Dans notre Éphéméride de ce jour : trois "temps forts" pour l'Action française...
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Statue d'Antonin, à Nîmes
138 : Accession au pouvoir de l'Empereur Antonin le Pieux
Titus Aelius Fulvius Antoninus Pius succède à l'empereur Hadrien, en tant que "fils adoptif".
L'Empire romain est alors à son apogée, sous le règne des quatre empereurs de la dynastie dite des Antonins : Trajan, Hadrien, Antonin, Marc-Aurèle.
Si les familles des trois autres empereurs de cette dynastie sont d'origine "espagnole" (et viennent d'Andalousie), la famille d'Antonin, elle, est originaire de Nîmes (Nemausus).
1797 : Mort d'Edmund Burke
Portrait, par James Northcote
À l'occasion de la réédition en France du grand classique de Burke, Réflexions sur la Révolution en France, Éric Zemmour a livré une excellente analyse sur les idées de cet opposant résolu à notre Révolution :
Edmund Burke, l'homme qui n'aimait pas notre Révolution
Nous faisons nôtre - à une remarque près, comme on le lira dans le "chapeau" qui précède l'article cité - les intelligentes réflexions d'Éric Zemmour...
Réflexions sur la révolution en France. Edmund Burke, Les Belles Lettres, 777 p., 17 €.
1899 : Parution du premier numéro du Bulletin de l'Action française...
1920 : Loi instituant le Fête nationale de Jeanne d'Arc...
1939 : Pie XII lève les sanctions contre L'Action française...
lafautearousseau
2019 : la Ville d'Orange inaugure son Mémorial de la Terreur
1665 : Établissement définitif des Français sur l'Île Bourbon
L'île avait déjà été découverte depuis longtemps (par les Arabes, les Portugais...), mais elle était restée inhabitée, et des marins de passage, de diverses nationalités, n'y avaient fait que des séjours temporaires, sans y laisser aucun établissement durable.
Des navigateurs français avaient déjà pris possession de cette île - inhabitée, donc - au nom du Roi de France, en 1642. Ils lui avaient alors donné le nom de la dynastie régnante : Île Bourbon.
Vingt-trois ans plus tard, c'est à bord du navire Le Taureau que vingt premiers colons débarquent sur l'île, pour y rester et pour s'y installer : "...Ils amènent avec eux des semences, des plantes et des outils".
L'histoire de l'île - comme celle de l'Île Maurice - est, alors, inséparable de celle de la Compagnie Française des Indes Orientales, créée par Colbert en 1664 (voir l'Éphéméride du 27 août). Il est décidé en effet, dés 1665, d'entreprendre le peuplement de l'île, son défrichement et sa mise en valeur afin de fournir aux navires croisant vers les Indes, les vivres nécessaires à leurs périples ainsi qu'un lieu d'escale et de réparation.
Son histoire sera fortement marquée par la personnalité du Gouverneur général Mahé de la Bourdonnais, qui entreprendra d'importants chantiers tant à l'île Bourbon qu'à l'Île de France (Maurice) pour en faire de véritables bases navales sur la route des Indes (voir l'Éphéméride du 10 novembre, jour de sa mort).
La Convention changera son nom par un décret du 19 mars 1793.
1815 : Retour définitif de Louis XVIII à Paris
Après Waterloo, et l'échec des Cent Jours, c'est la deuxième Restauration.
S'ouvre alors pour les Français la période de leur histoire où ils ont été les plus heureux, de l'avis même des adversaires de la Royauté :
dans notre Album Maîtres et témoins (II) : Jacques Bainville , voir la photo
1540 : Unique date certaine concernant le peintre Jean Clouet...
Jean Clouet fut vraisemblablement le fils de Michel Clauwet (ou Clauet), peintre de Bruxelles. Ses fils, Janet et Polet, sont cités en 1499 dans un acte de succession de leur grand-père, Simon Marmion.
La date de naissance de Jean Clouet, ainsi que celle de son arrivée en France, restent inconnues. Il entra probablement directement au service du roi François 1er, après avoir déjà travaillé pour Louis XII et pour Charles VIII. Cependant, aucune de ses œuvres n'est datée d'avant le règne de François 1er.
Clouet est cité comme peintre du roi dans les comptes royaux à partir de 1516 et jusqu’en 1536. D’abord valet de garde-robe, Janet (nommé aussi Jehannet ou Jainet) devint, en 1519, valet de garde-robe extraordinaire, puis, à partir de 1524, membre des "peintres et gens de mestier", catégorie créée par François 1er.
