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bastille

  • Lire Jacques Bainville (XXIII) : Variations sur le 14 juillet, et l'erreur intériorisée de Louis XVI...

    bainville,14 juillet,révolution,nicolas ii,bastilleJournal - Tome III, Note du 15 juillet 1929

            Supposons qu'on apprenne ce soir qu'une bande de communistes, grossie des éléments louches de la population, a donné l'assaut à la prison de la Santé, massacré le directeur et les gardiens, délivré les détenus politiques et les autres.

            Supposons que cette journée reste dépourvue de sanctions, que, loin de là, on la glorifie et que les pierres de la prison emportée d'assaut soient vendues sur les places publiques comme un joyeux souvenir.

            Que dirait-on ? Que se passerait-il ?

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  • Paris : deux messes pour le deuxième Roi martyr...

    Louis XVII_2.jpg        ...et, à ce propos, queqlues réflexions générales, où l'on verra que la sémantique rejoint le politique....

           L'expression "le Roi martyr", pour désigner le seul Louis XVI, est bien, ainsi, l'un des exemples les plus frappants de ces perversions de vocabulaire que les royalistes se sont stupidement laissés imposer, et qu'ils ont fini par reprendre et employer à leur tour, comme tout le monde. Or, les mots ne sont pas innocents et, comme le faisait remarquer Bainville, c'est par les mots que l'on désigne les idées, et c'est sur les idées que l'on s'entend.....

           Ainsi, par exemple, "la prise de la Bastille", qui n'a jamais été prise, mais qui fut le théâtre de l'une des ignominies les plus infâmes de la Révolution : contre la promesse donnée au gouverneur qu'il n'y aurait aucune violence, celui-ci ouvre les portes, et l'on massacre tout le monde, on décapite les corps, et l'on promène les têtes au bout des piques ! Voilà la vérité, et elle est immonde : mais en disant et laisssant dire "prise de la Bastille", on laisse croire à un glorieux fait d'armes, ("les ridicules légendes de la Bastille", disait Bainville)...

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  • Retour aux sources pour Mélenchon : les "ridicules légendes de la Bastille" (Bainville) et "les vieilles Lumières" (Védrine).....

             Eh, oui : "retour aux sources" pour celui qui devient le principal problème et le principal danger pour François Hollande : Mélenchon et ses écrevisses, ce dimanche 18 mars. Dans le mot "écrevisse", il n'y a aucune intention d'insulte, ni de moquerie, ni de polémique vaine : simplement cette constatation qu'il est triste de voir tant de Français, alors que tous les pays du monde l'ont rejetée avec horreur, croire encore à "une bonne vieille révolution" et prétendre nous faire entrer à reculons dasn le XXIème siècle, avec des remèdes (!) du passé, qui ont plus que très largement fait la preuve de leur extrême nocivité...

            Mélenchon, qui a  du talent, et des idées - pas toujours mauvaises - mérite mieux que cela : croire encore à "la prise de la Bastille" alors que la république idéologique en a généré des centaines; et croire encore à la révolution, à son âge, et maintenant que l'on sait tout sur l'horreur révolutionnaire, c'est très largement pire - même dans le ridicule... - que de croire encore au Père Noël !....

            La Russie a bu le bolchévisme comme le buvard boit l'encre (pour reprendre la formule célèbre de de Gaulle), et elle a canonisé la famille du tsar. Et qu'on ne parle pas de la Chine : tout le monde sait qu'il ne s'y agit que d'un communisme de façade, cette idéologie mortifère, aux 120 millions de morts, s'étant révélée être la plus formidable machine à maintenir les peuples asservis : c'est pour cette seule raison que les dirigeants chinois - dont plus aucun n'est "marxiste-léniniste" - le conservent...

            Il n'y a donc plus qu'en France qu'on trouve encore des fossiles, marxistes-léninistes et fiers et heureux de l'être : c'est normal : la France étant l'épicentre du tsunami révolutionnaire, la vague qu'elle a provoquée jusqu'aux antipodes a d'abord reflué là-bas, et c'est ici, à Paris, d'où tout est parti, qu'elle mourra en dernier; c'est logique, c'est de la physique pure..... 

  • Qui veut faire des économies ? Taxe Tobin ? Et si l'on taxait les taxeurs, le Pays légal?

    États-Unis : 300 millions d'habitants, 100 sénateurs et 435  représentants
     
    France : 60 millions d'habitants, 343 sénateurs et 577 députés.

