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Jamais deux sans trois.... ou : le Prince Jean dans Libération (1/2).

            Inlassablement, et avec sérieux, le prince creuse son sillon; il va à la rencontre des Français de tous horizons et de tous bords, et cela commence à faire du monde; sa notoriété grandit : une preuve supplémentaire en est donné par le fait que Libération vient de lui consacrer une pleine page...

            Mercredi 14 juillet 2010, la dernière page (24) de Libération est toute entière consacrée au Prince Jean.

            La grande photo est très originale, loin des clichés habituels ou compassés. Elle donne une image sympathique et positive du Prince, qui correspond bien à la réalité.

            Par contre....

prince jean libération.jpg

            ... disons-le franchement, même si ce n’est pas l’essentiel, et de loin, l’article commence mal. Et même très mal….

            Christophe Forcari croit utile (et peut-être malin, et peut-être même drôle ?....) de commencer par avouer qu’il est adepte de « la très traditionnelle et très républicaine tête de veau le 21 janvier pour célébrer l’anniversaire de la mort de Louis XVI ».

            On a lu des choses plus fines, et de moins (très) mauvais goût… Nous laisserons donc l’auteur de cette immortelle confidence à sa sympathie pour l’héritage de violence et de haine de la Révolution ; nous ne lui rappellerons pas que Louis XVI était quelqu’un de cultivé, de pacifique, et animé des meilleures intentions : Christophe Forcari doit faire partie de ces gens hostiles à la peine de mort, mais nullement gênés dans leur sommeil par le Génocide vendéen ; ou du genre à vous expliquer qu’il faut aimer et aider n’importe quel Kosovar, Haïtien, Inuit ou Ottentot (ce qui est, du reste, parfaitement exact) mais qui « célèbre » le martyre que l’on a fait subir à un innocent, à sa femme, à son petit garçon… et à tant d’autres : allez comprendre !

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Louis XVI, accompagné du maréchal de Castries, ministre de la Marine, donnant ses instructions à M. de La Pérouse pour son voyage autour du monde (par Nicolas-André Monsiau)
 

            Et comme si cela ne suffisait pas, Christope Forcari essaye de nous refaire le coup de « la prise de la Bastille ». Mais il s’agit là d'une falsification historique sans précédent, et d'une ahurissante re-écriture des évènements, qui laisse rêveur, et qui est bien l'une des choses les plus stupéfiantes, mais aussi les plus sordides, qui soient : la garnison de la forteresse, vide et qui ne servait plus à rien depuis des années, à ouvert ses portes sans combattre, contre la promesse qu’il ne serait fait de mal à personne. Moyennant quoi on a promené des têtes au bout des piques !

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  "La culture politique qui peut conduire à la Terreur est présente dans la révolution française dès l'été 1789", explique-t-il, et la prise de la Bastille inaugure "le spectacle de sang, qui va être inséparable de tous les grands épisodes révolutionnaires"..... (François Furet).

             C’est ça, pour Christophe Forcari, « le premier fait d’armes de la Révolution » ? On a les faits d’armes qu’on peut !...  Le pseudo mythe d'une prétendue "prise de la Bastille" - prise qui n'a jamais eu lieu puisque la citadelle s'est rendue sans combattre - mêle en réalité le mensonge à l'ignoble, dans une re-écriture volontairement falsificatrice de la vérité historique, où le burlesque le dispute au tragique et à l'horreur; et l’on a du mal à comprendre qu’un journaliste de Libération véhicule des images d’Epinal d’une telle niaiserie. Renvoyons l’auteur à François Furet :  

             "La culture politique qui peut conduire à la Terreur est présente dans la révolution française dès l'été 1789", explique-t-il, et la prise de la Bastille inaugure "le spectacle de sang, qui va être inséparable de tous les grands épisodes révolutionnaires"..... (à suivre...).

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Commentaires

  • Le prince Jean est très sympathique et je l'aime beaucoup, et à priori, personnellement, cela ne me gênerait pas qu'il soit rétabli sur le trône de ses pères. Pourtant je suis républicain mais j'aime la France et je préfère avoir un descendant des rois de France à la tête de l'état qu'un Sarkozy... Ce serait quand même plus normal ! Je ne vous cacherai pas que pour moi le vrai problème ce n'est pas le roi, mais les royalistes. Je ne vous dis pas ça méchamment, mais comme je le pense en le déplorant presque. Si vous pouviez avoir un vrai débat avec le peuple français, ce serait bien mais vous restez toujours coincés sur vos points de vue sans vouloir comprendre ce qui s'est passé vraiment en 1989 et par la suite. En même temps, vous espérez convaincre les Français. N'oublions pas que la monarchie a été restaurée deux fois depuis sans succès. Pourquoi ?

    Le peu que j'ai lu des écrits du prince Jean me fait penser que lui, il voit les choses bien mieux que ses partisans !

    Quant au prince Jean que j'aime beaucoup, je le répète, je le trouve quand même trop doux et je me demande s'il aurait la poigne qu'il faut pour redresser la France. Nous allons avoir à faire (et ça a commencé) a des violences inimaginables, à des ennemis implacables qui ne comprennent que le rapport des forces. Ce n'est pas des sentiments chrétiens qu'il faut contre ces gens-là, mais le seul langage qu'ils comprennent ! Que Dieu l'assiste en tous les cas !

  • Celà me fait penser à une question posée au debut de la decennie à l' "homme politique francais" LIONEL JOSPIN, en lui demandant quel était l'homme de la révolution française qui avait son admiration et ses préference, et le fameux Jospin de répondre très sérieusement ROBESPIERRE. Devant une telle réponse il est facile d'imaginer que le personnel politique francais , ici de gauche, n'a aucunement évolué en deux cents ans, après de telles références on ne saurait s'étonner de l'état de la France et pas seulement sur le plan economique. Pour répondre au précédent propos, il est vrai que le Prince Jean parait "trop bon", il est peut etre mieux d'ailleurs qu'il nous reste le prince Jean avec le bienaimé Gaston... en soi la photo est très belle c'est la seule chose de valable a retenir de l'article de ce pretendu journaliste.

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