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LAFAUTEAROUSSEAU - Page 2026

  • Déchoir et expulser...

               Les personnes que nous évoquons ici font partie du premier tiers des "français de plastique"entrés en France par le fait du prince Chirac depuis 1975, sans que le peuple souverain ait été consulté: nous proposons de déchoir ces personnes d'une nationalité française dont, sitôt gratifiés, ils montrent qu'ils ne sont pas dignes; et nous proposons de les expulser du territoire....

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  • Humeur: Pour en finir avec "l'affaire Guy Môcquet" : Resistance ? Chiche !...

              Les bases de la république sont pourries! voilà un régime et un système, qui en une seule année (1793):

              1) pose l'acte fondateur des Totalitarismes modernes (assassinat de Louis XVI le 21 Janvier);

              2) puis invente, organise et planifie le premier Génocide des Temps Modernes, contre le propre Peuple qu'il prétend servir! (Deux lois furent préparées par Lazare Carnot et votées par la Convention en préparation du « Génocide Vendéen »: celle du 1er Août 1793 : « Anéantissement de tous les biens…la Vendée doit être un cimetière national... » et celle du 1er Octobre 1793 : « Extermination totale des habitants… »);

              3) puis qui est directement à la base de l'une des sources du Racisme Moderne, avec l'assassinat de Marie Antoinette (16 Octobre), parcequ'il a sciemment et volontairement développé le mépris, la xénophobie et la haine envers ses adversaires;

            4) et qui enfin entame le lent massacre et la lente destruction d'un petit garçon de huit ans (qui ne s'achèvera que par sa mort le 1° juin 1795), franchissant ainsi les limites de l'horreur et de l'abjection; et montrant que plus rien de sacré (en l'occurrence l'innocence de tout enfant) ne "tient" devant la barbarie révolutionnaire (leçon dont se souviendront Hitler, Staline, Pol Pot, dignes héritiers de la révolution française.....)

              Tout cela en une seule année: 1793! la plus effroyable de toute notre Histoire nationale; celle qui pourtant fonde le régime actuel.....

              Et voilà qu'aujourd'hui, personne bien évidemment dans le "Pays Légal" ne remettant en cause toutes ces horreurs -sur lesquelles repose pourtant, répétons-le, le régime aux racines pourries que nous subissons- Xavier Darcos, ministre de l'Éducation, vient pérorer sur "l'esprit de résistance de la jeunesse contre l'oppression"! que stimulerait, selon lui, la lecture à la-dite jeunesse de la lettre de Guy Môcquet! quelle dérision! Pas vous! Pas ça! comment un régime reposant sur des bases aussi condamnables, et qui se garde bien de les condamner, de les remettre en cause, et même de les regarder en face....; comment donc ce régime ose-t-il encore parler d'idéaux à proposer à la jeunesse? balayez donc devant votre porte, monsieur le ministre de la république!.....

              Nous, nous pouvons proposer à la jeunesse quelque chose d'exaltant et de positif: le rétablissement de la vérité historique et la réparation des erreurs et des horreurs du passé révolutionnaire: pas par de la repentance, de la vengeance ou des indemnisations: tout simplement en disant la simple vérité sur ce qui s'est vraiment passé, et en rejetant pour toujours les racines de ces horreurs, qui nous ont mené là où nous sommes, sur lesquelles on nous a tant menti, et on continue à nous mentir par omission. Vous voulez que la jeunesse résiste, monsieur le ministre? Chiche! proposons-lui de résister au conformisme, au mensonge et au conformatage des esprits organisé par le pays légal que vous représentez. Si l'on veut résister à l'oppression, commençons donc par résister, en la nommant pour la rejeter, à celle qui nous asservit, par ses mensonges, a ses dogmes criminels depuis deux siècles....

              Voilà, monsieur Darcos, qui serait beaucoup plus efficace, et porteur de beaucoup plus de sens que votre pauvre "explication de texte" à propos d'une décision contestable... Et, tant qu'on y est, pourquoi réserver cela à la jeunesse seule: c'est à la Nation tout entière, et pas seulement à la jeunesse, qu'il faut proposer cette Résistance au mensonge officiel par omission, cette Résistance au conformatage des esprits; sans tomber, comme vous le faites, dans le piège grossier du "racisme pro ou anti-jeune": le "jeunisme" étant aussi stupide que son contraire....-

  • Après une enième grève des Transports...: Le grand problème des syndicats français.....

              .....c'est qu'ils ne représentent rien; là où les syndicats allemands représentent jusqu'à quatre vingt pour cents des travailleurs (voire quatre vingt cinq, parfois même un peu plus...), les syndicats français oscillent entre cinq et dix pour cent, dans le meilleur des cas, souvent plus près de cinq que dix (1)....; le vrai problème est là car si, comme en Allemagne, les syndicats représentaient vraiment les travailleurs, les pouvoirs publics pourraient vraiment discuter avec eux et organiser avec eux le monde du travail; que l'on sache, il semblerait bien, tout de même, que ce soit là le rôle premier des syndicats, non?

              Il y aurait forcément, mécaniquement, statistiquement dans ces syndicats des gens de droite, de gauche et du centre; des idéologues mais aussi des pragmatiques; des obtus mais aussi des ouverts; des "vieux dans leur têtes", mais aussi des jeunes réalistes, etc...etc.....; mais comme ils n'attirent personne, on n'y retrouve que des sectaires, des aigris, des fossiles et des idéologues recuits dans leurs pratiques d'un autre âge, archaïques, désuètes et périmées: rien d'autre comme "pensée" que la défense des privilèges -même pompeusement rebaptisés "droit acquis"-; et comme "vision sociale" (?!) que "la grève", c'est un peu court, et beaucoup dépassé...

