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LAFAUTEAROUSSEAU - Page 2029

  • Au bon beurre... ! (4): Préfets, TPG et Diplomates...

              Même si les préfets ne tiennent plus, depuis 1982, les cordons de la bourse départementale (rôle dévolu aux conseils généraux), la république n'est pas mauvaise fille pour ces hauts fonctionnaires nommés par le Président. Dotés d'un salaire net d'environ 6.000 euros par mois en moyenne, ils sont logés, nourris et servis par une armada de gens de maison. Explication à cette générosité: aucun ministre de l'Intérieur n'ayant pu offrir a ses commissaires des émoluments égaux à ceux des conseillers d'Etat, membres de la Cour des Comptes ou autre Inspection des finances, le "rattrapage" s'est fait sur l'intendance hôtelière. Ainsi le préfet du Gers vit dans un ancien palais episcopal du XVIII°, tout comme le préfet du Lot. Le préfet de Paris bénéficie, au coeur du faubourg Saint-Germain, de l'hôtel du duc de Noirmoutier (entretenu par 16 domestiques), le préfet de Marseille, outre sa résidence en centre-ville, jouit d'une villa avec piscine sur la corniche, en bordure de mer. Quant au préfet de Nice, son petit palais avec piscine ouvre, plein cadre, sur la grande bleue. De quoi oublier de si "modestes" fiches de paye....

              ......Les 110 trésoriers payeurs généraux sont nommés par le Président de la république, avec mission de tenir, dans les départements, les cordons de la bourse de l'Etat, tant côté recettes que côté dépenses. Des postes convoités! Les rémunérations mensuelles de ces grands commis s'échelonnent de 10.000 à 16.666 euros nets, auxquels s'ajoputent logements de fonction somptueux et voiture avec chauffeur. N'est-ce pas assez? L'Etat leur alloue des indemnités pour "risques corporels" supplémentaires placées hors plafond de cumul et bénéficiant d'une éxonération fiscale totale.....

              .....La France entretient 157 ambassadeurs en poste à l'étranger. 62% des revenus de ces grands serviteurs, considérés par leurs pairs comme la caste privilégiée de la fonction publique, proviennent d'une "indemnité de résidence". Le Quai d'Orsay refuse de dévoiler les émoluments de ces représentants de la France mais, selon un rapport parlementaire de 2005, deux tiers d'entre eux gagneraient plus de 18.000 euros nets par mois. Sur place, les diplomates disposent d'un personnel nombreux et ils sont, ainsi que leur famille, servis, logés, nourris, blanchis par la république. Détail important: seul le salaire indiciaire, donc hors indemnité de résidence, sert au calcul de l'impôt. (à suivre...)

    (source: idem.)

  • Rions un peu: Encore un scandale à Marseille.....

              Encore une odieuse agression raciste, heureusement déjouée grâce au sang-froid et à l'énergie de deux "jeunes", héroïques représentants de notre belle jeunesse! Qui osera encore douter de la bonne santé mentale (et surtout physique!.....) des "jeunes" d'aujourd'hui, après avoir lu "La Provence" du mardi 14 août? Le quotidien rapporte le haut fait de ces deux héros des temps modernes, véritables Robin des Bois des lignes de bus et modèles pour tous les ados; ceux-ci ont mis en déroute trois lâches agresseurs, déjouant ainsi une odieuse tentative anti jeunes menée une nouvelle fois (mais que fait la police?...) par des contrôleurs de la RTM; le journal écrit d'ailleurs, en titre, qu'il s'agit "de deux jeunes en guerre contre la RTM" : comme c'est beau! enfin on entre en Résistance! Oh mânes de Mandrin! il était temps!

                Les "jeunes" Fadika (22 ans) et Youssef (22 ans lui aussi), le 29 juin, ont tendu un piège aux lâches agresseurs de la RTM: rusés, ils sont montés sans titre de transport dans le bus n°18; lorsque trois agents de la RTM, tombant dans le panneau, ont surgi et leur ont demandé leurs tickets: l'agression était ainsi caractérisée, et le délit constitué; le piège destiné à mettre au grand jour la perversion de la RTM et de ses agents provocateurs avait bien fonctionné! bravo les "jeunes"! Il ne restait plus à nos deux héros qu'à donner une bonne leçon aux agresseurs, afin que ceux-ci soient enfin dissuadés de s'en prendre à ceux qui représentent "une chance pour la France" et qui sont, rappelons-le, "les enfants de la république" (dixit Jacques Chirac!).

