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Nos lecteurs ont la parole...

  • Surpopulation carcérale ? Pour une fois, un problème "facile à régler"...

    Éric Zemmour a déclaré tout récemment - sur CNews - que trop d'étrangers occupaient des places dans les prisons françaises, et que c'était l'une des causes de notre dramatique surpopulation carcérale.

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  • En réponse au commentaire de "Toulonnais" sur Clemenceau...

    1A.jpg

    Comme l'expliquait, en vain, Bainville dans L'Action française, à partir du moment où on signait "avec l'Allemagne", la Victoire était perdue, et c'était la guerre "pour dans vingt ans"... Il ne fallait pas "signer avec", il fallait faire disparaître l'Allemagne unie...

    Clemenceau ? Responsable et coupable !

     

    Bonjour cher ami, et merci pour votre commentaire. Nous avons attendu quatre jours pour y répondre, car notre Ephéméride d'aujourd'hui parle du désastreux Traité de Versailles, voulu, mené et signé par Clemenceau, qui devait reconnaître plus tard : "nous n'avons pas obtenu tout ce que nous pouvions et devions obtenir".

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  • Brillants retours dans les « Commentaires » sur « Quand l’oiseau s’envole »

     

    3214517770.jpgL'article de Louis-Joseph Delanglade que nous avons publié hier - « Quand l’oiseau s’envole » - a suscité plusieurs commentaires. Deux d'entre eux particulièrement substantiels et intéressants - phidias et Wargny - doivent être signalés et, s'ils le souhaitent, être lus de tous.  Comme latrick Haizet le remarque in fine ; « Phidias puis Wargny sont terriblement drôles et justes, chacun dans son jus et la sûreté de son jugement ! » Merci et bonne lecture. LFAR 

    Écrit par : phidias 

    1280px-Acropolis.JPGAu-delà des pitreries médiatiques de l'ancienne directrice par protection de l'ENA, force est de reconnaître que la composition de la liste LREM est bien le résultat d'un ragout politicien des plus éculés.

    Le saupoudrage, - « pensée complexe » oblige sans doute,- dans cette liste, de politiciens aux orientations antinomiques, démontre la naïveté transgressive de cette même pensée qui en vient à se caricaturer dans l'expression de son ivresse d'elle-même.

    En somme, on veut se faire croire intelligent parce qu'on n'a rien à dire, et surtout pas sur l'Europe, qui n'est la même, pour quasiment aucun des membres de cet amalgame issu du « en même temps ». Cette comédie à la fois désuète et ridicule prend valeur d'exemple de ce qu'est vraiment la macronie, un théâtre d'amateurs pas vraiment cortiqués, qui se servent du décalage verbal permanent pour se hisser par la trappe du souffleur, sur le devant d'une scène trop grande pour eux.

    Il est frappant de constater que leur discours ressemble plus à la déclamation de compliments rédigés par la cellule de normalisation du « polit-buro » macronien, et appris par cœur, qu'à des propositions nées de convictions, car pour cela il eut fallu en avoir, et que le « Conducteur » l'autorisât.

    On a pu déceler dans cette présentation la danse quelque peu frénétique de ces bourdons politiciens autour de concepts qu'il ne comprennent pas, et qu'ils sont conduits, par leur ignorance, à masquer derrière le bruit d'une logorrhée sociétale, émotionnelle, clivante, et discriminante, afin de capter entre deux linaires, des secondes d'attention de leurs cibles CSP. Le mépris dans la démarche est à la hauteur des ambitions,

    Ils parlent d'Europe, le canon à patates dans la main gauche, et l'épluche légume dans la main droite, avec l'ambition affichée, de faire remonter un soufflé au fromage, qui s'est effondré dans un four éteint. Cette triste aventure qu'ils proposent de prolonger, « toutes choses égales par ailleurs », est celle du sauvetage d'une désillusion à la fois institutionnelle, politique et économique, d'une construction incohérente avec les buts originaux officiellement affichés. L'Europe ressemble aujourd'hui à un navire de haute mer échoué dans un désert de sable, témoin d'une immobilité conceptuelle, voulue par les créateurs, utilisée par les serviteurs, défendue par les profiteurs.

    Le minimum en période électorale voudrait que l'on entende des propositions de réforme précises, concrètes, utiles, faisables, avec un calendrier de réalisation, sur lesquels les débats pourraient s'articuler et se sédimenter, mais il n'y en aura pas car on ne change pas le texte d'une pièce de théâtre en plein milieu de la représentation. De surcroît les scénaristes l'ont exclu, par ce que cela ne rentrait pas dans le cadre de leurs intérêts. La création de l'Europe était et reste un moyen de contrôle géopolitique de ce qui risquait de devenir un concurrent, afin de le faire rester un consommateur reconnaissant. Les élections dramatisées par les bateleurs ne sont que le miroir en trompe l’œil d'une stase affermie par l'entropie des systèmes de castes. C'était prévu. 

    Écrit par : Pierre Builly 

    Voilà un article d'une verve narquoise de grande qualité ! 

    Écrit par : de Wargny 

    Cette liste est une goulash type Budapest. Conduite par une dame, sortie du concours Secrétaire adjoint puis Orient, qui a su habilement surfer sur la vague parité lancée par Chirac et sur son air, depuis caduc, de speakerine. Cette équipe de technos et de carriéristes à tout crin est un précipité de l'esprit Ena Strasbourg. Cette couveuse du formatage et de la langue de bois dont les rejetons persistent malgré des décennies d'échecs à mener la France au déclin et à en faire bientôt un pays sous-développé.

    Le malade imaginaire.1860.65.jpgCar, il est bien clair que pratiquement aucun secteur de ce pays n'est épargné par la décrépitude. Fort de cette déglingue généralisée les « marchistes » vont rouler des mécaniques à Bruxelles et Strasbourg, jouer les fiers-à-bras, déverser la moraline à gros bouillons avec en tête le juteux chef Loiseau. Et ce pour la plus grande joie des 26 autres État-membres qui se contrefichent des galimatias pompeux de Macron et de sa bande de Diafoirus ! 

    Écrit par : Patrick Haizet 

    Phidias puis Wargny sont terriblement drôles et justes, chacun dans son jus et la sûreté de son jugement !     

  • Danemark : Dédié aux royalistes qui croient que les monarchies nordiques ne servent à rien

     

  • Histoire • « J’en appelle à toutes les mères » : Ce cri traverse les siècles !

