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LAFAUTEAROUSSEAU - Page 2028

  • Déchoir et expulser..

               Les personnes que nous évoquons ici font partie du premier tiers des "français de plastique", entrés en France par le fait du prince Chirac depuis 1975, sans que le peuple souverain ait été consulté: nous proposons de déchoir ces personnes d'une nationalité française dont, sitôt gratifiés, ils montrent qu'ils ne sont pas dignes; et nous proposons de les expulser du territoire....

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  • Au bon beurre... ! (5) : DOM-TOM : le gouffre !...; Banque de France : tous à l'abri !...

              Dans les départements d'outre-mer, les territoires d'outre-mer et les collectivités d'outre-mer (Martinique, Guadeloupe, Guyane et Réunion; Nouvelle-Calédonie, Wallis et Futuba, Polynésie; Mayotte et Saint-Pierre-et-Miquelon), 190.000 fonctionnaires ou retraités de la fonction publique bénéficient d'un incroyable réseau de privilèges. En 2002, date du rapport rédigé par le député UMP Marc Laffineur, ces cadeaux ont coûté aux contribuables français 2,2 milliards d'euros. Soit l'équivalent de 5% de l'impôt sur le revenu. Sous les tropiques, le salaire des fonctionnaires, collectivités locales et hôpitaux marquent une sur-cote de 40 à 108% par rapport à la métropole. S'y ajoutent les "primes d'installation", de douze à seize mois de salaire, les "indemnités d'éloignement", de 10 à 23 mois de traitement en plus pour deux ans de service, des exonérations fiscales de 30 à 40%, des congés payés supplémentaires tous les trois ans avec billets d'avion gratuits pour toute la famille et une retraite majorée de 35 à 75% pour les serviteurs de l'Etat qui y terminent leur vie....

              .....Aujourd'hui en Ile-de-France 90 immeubles appartenant à la Banque de France offrent à des employés en activité, à des retraités et parfois à de simples initiés, des loyers inférieurs de 30% au moins à ceux du marché. Un privilège qui parait bien minime rapporté aux activités immobilières de la Banque de France dans le quartier du Palais Royal. Ainsi, rue de Valois, face à son siège social installé côté pair, la respectable institution ne possède pas moins de 19 immeubles ouvrant sur le calme des jardins du Palais Royal. Gouverneurs, sous-gouverneurs, directeurs généraux, retraités, "amis"de la Banque de France, les bénéficiaires de ces somptueux appartements loués à des prix dérisoires constituent un véritable Bottin mondain de ce qui se fait de mieux dans le monde de la politique, des affaires ou de la banque internationale...

              .....Et que dire des fonctionnaires détachés dans les organismes internationaux, type OTAN, Conseil de l'Europe, Banque Mondiale ou FMI. Ces salariés surpayés bénéficient en outre, du haut en bas de la hiérarchie, d'une exonération totale ou partielle de l'impôt sur le revenu...Chacun sait que l'employé d'Air France paie 10% d'un billet d'avion sans réservation, pour toute sa famille, autant de fois qu'il le désire; que celui de la SNCF ne paie pas ses voyages en train (sauf sa réservation sur TGV); que le salarié d'EDF bénéficie (en plus des avantages liés au comité d'entreprise le plus riche de France) d'une réduction de 90% sur ses factures d'électricité; que les vacances des postiers, des agents de France Telecom ou de la Caisse des Dépôts jouissent de prix records en raison d'organismes sociaux internes particulièrement bien dotés.... (à suivre...)

    (source: idem.)

  • Réformer ou remplacer le bac ? Et si on commençait par le commencement ?...(2)

              C'est là que nous aimerions lui faire une remarque amicale et respectueuse (le terme d'"objection" est peut-être un peu excessif...). Et si l'on rendait au Baccalauréat son statut premier et véritable, garantissant l'entrée en Faculté, sans besoin d'autre Concours d'Entrée que -précisément- le Bac lui-même? Comme cela s'est fait pendant des décennies, et semble-t-il à la satisfaction générale?

              Il suffirait pour cela de remonter à la source et de cesser d'imposer, après quatorze ans, des études longues et théoriques à des enfant qui n'en ont ni le goût ni les moyens à long terme; il nous semble que c'est d'abord et déjà à l'entrée en sixième que l'on devrait être plus réaliste (2); et, dans tous les cas, à partir des quatorze ans d'un enfant que l'on devrait déjà permettre à celles et ceux qui le souhaitent de se diriger vers l'apprentissage, plutôt que de les maintenir dans l'illusion qu'ils peuvent faire des études longues, ce qui revient tout simplement à leur mentir, à "bousiller"leur enfance, à ruiner le pays dans son économie et dans sa jeunesse (sa première richesse...); et tout cela pour en arriver au constat dressé plus haut par Jean-Robert Pitte: ces élèves de première année de faculté dont, dit-il, "on se demande comment ils ont pu être admis en sixième"! (3). C'est justement, nous semble-t-il,  à partir de la sixième, puis de leur quatorze ans, qu'il faut arrêter de leur mentir; de mentir à leurs parents; de mentir à la nation; et qu'il faut arrêter le massacre.....