    Si on leur baissait leur salaire mensuel – et celui de la trentaine de ministres et secrétaires d'état  - de seulement 1.000 €, on ferait 950.000 € d'économie chaque mois. Et, par an :
    950.000 € X 12 = 11.400.000 €

    Et si on supprimait carrément le Sénat ? En plus des Départements.....

    Alors, là, ce serait le Gros lot !..... Largement plus que la Taxe Tobin ou tous ces gadgets de dernière minute qu'on nous sort du chapeau juste avant l'élection...

    Mais, ne rêvons pas, nous sommes en 1789, et les privilégiés, mille fois plus nombreux qu'hier, défendent becs et ongles leurs privilèges…. Et les Bastilles d'aujourd'hui, dix fois, cent fois plus nombreuses qu'hier, ne feront pas comme la pauvre vieille Bastille d'hier : elles sont prêtes à se défendre, elles, et avec acharnement.

    L’Ancien régime, c’est aujourd’hui et maintenant. Question : vermoulu et « vidé » de l’intérieur comme il l’est, en a-t-il encore pour longtemps ?...

  • Depuis 1945 et la soviétisation d'une partie de la société et de l'économie française, l'histoire, dans le port de Marseille, n'est qu'un perpétuel recommencement.....

            Pour parler comme chez Molière, On dit toujours la même chose parce que c'est toujours la même chose; si c'était pas toujours la même chose, on dirait pas toujours la même chose...

            On a vu récemment le conflit d'un autre âge du Livre, voulu par une CGT qui, si elle a perdu de sa superbe, n'a rien perdu et n'entend rien perdre de son pouvoir de nuisance hérité de 45. Revoici, pour la énième fois, une grève des Ports. Tant qu'on n'aura pas liquidé les derniers résidus empoisonnés de la soviétisation d'une partie de la société française imposée par les révolutionaires au sortir de la deuxième Guerre, les choses continueront à mal marcher. Évidemment, il faut pour cela prendre les Bastilles (Ports, Transports, EDF, Livre, Enseignement....) et supprimer les privilèges, défendus becs et ongles par les privilégiés de notre actuel ancien régime. Bref, il faut être - ce que nous sommes... - révolutionnaires de fait de ce Système, autant bloqué que corrompu, dont il n'y a rien à conserver.....

            BEST JOB Fevrier 2011-2 BD.pdf

            Pour lire le dernier rapport de la Cour des Comptes :  

            http://www.lefigaro.fr/assets/pdf/rapport%20Cour%20des%20Comptes-port%20de%20Marseille.pdf

            Et pour lire l'article du Figaro qui le commente :

            PORT.pdf

  • "Un ministre" a perdu une bonne occasion de se taire...

               Le Figaro du samedi 10/dimanche 11 juillet ne dit pas de quel ministre il s'agit. Parce que le rédacteur de la note Confidentiel a compris, malgré tout, l'indécence, et l'insanité de la réflexion ?

               Quoi qu'il en soit, peu importe... "On" nous apprend que "140 collaborateurs de ministres devraient quitter leurs fonctions", suite aux réductions de train de vie des Ministères.

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  • Jamais deux sans trois.... ou : le Prince Jean dans Libération (1/2).

                Inlassablement, et avec sérieux, le prince creuse son sillon; il va à la rencontre des Français de tous horizons et de tous bords, et cela commence à faire du monde; sa notoriété grandit : une preuve supplémentaire en est donné par le fait que Libération vient de lui consacrer une pleine page...

                Mercredi 14 juillet 2010, la dernière page (24) de Libération est toute entière consacrée au Prince Jean.

                La grande photo est très originale, loin des clichés habituels ou compassés. Elle donne une image sympathique et positive du Prince, qui correspond bien à la réalité.

                Par contre....

    prince jean libération.jpg

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  • Les privilégiés de la République : Les incroyables passe-droits des élus parisiens en retraite !

                A méditer, en ces jours où l'on va, bientôt, nous ressortir l'anniversaire de la soi disant prise de la Bastille...

                Mais c'est aujourd'hui qu'il faudrait prendre la Bastille. Et plus "la", ou "une" Bastille, vide en 89 et qui ne servait plus à rien, mais des dizaines, des centaines et des milliers de vraies Bastilles aujourd'hui, abritant des privilèges bien plus nombreux, et bien plus exorbitants, et bien plus révoltants que ceux qui existaient, c'est vrai, sous la monarchie : force est de constater que nous sommes injustes, nous les royalistes, dans nos jugements négatifs sur la république. Il y a, c'est clair, au moins un domaine dans lequel la république idéologique a fait dix, cent, mille fois mieux que les rois, et c'est dans l'explosion irrésistible du nombre des privilèges et des privilégiés.