     

    1417414836 - Copie.jpgC'est sur un article du 30 mai 2017 [lien ci-dessous] que Richard a réagi vendredi dans les commentaires de LFAR en nous envoyant un extrait du Marie-Antoinette du toujours excellent Stephan Zweig. Henri à son tour a écrit : « ce cri traverse les siècles ! » Nous l'avons repris en titre. Il s'agit, bien-sûr, de l'accusation infamante portée par Hébert contre la reine. Accusation bien connue. Merci à Richard et Henri.   LFAR  

     

    Le commentaire de Richard 

    Marie-Antoinette (Stefan Zweig )

    « Et, en effet, une effervescence profonde, une violente agitation remue la salle . Les femmes du peuple, les ouvrières, les poissardes, les tricoteuses retiennent leur souffle ; elles sentent, mystérieusement, qu'on vient de blesser leur sexe entier en lançant cette accusation contre Marie- Antoinette. Le président se tait, le juré indiscret baisse le regard : tous ont été touchés par l'accent douloureux et enflammé de la femme calomniée, Hébert quitte la barre sans ajouter un mot, peu fier de son exploit. Ils sentent tous, et lui aussi peut être, qu'à l'heure précisément la plus grave ce témoignage vaut à Marie-Antoinette un grand triomphe moral. Ce qui devait l'abaisser l'a élevée.

    Robespierre, qui apprend cet incident le soir même, ne peut maîtriser sa colère contre Hebert .  ..... il décide en lui même, ce jour - là, de supprimer cette horreur. La pierre qu'Hébert a lancée sur Marie-Antoinette retombe sur lui , et le blesse mortellement. Dans quelques mois, il fera le même trajet que sa victime, dans la même charrette, mais pas aussi vaillamment qu'elle ; il sera si peu courageux que son camarade Ronsin lui criera : " Lorsqu'il fallait agir, vous avez verbiagé ; maintenant sachez mourir . »

    « J’en appelle à toutes les mères » [Par Juliette Mondon]

     

  • Pourquoi l’Action Française voulait une alliance avec l’Italie de Mussolini... Un commentaire à lire.

    « Le fascisme italien, ses racines dans le passé » Léon Daudet

     

    1417414836 - Copie.jpgL'entretien de Frédéric Le Moal avec Eugénie Bastié à propos du fascisme italien - que nous avons publié hier - a suscité un commentaire riche de remarques et de citations intéressantes. En l'occurrence, celui de François Davin. On le lira avec intérêt.  LFAR  

    Le commentaire de François Davin

    Ceux qui hurlent si volontiers, et si hypocritement, contre le fâchisme oublient volontairement - ou alors ils l'ignorent - que Mussolini était un homme de gauche, venu du parti socialiste, et qu'une idéologie totalitaire, quelle qu'elle soit, n'est jamais pour nous, par définition, qu'une théorie intellectuelle et abstraite ; et donc forcément en opposition avec les réalités concrètes et charnelles, héritées de l'Histoire, dont nous partons toujours. […]

    Aucun accord possible, donc, dans le domaine des idées, entre un totalitarisme (ici le fascisme italien) et le « royalisme » venu du fond des âges et « prouvé par l'histoire » que propose l'Action française ; comme le montre bien Léon Daudet dans le court passage que je vous propose plus bas.

    Ceci étant, et pour en revenir au contexte des années 35, la guerre venant, il fallait chercher des alliés contre la puissance allemande qu'un Pays légal républicain criminel, sabotant la victoire si chèrement acquise en 1918, avait laissé se reconstituer.

    Or, Mussolini, malgré ses bravades et fanfaronnades effectivement, parfois, ridicules, pouvait parfaitement - avec toutes les réserves et les reproches que l'on pouvait par ailleurs lui faire sur le plan doctrinal - être « fréquenté » pour créer un large front d'opposition à un Hitler sans cesse plus agressif : n'est-ce pas Mussolini qui s'opposa à Hitler, et le fit reculer, en mobilisant ses troupes sur le Brenner en 1935 ? Hitler venait de faire assassiner le chancelier Dollfuss, en vue de l’annexion de l’Autriche, l'Anschluss. 

    Le 25 juillet, lorsque Mussolini envoya ses deux divisions sur le Brenner, Hitler recula. 

    C'est dans cet esprit que l'Action française souhaitait que l'on s'alliât avec Mussolini : évidemment pas par affinité ou par proximité idéologique, mais uniquement par pur intérêt stratégique, immédiat et pressant.

    Dans la même optique que François Premier s'alliant avec le Grand Turc après sa déroute de Pavie, au moment où il semblait que Charles Quint et les Habsbourgs allaient écraser la France : il est bien évident qu'en s'alliant avec le Grand Turc […] François premier ne songeait nullement à se convertir lui-même à l'Islam, ni à faire de la France une nation musulmane et à la couvrir de mosquées ! […]

    Mutatis mutandis, c'est dans le même esprit que l'Action française envisageait les choses, vis-à-vis de Mussolini, juste avant la guerre : il nous fallait des alliés, fussent-ils, par ailleurs, loin de nous « idéologiquement » : la République préféra, justement pour des raisons idéologiques, jeter finalement Mussolini dans les bras d'Hitler, alors qu'il avait commencé par le combattre ! […]

    De Léon Daudet, dans « Député de Paris », pages 176-177 :

    « La méconnaissance de l'immense mouvement qu'est le fascisme italien, de ses racines dans le passé, de son animateur, comptera comme une des grandes bévues de la République finissante française.

    Nous sommes séparés du fascisme par l'immense fossé de la religion d'Etat - religion politique, s'entend - dont nous a dispensés le régime le plus souple et le plus évolué de l'Histoire, la monarchie française.

    Nous ne croyons pas, organiquement parlant, à la congestion indéfinie du centre, avec anémie consécutive de la périphérie, ou plutôt nous connaissons les dangers de cette forme du jacobinisme et de la politique du poulpe.
    Une des raisons décisives qui m'ont amené à Maurras, c'est sa formule de décentralisation administrative, si décongestionnante et si claire, dont nous n'avons cessé de nous émerveiller, ma femme et moi, depuis les inoubliables articles de la Gazette de France, de 1902 à 1908. 