     

    (2): on rappellera que 4 enfants sur 10, actuellement, entrent en sixième sans savoir lire, du moins dans l'acception habituelle du mot: ils finissent par déchiffrer, en prenant un temps infini, en suivant le texte avec leur doigt sur la ligne, et après s'être trompés un grand nombre de fois; mais ce n'est pas cela que l'on appelle habituellement "savoir lire"....

    (3); à cette situation "de fond"viennent s'ajouter -pour l'aggraver- l'irréalisme et les absurdités de théories éducatives aberrantes, réputées pédagogiques -en réalité totalement délirantes, du genre: l'enfant doit tout découvrir par lui-même, en s'amusant etc....- et qui, en fait, se révèlent totalement préjudiciables à l'acquisition du savoir, des savoirs: en gros, pour faire court, à force de faire du secondaire dans le primaire et du supérieur dans le secondaire, on finit par être obligé de faire du primaire dans le supérieur.....aujourd'hui c'est Jean-Robert Pitte qui le confirme à nouveau.....

  • Réformer ou remplacer le bac ? Et si on commençait par le commencement ?...(1)

              Le très courageux, très honnête et très médiatique Jean-Robert Pitte, président de la Sorbonne, vient de publier un nouvel ouvrage, lucide et fort utile comme tous ceux qu'il a publié jusqu'à présent (1). Heureusement que notre enseignement, et notre pays, voient se lever des hommes de cette qualité et de cette rigueur, pénétrés du vrai respect des jeunes, mûs et animés seulement par le souci du Bien Commun.

              Dans son nouvel ouvrage, Il répond, par exemple, au ministre de l'Education, Xavier Darcos, qui proposait de ré-équilibrer les trois filières "S", "L" et "ES" et de créer un bac général commun, avec des options correspondant à chacune de ces trois séries; l'idée n'est pas dénuée d'intérêt, mais nous sommes assez d'accord avec Jean-Robert Pitte pour penser que -même si la bonne volonté du ministre ne peut être mise en doute- le vrai problème est ailleurs: "Il ne s'agit pas de rééquilibrage mais de nécéssaire revalorisation d'un examen qui ne vaut plus rien, qui s'est enfonçé dans l'imposture en 2006 et a poursuivi en 2007".

              On l'aura compris: Jean-Robert Pitte, s'il n'a pas d'oeillères et s'il ose regarder froidement la désolante réalité en face, n'a pas non plus sa langue dans sa poche; et c'est tant mieux... Sa force ?: il cite des chiffres, et évoque des faits, incontestables (il est aux premières loges....): "28% seulement des élèves inscrits en première année de Faculté sont admis à l'étage supérieur. Il y a ceux qui s'inscrivent pour bénéficier de la sécurité Sociale, ceux qui abandonnent au bout d'un trimestre, ceux qui changent d'orientation...."

              Quant au niveau, il y a de quoi frémir à la lecture des exemples choisis: "...pour l'ensemble, la faiblesse du niveau est évidente. Dans mon livre, je reproduis des copies de première année de faculté; on se demande comment ces élèves ont pu être admis en 6°" (sic !).

              On notera, au passage, que ceci est d'abord un scandaleux gaspillage d'argent public: par ces temps d'impécuniosité de l'Etat et de dette abyssale (qui ne cesse d'enfler encore....) la république jette l'argent par les fenêtres!; mais c'est aussi -c'est surtout, c'est essentiellement- un scandale d'ordre moral, et même éthique: car on ment aux jeunes, à qui on a fait croire depuis fort longtemps qu'ils pouvaient aller n'importe où et faire n'importe quoi.

               Le coupable est "l'aspiration égalitariste et généreuse, mais qui coûte cher au pays, de 80% d'une tranche d'âge obtenant le bac". La seule solution, pour Jean-Robert Pitte, est d'instaurer un concours d'entrée à l'Université.   (à suivre.....)

    (1): "Stop à l'arnaque du Bac, plaidoyer pour un bac utile", "Oh ! Editions", 250 pages, 18,90 euros.