                Là, c'est clair, nos quarante rois, ils sont battus ! Encore un petit exemple ?.....

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  • Une alter révolution plus urgente que jamais: il y tant de Bastilles à prendre, tant de privilèges à supprimer.....

                C'est sur RMC Infos, et cela se passe de commentaires. Que, de toutes façons, nous avons déjà dit et répétés cent fois. Un grand coup de chapeau tout de même à Jean-Noël Guerini.....

                SENAT SUPER PRIVILEGIES.mp3

                Et pour rester avec RMC: RMC senat.pdf

    SENAT.jpg
    250 pages, 18 euros

                A quoi sert le Sénat, institution deux fois centenaire qui nous coûte chaque année plus de 300 millions d'euros? D'abord à financer les privilèges (plus de 4 000 euros mensuels de retraite pour 15 ans de cotisation) et les rémunérations royales (11 540 euros net par mois) des derniers princes de la République, nos 331 sénateurs. Et aussi à entretenir les 1 260 fonctionnaires les mieux rémunérés de l'Hexagone (de 2 300 à 20 000 euros net mensuels), qui font la semaine de 32 heures et ont presque 4 mois de vacances. Luxe, calme et volupté...

                Et, dans l'esprit de beaucoup, de Jospin à Sarkozy, ces super-privilèges n'ont pas la moindre justification, car, selon eux, cette deuxième Chambre ne sert à rien. La réalité est édifiante: un petit tiers des sénateurs travaille, un gros tiers vient de temps en temps à Paris et les autres appartiennent à la famille des rois fainéants.

                Un royaume hors du monde et du temps ? Pas tout à fait. Car nos sénateurs, qu'ils soient de droite ou de gauche, sont assidûment courtisés par des lobbies de tout poil. Des marchands d'armes aux semenciers, chacun connaît la capacité de ces édiles à peser sur la diplomatie française ou à modifier un texte de loi. Cela justifie bien des "voyages d'études", tous frais payés, quelquefois au bord d'un lagon lointain...

    SENAT BANCS CLAIRSEMES.jpg
    Au Sénat -comme à l'Assemblée du reste, mais encore beaucoup plus...-
    les bancs sont très, très clairsemés.....
  • D'accord avec... Denis Tillinac, critiquant l'inflation insensée des dépenses des Régions...

                ....dans son article du 7 janvier de Valeurs actuelles :

                "S’agissant des régions, mon seul souhait serait qu’elles fassent des économies ; j’en ai un peu marre de la pavane de ces modernes “ducs”, ils démaillent ce que Louis XI puis Richelieu ont eu tant de mal à tisser. La remarque vaut pour les départements,qui embauchent par clientélisme, et même pour les grandes municipalités. La France n’a plus les moyens de rémunérer la fatuité des potentats locaux.L’État se serre plus ou moins la ceinture, il le fallait sous peine d’impotence. Que les régions l’imitent, le contribuable s’en portera mieux et l’ardoise des générations futures sera moins lourde."

    TILLINAC.JPG

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  • 2010, Année Henri IV

     

    QUATRIEME CENTENAIRE

    DE L’ASSASSINAT D’HENRI IV

     

    Célébration nationale placée sous le Haut patronage du Président de la République 

     

                  

                    Encore une célébration ? Encore commémorer ? Encore se tourner vers le passé ? Pas du tout !

     

                    En rendant compte de cette initiative officielle du Gouvernement français, en s'y associant et en y participant, on fait tout à fait autre chose que de se complaire dans un passé aboli. On accomplit, certes, un geste de mémoire, en exaltant ce roi pacificateur et réconciliateur, mais tourné vers le présent et l'avenir. On contribue à pousser à la roue pour la reconquête de notre Histoire, la ruine de la Bastille du mensonge de l'histoire officielle,  grâce à laquelle nos adversaires ont réussi à falsifier notre passé, à le faire prendre en haine à une part du peuple, le coupant ainsi de ses Racines authentiques. Beaucoup de français en effet, abusés par l'ignorance et le mensonge, ne s'aiment pas, n'aiment pas la France, du moins la caricature mensongère qu'on leur en a montrée, et ne souhaitent donc pas prolonger cette aventure exaltante que représente notre Nation.

