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boutang - Page 2

  • Pierre Boutang a déjà répondu à Martine Aubry (et à bien d'autres....).

                Il y a effectivement place en France -dit-il en substance- pour plusieurs communautés. Mais pas pour deux civilisations (1).

               La communauté bretonne est réellement différente de la communauté basque, ou alsacienne, ou corse, ou flamande etc.... Mais elle partage avec ces communautés différentes les mêmes socles communs, de la religion et de la philosophie au droit, en passant évidemment par une histoire bi-millénaire sinon tout à fait commune, du moins commune pour une large part; les héritages et les fondamentaux de toutes ces communautés qui font la France viennent tous de la même civilisation de base: européenne et blanche, gréco-latine, chrétienne.....

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  • Une équipe minable, miroir et reflet d'une société également minable.....

                Eh, oui ! Ce qui est important ce n'est pas le foot. C'est l'image effrayante de notre société que nous renvoie cette équipe misérable, à l'image, justement, de notre société.....  

                Et quand Finkielkraut le dénonce et l'explique en disant L’équipe de France ne représente pas la France mais elle la reflète”, il rencontre le Boutang qui écrit de notre société subvertie et pervertie jusqu'au trognon : "notre société n'a que des banques pour cathédrales ; elle n'a rien à transmettre qui justifie un nouvel « appel aux conservateurs » ; il n'y a, d'elle proprement dite, rien à conserver..."

                Première intervention de Finkielkraut, sur Europe 1 :

                http://vodpod.com/watch/3868950-finkielkraut-lquipe-de-france-est-une-bande-de-voyous-qui-ne-connat-quune-morale-celle-de-la-mafia-coutez

                 Seconde intervention, sur France Inter, chez Nicolas Demorand :            

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  • Mieux connaître, pour mieux comprendre et mieux évaluer... : Regards croisés sur l'Islam (II)

    Nous savons fort bien, comme tout un chacun, qu'il n'existe pas, et pourtant l'envie est forte de reprendre la vieille expression: le hasard fait bien les choses...    

    Quelques temps après avoir mis en ligne la remarquable conférence de Pierre Boutang - L'horizon politique: le Prince chrétien... (que vous pouvez écouter ici ) voici que la programmation des notes nous amène à publier aujourd'hui cette Lettre prophétique du père Charles de Foucauld à René Bazin de l'Académie Française, du 29 juillet 1916 (1).

    Et l'on voit que les grands esprits se rencontrent : les propos que tient Boutang, dans cette Conférence, sur l'Islam et sur les musulmans, résonnent singulièrement aux oreilles de celui qui lit la Lettre du père de Foucauld, prémonitoire à bien des égards. En effet, il est frappant de voir comment Boutang fait écho aux paroles de Foucauld lorsqu'il déclare avec force qu'il faudra beaucoup d'amour et beaucoup de force à la fois -ensemble, la force et l'amour: pas l'une ou l'un sans l'autre...- pour aborder et conjurer l'immense problème que représente l'Islam en France de nos jours.

    Maintenant que ce qui apparaît à la fois comme une prémonition, une prédiction, voire une prophétie..., de Foucauld s'est en grande partie réalisée, c'est en effet sur le sol métropolitain que se joue aujourd'hui ce grand affrontement spirituel entre l'Islam et nous. Et Pierre Boutang reprend, presque mot pour mot, les sages remèdes et recommandations énoncés par Charles de Foucauld lorsqu'il affirme que ce qu'il faut proposer aux musulmans -tout simplement, mais c'est énorme...-, c'est.... la Conversion !

    Y a-t-il, en effet, une alternative ?...

     

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  • A propos de Jules Monnerot...

                Nous formons le projet -en cours de réalisation...- de présenter un resumé de L'avenir de l'Intelligence, accompagné des notes et commentaires de Pierre Boutang et de Jules Monnerot.

                Ceci nous amène -puisque nous ne l'avons encore jamais fait dans ce blog...- à parler un peu de Jules Monnerot, à le présenter à celles et ceux qui ne le connaissent pas, en leur donnant quelques pistes et indications utiles......