                Fadika a donc porté un violent coup de poing à l'un des contrôleurs en "vociférant": "Si j'avais été seul, je vous aurais défoncé la gueule", suivi d'un non moins admirable et définitif: "Moi, les agents de la RTM je les détruis!"; on étudiera longtemps, dans les salles de classe, l'acte héroïque et la parfaite maîtrise de la langue française dont notre héros à fait preuve ce jour-là! Nul doute que, dans peu de temps, on rendra enfin l'hommage qui lui est dû à cette langue vigoureuse et forte, riche, précise et puissante qui nous vient de nos si belles banlieues: douce France! douces banlieues! et qu'on proposera au baccalauréat, en lieu et place des mièvreries actuelles, l'éblouissant dialogue du vertueux Fadika devant ses juges! Ah, la force de cette si simple et si belle expression: "défoncer la gueule!": on est tout de suite ramené à l'essentiel, loin de toute vanité, de tout ce qui finalement n'est qu'accessoire, n'est-ce pas? Et ce simple verbe: "détruire": n'exprime-t-il pas merveilleusement la fougue, la force et l'énergie de la "jeunesse"?: tout est dit, c'est beau comme de l'antique!

                Et dire que certains s'obstinent encore à préférer ces vieilleries que sont Balzac ou Chateaubriand, alors qu'avec Fadika et Youssef, là oui, nous avons de vrais maîtres du style!...Mais revenons à notre récit épique, qui s'achève ainsi: pendant que Fadika lançait son immortel "ordre du jour" à la cantonade, Youssef, par un habile mouvement tournant, qui devait désarçonner ses agresseurs, a sauté du bus et s'est emparé de plusieurs bouteilles de Coca qu'il a jeté sur les mêmes agents! Napoléon ne basait-il pas ses campagnes sur la rapidité de mouvement?.... Bref, on ne louera jamais assez le sens tactique et la belle leçon d'art militaire donnée par ces deux charmants "jeunes", qui ont bien mérité que leur action d'éclat trouve enfin sur Internet l'audience qui lui est dûe...

    PS 1: le comble est, peut-être à venir: il s'est trouvé une avocate pour défendre les deux voyous, nous citons textuellement le journal, "hors de tout comportement récurrent et délinquantiel"! Pour ce morceau de bravoure "linguistique" (?!), dont on conviendra sans peine "qu'il fallait le faire", nous suggérons que l'avocate reçoive en récompense une gratuité d'un an (trajets aller-retour illimités) sur la ligne 18 de la RTM à Marseille, histoire de toucher du doigt les réalités quotidiennes et habituelles de la douce république profonde que nous a concoctée Jacques Chirac: un morceau d'anthologie pareil, qui n'en doutons pas restera dans les annales, mérite bien un petit quelque chose, non?.....

    PS 2 : retour sur terre: le tribunal a condamné les deux "jeunes" à 2 et 6 mois de prison ferme; le problème c'est que le premier a déjà été condamné pour des faits semblables; qu'attendent les pouvoirs publics? qu'il y ait un mort? ou plus?....La république transforme la France en poubelle.....

  • Tintin raciste?...

    tintin_au_congo.jpg
                
                Étudiant en sciences politiques à Bruxelles, Bienvenu Mbutu Mondondo a déposé plainte fin juillet contre X et contre la société Moulinsart en charge de l'exploitation commerciale de l'oeuvre d'Hergé; il dénonce le caractère "raciste" de l'album "Tintin au Congo" et demande qu'il soit retiré de la vente!
     
                On ne peut aps laisser passer des absurdités pareilles sans réagir: e racisme est une chose trop grave et trop sérieuse pour qu'on le laisse ainsi être mis à toutes les sauces, à tout propos et à tout moment.

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  • Chateaubriand contre Villepin (3/3, extrait : texte intégral de la seule première partie)

         De Buonaparte et des Bourbons.

         François-René de Chateaubriand.

         1 : De Buonaparte.

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  • Chateaubriand contre Villepin... (2/2).

    ...Il faudrait tout citer, écrivions nous plus haut ? Eh bien, citons tout: nous avons choisi, en réponse à Dominique de Villepin, de publier "in extenso" la première partie de cette brochure (1), et de la mettre ainsi à la disposition de nos lecteurs; un peu de courage !: il s'agit certes d'un texte un peu long (440 lignes) mais on peut le lire en plusieurs fois; on aura ainsi une vision claire et documentée de ce qui s'est vraiment passé à ce moment-là, loin des mensonges et des travestissements de la vérité officielle.

    Nous espérons donc que vous lirez ce grand texte, fût-ce en plusieurs fois; et vous serez saisis par sa force et sa puissance; et vous constaterez qu'il n'a rien perdu ni de l'une ni de l'autre, après tant de temps; on n'a rien écrit de mieux depuis sur le sujet, à part le "Napoléon"de Jacques Bainville, dans lequel celui-ci écrit cette phrase qui nous parait si juste -et nous oppose radicalement et définitivement à Villepin-: "Sauf pour la gloire, sauf pour l'Art, il eut probablement mieux valu que cet homme n'eût jamais existé." On se rappellera -comme en écho de cette phrase de Bainville- que Napoléon lui-même, en visite sur la tombe de Rousseau, s'était laissé aller à cette confidence: "L'Histoire dira s'il n'eût pas mieux valu pour l'humanité que ni lui ni moi n'eussions jamais existé...."