     

                    Exaltante, du moins, quand on connaît vraiment son Histoire, avec ses grandeurs et ses faiblesses (et même ses laideurs...) car comment pourrait-elle l'être -exaltante- lorsqu'on a été élevé en haine de son passé ? La réflexion n'est pas nouvelle, et elle n'est pas de nous: l'histoire de France -l'histoire officielle, enseignée dans les Ecoles- paraît avoir été écrite par les ennemis de la France.

             

                Justement, il va peut-être, et même sûrement, falloir énoncer cette vérité au passé. Enfin ! De toutes parts, l'édifice vermoulu du mensonge craque et s'affaisse. Le Système idéologique qui nous gouverne reste en place, mais ne tient plus que par la force d'inertie. La terre entière a assisté, en direct, a la télé, à l'écroulement de l'empire marxiste-léniniste, qui se voulait l'aboutissement final, et la quintessence de la grande Révolution de 1789/1793. Et tout le monde sait maintenant la vérité sur les Goulags et les univers concentrationnaires de tous les sytèmes révolutionnaires qui, jusqu'en Extrême-Orient, ont eu ceci en commun de sortir, tous, de la même matrice: les journées parisiennes de 1789 à 1793, justement dénoncées par François Furet comme portant, dès le début, les germes de la Terreur. Mais aussi des Totalitarismes et des Génocides modernes. La vérité éclate au grand jour, et chaque jour un peu plus, et le système en place n'arrive plus non seulement à diffuser son idéologie mensongère, mais encore à empêcher la Vérité d'apparaitre. Il ne se passe pas de semaine sans qu'un nouvel ouvrage ne vienne réhabiliter tel ou tel de nos rois, le parcours de Max Gallo étant à cet égard des plus révélateurs (il eut un temps sa carte du Parti communiste !). C'est ce mouvement irrésistible, cette lame de fond qui va tout submerger qu'il faut contribuer à amplifier toujours plus car, soyons-en sûrs, ce mouvement ne pourra pas rester sans conséquences.

     

                C'est par le mensonge que nos adversaires ont gagné, c'est par la manifestation de la Vérité qu'ils perdront et que leur système s'effondrera. Il s'est déjà effondré aux extrêmités de la terre, la vague du tsunami refluant maintenant vers son épicentre, son point de départ : Paris. Un jour, bientôt, c'est le coeur même, l'épicentre du tsunami qui retrouvera le calme. Si l'on n'a pas cette certitude, cette foi, à quoi bon combattre encore ? Non, ceux qui ont construit un système idéologique contre nos Racines et nos Traditions n'ont pas plus que d'autres les promesses de l'eternité. Leur idéologie est à bout de souffle, elle est morte. Elle reste encore en place, ici, par habitude. Un jour, bientôt, l'habitude elle-même ne suffira plus. Il faut pousser à la roue pour hâter ce moment-là.

     

                C'est, et ce n'est que, dans cet esprit, que nous nous réjouissons de cette Année Henri IV qui va s'ouvrir, sous le Haut patronage du Président de la république, ce qui semble bien corroborer ce que nous venons de dire...

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  • La crise, oui, mais pas pour tout le monde...

                On a pris la Bastille ? On a fait la Révolution pour abolir les privilèges ? La bonne blague ! Le système en place a créé cent, mille Bastilles, largement plus scandaleuses que l'ancienne...

                En voici une, la liste n'est pas limitative.....

     

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    Les indemnités parlementaires...pps

  • La CGT veut-elle la mort du Port de Marseille ?...

                La CGT était en effet déjà directement à l’origine de l’arrêt –qu’on continue d’espérer temporaire…- de l’UNM (Union Navale Marseille, ex CMR, Compagnie Marseille Réparation).

                Une cessation définitive d’activité de cette Compagnie signifierait tout simplement la fin de la filière de la réparation navale sur le port de Marseille.

    PORTS 2.jpg

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  • 14 juillet, la Fête nationale ambigüe...

                (Ceci est une réponse à Antiquus, qui a envoyé  le commentaire que nous avons tous pu lire le 15 juillet).

     

                Loi du 6 juillet 1880: article unique: La République adopte la date du 14 juillet comme date de fête nationale annuelle.

     

                L'ambigüité vient de là: Qui célèbre quoi ? On peut penser à une date (14 juillet 89) ou à l'autre (14 juillet 90), ou tenter un improbable mélange des deux, lorsqu'on célébre le 14 juillet. Et c'est là qu'est le problème....

