Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

saccages révolutionnaifres

  • A propos des Journées du Patrimoine... (1)

              Pour ne pas répéter ce qui a déjà été dit ailleurs, nous nous en tiendrons à deux réflexions, tirées des commentaires de la presse écrite et parlée:

              La première est à la lecture de l'éditorial d'Emmanuel Fessy, "La fête du Patrimoine et son revers." (1): "Cette France des châteaux et des cathédrales a bien des avantages. D'abord, elle est une vitrine attractive qui nous aide fortement à rester la première destination touristique au monde avec 79 millions de visiteurs par an....Ensuite, le patrimoine s'est tellement étendu qu'il est devenu une réalité économique: 500.000 emplois en dépendent, directement ou indirectement, et cette édition est, à juste titre, placée sous le signe des métiers....." Nous sera-t-il permis, en toute amitié, de rappeler à Emmanuel Fessy (et à ses lecteurs...) que la Révolution a démoli ou dilapidé entre le quart et le tiers de notre patrimoine artistique (meubles et objets, tableaux, monuments etc...)? Sans aller jusqu'à prétendre que cela équivaudrait aujourd'hui, "mécaniquement", à 150.00 emplois, on ne peut que regretter amèrement ce saccage inutile.

              Pour ne prendre que trois exemples, on peut se demander, ainsi, quels extraordinaires avantages pour leur rayonnement intellectuel, culturel et matériel tireraient trois villes comme Cluny (avec sa plus grande abbaye du monde médiéval), Marly le Roi (avec le "deuxième" château de Louis XIV) ou Richelieu (avec l'extraordinaire château du ministre de Louis XIII). Regardez le petit reportage de LCI sur le château de Richelieu (2): c'est édifiant, et consternant! On a reconstitué le château en "3D", et on voit que c'était une splendeur, tout simplement. Tout fut démoli, pierre par pierre; il n'en reste rien! merci la Révolution! On "admirera" d'ailleurs, au passage, comment la chercheuse, qui présente son beau travail de modélisation, parle pudiquement d'une destruction "au début du dix neuvième siècle"!: cette présentation des faits est en soi un scandale, car il s'agit purement et simplement d'un mensonge, et du travestissement de la vérité historique. Le magnifique et grandiose château du Cardinal, patrimoine de la Culture française et du Peuple français, a été détruit par la Révolution, un point c'est tout! Devant un tel saccage et un tel désastre, irrémédiables, on ne peut que songer mélancoliquement au mot de Sacha Guitry, que nous avons déjà cité en une autre occasion:

    "On nous dit que nos Rois dépensaient sans compter,

    "Qu'ils prenaient notre argent sans prendre nos conseils;

    "Mais quand ils construisaient de semblables merveilles

    "Ne nous mettaient-ils pas notre argent de côté?"

              D'une part on a mille ans de Royauté, et l'accumulation patiente d'un immense et gigantesque patrimoine matériel et culturel; de l'autre on a une révolution destructrice et "saccageuse", pendant laquelle quelques individus se sont accaparés, pour leur intérêt personnel, du bien de la collectivité, qu'ils ont détruit afin d'en tirer un bénéfice immédiat et égoïste: c'est un crime contre notre économie puisque, comme le fait remarquer Emmanuel Fessy dans son éditorial à la base de notre réflexion, le patrimoine -comme le temps- "c'est de l'argent"; mais, pire encore, plus grave et impardonnable, c'est un crime contre la Culture et la Civilisation, un crime contre la France -puisque ces monuments étaient chez nous- et contre l'Humanité -puisque l'Art est universel et que la Beauté, d'une certaine façon, appartient à tous: et ces crimes là sont imprescriptibles...... (à suivre.....)

    (1) "Le Figaro" samedi 15/dimanche 16 septembre 2007.

    (2) reportage sur LCI du 3 août 2007; nous mettrons bientôt ce reportage à votre disposition, dans la Catégorie "Audio/Vidéo".