    Pour nous, c'est clair: il aurait mieux valu, et de beaucoup !...; maintenant, lisez Chateaubriand, écoutez le témoin, et faites vous votre opinion par vous-même; ne vous laissez pas dicter ou imposer une "vérité officielle", un prêt-à-penser falsifié, "revu et corrigé" par les héritiers et continuateurs  de la révolution et leurs amis (ici, en l'occurrence, un ex-premier ministre de la république, mouillé jusqu'au cou dans les sordides remugles des "affaires" nauséabondes entourant le chiraquisme....). Bon courage, bonne lecture !.....; voici le texte...: (à suivre....)

     

    Chateaubriand.pdf

     

    (1) : il s'agit d'une brochure divisée en trois parties: la première est de loin la plus longue (presque les deux tiers), la plus féroce et, disons-le, la plus réussie; elle traite "De Buonaparte et des Bourbons, et de la nécessité de se rallier à nos princes légitimes pour le bonheur de la France et celui de l'Europe."; la deuxième et la troisième parties - nettement plus courtes, donc - traitent respectivement "des Bourbons" et "des Alliés".

  • Chateaubriand contre Villepin... (1/2)

    On connait les embarras judiciaires de Dominique de Villepin, liés à la peu ragoûtante "affaire Clearstream"; la littérature semble être, pour lui, une échappatoire à ses soucis, et l'on connaît son enthousiasme pour Napoléon: le voilà qui publie -après d'autres ouvrages sur le même personnage- un nouveau livre intitulé "Le soleil noir de la puissance". On a vu sur les plateaux télé Dominique de Villepin s'enthousiasmer pour son héros préféré, et s'enflammer à un point tel que certains journalistes lui accolent même l'épithète de "flamboyant"; quand on connaît le bilan de Napoléon, l'effroyable gâchis humain et matériel qu'il a causé (non seulement à la France mais à l'Europe entière....) on peut être dubitatif sur les raisons d'un tel engouement, mais après tout c'est le droit du ci-devant Villepin de s'aplatir devant le continuateur et le "sabre" de la révolution....

    Nous sommes bien évidemment d'un avis totalement opposé au sien sur ce personnage. Et puisqu'il choisit de publier encore un ouvrage sur Napoléon, nous avons choisi, nous, de lui répondre: non pas par une polémique qui pourrait se révéler vaine et stérile; mais en produisant à la barre un témoin oculaire des faits, quelqu'un qui a vu, qui a vécu cette période: Chateaubriand. Quelle meilleure façon, en effet, de répondre à Villepin que de laisser la parole à Chateaubriand, à travers sa brochure "De Buonaparte et des Bourbons", publiée le 31 mars 1815 :

     

    "l'avenir doutera si cet homme a été plus coupable par le mal qu'il a fait que par le bien qu'il eût pu faire et qu'il n'a pas fait....Il a plus corrompu les hommes, plus fait de mal au genre humain dans le court espace de dix années que tous les tyrans de Rome ensemble, depuis Néron jusqu'au dernier persécuteur des chrétiens....Né surtout pour détruire, Bonaparte porte le mal dans son sein...."

                

    Comme d'habitude avec Chateaubriand, il faudrait tout citer, tant il dit tout magnifiquement, y compris lorsque c'est féroce comme ici; au moins, les "rêves d'un fou et d'un furieux", qui osait affirmer cette monstruosité: "J'ai trois cent mille hommes de revenu!" (et Villepin admire un type pareil !....), reçoivent-ils dans ce texte la volée de bois vert qu'ils méritent ! Louis XVIII déclara que cette "brochure", comme l'appelait Chateaubriand, lui avait plus profité qu'une armée de cent mille hommes...                 (à suivre)

  • Les prix du mardi...

              le prix citron: à Marylise Lebranchu, ancienne ministre socialiste de la Justice, pour ses déclarations concernant l'affaire Evrard: elle estime que Nicolas Sarkozy "manque de recul" et que ce qu'il propose n'est rien moins qu'un "retour à la barbarie": rien que ça! sauf qu'il s'agit de quelqu'un qui a violé quarante fois, poursuivi seulement pour trois: où est la barbarie? dire que la justice n'est pas la vengeance, on en est tous persuadés et tout le monde sera d'accord là-dessus: ce sont de belles "paroles verbales" qui n'engagent à rien...Plutôt que d'aligner des platitudes, et au lieu de critiquer stérilement et facilement, Madame Lebranchu ferait mieux de dire ce qu'elle ferait, mais là c'est "silence radio": c'est trop facile...