    Ce que je redoute dans le Syllanisme fasciste, par ailleurs séduisant, c'est la décompression presque fatale d'un tel système, le jour de la disparition de son chef, comme il arriva précisément pour Sylla. 

    A la centralisation étatiste, même louis-quatorzienne, il faut la main d'un homme de génie. 

    S'il s'en va, on risque le jacobinisme ou l'anarchie, ou un fléau dans le genre de Bonaparte, mêlé d'étatisme et d'insanité.

    Je m'excuse de ces considérations qui, touchant à la politique italienne, aujourd'hui rapprochée de l'Allemagne par notre faute, peuvent sembler accessoires. »

    Il est souvent intéressant et instructif - et, parfois, presque amusant, comme ici - de rapprocher des textes émanant de personnes que tout oppose : ainsi, après avoir lu ce passage de Daudet, peut-on trouver matière à réflexion dans ... « Le Populaire » du 25 octobre 1934, où Léon Blum écrit ceci :

    Blum.jpg« Quand on place avant tout autre l'intérêt de la stabilité gouvernementale, on est monarchiste.

    On l'est consciemment ou inconsciemment, en le sachant ou sans le savoir, mais on l'est ! Seule la monarchie est stable par essence, et encore la monarchie totale, où le roi gouverne en même temps qu'il règne. 
    Les dictatures fascistes ne sont pas stables ; même si le dictateur évite les cataclysmes analogues à ceux qui l'ont porté au pouvoir, il reste une cause d'instabilité majeure qu'il ne peut éluder : sa succession
    . »
     

    « Il n'y a jamais eu autant d'antifascistes depuis que le fascisme a disparu » ... Analyses de L'historien Frédéric Le Moal

  • Impressions d'une participante au colloque « Charles Maurras, l'homme de la politique »

    Hilaire de Crémiers, Christian Franchet d'Espèrey, l'assistance

     

    3214517770.jpgSympathique témoignage d'une participante au colloque : Madame Jacqueline Oliva, nouvelle venue à l'une de nos réunions. Elle s'était inscrite à ce colloque pour s'informer sur Charles Maurras. Elle y est venue malgré les aventures des derniers jours et les interdits lancés par l'extrême-gauche contre la liberté d'expression. La nôtre. Elle a donc trouvé ce qu'elle cherchait. Merci pour cette réaction !   Lafautearousseau

     

    « La salle était pleine à craquer.

    Merci aux organisateurs de ce brillant colloque.

    La belle France était au rendez-vous, celle de l'esprit, de la courtoisie et de l'érudition.

    « C'est de Français bien éduqués et instruits que viendra le grand changement » a dit un internaute avec juste raison ; ce samedi, nous en avons eu un bel aperçu. 

    Même pour tout néophyte, les différents intervenants ont parfaitement bien expliqué la parole de Maurras.

    Encore merci.  » 

  • « C'est l'Europe et les peuples sont conviés à applaudir mais c'est le silence. » Un commentaire à lire ... 

    Louis XIV fait porter sa vaisselle d'or et d'argent à la Monnaie pour y être fondue 

     

    1417414836 - Copie.jpgL'article de Marc Rousset publié hier, Mensonges sur le chômage aux Etats-Unis : vers une crise économique mondiale pire qu’en 1929 - a suscité un commentaire intéressant, fondé sur l'Histoire et le bon-sens. Celui de Richard. On le lira avec intérêt.  LFAR 

     

    Le commentaire de Richard

    Des millions on en fabrique avec la planche à billets ; des euros comme s'il en pleuvait et le but serait de pousser la consommation des ménages - à crédit.

    Si ce plan fou fonctionnait, l'inflation serait relancée de manière inouïe, tant pis pour les épargnants qui paieraient la note, on ne les verrait pas faire une manif.

    On moque les Allemands et leur souci de la stabilité monétaire mais aucun journaliste ne rappellera que dans les années 20 les Allemands payaient leur pain avec des milliards et la viande avec des billions, sur fond de misère noire ; la suite est connue.

    Que dire à ceux qui pensent que les Etats peuvent emprunter larga manu, et ne point rembourser sinon que Louis Quatorze lui même dut faire fondre son argenterie pour rembourser les préteurs. L'Etat républicain vend immeubles prestigieux, aéroports, parts de capitaux etc ... traitement spécial pour les « citoyens » mis à contribution par l'impôt et les taxes pour ceux qui peuvent payer, précarisation pour les petites gens et baisse de qualité des services pour tous. Oui la France est riche et reçoit à Versailles mais c'est une façade . 
    Bien entendu, pas mieux pour l'Espagne, l'Italie etc ; Pour les Allemands, il faut les voir se serrer la ceinture. Bref c'est l'Europe et les peuples sont conviés à applaudir mais c'est le silence.
     

    Mensonges sur le chômage aux Etats-Unis : vers une crise économique mondiale pire qu’en 1929

  • Entretenir la flamme ? Avis contradictoires dans les commentaires ...

     

    1417414836 - Copie.jpgLe Lundi de Louis-Joseph Delanglade que nous avons publié hier - Entretenir la flamme - a suscité aussitôt des commentaires intéressants et, d'ailleurs, contradictoires. Nous avons retenu les deux premiers qui sont argumentés et opposés. On les lira avec intérêt.  LFAR

     

    Le commentaire de Pierre Builly

    Presque en rien d'accord avec cet édito : j'ai ressenti, pour ma part, une immense joie par cette désignation. Après les échecs enregistrés pour les Jeux de 1992, 2008 et 2012, Paris ne pouvait pas renoncer à organiser l'événement mondial sportif le plus important qui se puisse.

    Les avoir obtenus, dans le « deal » que le CIO a proposé avec Los Angeles, n'était pas anodin ni facile : il fallait surtout tenir bon sur 2024, ne laisser aucune échappatoire permettant de penser que notre Capitale pourrait se contenter de 2028. Cette fermeté têtue a payé et il faut en féliciter les promoteurs de cette candidature.

    Se poser la question du « rendement financier » de la désignation est puéril : bien sûr que les Jeux vont - dans une stricte démarche comptable - coûter plus qu'ils ne « rapporteront ». 

    Eh ! Ne croit-on pas que l'Opéra de Paris, les centaines de musées éparpillés çà et là sur le territoire et dont certains ne reçoivent que quelques centaines de visiteurs par an mais entretiennent gardiens et billetteries sont « rentables » ? Que le défilé du 14 juillet est rentable ?