     

                Si l'on célèbre le 14 juillet 1789, il s'agit d'une journée intégralement pourrie, perverse dans son intégralité et de laquelle il n'y a rien à conserver. Sauf une utilité : le fait qu'elle sert, justement, à marquer le début des monstruosités à venir. Tout à fait d'accord, donc, avec Antiquus, là dessus : dès cet épisode du massacre de la Bastille et des têtes promenées au bout des piques, la Terreur est en gestation; Furet l'a très bien dit : "la culture politique qui peut conduire à la Terreur est présente dans la révolution française dès l'été 1789", et la prise de la Bastille inaugure "le spectacle de sang, qui va être inséparable de tous les grands épisodes révolutionnaires".

     

                 Par contre, si l'on célèbre le 14 Juillet 1790, c'est-à-dire la Fête de la Fédération, là on célèbre une espérance, vite déçue certes, qui n'a débouché sur rien, et qui fut entâchée de profanation et de sacrilège. Mais qui fut, aussi, enthousiasmante et belle, malgré tout : au moins l'intention, dans l'opinion, était-elle bonne. Rien à voir avec l'ignoble massacre populacier de l'année précédente. Pour Marc Bloch, repris par Max Gallo, tout Français véritable ne peut que vibrer à l'évocation de la Fête de la Fédération, qui n'a son pendant que dans le Sacre de Reims....

     

                 Voilà pourquoi nous parlons de bon grain et d'ivraie, et d'ambigüité. Car chacun peut mettre -et met effectivement- ce qu'il veut dans l'actuelle Fête nationale. Et comment savoir si tel célèbre 89 alors que tel autre célèbre 90 ? Et, même si l'on célèbre le 14 juillet 1790, l'épisode n'est pas aussi consternant que celui de l'année précédente, mais il est loin d'être totalement propre.

     

                 Il n'est pas inutile, et pas inintéressant, de relire à cette occasion le document ci dessous.....

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  • D'où viennent les technocrates?...

              Prenons le "cas" de Colbert: avec Louis XIV et parce qu'il y a Louis XIV, Colbert reste à sa place, et avec lui les nombreux services qu'il dirige...; il n'est "que" Colbert -ce qui est en soi énorme...- et il rend pleinement le service pour lequel il a été appelé à la fonction qu'il occupe; mais il ne devient pas le technocrate que peuvent devenir ses successeurs d'aujourd'hui, et leurs services: car eux n'ont plus Louis XIV au-dessus d'eux: et comme la Nature a horreur du vide, principe de physique élémentaire bien connu, les grands commis, les techniciens, les services et les bureaux etc... ont tout naturellement tendance, depuis qu'il n'y a plus de Roi, a remplir tout l'espace laissé libre par l'absence de celui-ci; l'exemple le plus parlant de cette excroissance anormale, monstrueuse et inquiétante est le Ministère de l'Éducation Nationale: on peut bien changer tous les ministres qu'on voudra, c'est d'une réforme structurelle qu'a besoin ce Ministère: il faut d'abord "casser" cet empilement, cet amoncellement ahurissant de mini Bastilles toutes plus idéologiques (de gauche évidemment) les une que les autres; elles se fichent bien pas mal du nom du nouveau ministre: ce sont elles qui dirigent et qui dirigeront tant qu'on ne les aura pas démolies...

              Ce qui se passe dans l'Éducation se passe aussi ailleurs, simplement parce qu'un président élu, qui change souvent voire très souvent, et qui n'est que "de passage", ne représente qu'une présence éphémère la où le souverain représentait la Permanence de la Nation et limitait de fait, par sa seule présence, les empiètements, les dérives possibles; "les dirigeants passent, les bureaux restent" dit-on avec justesse: le problème est là! maintenant que la république est installée depuis 130 ans et que l'on dispose donc du recul nécessaire, on voit bien que le poids des présidents de la république n'a pas été le même, sur la durée, que celui des Rois; et peu à peu la république en est arrivé a générer cette caste des technocrates; elle a fini par favoriser le passage du technicien au technocrate, ce qui n'a été bénéfique pour personne...

              En réalité, dans l'intérêt de la France et dans leur propre intérêt, les responsables politiques ou économiques doivent avoir à côté d'eux et autour d'eux, pour les recadrer en permanence et les empêcher de sortir de leur rôle, un pouvoir qui les dépasse dans ses fondements et dans sa légitimité; un pouvoir qui pourrait le faire parcequ'il incarne la Nation Éternelle, bien supérieure aux politiques contingentes, aussi indispensables et respectables soient elles...Dans ce domaine aussi la réflexion de Poincaré, au soir de sa vie, est pleine d'enseignements: "Maintenant que j'ai le temps de réfléchir, je me demande si l'erreur initiale de la France ne date pas du moment où elle a coupé la tête à son Roi..."