              Nos syndicats sont enfermés dans leur sclérose mentale qui leur interdit de voir que le monde a changé autour d'eux, que tout a changé (sauf eux!...); et c'est le problème de savoir si c'est la poule qui a fait l'oeuf ou l'oeuf qui a fait la poule: est-ce que les syndicats n'attirent personne parce qu'ils sont la proie des idéologues à oeillères, ou bien sont-ils la proie des idéologues à oeillères parcequ'ils n'attirent personne? donc pas de "sang frais", pas de "nouveaux", pas d'air neuf, pas d'idées neuves....?

              A vrai dire, on ne sait plus; il y a tellement longtemps que tout a été perverti en France, dans le monde du travail comme ailleurs (songeons à l'Education Nationale...), par "l'idéologisation" républicaine à outrance, que l'on ne peut plus que constater l'évidence: nos voisins vivent "normalement", avec des conflits, et des oppositions d'idées certes, mais sans ce poids de l'idéologie omniprésente qui étouffe tout et qui est partout chez nous; et ils ne s'en portent pas plus mal, ils s'en portent même beaucoup mieux...C'est nous qui n'allons pas bien du tout: et la fossilisation du syndicalisme français, qui en fait une antichambre de la grande galerie de l'évolution du Muséum d'Histoire Naturelle, renvoie a cette science passionnante mais, convenons-en, fortement datée que l'on appelle "paléontologie"....

    (1): encore, dans ces chiffres, faut-il considérer la part des retraités: s'il est beau de conserver, retraité, son idéal de jeunesse, on est bien obligé de constater que lorsque la proportion des retraités est très importante -comme c'est le cas chez FO par exemple.....- cela vient encore aggraver ce problème de représentativité: les "jeunes" désertent en masse les syndicats! ceux-ci doivent se remettre en cause; chercher en eux-même, lucidement et courageusement, les raisons de ce désamour; il vient d'eux, de leurs pratiques, de leurs blocages idéologiques, de leur sclérose: quand auront-ils le courage de faire leur auto-critique?.....

  • Insupportable arrogance Turque.....

              Bernard Kouchner, en Turquie récemment, a tenté de "réchauffer" les relations entre Paris et Ankara; à vrai dire, de notre côté, il n'y a pas vraiment de "problème", et il n'y a pas lieu de "réchauffer" quoi que ce soit; c'est du côté des Turcs qu'il y a des problèmes, et l'honnêteté intellectuelle la plus élémentaire commande de reconnaître que c'est d'eux, et d'eux seuls, que viennent ces "problèmes". Tout a commencé lorsque l'Assemblée Nationale a adopté, le 12 octobre 2006, une proposition de loi criminalisant la négation du génocide arménien de 1915. On peut débattre du bien-fondé de cette décision, de sa justesse, de l'utilité qu'il y avait à la prendre, et de tout ce qu'on voudra: mais la France n'a pas assorti cette décision de rétorsions économiques ou de sanctions d'aucune sorte contre la Turquie. Il a été décidé que le génocide faisait partie de l'Histoire et que le nier était passible des tribunaux, point. On n'a pas interdit à la Turquie d'exporter chez nous, ni de commercer, ni quoi que ce soit...Ce sont les turcs qui, pleins de rancoeur et de mauvais esprit, ont fait payer cher à la France sa décision: on sait que Tahir Erdogan a envoyé des circulaires à tous les services de l'État turc, afin que ceux-ci empêchent l'attribution de contrats juteux aux entreprises françaises (GDF se trouva ainsi -et ce n'est qu'un exemple...- privé de participation au gazoduc reliant la mer Caspienne à l'Europe, par la Turquie: ce furent les allemands qui récupérèrent le contrat...) et les sanctions économiques furent nombreuses et bien réelles: cette façon de faire mesquine et véritablement hostile, est-ce une façon de faire convenable, et admissible?

               Si nos gouvernants avaient une once d'honneur, de fierté et d'amour-propre, ils n'accepteraient pas ces agissements des turcs, ni ce mauvais esprit: après tout, ce sont les turcs qui sont demandeurs -en ce qui concerne l'entrée dans l'Union- pas nous...; nos gouvernants ne devraient pas accepter non plus la façon dont les Turcs posent le problème de leur intégration à l'Europe: ils ne cessent de dire -et ils l'ont encore répété à Bernard Kouchner ces jours-ci- que l'Europe "doit respecter ses engagements" à leur égard; sous entendu, les faire entrer dans l'Europe, puisqu'on le leur a promis. Mais qui ça, "on"?: un quarteron de technocrates bruxellois, non élus et sans aucune légitimité d'aucune sorte; non mandatés expressément par les gouvernements pour cela; et qui, un soir, entre deux portes, peut-être fatigués par une dure et longue journée de travail harassante (?! les pauvres...) ont lâché de vagues propos (1) pouvant laisser penser qu'un jour la Turquie pourrait être intégrée. Mais cette poignée de fonctionnaires obscurs, technocrates de seconde ou troisième catégorie, ne représentent qu'eux-mêmes; si les Turcs ont cru à cette "promesse", c'est leur affaire; nous, nous ne sommes en rien engagés par les "paroles verbales" d'illustres inconnus, ne représentant -en tout état de cause- rien d'autres que leurs obscures et petites personnes; cela aussi, Kouchner devrait le rappeler sans cesse aux Turcs, à qui les peuples de l'Europe, les opinions publiques n'ont jamais rien promis...

              Au contraire, elles ne cessent d'envoyer à la Turquie des signaux forts de défiance, d'hostilité et de franc rejet: et là ce sont les Turcs qui, s'ils avaient une once d'honneur, de fierté et d'amour-propre, devraient cesser d'essuyer les rebuffades dont on les abreuve; et comprendre qu'en fait ils sont rejetés par un pourcentage tel des opinions publiques que tout projet d'intégration à l'Union relève de l'utopie (2)....