    Outre que l'organisation matérielle des Jeux va transformer radicalement une banlieue pourrie - comme le stade de France, conçu pour la Coupe du monde de football de 1998 l'a fait pour l'autre partie de la Plaine Saint Denis - et laisser à la place de taudis un nouveau quartier, les infrastructures de transport seront accélérées et modernisées, une grande piscine sera construite, etc.

    Qu'on daube sur la dérive financière des performances des sportifs montre aussi en quel mépris on tient, dans nos milieux, le « geste »  sportif : pour moi, qui suis depuis toujours fana du spectacle sportif, la performance est bien plus émouvante et admirable que des trucs révérés par ceux qui préfèrent... je ne sais pas, moi, la peinture au kilomètre des Renoir ou des Monet. Revoir Renaud Lavillenie réussir son 3ème essai victorieux à 5,96 à Londres me fera toujours plus d'effet que l'accumulation des gribouillis de Picasso.

    Je conçois parfaitement qu'on puisse ne pas aimer l'émotion sportive, qu'on soit insensible à la haute cuisine, qu'une simple ritournelle populaire puisse laisser indifférent. 

    Je conçois aussi qu'on puisse trouver plaisir aux Offices de nuit de Solesmes, aux solennelles peintures de Poussin, aux tragédies tardives de Corneille : ce n'est pas mon cas et je n'y vibre pas : suis-je si méprisable ? C'est possible, mais je ne suis sûrement pas le seul en mon cas.

    Et donc vive les JO, vive les sportifs (surpayés ? dopés ? Et alors ? si vous croyez que les artistes contemporains ne sont ni l'un, ni l'autre, vous vous mettez gravement le doigt dans l'œil), vive les émotions que nous rencontrerons dans 3 ans à Tokyo, dans 7 ans à Paris !

    Le patriotisme « vvisible » s’est réfugié dans le sport et, à chacune de nos grandes victoires, beaucoup de gens ont eu beaucoup de bonheur à agiter des drapeaux tricolores et à chanter « La Marseillaise » : c'est bien dérisoire ? Possible... Mais c'est déjà ça... À nos gouvernements de profiter de ces moments de communion nationale pour diriger l'émotion populaire sur l'amour du pays.

    Et c'est cela la vraie objection, la vraie question : en 1998 le bonheur de la victoire aurait pu donner lieu à un chant d'amour à la France, toutes couleurs confondues, à un moment d'exaltation vraiment nationale ; au-dessus des différences visibles, il y avait « notre » victoire...

    Espérons...

     

    Le commentaire d'Antiquus

    J'approuve quant à moi l'édito de L.J. Delanglade, et je ne partage pas l'enthousiasme de Pierre Builly.

    En 1998 je n'ai nullement éprouvé ce moment de « communion nationale », et je dirai même que j'espérais bien que les croates eussent le dessus sur l'équipe black black beur. La comparaison avec l'opéra de Paris et les musées est fallacieuse car ces monuments sont durables alors que les JO ne sont qu'une flambée éphémère.

    A propos de flambée, tout va flamber à cette occasion : les prix, les loyers, les denrées, mais aussi la délinquance, le vandalisme, et la situation des parisiens français en sera encore dégradée. Et une fois les monceaux d'ordures nettoyés et les touristes partis, gorgés de mauvaise nourriture et peut-être nantis d'une chaude-pisse, il faudra payer l'addition et ce sont les impôts qui vont flamber à leur tour.

    Vraiment, je ne vois pas une seule bonne raison de me réjouir. Mais peut-être des événements imprévus empêcheront-ils cette bacchanale de se dérouler, et même s'ils charrient de mauvaises occurrences, d'un mal pourra jaillir un bien. En tout cas, comme Montaigne fuyant la peste de Bordeaux, je fuirai Paris pendant les jeux, si toutefois je suis encore en vie. 

    Entretenir la flamme

  • Macron : un bon élève ... ?

    Le cercle des poètes disparus

     

    Par Henri  

    Les commentaires se suivent et même complètent Lafautearousseau. Celui-ci du mardi 29 août fait avec finesse écho à notre article « Eté 2017 : Les souffrances du jeune Macron », auquel on pourra se reporter. (Lien ci-dessous).   LFAR

     

    3142485460.jpgEtre un bon élève n'est rien si on ne creuse ses talents , non pour plaire à ses maîtres , mais pour répondre à sa vraie vocation, en les étonnant.

    La « com » chez lui avec Bruno - Roger Petit, 
    comme porte-parole, on tombe - question sectarisme - de Charybde en Scylla.. 

    Alors que reste-t-il : un Ministre de l'Education qui a des velléités de bons sens, mais le tout numérique au primaire peut inquiéter..La France n'est pas une start-up mais une vocation charnelle et spirituelle.

    Charnel, il [Macron] ne l'est guère, a-t-il une vision spirituelle propre ? Sent-il notre incomplétude ou sa réaction la mort du Roi n'est-elle qu'une pirouette.

    Comme le remarque intelligemment l'article, fait-il partie du « cercle des poètes disparus » ou des manuels de poésie? (Pour ceux qui ont vu et aimé ce film...)  

    Lire ...

    Eté 2017 : Les souffrances du jeune Macron

  • Syrie : Débats dans les « commentaires », les analyses d'Antiquus et Richard Portier

    Une image parmi d'autres sur l'action des forces syriennes, telles que l'agence SANA les diffuse ... 

     

    823330531.jpgLes articles et vidéos que nous avons publiés dès après les frappes américaines en Syrie [Eric Zemmour et Mathieu Slama], ont suscité des commentaires fort intéressants dans les colonnes de Lafautearousseau. Antiquus partage en quelque sorte la perplexité initiale de Zemmour. Lequel, depuis lors, considère que « Trump a dynamité sa propre campagne électorale ». Mathieu Slama est sur cette même ligne. Richard Portier propose une analyse subtile, en apparence divergente. Tandis que l'article d'Antoine de Lacoste que nous avons mis en ligne ce matin, toujours très documenté, conclut que Donald Trump est rentré dans le rang. Est-ce un point de vue définitif ? Probablement. Les mois à venir nous le diront.  LFAR

     

    Antiquus - Le 11.04.2017

    C'est effectivement une affaire bizarre.

