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echec scolaire

  • Folie scolaire et saccage des compétences : du bon sens au détour d'un reportage radio...

             Ce mercredi matin, France info diffuse un banal reportage sur une salle des professeurs au mois de juin, mois du Bac... Les enseignants sont stressés, car il faut "boucler le programme", tout le monde se retrouve à la photocopieuse : bref, rien que du très ordinaire et, pardon France info, mais du sans-grand-intérêt....

            Jusqu'au moment où une enseignante lâche, tout de go : "En Seconde, la moitié des élèves ne devait pas être là"; et sa voisine renchérit : "ils ont choisi par défaut..."

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  • Trois textes de Maurras sur l'Enseignement : I : L'École laïque contre la France.

                Le site Maurras.net ( http://maurras.net/ ) a ressorti récemment deux textes de Maurras, portant sur l'Enseignement. Le premier est de 1928 et il nous a paru intéressant de le relire, accompagné d'une déclaration du Ministre de l'Education nationale faite en... 2010, et mis en note, plus bas, en fin d'article (1). Car si, dans l'article de Maurras, on voit apparaître un précurseur du chèque scolaire, on verra que l'idéologie dénoncée par lui en 1928 reste bien installée aujourd'hui dans le Pays Légal, qui n'entend pas, sur ce point, reculer d'un pouce.

                La comparaison des deux textes est donc éclairante, et pleine d'enseignements....

                L'article de Maurras est paru dans l’Almanach de l’Action française pour 1928, et s'intitule L'Ecole laïque contre la France.

                Le site l'accompagne d'un petit commentaire, dont voici quelques extraits : « ...On pourrait négliger ce fait, d’ailleurs patent, que cette école est une très mauvaise école. Du point de vue de la justice, il suffit pour condamner cette école que, enseignant la doctrine de quelques-uns, elle soit payée par tous et obligatoire pour tous, en particulier pour ceux qui n’ont aucun moyen de se défendre contre ses inventions, ses conjectures, ses frénésies et ses fanatismes. »

                Sans doute les insuffisances morales ou simplement intellectuelles de l’école de Jules Ferry sont présentées avant tout par Maurras : sa fausse neutralité qui en fait l’église ou du moins la salle paroissiale du culte républicain, sa vision de l’histoire qui est anti-nationale jusqu’à l’incohérence, et jusqu’à son élitisme masqué derrière la gratuité puisque seuls les enfants des bourgeois assez riches pour prendre soin par ailleurs de l’éducation de leur progéniture peuvent prétendre échapper à son influence.

                C’est en politique justement qu’il tire la seule leçon qui vaille, et pense à frapper cette école au seul endroit qui lui serait douloureux : cette école républicaine, républicaine militante, n’a pas à être payé par ceux qui ne sont pas républicains".

                L’article est accompagné dans l’Almanach du portrait de Charles Maurras reproduit ci dessous, et d’un fac-similé de sa signature, reproduit en fin d'article.

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  • Yannick Bonnet et l'Association Education Solidarité.

                L'AES nous a envoyé le courrier que nous reproduisons ci dessous.

                Le Père Bonnet, polytechnicien et docteur en chimie, qui en est à l'origine, a été Chef d'entreprise puis directeur honoraire de l'Ecole Supérieure de Chimie de Lyon. Il a exercé d'importantes responsabilités chez Rhône-Poulenc, avant de créer sa propre entreprise de conseil en management.

                Père de sept enfants, veuf depuis 1995, il a été ordonné prêtre en 1999. Il a écrit Le Défi Educatif (Fleurus, 1989) et Les neuf fondamentaux de l'Education (Presses de la renaissance, 2002).

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  • Faut-il supprimer le Bac ?

                La question fleurit un peu partout dans les journaux, qui sondent leurs lecteurs. En gros, et dans l'ensemble, c'est du 50/50.

                Nous pensons pour notre part qu'il ne faut pas supprimer le Bac, et que cet examen est une bonne chose.

                Ce qu'il faut supprimer, c'est ce qui a fait qu'il est devenu la caricature de pacotille de l'excellente chose qu'il fut, à savoir l'idéologie funeste du Ministère, héritée des plans fumeux élaborés par la gauche idéologique dès avant la deuxième guerre mondiale, et imposés par un communisme triomphant au lendemain de 1945.