     

    (1): on se souvient, d'ailleurs, qu'à l'époque Jacques Chirac avait ironisé assez férocement, en disant à peu près qu'imaginer la Turquie dans l'Europe cela revenait à dire n'importe quoi, et qu'on pouvait tout aussi bien, puisqu'on était dans l'extravagance, proposer l'adhésion du Zimbabwé......

    (2): toutes études d'opinions confondues, le pourcentage d'hostilité à l'adhésion turque ne descend jamais au-dessous de 55% d'opposants (et frise souvent les 60%...) pour l'ensemble de l'Europe; et dans certains pays les opposants peuvent représenter plus des deux tiers des habitants: comment ne pas voir, dans ces conditions, qu'une admission de la Turquie dans l'Europe est tout simplement irréaliste et infaisable?.....

  • Lundi 22 Octobre: lecture de la lettre de Guy Môquet.....Je la lirai si, et seulement si...

              Si l'on veut être honnête, il faut rendre justice à tous ceux qui le méritent, et pas seulement à une partie d'entre eux, choisis sur on ne sait trop quel (s) critère (s)....

              Nicolas Sarkozy, à peine élu, a voulu donner à la jeunesse un exemple à suivre: aussi a-t-il décidé qu'on lirait dans les écoles, le 22 octobre de chaque année, le court texte de la lettre de Guy Môcquet à ses parents, écrite juste avant que les Allemands ne le fusillent.....L'idée de "piocher" ainsi, dans notre Histoire, des modèles et des références n'est bien sûr pas condamnable en soi; déjà Jean-Paul II avait expliqué, en son temps, que l'on devait "purifier" et pacifier la Mémoire, et qu'il ne fallait pas hésiter pour ce faire à regarder en face, et lucidement, toutes les facettes du passé, les glorieuses et celles qui l'étaient moins.....

              Le Président veut donc que la France n'oublie pas, et qu'elle se livre à un vaste travail de justice et de réconciliation? Tout à fait d'accords; cela ne nous choque en rien, et nous y sommes même extremement favorables. Sauf qu'il ne faut pas, dans ce cas, limiter cela à une seule personne: il faut au contraire, hardiment, "faire bouger les lignes" -dans ce domaine comme dans tant d'autres....- et, puisqu'on parle de courage et de lucidité pour affronter les zones d'ombre et les pans de notre Histoire qui ne sont pas très glorieux, le faire à fond et jusqu'au bout....; privilégier un seul cas est une attitude forcément réductrice et forcément injuste: peut-on mesurer ou peser les douleurs, et choisir de se souvenir de celle-ci au détriment de celles-la? pourquoi ne pas réserver plutôt une journée à la réhabilitation de toutes les victimes, à la réparation de toutes les injustices, à l'apaisement de toutes les blessures?...

              Ce n'est donc pas parce que Guy Môcquet était communiste que j'aurais des réticences à lire sa lettre à mes élèves. C'est parce qu'il n'y a aucune raison que l'on ne fasse pas mention -si l'on tient absolument a accomplir un "devoir de mémoire"...- d'autres souffrances tout aussi respectables dans notre Histoire, et qu'il est tout aussi urgent de réparer: par exemple, pourquoi ne pas reconnaître enfin (212 ans après, ne serait-il pas plus que temps?...) l'épouvantable martyre du petit Louis-Charles, duc de Normandie (1). Lui n'a même pas pu atteindre l'âge de l'adolescence (il est mort à dix ans...); et il n'a même pas pu écrire à ses parents: ils étaient déjà morts, assassinés, depuis deux ans et plus!

              On l'a laissé seul, des nuits entières, hurlant de peur, en proie à ses terreurs enfantines, sans que personne ne vienne jamais le réconforter. "L'enfant emmuré, "tel un cadavre au sépulcre", tenu dans un total isolement affectif et social, rongé par la vermine, ses articulations déformées et semées de tumeurs, passa seul sa dernière nuit en ce monde....." Voilà un passage que je lirais à mes élèves, parallèlement à la lettre de Guy Môcquet, si je devais lire celle-ci. Ce passage est extrait d'un article d'une personne qui n'est pourtant pas "de chez nous", puisqu'il s'agit d'Edmonde Charles-Roux (veuve de Gaston Deferre), qui rend compte du livre écrit par son frère, prêtre, "Lousi XVII: la mère et l'enfant martyr".

              Que l'on ne se méprenne pas sur ce que nous souhaitons: bien loin de demander vengeance, réparation ou "repentance", nous demandons simplement la réintégration dans l'Histoire nationale de celles et ceux qui sont des victimes "occultées"; nous demandons simplement que les célébrations ne soient plus toujours "à sens unique" et réservées aux personnes d'un seul bord (toujours le même...), mais que l'on rende justice à toutes les victimes, et que l'on rétablisse la vérité pour toutes les victimes, sans privilégier telle ou telle...; et ceci afin de sortir du "mémoricide" qui entoure, pour des raisons de pur sectarisme, tant et tant de personnes qui méritent, autant voire plus que Guy Môcquet, que l'on "fasse mémoire" d'elles....En somme, nous demandons seulement à Nicolas Sarkozy qu'il fasse "vraiment", pleinement et à fond, ce qu'il dit vouloir faire.....

              Voilà pourquoi je lirai la "Lettre de Guy Môcquet" si, et seulement si, il m'est donné de lire, en parallèle, un petit texte de même longueur sur le martyre du petit Roi Louis XVII. Et si je ne le peux pas, quelle qu'en soit la raison, je ne la lirai pas.....

