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peguy

  • Ephéméride du 5 septembre

    « Je salue nos rois, leurs descendants qui sont de très bons, de très nobles , de très dévoués serviteurs du pays. » (Charles De Gaulle, Amboise, le 10 mai 1959)

     

    1534 : Jacques Cartier revient de sa première expédition au Canada  

    Né à Saint-Malo, en 1491, Jacques Cartier, issu d'une modeste famille de pêcheurs terre-neuvas, souhaite trouver la route du Nord pour atteindre les Indes sans passer par la longue et périlleuse route du Sud. Il réussit à convaincre François Ier, et appareille le 20 avril 1534. Après Terre-Neuve, Cartier aborde sur la côte qui longe le golfe du Saint-Laurent.

    Il est accueilli par des Indiens avec qui il échange des cadeaux, et plante une croix portant l'écusson du roi de France. L'approche de l'hiver l'oblige à rebrousser chemin: il revient avec deux Indiens qu'il présente à la cour.

     

     Dans notre album L'aventure France racontée par les cartes , voir les deux photos « Navigateurs (II) : Jacques Cartier (I/II) » et « Navigateurs (III) : Jacques Cartier (II/II) »

     

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    Manoir musée Jacques Cartier, Limoëlou :
     

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  • Lire Jacques Bainville...(VII) : "Ce Péguy !..."

    5 septembre 1914 : Mort de Charles Péguy

    De Jacques Bainville, Journal, 1914, pages 93/94, note du 20 septembre :

     

    péguy           "Nous avons appris presque en même temps la mort héroïque au champ d'honneur de Charles Péguy et la destruction de la cathédrale de Reims.

               Ce Péguy !

               Il était avant-hier une éspèce de dreyfusard tout à fait vulgaire, un professeur radical-socialiste qui faisait une littérature forcenée. Il ressemblait à Jean-Jacques Rousseau par l'inssociabilité, par la farouche vertu.

               Et puis la mystique du nationalisme l'avait saisi. Il s'était retrouvé paysan de France, tout près de la terre, de la glèbe, du sillon. Cet universitaire s'était mis à vénérer Sainte Geneviève et Sainte Jeanne d'Arc avec la ferveur et la simplicité d'un homme du Moyen-Âge. Il était devenu un des mainteneurs et un des exalteurs de la tradition. Il a été de ce mouvement profond, de ce mouvement de l'instinct qui, dans les mois qui ont précédé la guerre, a replié les français sur eux-mêmes, à conduit l'élite intellectuelle et morale de la nation à des méditations, souvent d'un caractère religieux, sur les origines et l'histoire de la nation...

               Chose étrange que Péguy soit mort d'une balle au front au moment où commençait à brûler la cathédrale où Jeanne d'Arc, pour le sacre de Charles VII, avait mené son oriflamme à l'honneur.

               La guerre de 1914 a fait de beaux symboles. Péguy aura dans notre histoire littéraire et nationale la place de ces poètes soldats de l'Allemagne d'il y a cent ans qui tombaient dans la guerre d'indépendance...."

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    A Villeroy, où tomba Charles Péguy.....
  • Lu, vu, entendu : deux phrases, deux horreurs...

            La première est de BHL : "Il y a  deux nations, la charnelle, la substantielle, celle dont on hérite, celle de Péguy et de Barrès qui n'a cessé d'engendrer la bêtise nationaliste, et fasciste; et puis il y a l'autre, la nation antilyrique, abstraite, sans couleur, sans odeur, celle de tous les hommes, la mienne."

             Tiens, on ne savait pas que BHL était devenu - est-ce ce qu'il faut conclure de son "idée" ?... - "contre" l'existence de l'Etat d'Israël...

            La deuxième est de Pierre Bergé, dénonçant certains mots : "Patrie, c'est le plus dangereux ! Nous sommes quelques uns à ne plus nous reconnaître très bien dans cet hexagone égoïste, et à penser que la patrie a fait depuis longtemps éclater les frontières."

             Mais, elle se trouve où, la fortune bien égoïste de Pierre Bergé ? Et il l'a faite où ? Sur Sirius ?...

  • Le Tour de la France...

                 Il y a deux choses dans le Tour de France. Il y a l'épreuve sportive proprement dite, qui en constitue bien sûr le coeur, l'essentiel, mais à côté, et en parallèle, il y a un "deuxième essentiel", à savoir la présence constante de la France, justement, notre Patrie charnelle, que nous aimons comme telle et dont nous savons bien qu'elle est une personne; qu'elle est tout sauf désincarnée, pour nous; tout sauf une idée, une abstraction.

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  • GRANDS TEXTES XII : la Préface de "Mademoiselle Monk", d'André Malraux

     

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    Il n’y a pas eu, entre Malraux et Maurras, le dialogue qui sans-doute eût été possible, si Maurras avait eu le goût de s’y prêter. Dialogue ne signifie pas accord général. Et Maurras ne le niait pas, lui qui a dépensé tant d’énergie et de patience, par exemple, à son dialogue avec Marc Sangnier, dont plus grand monde ne se souvient. Maurras était un combattant, qui avait ses objectifs, et un dialogue qui n’aurait pas servi ou, a fortiori, qui aurait desservi sa stratégie du moment ne le retenait pas.
     
    Ainsi furent manqués, ratés ou interrompus des rencontres, des convergences, dont on regrette aujourd’hui qu’elles n’aient pas été cultivées. Ainsi fut manqué le dialogue avec Péguy, avec Bernanos, avec Maritain et quelques autres grands esprits qui, par la discussion avec Maurras, auraient sans-doute pu être plus utiles à la France qu’ils ne l’ont été. Malgré les conseils d’Henri Massis et, plus tard, de Pierre Boutang, Maurras n’a pas reconnu comme sérieuses et intéressantes certaines des analyses étonnantes et profondes d’André Malraux dont ils lui apportaient les textes, dans ses prisons d’après-guerre. Il ne sert, sans-doute à rien, d’en tenir une quelconque rigueur à Maurras. Ce fut ainsi.
     
    Aujourd’hui, il demeure néanmoins intéressant, d’évoquer ces convergences qui auraient pu se produire et, surtout, sur quels fondements elles l’auraient pu. Le texte que nous publions ci-dessous est une préface d’André Malraux à l’ouvrage de Maurras, Mademoiselle Monck, dans son édition de 1922, Malraux ayant alors 21 ans. A-t-il vraiment changé par la suite ? Certainement, en surface, par son action politique d’entre les deux guerres et maints aspects, en fait négatifs, plus tard, de son action de ministre de la culture.
     
    Il suffirait pourtant de relire son discours de la salle Pleyel, en 1948 (« Appel aux intellectuels », postface des Conquérants) pour mieux comprendre ce qui a pu, ou aurait pu, le relier en profondeur à la pensée et à l’œuvre de Charles Maurras.     

                                                 

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                                         (à Phnom Penh , 1923)

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