                Un Ministère arrivé à un tel point de verrouillage et d'irréformabilité qu'il est à supprimer lui-même....

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    Il a eu la peau de tous les Ministres, et il continuera ainsi, jusqu'à ce qu'on ait la sienne...
  • Le sourire du dimanche...

                Mais dès qu'on vient d'en rire, on devrait en pleurer..... ouestfranceenseignants.jpg

  • De "Entre les murs" au Titanic. Ou : d'un naufrage à l'autre...

              Que montre en effet cet "Entre les murs" dont se gargarisent tant et tant de journalistes et de commentateurs ? L'échec de notre système scolaire, tout simplement. Ou, pour être plus précis, l'échec des rêveries et des nuées imposées par les idéologues du Ministère de l'Education Nationale...

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  • Humeur : Un professeur s'est suicidé...

               Un professeur, âgé de 38 ans, a été retrouvé pendu à son domicile, le vendredi 19 septembre. La veille, il avait été placé en garde à vue quelques heures à la gendarmerie à la suite d'une plainte déposée par un élève de 15 ans. Lequel l'accusait de lui avoir donné un coup de poing, le mardi précédent, dans une salle de classe, ce que l'enseignant niait.

               Le syndicat Snes-FSU de l'Aisne a réagi après le suicide d'un enseignant :

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  • Rentrée scolaire : Quoi de neuf ?...

              La question est partout, elle est banale. Pourtant la simple constatation du réel ramène à l’essentiel, pour ce qui est des problèmes liés  à l’enseignement, à son malaise, à son déclin; et à sa mort prochaine, si l’on ne fait rien.

              Le constat est le même que l’an passé, que depuis cinq ans , dix ans et plus. Et toujours pour la même raison : l’idéologie.

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  • Universités et Enseignement Supérieur: une autre façon de voir les choses...

              Et si l'on posait le problème différemment? D'un côté on a des syndicats étudiants et des mouvements d'extrême gauche qui ne cessent de demander toujours plus de moyens, de refuser la sélection (1) et de craindre (ou faire semblant de craindre...) la main-mise du Cac 40 sur les Facultés (le ridicule ne tue plus!...). De l'autre on a un gouvernement qui veut réformer, ce qui est non seulement utile mais indispensable, mais qui semble perdre de vue le problème de l'Éducation Nationale dans sa globalité, dont l'enseignement supérieur n'est qu'une partie, solidaire de tout le reste, depuis la maternelle en passant par le secondaire.....

              Or, les fondements mêmes de notre politique éducative sont faussés par l'idéologie. Il en résulte une pratique aberrante qui, aussi longtemps qu'on n'y aura pas porté remède, rendra vaines toutes les politiques et vains tous les espoirs de réforme. C'est d'abord à la base qu'il faut changer radicalement les choses, et après seulement que l'on pourra agir efficacement. Quel est "le" problème de l'Education en France? Tout simplement, c'est qu'il y a trop d'élèves dans les collèges, donc logiquement dans les lycées et pour finir dans les Universités. Et cela à cause de la domination d'utopies soi-disant généreuses, mais aboutissant dans les faits au contraire de ce qu'elles proclament.

              "Trop d'élèves" cela signifie que, dans le système tel qu'il fonctionne actuellement, et après leurs quatorze ans, on institutionnalise le maintien à l'école du plus grand nombre de jeunes possibles, sous le faux prétexte de "leur donner leur chance". Mais leur chance de quoi? Quand on sait la proportion ahurissante d'enfants entrant en 6° sans maîtriser les "fondamentaux" (lecture, écriture, compréhension...); ou quittant l'école puis l'Université sans le moindre diplôme ni la moindre formation; on se rend bien compte qu'il ne s'agit plus du tout de "chance" mais de massacre!

              Et un massacre dans lequel tout le monde est perdant: le jeune, l'économie, la France...Il vaudrait beaucoup mieux, à partir de leur quatorze ans, laisser en paix celles et ceux qui ne se sentent ni le goût ni les capacités de suivre des études théoriques longues; et leur permettre, en développant réellement et sérieusement l'apprentissage, d'acquérir rapidement une véritable formation, prélude à un véritable épanouissement personnel contrastant avec l'actuel échec scolaire de masse.