    F.D., Professeur...

    (1): voir la note "De Guy Môquet à.....Louis XVII" dans la Catégorie "Totalitarisme et révolution".

  • Une aide inattendue, ou quand Philippe Val "travaille" pour nous.....

    Pour écouter la chronique de Philippe VAL, cliquez sur le lien ci-dessous.

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  • Une aide inattendue, ou quand Philippe Val "travaille" pour nous.....

              Très intéressante chronique, le vendredi 12 octobre, de Philippe Val sur France Inter, à propos des test ADN.

              Nous sommes bien sûr, et à 100%, en désaccord avec le directeur de"Charlie Hebdo", et cela n'étonnera personne. Et pourtant nous nous réjouissons que cette chronique ait été prononcée, car elle a l'immense mérite de clarifier le débat et de bien cerner les enjeux.

              En trois minutes et vingt quatre secondes (dont quatre d'un mémorable bafouillement...) Philippe Val nous dit en somme que les pays en royauté sont ceux qui conservent leurs traditions, leurs moeurs et leurs coutumes, fondées sur la transmission biologique du pouvoir (incarnée par la Famille Royale), car ils n'ont pas connu de rupture radicale avec leur passé; alors qu'en France la république, après la coupure révolutionnaire, à décidé de "mettre un point final à la transmission génétique du pouvoir"

                On va voir la conséquence ("énorme"...) de cette révolution: les transmissions - qui se faisaient "naturellement" en France, avant la Révolution, sur une base biologique, donc charnelle, enracinée, comme c'est toujours le cas dans les pays en royauté - se font maintenant sur une base abstraite et idéologique: ce n'est plus la filiation qui crée un droit à un héritage, c'est une idée, une théorie désincarnée.

                En clair, les Français ne sont plus les maîtres de la France; ils ne peuvent plus se transmettre de père en fils, "naturellement", leur Nation, leur Patrie. Celle-ci est à tout le monde, à la terre entière, à n'importe qui. La France est un hall de gare aux dimensions de l'univers; vient qui veut; elle est aux autres autant qu'à nous ! Nous sommes ainsi dépossédés de notre héritage, de notre bien le plus précieux, et tout simplement parce que nous sommes en république !

                CQFD ! Vous cherchez à mieux comprendre ? écoutez Philippe Val :

              "La république, et c'est sa force (1), et c'est son identité, affirme qu'en son sein l'élection et le rôle d'un individu dans la société ne seront plus jamais liés à une quelconque hérédité. Et ce qui est vrai pour les dirigeants, qui seront désormais élus selon leurs mérites par les suffrages de leurs égaux, est aussi vrai pour les citoyens dont le statut ne peut, en aucune façon, être lié à l'hérédité biologique. Voilà pourquoi l'instauration d'un test ADN pour décider du sort d'un individu est une violation de la Loi républicaine et un scandale constitutionnel..."

             Oui, vous avez bien lu : Philippe Val "crache le morceau". C'est clair, cela a le mérite de la franchise et, disons-le tout net, pour nous c'est pain bénit ! Avec la république, on n'est plus français parce que ses parents sont français; parce que depuis des siècles ses ancêtres ont bâti à la sueur de leur front ce patrimoine, transmis de génération en génération; non : n'importe quel Kurde, Kosovar, Malien, Comorien....est chez lui ici; c'est à lui ici... : ainsi en a décidé la république !

              Pour nous, le choix est fait depuis longtemps. Mais pour nos compatriotes qui, de bonne foi, ont pu être abusés par les mensonges de la propagande officielle, il faut choisir : ou la France maintenue, mais alors il faut en finir avec la république; ou la république, mais alors c'est la France qui est finie..... Camus, mort trop tôt, hélas! ( il nous aurait peut-être réservé quelque surprise... ) a dit un jour qu'entre Marx et Maurras il n'y avait rien. Au fond, Philippe VAL ne dit pas autre chose : entre la conception révolutionnaire et la conception royale, il n'y a rien.....

              Le diable porte pierre: merci à Philippe Val d'avoir contribué à éclaircir le débat!....

    (1): nous dirons évidemment "sa faiblesse", mais laissons parler le chroniqueur....

    PS: nos lecteurs pourront écouter la chronique de Philippe VAL du 12 octobre en cliquant sur le lien ci-dessous:


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  • Les prix du mardi...

              le prix citron: à la Mission de France; à l'occasion du 40° anniversaire de la mort d'Ernesto Guevara (le 9 octobre 1967), cette entité -qui a le statut de diocèse de l'Église de France- annonce ni plus ni moins qu'elle "s'associe" à la Quinzaine de l'Amérique Latine organisée par la municipalité de Fontenay-sous-Bois (Val de Marne); afin de rendre hommage à une "figure emblématique de l'Amérique Latine"! Jacobo Machover -universitaire cubain exilé en France- vient de publier un ouvrage décisif sur Guevara (1) dans lequel il remet, comme on dit, les pendules à l'heure, en ce qui concerne cette "figure emblématique"; entre autres perles et joyeusetés, qui ne sont pas sans rappeler les grands ancêtres de la Révolution Française: "Nous avons fusillé, nous fusillons et nous continuerons de fusiller tant qu'il le faudra". Ces propos furent prononcés en 1964 à la tribune de l'Assemblée générale des Nations Unies! Beau message évangélique! belle devise pour un diocèse de l'Église Catholique! Vous avez dit "emblématique"?.....