  • Bienvenue chez vous.....(3/3).

              Ainsi s'explique-t-il que l'on puisse dire aujourd'hui que la France est séparée de l'Espagne par les Pyrénées, de l'Italie par les Alpes et de la Wallonie par les Anglais...Mais nous ne sommes plus en 1815: nous sommes deux cents ans après! et les conditions (le contexte du XIX°...) qui ont amené la création de la Belgique n'existent évidemment plus. Le principe de réalité, l'humble soumission aux faits, la simple observation du réel, conduisent à constater que le divorce va croissant entre les deux communautés qui constituent la Belgique: la Wallone et la Flamande; on peut s'en réjouir ou le regretter, mais c'est ainsi. Que va-t-il donc se passer, que peut-il donc se passer? Gardons-nous de prédire de quoi demain sera fait: on le sait, on l'a dit, l'art de prédire est délicat, surtout lorsqu'il s'agit de l'avenir!... Ce que nous pouvons dire par contre c'est que, si l'Histoire -comme la roue...- "tourne" en quelque sorte, on ne voit pas au nom de quoi on devrait refuser que ce qui a joué une fois en notre défaveur -et qui a été accepté par tout le monde- ne puisse pas demain jouer en notre faveur; en étant également accepté par tout le monde, cette fois-ci aussi.

              En clair, si la Belgique se désintègre -comme il n'est plus du tout insensé de l'imaginer, et de l'imaginer dans un avenir très proche- on ne voit pas au nom de quoi il faudrait craindre ou refuser que France et Wallonie n'unissent leur destin; l'occasion historique tant attendue "hier" se produisant "demain", pourquoi ne permettrait-on pas à deux communautés qui ne souhaitent plus vivre ensemble de se séparer à l'amiable? On l'a bien permis aux Tchèques et aux Slovaques; on l'a bien permis aux Monténégrins et aux Serbes; et dans les deux cas, tout le monde y a trouvé son compte; et -dans un domaine un peu différent il est vrai- on n'a rien trouvé à redire à la ré-unification allemande en 1990: pourquoi pas la même chose s'il s'agissait de la France, même si -c'est vrai- la comparaison est un peu forcée....

              Pour la Wallonie, il y a donc au moins deux possibilités en cas de disparition de la Belgique: à savoir devenir indépendante, ou bien unir son destin à l'ensemble français; puisque l'option de l'union avec la France existe (1), nous pensons que la meilleure chose pour elle et pour nous serait de saisir l'occasion historique, si et uniquement si elle se présente, et de réunir les deux parties d'un même ensemble; que la Wallonie s'unisse enfin à l'ensemble dont elle fait culturellement partie depuis toujours, sans avoir jamais pu l'intégrer politiquement; qu'elle s'unisse avec lui, "non pas comme un accessoire à un principal, mais comme un principal à un autre principal", pour reprendre la très juste et très heureuse formule d'Union de la Provence et de la France, en 1487, sous le règne de Louis XI.

              La France, qui ainsi grandirait encore, se compléterait heureusement, et avec bonheur, par l'enrichissement mutuel et réciproque que signifierait l'arrivée en son sein de ses enfants Wallons: tel est le sens, dans cette vision, de l'expression que nous avons choisie pour intituler cette réflexion, et que nous adressons à nos frères de Wallonie: "Bienvenue chez vous!..."

    (1): il faudrait évidemment, comme pour Nice et la Savoie au XIX° siècle, être absolument sûr que le désir d'union avec la France est le fait d'une large majorité.

  • Bienvenue chez vous.....(2/3)

              Telle est la seule raison, du point de vue historique, pour laquelle la Wallonie, aujourd'hui, n'est pas en France, comme la Provence, l'Auvergne, le Dauphiné ou la Touraine: parce qu'elle se trouvait au voisinage direct et immédiat de cette "zone" ultra-sensible de frictions permanentes entre France et Angleterre....Elle fut par deux fois offerte à Louis XV par l'Autriche (à l'époque où elle faisait partie des "Pays Bas Autrichiens") et, par deux fois, Louis XV refusa de l'intégrer à la France, sachant très bien que l'Angleterre ne l'accepterait pas et que ce serait le prétexte de nouvelles guerres. Il réunit donc la Corse et la Lorraine, parce que, dans ces deux cas, le moyen fut trouvé d'isoler les Anglais et donc de ne pas créer les conditions de nouveaux conflits; mais il renonça à la Wallonie....

