille mètres ! Même les membres du parti sont exaspérés: Manuel Valls n'a pas mâché ses mots pour dire ce qu'il pensait des démêlés tragi-comiques du maintenant ex-couple Royal-Hollande...

              Il est certain que le dernier avatar de ce duo -qui se sera plus apparenté à une étoile filante qu'à autre chose- tient plus de Feydeau ou de Courteline que de la Politique avec une majuscule !

              Passée de l'obscurité de ses débuts, quand elle n'était qu'une simple collaboratrice de Mitterand, à une certaine notoriété en tant que présidente de Région, Ségolène Royal a largement déçu pendant sa campagne -avec ses bourdes et ses gaffes - pour finir enfin par étaler au grand jour ses déboires intimes, dont du reste tout le monde se contrefiche...

              Elle fait penser à ce Ginguené dont parle Chateaubriand, qui le croque ainsi: "...tombé de la médiocrité dans l'importance, de l'importance dans la niaiserie, et de la niaiserie dans le ridicule...": n'est-ce pas tout Ségolène ?...

  • Les Jargonautes (III): Journée-type d'un élève...

                  8 heures : après son départ de sa "cellule éducative de base" -entendez, sa famille: ca commence bien !-  voici le moment de l'arrivée au collège de notre élève (pardon ! notre "apprenant": ah mais !...); dans "l'espace ludique" (la cour de récré) ses copains tapent dans le ballon ? non: dans "le référentiel bondissant": si, si !; et, pour certains, le ballon de rugby ? là, c'est "le référentiel bondissant aléatoire": promis-juré !...

                  Mais "l'apprenant" ne s'arrête pas: croyez-vous qu'il aille en classe ? dans une vulgaire salle de classe ? Que non ! il se dirige vers l'un des multiples "sous ensembles de l'espace éducatif" ! eh ben, il s'en passe des choses, dans nos collèges !...

                  Va-t-il avoir une bonne vieille "interro" ? vous ne comprenez toujours rien: il va subir "une évaluation ponctuelle de l'action éducative spécifique"; et s'il bavarde avec son voisin pendant l'interro ? c'est tout autre chose qu'un vulgaire bavardage: il s'agira d'une "activité verbale non spécifique" ! alors là, on est mort !... Y aviez-vous pensé, quand vous adressiez quelques mots à votre concierge ou à votre voisin, que vous donniez dans le "non spécifique": vos journées n'en acquièrent-elles pas une tout autre dimension ? Évidemment cela "pose" plus que de dire "j'ai bavardé quelques instants avec un-tel..."

                 Aurait-il oublié son crayon ? N'allez surtout pas vous faire remarquer en parlant d'autre chose que d'un... on vous le donne en mille !: "instrument scripteur" ! Si, si....

                Imaginons enfin que notre cher "apprenant" remue un peu trop, et pour tout dire s'agite en classe: ne vous faites pas remarquer en appelant cela de l'agitation ou -horreur passéiste suprême !...- du chahut: apprenez plutôt (et parlez-en à votre docteur de famille pour le recycler) qu'il s'agit d'une "hyper activité motrice perturbante" !

                 Alors là, vraiment: chapeau ! il a fallu qu'ils se les triturent, les méninges, et dans tous les sens ! pour nous pondre celui-là ! Mais ne vous inquiétez pas: le jargon administratif (pardon: le Jargad...) vous réserve encore de savoureuses surprises et découvertes!

                 A bientôt !...