    (1): ("La face cachée du Che", Buchet-Chastel, au fait; 14 euros))

              le prix orange: à la CFTC, pour sa pétition en faveur du repos dominical; on sait l'importance qu'accorde Benoit XVI a cet "espace de liberté" -pour reprendre son heureuse formule- qu'est ce jour chômé du dimanche, jour du Seigneur, aujourd'hui fortement attaqué; "sans le dimanche, nous ne pouvons pas vivre..." a-t-il l'habitude de dire également, face à l'offensive méthodique de ceux qui souhaitent transformer ce jour en jour "banal", et en faire un jour "marchand" comme les autres. Dans cette pétition, la CFTC affirme que "...au-delà du temps de repos, juste et nécessaire, (le dimanche) est un élément fondamental de la vie familiale, sportive, culturelle, associative, voire spirituelle." Il y a un équilibre fragile à maintenir "...face à l'hexagone des tenants d'un monde transformé en une immense galerie marchande aseptisée, où la culture est en tête de gondole, la nourriture en fast-food, la pensée code barrée, le salarié aux horaires décalés, la caissière sous-payée, la famille explosée....C'est sur une certaine idée de la France au travail que nous nous prononçons !".....

              Certes nous aurions placé en tête de phrase la "vie spirituelle", en supprimant le "voire": mais, bon...çe n'est quand même pas si mal vu ni si mal dit....

  • Terreur, Acte II : 16 Octobre 1793, Assassinat de Marie-Antoinette...

              Après l'Acte I, du 21 Janvier, qui constitue l'acte fondateur des Totalitarismes modernes, voici l'Acte II de la tragédie révolutionnaire, acte dans lequel on peut voir a la fois une barbarie inutile, et l'une des racines lointaines, mais profonde et essentielle, du Racisme moderne: après l'assassinat de Louis XVI, voici l'assassinat de Marie-Antoinette, deuxième personne de cette trilogie des martyrs, massacrée parce qu'elle était reine mais aussi parce qu'elle était autrichienne, étrangère (1); une trilogie qui ne sera complète dans l'horreur que le 8 (?) Juin 1795, avec la fin de la longue agonie (d'un an et demi...) d'un enfant de dix ans.
              En inventant un Homme abstrait, avec un "H" majuscule, qu'elle a idéalisé et divinisé, la révolution s'est ruée sur les hommes qui nous entouraient, et qui nous admiraient (car, à l'époque, tout le monde parlait français et "badait" devant la France... En parlant des "Droits de l'Homme", elle a foulé aux pieds les droits des hommes, nos voisins, qui n'étaient animés d'aucune mauvaise intention à notre égard, pour la très grande majorité d'entre eux: elle a semé la mort et la désolation en Europe pendant près de vingt ans, tuant les hommes de chair et d'os, et dévastant leurs terres, pour apporter soi-disant la liberté à un Homme abstrait et désincarné qui n'existe nulle part, et que nul n'a jamais rencontré. 2.300.000 français tués, et 500.000 séparés de la mère-patrie (soit 10% de la population !); 20 millions de morts en Europe; et un continent ravagé par cette effroyable guerre civile européenne dont la révolution porte seule la responsabilité, et qui est un crime imprescriptible contre l'espèce humaine.
              En parlant de Liberté, elle a attenté aux libertés les plus élémentaires des gens, instaurant la Terreur à l'intérieur, puis la dictature napoléonienne; et en imposant son ordre brutal à l'Europe (comme le feront plus tard ses héritiers directs Hitler et Staline). En parlant d'Égalité, elle a multiplié les injustices, les abus et les privilèges qu'elle dénonçait et qu'elle a prétendu combattre, nous faisant passer d'une Bastille quasi vide à des dizaines de Bastille qui font de nous des citoyens surveillés sans cesse par une bureaucratie tatillonne et omniprésente, et de notre société une société bloquée. En parlant de Fraternité, elle a massacré les Vendéens, accomplissant ainsi le premier génocide des temps modernes (dont se souviendront, là aussi, ses enfants naturels, Hitler, Robespierre, Pol Pot...)

    (1): on appréciera le fait que la république, qui a excité la populace contre une autrichienne (une étrangère...), donne la France aux étrangers deux cents ans après: deux habitants sur trois de la Seine Saint-Denis, aux portes de Paris donc, sont étrangers (noirs ou maghrébins pour la plupart): on aurait peut-être pu prévenir la-dite populace qu'on faisait tout "ça" (la révolution...), pour en arriver à "ça" (la France donnée aux étrangers...): il est vrai qu'il s'agit de noirs et de musulmans, pas d'autrichiens, européens et catholiques.....

  • Douce France républicaine, ou chronique de l'insécurité ordinaire...(1)

              Pour celles et ceux qui penseraient -peut être....- que nous parlons trop souvent des problèmes d'insécurité; ou que nous exagérons quand nous critiquons la politique que mène la république, quand nous disons qu'elle conduit à la banalisation et à l'institutionnalisation de la violence et de la délinquance ordinaire (la pire, donc...); voici -sans autres commentaires- l'article de Sophie Manelli, publié dans le quotidien "La Provence" du mercredi 3 octobre, sous le double titre: "Une trentaine de "jeunes" suspectés d'actes de délinquance interpellés / Tout un quartier terrorisé par des ados squatters."