              Un demi-siècle plus tard, après l'épisode napoléonien (entre 1815 -le Congrès de Vienne- et 1830), les Anglais poursuivirent leur politique et, pour verrouiller cette zone et arrêter définitivement l'extension territoriale de la France vers le Rhin, ils imaginèrent de créer une "barrière": les territoires de la Belgique actuelle furent d'abord réunis à la Hollande: c'était ne tenir aucun compte de la séparation religieuse effective depuis le XVI° siècle, et cette fragile construction anachronique ne dura que quinze ans; puis ce fut la création de la Belgique, mariage de la carpe et du lapin puisque faisant cohabiter deux parties dont l'une -la flamande- était devenue totalement rétive à tout ce qui pouvait ressembler à une union avec des territoires français: mais la France avait perdu sa prééminence, et l'occasion était trop belle pour les Anglais de compliquer les choses autant qu'il était possible; "on" dépeça le Luxembourg qui fut divisé en deux et donné pour moitié au Roi de Hollande; "on" enleva Landau à l'Alsace; "on" octroya la rive gauche du Rhin à la Prusse et l'"on" réunit -on l'a vu- la Wallonie à la Flandre: la "barrière" anti-française était solide!....

              Encore Louis Philippe, sage et avisé, comprit-il que -les choses étant ce qu'elles étaient- la Prusse était devenue notre principal adversaire; et qu'il valait mieux accepter de bon coeur ce que, de toutes façons, vu la déroute napoléonienne, nous n'étions pas en mesure d'empêcher; et même il transforma cette défaite en ce que Bainville a pu appeler "le dernier cadeau de la Monarchie": à savoir, puisqu'on ne pouvait encore une fois rien faire d'autre, accepter la perte de cette province Wallone, mais en en faisant un pays à l'indépendance garantie par l'Angleterre; le calcul se révéla juste lorsque plus tard, et par deux fois, nous fûmes en guerre avec les allemands; et, les deux fois, les Anglais -en un certain sens, un comble!...- furent du coup à nos côtés: ce qui était, reconnaissons-le, un assez cocasse retournement de situation....                       (à suivre.....)

  • Bienvenue chez vous.....(1/3)

              La France peut encore grandir...Nous ne disons pas qu'elle "doit" grandir, et nous n'avons aucune visées belliqueuses en tête, du type de celles des révolutionnaires; de ces rodomontades guerrières funestes "à la Danton", qui n'ont réussi qu'à mettre l'Europe et la France à feu et à sang, pendant plus de vingt ans, sans aucun gain territorial pour nous -avec même 500.000 Français perdus....(1)- et à nous mettre à dos des peuples qui nous admiraient sincèrement. Non, mais nous disons seulement que l'Histoire, ou les réalités (qu'on prenne les mots qu'on voudra....) font qu'une partie des populations qui auraient pu faire partie de l'ensemble national n'en font pas partie aujourd'hui. Pensons par exemple aux Jurassiens français, annexés de force au canton germanique de Berne (vexation supplémentaire) en 1815, après les Cent Jours, alors qu'ils demandaient leur intégration à la France (ce sont les Rauraciens des cartes de la Gaule Romaine....); pensons bien sûr à la Wallonie, ce berceau de la monarchie franque, en nous souvenant que, jusqu'à Clovis, Tournai fut la capitale des Mérovingiens; la langue française, qui ne s'éteignit jamais dans cette région, ne fut pas le seul trait d'union entre les Wallons et l'ensemble français: le plus émouvant ne fut-il pas la somme d'argent envoyée par les habitants de Tournai pour racheter Jeanne d'Arc, et les remerciements envoyés par celle-ci aux "gentils Tournaysiens"...?

              Pourquoi, donc, cette "belle province" n'a-telle pas pu, au cours de l'Histoire, trouver l'occasion d'unir son destin à celui de la Nation dont rien ne la sépare? Tout simplement à cause des Anglais, qui ne voulaient pas d'une extension quasiment indéfinie de la France vers l'est et le nord-est; et qui trouvaient toujours la France bien assez grande comme elle l'était; on le sait, "Anvers est un pistolet braqué sur le coeur de l'Angleterre". Dans l'obsession de leur sécurité -qui du reste peut fort bien se comprendre, et il faut admettre que nous l'aurions tout autant à leur place, et que nous aurions agi exactement comme eux...- la politique anglaise visa donc toujours à soutenir les Flamands en lutte contre la France, bien qu'ils en fissent juridiquement partie: en 843 en effet, par le traité de Verdun, la Flandre avait été attribuée à Charles le Chauve, dont le territoire devait former la France....