              le prix orange: (ex aequo) à Mgr Barbarin, pour ses justes propos -tenus à l'antenne de RMC- concernant la lutte contre les déviances sexuelles: la meilleure façon d'agir efficacement contre ce fléau, c'est de lutter "contre cette pornographie que l'on voit partout" et qui, assurément, "perturbe les plus fragiles"....; et à Mgr Cattenoz, qui réitère ses critiques et ses propositions pour une rénovation de l'enseignement catholique: 'Victime de son succès, l'enseignement catholique a oublié l'essentiel: le Christ!". S'il s'agit, en effet, de faire exactement la même chose que l'Education Nationale, en changeant simplement de locaux, sans proposer la vision chrétienne de l'existence, à quoi sert l'enseignement "dit catholique"?...

  • Quand Raymond Barre parle d'or...

              Nous rendrons hommage à notre façon à Raymond Barre en rappelant un de ses propos, un seul, mais qui mettait le doigt sur quelque chose d'essentiel (et pour cela on peut le remercier...); la gestion à courte vue était sa bête noire: "Je suis frappé que personne dans le discours public ne parle en termes de décennies. Nous ne réfléchissons qu'à court terme, qu'en fonction de l'échéance suivante." C'est bien vu et c'est bien dit. Nous ne disons pas autre chose (1).....

              C'est parcequ'ils ont un Roi (ou une Reine), et qu'ils sont en Royauté que les pays de l'Europe du Nord sont en avance sur nous dans tant de domaines; ce n'est pas parce qu'ils sont plus intelligents que nous, ou que nous sommes plus stupides qu'eux; c'est parce qu'ils n'ont pas connu cette effroyable cassure de la Révolution (pertes démographiques et dilapidations matérielles, rupture de la trajectoire historique et "idéologisation" de la société....); c'est parcequ'ils ont l'élément de stabilité qui nous manque: le Roi (ou la Reine) qui incarne les intérêts fondamentaux et permanents de la Nation; c'est parce que les partis, légitimes dans leur sphère (la représentation de l'opinion) n'occupent pas tout le pouvoir, mais ont, à côté d'eux et au-dessus d'eux, un arbitre indépendant, qui fait qu'ils restent à leurs place, sans prendre toute la place comme chez nous...

               Et donc, dans ces pays en Royauté, on peut raisonner en décennies, et on prépare l'avenir; en république on prépare les élections; et quand elles sont passées on prépare les élections suivantes; et quand les suivantes sont passées, on prépare celles d'après.....: et ça fait plus de cent ans que ça dure !...; pendant ce temps là, les pays chanceux qui sont en royauté travaillent dans la continuité, ils préparent l'avenir, et du coup "ça marche pour eux..."; pas pour nous, hélas; il faut y réfléchir, comme semble nous y inviter Raymond Barre dans la phrase citée plus haut....

    (1): voir la note "L'exemple des royautés nordiques" dans la Catégorie: "République ou Royauté ?".

  • Un ami de Dieu, et de sa Création...

               Le père Pestre s'est éteint le 25 août, à l'âge de 88 ans. Grand ami des animaux, il avait crée le refuge "Saint Roch" à La Valentine, en 1984: au coeur même de son engagement de prêtre catholique, il vivait pleinement son attachement et sa passion pour le monde animal; il le vivait à sa façon, c'est à dire à fond et sans complexes, et lorsqu'il le fallait, ce prêtre profondément traditionaliste savait se montrer rebelle et sans concessions....Il a appliqué à la lettre la parole de Pie XII, qui disait: "Le monde animal est une des manifestations de la grandeur de Dieu, et il doit être respecté comme tel...", et il l'a appliqué à la façon de Saint François d'Assise, qui parlait aux oiseaux, à sa soeur la Lune et à son frère le Loup, "l'ancêtre" de nos chiens....

               Et le père Pestre a fait plus que parler aux chiens: il s'est dévoué aussi à eux, il a trouvé le temps de les servir et il les a aimé, comme il plaît à Dieu que l'on aime les bienfaits dont il nous a comblé...Si Dieu, en effet, a crée l'Homme à son image -et seulement l'Homme-, il ne faut pas oublier que ce que Dieu a crée ce n'est pas l'homme seul: c'est la Création. Dieu n'a pas crée l'homme pour qu'il vive sur une dalle en béton; il l'a entouré d'eau, d'arbres et de végétaux, de minéraux, d'animaux; et il lui a confié cette Création, en faisant de lui -l'homme- le Roi de cette Création: "Croissez et multipliez-vous...Emplissez la Terre et soumettez là.....": le père Pestre, par son exemple, a bien fait comprendre, à tous que la protection de cette Création est un devoir dont nul chrétien ne peut s'exonérer....

