Les salaires, avec Philippe Arondel, aux Mercredis de la Nar (1)...
Économiste et juriste, docteur en droit et en histoire économique, journaliste, syndicaliste, Philippe ARONDEL vient de publier Salaires, les jeux sont faits ?
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Économiste et juriste, docteur en droit et en histoire économique, journaliste, syndicaliste, Philippe ARONDEL vient de publier Salaires, les jeux sont faits ?
Certes, le fond de l'article aurait pu être différent. Il n'importe: l'intéressant c'est, d'une part, qu'il existe, et qu'il soit vu et lu par des dizaines de milliers de personnes. Et, d'autre part, que le journaliste, et le journal, aient jugé utile, ou normal (ou quelque autre raison que ce soit....) de parler de la visite du Prince en Provence.
Le Prince trace son sillon, il sème, il va à la rencontre des Gens de France, et de toutes les catégories de citoyens; et cela commence à faire du monde; et cela commence à créer des réseaux, des liens de sympathie; et aussi une certaine notoriété, qui tend de plus en plus à devenir une notoriété certaine. Là est la nouveauté, et elle est positive.
L'article de La Provence, quel qu'il soit par ailleurs, ne fait que refléter cette nouveauté dans le paysage français
Un quidam de la Libre pensée exprime sa peur, son horreur ou son indignation (on ne sait plus trop...): pensez, il y a une messe pour Louis XVI à Toulon (il y en a aussi ailleurs, en France), et on y verra des intégristes, de l'intégrisme: brrrrr ! L'horreur absolue, quoi, l'enfer sur terre, aux armes citoyens !...
Bon, ce délire à l'état pur ne mérite rien d'autre qu'un haussement d'épaules, et quelques secondes de commisération (bien, bien appuyée, la commisération...). Passons tout de même la vidéo de Var matin, pour montrer dans quel état de déliquescence "ils" sont, car, s'ils en sont réduits à des trucs pareils.... c'est vraiment qu' ils ont du temps à perdre ou, plus vraisemblablement, qu'ils sont tombés bien bas, qu'ils sont intellectuellement et mentalement épuisés, et qu'ils n'ont plus rien à dire.
A dire vrai, on le savait: mais "ils" ont jugé utile d'en apporter une preuve; la voici:
http://www.varmatin.com/overlay/pk/6fb32f01e9ad/sig/iLyRO...
Malek, Nabil et Joshua s'éclataient. A trois, sans casque, sans papiers, à une vitesse excessive, sur un scooter non éclairé, volé depuis décembre. La routine, quoi. On est "des chances pour la France" ou on ne l'est pas... Finalement, Malek est mort sur le coup, les deux autres sont dans un état grave.
Et le journaliste de France inter qui demande: "si la police continue, qui sera le prochain mort "......
Et les familles des victimes (!!!) qui font une marche d'hommage (!!!!!!!)....
Vous avez dit société malade ? Système pourri ?.....
Les appeler optimistes, ceux qui croient que tout est fini, que le plus dur est derrière nous, et que maintenant tout baigne et tout va baigner ?
Inconscients, pratiquants insensés de la politique de l'autruche, dangers publics etc: voilà qui leur conviendrait mieux. Libération publie un très bon dossier sur ce sujet: le mieux est de le lire, et de le faire lire:
http://www.liberation.fr/economie/0101614286-les-marches-repris-de-frenesie
Cette semaine sera évidemment marquée par les divers compte rendus des quatre jours du Prince en Provence, dont nous avons déjà donné quelques informations hier: entre la réception à la Mairie de Marseille, et les nombreux contacts qu'il va nouer, à Toulon, dans la Royale -sans omettre d'autres rencontres tout aussi fructueuses, et dans des univers très différents...- le Prince -accompagné de son épouse et du Prince Gaston de France- va poursuivre son travail sur le terrain, nouer de nouveaux contacts, en approfondir d'autres, affirmer encore un peu plus sa présence, et asseoir encore un peu plus sa stature de personnalité.....