                Voici d'abord comment Pierre Boutang en parle, de Jules Monnerot, et de son Charles Maurras et l'Avenir de l'Intelligence  (Liberté de l'Esprit, décembre 1952 - Repris dans Inquisitions). Cela se trouve dans Maurras, la destinée et l'oeuvre (Plon), à la page 287; quand Boutang, parlant de ce grand petit livre de Charles Maurras, écrit que, le lire, c'est « Aller à l’essentiel, et contre l’apparence au plus actuel ».

                Boutang consacre en effet 30 pages de son monumental Maurras... à un commentaire de l'Avenir de l'Intelligence: il s’agit des pages 287 à 313, Livre V, Critique du Romantisme. Et, là, il situe bien l'importance de Jules Monnerot:

                "..... Au lendemain de la mort de Maurras, Jules Monnerot, le meilleur et le plus haineusement méconnu de nos sociologues, choisit de lui rendre hommage en relisant, pour la revue gaulliste Liberté de l’Esprit, l’Avenir de l’Intelligence. C’était aller à l’essentiel, et contre l’apparence au plus actuel. Il résuma quelques uns des vingt-six brefs chapitres que couronne, vingt-septième, le mythe de l’alliance nécessaire, et même possible, entre l’Intelligence et le Sang : il conclut que l’état de fait ainsi décrit – une barbarie croissante et un état des « Lettres » combiné avec la plus illusoire des royautés – échappait à toute contestation, et que l’immense et terrible prévision rationnelle, qui en prolongeait le constat, avait été vérifié en réalité. En marquant des différences sur les conséquences pratiques qui découlaient de l’analyse, il avançait que l’Avenir de l’Intelligence est un de ces livres qu’il conviendrait de refaire tous les cinquante ans, comme le Discours de la Méthode ou L’Introduction à la médecine expérimentale……"

                L'ayant nous-même longtemps cherché, il nous a paru utile de signaler que Sociologie du Communisme, de Jules Monnerot, pouvait être commandé aux Éditions du Trident....

                Voici maintenant un lien qui permet de découvrir Jules Monnerot, et une très rapide présentation de Sociologie du Communisme.....

     

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  • Pape moderne, affronté au monde moderne, "Benoît XVI est le seul vrai rebelle de la modernité"...

                 Ou: quand Tillinac parle comme Boutang, et dans la forme (avec les mêmes mots) et dans le fond.....

                 C'est dans France Soir du 3 avril, et les propos ont été recueillis par Philippe Cohen-Grillet...

                 Cette fort juste réflexion de Tillinac nous a fait penser que nous pouvions utilement redonner notre Grand Texte n° 5, consacré par Hilaire de Crémiers à Benoît le Romain. 

                 Vous pouvez le consulter en permanence dans notre Catégorie Grands Textes, mais pour les pressés, on vous le remet ici: GRANDS TEXTES 5 BENOIT LE ROMAIN.pdf

                

                 Nous redonnons également l'Appel d’intellectuels, journalistes, artistes et personnalités de la société civile, chrétiens ou non chrétiens, lancé à l’initiative de François Taillandier (écrivain), Frigide Barjot (humoriste), Natalia Trouiller (journaliste et blogueuse), Koz (blogueuret avocat), François Miclo (philosophe).

                 Vous pouvez signer, et faire signer cet Appel (déjà 18.000 signatures...): http://www.appelaverite.fr/

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  • Pierre BOUTANG - L'horizon politique : Le Prince chrétien

                Ceux qui écouteront la conférence que nous publions aujourd’hui – qui a été prononcée, à Marseille, le 31 mars 1988 - y trouveront ou y retrouveront la personnalité de Pierre BOUTANG dans sa totalité.

              Normalien, agrégé de philosophie à 20 ans, grand métaphysicien, universitaire, il terminera sa carrière - interrompue par la guerre et les conséquences qui s’en suivirent pour lui, notamment à raison de sa fidélité à Charles MAURRAS – comme professeur émérite à la Sorbonne, titulaire de la chaire de métaphysique, où, malgré les turbulences nées du sectarisme de l’intelligentsia de gauche, il succédait à LEVINAS, qui, d’ailleurs, s’en félicitait.

