Au bon beurre... ! (4): Préfets, TPG et Diplomates...
Même si les préfets ne tiennent plus, depuis 1982, les cordons de la bourse départementale (rôle dévolu aux conseils généraux), la république n'est pas mauvaise fille pour ces hauts fonctionnaires nommés par le Président. Dotés d'un salaire net d'environ 6.000 euros par mois en moyenne, ils sont logés, nourris et servis par une armada de gens de maison. Explication à cette générosité: aucun ministre de l'Intérieur n'ayant pu offrir a ses commissaires des émoluments égaux à ceux des conseillers d'Etat, membres de la Cour des Comptes ou autre Inspection des finances, le "rattrapage" s'est fait sur l'intendance hôtelière. Ainsi le préfet du Gers vit dans un ancien palais episcopal du XVIII°, tout comme le préfet du Lot. Le préfet de Paris bénéficie, au coeur du faubourg Saint-Germain, de l'hôtel du duc de Noirmoutier (entretenu par 16 domestiques), le préfet de Marseille, outre sa résidence en centre-ville, jouit d'une villa avec piscine sur la corniche, en bordure de mer. Quant au préfet de Nice, son petit palais avec piscine ouvre, plein cadre, sur la grande bleue. De quoi oublier de si "modestes" fiches de paye....
......Les 110 trésoriers payeurs généraux sont nommés par le Président de la république, avec mission de tenir, dans les départements, les cordons de la bourse de l'Etat, tant côté recettes que côté dépenses. Des postes convoités! Les rémunérations mensuelles de ces grands commis s'échelonnent de 10.000 à 16.666 euros nets, auxquels s'ajoputent logements de fonction somptueux et voiture avec chauffeur. N'est-ce pas assez? L'Etat leur alloue des indemnités pour "risques corporels" supplémentaires placées hors plafond de cumul et bénéficiant d'une éxonération fiscale totale.....
.....La France entretient 157 ambassadeurs en poste à l'étranger. 62% des revenus de ces grands serviteurs, considérés par leurs pairs comme la caste privilégiée de la fonction publique, proviennent d'une "indemnité de résidence". Le Quai d'Orsay refuse de dévoiler les émoluments de ces représentants de la France mais, selon un rapport parlementaire de 2005, deux tiers d'entre eux gagneraient plus de 18.000 euros nets par mois. Sur place, les diplomates disposent d'un personnel nombreux et ils sont, ainsi que leur famille, servis, logés, nourris, blanchis par la république. Détail important: seul le salaire indiciaire, donc hors indemnité de résidence, sert au calcul de l'impôt. (à suivre...)
(source: idem.)