Rien que du positif, dont on ne saurait, évidemment, ni se désinteresser, ni être absent....
La progression du Blog se poursuit: non pas foudroyante, mais régulière, ce qui est -somme toute- plus rassurant. Nous devrions finir Janvier (si les courbes se prolongent...) en dépassant encore les trois chiffres de décembre (Visites, Visiteurs uniques, Pages lues). Vous savez que nous avons formulé le souhait de doubler encore notre lectorat cette année -de septembre 2009 à septembre 2010. Pour l'instant, si nous maintenons à chaque mois la progression régulière actuelle, ce souhait est en cours de réalisation... Rendez-vous le 31, pour le bilan de janvier, et, d'ici là, à vous de jouer !....
Afin d'aider à la diffusion du Blog, nous vous redonnons ici le lien activé -déjà proposé les semaines précédentes- que vous pouvez proposer à vos connaissances, et faire placer dans d'autres blogs:
Voici ce que vous trouverez cette semaine dans votre Blog préféré (sous réserve de modifications de dernière minute, imposées par l'actualité).
La Fédération Royaliste Provençale communique :
Cette première journée d'un déplacement en Provence qui en comptera quatre, s'est passée à Marseille, avant que le Prince et son épouse ne se dirigent vers Toulon, où ils passeront les trois jours suivants.
Elle fut ouverte par une longue réception à la Mairie de Marseille, pendant laquelle le Prince s'est entretenu avec le sénateur-maire, Jean-Claude Gaudin. Ce n'est pas la première fois, du reste, que le Prince est reçu dans cette Mairie, où le même Jean-Claude Gaudin lui avait déjà remis la médaille d'honneur de la Ville (ci dessous).
Marseille: sur le balcon d'honneur de la mairie de Puget, sous le buste de Louis XIV et face à la Bonne Mère, Jean-Claude GAUDIN remet au Prince la médaille de la ville.
Il lui déclare : "Ce sont mes deux sources d'inspiration".
Il y a cinquante ans, Albert Camus se tuait dans un accident de voiture. Ce fils des rivages d’Afrique du Nord, malheureusement fort éloigné du christianisme, n’en avait pas moins saisi le sens profond de l’assassinat de Louis XVI, beaucoup mieux que la grande majorité des hommes politiques et même que certains hommes d’Eglise qui rêvent de “baptiser” la Révolution ::
« Le 21 janvier, avec le meurtre du Roi-prêtre, s’achève ce qu’on a appelé significativement la passion de Louis XVI. Certes, c’est un répugnant scandale d’avoir présenté, comme un grand moment de notre histoire, l’assassinat public d’un homme faible et bon. Cet échafaud ne marque pas un sommet, il s’en faut. Il reste au moins que, par ses attendus et ses conséquences, le jugement du roi est à la charnière de notre histoire contemporaine. Il symbolise la désacralisation de cette histoire et la désincarnation du Dieu Chrétien. Dieu, jusqu’ici, se mêlait à l’histoire par les Rois. Mais on tue son représentant historique, il n’y a plus de roi. Il n’y a donc plus qu’une apparence de Dieu relégué dans le ciel des principes.
Les révolutionnaires peuvent se réclamer de l’Evangile. En fait, ils portent au Christianisme un coup terrible, dont il ne s’est pas encore relevé. Il semble vraiment que l’exécution du Roi, suivie, on le sait, de scènes convulsives, de suicides ou de folie, s’est déroulée tout entière dans la conscience de ce qui s’accomplissait. Louis XVI semble avoir, parfois, douté de son droit divin, quoiqu’il ait refusé systématiquement tous les projets de loi qui portaient atteinte à sa foi. Mais à partir du moment où il soupçonne ou connaît son sort, il semble s’identifier, son langage le montre, à sa mission divine, pour qu’il soit bien dit que l’attentat contre sa personne vise le Roi-Christ, l’incarnation divine, et non la chair effrayée de l’homme.