              Pierre BOUTANG, c’est aussi le jeune lecteur de l’Action française quotidienne, le militant royaliste, le collaborateur et l’ami de Charles MAURRAS, qu’il remplaça, parfois, à la Revue de Presse du quotidien, alors qu’il avait vingt-quatre ans … Qu’il retrouva, ensuite, après le désastre de l’année 40, pour de longs entretiens, dans les dernières années de sa vie.

              Pierre BOUTANG, c’est le commentateur érudit et profond de Charles MAURRAS et le royaliste à l’espérance raisonnable, toujours maintenue, toujours renaissante d’époque en époque. 

              Cette conférence se situe à la veille de l’élection présidentielle de 1988 et BOUTANG indique : « Tout le monde s’occupe justement de ce qui n’est pas mon souci ». Son souci, c’est l’horizon du prince chrétien, né pour unir, non pour diviser. Il le désigne, déjà. Le prince chrétien s’incarne dans la personne du prince Jean de France qu’il décrit – déjà – avec une précision remarquable, sous les traits que nous lui connaissons aujourd’hui.

              Par bien des côtés, cette admirable conférence – non préparée, dit-il – reste d’une remarquable actualité. Qu’il s’agisse des évolutions qui peuvent nous paraître positives, comme des illusions, des « risques majeurs » que court notre société nationale et, d’ailleurs, aussi, européenne.

  • Remonter à la cause, oui. Et, plus encore, à la cause de la cause...

    Dans sa note du 27 janvier (http://plunkett.hautetfort.com/ ), Patrice de Plunkett attire l’attention sur une réalité vraie : Les scientifiques aussi sont sous l'empire de l'Argent. Et il demande – avec raison - que l’on remonte aux causes : l’Argent « peut piétiner le monde », «  La folie du lucre … parasite le médical, comme elle parasite tout le reste et notamment l'économie réelle. .. 

    En remontant à la cause – la toute puissance de l’Argent - comme le fait justement Patrice de Plunkett, on se rend compte qu’on peut tout aussi bien continuer, sans s’arrêter en si bon chemin, et remonter à la cause de la cause : Argent, qui t’a fait Roi ? 

    Et, là, on retrouve Maurras, on retombe sur l’éternel printemps du Maurras qui ne passe pas : le Maurras du lumineux Avenir de l’Intelligence, dont Boutang disait que, le lire, c’était « aller à l'essentiel et, contre les apparences, au plus actuel ». Le Maurras qui a démonté, expliqué, montré le mécanisme fatal qui, depuis les Lumières et l’orgueil insensé de ses représentants, a abouti, à l’inverse de leurs espérances, au triomphe des forces brutes du matériel, à la toute puissance de l’Or, une fois le Sang éliminé (à, et par la Révolution). C’est-à-dire à l’Âge de fer qui est le nôtre aujourd’hui, et dont nous sommes redevables aux Lumières, ou à l’interprétation qui en a été faite, et, naturellement, à la Révolution française. ….

    Oui, il faut remonter aux causes. Et aux causes des causes…..

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    Voici la note de Plunkett:

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  • Séguin, archétype des désanchantés du Système ?.....

                Un "semble État", disait Boutang. La chose publique, caricaturée et dénaturée en république idéologique (en démocratie idéologique) est en effet devenue comme un spectacle, confirme Zemmour, notamment dans sa dernière phrase: le spectacle continue !

                Voilà ce qu' "ils" en ont fait, de la chose publique. Et c'est pour cela que Séguin était déçu. Déçu ou, plus justement encore, désanchanté; Zemmour employant, pour sa part, le mot de "désespoir" et, pour ceux de la classe politique qui -lors des obsèques- ont senti cela, plus ou moins confusément, et dont le degré de sincérité peut varier beaucoup, celui de "remords".

                Tout à fait d'accord avec Zemmour: l'enterrement de Séguin n'était pas seulement l'enterrement de Séguin. Ou, dit d'une autre façon, en enterrant Séguin, c'est aussi la foi, l'espoir, les illusions de la nouvelle religion -déjà ancienne, maintenant- qu'on enterrait. Une nouvelle religion qui a vieilli, beaucoup vieilli, et surtout terriblement mal vieilli; qui n'a pas tenu ses promesses; et qui ne tient plus que par habitude, par la force d'inertie. Et qui est finalement devenue à son tour, maintenant, le nouvel ancien régime...