              Il a su ainsi, pendant ses 88 ans de Fidélité, mener de front son sacerdoce (et avec quelle énergie!...) et son amour concret pour la Création. Ce n'était pas un homme "de mots"; ce qu'il disait il le croyait vraiment; mieux: il le vivait concrètement, dans les difficiles réalités des contraintes de chaque jour; lorsqu'il semblait "changer" de rôle, et qu'il semblait cesser d'être prêtre pour venir fréquenter quotidiennement, d'une façon aimante, ses "frères" les chiens, il ne changeait pas de rôle, en fait, et il ne cessait pas d'être prêtre: il restait au contraire fidèle à son Seigneur, et proche de lui, car l'amour de la Création, l'emerveillement qu'elle suscite (1), nous mène et nous ramène toujours, forcément, au Créateur. Il n'y avait donc pas coupure, mais continuité entre ce que certains pouvaient considérer comme deux sacerdoces, mais qui n'en faisaient en réalité qu'un seul: l'amour de Dieu et aussi de sa Création, le service de Dieu aussi dans l'attention portée à sa Création. Et en l'aimant, il a rayonné l'Amour.....

    (1); Voltaire l'a si bien dit: "L'univers m'emerveille, et je ne conçois point                                       

                                                         Que cette horloge existe et n'ait point d'horloger."

  • Robert Hossein : 'N'ayez pas peur !..."

              A près de 80 ans, Robert Hossein se lance dans un nouveau pari, en même temps qu'il se lance un nouveau défi à lui-même: "monter" un grand spectacle sur le Pape Jean Paul II, dont Alain Decaux a écrit le texte (1). "Famille Chrétienne" du I° septembre (n° 1546) consacre un très intéressant article, suivi d'un entretien qui ne l'est pas moins, à ce slave mystique, né en 1927 d'une mère russe et d'un père persan. Il ne le cache pas: "Jean Paul II obsède mon âge mûr...". On découvre dans ces pages un homme attachant, qu'on connaissait bien sûr, mais sans le connaître assez; après une enfance désargentée, on apprend ainsi qu"il y a un avant et un après Jésus-Christ. Pour Robert Hossein, il y a aussi un avant et un après Angélique. Les cinq films de cette saga, diffusés de 1964 à 1968, le propulsent sur le devant de la scène. Il a 37 ans. La Marquise lui apporte gloire, argent, liaisons, contrats....En fait, cette revanche sur la solitude et la pauvreté le corrompt lentement. "Une immense lassitude me gagnait. Je m'étais vautré dans une vie mondaine, faite de satisfactions, de luxe et de superflu qui me dégoûtait. Je tournais le dos à mon âme." Comme par un réflexe de survie, soudain, en 1971, il plaque tout...".

              Il part à Reims, où il fonde et dirige -jusqu'en 1978- le Théâtre populaire de Reims (il découvre Isabelle Adjani, Francis Huster, Jacques Weber...). Et il rencontre un prêtre: "En préparant ensemble le baptême de son fils, Julien, Robert lui demande tout à trac: "Vous ne pouvez pas me tremper avec lui?"... Il livre une "clé" intéressante: "Être slave, c'est nécessairement être mystique. C'est dans nos gènes....Nous haïssons aussi fort que nous aimons. Nous sommes excessifs et exaltés parce que nous vouons un culte sans limite à la vie et à celui qui en est l'origine.".....

              Après les huit cent mille entrées des trois spectacles sur le Christ (2), "il y a urgence" à monter un spectacle sur Jean Paul II, même si le thème n'est peut-être pas forcément aussi porteur (3), car "jamais l'humanité n'a été aussi perdue et n'a autant souffert qu'aujourd'hui.". La rencontre de Robert Hossein avec Jean Paul II s'est effectuée par l'intermédiaire de Mgr Lustiger: "A l'époque, je ne le connaissais pas et j'étais venu l'avertir que j'allais monter Un homme nommé Jésus. D'abord sceptique....il m'a dit qu'il viendrait voir mon spectacle. Il est venu!...Il a parlé du spectacle à L'Osservatore Romano et de moi à Jean Paul II, qui a voulu me connaître. Invité au Vatican....j'ai vu l'homme, qui m'a beaucoup ému...Aux JMJ de 1997 à Paris, Mgr Lustiger et le Père Di Falco m'ont demandé de donner un coup de main à Longchamp. Et j'ai lu des Épîtres au micro....".