    D'abord, il faut se poser la question de savoir si le bombardement au sarin a bien été le fait de l'armée syrienne. Bachar avait en effet donné sa parole à Poutine qu'il n'avait plus un gramme de ce gaz neurotoxique. S'il en avait conservé, Poutine perdrait la face. On ne voit pas très bien l'intérêt de chacun. La lecture des infos dans l'agence SANA, source unique du côté de Damas depuis la fermeture d’ « infosyrie « , SANA nous dit : « les USA n'ont tenu aucun compte de ce qui s'est réellement passé » . Autrement dit, il y a là un « coup tordu ». Qui peut avoir fait une opération aussi bien montée, aussi cynique aussi (car il y a 67 morts) ? Je ne répondrai pas à la question, mais un simple regard sur les services secrets à l'œuvre permet d'envisager une hypothèse que je préfère garder pour moi. Un autre élément doit attirer notre attention. Il s'agit d'une base aérienne qui a été bombardée par l'USAF. Or ce bombardement de 70 missiles tomahawk a fait … 6 morts, et apparemment aucun avion ni hélico détruit, seulement des bâtiments et hangars. Ce qui laisserait penser que cette action militaire américaine aurait « fuité » comme par hasard. Enfin, côté Trump, cette « frappe » (j'utilise le mot dans son sens journalistique, pas d'équivoque) a des effets intérieurs aux Etats- Unis très positifs : elle désarme les ennemis et fait plaisir au lobby pro-israélien. Bref, un numéro d'illusionnistes.

    Richard Portier - Le 12.04.2017

    Trump s'est inscrit dans le cadre du consensus bien-pensant !

    L'actualité va trop vite et on voudrait répondre « à chaud » chaque jour, à tous les articles et commentaires très intéressants de LFAR. D’un autre coté, les réactions dans l'urgence ont aussi leurs inconvénients... Je suis de moins en moins perplexe face à la réaction de Trump en Syrie. Elle a deux ordres de causes qui, réunies, l’éclairent à mon sens très bien. L'une de politique intérieure et l'autre de politique étrangère. Je ne comprends par contre pas bien la perplexité de Zemmour qui a bien vu que Trump avait pris ses adversaires (La « médiacratie vociférante » attachée à ses basques) à contre-pied et n'en tire pas la conclusion qui s'impose : pour la première fois depuis son élection, Trump s'est inscrit dans le cadre du consensus bien-pensant ! Domenach, un de ses représentants français, en étant réduit, pour ne pas l'approuver, à invoquer la grotesque « stratégie de l'homme fou ».

    L'électorat de Trump était globalement d’accord, par lassitude et souci d'économie avec l'idée d'un relatif désengagement du guêpier syrien. Mais l'intervention armée lui a parue juste moralement (Les Américains croient dur comme fer qu'ils sont les garants du Bien dans le Monde...) et Trump a bien pris soin de lui donner un caractère punitif ,mais limité : je n'ai pas vu les enquêtes d'opinion US sur la question mais je suis sûr que l'approbation a été massive, à l'évidence...

    Par ailleurs il est également évident que Trump a envoyé un message clair à Poutine (Et a contré au passage les accusations de connivence avec lui de ses adversaires).

    Poutine pousse ses pions dans le monde musulman : réunion des pays sunnites au Kazakhstan, confluence d'intérêt avec l'Iran chiite et avec la Turquie, percée au Maroc etc.... Il est incontestable que l'année écoulée a vu le retour de la Russie au premier plan de la politique mondiale. Même si Trump a paru admettre le fait que le monde était devenu multipolaire, il est trop un patriote américain pour accepter que les USA ne soient qu'un des partenaires autour du grand échiquier mondial : « America First » a un double sens. Le rôle d'un Président US est de défendre la prospérité américaine, mais aussi son leadership mondial (Et accessoirement de montrer au peuple qu'il le fait ...) Il me semble que l'intervention US en Syrie a rempli tous ces objectifs...

    […] La politique internationale comme nationale est brutale,cruelle, et ne connait que les rapports de force, et Poutine était en train de trop monter en puissance, ou en tout cas d'y prétendre... (Plutôt du poker que des échecs, si on y pense....).Tout en prenant à contre-pied ses adversaires intérieurs et de la bien-pensance internationale, Trump a montré les crocs à un rival pour le remettre à son rang .On voit ça tous les jours dans les documentaires animaliers. Donc Trump qui est un bien étrange personnage à notre point de vue « vieux-continental »  ,mais au fond un américain bien normal, n'est ni le fou ni l'idiot qu'on nous présentait mais un bon tacticien. L'incertitude demeure sur ce que sera vraiment son (mandat). Pour le moment avantage à lui sur ses adversaires. 

    Lire aussi sur Lafautearousseau ...

    Syrie : Zemmour estime que « Trump a dynamité sa propre campagne électorale »

    Mathieu Slama : en Syrie, pour la première fois, Trump a trahi ses promesses de campagne 

    Syrie : Perplexité après les frappes U.S. Retour au « monde d'avant » ?

  • Dans les commentaires : Après les 10 ans de Lafautearousseau ...

     

    Après notre retour sur les 10 ans de Lafautearousseau*, les commentaires ont suivi. Depuis celui du cher Pierre Builly - qui avait pris les devants en termes presque excessifs -, jusqu'à Vincent Dulac qui nous rappelle le vieux chant d'espoir des Camelots du Roi. Le nôtre.

    Merci à tous pour ces propos de soutien et d'amitié d'esprit, d'amitié tout court. Merci à ceux qui les ont écrits, pour ces commentaires, comme à ceux qui ont pensé de même, mais n'en ont pas écrit. « Et peut-être d'autres viendront », dirait Brasillach, comme avait dit aussi Maurras à ses juges indignes de Lyon, les précurseurs d'une certaine magistrature encore aujourd'hui à l'œuvre : « J'ai mes livres, j'ai mes disciples, j'ai l'avenir devant moi. »   LFAR

     

    Commentaires

     

    LFAR est, avant tout, un média qui a compris que l'ère était à une information immédiate, brève et plurielle. Elle est l'avenir du monarchisme, par sa présentation, sa nature et son interactivité..