              Mais assez vite, les intérêts économiques de la Flandre (les "villes drapantes"), l'orientèrent vers le commerce et l'amitié avec l'Angleterre, alors que celle-ci entrait avec la France dans "cette inimitié de plus de dix siècles" dont parle Chateaubriand. Il était donc fatal que l'on assistât à un relâchement, puis à la disparition, des liens qui unissaient primitivement la Flandre à la France; et que, parallèlement, les Anglais employassent tous leurs efforts à soutenir les Flamands dans leur lutte contre le Roi de France; et aussi à éloigner le plus possible la France de ces terres stratégiques -en même temps qu'alliées- pour eux... (à suivre.....)

    (1): les forteresses de Philippeville et Marienbourg (cédées toutes deux à Louis XIV en 1659) et Bouillon (la ville de Godefroy!), actuellement en Belgique; les villes de la Sarre, aujourd'hui allemandes (Sarrelouis, fondée par Louis XIV en 1681 et Sarrebrück); Landau, aujourd'hui dans le Palatinat, mais qui fit longtemps partie de la décapole alsacienne (ville française depuis 1648!); Versoix, sur la rive nord du Léman, et une partie du pays de Gex, français depuis Henri IV, aujiourd'hui en Suisse; il est à noter que ce n'est pas en 1814, où la France fut simplement ramenée à ses frontières d'avant la Révolution, mais après les "Cent Jours" que ces territoires nous furent enlevés (avec, en prime, une occupation de trois ans et une "amende"de 700 millions de francs!): dernier mauvais coup porté à la France par l'orgueil mégalomaniaque de Napoléon...

  • Les prix du mardi...

                       le prix citron: au "Petit Robert": d'ordinaire nettement plus heureux dans ses choix de mots et de citations pour les définir et les illustrer, le dictionnaire a cette fois commis une faute de goût; il a choisi de faire entrer le "mot" (?) "rebeu", ce qui est discutable (est-ce vraiment un vrai mot?) mais qui peut éventuellement être débattu; par contre, la vulgarité et le parti-pris révoltant de la "phrase"(?!) servant d'exemple et d'illustration sont lamentables et scandaleux, dans un ouvrage dont la qualité, dans l'ensemble, était jusqu'à présent unanimement reconnue; tirée d'un polar de Jean Claude Izzo, dont on se demande bien qui en parlerait s'il n'était pas de l'ultra-gauche, nous citons textuellement (bien qu'il nous en coûte de faire de la pub à une telle immondice): "T'es un pauvre petit rebeu qu'un connard de flic fait chier. C'est ça!" Il y en a qui appellent "ça" de la littérature, et qui le mettent dans un dico qui va être envoyé et utilisé dans toutes les écoles de France....Nous, on dit que c'est minable et que c'est nul et archi nul, pour rester polis et ne pas parler comme lui....

              le prix orange: à Marie-Joëlle Guillaume, qui publie (encore une fois...) un excellent éditorial dans le numéro 1547 de l'hebdomadaire "Famille Chrétienne" (du 8 septembre). Elle fait écho aux propos de Monseigneur Barbarin, qui établissait, il y a peu, le lien entre la pornographie "qui s'étale partout" et l'augmentation très importante des agressions sexuelles, et qui demandait de la cohérence dans la lutte contre ce fléau qui ne cesse de s'étendre: "Comment ne pas relever -écrit-elle- l'incohérence morale de certaines réactions de l'opinion, cet été, face au crime du pédophile récidiviste?....Les responsables politiques ont le devoir de mettre un frein à l'étalage public des dépravations, et de promouvoir dans la famille et à l'école une éducation à la maîtrise de soi. Il est temps de comprendre à nouveau qu'il n'y a pas de société sans morale."

  • Déchoir et expulser...

              Les personnes que nous évoquerons ici font partie du premier tiers des "français de plastique", entrés en France par le fait du prince Chirac depuis 1975, sans que le peuple souverain ait été consulté: nous proposons de déchoir ces personnes d'une nationalité française dont, sitôt gratifiés, ils montrent qu'ils ne sont pas dignes; et nous proposons de les expulser du territoire....

              1°):..... Hakim Mekideche, 33 ans, qui n'a même pas daigné se présenter devant ses juges: il montre ainsi le mépris dans lequel il tient la France et les Français, lui qui, convoqué le 13 décembre 2006 au commissariat du Merlan (Marseille 14°) pour menaces à une éducatrice a injurié en ces termes le policier qui l'interrogeait: "Vous n'êtes pas dignes de porter l'uniforme. L'Europe et la France sont pourries. La police n'est pas digne. Oui, je suis raciste contre les Français et je tiens des propos racistes !" D'autres propos ont été tenus en langue arabe...