             Ainsi des choses qui peuvent paraître parfois impossibles ou excessivement compliquées se passent-elles, finalement, d'une façon aussi simple... Et voilà notre Robert Hossein, presque 80 ans, reparti pour "travailler comme un fou", afin que les gens "ressentent que l'Amour seul peut donner force, courage et espérance..." Bravo à l'homme d'action énergique, bonne chance au créateur et bon vent à ce futur spectacle qui, n'en doutons pas, connaîtra le même succès que les précédents, et -pourquoi pas?- un succès encore plus grand. Comme le disait Sénèque: "Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus timemus...". Robert Hossein ose, malgré ses craintes et ses légitimes appréhensions (qui ne sont finalement qu'une preuve de son bon sens....) et, c'est bien connu, "Qui ose gagne!"....

    (1): "N'ayez pas peur! - Jean Paul II." , première représentation au Palais des Sports de Paris, le 21 septembre.

    (2): "Un homme nommé Jésus." (1983) - "Jésus était son nom." (1991) - "Jésus, la Resurrection." (2000).

    (3): Ne faut-il pas toujours oser? "Audaces fortuna Juvat", et, justement: "N'ayez pas peur...!"; dans un tout autre domaine, et qui n'a strictement rien a voir, on peut évoquer le triomphe de la Comédie musicale: "Le Roi Soleil", à qui des grincheux -probablement mal intentionnés- prédisaient un "four" inévitable, et qui a connu le triomphe que l'on sait...

  • Inadmissible.....!

              Sous le titre: "N'ayez pas peur de la Turquie !", un certain Hugh Pope nous fait la leçon, dans le Figaro (1), à "nous" c'est à dire celles et ceux qui ne veulent pas de la Turquie dans l'Europe. On apprend que ce monsieur est (nous citons) "analyste senior pour l'International Crisis Group", qu'il vient de publier un important rapport sur la Turquie et l'UE; on nous donne même l'adresse électronique: www.crisisgroup.org ! Le Figaro oublie juste de nous préciser que cet illustrissime personnage est, en outre, très connu dans son immeuble (mais si !...) Il connaît aussi monsieur Glandu et madame Trucmuche: cela justifie, on s'en doute, la suffisance dont il fait preuve; et le ton supérieur et exaspérant de son article et de ses conclusions....

              Et la grossièreté dont il use à l'égard de Nicolas Sarkozy: nous avons beau être royalistes, et ne pas trop porter dans notre coeur la classe politique, il n'en demeure pas moins que le Président élu, qui représente la France, ne peut pas être appelé avec condescendance, et un brin de mépris inacceptable, "un homme politique français !". Il y a un minimum de respect à avoir pour la fonction de Chef de l'État, et si monsieur Hugh Pope ne connaît pas les règles élémentaires de la courtoisie et du savoir-vivre, il n'est pas trop tard pour prendre des cours de rattrapage (intensifs, à ce stade là....).

              Quel est le problème ? A vrai dire il n'y en a pas: monsieur Pope -épousant la vision anglo saxonne bien connue- veut que la Turquie intègre l'Europe: c'est son droit le plus strict, et à dire la vérité on s'en fout éperdument; ce monsieur n'intéresse personne, il serait temps qu'il prenne la mesure de son insignifiance...; ce qui est inadmissible et scandaleux, et qui justifie ce billet vengeur, c'est le ton qu'il emploie: il "nous" explique par "a" plus "b" que de toutes façons "c'est comme ça", "ya rien a faire", "circulez, ya rien à voir": voici sa conclusion: "Le processus d'adhésion de la Turquie en Europe n'est pas, contrairement à ce qu'a affirmé un homme politique français, une aventure ou un engagement auxquels on peut mettre fin. Comme deux villes qui ont grandi en se fondant l'une dans l'autre, la Turquie et l'Europe, auparavant deux entités séparées, coïncident aujourd'hui à un niveau qui ne peut plus faire machine arrière."

               Libre à monsieur Pope de le croire: nous croyons exactement le contraire; mais qu'est-ce que c'est que cette idée saugrenue d'une irréversibilité des choses ? S'il en était ainsi, si les "politiques" ne pouvaient plus, justement, faire marche arrière et inverser le cours des choses, y aurait-il encore une Histoire, et une Liberté ? et à quoi servirait-il de continuer à voter pour élire des gens qui, de toutes façons, ne peuvent rien faire ?: autant faire des économies et les supprimer carrément ! Il va loin le senior....

    (1): Le Figaro, samedi 25/dimanche 26 août 2007, page 15 ( débats/opinions).

  • Raymond Domenech puni, et c'est bien fait.....