    Écrit par : Pierre Builly 12h27 - samedi 25 février 2017

     

    Bon anniversaire ! et nos meilleurs vœux pour la suite mdm

    Écrit par : Michel et Danièle Masson 08h35 - mardi 28 février 2017

     

    Bon anniversaire ! Merci de défendre la vérité Mais n'oubliez pas qu'il existe un parti dont vous ne parlez pas souvent (sinon jamais) l'Alliance Royale (pour ne pas le citer)

    Écrit par : Andriantsalama 08h43 - mardi 28 février 2017

     

    A l’heure qu’il est, autant de sensibilités autres que celle - unique ou peu s’en faut - qui oriente la ligne imposée sont nécessaires sinon indispensables. Meilleurs vœux à vous toutes et tous qui tenez ce quotidien en ligne et que vive longtemps Lafautarousseau!

    Écrit par : Hélène Richard-Favre 10h40 - mardi 28 février 2017

     

    Excellent anniversaire, pour votre blog très bien fait : ni trop, ni trop peu. Il permet de nourrir sa réflexion politique quotidienne. Bon développement, la France en a bien besoin !

    Écrit par : Asinus 11h45 - mardi 28 février 2017

     

    Bon anniversaire - BRAVO et MERCI pour votre travail remarquable, CHAQUE JOUR de l'ANNEE.

    Écrit par : SETADIRE 13h07 - mardi 28 février 2017

     

    Félicitations à toute l'équipe de La Faute à Rousseau et à tous ceux qui contribuent à son existence et à son action pédagogique pour le bien de la France. Je vous suis avec assiduité, tous les jours. Feu mon père était Camelot du Roi et c'est de lui que je tiens, honorable héritage, mes convictions royalistes dès ma plus tendre jeunesse. J'apprécie grandement votre combat, notre combat ! Qu'il se poursuive pour toujours, car il ne sera jamais de trop, même si, un jour, le Roi nous revient, puisque la flamme jamais ne doit s'éteindre.

    Écrit par : Philippe Meilhac 16h05 - mardi 28 février 2017

     

    Ménagez nous « risque d’infarctus » si je n'avais plus mon LAFAR Bon anniversaire et oui pourquoi ne pas espérer avoir notre quotidien DU ROI MERCI A TOUS VOUS FAITES DÉCOUVRIR DES VÉRITÉS que l'on nous avait soigneusement dissimulées!!! alors vive le numérique sans en oublier les risques !

    Écrit par : zamours 16h30 - mardi 28 février 2017

     

    Bon anniversaire et merci pour votre travail. Continuez et bonne route.

    Écrit par : Oddone Michèle 17h28 - mardi 28 février 2017

     

    Merci chers amis de Provence ! Et puisque c'est un anniversaire et quel anniversaire, « au choc des verres et des lys « ...... « formons nos lignes, nous aurons cet été du vin aux vignes avec la Royauté » ….

    Écrit par : Valentin Dulac 22h17 - mardi 28 février 2017 

     

    * A lire dans Lafautearousseau sur le même sujet ...

    10 ans d'existence dans 3 jours ... Comment allons-nous ? Quid de Lafautearousseau ?

    Lafautearousseau : 10 ans aujourd'hui !

  • Et si l’Islam était « insoluble » ? Un commentaire de Jean-Louis Faure

    On n'a rien trouvé de meux à programmer au festival d'Avignon ...

     

    par Jean-Louis-Faure

    3578948983.jpgDans le fil des (19) commentaires - aux allures de think tank de haut niveau - qui ont suivi l'article de Louis-Joseph Delanglade Et si l’Islam était « insoluble » ? publié le 16 août ici-même*, nous avons relevé cet excellent et très éclairant commentaire de Jean-Louis Faure ... que nous reprenons intégralement.  LFAR

     

    Courageux LJD d’aborder cette question avec le seul titre qui convient : incompatibilité totale de ce corpus avec, en réalité, aucune autre religion à la surface du globe.

    Évacuons d’abord une faute de vocabulaire évidente, que le milieu politico-médiatique tente d’accréditer, ce fameux islam DE France, comme s’il y avait une spécificité de cette doctrine socioreligieuse qui serait élaborée dans l’hexagone. Ce n’est évidemment pas le cas. Il n’y a que deux islams, celui d’Al Azhar, et celui de Qom. Nous en resterons donc à l’islam EN France. Nous pouvons croire le Turc Erdogan quand il rappelle qu’il est vain de beaucoup réfléchir sur un islam modéré différent d’un islam violent. L’islam, c’est l’islam ! On peut le croire.

    Je m’écarte de l’obsession de l’attentat. On ne fait pas vivre un pays au tempo de la série de gesticulations aussi médiatiques qu’inefficaces, que l’on nous inflige. S’il doit y avoir une suite (n’en doutons pas …), ce sera sous une forme imprévue. Que des autorités, telles des lapins aveuglés par les phares d’une voiture (Xavier Raufer), sont incapables d’anticiper. L’écrivain algérien amoureux de notre langue, Boualem Sansal nous dit dans une lettre à un Français sur le monde qui vient « … le piège de la « taqiya » ; ce fichu mot n’est pas traduisible, il est mystérieux comme la mort. Sachez qu’il a à voir avec la ruse de guerre sainte et qu’il y a des siècles de malice et de magie derrière cette chose … ». Du pain sur la planche pour nos Services de Renseignement ! Ils ont l’air malin avec leur déradicalisation et leur laïcité (aucun sens pour l’islam). Des moulinets pour les petits bras du Valls de 20 h …

    Il est de la première nécessité de revenir à la nature de la doctrine, ce qui nous dissuade de possibles cohabitation – fusion – assimilation – intégration, et autres billevesées, avec les socles de notre civilisation. Car l’islam ne partage pas. Le père Henri Boulad s.j. d’Égypte, ne cesse de nous le dire et de nous l’écrire.

    La sécheresse de votre titre convient d’autant mieux que nous sommes parvenus au bout d’une impasse, dos au mur quand on se retourne.

    Je suis tenté de regrouper les intervenants en deux catégories, les intellectuels (mot générique non péjoratif), et les politiques.

    Et dans chacune nous rencontrons à peu près les mêmes classements.

    Chez les intellectuels

    les courageux tels Zemmour, Finkelkraut, E. Lévy dans Causeur, M. Tribalat, et de savants orientalistes tels Marie-Thérèse Urvoy (dernier livre 420 pages, Mai 2016 sur, « Islamologie et monde islamique »), Kepel, Sfeir, Sifaoui, Guidère, Annie Laurent, ou de plus anciens, disparus tels Gardet, le dominicain Jomier, dont au total tous les travaux insistent pour souligner la symbiose indissociable entre séculier et religion,

    les bisounours tels Manent,

    les collaborateurs, lâches, agents de propagande, tels Plenel (il vient de trouver un attrait au burkini), Le Bras, et tout le troupeau médiatique qui obéit à ses maitres.