              Armés de couteaux, parfois de harpons de pêche, ils attendent les passants au coin de la rue. "Cet été, il ne s'est pas passé deux jours sans qu'une petite vieille soit jetée à terre" (1), raconte un boulanger de la rue Longue des Capucins. Depuis cet été, d'ailleurs, il garde en permanence...une hache de boucher à portée de main, cachée sous son plan de travail. En deux mois, pas moins de 20 plaintes pour des vols avec violences ont concerné le secteur Noailles. La plupart des victimes étaient des femmes âgées (1bis), sauvagement agressées sous l'oeil impuissant des caméras de surveillance.....
              Certaines ont reconnu leur agresseur: dix au total, âgés de 15 à 20 ans, interpellés mardi dernier dans une descente de police effectuée dans leur repaire de la rue du Musée. Un trottoir entier, ou presque. Du numéro 22 au numéro 32, ces immeubles en ruine abritaient le plus gros
    foyer de ces "petits" délinquants qui terrorisent le centre-ville. Au total, 32 personnes ont été interpellées dans le squat. Pour la plupart en situation irrégulière, ces jeunes sont originaires de la région d'Annaba en Algérie, qu'ils ont quitté en bateau jusqu'à Naples ou la Sardaigne, avant de rejoindre Marseille; sans doute attirés par des filières de passeurs qui promettent les trafics faciles du trafic de cigarettes ou de contrefaçons.
              "Ils sont arrivés par vagues, depuis le mois de juin dernier. Certains ont trouvé du boulot, mais la plupart se mettent à voler, en repérant des proies faciles", raconte Farid, qui tient un point phone dans le quartier. Comme d'autres commerçants, il n'hésite pas à mettre en garde les touristes qui s'engouffrent imprudemment dans le quartier. "Le coup de filet de mardi, ça va calmer les choses, mais pour combien de temps?" interroge Yves Baussens, charcutier au marché des Capucins, qui a vu tant de fois la délinquance "simplement déménager".
    Dimanche dernier, une touriste anglaise a été blessée à la tête après avoir été jetée à terre et dépouillée de son camescope;

    (1): on admirera le courage de ces "jeunes", avec un couteau ou un harpon contre "une petite vieille": rappelons-nous Chirac: "ce sont les enfants de la république...une chance pour la France...."
    (1bis): idem....

  • Hubert Védrine, dans la fosse aux lions...

              On avait eu de nombreuses occasions de le constater: Hubert Védrine, dans le domaine de la politique étrangère, se tient éloigné de toute idéologie; il se situe "à gauche", mais sait laisser au vestiaire ses préférences -au demeurant légitimes...- lorsqu'il s'agit des intérêts supérieurs de la France, du Bien Commun, qu'il sait ne pas sacrifier à l'intérêt de groupe ou aux visées idéologiques.
              On vient d'en avoir encore un bon exemple avec son rapport remis à Nicolas Sarkozy et rendu public le mercredi 5 septembre; on le sait, en ce qui concerne nos rapports avec l'Otan, nous vivons en ce moment un retour en force des tenants d'un "ré-alignement" qui ne serait rien d'autre en fait, s'il se concrétisait, qu'un renoncement majeur, préalable à une inéluctable démission ultérieure de la France sur la scène internationale; intervenant dans ce combat -pas si feutré que cela....- Hubert Védrine a le mérite, dans son rapport, de bien cerner les enjeux, et il ne craint pas de s'élever contre ce courant puissant; il ne craint pas d'affirmer au contraire que la France doit résister à cette "tentation occidentaliste" et conserver "sa propre politique étrangère"; car c'est un des "éléments du sursaut français dans la mondialisation".
              Ce faisant, il est, bien sûr, en butte aux attaques et aux critiques sournoises des tenants de ce "groupe de pression" fort, avatar de l'atlantisme, qui prône en effet la "normalisation", au nom d'une soi-disant nécessaire "solidarité des Occidentaux" face aux "menaces"(?); le mérite d'Hubert Védrine est de bien montrer que, sous des mots en apparence anodins, semblant même parfois être marqués au coin du bon sens, se cache en réalité l'offensive, dangereuse pour notre indépendance, de ceux qui ressentent si fort cette "tentation du retour dans l'OTAN" (ou plus exactement dans son commandement intégré, dont de Gaulle avait fait sortir la France en 1966); et qui cherchent à imposer ce retour, à la faveur de l'élection d'un président réputé "atlantiste"...
              Cependant, Hubert Védrine ne se contente pas de s'opposer, "d'être contre"; il note ainsi -et nous sommes à nouveau d'accord avec lui sur ce point-, que rien n'est figé, et que l'on pourrait très bien envisager une nouvelle attitude face à l'Otan: il suffirait, par exemple, qu'elle soit réformée en profondeur (mieux: refondée) et que disparaisse le lien de vassalité avec les États-Unis: saine position, conforme à l'intérêt national. Proposer autre chose, plus conforme à notre grande tradition nationale, plutôt que de dire simplement "non": une telle attitude de rejet du conformisme, l'indépendance d'esprit qu'elle révèle, et l'attachement indéfectible aux intérêts supérieurs permanents du Pays, tout cela fait qu'Hubert Védrine s'inscrit, sans contestation possible, dans la lignée de celles et ceux qui défendent la souveraineté nationale, et le rôle international de la France; c'est en ce sens que certains parlent, à son sujet, d'état d'esprit "bainvillien" (1); et qu'il nous est fort proche, en définitive, sur l'essentiel; n'est-ce pas, au fond, le plus important?.....

    (1): comme le fait ce mois ci l'article de "Politique Magazine" qui lui est consacré.

  • Improvisation et fébrilité.....

              Il n'y a pas si longtemps, sous Villepin et Chirac, Borloo lançait les "Maisons de l'Emploi": il s'agissait de réunir sous un même toit des agents de l'ANPE et de l'UNEDIC, afin de faciliter les démarches des personnes à la recherche d'un emploi. 150 de ces maisons ont été construites, sur les 300 annoncées;;;

              Mais le projet a depuis été revu à la baisse: d'abord, la part de l'Etat -qui devait s'élever à 50 % à l'origine- a été dans un premier temps ramenée à 20 %. Et maintenant, on apprend tout simplement que "c'est terminé": les "Maisons de l'Emploi" sont supprimées, suite à la fusion de l'UNEDIC avec l'ANPE !

