Sur Sacr TV, Les raisons de notre combat.
Vidéo présentant les raisons du combat royaliste face au système et à la politique actuelle.
UA-147560259-1
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.
Vidéo présentant les raisons du combat royaliste face au système et à la politique actuelle.
(Un grand merci à Annie Laurent qui m'a transmis hier matin ce texte extrêmement intéressant... François Davin, Blogmestre)
Le sujet de mon intervention s’intitule : “les nouveaux scénarios en Italie et en Europe pendant et après le Coronavirus”. Je n’aborderai pas la question d’un point de vue médical ou scientifique : je n’en ai pas la compétence. Mais je traiterai cette question sous trois autres angles : celui du spécialiste de sciences politiques et sociales ; celui de l’historien ; et celui du philosophe de l’histoire.
Il y a quelques jours, Olivier Véran a évoqué une « réduction inquiétante du recours à l’IVG » à cause de l’épidémie de coronavirus. Il répondait, lors des questions au gouvernement, à l’interpellation de la passionaria de l’avortement, la sénatrice Laurence Rossignol, qui le sommait de faire quelque chose pour inverser cette tendance.
Rappelons qu’il existe en France deux types d’avortement. L’avortement dit thérapeutique, pratiqué en cas de péril grave pour la santé de la mère, qui peut être réalisé à tout moment de la grossesse. Et l’avortement à finalité « sociale », qui peut être réalisé pendant les douze premières semaines de la grossesse. C’est évidemment ce second type d’avortement qu’Olivier Véran et Laurence « Torquemada » Rossignol avaient à l’esprit.
Le Christ tire Adam et Eve de leur tombeau,
église Saint-Sauveur-in-Chora, à Constantinople.
© Pascal Deloche / Godong
La pandémie bouscule nos habitudes et nos représentations en tous domaines. Notamment le religieux, qui est en cause jusque dans sa spiritualité, nos relations avec Dieu. La semaine sainte est propice à une méditation sur le cœur même de la mission du Christ parmi nous.
Tout le monde va de sa prophétie concernant l’après-coronavirus. Si la crise rendra peut-être les Occidentaux un peu plus sobres, il faudrait néanmoins bien davantage pour les rendre plus modestes ou plus raisonnables. L’économie sociale pourrait avoir un rôle à jouer, mais il est fort à parier, selon notre chroniqueur Philippe Kaminski, que nous passions à côté.
Marcel Gauchet, philosophe, historien et Directeur d’études émérite à l’École des hautes études en sciences sociales, il est rédacteur en chef de la revue "Le Débat".
Le Covid-19 est l’examinateur d’un concours : en posant une question vitale, il permet d’établir entre les Etats un classement. Il y a ceux dont la stratégie est efficace par le faible nombre de décès et par la courbe de la propagation vite inversée. Comme dans tout examen, il y a l’intelligence du candidat, ses connaissances, son potentiel, et son honnêteté intellectuelle. Il y a des tricheurs. Il y a des cerveaux peu aptes à se concentrer, Il a ceux qui ont déjà passé l’épreuve ou d’autres analogues.
© Pascal Deloche / Godong
Laurent Joffrin, directeur du quotidien Libération, a cru bon consacrer son éditorial du 3 avril à un très beau sujet : « Dieu et le virus ». De la part de celui qui se veut incroyant, on ne pouvait s’attendre à un profond exercice de théologie. Même s’il se défend de bouffer du curé, il ne peut s’empêcher de manier une ironie qu’on pourrait appeler voltairienne : « Les autorités religieuses constituées, chrétiennes, juives ou musulmanes, appellent toutes au civisme anti-virus et font manifestement plus confiance aux “gestes barrières” qu’aux génuflexions et aux bénédictions pour combattre le fléau. »
Un jour, nous sortirons de ces temps troublés et anxiogènes, générés par un assassin invisible qui rôde maintenant depuis quelques semaines.
Je ne souhaite qu’une chose, que ceux que j’aime, ma famille, mes amis, leurs proches, s’en sortent vivants. Mais la Grande Faux ne sélectionne pas. Elle aura déjà emporté bien des gens de qualité.
Plus tard, avec un peu de recul, il faudra comprendre cette tragédie et peut-être, faire en sorte que nos vies soient un peu plus en adéquation avec ce que nous sommes : des Humains.
Il sera alors utile de se rappeler de cette vieille formule médiévale : « Memento mori ».
“Considérons l’opinion, la renommée, avec l’idée qu’elle doit non pas guider, mais nous suivre.”