              La personne de Raymond Domenech, en soi, ne nous intéresse pas; et le ballon rond, en soi, ne semblerait pas non plus devoir entrer dans le champ d'un bloc-notes "politique". Sauf que ce monsieur, depuis qu'il est à la tête de l'équipe de France, ne cache pas ses idées personnelles et mène une action très orientée. Qu'il soit de gauche, c'est son droit, et nous ne le critiquerons pas là-dessus; qu'il soit un "immigrationniste" forcené, et qu'il se serve de son poste pour faire passer ce qu'il croit être son "message", en revanche, est déjà beaucoup plus contestable; au poste qu'il occupe, une stricte neutralité devrait être de mise, et ne pas respecter cette neutralité est scandaleux, car il s'agit bien de "L'Equipe de France", et non de "la chose de monsieur Domenech"...

              Ainsi ce monsieur pense-t-il, par exemple, que la France est "Black, blanc, beur". Il s'agit là du "slogan" le plus stupide, le plus consternant et disons le tout net le plus débile qui ait été concocté depuis des années. D'abord parce que -notons la contradiction car elle est extrêmement amusante...- la république interdit formellement tout classement selon la couleur ou les origines des personnes (1); force est de constater qu'avec ce slogan débile, on est servi, question référence à la couleur de peau ou aux origines! En plus cette équipe n'est pas si représentative que cela de la riche diversité pluri-ethnique de la France: par rapport à leur collègues de peau plus foncée, les représentants de l'ethnie blanche "primo-arrivée" sont semble-t-il nettement sous-representés. Est-ce du racisme de la part de monsieur Domenech?

              On sait, par exemple, qu'il a délibérément laissé sur la touche des joueurs de talent, comme Robert Pirès ou Ludovic Giuly, alors qu'il donnait leur chance à d'autres joueurs, au teint nettement moins pâle il est vrai, et qui n'avaient pas forcément, aux dires des commentateurs sportifs, fait preuve d'une réelle supériorité technique; quant au cas Anelka, repris en équipe de France après ses scandaleuses déclarations -témoignant d'un orgueil incommensurable et d'un mauvais esprit aux antipodes du "beau jeu" que l'on est pourtant censé prôner dans le sport-, il révèle seulement à quel point monsieur Domenech manque de la plus élémentaire fierté personnelle....Comme on dit dans les cours de récré: "il n'a pas de figure" ! C'est son problème, mais comme nous l'avons dit plus haut, du moment qu'il s'agit de "L'Equipe de France" c'est aussi un peu le problème de tout le monde: il faut savoir ce que l'on veut....

              Aujourd'hui, cet adepte forcené du métissage, stakhanoviste du pluri-ethnisme et jusqu'auboutiste de la pluriculturalité, se retrouve puni: il a écopé de 8.000 euros d'amende et d'un match de suspension pour avoir déclaré le 9 août, au "Parisien": "J'ai connu un France-Italie espoirs, qualificatif pour les J.O de Sidney, avec un arbitre acheté....Il y a des arrangements dans le foot italien...". L'ennui, c'est qu'il n'a pas apporté de preuves de ce qu'il affirmait (ou, ce qui revient strictement au même, de preuves convaincantes...).

              Or, on n'accuse pas sans preuves: il est très possible -c'est même probable- qu'il y ait des arbitres achetés; mais quand, d'une certaine manière, on représente la France, on n'engage pas ainsi son pays, à la légère, dans ce qui, sans preuves comme c'est le cas ici, n'est plus l'expression d'une opinion personnelle, mais bien de la calomnie et de la diffamation pure et simple.

              Monsieur Domenech ne devrait-il pas tirer toutes les conclusions d'une sanction qui, à travers lui, atteint la France ? Ne devrait-il pas se retirer ? Nous avons la faiblesse de penser que ce ne serait pas une grande perte.....

    (1): par exemple dans les statistiques de la délinquance, pour continuer à mentir au peuple français, et pour continuer à masquer la stupéfiante sur-délinquance liée aux immigrés, révélée par les chiffres portant, précisément, sur la délinquance....);

  • "Criminels bienvenus" / "Si pas extrême gauche s'abstenir"...

              La république est vraiment accueillante pour les assassins et les criminels étrangers; à la seule condition, toutefois, qu'ils soient dûment estampillés "extrême gauche" et "révolutionnaires"...(sinon, la mansuétude ne joue pas...). On ne sait toujours pas comment va finir "l'affaire Battisti" ( cet assassin italien, coqueluche des bobos-trotskos, "invité" en France pendant plusieurs années par François Mitterand, et qui a fini par s'enfuir au Brésil....); on vient d'apprendre que Marina Petrella, ex brigadiste rouge italienne, qui a assassiné un commissaire de police et grièvement blessé son chauffeur, vivait elle aussi le plus légalement du monde à Argenteuil, et travaillait comme assistante sociale dans le Val d'Oise!

