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Fusion Unedic-ANPE: la république pourra-t-elle s'en sortir?.....

          En réalité, même si c'est une excellente décision de fusionner l'Unedic et l'Anpe, deux choses sautent aux yeux: d'abord le gouvernement affirme qu'il compte maintenir l'indépendance de l'Unedic; c'est donc un système assez compliqué que l'on va semble-t-il installer (un de plus, comme toujours et comme partout: la république semble ainsi irrémédiablement atteinte du "syndrome de l'usine à gaz permanente"); ensuite, c'est dans l'ensemble de la fonction publique qu'il faut supprimer les doublons, et pas seulement entre deux entités; et là, il va y avoir du boulot!
          Car les doublons ont littéralement explosé lorsque la république, à partir de 1982, s'est lancé dans ce qu'elle a appelé un peu vite la "décentralisation", et qui s'est en fait traduit surtout par l'institutionalisation du "tout en double": sur les cinq millions deux cent mille fonctionnaires (cinq millions neuf si l'on ajoute les professeurs du "Privé" et les personnels des Associations subventionnées...) il y en a près de trois millions dépendant de l'État, et plus d'un million pour la fonction hospitalière; les autres, soit -tout de même...-près de deux millions dépendant des collectivités territoriales (intercommunalités et autres...); or ce sont actuellement ceux-ci qui connaissent l'augmentation la plus forte et, surtout, la plus régulière; donc la plus inquiétante, car l'État n'agit en ce moment, et à dose homéopathique, que sur ses propres agents: à quoi cela servira-t-il de diminuer -très modestement- le nombre de fonctionnaires de l'État si les collectivités locales engagent, dans le même temps, le double ou le triple de ce qui vient d'être supprimé?...
          Il y a 12% de fonctionnaires en Allemagne (avec près de 20 millions d'habitants en plus: cherchez l'erreur!); et 5% de fonctionnaires en Suède, que l'on nous cite souvent en exemple: mais pourquoi la république ne la prend-elle pas, pour de bon, comme exemple?: tout simplement parce qu'il n'y a pas de roi en république, et que tout marche au copinage et au clientélisme; car, les partis étant seuls, ils prennent toute la place, ils occupent tout l'espace, et aucun pouvoir (en l'occurence celui du Roi) ne vient les "contenir" dans leur rôle légitime. Résultat, le nombre de fonctionnaires a augmenté de 25% en 20 ans (leur part dans la population salariée étant de 25%!); et la dette de la France (avec tous ces agents à payer, en activité ou retraités...) augmente de 4.200 euros par seconde!.....
          Prenons un seul exemple: les impôts; pas loin de 150.000 fonctionnaires, en deux administrations totalement séparées: une qui calcule l'impôt, une autre qui l'encaisse; résultat de l'aberration: là où un personnel réduit de moitié suffirait, la république emploie une véritable armée inutile, et stérilise, ce faisant, un argent énorme, qui fait défaut ailleurs (l'exemple le plus criant étant la Recherche, vraie créatrice d'emplois et permettant seule de préparer vraiment l'avenir...); on a calculé, et on entend dire souvent, qu'un emploi subventionné par l'argent public équivalait à deux emplois dans le privé; en fonction de ce calcul, s'il est "vraiment vrai", peut-on imaginer qu'en réduisant de 80.000 le nombre des fonctionnaires des impôts on pourrait créer 160.000 postes?
          Oui, on peut vraiment se poser la question: la république, qui au fil des ans a créé cet ahurissant et monstrueux millefeuille de doublons, va-t-elle réussir à "s'en sortir"? ou bien finira-t-elle écrasée sous lui? Une version courtelinienne de l'arroseur arrosé, en quelque sorte....

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