                Séguin était désanchanté de s'être rendu compte qu'on avait fait tout ça pour ça...

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  • Argent-Dieu, Argent-Roi: les mots peuvent changer, pas la chose...

    Dans un entretien accordé au Progrès, Mgr Brincard, évêque du Puy-en-Velay, s'est exprimé sur le travail dominical. Et il ne mâche pas ses mots (il a bien raison...) :  le travail dominical c'est "le triomphe de l'Argent devenu Dieu".

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    Bain de foule pour l'évêque du Puy

                Il est normal qu'un Prince de l'Église emploie un vocabulaire religieux ("Argent-Dieu"), là où un Blog politique, comme le nôtre, emploiera plus spontanément un vocabulaire profane ("Argent-Roi"). Cette différence d’angle de vue, pour importante qu’elle soit, n’empêche pas que la conclusion soit la même. On le sait : la recherche de convergences, chaque fois qu’elles sont possibles, qu’elles sont réelles, est une règle que nous nous sommes donnée.

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  • Pape moderne, et affronté au monde moderne, Benoît XVI vu par Jacques Collet...

                Nous avons déjà dit tout le bien que nous pensions de Jacques Collet, à propos de sa remarquable série "Musique" sur LCI (1).

                Or, on vient d'apprendre que la Messe de minuit, célébrée par le pape Benoît XVI dans la basilique Saint-Pierre de Rome au Vatican, sera retransmise le jeudi 24 décembre, à 23h55, sur TMC (filiale de TF1) chaîne gratuite de la TNT.

                Et que ce moment unique de communion et de prière, au cœur du Vatican, sera présenté en direct par Jacques Collet, journaliste spécialiste -en plus de la Musique- des questions religieuses.

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    (1): voir la note "Jacques Collet sur LCI: un journaliste distingué et de très haut niveau.....", dans la Catégorie "Réagir au processus de dé-civilisation...".

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  • De Cantona à .... Pierre Boutang ? Ou: notre petit cadeau de Noël à Eric Cantona.....

                Instructive, la lecture du Fil AOL, ce mardi 8 Décembre 2009, à 23:56 (!). On y découvre un Eric Cantona proclamant fièrement: "Être français, c'est d'abord être "révolutionnaire"..."

                Bigre !....

                Regardons-y de plus près....

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  • Argent, qui t’a fait roi ?.....

                   (suite et fin de la réflexion engagée hier à partir du livre d'Hélène et Jean Bastaire, Pour un Christ vert)

                  

    On peut employer les mots que l’on voudra, et les formules les plus diverses. On peut parler, comme Boutang, de « Reprendre » l’Etat ; ou de le « séquestrer », comme le disait Renan (on va voir ci-après de quoi il s’agit….) ; ou encore de le « libérer », comme le disait Maurras.

    Léon Daudet, pour sa part, parlait de nationaliser l'Etat, par la Royauté...

    Mais peu importent les mots : quelles que soient les formules que l’on choisit, l’important est bien, au bout du compte, de remettre l’Argent à sa place, et de bien comprendre comment et pourquoi, à quelle occasion historique, il a pu ainsi s’affranchir de toute contrainte, jusqu’à remplir tout l’espace et acquérir une puissance inédite chez nous : c’est en abattant la Royauté que ceux qui ont fait la révolution, et dont certains étaient peut-être sincères, ont en réalité ouvert la route à l’Argent, le pouvoir royal traditionnel, qui le maintenait à sa place, ayant disparu.

    Tels des apprentis sorciers -et même si, bien sûr, on pourra toujours dire: Mais ils n'ont pas voulu cela !...- ils ont déclenché des forces immenses que leurs nuées abstraites ont été bien incapables de maîtriser, et devant lesquelles elles ont pesé d'un bien faible poids. 