Cette citation de Sénèque reste aujourd’hui malheureusement cruellement d’actualité, et tout particulièrement au sein de notre république française. L’actuelle gestion de la crise sanitaire, économique et politique que traverse notre Nation pose de nombreuses questions, mais malheureusement les réponses se trouvent, comme toujours, limitées par le dogme républicain : seul le gouvernement peut être critiqué, et non le système en lui-même.
« La qualité de la main-d'œuvre est capitale si nous voulons préserver nos emplois. Les délocalisations ne sont pas irrémédiables » (Jean de France, Un Prince Français).
Fuite des cerveaux et des capitaux à l'étranger, chômage endémique, pays en faillite, travail qui se réduit comme une peau de chagrin, une des conséquences de la dictature fiscale, lois votées au Parlement Européen, que reste-t-il du pouvoir citoyen ?
Quelle tragi-comédie que cette belle République dont le cinquième acte devrait fermer la pièce... En juin 2008 l'Irlande avait voté NON au Traité Européen. Après moult menaces économiques et propagandes en tout genre, ils ont refait voter les Irlandais en octobre 2009 avec l'assurance que le OUI passerait.
Comment passez-vous votre confinement? En Normandie? Pouvez-vous décrire le lieu où vous êtes? Pouvez-vous sortir facilement dans la campagne?
J’étais en Martinique depuis le 10 mars. Le confinement a été décidé alors que je m’y trouvais. Un durcissement de ce confinement a été annoncé par l’Etat. J’ai donc envisagé de rentrer en métropole en prenant un avion dont j’ai découvert qu’il effectuait la dernière liaison Fort-de-France Paris et que le vol suivant était prévu en juin. Deux ou trois jours après mon retour à Caen, à mon domicile, mon épouse et moi-même avons souffert des mêmes symptômes: très forte fièvre, maux de tête importants, courbatures comme si nous avions été roués de coups, perte d’appétit, modification des perceptions olfactives et gustatives.
Le texte ci-dessous a été écrit et publié en octobre 2008, et il ne me semble pas incongru de le republier aujourd'hui, pour entretenir la mémoire et en tirer quelques leçons, au regard de la crise actuelle qui voit désormais la Chine tirer bénéfice d'une situation qu'elle n'a pas entièrement créée même si elle en porte une part de responsabilité indéniable. Après 2008, la mondialisation a continué et s'est même accélérée, et la Chine a conforté ses positions, aidée en cela par l'irresponsabilité ou la cupidité des actionnaires et de nombre de multinationales qui ne raisonnent qu'en termes « d'avantages comparatifs » : les conséquences sont là, et nous pouvons les mesurer (les masques et le matériel médical qui manquent en France, puisque désormais fabriqués en Chine, par exemple), sans être bien certain, pour mon compte, que la République et les partisans de la mondialisation libérale aient la volonté réelle d'infléchir les choses et de revenir à plus de raison et, disons le mot, de « nation »...
Du héros celte combattant à demi nu au soldat chrétien d’abord nommé « miles » avant de devenir chevalier, une longue tradition s’égrène dans notre mémoire. La pureté même dans la personne de Baudouin IV, roi lépreux, reste l’exemple de la « geste des francs », tandis qu’au loin vient à nos oreilles, les sons mélodieux de la harpe de Carril : « Que ton ombre, ô Carril, soit heureuse au sein de tes tourbillons ! ». Où sont passés les récits de jadis, où errent les bardes de nos forêts profondes où les elfes bataillent les gobelins.
Comment se passe votre confinement?
Bien car le travail de philosophe est avant tout une activité de sédentaire qui suppose la solitude et l’isolement. Je lis, j’écris, je travaille. Je tiens un journal de cette pandémie car elle révèle, au sens photographique du terme, l’état de notre civilisation: un chef de l’Etat incompétent, une porte-parole du gouvernement qui avoue mentir pour protéger le chef de l’Etat et qui ne se fait pas faute de beaucoup le protéger, un gouvernement en capilotade, une ministre de la santé démissionnaire qui a menti sur la gravité de l’épidémie elle aussi avant d’assurer qu’elle avait dit la vérité au Président et au Premier ministre, des conflits d’intérêt entre madame Buzyn et son mari, inféodés aux laboratoires, donc à l’argent, et le professeur Didier Raoult, un français leader mondial en matière d’infectiologie, des annonces contradictoires qui montrent qu’Emmanuel Macron n’est pas un chef, qu’il ne sait pas trancher, décider, prévoir, et qu’il n’est en fait que l’homme de paille de l’Etat maastrichtien. Chacun a vu l’Europe de Maastricht s’effondrer et avec elle le libéralisme toucher le fond: on redécouvre les vertus des frontières, de l’interventionnisme de l’Etat, de la nécessité du service public, des nationalisations. C’est la vengeance de Colbert!