              Ce monsieur n'a été poursuivi "que" pour outrage à policier, et n'a écopé "que" d'un mois de prison avec sursis: autant dire, rien! Un français "de souche" qui aurait fait la même chose aurait-il bénéficié de la même mansuétude ? On ne sait pas ce qui est le plus scandaleux et le plus révoltant dans cette affaire où tout est minable : le pauvre type, qui n'a rien à faire chez nous (puisque de toutes façons nous sommes des pourris, et qu'il ne nous aime pas ! un comble !....); ou la république-foutoir qui tolère un tel mépris (absence au tribunal après injures racistes) et transforme ainsi la France en poubelle....

  • A propos des Journées du Patrimoine...(2)

              Notre deuxième réflexion sera moins amère, moins nostalgique et moins polémique aussi; elle ne sera pas tournée vers ce passé de destructions stupides, qui condamnent un système; elle sera au contraire tournée vers l'avenir: un avenir qui peut être prometteur dans le domaine de l'entretien et de la pérennisation de ce "capital transmis" (1). Encore faudra-t-il savoir saisir la nouvelle chance que nous offre ce patrimoine extraordinaire que nous ont légué nos ancêtres....Cette année, les Journées ont été justement placées sous le signe des métiers d'art liés à la restauration des monuments historiques. Écoutons un passionné, Christophe Eschlimann (directeur des Ateliers Eschlimann et président du GMH, groupement des entreprises de restauration et de conservation du patrimoine). Celui-ci évoque, ainsi, des "métiers du passé pleins d'avenir"; "Sans le savoir-faire pour les conserver, nos monuments ne feront peut-être pas partie des générations futures!".

              Nous l'avons souvent dit, le savoir faire (ce que Christophe Eschlimann appelle "l'intelligence de la main") est l'une des formes du savoir, nullement inférieure aux autres; et l'actuelle dépréciation des métiers manuels dans notre système éducatif, qui marche sur la tête, est une absurdité doublée d'un crime: à quoi sert-il, au nom d'un pseudo-égalitarisme ahurissant, exclusivement idéologique, d'obliger des enfants et des adolescents à rester pendant plusieurs années sur les bancs d'écoles d'où ils sortiront, au final, sans aucune formation, et sans d'autres perspectives que le chômage? (le fameux "échec scolaire", et tous les drames personnels qu'il induit, pouvant aller jusqu'au suicide...) Ne vaudrait-il pas mieux laisser libres, dès quatorze ans, toutes celles et tous ceux qui, n'ayant que peu de goût et peu d'attrait pour des études "théoriques" longues, préféreraient prendre leur envol et se former tout de suite à des métiers manuels, pour lesquels ils se sentent attirés et dans lesquels ils pourraient rapidement s'épanouir, puis donner leur pleine mesure? Au lieu de traîner pendant des années dans des salles de classe où ils sont malheureux, tout simplement parce qu'ils n'y sont pas à leur place?

              Alors que les métiers d'Art, extraordinaire vivier d'emplois stupidement méconnu et sous-exploité, leur tendent les bras! "Dépositaire de l'art des grands bâtisseurs", le GMH souhaite "faire perdurer un témoignage architectural porteur de valeurs identitaires fortes."Voilà de quoi enthousiasmer et re-motiver ces cohortes de jeunes déboussolés et mal à l'aise dans "l'abstraction": "Je dirais que ces métiers du passé ont un formidable avenir, grâce à un va-et-vient permanent entre techniques modernes et anciennes, toujours dans un soucis de respect du monument.", reprend Christophe Eschlimann, intarissable, et lyrique lorsqu'il parle de sa passion pour ces métiers manuels nobles et exaltants, qui développent "les valeurs de dextérité et de sang-froid, mais aussi d'intuition, de sensibilité, d'esprit d'équipe et de sens de l'initiative."..."La richesse patrimoniale de notre pays est sans commune mesure. Les enjeux ne sont pas seulement historiques, culturels et esthétiques, dans un monde en perte de repères....mais touristiques et économiques....Le patrimoine fait partie du quotidien, du cadre de vie, c'est pour cela qu'on doit chercher à le préserver."

              On le voit, le Patrimoine peut nous emmener fort loin du Patrimoine: c'est qu'il se trouve à la confluence de ces deux richesses que sont notre Héritage et notre Jeunesse; la pensée de Jean Bodin est bien connue, et souvent citée: "Il n'est de richesse que d'Hommes". Favoriser la rencontre entre des jeunes aujourd'hui mal à l'aise dans une société où ils ne trouvent pas leur place, et ces témoins de notre Être profond, de toutes nos racines, que sont nos monuments historiques: pourrait-il y avoir meilleure manière de réaliser le souhait cher à Maurras, lorsqu'il écrivait dans sa préface à "Anthinéa", en 1942: "Tenons serré le lien qui nous tient réunis avec les Pères de notre esprit et de notre goût."?.....