              Nos voisins allemands l'ont bien compris, chez qui le nombre d'apprentis est très largement supérieur à ce qu'il est en France, pays dans lequel, par ailleurs, la proportion d'étudiants est la plus forte par rapport à ses voisins. Cette "masse" d'étudiants, s'ils étaient tous bien formés et brillants, seraient évidemment une chance pour la France. Mais avec l'échec scolaire, c'est un boulet qui démolit une part de notre jeunesse en la faisant douter d'elle-même et qui plombe nos finances, pour rien....ou pour un résultat largement négatif, ce qui est un comble!

              Tant qu'on n'aura pas commencé par le commencement, et qu'on n'aura pas mieux dirigé ce tiers d'enfants que l'on oblige à rester dans les collèges, puis dans les lycées, puis dans les facultés, il ne servira à rien de tirer des plans sur la comète en vue d'améliorer le système: ce sont les bases mêmes de celui-ci qu'il faut assainir, avant toute chose.....

    (1): la sélection, de toute façons est une loi de la vie; elle se fait forcément un jour ou l'autre, et plutôt que d'en faire un épouvantail il vaut mieux s'y préparer pour s'y adapter: si on refuse la sélection à l'école, on l'aura de toutes façons après l'école, par le chômage, mais on aura gaspillé des milliards et bousillé des milliers d'enfants et d'ados.....

     

     

     

  • Réformer ou remplacer le bac ? Et si on commençait par le commencement ?...(1)

              Le très courageux, très honnête et très médiatique Jean-Robert Pitte, président de la Sorbonne, vient de publier un nouvel ouvrage, lucide et fort utile comme tous ceux qu'il a publié jusqu'à présent (1). Heureusement que notre enseignement, et notre pays, voient se lever des hommes de cette qualité et de cette rigueur, pénétrés du vrai respect des jeunes, mûs et animés seulement par le souci du Bien Commun.

              Dans son nouvel ouvrage, Il répond, par exemple, au ministre de l'Education, Xavier Darcos, qui proposait de ré-équilibrer les trois filières "S", "L" et "ES" et de créer un bac général commun, avec des options correspondant à chacune de ces trois séries; l'idée n'est pas dénuée d'intérêt, mais nous sommes assez d'accord avec Jean-Robert Pitte pour penser que -même si la bonne volonté du ministre ne peut être mise en doute- le vrai problème est ailleurs: "Il ne s'agit pas de rééquilibrage mais de nécéssaire revalorisation d'un examen qui ne vaut plus rien, qui s'est enfonçé dans l'imposture en 2006 et a poursuivi en 2007".

              On l'aura compris: Jean-Robert Pitte, s'il n'a pas d'oeillères et s'il ose regarder froidement la désolante réalité en face, n'a pas non plus sa langue dans sa poche; et c'est tant mieux... Sa force ?: il cite des chiffres, et évoque des faits, incontestables (il est aux premières loges....): "28% seulement des élèves inscrits en première année de Faculté sont admis à l'étage supérieur. Il y a ceux qui s'inscrivent pour bénéficier de la sécurité Sociale, ceux qui abandonnent au bout d'un trimestre, ceux qui changent d'orientation...."

              Quant au niveau, il y a de quoi frémir à la lecture des exemples choisis: "...pour l'ensemble, la faiblesse du niveau est évidente. Dans mon livre, je reproduis des copies de première année de faculté; on se demande comment ces élèves ont pu être admis en 6°" (sic !).

              On notera, au passage, que ceci est d'abord un scandaleux gaspillage d'argent public: par ces temps d'impécuniosité de l'Etat et de dette abyssale (qui ne cesse d'enfler encore....) la république jette l'argent par les fenêtres!; mais c'est aussi -c'est surtout, c'est essentiellement- un scandale d'ordre moral, et même éthique: car on ment aux jeunes, à qui on a fait croire depuis fort longtemps qu'ils pouvaient aller n'importe où et faire n'importe quoi.

               Le coupable est "l'aspiration égalitariste et généreuse, mais qui coûte cher au pays, de 80% d'une tranche d'âge obtenant le bac". La seule solution, pour Jean-Robert Pitte, est d'instaurer un concours d'entrée à l'Université.   (à suivre.....)

    (1): "Stop à l'arnaque du Bac, plaidoyer pour un bac utile", "Oh ! Editions", 250 pages, 18,90 euros.