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droite

  • Leçons du premier tour des élections présidentielles françaises. L’étonnante stabilité du corps électoral, par Yvan Blot

            Les résultats du 22 avril 2012 montrent une très grande stabilité du corps électoral français.

    La gauche reste minoritaire

            La gauche représentée par les candidats Hollande, Mélanchon, Joly, Poutou et Arthaud  atteint au total 43,50%  des voix. Elle n’est pas majoritaire et ne l’était pas non plus il y a dix ou vingt ans. C’est la rupture entre le Front National et la droite modérée qui donne ses chances à la gauche comme l’ancien président socialiste François Mitterrand l’avait bien vu et instrumentalisé en son temps (voir mon livre « Mitterrand, Le Pen, le Piège » paru en 2007.)

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  • Quelle chance il a eu, Tony Blair!....

              Invité vedette du Congrès de l'UMP, au cours duquel il a prononcé l'intégralité de son discours en français, Tony Blair a insisté entre autres choses sur le point suivant: "Les différences entre la Gauche et la Droite sont réelles et elles le resteront. Et pourtant, aujourd'hui, une chose est aussi importante que la distinction entre la Gauche et la Droite, et c'est la différence entre une politique qui se tourne vers l'avenir et une autre qui s'accroche au passé."

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  • Hubert Védrine, dans la fosse aux lions...

              On avait eu de nombreuses occasions de le constater: Hubert Védrine, dans le domaine de la politique étrangère, se tient éloigné de toute idéologie; il se situe "à gauche", mais sait laisser au vestiaire ses préférences -au demeurant légitimes...- lorsqu'il s'agit des intérêts supérieurs de la France, du Bien Commun, qu'il sait ne pas sacrifier à l'intérêt de groupe ou aux visées idéologiques.
              On vient d'en avoir encore un bon exemple avec son rapport remis à Nicolas Sarkozy et rendu public le mercredi 5 septembre; on le sait, en ce qui concerne nos rapports avec l'Otan, nous vivons en ce moment un retour en force des tenants d'un "ré-alignement" qui ne serait rien d'autre en fait, s'il se concrétisait, qu'un renoncement majeur, préalable à une inéluctable démission ultérieure de la France sur la scène internationale; intervenant dans ce combat -pas si feutré que cela....- Hubert Védrine a le mérite, dans son rapport, de bien cerner les enjeux, et il ne craint pas de s'élever contre ce courant puissant; il ne craint pas d'affirmer au contraire que la France doit résister à cette "tentation occidentaliste" et conserver "sa propre politique étrangère"; car c'est un des "éléments du sursaut français dans la mondialisation".
              Ce faisant, il est, bien sûr, en butte aux attaques et aux critiques sournoises des tenants de ce "groupe de pression" fort, avatar de l'atlantisme, qui prône en effet la "normalisation", au nom d'une soi-disant nécessaire "solidarité des Occidentaux" face aux "menaces"(?); le mérite d'Hubert Védrine est de bien montrer que, sous des mots en apparence anodins, semblant même parfois être marqués au coin du bon sens, se cache en réalité l'offensive, dangereuse pour notre indépendance, de ceux qui ressentent si fort cette "tentation du retour dans l'OTAN" (ou plus exactement dans son commandement intégré, dont de Gaulle avait fait sortir la France en 1966); et qui cherchent à imposer ce retour, à la faveur de l'élection d'un président réputé "atlantiste"...
              Cependant, Hubert Védrine ne se contente pas de s'opposer, "d'être contre"; il note ainsi -et nous sommes à nouveau d'accord avec lui sur ce point-, que rien n'est figé, et que l'on pourrait très bien envisager une nouvelle attitude face à l'Otan: il suffirait, par exemple, qu'elle soit réformée en profondeur (mieux: refondée) et que disparaisse le lien de vassalité avec les États-Unis: saine position, conforme à l'intérêt national. Proposer autre chose, plus conforme à notre grande tradition nationale, plutôt que de dire simplement "non": une telle attitude de rejet du conformisme, l'indépendance d'esprit qu'elle révèle, et l'attachement indéfectible aux intérêts supérieurs permanents du Pays, tout cela fait qu'Hubert Védrine s'inscrit, sans contestation possible, dans la lignée de celles et ceux qui défendent la souveraineté nationale, et le rôle international de la France; c'est en ce sens que certains parlent, à son sujet, d'état d'esprit "bainvillien" (1); et qu'il nous est fort proche, en définitive, sur l'essentiel; n'est-ce pas, au fond, le plus important?.....