    Chez les politiques

    Nous subissons un désastre. À moins de neuf mois d’une échéance qui est dite cruciale, il n’y a guère qu’un parti dont les représentants locaux tiennent tête à la déferlante. Tout le reste court après les bulletins de vote dans une lâcheté généralisée. Quel qu’en soit le prix pour la France. Le plus haut niveau de l’État est d’une ignorance crasse (sans retenue la presse couchée de Valls essaie de compenser son incurie par des références à Clémenceau !), tandis que ce pouvoir régalien, le plus important, clé de voûte de l’édifice, la Justice, glisse insensiblement mais sûrement vers la charia.

    L’entretien donné à Valeurs Actuelles par monsieur Sarkozy ne laisse aucun doute. Égal à lui-même. On y lit que BHL a porte ouverte, que le principal conseiller est Baroin, dont la position en flèche contre les crèches dans les mairies, nous a marqué. La seule question est : qui finance ce monsieur Sarkozy ?

    Dans le Fig du 11 Juin dernier, l’historien Patrice Gueniffey sous le titre « Comment Napoléon a réussi l'assimilation des juifs », conclut dans un long paragraphe sur les nombreuses différences entre les situations, qui rendent illusoires la même opération avec l’islam. En outre la communauté juive ne s’est jamais placée en dehors de la Loi.

    Désolant qu’une cervelle aussi bien faite et bien pleine que celle de Chevènement se soit laissée embarquer dans une réflexion sans issue. Rien d’autre qu’une agitation de bureaucrates. 

    * Et si l’Islam était « insoluble » ? par Louis-Joseph Delanglade [16 08]

  • HISTOIRE • Vendée, 1815 : l’Ouest contre Napoléon, par Anne Bernet

     

    anne bernet.pngMéconnu et oublié, le soulèvement de l’Ouest provoqué par le retour de Napoléon en mars 1815, revêt, lors des Cent Jours, une incontestable importance. Peut-être même a-t-il décidé de l’avenir de la France.

    Ni l’annonce du débarquement de l’empereur à Golfe-Juan le 9 mars, ni celle du « vol triomphal de l’Aigle », ralliant sur son passage les troupes censées, selon Ney, « le ramener dans une cage de fer », pas davantage celle de son entrée le 20 mars dans Paris, déserté la veille par Louis XVIII, n’ont ému l’opinion, fût-ce dans l’Ouest. C’est qu’en Vendée, en Bretagne, dans le Maine et en Normandie, les Blancs ressassent avec amertume l’attitude du Roi au lendemain de sa Restauration, l’année précédente. Trop sûr de la fidélité des provinces blanches, il a gardé ses gracieusetés pour l’ennemi d’hier. Ce choix, censé favoriser l’oubli du passé et la réconciliation nationale, a paru intolérable ingratitude et réveillé parmi les combattants de « la grand’ guerre » le souvenir des « lâchages » des Princes qui promettaient toujours de venir et ne sont jamais venus…

    Comment s’étonner si ces hommes, désormais quadragénaires pour les plus jeunes d’entre eux, ou leurs fils, n’ont eu ni l’idée ni l’envie, en ce printemps archi-pourri de 1815, de reprendre les armes afin de courir au secours d’une légitimité décevante ? Sauf exceptions…

    Noblesse oblige : tandis que Louis XVIII et sa cour se replient vers Gand, certains ne peuvent se résigner à laisser l’Usurpateur se réinstaller aux Tuileries sans rien faire. C’est en toute légalité d’ailleurs que, dans un premier temps, ils agissent. Inconscient des déceptions des mois écoulés, le Roi, s’il met à l’abri son auguste personne, croit néanmoins possible de maintenir en France des poches de résistance royalistes propres à compliquer la tâche du pouvoir impérial. C’est ainsi que le duc d’Angoulême est parti pour Toulouse, son épouse pour Bordeaux, le duc de Bourbon pour Angers afin de lever les provinces fidèles. Mission impossible, ils ne tarderont pas à le comprendre. Ni le Languedoc ni l’Aquitaine ne bougent, au désespoir de la princesse, « le seul homme de sa famille » comme dit, injustement, Napoléon.

     

    Pas de soulèvement massif

    Quant à l’Ouest… Le duc de Bourbon s’attendait à un soulèvement massif, à l’arrivée de milliers de volontaires enthousiastes, cocardes blanches au chapeau. Or, ils ne sont que quelques milliers, mal ou peu armés, voire pas armés du tout, à converger, fin mars, vers les points de rassemblement. Seuls les officiers sont au rendez-vous. Anciens des premières guerres de Vendée et des chouanneries, tels d’Autichamp, Suzannet, Sapinaud de La Rairie au Sud de la Loire, d’Andigné, Sol de Grisolles, Carfort au Nord ; ou néophytes mais porteurs d’un patronyme qui interdit toute dérobade, à l’instar de Louis et Auguste de La Rochejaquelein, frères cadets d’Henri, le très jeune généralissime de 1793, Ludovic de Charette, neveu du « roi de Vendée », Joseph et Louis Cadoudal, cadets de Georges, ou Julien Guillemot, fils du défunt « roi de Bignan », ils se doivent d’être de la partie.

    D’emblée, elle s’engage mal. Le 31 mars, rebuté à la perspective de prendre le maquis et d’aller chouanner sur la lande, le duc de Bourbon négocie avec les autorités son départ et s’embarque vers l’Espagne, abandonnant à leur sort des hommes désormais trop compromis pour rien attendre de l’empereur.

     

    La haine de Napoléon

    Napoléon, en effet, déteste les insurgés de l’Ouest. Un temps, il a flatté « les géants de Vendée », car le péril, de ce côté-là, alors n’existait plus. Si les Vendéens s’avisent de bouger, ils seront aussi maltraités par l’empereur que les chouans, coupables d’avoir résisté beaucoup plus longtemps à ses offres pacificatrices et qui le payèrent au prix fort. Aux yeux de Napoléon, quiconque conteste son génie et les droits qu’il lui donne à gouverner le monde, est un brigand qu’il faut exterminer. Après les chouans, Italiens, Tyroliens et Espagnols en ont fait la cruelle expérience… Quand il s’agit d’éradiquer les résistances, l’empereur emploie les méthodes du Comité de salut public jadis. Quoiqu’ils le sachent, les officiers royalistes ne reculent pas ; mais que peuvent-ils, sans hommes et sans armes ?