    (1): c'est la définition que donnait Maurras de la Civilisation.

     

  • A propos des Journées du Patrimoine... (1)

              Pour ne pas répéter ce qui a déjà été dit ailleurs, nous nous en tiendrons à deux réflexions, tirées des commentaires de la presse écrite et parlée:

              La première est à la lecture de l'éditorial d'Emmanuel Fessy, "La fête du Patrimoine et son revers." (1): "Cette France des châteaux et des cathédrales a bien des avantages. D'abord, elle est une vitrine attractive qui nous aide fortement à rester la première destination touristique au monde avec 79 millions de visiteurs par an....Ensuite, le patrimoine s'est tellement étendu qu'il est devenu une réalité économique: 500.000 emplois en dépendent, directement ou indirectement, et cette édition est, à juste titre, placée sous le signe des métiers....." Nous sera-t-il permis, en toute amitié, de rappeler à Emmanuel Fessy (et à ses lecteurs...) que la Révolution a démoli ou dilapidé entre le quart et le tiers de notre patrimoine artistique (meubles et objets, tableaux, monuments etc...)? Sans aller jusqu'à prétendre que cela équivaudrait aujourd'hui, "mécaniquement", à 150.00 emplois, on ne peut que regretter amèrement ce saccage inutile.

              Pour ne prendre que trois exemples, on peut se demander, ainsi, quels extraordinaires avantages pour leur rayonnement intellectuel, culturel et matériel tireraient trois villes comme Cluny (avec sa plus grande abbaye du monde médiéval), Marly le Roi (avec le "deuxième" château de Louis XIV) ou Richelieu (avec l'extraordinaire château du ministre de Louis XIII). Regardez le petit reportage de LCI sur le château de Richelieu (2): c'est édifiant, et consternant! On a reconstitué le château en "3D", et on voit que c'était une splendeur, tout simplement. Tout fut démoli, pierre par pierre; il n'en reste rien! merci la Révolution! On "admirera" d'ailleurs, au passage, comment la chercheuse, qui présente son beau travail de modélisation, parle pudiquement d'une destruction "au début du dix neuvième siècle"!: cette présentation des faits est en soi un scandale, car il s'agit purement et simplement d'un mensonge, et du travestissement de la vérité historique. Le magnifique et grandiose château du Cardinal, patrimoine de la Culture française et du Peuple français, a été détruit par la Révolution, un point c'est tout! Devant un tel saccage et un tel désastre, irrémédiables, on ne peut que songer mélancoliquement au mot de Sacha Guitry, que nous avons déjà cité en une autre occasion:

    "On nous dit que nos Rois dépensaient sans compter,

    "Qu'ils prenaient notre argent sans prendre nos conseils;

    "Mais quand ils construisaient de semblables merveilles

    "Ne nous mettaient-ils pas notre argent de côté?"

              D'une part on a mille ans de Royauté, et l'accumulation patiente d'un immense et gigantesque patrimoine matériel et culturel; de l'autre on a une révolution destructrice et "saccageuse", pendant laquelle quelques individus se sont accaparés, pour leur intérêt personnel, du bien de la collectivité, qu'ils ont détruit afin d'en tirer un bénéfice immédiat et égoïste: c'est un crime contre notre économie puisque, comme le fait remarquer Emmanuel Fessy dans son éditorial à la base de notre réflexion, le patrimoine -comme le temps- "c'est de l'argent"; mais, pire encore, plus grave et impardonnable, c'est un crime contre la Culture et la Civilisation, un crime contre la France -puisque ces monuments étaient chez nous- et contre l'Humanité -puisque l'Art est universel et que la Beauté, d'une certaine façon, appartient à tous: et ces crimes là sont imprescriptibles...... (à suivre.....)

    (1) "Le Figaro" samedi 15/dimanche 16 septembre 2007.

    (2) reportage sur LCI du 3 août 2007; nous mettrons bientôt ce reportage à votre disposition, dans la Catégorie "Audio/Vidéo".

  • 26 millions de royalistes, par Alain Decaux.

              Voici le texte complet de l'excellent article d'Alain Decaux, paru sous le titre "26 millions de Royalistes."

              Il s'agit du premier article d'une série de neuf, écrits chacun par une personnalité différente, et regroupés sous le titre global "Journal de l'Histoire 1788".