Son livre de chevet, au Temple, est l’Imitation de Jésus-Christ. La douceur, la perfection que cet homme, de sensibilité pourtant moyenne, apporte à ses derniers moments, ses remarques indifférentes sur tout ce qui est du monde extérieur et, pour finir, sa brève défaillance sur l’échafaud solitaire, devant ce terrible tambour qui couvrait sa voix, si loin de ce peuple dont il espérait se faire entendre, tout cela laisse imaginer que ce n’est pas Capet qui meurt mais Louis de droit divin, et avec lui, d’une certaine manière, la Chrétienté temporelle. Pour mieux affirmer encore ce lien sacré, son confesseur le soutient dans sa défaillance, en lui rappelant sa « ressemblance » avec le Dieu de douleur. Et Louis XVI alors se reprend, en reprenant le langage de ce Dieu : « Je boirai, dit-il, le calice jusqu’à la lie ». Puis il se laisse aller, frémissant, aux mains ignobles du bourreau ».
Albert Camus, L’homme révolté, La Pléiade, p. 528-529.
(choisissez dans cette liste de nos Grands Textes celui - ou ceux... - que vous souhaitez lire, et accédez-y directement en quelques secondes : il vous suffit de cliquer sur le lien hypertexte attaché à chacun d'entre eux...)
Il y a 18 ans, le jeune Maximilien de Robespierre avait eu à féliciter le roi Louis XVI rentrant à Paris après son couronnement à Reims, le 15 juin 1775 (Maximilien avait alors 17 ans accomplis). C'était rue Saint-Jacques, devant le Collège Louis-le-Grand. Le professeur de rhétorique avait rédigé pour la cérémonie un compliment superbe en vers, que Robespierre fut chargé de dire, comme étant l'un des élèves les plus doués et les plus méritants. Il pleuvait à seaux ce jour-là, mais le jeune Maximilien était infiniment fier d'avoir eu «l'honneur» de saluer ce jeune roi qui incarnait aux yeux de la nation toute entière les espérance d'un avenir prometteur pour la France.
Robespierre, avant...
Aujourd'hui, dix-huit ans plus tard, ce 3 décembre 1792, il prononce les mots terribles que l'on va lire ci-dessous, dans ce véritable discours fondateur de tous les Totalitarismes modernes. C'est à l'ouverture du pseudo-procès de Louis XVI : c'est toujours le même Robespierre et, pourtant il n'est plus le même : le jeune élève brillant et prometteur est devenu un idéologue endurci, sec et froid.
C'est à lui que s'adressera quelques jours plus tard le courageux De Sèze: "Français, la révolution qui vous régénère a développé en vous de grandes vertus ; mais craignez, qu’elle n’ait affaibli dans vos âmes le sentiment de l’humanité, sans lequel il ne peut y en avoir que de fausses !".
Ou : Quand, à la face du monde, Maximilien de Robespierre a posé les bases des Totalitarismes et des Génocides modernes. C'est dans sa Première intervention, le 3 décembre 1793, lors du procès (!) de Louis XVI, et ce sera, dans son intégralité, notre XVIIIème Grand Texte...
Nous ne nous souhaitons pas, ici, nous aventurer sur un terrain qui ne serait pas le nôtre, et prendre parti sur un sujet de société qui pourrait apparaître, sinon exclusivement, du moins en grande partie, comme relevant essentiellement du moral, du spirituel, du religieux....
Mais tout n'est-il pas politique, jusques et y compris -et peut-être même surtout ?...- ces fameux sujets de société ?
Ce que nous cherchons à faire, ici, c'est à lire les signes que nous propose régulièrement l'actualité, afin d'en tirer, si possible, car telle est la vocation de ce Blog, une leçon politique. Ces signes que, bien souvent, certains ne voient pas, alors qu'ils crèvent les yeux....
Et il y en a, de ces signes, dans nos temps qui sont durs, mais qui sont nos temps, comme aime à le rappeler le Prince Jean, citant Saint Augustin. Celui sur lequel nous avons choisi de nous arrêter aujourd'hui, c'est cette Marche pour la Vie, qui s'est déroulée à Paris, le dimanche 17 janvier.