    Les hommes, Napoléon va les leur fournir. Le 10 avril 1815, il rétablit la conscription. En 93, plus que la mort du Roi et la persécution religieuse, la levée en masse provoqua le soulèvement de l’Ouest. Il fallut, lors de la pacification, en exempter les départements insurgés, exemption vite supprimée tant « l’Ogre » réclamait de soldats. La France, l’an passé, a applaudi sa chute d’abord pour mettre fin à cette boucherie. Et voilà qu’à peine Napoléon revenu, cela recommence ! Le prétexte est suffisant pour lever au moins en partie les campagnes de l’Ouest. En partie seulement. Lors de la prise d’armes, fixée en Vendée au 11 mai, les volontaires se comptent 25 000 ; à peu près autant sur l’autre rive de la Loire. Ce n’est pas assez mais vouloir faire lever les paysans en pleins travaux de printemps est une gageure. Au demeurant, les armes manquent ; Louis de La Rochejaquelein, autoproclamé généralissime, est parti en réclamer aux Anglais ; elles seront livrées le 15 à Croix-de-Vie. Après, on marchera sur Paris ! C’est en tout cas le plan de ces Messieurs, qui ne doutent de rien. En fait, cela ne va pas se passer si bien.

    Le 22 mai, le général Lamarque arrive à Angers, flanqué de Travot, l’homme qui, en 1796, prit Charette, son unique titre de gloire. Ils ont ordre d’être impitoyables, ce qui déplaît à Lamarque, peu assuré de l’avenir du régime impérial et peu fait pour les guerres civiles. Son but est d’empêcher la jonction des Vendéens et des Chouans, en tenant les deux rives de la Loire, pas de massacrer à tout va. Mais la guerre, même aux dimensions d’un département, s’avère meurtrière : 30 tués côté impériaux à Saint-Pierre des Échaubrognes ; beaucoup plus, le 20 mai, côté Blanc, à Aizenay où tombe Ludovic de Charette, une, petite, défaite qui suffit à démobiliser les royalistes. Ce sera pire lorsque, le 4 juin, Louis de La Rochejaquelein est tué au pont des Mathes alors qu’il gagnait la côte afin d’y réceptionner des armes. Le 17, Suzannet tombe à La Rocheservière, nouvel échec suivi du massacre systématique, sur décision de Travot, des prisonniers blancs. La Vendée, privée de ses chefs emblématiques, dans l’ignorance des succès, et des revers, des Bretons à Auray, Redon ou la Roche-Bernard va-t-elle capituler ?

     

    la « pacification de Cholet »

    Peut-être y penserait-elle si, le 25 juin, avec une semaine de retard, la nouvelle de Waterloo, le 18, et de la seconde abdication de Napoléon, le 22, n’atteignait enfin l’Ouest, jetant la confusion dans les deux partis. Et si Lamarque, conscient d’avoir perdu toute légitimité, très inquiet de l’avance des troupes alliées, surtout des Prussiens, vers l’Ouest, n’avait la sagesse de signer la « pacification de Cholet » le 28. Auguste de La Rochejaquelein et ses amis en profitent pour lui affirmer qu’ils combattront, le cas échéant, à ses côtés afin d’interdire l’accès de leurs provinces à l’ennemi. La menace est prise au sérieux par le haut commandement ennemi qui croit encore avoir affaire aux hommes de 93 ; renonçant à pénétrer en Vendée et en Bretagne, il se détourne vers Caen. Cela lui coupe aussi toute envie de réclamer, comme il en avait l’intention, le rattachement de la Bourgogne aux États germaniques.

    En attendant, pacification signée ou pas, au Nord de la Loire, les chouans ne désarment pas. Ils resteront prêts à se battre, et se battront, parfois, et se feront tuer, devant Vannes ou Laval, jusqu’à la fin juillet 1815, en dépit du retour de Louis XVIII, revenu à Paris le 8 juillet. Obstination ? Non, prudence. Ils ne cesseront le combat qu’une fois assurés de la Restauration des Bourbons et tout risque écarté de voir Napoléon II sur le trône.

    La victoire ne les rendra pas vindicatifs. Aucune poursuite ne sera engagée à l’encontre des Bleus, hormis Travot, condamné à mort, puis gracié, à cause du massacre des prisonniers de La Rocheservière, enfermé au fort du Ham où il deviendra fou.

    L’historiographie républicaine et bonapartiste sera moins généreuse. Elle imputera à l’insurrection de l’Ouest l’absence à Waterloo des 50 000 hommes de Lamarque dont la présence aurait, peut-être, changé la face du monde. Nous l’avons échappé belle !

    Anne Bernet, Politique magazine

  • Dialogue avec nos lecteurs : vos questions, nos réponses...: aujourd'hui, à une "amie" de notre Page Facebook, sur "l'immigration"...

    islam,boutang,communautés,france,immigration(Vous le savez : notre Page Facebook Lafautearousseau Royaliste est très animée, surtout depuis que les tweets de notre Compte A.F.Royaliste y sont automatiquement reportés. De très nombreuses réactions y fleurissent chaque jour : nous répondons aujourd'hui à l'une d'entre elles, parce que la récente "amie" qui nous écrit aborde un sujet sur lequel il convient d'être extrêmement clair...)

    Suite à nos différentes notes sur "l'affaire Léonarda", cette "amie" a, plusieurs fois réagi à nos commentaires; elle a abordé plusieurs points sensibles et soulevé bon nombre de questions intéressantes; d'accord sur plusieurs choses, elle nous questionne sur quelques autres, et c'est très bien ainsi... 

    Dans l'ensemble des choses évoquées, il ressort, pour résumer, qu'il lui paraît que nous sous-estimerions "le danger de guerre civile" (?) à laquelle sembleraient conduire certains de nos propos sur l'immigration; et que nous refuserions d'admettre que, dorénavant, et que cela plaise ou non, "la France est bel et bien devenue une société pluri-culturelle"...

    Nous ne pouvons que redire à cette occasion ce que nous avons déjà dit et redit plusieurs fois...

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