              L'ensemble a été publié dans "Le Figaro", du 13 juillet 1988 au 25 août 1988.           

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  • Encore un livre sur Louis XVII...

            Jerôme Garcin, journaliste à "La Provence", rend compte du livre de Christophe Donner sur Louis XVII: "Un Roi sans lendemain"(1).

            Dans le même journal, il y a peu de temps, Edmonde Charles-Roux avait présenté le livre écrit par son frère et consacré, lui aussi, à Louis XVII; ce qui lui avait permis d'évoquer, avec une noblesse de ton très touchante, l'enfant-Roi martyrisé (2).

            http://louis17.chez.com/

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  • Les prix du mardi...

               le prix citron: à Anne Fauquembergue, journaliste au "Pélerin" qui, dans le n° 6508 du 23 août, publie un article scandaleux sur "Ivan, 12 ans, symbole des sans-papiers"; l'article, larmoyant à souhait, essaye de jouer sur la corde sensible, nous ressort et nous ressert la tarte à la crème gnan-gnan des "gentils" immigrés face à la "répression" des "méchants" du gouvernement; le tout avec les habituels pseudo bons sentiments, les poncifs éculés dégoulinant d'unanimisme hypocrite et de mièvrerie facile, toujours dans le même sens bien sûr...; il est dommage que "Le Pélerin", hebdo assez sympathique par ailleurs, ait, sur ce point précis, laissé sa journaliste se faire le relais et la complice -et lui avec elle- des réseaux de "passeurs" et des trafiquants de chair humaine, véritables esclavagistes des temps modernes; et semble par là-même accepter, pire: cautionner, cette "Traite" d'un nouveau genre....

              le prix orange: au patriarche orthodoxe de Moscou: d'une façon relativement inattendue, Alexis II a en effet apporté un ferme soutien à Benoit XVI; il a chaudement approuvé la publication du "Motu Proprio", par lequel le Pape libéralise l'usage de la messe tridentine, et il a salué en ces termes la décision du Souverain Pontife: "Sans la préservation fidèle de la Tradition liturgique, l'Église orthodoxe russe n'aurait pas été en mesure de résister aux persécutions des années vingt et trente, où nous avons eu tant de martyrs." Le bien qu'elle fera, sans aucun doute, "à l'intérieur" de l'Eglise, cette mesure sage et bénéfique le fera-t-elle également "à l'exterieur", en permettant un rapprochement fructueux avec les Orthodoxes? Le geste amical et significatif (rien n'est "gratuit" à ce niveau-là.....) d'Alexis II semble permettre de l'esperer. Aux mauvais arbres, les mauvais fruits; aux bons, les bons...

  • On en apprend de belles!.....

             Ce n'est pas de la critique stérile ou du mauvais esprit, et du reste ce n'est pas nous qui le disons: c'est le député UMP des Ardennes, Jean-Luc Warsmann, président de la Commission des lois de l'Assemblée nationale: "La non-exécution des peines est une des grandes faiblesses de notre système judiciaire. Il est parfaitement anormal qu'un délai de six mois, voire un an ou plus, s'écoule entre une condamnation et son exécution. Pour qu'une sanction ait une vertu dissuasive, il doit y avoir une continuité entre les deux. Le contraire entretient un sentiment d'impunité et favorise la récidive...."

               On ne peut qu'applaudir la fougue de ce député, mais on reste tout de même saisi d'étonnement (et c'est un doux euphémisme....). Il y a tout de même plus de deux cents ans que la révolution a eu lieu; une révolution qui a mis a bas le régime qui avait fait la France, et qui en avait fait la première puissance du monde; et qui avait promis qu'elle établirait le règne de la Raison et du Progrès.

               Et on en arrive, plus de deux siècles après, à la situation que décrit monsieur Warsmann ? Que s'est-il donc passé ? Dans une note adressée à Arlette Laguillier (1), nous développions la même idée: il faudrait tout de même que l'on se mette à faire le bilan de cette fameuse révolution et de la république qui en a découlé: si on a tout cassé, en promettant "qu'on allait voir ce qu'on allait voir", est-ce, deux siècles après, pour en arriver à ce constat dressé non pas par nous mais par un représentant du pays Légal: "30% des peines d'emprisonnement ne sont jamais exécutées, et 70% ne le sont toujours pas un an après avoir été prononcées...": devant un tel scandale, n'y a-t-il pas de quoi se poser des questions ? et demander des comptes ?....

    (1): voir la note: "Ils savent casser, mais quand construiront-ils?...." dans la Catégorie: "République ou Royauté?".