              C'est logique, soit, mais c'est du gâchis, et pas seulement en ce qui concerne les deniers publics...

              Il faudrait en finir avec ces hésitations, ces revirements, cette "navigation à vue", qui n'est rien d'autre que de la mauvaise gestion, de l'improvisation institutionnalisée, de la fébrilité pure et simple! Il faudrait une vision à long terme (1), mais la vision a long terme la république ne peut l'avoir que très imparfaitement; elle ne l'a pas durablement, et elle ne l'aura jamais durablement et substantiellement car, précisément, le gros défaut de la république, sa grande faiblesse, c'est l'absence de Roi; c'est à dire l'absence d'un arbitre, d'un pouvoir présent en permanence et à demeure.

              A l'Académie Française, il y a un "Secrétaire Perpétuel" : le Roi, seul, -ce qu'aucun président de la république ne peut faire vraiment- pourra tenir ce rôle de "présence perpétuelle" au sommet de l'État, comme on le voit dans les royautés nordiques ou espagnole (2), et réintroduire pleinement dans la politique française la notion et la réalité de cette chose si importante, et qui nous manque tant aujourd'hui: la durée.....


    (1): voir la note: "Quand Raymond Barre parle d'or..." dans la Catégorie Classe politique et pays légal....


    (2): voir les notes: "L'exemple espagnol" et "L'exemple des royautés nordiques" dans la Catégorie "République ou Royauté ?".

  • Fusion Unedic-ANPE: la république pourra-t-elle s'en sortir?.....

              En réalité, même si c'est une excellente décision de fusionner l'Unedic et l'Anpe, deux choses sautent aux yeux: d'abord le gouvernement affirme qu'il compte maintenir l'indépendance de l'Unedic; c'est donc un système assez compliqué que l'on va semble-t-il installer (un de plus, comme toujours et comme partout: la république semble ainsi irrémédiablement atteinte du "syndrome de l'usine à gaz permanente"); ensuite, c'est dans l'ensemble de la fonction publique qu'il faut supprimer les doublons, et pas seulement entre deux entités; et là, il va y avoir du boulot!
              Car les doublons ont littéralement explosé lorsque la république, à partir de 1982, s'est lancé dans ce qu'elle a appelé un peu vite la "décentralisation", et qui s'est en fait traduit surtout par l'institutionalisation du "tout en double": sur les cinq millions deux cent mille fonctionnaires (cinq millions neuf si l'on ajoute les professeurs du "Privé" et les personnels des Associations subventionnées...) il y en a près de trois millions dépendant de l'État, et plus d'un million pour la fonction hospitalière; les autres, soit -tout de même...-près de deux millions dépendant des collectivités territoriales (intercommunalités et autres...); or ce sont actuellement ceux-ci qui connaissent l'augmentation la plus forte et, surtout, la plus régulière; donc la plus inquiétante, car l'État n'agit en ce moment, et à dose homéopathique, que sur ses propres agents: à quoi cela servira-t-il de diminuer -très modestement- le nombre de fonctionnaires de l'État si les collectivités locales engagent, dans le même temps, le double ou le triple de ce qui vient d'être supprimé?...
              Il y a 12% de fonctionnaires en Allemagne (avec près de 20 millions d'habitants en plus: cherchez l'erreur!); et 5% de fonctionnaires en Suède, que l'on nous cite souvent en exemple: mais pourquoi la république ne la prend-elle pas, pour de bon, comme exemple?: tout simplement parce qu'il n'y a pas de roi en république, et que tout marche au copinage et au clientélisme; car, les partis étant seuls, ils prennent toute la place, ils occupent tout l'espace, et aucun pouvoir (en l'occurence celui du Roi) ne vient les "contenir" dans leur rôle légitime. Résultat, le nombre de fonctionnaires a augmenté de 25% en 20 ans (leur part dans la population salariée étant de 25%!); et la dette de la France (avec tous ces agents à payer, en activité ou retraités...) augmente de 4.200 euros par seconde!.....
              Prenons un seul exemple: les impôts; pas loin de 150.000 fonctionnaires, en deux administrations totalement séparées: une qui calcule l'impôt, une autre qui l'encaisse; résultat de l'aberration: là où un personnel réduit de moitié suffirait, la république emploie une véritable armée inutile, et stérilise, ce faisant, un argent énorme, qui fait défaut ailleurs (l'exemple le plus criant étant la Recherche, vraie créatrice d'emplois et permettant seule de préparer vraiment l'avenir...); on a calculé, et on entend dire souvent, qu'un emploi subventionné par l'argent public équivalait à deux emplois dans le privé; en fonction de ce calcul, s'il est "vraiment vrai", peut-on imaginer qu'en réduisant de 80.000 le nombre des fonctionnaires des impôts on pourrait créer 160.000 postes?
              Oui, on peut vraiment se poser la question: la république, qui au fil des ans a créé cet ahurissant et monstrueux millefeuille de doublons, va-t-elle réussir à "s'en sortir"? ou bien finira-t-elle écrasée sous lui? Une version courtelinienne de l'arroseur arrosé, en quelque sorte....

  • Un impôt "pour les riches", l'ISF ?.....

              Ou un impôt soi disant "pour les riches", payé de plus en plus par ceux qui ne le sont pas ?.... 