Entre 1521 et 1525 les actes notariaux indiquent que Jean Clouet habitait à Tours. Il y épousa, vers 1522, Jeanne Boucault, fille de Gatien Boucault, orfèvre et bourgeois de la ville. Vers 1529, probablement, le couple s’installa à Paris : en 1532, Clouet y fut parrain d’une fille de Guillaume Geoffroy, peintre, et le 8 juillet 1540, d’un enfant d’un autre peintre, Mathurin Régnier.
Clouet resta dans la capitale jusqu’à sa mort, habitant une maison de la rue Sainte-Avoye. Il fut principalement portraitiste, réalisant plusieurs de ses oeuvres en miniature.
Il mourut en 1540 ou 1541.
https://www.rivagedeboheme.fr/pages/arts/peinture-15-16e-siecles/jean-clouet.html
2008 : Vauban inscrit au Patrimoine mondial de l'Unesco
1274 : Mort de Saint Bonaventure, au Second Concile de Lyon
Bonaventure de Bagnorea assista aux quatre premières sessions de ce Concile oecuménique, qui s'ouvrit le 7 mai, et dont l'un des buts principaux était de donner une définition exacte du Purgatoire.
Mais il ne vit pas la fin de ce Concile, et mourut - à Lyon - deux mois à peine après son ouverture, le 7 juillet.
Saint Bonaventure d'après son vrai visage, constaté lors d'une exposition de son corps demeuré intact
http://nominis.cef.fr/contenus/saint/1513/Saint-Bonaventure.html
Le Jardin des Plantes, aujourd'hui
1626 : Aux origines du Jardin des Plantes...
Jean Hérouard et Guy de la Brosse, tous deux "médecins et apothicaires" de Louis XIII, obtiennent du Roi l'autorisation de fonder un Jardin de simples, les "simples" étant ces plantes médicinales, ou, si l'on préfère, des "variétés végétales aux vertus médicinales" : le Jardin des Plantes est né, même si ses appellations varieront par la suite.
Neuf ans plus tard, en 1635, un Édit royal de Louis XIII lui confère le statut de "Jardin royal des plantes médicinales" et, en 1640, il est ouvert au public : entre temps, Jean Hérouard et Guy de la Brosse en ont fait une véritable école de botanique, d'histoire naturelle et de pharmacie.
Il sera appelé Muséum national d'Histoire naturelle à partir de la Révolution, et s'étend aujourd'hui sur 23,5 hectares, comprenant une Ménagerie, des Serres tropicales, une Galerie de Minéralogie et de Géologie... ainsi que les collections du duc d'Orléans - celui qui aurait été Philippe VIII - grand voyageur, explorateur et naturaliste, léguées par lui au Muséum à sa mort, en 1927.
Jean Hérouard et Guy de la Brosse - et Louis XIII aussi... - auraient sans aucun doute été bien étonnés si on leur avait dit, à l'époque, qu'un jour lointain, presque quatre siècles plus tard, un Guide touristique fameux écrirait de ce qu'ils venaient de mettre au monde :
"Véritable caverne d'Ali Baba, le Jardin des Plantes est un lieu privilégié : en combinant culture et plaisir, il met la science à la portée de tous. Bref, une authentique machine à remonter le temps, histoire de savoir comment on en est arrivé là... un voyage au pays des merveilles, dans le temps comme dans l'espace."
Site officiel :
http://www.mnhn.fr/museum/foffice/transverse/transverse/accueil.xsp
Et aussi :
http://www.jardindesplantes.net/
Quatrième de couverture (réédition de 2010) :

1830 : prise d'Alger (Théodore Gudin : les hauteurs d’Alger, avec à l’arrière, en contrebas, la rade depuis laquelle la flotte française bombarde la ville
1709 : Naissance d'Étienne de Silhouette
Tout le monde sait ce qu'est une silhouette. Beaucoup moins savent d'où vient ce mot, exemple parfait d'antonomase.
Étienne de Silhouette, Commissaire pour la fixation des limites en Acadie, puis Commissaire du roi auprès de la Compagnie des Indes, réussit à devenir Contrôleur général des finances, le 4 mars 1759.
Commençant bien, il finit mal, et, surtout, très vite. Il réussit, dans un premier temps, à faire rentrer 72 millions de livres dans le Trésor, ce qui lui valut une popularité réelle; mais, poursuivies, ses réformes auraient heurté les privilégiés, possédants et rentiers, qui se liguèrent contre lui, et le firent tomber, au bout d'à peine huit mois.
La guerre entre le désir de réformes du pouvoir royal et les privilégiés - qui allait si mal se terminer pour la Royauté, et pour la France... - était bel et bien commencée. Et, malgré ses réels talents, le pauvre Silhouette en fut l'une des victimes :
"...Après sa chute, on s'acharna à le ridiculiser - dit Michel Mourre - et le nom de Silhouette resta à une manière de faire les portraits de profil en suivant l'ombre projetée par la figure...".