              On croit rêver !: est-il normal que la république française, et des organismes officiels et publics, fassent un si bon accueil à des assassins étrangers ? Leur trouvent un logement et du travail (beaucoup d'étudiants galèrent pour trouver un local exigu, à des prix exorbitants; et beaucoup de français sont au chômage: la république est-elle si riche en logements et en postes de travail ? qu'elle les procure donc aux français si elle en a tant en réserve...!).

               Que dirait-on, en France, si un assassin quittait le territoire national après son ou ses forfaits et partait vivre normalement ailleurs ? Quel (s) exemple (s) de vertus privées et publiques la république donne-t-elle en agissant ainsi ? La vérité est que, peu à peu mais d'une façon continue, le pays légal transforme la France en une vaste poubelle... Mais l'affaire se corse, si l'on peut dire: plutôt que de faire profil bas, l'intéréssée, c'est un comble !, a fait part à l'Humanité (évidemment !) de sa "rage" (ben voyons !); elle aurait dit quelque chose comme "c'est presque comme si ma vie allait s'arrêter...".

              Il vaut mieux entendre ça que d'être sourd !: la vie du commissaire de police qu'elle a froidement et lâchement assassiné, sans jamais exprimer le moindre remords, ce n'est pas "comme si" elle allait s'arrêter: elle s'est arrêté pour de bon, et d'un coup, pour lui, pour sa femme et pour ses enfants; mais ça l'Humanité s'en fout: il n'était pas révolutionnaire !......

  • Les prix du mardi...

               le prix citron: à Ségolène Royal pour ses déclarations au "JDD", reprises lors de sa "journée de rentrée", dans lesquelles elle explique qu'elle veut "rebondir, redémarrer": mais elle a menti aux Français, elle s'est disqualifiée en reconnaissant après les élections qu'elle ne croyait pas à certains points essentiels de son programme, et qu'elle ne les aurait pas appliqués parce qu'ils étaient inapplicables! Duplicité ou incompétence? plus vraisemblablement, les deux à la fois...; peu importe; ceci doit en toute logique l'exclure à l'avenir de toute participation à une élection; osons le mot: c'est une question d'éthique, de morale....

             le prix orange: ex-aequo, à Manuel Valls et Michel Rocard, pour la lucidité et la franchise de leurs propos sur l'état du PS; la premier a déclaré: "Nous sommes au bout d'un cycle: une grande partie des idées de gauche se sont épuisées."; le second: "le Parti Socialiste n'est plus en mesure de revenir aux affaires pour un paquet d'années." (sic). L'un et l'autre rejoignent l'analyse sans complaisance de l'état de la Gauche dréssée par Jacques Julliard dans "Le Nouvel Observateur", dont nous avons longuement rendu compte, et à qui nous avons répondu, en posant cette question: "Est-il suffisant de dresser le constat d'une faillite ou faut-il tenter d'en sortir?" (1).

    (1) Voir la note: "Propositions pour une nouvelle manière de penser le Politique", dans la Catégorie: "République ou Royauté?".

  • Hommage à Vauban...

              Pour le troisième centenaire de la disparation de Sébastien le Prestre de Vauban, Maréchal de France, La Poste a eu l'heureuse idée d'émettre un timbre à son effigie, avec le dessin du fort de Mont Dauphin.

    vauban timbre tricentenaire.jpg

             Durant sa vie, Vauban aura construit 151 places fortes et villes fortifiées ! C'est que la défense de la France l'exigeait: n'écrivait-il pas à Louvois (1): "Sérieusement, Monseigneur, le Roi devrait un peu songer à faire son pré carré. Cette confusion de places amies et ennemies pêle mêlées ne me plaît point....Soit par traité, ou par une bonne guerre, si vous m'en croyez, prêchez toujours la quadrature, non pas du cercle, mais du pré; c'est une belle et bonne chose que de pouvoir tenir son fait des deux mains."

              Résultat: une France bien défendue et préservée des invasions pour longtemps. Mais aussi un époustouflant patrimoine architectural, d'une saisissante beauté, unique au monde par sa densité et par le génie qu'il révèle...

              Même cette mauvaise langue de Saint Simon rend hommage au Maréchal: "Jamais homme plus doux, plus compatissant, plus obligeant, mais respectueux sans nulle politesse, et le plus avare ménager de la vie des hommes, avec une valeur qui prenait tout sur soi, et donnait tout aux autres..."

               Tout est sympathique chez ce grand serviteur de la France et de la Royauté, qui écrivait:"Le Roi me tenant lieu de toutes choses, après Dieu, j'exécuterai toujours avec joie tout ce qu'il lui plaira de m'ordonner, quand je saurai même y devoir perdre la vie." (2)

    VAUBAN MONT DAUPHIN.jpg
    Citadelle de Mont-Dauphin

    (1) Lettre de Vauban à Louvois, 20 Janvier 1673.

    (2) Lettre de Vauban à Chamillart, 1706.