    Ils raisonnaient dans l'une des sociétés les plus raffinées, les plus policées, les plus civilisées dont l'Histoire gardera la mémoire, et que l'on peut, à bien des égards, appeler un Âge d'Or. Mais ils ont obtenu le résultat inverse de celui qu'ils espéraient, et ils n'ont fait qu'initier le processus qui, implacablement et inexorablement, une fois qu'il s'est mis en route, a abouti au désastre actuel de notre Âge de Fer, barbare et asservi aux forces matérielles, où seul l'Argent est roi; où l'Argent est le seul roi....

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  • Anniversaire de Georges Steiner : le surprenant "oubli" (?) d'Evène...

                Le 23 avril, c'était l'anniversaire de Georges Steiner, 80 ans, né à Paris en 1929. Le fait est mentionné par l'éphémeride d'Evene, que Le Figaro met en bonne place sur la page d'accueil de son édition électronique.

                Un petit texte, intéressant, accompagne ce rappel, suivi d'une bibliographie, intéressante elle aussi. Pourtant, on est très vite surpris, et déçu. C'est curieux : quand on connaît l'estime réciproque que se portaient les deux hommes, et quand on sait ce que Steiner pense et dit de Boutang, Pierre Boutang n’existe pas pour Evène. Il a disparu des écrans radars. Néantisé ...

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  • Une heureuse initiative des Epées : A la rencontre de Pierre Boutang....

               "Un peu plus de dix ans après sa mort, venez à la rencontre de Pierre BOUTANG. Une courte vidéo et des intervenants qui l'ont cotoyé et suivi, nous feront découvrir ou redécouvrir le philosophe héritier de Maurras dont l'oeuvre directrice, L'ontologie du secret, vient d'être rééditée...."

                 C'était le mardi 28 avril, salle Pierre Nicole, à Paris.

                 Un grand merci à nos amis des Epées pour nous avoir autorisé à diffuser les deux enregistrements de cette soirée (de 55 et 33 minutes).

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  • GRANDS TEXTES XII : la Préface de "Mademoiselle Monk", d'André Malraux

     

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    Il n’y a pas eu, entre Malraux et Maurras, le dialogue qui sans-doute eût été possible, si Maurras avait eu le goût de s’y prêter. Dialogue ne signifie pas accord général. Et Maurras ne le niait pas, lui qui a dépensé tant d’énergie et de patience, par exemple, à son dialogue avec Marc Sangnier, dont plus grand monde ne se souvient. Maurras était un combattant, qui avait ses objectifs, et un dialogue qui n’aurait pas servi ou, a fortiori, qui aurait desservi sa stratégie du moment ne le retenait pas.
     
    Ainsi furent manqués, ratés ou interrompus des rencontres, des convergences, dont on regrette aujourd’hui qu’elles n’aient pas été cultivées. Ainsi fut manqué le dialogue avec Péguy, avec Bernanos, avec Maritain et quelques autres grands esprits qui, par la discussion avec Maurras, auraient sans-doute pu être plus utiles à la France qu’ils ne l’ont été. Malgré les conseils d’Henri Massis et, plus tard, de Pierre Boutang, Maurras n’a pas reconnu comme sérieuses et intéressantes certaines des analyses étonnantes et profondes d’André Malraux dont ils lui apportaient les textes, dans ses prisons d’après-guerre. Il ne sert, sans-doute à rien, d’en tenir une quelconque rigueur à Maurras. Ce fut ainsi.
     
    Aujourd’hui, il demeure néanmoins intéressant, d’évoquer ces convergences qui auraient pu se produire et, surtout, sur quels fondements elles l’auraient pu. Le texte que nous publions ci-dessous est une préface d’André Malraux à l’ouvrage de Maurras, Mademoiselle Monck, dans son édition de 1922, Malraux ayant alors 21 ans. A-t-il vraiment changé par la suite ? Certainement, en surface, par son action politique d’entre les deux guerres et maints aspects, en fait négatifs, plus tard, de son action de ministre de la culture.
     
    Il suffirait pourtant de relire son discours de la salle Pleyel, en 1948 (« Appel aux intellectuels », postface des Conquérants) pour mieux comprendre ce qui a pu, ou aurait pu, le relier en profondeur à la pensée et à l’œuvre de Charles Maurras.     

                                                 

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                                         (à Phnom Penh , 1923)

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