Silhouette est donc, en un certain sens, une illustration plaisante des blocages de la situation en France, à son époque, du fait de la résistance acharnée des privilégiés égoïstes à toute tentative de réforme; et, donc, des événements tragiques qui allaient se dérouler dans le royaume, alors, le plus heureux et le plus insouciant de la terre.
Comme l'écrit Jean Sévillia : "...Poussé par sa foi chrétienne et encouragé par le Roi, Silhouette entreprendra de taxer les riches pour aider les indigents, politique qui suscitera contre lui une levée de boucliers de la part des privilégiés, le forçant à la démission. C'est l'autre face d'avant la Révolution, celle dont la réussite aurait changé le cours de l'Histoire."
Étienne de Silhouette fut le propriétaire le plus célèbre du château de Chevilly, près d'Orléans
La tombe de Chateaubriand, sur l'îlot du Grand-Bé, à Saint Malo
1848 : Mort de Chateaubriand, "l'Enchanteur"
"Quand la mort baissera la toile entre moi et le monde, on trouvera que mon drame se divise en trois actes...
Dans mes trois carrières successives, je me suis toujours proposé une grande tâche : voyageur, j'ai aspiré à la découverte du monde polaire; littérateur, j'ai essayé de rétablir la religion sur ses ruines; homme d'État, je me suis efforcé de donner aux peuples le vrai système monarchique représentatif avec ses diverses libertés.
Des auteurs modernes français de ma date, je suis quasi le seul dont la vie ressemble à ses ouvrages : voyageur, soldat, poète, publiciste, c'est dans les bois que j'ai chanté les bois, sur les vaisseaux que j'ai peint la mer, dans les camps que j'ai parlé des armes, dans l'exil que j'ai appris l'exil, dans les cours, dans les affaires, dans les assemblées que j'ai étudié les princes, la politique, les lois et l'histoire...
Si j'ai assez souffert dans ce monde pour être dans l'autre une Ombre heureuse, un peu de lumière des Champs-Élysées, venant éclairer mon dernier tableau, servira à rendre moins saillants les défauts du peintre : la vie me sied mal; la mort m'ira peut-être mieux..."
Sur la tombe, "Point d’inscription, ni nom, ni date, la croix dira que l’homme reposant à ses pieds était un chrétien : cela suffira à ma mémoire"
L'ignominie épouvantablement cruelle durera jusqu'au 8 juin 1795, une triste journée que l'on serait pourtant presque tenté de qualifier, pour le petit roi, de libération : ce jour-là, en effet, tâche indélébile sur le front de la Révolution et de la République, l'innocent petit roi martyr aura cessé de souffrir (voir l'Éphéméride du 8 juin) !
987 : élu le premier juillet, Hugues Capet monte sur le trône deux jours après. "987", pour Jacques Bainville, c'est "la date la plus heureuse de notre Histoire"...
987 : Hugues Capet monte sur le trône
Élu roi deux jours avant, le 1er juillet, à Senlis, grâce à l'aide d'Adalbéron, c'est à Noyon qu'Hugues Capet viendra se faire sacrer, encore par Adalbéron.
La symbolique était forte : en venant à Noyon, là où avait eu lieu le sacre de Charlemagne, il manifestait qu'il se rattachait, plutôt que de la combattre, à cette dynastie Carolingienne dont il prenait la suite.
1986 : Gilles Vigneault reçoit la Légion d'Honneur
1270 : Départ de Saint Louis pour la Croisade
Le roi s'embarque à Aigues Mortes, pour ce qu'il ne sait pas encore être sa dernière Croisade; il prendra Carthage le 24 juillet, et mourra de la peste devant Tunis le 25 août.
Juste après cette expédition malheureuse - la huitième Croisade - d'autres souverains européens, dont le roi d'Angleterre, qui attendaient le roi de France pour partit avec lui lanceront la neuvième - et dernière - Croisade....
Comme Charlemagne, qui, longtemps avant lui, avait accordé foi à des informations excessivement optimistes, signalant que l'émir de Saragosse serait prêt à s'allier avec lui, voire à se convertir, Saint Louis reçoit, sans les vérifier vraiment, des informations prétendant que l'émir de Tunis songerait à devenir chrétien...
Certes, il s'agissait aussi - d'une façon, là, plus pragmatique et plus défendable - de sécuriser les arrières de la route maritime vers l'Orient.
Mais tous les calculs du roi de France sombreront dans les sables tunisiens.