    (1): comme le fait ce mois ci l'article de "Politique Magazine" qui lui est consacré.

  • François Bayrou récupéré par le Système...

              Il était sympathique au début de la campagne, François Bayrou: sa posture et sa position représentaient en effet l'espoir de quelque chose de nouveau, dans un monde politique très conformiste, voire sclérosé dans son opposition répétitive, lassante et finalement assez stérile entre deux blocs antagonistes, toujours les mêmes; chacun répétant presqu'inlassablement les mêmes choses, excluant à priori tout ce qui n'était pas lui, rejetant d'avance dans les ténèbres extérieures toute personne ou toute idée proposée par "les autres"...: de ce "jeu" politique là, François Bayrou s'est démarqué nettement et, en le critiquant vertement, il a trouvé un écho véritable dans l'opinion; il s'est attiré la sympathie de bon nombre de nos concitoyens; il a porté pendant quelques semaines un projet qui semblait à même de dépasser ce clivage stérile des partis et de proposer à un plus grand nombre de citoyens des objectifs fédérateurs en dehors du sempiternel affrontement "bloc conte bloc"....

              Ce faisant, il rencontrait, en même temps qu'il lui donnait des arguments, une part non négligeable de l'opinion qui, depuis quelque temps, se méfiait et se détournait de la classe politique. Oui mais voilà: nous sommes dans un système donné et, comme nous l'avons dit souvent, ce ne sont pas (ou pas forcément...) les hommes ou les femmes qui sont sont mauvais, c'est le système qui les empêche de donner leur pleine mesure et qui les stérilise. Ainsi en fut-il de François Bayrou: son parcours, commença dans le sillage et le souvenir volontiers évoqué d'Henri IV, autre béarnais, autre rassembleur fameux; Bayrou souhaitait lui aussi rassembler, et guider vers les sommets. Noble ambition, et fort sympathique; mais n'est pas Henri IV qui veut; il ne suffit pas de vouloir, il faut aussi pouvoir; et c'est là que les chaînes politiques du système auquel appartient Bayrou -et qu'il n'a pas remis en cause-  le retinrent et le ramenèrent violemment au sol, d'où il avait tenté de s'extraire; autour des maisons qu'ils protègent, on voit ainsi parfois de grands chiens de garde, attachés à des chaînes assez longues, qui semblent prendre leur envol et se ruer sur quelqu'un qui passe à proximité; à peine ont-ils fait quelques mètres, la chaine brise net leur élan...!

              Ainsi en fut-il pour François Bayrou, qui commença sous les auspices d'Henri IV, mais finit assez piteusement comme Iznogoud, le héros de bande dessinée qui "voulait être calife à la place du calife": ce qui au début représentait vraiment quelque chose de positif fut peu à peu absorbé et comme recouvert par les intérêts de groupe et de parti, puis par les intérêts personnels tout courts; on passa des grandes visions et des grands projets aux querelles personnelles de préséance, les rancoeurs et les inimitiés refirent surface: bref, très vite le système récupéra et "recycla" (qu'on nous pardonne l'image...) celui qui avait eu l'audace de vouloir faire autre chose, de vouloir être différent, et qui finit tellement semblable à ce qu'il dénonçait la veille, tellement conforme à la pratique habituelle de l'intérêt partisan avant l'intérêt général. Sic transit...mais quelle tristesse tout de même, quelle dérision ! c'est une leçon à méditer....