              Quand se décidera-t-on enfin à supprimer purement et simplement l'ISF ? Comme l'ont d'ailleurs déjà fait les pays qui "marchent" bien mieux que nous ? On a lu et entendu, ces derniers jours, que l'ISF allait rapporter plus que prévu cette année, (avec une progression d'environ 15% sur les prévisions....). Fort bien, mais regardons-y d'un peu plus près: un journal télévisé d'une chaîne privée présentait un fonctionnaire, gagnant 3.000 euros par mois; cette personne n'est pas, à proprement parler, quelqu'un de "riche" mais représente bien plutôt ces fameuses "classes moyennes" qui font, qui ont toujours fait, la force et la solidité de la société française (on dira peut-être bientôt "faisait", on va voir pourquoi...); le fonctionnaire en question ayant hérité d'un appartement, qu'il occupe comme résidence principale, il se trouve assujetti, par la simple flambée des prix de l'immobilier, à l'ISF: non parce qu'il est soudainement devenu "riche" (il ne gagne toujours "que" trois mille euros...), mais parce que son capital est devenu important...La belle affaire!: il va donc devoir payer 1.000 euros "sur la fortune" !


              Ceci est d'autant plus aberrant et choquant que nous sommes, à terme, extrêmement nombreux à être concernés; il suffit d'avoir hérité de ses parents (est-ce un crime?) et bientôt la moitié des français, pourtant "non riches" seront eux aussi assujettis à l'impôt ! On l'avait vu aussi, récemment, avec ces habitants de l'Ile de Ré, aux revenus très modestes, mais disposant d'un simple cabanon: ces cabanons représentant, malgré tout, un certain nombre de "mètres carrés", qui là-bas valent de l'or..., l'Administration leur demandait une contribution, au titre de l'ISF, qu'ils étaient bien incapables de payer !...

              Mais on marche sur la tête car, dans le même temps, les vrais "riches", eux, s'expatrient, au rythme d'un foyer fiscal par jour! Absurdité du système!: la république ruine ainsi deux fois la France: parce qu'elle elle fait fuir les vrais "riches", qui vont aller investir, créer, travailler, produire ailleurs, et faire profiter un autre pays de leurs talents; et parce qu'elle surtaxe indistinctement les citoyens aux revenus moyens, voire modestes; et cela tout simplement parce que des idéologues ont voulu créer un impôt destiné à "faire payer les riches" (1).


              Si tel était le cas, si "les riches" payaient, (et si nous restions dans la moyenne de prélèvements de nos partenaires, car il ne faut bien sûr pas confondre impôt et matraquage, lequel pousse à l'exil...), il n'y aurait pas de problème; mais les faits sont là, et ils ne sont pas contestables: l'ISF est payé par de moins en moins de personnes vraiment "riches" et par de plus en plus de personnes relevant des classes moyennes: là réside l'erreur, et le mal: à ce stade de l'aberration, il et urgent d'arrêter les frais! Une caricature royaliste célèbre, sous la Terreur, montrait une guillotine avec cette inscription: "Ci-gît toute la France....". Ne mettra-t-on pas bientôt, au bas d'un formulaire de l'ISF, "Ci-payent tous les contribuables (pas assez riches pour s'en aller), sauf les vrais riches, qui -eux- sont partis depuis belle lurette..." Bravo, la république !....

    (1): entendons-nous bien: il est bien sûr tout à fait normal que les personnes aisées "contribuent" d'avantage que les personnes aux revenus modestes; et il est bien sûr parfaitement naturel que "plus on aie plus on paye"; et il ne s'agit bien sûr pas d'exonerer les "riches" de toute participation: il s'agit de ne pas tomber dans l'aberration, et de ne pas obtenir le contraire de ce que l'on souhaite au départ; c'est tout le sens de notre critique, qui est est "technique": l'ISF est un impôt raté, qui aboutit souvent à l'inverse de ce à quoi il prétend; qui pénalise de plus en plus les classes moyennes, et même les petites gens!; il a faux sur toute la ligne. Donc, qu'on le supprime, et que nos chers fonctionnaires des impôts (qui nous coûtent très cher....) nous en inventent un autre; à 150.000, ils devraient bien arriver à nous "pondre" un truc qui marche, non ?.....

  • Les prix du mardi...

              le prix citron: à Henri Taquet, directeur du Théatre du Granit de Belfort, qui a écrit un drôle d'éditorial: il s'agit d'un "texte" (?!) censé préfacer la plaquette du programme de ce théatre national (financé par l'Etat et les collectivités locales); entre autres "perles": 'l'election de Sarkozy peut avoir des conséquences désastreuses sur nos existences"; ou encore: "pendant cinq ans" -tient-il à nous dire- il a "vêcu avec l'angoisse de le voir élu"! Quel rapport avec Racine et Musset? Il est scandaleux que ce monsieur se serve de l'argent public pour faire part de ses états d'âme, qui du reste n'intéréssent personne et dont tout le monde se fiche éperdument; et il est écoeurant de le voir vomir un Président mais -dans le même temps- accepter sans aucune "angoisse" les subventions accordées par les ministres de ce même Président: on est de gauche, mais quand même, on ne perd pas le nord, quand il s'agit des belles et bonnes éspèces sonnantes et trébuchantes....Lamentable!....

              le prix orange: à "ces passionnés qui remeublent Versailles": depuis cent ans, la "Société des Amis de Versailles" se consacre à la tâche exaltante de rendre au Château et à ses jardins leur lustre d'antan; "Pour le 100e anniversaire de l’association, une exposition présentant les cent objets les plus significatifs parmi ceux qu’elle a contribué à faire revenir au château est organisée dans l’appartement intérieur du Roi. Cet appartement... a vu revenir au cours des vingt dernières années de nombreux objets jusqu’alors dispersés...." peut-on lire dans la présentation que fait de cette exposition le site officiel du Château de Versailles. Cet effort mérite, bien sûr, d'être salué: il est, hélas, à la hauteur de la folie du saccage révolutionnaire: sur les 17.000 lots constituant l'ameublement du palais en 1789, recensés par l'inventaire des ventes révolutionnaires de 1793, seuls 15% sont aujourd'hui revenus....